Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Le soulagement qui se propagea dans ses veines en voyant qu'elle n'avait plus de raison de menacer sa cible manqua de la faire chanceler. Vance avait clairement maîtrisé le mitrailleur.

Le soulagement, toutefois, laissa vite place à ce sentiment désagréable d'en avoir trop dit, ou trop fait. L'air étonné de son amant lui fit prendre conscience qu'une femme dans son genre ne devait pas souvent être associée à quelqu’un sachant se battre sans pitié. L'agence n'allait probablement pas apprécier que la tueuse à la retraite se voit démasquée. Divers scénarios bataillaient dans son esprit, fusant de toute part. Entre celui de la Destruction Mutuelle Assurée, qui voulait dire trouver du compromettant pour faire chanter l'ancien catcheur et le persuader de ne rien dévoiler, l’idée de chercher à maîtriser le colosse jusqu’à l’arrivée de ses propres renforts ou encore de le réduire définitivement au silence...

La brune hésita un instant quand la large main de l'athlète chercha à lui faire lâcher l'arme, puis desserra sa prise un quart de seconde plus tard en se rendant compte qu'elle ne voulait pas le tuer même si elle risquait sa vie et son image. L'agence n'allait vraiment pas aimer.

Son regard clair, toujours teinté de cet accent impitoyable malgré sa réticence à blesser -tuer- le témoin de ses actions, s'adoucit finalement quand le colosse ne montra pas de signes d'hostilité, allant même jusqu’à effacer le besoin d’explications quelconque d'un côté comme de l'autre.

Immédiatement, les épaules tendues de la brune se relâchèrent. L’otage, toujours maintenu à genoux par sa poigne dans ses cheveux malgré son état encore un peu sonné, tenta de se dégager. D’un mouvement souple, presque nonchalant, la veuve fit glisser sa main le long de son cou et trouva, sous l’angle de la mâchoire, le sinus carotidien.

Elle appuya.

Le regard de l’homme se troubla, son souffle se suspendit un instant, puis son corps bascula lourdement vers l’avant. Inconscient.

Quand son idole parla d'une équipe de nettoyeurs, Catalina ne put retenir un rictus amusé. L'agence n'aurait pas besoin de déployer les siens. Mais il faudrait quand même qu'elle les préviennent qu'il y avait eu du grabuge. Et qu'elle changeait de résidence temporaire, si elle acceptait l'offre de Vance.

Ce qui, soyons honnête, était absolument ce qu'elle comptait faire.

« Ça me paraît une excellente idée. Je vais prévenir mes… Um… Mon service de sécurité. Ils risquent de paniquer si je ne suis plus là demain… »

Paniquer n'était peut-être pas le mot juste. Mais elle n'avait aucun doute qu'ils seraient sur les dents. Il valait mieux anticiper les choses.

Avec un sourire amusé dirigé vers l'ancien catcheur, la brune marcha précautionneusement vers son sac, renversé sur le sofa. Ses ongles effleurèrent l'un des bras musclé de son amant au passage, son air mutin indiquant que c'était parfaitement volontaire de sa part.

« Je vais… faire chauffer l'eau, pépia-t-elle après avoir saisi le téléphone. »

Elle ne se retourna pas, mais son déhanché alors qu'elle se dirigeait vers la salle de bain était bien évidemment pour le bénéfice de Vance.

Tandis qu'elle tournait les mitigeurs de la douche d’une main distraite, ses doigts pianotaient rapidement sur son portable.

« Visiteurs impromptus. Neutralisés. Nettoyage pris en charge. Relocalisation pour la nuit. Prochaine MàJ 10.00 A.M. »

Verrouillant l'écran après la notification signifiant la prise de connaissance du message, Catalina entreprit enfin de se déshabiller. La jupe, le chemisier et le soutien-gorge finirent sur le sol. Vérifiant qu'il n'y avait pas d'éclats de verre sur la plante de ses pieds, elle finit par se glisser sous le jet de la douche avec un petit soupir d'extase. L'adrénaline retombait peu à peu, la laissant légèrement tremblante. Fermant les yeux en offrant son visage à la pluie des jets, elle sourit doucement en repensant à la dernière heure.

Elle avait couché avec son idole. Rien que ça, déjà, ça lui procurait un sentiment de fierté. Un fantasme accompli. Mais voir l’ancien catcheur en action… La veuve se mordilla la lèvre inférieure. Les élancements de désir revenaient, alors même qu'ils venaient de prendre leur pied. Peut-être que cette petite douche pourrait durer un peu plus longtemps…

Appuyant son dos contre la faïence de la douche, l'ancienne tueuse attendait son amant. Sa main droite glissaient contre son ventre, venant caresser sa perle et les pétales de sa fleur toujours sensibles tandis que la gauche venait maltraiter doucement l'un de ses seins. Ses prunelles azurées étaient fixées sur la porte de la salle de bain, attendant avec impatience de voir la stature imposante de Vance la franchir.
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Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le vendredi 27 mars 2026, 06:41:06 »
Nexus désignait par Contrées du Chaos tout ce qui se trouvait au-delà de son territoire, et y incluait Ashnard. Ashnard, évidemment, désignait par ce terme tout ce qui se tenait entre Nexus et l’Empire. C’était une vaste terre de royaumes épars, mineurs et désunis, et de territoires anarchiques ou décentralisés, aux mains de clans et de tribus sans rois, que les vastes armées traversaient pour se faire la guerre et taxaient de multiples façons à chaque fois. Bien sûr, qualifier Ashnard de chaotique n’était pas usurpé, mais jamais l’Empire n’admettrait de voir son instabilité caractéristique lui valoir la même place que les entités barbares qu’il qualifiait comme telles.

Ainsi, Ashnard mettait un point d’honneur à affirmer sa supériorité. Son influence se ressentait loin et, lorsque ses armées se mettaient en marche, elles faisaient trembler la terre de leurs pas, roues et fers, et l’air de leurs cors, clairons et percussions. De larges et vastes colonnes se mettaient en mouvement pour la moindre offense, écrasant tout sur leur passage et ne laissant rien derrière elle de ce qui avait déconvenu à l’Empereur.

L’Empereur Weyrith survolait ce jour-là une colonne de son vieil ami Mogdarr tandis qu’elle faisait chemin vers un bastion d’Orcs devenu trop puissant et désobéissant. Il était temps de réduire leur nombre drastiquement et de les disperser, comme cela se faisait de tous temps et depuis toujours. C’était un bon moyen de garder les troupes en forme et de leur faire un rappel des bases. Les Orcs étaient des adversaires désordonnés mais redoutables. Face à eux, une discipline de fer et une stratégie adaptée faisaient la différence entre victoire et défaite, et chaque rencontre avec eux rappelait aux hommes l’utilité d’une bonne organisation.

Mogdarr, lui aussi, pourrait faire usage du rappel. Lui-même était des races ogresques et devait se voir parfois rappeler l’intérêt de la patience et de la planification au combat. Lorsque Weyrith posa son immense dragon noir sur l’énorme chariot de commandement du général, son ami monta jusqu’à lui pour l’accueillir de sa stature monumentale, frappant l’alliage enchanté de son armure de jais et d’or du plat d’une main qui eut aussi bien pu être un gantelet d’acier nain.

« Tu nous fais l’honneur de ta présence, Majesté ? »

« Il y a trop longtemps que nous avons croisé le fer ensemble, mon ami. Et je me lasse des batailles rangées. Le chaos orc me fera le plus grand bien. »

Mogdarr éclata d’un rire gras et sonore qui fit sursauter les vigies et le mage clairvoyant présents sur le toit du chariot.

« Y en a qui doivent déjà paniquer au palais ! »

« Ou se préparer à prendre ma place. Je m’en chargerai en rentrant. »

L’empereur eut un sourire sadique à ces paroles et il descendit vers les appartements du général afin de discuter campagne, mais aussi et surtout aventures, femmes et bagarre.


- - - ~ ~ ~ ⊂☼⊃ ~ ~ ~ - - -


La bataille avait été sanglante et victorieuse. Les forces ashnardiennes avaient combattu avec ardeur, supportant l’assaut orc incessant derrière des formations de barrage maîtrisées et à l’aide de roulements synchronisés des troupes, décimant les rangs ennemis à l’aide de flèches, de sorts de destruction et de boulets jusqu’à ce que la masse critique soit atteinte. L’élite avait alors sillonné les rangs et était entrée dans la bataille, rencontrant des ennemis furieux, mais épuisés, qui résistèrent peu avant d’être mis en déroute par le mélange de sortilèges de combat et d’acier runique qui leur était opposé. Les campements avaient été abandonnés par des bandes se dispersant anarchiquement et ils avaient été saccagés. Huttes et idoles avaient été détruits. Les individus retrouvés avaient été exécutés et exposés pour l’exemple. Les chefs capturés furent amenés sur le chemin de repli de leurs armées et décapités, leurs têtes empalées comme une barrière funeste et un avertissement.

Dans la mêlée, Weyrith et Mogdarr s’étaient repus, et c’est vidés de leur appétit de sang qu’ils se retrouvèrent dans le chariot de commandement sur le retour, buvant, mangeant et baisant à l’envie, célébrant la vie et la victoire sur la mort tandis que cortège funéraire et troupes prenaient le chemin de leurs pénates.

C’est sur ce chemin que le chariot fut arrêté et qu’un garde se présenta, réveillant les deux illustres d’un air embarrassé. Visiblement, il ne s’attendait pas à ce que l’Empereur soit encore là, et il déglutit en lui signalant que l’avant-garde avait mis la main sur une prise intéressante. Peu content d’être réveillé, même s’il ne dormait que très peu (son temps de sommeil lui était d’autant plus précieux), Weyrith laissa son ami dormi et se vêtit de sa tunique de repos, noire et brodée d’or, ceinture pourpre de velours à la taille, avant de quitter le chariot massif et de suivre le garde. Une monture lui fut proposée et il la monta avant de galoper jusqu’à l’avant des troupes, ce qui lui prit bien un quart d’heure.

Chaque troupe avait son wagon logistique, un convoi de chariots bâchés ou ouverts contenant leurs provisions et armes, mais aussi le nécessaire au campement, des roulottes rouges de prostituées, des voyantes et autres prêtres et shamas et des hôpitaux de campagne roulants. C’est dans un de ces derniers qu’on conduisit l’Empereur, et qu’il découvrit, allongée sur un lit de camp, une curieuse créature. Humaine d’après ses traits dominants, elle était cependant d’une blancheur d’albâtre immaculée. Sa beauté frappait immédiatement, même si elle avait clairement vu de meilleurs jours. Elle était ridée et sèche, les traits tirés et la peau flasque par endroits. Ça et là, elle semblait même se craqueler et se fendre par petits morceaux. Immédiatement, Weyrith avait dressé un voile de Vents autour de lui le protégeant de tout contaminant et il entra dans une vive colère.

« Tu as osé me conduire dans un mouroir potentiellement contagieux, crétin ?! »

« Paix, Votre Majesté Impériale, lança un magicien d’une voix profonde. Cette femelle n’est pas contagieuse. Ni même malade, Messire. »

Hésitant, Weyrith serra la mâchoire mais finit par lâcher le garde dont il avait déjà saisi les poignets, tournant son attention vers le spécialiste, analyste de la magie et détecteur de mages. Il alla à son côté tandis qu’il imposait ses mains à divers endroits de la mystérieuse inconnue, établissant son diagnostic.

« Qu’est-ce qu’elle est, et qu’est-ce qui lui arrive, maître ? »

« Je ne puis répondre à la première question, Messire. Pour la seconde, en revanche, je peux me prononcer avec certitude. Cette créature, quelle qu’elle soit, est étroitement affiliée à l’eau. Je… doute que ce soit sa forme véritable. Son affinité est vraiment… C’est un cas rare, Votre Majesté. Je- »

« Qu’est-ce qui lui arrive ? »

Weyrith perdait patience et le magicien, tout probe et dévoué qu’il était, déglutit et laissa la science au placard pour une réponse simple :

« L’eau, Messire. Elle est associée à l’Eau, c’est son élément, ça lui est vital. J’en suis certain. De l’eau la sauvera. »

L’Empereur leva un sourcil étonné et sarcastique, retournant à l’arrière pour ouvrir le rideau donnant sur l’étendue rocailleuse et aride qu’ils traversaient à ce moment. Il referma et revint vite, comme s’il lui avait fallu cette observation pour avoir la certitude d’avoir bien appréhendé leurs alentours.

« Si c’est le cas, qu’est-ce qu’elle peut bien foutre ici ?! »

« Peut-être aura-t-elle les réponses en se réveillant, Votre Majesté Impériale ? Mais je ne saurais que presser humblement Votre recours. Son temps est compté en minutes à ce stade, je le crains. »

« Hmmm. Merci pour ton service, magicien. Tiens ! »

Il sortit une petite bourse d’or qu’il lui lança, et donna ses ordres au garde. Une minute plus tard, un chariot avait été vidé et un triple équipage de chevaux y avait été harnaché pour aller vite. Le lit de camp fut installé sur le plateau libre et bien sanglé avant un galop effréné vers l’arrière. Arrivés au chariot de commandement, on réquisitionna quelques-uns des ogres tirant la forteresse roulante pour vite monter l’inconnue jusqu’aux appartements du général, où Weyrith prit le relais lui-même. Un coursier parti devant, encore haletant, supervisait le remplissage de l’énorme baignoire de Mogdarr, qui était presque remplie grâce au système de pompe relié à la réserve d’eau du véhicule géant. Il immergea la beauté blanche et soupira, chassant tout le monde avant de s’asseoir sur un tabouret présent là, veillant la récupération de celle dont il ignorait encore tout, sinon son affinité élémentaire rare à l’Eau.
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L’accord passé, Franz était retourné au travail avec enthousiasme. Ce n’était pas une motivation vaine. Il ne s’attendait pas à régler son problème aujourd’hui, à découvrir la solution miraculeuse, mais il pouvait enfin trouver un élément probant, une piste permettant de conduire à de nouveaux éléments qui, eux, permettraient enfin de régler le problème.

Et quel problème ! Il ne s’attendait pas à pareille menace. Le déséquilibre était manifeste et pouvait s’emballer à tout moment, provoquer un effondrement de l’écosystème à Seikusu. Peut-être que la Terre entière était même menacée par ce désastre possible, l’ouverture brutale à des vecteurs exponentiels pouvant menacer de détruire la planète telle qu’on la connaissait en relativement peu de temps.

Si les rumeurs qu’il connaissait sur les failles étaient vraies, alors elles renfermaient des prodiges et menaces conséquents. Comment imaginer comment tournerait le destin d’un monde doté d’armes apocalyptiques si on y ajoutait le désordre soudain de la magie arcanique, des forces élémentaires manifestes, des dragons et autres chimères disparues, de races défiant la notion d’Humanité et la domination de l’Humain sur le monde ? Cela pouvait être le point de départ d’une réaction en chaîne terrible et, si la planète y survivait, elle ne ressemblerait en rien à ce qu’elle était la veille.

Inquiet et hyperactif, il essaya de reprendre contact avec ses camarades à travers le monde. Certains, il n’avait pas vu depuis des décennies et, pour ceux qui n’avaient pas le don d’immortalité, il ignorait même s’ils étaient encore en vie. Quantité avaient changé de numéro de téléphone, trépassé ou n’étaient simplement pas disponibles mais, le décalage horaire aidant, il eut de nombreuses discussions cette nuit-là, tandis qu’il peaufinait son algorithme d’analyse et laissait l’ordinateur traiter l’information. Certains furent étonnés de l’entendre toujours si jeune et alerte quand eux-mêmes avaient pris vingt ou trente ans et accusaient le coup des années derrière eux, mais tous répondirent avec joie.

Les scientifiques se virent confrontés aux données brutes et appelés à examiner leurs environs ou à rapporter tout phénomène semblable chez eux.

Les clairvoyants, shamans et autres sorciers terriens se virent confiés les instances plus ésotériques et enjoints à interroger leurs trames et terroirs sur le sujet.

Les autres démons, ceux qui répondirent, exprimèrent un intérêt réservé, manifestement conscients, pour les plus purs (ceux qui avaient été enfantés des Enfers ou en venaient, ceux dont les pouvoirs transcendaient les dimensions), de la réalité du danger, la question abordée était sensible, presque tabou. Et ce n’était pas une affaire de sectarisme : il y avait plus d’une bonne raison de ne pas laisser le savoir des failles et de leur contrôle à n’’importe qui au risque de voir les Humains en comprendre les ressorts et en exploiter les pouvoirs. Franz tenta bien d’en convaincre, mais il n’obtint que de vagues promesses.

Quoi qu’il en soit, il eut une affirmation à l’aube : le cas de Seikusu était probablement rare ou unique. Ce n’était pas un problème généralisé à la planète entière. Cela dit, certains nœuds de pouvoir tellurique et cosmique devaient bien présenter des altérations potentielles. N’était-ce pas le cas ici ? Peut-être devrait-il étendre ses examens. Mais pas aujourd’hui.

Les résultats finaux tombèrent peu de temps avant que les portes de l’établissement ouvrent aux premiers arrivants, aux plus précoces venus étudier à la bibliothèque ou fumer en flânant entre copains las de leurs parents. Il alla vider son cendrier plein de cendres et de mégots froids avant d’aller attendre devant la photocopieuse que ses impressions finissent de lui arriver et, cela fait, s’en empara et les glissa dans une poche cartonnée avant de filer, remettant sa blouse blanche sur son dos avant de retourner donner vie aux couloirs.

Lorsqu’il arriva dans la cour, là où Séliane et lui s’étaient séparés la veille, il remarqua directement la curieuse créature se cachant sous les traits d’une honnête professeure près de l’arbre qu’elle avait touché la veille. Le démon l’avisa de loin. Il n’avait pas besoin de beaucoup de sommeil et ne manifestait pas de signe de fatigue. Cependant, son enthousiasme et son travail acharné avaient laissé des traces. Il avait l’œil brillant et une paupière inférieure sautillait nerveusement par moments. Il était échevelé et un sourire nerveux restait scotché à ses lèvres. Malgré tout, il gardait cet air nonchalant, ce détachement qui contenait les forces le parcourant en lui, les empêchant d’influencer et de nuire autour de lui. Certes, il y avait une ondine mêlant engouement et chaleur émanant de lui, mais c’était ce qu’il ne pouvait pas retenir dans son état actuel.

Marchant jusqu’à Séliane sans un mot, il l’avisa, la fixant, assise près du tronc, avant d’aviser les deux cafés et les viennoiseries manifestement disposées de façon ostensibles à son attention près d’elle. Il fronça les sourcils, pinça les lèvres et plia ses jambes, s’arc-boutant devant elle et se portant à son niveau tout en plantant ses yeux rouges dans les siens, scrutateur.

« C’est pour moi, hésita-t-il ? »

C’était manifestement le cas, évidemment, et, après un coup d’oeil de plus, il sentit l’envie de café et le manque de sucres de son enveloppe physique le gagner, perçant le voile de son inspiration intellectuelle pour le ramener aux choses terrestres. Il plongea malgré lui une main vive, mais souple et précise, dans le sac de viennoiseries, et une autre vers un gobelet, et il s’équipa de son petit-déjeuner en mordant dans la pâte aérée et beurrée avec joie.

« C’est très gentil. »

Il eut un sourire sincère avant de reposer le gobelet de café pour lui passer sa pochette cartonnée, reprenant vite le gobelet et la laissant découvrir les cartes de Seikusu et des environs qu’il avait sorti. Des séries de points les constellaient, lieux de relevés anormaux, et des extrapolations désignaient des zones encerclées où des failles dormaient ou se dressaient supposément. Il lui expliquait cela en mangeant et en buvant, simplement, avant de conclure :

« J’ai trouvé une faille dans le quartier de la Toussaint. C’est le quartier chaud. Personne ne s’est vraiment inquiété de l’accroissement significatif des disparitions dans cet endroit au fil des deux dernières décennies, mais je pense qu’il y a corrélation. Cette faille est active, j’en suis certain. Nous devrions aller la voir ce soir. »
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Le coin du chalant / If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Shion le vendredi 27 mars 2026, 04:17:26 »
Chalant de Shion aka Princesse Laurelian

Méthodes de Communications
À la suite de ce post, bien sûr, ou sur le Discord.

Niveau d'Activité et Niveau Recherché
En ce moment, je ressors d'une léthargie hivernale, donc je me dis que je peux remettre la main à la pâte. N'hésitez pas à regarder mes doublettes, particulièrement Serenos et Em, qui sont de mes trois favoris du moment.

Les sujets tabous ou non-désirés
On peut immédiatement écarter les sujets suivants; les grossesses, le scat/uro, la bestialité, mutilation/amputation. Comme Shion évolue dans un monde fantastico-médieval/renaissance, les personnages tournant autour de la technologie, des extraterrestres et du sci-fi en général ne seront pas considérés.

Les paramètres acceptables

Romance légère -> À comprendre que Shion ne fait aucun lien affectif à longue durée, ni ne fait d'attachements.

Violence -> Le monde entourant Shion n'est pas rose. La violence et la brutalité est partout, et malgré le fait qu'elle soit princesse, pas toutes les histoires l'entourant seront roses ou joyeuses.

Prophéties -> Shion est une pythie, capable de percevoir des bribes de l'avenir. Ces bribes sont toujours à discuter avec le/la joueuse

Les Trames

Scandals come in Pair
Dans la société meisaenne, la fraternisation n’est pas mal vue — du moins, en apparence. Mais certaines fréquentations restent dangereuses, voire inacceptables, surtout pour quelqu’un du rang de Shion. Toutes les alliances ne sont pas bonnes à afficher… et certaines peuvent détruire une réputation en un instant.

Cette trame met en jeu les conséquences sociales, politiques ou personnelles d’une relation controversée. Elle requiert un personnage de haut rang, doté d’une réputation déjà teintée de zones d’ombre. Un alignement neutre à mauvais est recommandé afin de justifier ses choix, ses fréquentations… et les scandales qui en découleront.

Let me Save You
Shion n’est pas la seule prophétesse en ce monde — et elle est encore moins la seule à avoir entrevu l’arrivée du Roi Noir… ainsi que sa propre mort. Certains ont partagé cette vision, et refusent de l’accepter, car il existe toujours des individus incapables de rester spectateurs face à l’inévitable. Des âmes assez obstinées — ou assez orgueilleuses — pour croire qu’elles peuvent arracher l’agneau sacrificiel à son destin.

Mais défier le cours des choses a un prix.

Cette trame met en scène un personnage d’une puissance, d’un statut ou d’une détermination suffisante pour justifier une telle ambition : intervenir dans la marche du destin lui-même. Toutefois, et le joueur doit en être pleinement conscient, ses efforts sont voués à l’échec. Le destin ne cède pas. Il plie, il résiste, et finit toujours par réclamer ce qui lui est dû. Chaque tentative d’intervention attire des conséquences croissantes : une malchance persistante, des coïncidences troublantes… puis, bientôt, des oppositions bien réelles. Car certains ont intérêt à voir cette prophétie s’accomplir et ils n’hésiteront pas à agir. Sauver Shion ne sera pas seulement difficile. Ce sera impossible.

Je suis également ouvert à d'autres suggestions.

Pour sauver du temps à tous et à toutes; si je n'exclue pas forcément le RP à caractère sexuel, je ne le recherche pas activement, et si la trame ne s'y prête pas, je ne ferai pas d'acrobatie scenaristique pour. S'il vous plait, si vous êtes à la recherche d'un RP de cette catégorie, sauvons nous un malaise.
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le vendredi 27 mars 2026, 02:59:16 »
Jack aurait dû tenter sa chance et déplacer directement son nouvel engin vers la Base. Là-bas, avec la couverture de Mnemnys et les services disponibles, il aurait pu le remettre à neuf en attendant de se trouver un véritable équipage digne de ce nom. Mais, sur ce roc reculé où seuls les retraités de la vague de colonisation étaient restés, il ne trouvait rien de bien convenable. Ses rêves d’équipage brillant à l’assaut des primes s’envolait peu à peu tandis que Kira, elle, ne donnait plus de nouvelles.

A l’origine, l’accord stipulait que les propriétaires l’aideraient à amener le vaisseau à bon port, prévoyant un déplacement jusqu’à la Base pour rejoindre rapidement leur monde natal pour leur retraite. Mais les plans avaient changé : les vieux avaient trépassé et l’héritier, vieux célibataire débraillé et pilier de comptoir local réputé, avait donné une bonne ristourne en plus de celle convenue pour prendre son cash et partir le claquer. Depuis, Jack était coincé ici, mais il avait réussi à mettre la main sur un ancien mécanicien de fond, un pilote de navette stellaire et un autre débrouillard clairsemé qui voulait juste un taxi et payerait de ses services en cas d’avarie. En théorie, il avait de quoi partir, mais c’était loin d’être idéal. Si seulement il avait trouvé un médecin, un infirmier, un secouriste, qui que ce soit capable de gérer une blessure s’il était indisponible en cas d’accident !

Le sort allait lui donner une chance tout en lui jouant un tour. Il venait de finir de brancher son scanner de faille tekhan modifié au poste de navigation et prenait un bol d’air pour se rafraîchir les idées et se décider sur son départ quand il vit une silhouette dégingandée courir dans la direction de la petite aire de service où plusieurs vaisseaux séjournaient outre le sien. Pour être honnête, en-dehors du ravitailleur en eau qui faisait tous les jours la navette et était en train de regonfler le réseau public de la colonie à ce moment, son vaisseau était le seul ayant l’air de pouvoir voler, et le seul disponible. Mais ce type solitaire, qui qu’il soit, devait avoir repéré les formes au loin et espéré de l’aide. S’il s’était accidenté dans le désert, nul doute qu’il avait hâte de recevoir de l’aide.

« Rick ! »

Le vieux squatteur passa sa tête au haut de la passerelle.

« Amène de l’eau, tu veux ? Et les jumelles. »

Le vieux ne dit rien, disparut, et revint un instant plus tard avec une gourde et des jumelles. Jack le remercia, récupéra les objets et passa la gourde dans une poche de sa tenue de pilotage pratique avant de porter les jumelles à ses yeux, découvrant enfin l’individu qui haletait en accourant par ici. C’était juste un Humain, en apparence. Mais il semblait plus anxieux que joyeux de voir de la vie. Est-ce que… ?

« Putain de merde… »

Jack n’était pas là depuis longtemps, mais il savait que cette colonie était en proie à un problème de criminalité endémique. Pas assez peuplée et rentable pour la corporation l’ayant bâtie, pas assez importante pour que des autorités interstellaires proposent leur soutien, et déjà trop sous la coupe du banditisme pour inciter des courageux à fonder une milice, elle était soumise au régime quasi féodal de plusieurs bandes se disputant les miettes restantes. En voyant une silhouette voler derrière lui et plusieurs tirs d’arme énergétique suivre dans sa direction, le chasseur de primes comprit immédiatement le problème.

Montant sur la passerelle, il gueula des ordres sans appel :

« On se tire ! Allumez les moteurs ! Cap sur Epsion ! »

Pendant qu’il réfléchissait, Jack avait repéré une prime intéressante et à sa portée sur le chemin de la Base. C’était un léger détour, et ça lui permettrait de payer les gars pour le voyage avant de s’occuper des affaires sérieuses une fois rendu. C’est donc là-bas qu’il allait. Mais, pour ça, il devait déjà décoller, et il préférait prendre les devants avant de faire la connerie qu’il allait faire.

Retournant au sol, il commença à marcher vers l’inconnu en lui faisant de grands signes. Tant pis si le mec était du gibier de potence, il ne pouvait pas le laisser se faire lyncher, ce qui finirait par arriver s’il le laissait là. Et si c’était le cas, il finirait par le savoir, et c’est lui qui le livrerait aux autorités contre prime.

« Hé ! Toi là-bas ! cria-t-il, Par ici ! Vite ! Allez ! »

Jack défit son holster, alluma son pistolet par prudence, et continua d’avancer, se préparant à l’attraper. Lorsque le gars arriva à son niveau, il l’attrapa sous les bras et le souleva presque en se mettant à courir avec lui. Le reste de la distance fut une formalité pour Adel, qui se retrouva presque traîné dans la poussière rocailleuse, puis en haut de la passerelle d’embarquement. En haut, Jack enfonça un bouton et la passerelle se rangea.

« Go ! Go ! Go ! On y va ! »

Un vrombissement fit trembler l’engin et la force qui menaça de les clouer au sol leur laissa savoir que le vaisseau s’élevait rapidement dans les airs. Il y eut un instant de flottement et de fureur avant que le calme ne vienne. La force centrifuge se calma, puis disparut, et le moteur prit un rythme de croisière. Des crissements métalliques peu rassurants firent grincer Jack des dents tandis qu’il observait, alerte, la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Mais il se détendit en soupirant et aida Adel à se mettre sur pieds.

« Tu t’étais mis dans de sacrés ennuis, observa-t-il calmement. Je m’appelle Jack. Toi, t’es qui ? »
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Les alentours de la ville / L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Saël Thorne le vendredi 27 mars 2026, 00:42:36 »
Le regard d’Anéa glisse sur lui. Froid en apparence. Mais pas indifférent. Tsaphkiel le sent. Et lorsqu’elle souffle, presque agacée “- Ce n'est que de l'eau chaude. Ne t'emballes pas pour si peu.”, quelque chose, contre toute attente cède.

Un souffle passe entre ses lèvres. Pas un soupir. Pas une réplique. Un rire. Infime. Retenu. Comme un réflexe oublié. Ses épaules se détendent à peine, et ses lèvres s’étirent en une esquisse presque imperceptible. Son regard se pose sur elle, plus clair, plus vivant qu’il ne l’a été depuis leur arrivée.
Ce ton…

Sa voix est basse. Presque absente.
…m’avait manqué.

Puis, le Juge Silencieux se fige. Parce qu’il le sent. Ce regard. Pas celui qu’elle lui lance en surface. Celui derrière. Celui qui s’attarde. Qui questionne. Qui voit. Son sourire disparaît lentement. Son visage retrouve son calme. Mais moins parfait qu’avant.

Ses yeux descendent un instant sur la marque qui traverse son torse et son bras.
Une longue histoire.

Sa voix est redevenue stable.
Sanctuary… son fragment.

Une pause. Presque imperceptible.
Il m’a choisi.

Ses doigts se referment légèrement.
Pour en être le légataire universel.

Le silence retombe. Il relève les yeux vers elle. Et cette fois, son regard est différent. Plus doux. Comme une brise tiède en plein été. Puis il détourne légèrement la tête avec un prétexte qui pourrait paraître… normal aux yeux de l’ancienne archange. Observer l’appartement.

Reprenant de la distance :
J’imagine que cela entre dans ta définition de ‘pire’.

Un battement.
Être vu nu après un combat.

Très léger.
Par mon scribe.

Une respiration calme.
Méniel a ses… angles morts.

Mais déjà, le Grand Archange pense ailleurs. À elle. Malgré lui. Blonde autrefois. Brune maintenant. Et pourtant inchangée. Son regard s’attarde une seconde de trop sur son visage. Ses traits. Sa fatigue. Sa force. Ce joli minois de guerrière qu'elle a toujours porté sans en avoir conscience.

Et une pensée surgit. Brutale. Silencieuse. Combien d’humains… Combien d’hommes… L’ont regardée ainsi ? Il coupe net. Immédiatement, comme on tranche une ligne de pensée interdite.

Son regard se détourne. Plus froid. Plus maîtrisé. Mais pas totalement intact.

Elle lui ordonne de sécher ses cheveux. Il baisse légèrement les yeux vers le sol encore humide. Pas pour lui. Pour elle. Si elle glisse… Non. En Prince des Trônes il ne s’excusera pas de mettre de l’eau au sol pour éviter de trahir l’inquiétude s’insinuant tel le serpent tentant Adam et Lilith.

Que doit-il faire ? Attraper la serviette qu’elle lui a lancée ou devrait-il se soigner d’abord ? Hésitation. Infime. Inhabituelle. Et c’est précisément à cet instant que le tissu heurte son visage. Sec. Inattendu. Il ne l’avait pas anticipé. La serviette glisse légèrement avant qu’il ne la récupère, ses doigts se refermant dessus avec ce réflexe toujours parfait.

Un silence. Puis, sans commentaire, la porte à ses cheveux. Lentement. Méthodiquement. Comme s’il n’était pas, à cet instant précis, en train de perdre une partie de son contrôle.

Et dans ce mouvement, dans ce geste simple, dans cette seconde où son attention bascule ailleurs, le nœud à sa taille cède. Sans bruit. La serviette glisse le long de ses hanches. Puis tombe.
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Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le jeudi 26 mars 2026, 23:15:02 »
Le mouvement autour d’eux ne se dissipe pas immédiatement. Les regards persistent. Curieux, respectueux, parfois hésitants. Attirés autant par la chute que par l’étrangeté douce qui émane encore de la scène.

Pourtant, au centre de cette attention, Séliane demeure immobile. Parfaitement immobile. Seule la tension infime dans son appui trahit ce qui vient de se produire.

Ses papillons, eux, ne se sont pas entièrement dispersés. Certains flottent encore à proximité, décrivant de lentes arabesques de lumière, comme s’ils hésitaient à revenir se poser. D’autres, plus audacieux, se rapprochent déjà, attirés non plus par le sanctuaire… Mais par ce point précis. Par lui.

La voix d’Adel atteint la kami improvisée sans heurt. Elle ne répond pas immédiatement.

Son regard, clair, posé, d’une stabilité presque déconcertante, ne le quitte pas. Elle ne cherche pas ses traits. Elle ne s’attarde pas sur son visage. Elle perçoit.

Quelque chose en lui échappe aux lignes que la Gardienne du Voile Astral a apprises à lire depuis son arrivée dans ce monde. Ce n’est ni désordonné, ni hostile. Mais cela ne s’inscrit dans aucune des harmonies qu’elle vient d’observer.

C’est cela. La dissonance.

Ses papillons frémissent légèrement, comme sensibles à cette même anomalie. Alors seulement, elle parle. Sa voix est basse. Mesurée. Étrangement douce, mais dénuée de toute précipitation.
"Ce n’est rien."

Une simple affirmation. Mais elle n’est pas tout à fait vraie.

Son regard descend brièvement, juste assez pour reconnaître la tension dans sa cheville, puis remonte vers lui sans la moindre trace d’embarras.
"Mon corps n’est simplement pas encore… accordé à ce sol."

Les mots sont choisis. Précis. Mais leur sens reste à demi voilé.

Autour d’eux, l’attention commence à se relâcher, comme si l’absence de drame dissipait l’intérêt immédiat. Le flux de la fête reprend, lentement, laissant derrière lui une bulle plus calme. La jeune femme incline légèrement la tête.

Le geste est identique au précédent. Irréprochable, mais cette fois, il lui est destiné à lui seul.
"Je vous remercie."

Puis, sans rompre le fil invisible qui semble désormais les relier, elle ajoute, après une infime pause :
"C’est vous."

Pas une question. Pas une accusation. Un constat.

Ses papillons, plus nombreux désormais, gravitent lentement autour d’eux deux, comme attirés par une convergence qu’elle seule semble avoir comprise.

Ses yeux ne le quittent pas. Attentifs. Cherchant. Comprenant… sans encore tout saisir.

À quelques pas d’eux, la fête entame bien son souffle.

Un enfant tente d’attraper un poisson rouge dans un bac peu profond, sa petite épuisette de papier tremblant sous la surface. À chaque mouvement trop brusque, le papier menace de céder, et ses protestations indignées arrachent un rire léger à la femme agenouillée près de lui. Sans doute sa mère qui lui murmure de ralentir, de respirer, d’observer avant d’agir.

Un peu plus loin, un vieil homme ajuste les ficelles d’un stand de talismans. Les omamori suspendus tintent doucement les uns contre les autres, portés par une brise discrète. Certains passants s’arrêtent, hésitent, puis choisissent avec soin celui qu’ils emporteront, comme si leur décision devait être entendue par quelque chose d’invisible.

Sous un petit auvent, deux jeunes femmes vêtues de yukata échangent des regards complices en partageant des brochettes encore fumantes. L’une d’elles jette un coup d’œil furtif vers Séliane, puis détourne rapidement les yeux, troublée sans comprendre pourquoi.

Plus loin encore, le rythme lent d’un tambour résonne. Régulier. Profond. Il ne domine pas les sons alentours, il les soutient. Comme un cœur discret autour duquel tout s’organise.

Et parfois, entre deux battements, le tintement clair d’une clochette. Suspendue à l’entrée d’un petit autel secondaire, elle s’agite légèrement, sans qu’aucune main ne l’ait touchée. Certains passent sans y prêter attention. D’autres s’inclinent en silence.

Autour de l'étrange silhouette et d’Adel, la foule circule, contourne, s’écoule. Leur présence crée une infime déviation dans ce flux presque imperceptible, mais suffisante pour que personne ne les heurte. Comme si, sans le savoir, chacun respectait une distance.

Un espace. Un intervalle suspendu au milieu du mouvement. Et dans cet espace... Le monde continue. Mais différemment.
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Vous nous quittez déjà ? / Re : Très chers, votre hypocrite Lecter.
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 26 mars 2026, 22:30:37 »
Notre aventure t'attend toujours. Prends soin de toi ! Au plaisir de lire ta nouvelle inspiration. :D
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Vous nous quittez déjà ? / Re : Très chers, votre hypocrite Lecter.
« Dernier message par Jessica Rabbit le jeudi 26 mars 2026, 20:49:54 »
Merci vous deux ! Oh Randal...on trouvera bien un coin de peau que je puisse embrasser, je ne m'en fais pas pour ça.

Shion, ouiii cela me motive et le fait d'être motivée ça m'a aussi donné envie de reprendre mes personnages, de mieux les jouer, les travailler pour la suite. Mais actuellement j'ai tellement de choses à gérer irl, que je préfère garder mon temps libre pour peaufiner mon projet et avancer sur mes idées pour mes personnages actuels aussi, plutôt que me relancer directement sur le forum et risquer de me casser la gueule.

Merci en tout cas pour votre patience à toutes et tous.
Vous aime sur les fesses <3
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le jeudi 26 mars 2026, 19:56:37 »
L'appartement semblait peut-être confortable, et c'était bien la seule chose qu'avait voulu Anéa pour cet endroit. La décoration ? La guerrière pouvait avouer que ce n'était pas vraiment de son fait, demandant des conseils à des vendeurs en magasin et en s'inspirant grandement de photographies design sur Pinterest...Il faut bien vivre avec son temps ! Et si certains -beaucoup- surnommaient leur maison comme leur « cocon », l'archange déchue n'y voyait là qu'un abri ponctuel. Bien plus souvent sur Terra, l'appartement à Seikusu n'était là que pour réellement servir d'espace de repos. De vrai repos. Là où elle pansait ses blessures, physiques, alors que d'autres restaient toujours grandes ouvertes au plus profond de son âme.

Les yeux de glace de la demi-démone suivirent la grande ombre de l'éphèbe qui se dirigeait vers la salle de bain. Lorsque celui-ci disparut derrière la porte, la jeune femme à la chevelure de jais retint sa respiration, avant de pousser un profond soupir. Ses sourcils se froncèrent, une main portée sur l'une de ses tempes. Anéa jura, doucement.


- Mais quel bordel, putain...

L'ancienne archange balaya l'air d'une main devant son visage, comme pour chasser ses pensées qui n'arrêtaient pas de s'accumuler. Ce n'était pas le moment. Sa mâchoire se serra, pestant. Anéa se rendit dans sa chambre. Son lit était particulièrement grand. Elle voulait du confort et c'était un petit luxe qu'elle s'était autorisée. Anéa se figea devant son armoire, des plus basiques, l'ouvrant en grand pour la fouiller. Juste pour la blague, elle pouvait très bien prêter une robe large à Tsaphkiel ; pour le plaisir de se moquer un peu de lui. Le tourner en ridicule, tout comme l'était la situation. Après tout, chez elle, dans sa salle de bain, en train de se laver, il y avait là le grand gardien de l'Équilibre. Si cela n'était pas une situation capillotractée...

La jeune femme referma brusquement un tiroir, comme pour reprendre contenance, puis en ouvrit un autre, fouillant avec un peu plus d'énergie que nécessaire. Anéa pouvait l'entendre d'ici : l'eau qui tombait ou non sur le corps du céleste, mais surtout ce chant, ou plutôt les quelques notes qu'il fredonnait. Cela ne lui était pas inconnu mais ça semblait tellement lointain que ça l'agaçait. Elle devait oublier. Le fait de ne pas trouver d'habit de rechange correct pour Tsaphkiel l'exaspérait également. Rien n'allait dans son esprit. Un brin énervée, l'ancienne archange claqua la porte de la petite penderie, et lorsqu'elle sortit de la chambre, celle de la salle de bain s'ouvrit sur un juge céleste en petite serviette, encore ruisselant de gouttes d'eau.

Le cœur de la demi-démone s'arrêta un instant, repartant de plus belle dans un vacarme interne qu'elle détesta. Qu'est-ce que c'était que ça ? Le regard de glace de la jeune femme se posa sur Tsaphkiel, entouré à la taille d'une simple serviette de bain. Ses cheveux trempés collaient à sa peau, gouttant un peu également. La vue était réellement des plus plaisantes...Mais quelque chose chagrina la demoiselle. Quelle était cette marque sur le torse du haut-ange ? Elle se prolongeait sur l'entièreté de son bras aussi. Quelque chose d'assez grave avait dû se passer au Paradis et l'ancienne archange n'était au courant de rien. Anéa fronça les sourcils, détournant le regard, en soufflant de mécontentement.


- Ce n'est que de l'eau chaude. Ne t'emballes pas pour si peu.

La jeune femme se pinça l'arrête du nez, le massant un peu comme si elle réfléchissait très fortement et douloureusement. Elle haussa les épaules, résignée.

- J'vais chercher d'la gaze et du désinfectant. Ah...Et tu vas devoir rester en serviette, le temps que je passe tes fringues à la machine. Enfin, t'as connu pire, j'imagine. Tu vas devoir faire avec...

Ses yeux de glace glissèrent sur le corps de son invité, l'espace de quelques secondes. Il était grand et bien bâti, c'est certain. Il serait resté plus longtemps dans les rues de Seikusu plus tôt, certaines femmes lui auraient collé les fesses pour avoir son numéro ou une photo...Peut-être même plus que ça. Anéa souffla fortement des narines, rien qu'à l'idée, passant à côté de Tsaphkiel pour atteindre la salle de bains afin d'y chercher le matériel de soin. Il n'y eu guère d'effleurement entre leurs corps, cependant, l'air y avait été balayé, presque comme une caresse.

Se rendant devant le lavabo, la guerrière se pencha en avant pour trouver la trousse de soin et prit une autre serviette. Elle repassa devant le juge céleste et déposa alors la petite boîte sur le comptoir de la cuisine. Anéa ouvrit la fameuse boîte et en sortit un petit paquet carré et un aérosol.


- J'vais me laver. Mets-toi ça pour pas foutre du sang partout. Ah et...

Sans délicatesse, l'ancienne archange lança la serviette qu'elle venait de prendre dans la salle de bain en direction de Tsaphkiel. En pleine figure.

- Utilise ça pour tes cheveux. J'ai pas envie de te suivre à la trace dans mon appart' parce que tu ne les as pas séchés correctement...
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