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Les contrées du Chaos / Re : A princess's duty [Zorro Wolfen]
« Dernier message par Shion le Aujourd'hui à 07:58:27 »Une fois arrives à la rivière, les mercenaires s'activèrent. Si Shion tenta d'abord de participer un peu à l'effort commun de monter le camp, elle se vit rapidement chassée par les guerriers, qui l'invitèrent plutôt à s'asseoir quelque part et de les laisser travailler. Autrement dit; restez hors de notre chemin. C'était là une des grandes tristesses de sa position; il n'y avait que rarement quelque chose à faire, et les choses qu'elle savait faire n'appartenaient pas à sa position. Elle se contenta donc de "superviser", ou plutôt d'observer, les gens qui, eux, avaient le bonheur de pouvoir faire ce que bon leur semblait.
C'est donc assise sur un tronc d'arbre sur une petite colline surplombant le campement que Shion passa le début de sa nuit. Une fois le campement monté, elle remarqua que, dans son absence d'esprit, elle n'avait pas adressé un mot à Zorro qui, entretemps, était à ses côtés, debout. Elle jeta un regard dans sa direction, puis l'observa de la tête aux pieds, sans vraiment s'en cacher. Il ressemblait beaucoup à un Nordien, avec sa barbe noire, ses cheveux tressés, son teint pale et sa carrure. Les hommes de Meisa étaient, pour la plupart, plus élancés, plus gracieux dans leur forme. Si Zorro avait le corps pour tenir tête à un buffle, les Meisaiens avaient celui qu'ils avaient besoin pour lui échapper en pleine charge. Elle ne put s'empêcher de se demander combien de maîtresses le mercenaire devait avoir chez lui; s'il était assez aguerri pour que même son père lui confiasse sa sécurité sous une simple recommandation, il devait être quelqu'un de relativement respecté.
Elle fut tiré de sa rêverie aux exclamations bruyantes de Merk, qui encore une fois lui froissa les oreilles de sa voix et son ton raillard. Le regard de la princesse s'attarda alors sur le mercenaire, dont la raillerie avait accueilli les rires et l'embarras du cuisinier qui en faisait les frais. Ty Fu, qu'il s'appelait. Elle ne le reconnaissait pas, mais cela ne voulait rien dire; elle ne connaissait personne ici, de toute façon.
"Ph'yka", souffla-t-elle.
Un terme ashnardien pour décrire un problème, clairement adressé à Merk, même si celui-ci n'avait aucune chance d'avoir ni entendu sa voix ni perçu le mouvement de ses lèvres.
Elle ramena son attention vers Ty Fu qui l'approcha avec son chaudron. Elle tourna la tête un moment, plongeant sa main dans son petit sac de voyage, et en tira une petite écuelle en fer poli, ainsi qu'une cuillère en argent, avant de se lever et de lui tendre pour qu'il puisse la remplir. Elle lui adressa un sourire quand il mentionna son titre, mais leva doucement un doigt à ses lèvres, pour lui rappeler que son titre devait rester sous silence.
"Merci, maître Ty," dit-elle avec une voix douce.
Il mentionna alors quelques gâteaux, qu'il aurait confectionné pour elle. Au milieu de sa phrase, il se fit de nouveau interrompre. La princesse vit le regard nerveux de Ty Fu, qui ne prenait visiblement aucun plaisir à se voir ainsi accusé de comportement inapproprié, et surtout d'être embarrassé devant une femme.
Elle s'approcha alors de lui, et passa une main derrière sa nuque pour l'attirer plus près et posa sur sa joue un baiser glacé, avant de lui adresser un nouveau sourire.
"Des gâteaux, maître Ty?" fit-elle avec une voix plus claire, pour être sûr qu'elle soit entendue. "Ma foi, charmant, galant et attentionné, un homme comme il n'en fait plus."
Et elle lui en fit un second, sur l'autre joue, avant de s'approcher de son oreille et d'y souffler un conseil.
"Trois gouttes de parapan et ils ne vous ennuieront plus, maître Ty. Ils n'oseront même rien dire."
Le parapan était un légume sauvage trouvé aisément sur les plaines de Meisa. Consommé seul, il ne représentait rien d'autre qu'un légume sans intérêt. Pour les Meisaens, c'était même un met régulier rajouté au repas. Pour des étrangers, cependant, l'huile qu'il contenait, une fois chauffé, devenait assez fort pour faire monter les larmes aux yeux de l'homme le plus adepte aux saveurs du monde. Il était souvent utilisé par les Meisaennes pour jouer des tours aux voyageurs.
Elle se détourna du cuisinier avec un sourire, avant de reprendre sa place sur le tronc d'arbre et de regarder Zorro. Elle le convia donc à s'assoir à son côté, tapotant le bois pour qu'il prenne place. Elle croqua dans un premier instant dans le pain à l'ail encore chaud, puis se tourna vers son écuelle, y trempa sa cuillère qui trancha le poisson comme du beurre, et le porta à ses lèvres. À peine eut-elle retiré la cuillère qu'elle émit une petite plainte de douleur, avant d'ouvrir la bouche et souffler; le repas était encore trop chaud. Elle s'éventa les lèvres de sa main libre, soufflant la bouche ouverte pour refroidir sa bouchée, avant de l'avaler, et se rendit compte qu'elle avait exposé le pauvre mercenaire à la vue de son repas mâché.
Elle rougit un brin et détourna les yeux un moment, cachant sa bouche pour quelques secondes, le temps de souffler un peu, et de reprendre une autre bouchée, cette fois-ci en s'assurant de souffler sur le bouillon brûlant pour le refroidir.
Elle regarda de nouveau vers Zorro et lui sourit.
"Dites-moi, Zorro," fit-elle en se tournant vers lui, son genou frôlant le sien presque par inadvertance. "Vous parlez fort bien pour un mercenaire. On pourrait presque croire que vous avez reçu une éducation."
S'il n'était pas impossible pour Zorro de comprendre cette phrase de travers, ce n'était pas une insulte. Recevoir une éducation était normalement réservé aux riches marchands et aux membres de la noblesse, et beaucoup de gens ayant reçu ce genre d'instructions auparavant tâchaient très souvent de le cacher. Parfois, certains mercenaires pouvaient avoir une certaine éducation lorsqu'ils se retrouvaient souvent mêlés aux affaires de la politique et de la noblesse, ne serait-ce que pour éviter de faire une bourde qui risquerait de les voir perdre leurs bourses, à monnaie ou autre, dépendant de la faute.
Elle prit une autre bouchée de son repas, avant de tirer un flacon de son sac de voyage, l'ouvrir et en prendre une gorgée. Elle fit tourner la liqueur sur sa langue trois fois pour en déguster les arômes, avant de le laisser couler dans son gosier, et déglutit à la toute fin. Elle se tourna alors vers Zorro et lui tendit la fiole.
"Vous savez boire le sièv?"
C'est donc assise sur un tronc d'arbre sur une petite colline surplombant le campement que Shion passa le début de sa nuit. Une fois le campement monté, elle remarqua que, dans son absence d'esprit, elle n'avait pas adressé un mot à Zorro qui, entretemps, était à ses côtés, debout. Elle jeta un regard dans sa direction, puis l'observa de la tête aux pieds, sans vraiment s'en cacher. Il ressemblait beaucoup à un Nordien, avec sa barbe noire, ses cheveux tressés, son teint pale et sa carrure. Les hommes de Meisa étaient, pour la plupart, plus élancés, plus gracieux dans leur forme. Si Zorro avait le corps pour tenir tête à un buffle, les Meisaiens avaient celui qu'ils avaient besoin pour lui échapper en pleine charge. Elle ne put s'empêcher de se demander combien de maîtresses le mercenaire devait avoir chez lui; s'il était assez aguerri pour que même son père lui confiasse sa sécurité sous une simple recommandation, il devait être quelqu'un de relativement respecté.
Elle fut tiré de sa rêverie aux exclamations bruyantes de Merk, qui encore une fois lui froissa les oreilles de sa voix et son ton raillard. Le regard de la princesse s'attarda alors sur le mercenaire, dont la raillerie avait accueilli les rires et l'embarras du cuisinier qui en faisait les frais. Ty Fu, qu'il s'appelait. Elle ne le reconnaissait pas, mais cela ne voulait rien dire; elle ne connaissait personne ici, de toute façon.
"Ph'yka", souffla-t-elle.
Un terme ashnardien pour décrire un problème, clairement adressé à Merk, même si celui-ci n'avait aucune chance d'avoir ni entendu sa voix ni perçu le mouvement de ses lèvres.
Elle ramena son attention vers Ty Fu qui l'approcha avec son chaudron. Elle tourna la tête un moment, plongeant sa main dans son petit sac de voyage, et en tira une petite écuelle en fer poli, ainsi qu'une cuillère en argent, avant de se lever et de lui tendre pour qu'il puisse la remplir. Elle lui adressa un sourire quand il mentionna son titre, mais leva doucement un doigt à ses lèvres, pour lui rappeler que son titre devait rester sous silence.
"Merci, maître Ty," dit-elle avec une voix douce.
Il mentionna alors quelques gâteaux, qu'il aurait confectionné pour elle. Au milieu de sa phrase, il se fit de nouveau interrompre. La princesse vit le regard nerveux de Ty Fu, qui ne prenait visiblement aucun plaisir à se voir ainsi accusé de comportement inapproprié, et surtout d'être embarrassé devant une femme.
Elle s'approcha alors de lui, et passa une main derrière sa nuque pour l'attirer plus près et posa sur sa joue un baiser glacé, avant de lui adresser un nouveau sourire.
"Des gâteaux, maître Ty?" fit-elle avec une voix plus claire, pour être sûr qu'elle soit entendue. "Ma foi, charmant, galant et attentionné, un homme comme il n'en fait plus."
Et elle lui en fit un second, sur l'autre joue, avant de s'approcher de son oreille et d'y souffler un conseil.
"Trois gouttes de parapan et ils ne vous ennuieront plus, maître Ty. Ils n'oseront même rien dire."
Le parapan était un légume sauvage trouvé aisément sur les plaines de Meisa. Consommé seul, il ne représentait rien d'autre qu'un légume sans intérêt. Pour les Meisaens, c'était même un met régulier rajouté au repas. Pour des étrangers, cependant, l'huile qu'il contenait, une fois chauffé, devenait assez fort pour faire monter les larmes aux yeux de l'homme le plus adepte aux saveurs du monde. Il était souvent utilisé par les Meisaennes pour jouer des tours aux voyageurs.
Elle se détourna du cuisinier avec un sourire, avant de reprendre sa place sur le tronc d'arbre et de regarder Zorro. Elle le convia donc à s'assoir à son côté, tapotant le bois pour qu'il prenne place. Elle croqua dans un premier instant dans le pain à l'ail encore chaud, puis se tourna vers son écuelle, y trempa sa cuillère qui trancha le poisson comme du beurre, et le porta à ses lèvres. À peine eut-elle retiré la cuillère qu'elle émit une petite plainte de douleur, avant d'ouvrir la bouche et souffler; le repas était encore trop chaud. Elle s'éventa les lèvres de sa main libre, soufflant la bouche ouverte pour refroidir sa bouchée, avant de l'avaler, et se rendit compte qu'elle avait exposé le pauvre mercenaire à la vue de son repas mâché.
Elle rougit un brin et détourna les yeux un moment, cachant sa bouche pour quelques secondes, le temps de souffler un peu, et de reprendre une autre bouchée, cette fois-ci en s'assurant de souffler sur le bouillon brûlant pour le refroidir.
Elle regarda de nouveau vers Zorro et lui sourit.
"Dites-moi, Zorro," fit-elle en se tournant vers lui, son genou frôlant le sien presque par inadvertance. "Vous parlez fort bien pour un mercenaire. On pourrait presque croire que vous avez reçu une éducation."
S'il n'était pas impossible pour Zorro de comprendre cette phrase de travers, ce n'était pas une insulte. Recevoir une éducation était normalement réservé aux riches marchands et aux membres de la noblesse, et beaucoup de gens ayant reçu ce genre d'instructions auparavant tâchaient très souvent de le cacher. Parfois, certains mercenaires pouvaient avoir une certaine éducation lorsqu'ils se retrouvaient souvent mêlés aux affaires de la politique et de la noblesse, ne serait-ce que pour éviter de faire une bourde qui risquerait de les voir perdre leurs bourses, à monnaie ou autre, dépendant de la faute.
Elle prit une autre bouchée de son repas, avant de tirer un flacon de son sac de voyage, l'ouvrir et en prendre une gorgée. Elle fit tourner la liqueur sur sa langue trois fois pour en déguster les arômes, avant de le laisser couler dans son gosier, et déglutit à la toute fin. Elle se tourna alors vers Zorro et lui tendit la fiole.
"Vous savez boire le sièv?"









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*est émue aux larmes et va calinouter ses trois amis !*
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. Et ne t’en fais pas, je t’abandonnerais jamais ma jolie Anéa, et je viendrais même chez toi me cacher pour protéger mes fesses des pieds qui veulent les rencontrer visiblement
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!)
alors, pour notre prochain tirage j’annonce…