Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Prélude / Thyia Tapsus - Avatar de l'Océan Etincelant
« Dernier message par Thyia Tapsus le Aujourd'hui à 19:28:15 »
Identité : Nom : TAPSUS
Prénom : Thyia
Âge : (apparence et réel) ~25 ans, ~ 200 ans. Je n’ai pas d’âge.
Mais si tu tiens à compter… alors compte les marées.
Sexe : Féminin
Race : Avatar
Sexualité : Hétérosexuelle

Physique :

Forme Humanoïde
Je ne respire pas comme vous.

L’air m’est tolérable, mais ce n’est pas lui qui me fait vivre. Ce qui circule en moi… est plus ancien, plus lent. Un flux silencieux, une marée enfermée sous ma peau. Si tu regardes assez longtemps, tu la verras. Elle ne se cache pas vraiment.

Au jugé, je mesure 1m75. Mon poids ? Il est inconstant. Oscillant entre une légèreté irréelle et une densité oppressante. Certains disent que je ne pèse rien. D’autres… qu’ils ont eu l’impression de porter l’océan.

Ma chair est pâle, presque translucide. Elle capte la lumière sans jamais la garder. Je ne brille pas… je réfléchis. Comme une surface d’eau immobile, juste avant qu’elle ne cède.

Mes cheveux ne tombent pas. Ils dérivent. Longs, clairs, animés d’un mouvement qui n’appartient pas à ce monde, ils flottent autour de moi comme s’ils refusaient toute contrainte. Même ici, même loin de l’océan… ils obéissent encore à ses lois.

Mes yeux n’ont pas été faits pour rassurer. Ils observent. Leur teinte change. Douce, parfois. Profonde, souvent. Et lorsqu’elle s’assombrit… ce n’est pas la lumière qui disparaît. C’est autre chose qui remonte.

Mon corps est marqué. Des formes sombres, mouvantes, parcourent ma peau. Elles ne sont ni tatouées, ni gravées. Elles vivent. Elles frémissent lorsque je me rapproche de ce que je suis réellement.

Mes mains, elles, trahissent toujours ma nature. Mes doigts sont fins, trop peut-être. Et à leur extrémité… des griffes. Subtiles. Presque élégantes. Translucides, comme du verre humide ou de la glace sombre. Elles peuvent caresser sans blesser… ou entailler sans prévenir.

Je n’ai pas besoin de choisir.

Et parfois, je cesse d’être entièrement solide.


Forme Abyssale
Il existe une version de moi que je ne montre pas. Pas par peur. Par nécessité.

Lorsque je cesse de contenir ce que les profondeurs ont laissé en moi… mon corps ne suffit plus.

Il se brise. Ma peau se délite en flux liquides, mes membres se déforment, s’étirent, se reforment. Mes contours disparaissent.

Je ne suis plus une silhouette. Je deviens une présence. Une masse mouvante. Une pression constante.
L’eau m’entoure. Même lorsqu’elle n’existe pas. L’air s’alourdit. Chaque mouvement devient lent, comme si le monde entier plongeait avec moi.

Et dans cette forme… je ne suis plus seule. Mes yeux ne sont plus uniques. Ils sont partout.

Et lorsque j’utilise le Rideau des Cauchemars sous cette forme, il ne se dresse plus. Il t’engloutit.


Caractère :

Je ne suis ni cruelle… ni bienveillante. Ces notions changent trop vite pour avoir de la valeur. Je suis cohérente.

Je n’agis jamais sans raison. Je ne protège pas sans nécessité. Chaque geste, chaque décision… suit une logique simple : révéler ce qui est enfoui.

Vous êtes fascinants. Pas pour votre force. Pas pour vos corps. Pour vos peurs. Vous les cachez. Vous les évitez. Vous les niez avec une obstination presque admirable. Et pourtant… elles vous définissent plus que tout le reste.

Moi, je ne détourne pas le regard. Je n’ai pas besoin de briser quelqu’un pour le vaincre. Il suffit souvent de lui montrer ce qu’il refuse de voir.

Certains s’effondrent. D’autres… avancent. Ceux-là m’intéressent. Je ne cherche ni reconnaissance, ni haine. Je n’en ai pas besoin. Mais je respecte ceux qui affrontent ce qu’ils sont réellement. Eux, je ne les noie pas.


Histoire :

Je ne suis pas née. Je me suis formée dans les profondeurs de l’Océan Étincelant. Là où la lumière ne descend plus. Là où les chants cessent. Là où le monde devient pression et silence.

Sa surface est un mensonge. Un voile de douceur.

En dessous… il n’y a que l’attente.

Je n’étais pas seule. Je l’ai compris le jour où quelque chose m’a trouvée. Je ne l’ai jamais vu entièrement. Personne ne le peut.

Mais j’ai senti son regard. Puis le fond s’est ouvert. Les ténèbres ont bougé. Et elles m’ont testée.
Ce n’était pas une attaque. Pas au début. C’était une épreuve. Des formes sont venues. Immenses. Fragmentées. Des tentacules, des masses, des choses trop vastes pour être comprises.

J’ai fui. Elles ont suivi. J’ai résisté. Elles ont insisté. Alors j’ai cessé de lutter… comme je le faisais. Et j’ai changé. Pour la première fois, j’ai laissé les abysses entrer en moi.

Mon corps s’est brisé. Et j’ai répondu. Je n’ai pas gagné. Je n’ai pas perdu. Mais elles se sont retirées.

Et depuis… je ne suis plus une proie.

Après cela, l’océan m’est devenu insuffisant. Trop calme. Trop prévisible. Rien ne résistait vraiment. Rien ne regardait jusqu’au bout.

Alors je suis remontée des abysses. Des récifs. Des rivages.

Vers vous.

Je ne cherche pas à dominer. Je cherche à être arrêtée.

Quelqu’un. Quelqu’un capable de traverser mes cauchemars… sans céder. Quelqu’un capable de voir jusqu’au fond. Et de ne pas fuir.

Autre :
Pouvoirs

Rideau des Cauchemars

Je dresse un voile d’eau dense, suspendu entre toi et moi.

Si tu le regardes… il te regarde en retour. Tu n’y vois pas une illusion. Tu vois ton illusion. La plus profonde. La plus enfouie. Celle que tu refuses de nommer.

Ton corps réagit comme si c’était réel. Ta peur aussi. Plus tu fuis… plus elle devient tangible.

Traverse-le, si tu en es capable.

Étreinte Cryo-Abyssale

L’eau m’obéit. Sa température… encore plus.

Je peux la rendre douce. Ou la transformer en froid absolu en une fraction de seconde. Geler la surface de ta peau. Ralentir ton sang. Immobiliser ton corps avant même que tu comprennes.

Le froid n’est pas une attaque. C’est une attente.


Corps Ondoyant

Je ne suis pas obligée d’être solide.

Les coups peuvent me traverser. Les formes peuvent se dissoudre. Je peux devenir fluide… et me reformer ailleurs.

Tant qu’il y a de l’eau, je ne suis jamais vraiment loin.


Appel des Profondeurs

Je peux recréer ce que j’ai connu. La pression. Le silence. L’écrasement lent des abysses.

Même hors de l’eau… tu peux te sentir couler. Et plus tu luttes… plus tu descends.


Faiblesse

L’eau me maintient. Sans elle… je décline.

Après quelques heures, mon corps se rigidifie. Ma fluidité disparaît. Mes mouvements deviennent imparfaits.

Après un jour… mes pouvoirs vacillent. Après plus encore… la douleur apparaît. Comme si quelque chose en moi… s’évaporait.


Possessions : ne possède ni monture ni habitation, pour le moment.

Comment avez-vous connu le forum ? Par Weyrith

Avez-vous des doublettes ? Allez savoir….
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Base Spatiale / Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le mercredi 18 mars 2026, 21:49:01 »
...

Dans l'histoire de la déveine, ceci constitue une nouveauté, c'est le moins que l'on puisse dire.

Adel prend quelques secondes entre deux tirs qui ne sont fort heureusement pas dirigés vers lui pour regarder le ciel. Plus précisément, les deux soleils ainsi que quelques étoiles qui sont visibles, même en plein jour.

Le champion subodore qu'il ne se trouve plus sur Terre, ou sur Terra. Ce sont les créatures qui se tirent dessus ainsi que sur lui de temps en temps, avec des armes qu'il n'a jamais vu auparavant. Oh, les projectiles lumineux qui sortent de ces canons ne dépareilleraient pas une armurerie Tekhane mais tous ces humanoïdes sont des hommes, et il a passé suffisamment de temps à recouper des renseignements sur les peuples terrans pour s'être rendu compte que les locales préféreraient encore complimenter sincèrement un mâle que de lui donner une arme. Encore que de toute façon, il ne sait pas réellement ce qui est possible ou non là bas, ses renseignements à ce sujet dépassent à peine le stade des rumeurs. De plus il ne sait pas vraiment si ces humanoïdes sont des hommes....ou s'ils ont un genre identifiable par un être humain. Il n'est pas pressé d'aller demander.

Aie, quelqu'un vient de se rappeler de son existence et l'un de ces laser a fait voler une écharde dans sa joue. Vite, il prononce une nouvelle fois la formule du sort de flash solaire avant de lever le bras. Les cris qu'il vient d'entendre lui font comprendre qu'il a visé juste, mais il a failli perdre quelques doigts par un tir perdu. Il change de couverture avant qu'ils ne se remette de ces émotions là.

Reprenons. Comment est-il arrivé ici. Ça il s'en souvient. Il s'était isolé dans les forêts entourant Seikusu pour créer un nouveau sort, pour pouvoir se protéger d'une menace hypothétique au lieu d'attendre de la subir en espérant qu'il apparaisse de lui-même dans son grimoire. Il y a toujours une part de risque mais il vaut mieux ça que de se faire surprendre.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que de s'évanouir dans un nuage de poussière d'étoiles pour réapparaître avec perte et fracas au beau milieu de ce qui semble être…en fait il ne sait pas mais ça implique deux groupes qui ont dégainés leurs armes. Seul des réflexes rapides et son premier sort de Flash solaire lui ont permis de se ménager du temps pour se planquer. Il a même réussi plus que cela semble-t-il, car un tir perdu a causé une explosion qui a visiblement emporté un ou deux "hommes", ce qui a poussé tout le monde à tirer sur tout le monde. En voilà de la chance dans sa malchance !

La question est : "Que faire?". Il pourrait détaler sur le champ, sauf qu'il n'y a que des champs rocailleux bizarre a perte de vue, et ces rocs ne sont pas assez pour se protéger des tirs. Même s'il survit à cette situation...il n'a aucune idée d'où il est. Et surtout, de comment revenir là où il se trouve.

Non, vraiment, il est dans de beaux draps.
3
Le silence s’installe après les mots de Franz. Pas un silence vide. Un silence qui clôt.

Séliane l’observe. Lorsque son interlocuteur évoque la nuit à venir, le travail, les vérifications… quelque chose en elle vacille. À peine. Une intention naît. Fragile, spontanée. Rester. L’accompagner. Ne pas laisser cette inquiétude grandir seule dans l’obscurité.

Ses lèvres s’entrouvrent. Puis rien. Son regard glisse un instant vers les arbres. Vers les feuilles qu’elle a apaisées sans les guérir. Vers cette dissonance toujours présente, tapie sous la surface du monde. Elle comprend. Ce n’est pas à elle d’imposer sa présence.

Alors elle revient à lui. Franz. Déjà ailleurs. Déjà en mouvement dans sa pensée. Elle incline légèrement la tête.
Très bien.

Sa voix est douce. Stable.
Je comprends.

Un battement suspendu. Puis, presque naturellement :
Si telle est votre volonté… Professeur Franz.

Le prénom s’insinue sans heurt dans la formule. Comme s’il avait toujours été là.

Le papillon interrompt son vol un instant. Mais la jeune femme, elle, ne relève pas.

Elle se détourne légèrement, prête à partir, avant d’ajouter :
Je serai sous cet arbre.

Son regard désigne celui qu’elle a touché. Celui dont les feuilles frémissent encore d’un souffle retrouvé.
Demain matin.

Pas d’heure. La professeure marque une pause, presque imperceptible.
Passez une… nuit productive.

Puis elle s’éloigne. Ses pas s’effacent sur la pierre chaude du patio. Le papillon la rejoint, décrivant une lente spirale avant de se poser sur son épaule. Et lorsqu’elle quitte la cour, quelque chose semble se retirer avec elle. Comme une ombre douce qui abandonne le jour.


La nuit passe. Et avec elle, la ville.

Seikusu ne dort jamais tout à fait. Mais entre deux battements, entre deux souffles urbains, il existe des instants suspendus, des heures où même les choses invisibles hésitent.

Séliane, elle, ne dort que peu. Au cœur de la nuit, elle marche. Silencieuse.

Elle revient vers le campus lorsque les premières lueurs de l’aube commencent à dissoudre l’obscurité. Le ciel est encore pâle, teinté de gris et de bleu lavé.

Les arbres l’accueillent. Ou peut-être est-ce elle qui les écoute. La fée s’arrête près de celui qu’elle a touché la veille. Sa main se pose à nouveau contre l’écorce. Un instant. Comme une vérification. Une écoute. Puis elle s’en détourne.


Un peu plus tard, dans un couloir encore à moitié endormi, Séliane s’arrête. Un élève est là. Seul. Assis sur un banc, un sac ouvert à ses côtés, des feuilles couvertes de schémas botaniques et de notes griffonnées. Ses yeux sont cernés, mais attentifs. Le genre d’élève qui observe plus qu’il ne parle.

Il lève la tête en la voyant. Hésite.
Professeure… ?

Séliane incline légèrement la tête.
Professeure Noctelume. Vous êtes matinal. Avez-vous cours avec moi ce matin ?

Ou en retard.” répond-il avec un sourire fatigué. "Mais oui, il me semble."

Un silence. Puis, avec une sincérité désarmante :
Vous connaissez… ce que mangent les professeurs, le matin ?

La question le surprend. Il cligne des yeux.
Euh… ça dépend ? Café, surtout. Beaucoup de café. Et… des viennoiseries, j’imagine. Pourquoi ?

Séliane semble réfléchir à la réponse comme à une donnée précieuse.
Merci.

Elle ne donne pas d’explication. Mais l’élève la regarde s’éloigner avec une légère perplexité. Comme s’il venait d’assister à quelque chose… d’un peu étrange.


Lorsque le soleil est enfin levé, la cour s’éveille lentement. Et sous le patio, près de l’arbre, Séliane est déjà là. Elle se tient debout quelques instants, immobile.

Puis, avec une précision tranquille, elle dispose ce qu’elle a apporté. Deux boissons chaudes. La vapeur s’élève lentement dans l’air frais du matin. À côté, quelques viennoiseries soigneusement disposées. Pas en désordre. Pas simplement posées. Présentées. Comme une offrande discrète. Ou un rituel dont elle aurait appris les gestes sans en saisir totalement les codes.

Elle s’assied ensuite. Non pas sur un banc. Mais au pied de l’arbre. Comme si sa place était là.

Le papillon vole doucement autour d’elle avant de se poser sur une branche basse.

Le campus commence à vivre autour. Des pas. Des voix. Des portes qui s’ouvrent.

Mais autour d’elle, quelque chose reste… légèrement à part. Comme si le temps s’écoulait différemment. Elle attend. Calme. Patiente.

Ses doigts effleurent distraitement l’écorce derrière elle. Et dans la lumière claire du matin, l’arbre semble un peu plus vivant que les autres. Presque imperceptiblement.
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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Jack Marston le mardi 17 mars 2026, 05:27:04 »
Il va falloir au moins 8 Je Vous Salue Marie après des pensées pareilles...
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Blabla / J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Saël Thorne le lundi 16 mars 2026, 19:03:48 »
Je sens que je vais finir par enfoncer 7 épées dans le corps de celui ou celle qui ose profaner le corps de ma b... La guerrière la plus douée que je connaisse !
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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Jack Marston le lundi 16 mars 2026, 00:24:36 »
Puis rire en trinquant pendant 6 au moins, oui!
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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Anéa le dimanche 15 mars 2026, 17:29:16 »
Ca insinue que vous allez vous casser la tronche pendant 5 minutes ?
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le dimanche 15 mars 2026, 12:28:58 »
Si on avait dit à Anéa qu'elle aurait le droit d'observer, ne serait-ce qu'un instant, le Prince des Trônes rougir, elle n'y aurait pas cru du tout. La jeune femme se serait mise à rire, prenant cela pour une vaste blague. Mais la vérité, c'est qu'il y avait là quelque chose de particulièrement perturbant, mais dans le bon sens. C'était comme si l'air ambiant avait changé...Pas un fracas céleste, pas une révélation divine, pas une bascule du monde. Juste...un déplacement infime ? Comme une pierre dans une rivière qui modifie très légèrement le courant...Ses prunelles glacées restèrent fixées sur Tsaphkiel alors qu'il détournait le regard, clairement gêné d'avoir été ainsi dévoilé. L'ancienne archange esquissa un sourire amusé, tout en haussant doucement les épaules, faussement innocente.

- Je suis une ancienne soldate. C'est normal que je fasse attention aux détails. Surtout de ce genre...

La demi-démone serait-elle un brin moqueuse ? Elle était plutôt attendrie par cette réaction des plus inhabituelles de la part du Prince des Trônes. Le gardien de l'Équilibre qui devenait tout rouge, perdre ainsi de sa contenance ne lui ressemblait pas, mais ce n'était pas déplaisant, bien au contraire.

Tout ce qu'il faisait aujourd'hui était...singulier. Sortant de l'ordinaire, même ses paroles étaient déconcertantes. Une petite pointe chaude brûla le corps de l'ancienne archange, là, juste derrière ses côtes. Anéa se pinça doucement les lèvres, pensive. Se faisait-elle des idées, ou bien, clairement, Tsaphkiel avouait-il que porter une cicatrice donnée par la jeune femme ne le dérangeait pas ? Cela sonnait presque comme s'il souhaitait garder une trace vive du passage de la déchue à même son corps, pour se dire qu'elle n'était guère un mirage. Devait-elle comprendre que le gardien de l'Équilibre serait prêt à se mettre en travers de la route des autres êtres célestes, juste pour protéger la demi-démone ? La demoiselle aux cheveux de jais secoua la tête pour reprendre ses esprits. Quelle imagination elle avait. Anéa devait arrêter de se fourvoyer. Le haut-ange délaissa le poigner de la jeune femme, celle-ci sentant alors un puissant blizzard la prendre.


- Tu ne pourras pas rester éternellement...

Ses yeux de glace n'arrivaient guère à quitter le corps de Tsaphkiel pendant qu'il s'échauffait à remettre ses vêtements, avec cette précision presque rituelle qui le caractérisait. Chaque geste était mesuré, exact, maîtrisé, comme s'il reconstruisait autour de lui l'armure invisible de sa fonction céleste. Pourtant, la jeune femme n'avait rien imaginé des choses précédentes : le rouge sur les joues du Prince des Trônes, la toute petite hésitation dans sa voix, la manière dont sa main avait quitté son poignet, dans un geste un peu trop long pour ne pas signifier quelque chose.

Anéa détourna finalement le regard, inspirant profondément l'air chargé de sel. Sa gorge, pourtant si serrée il y a peu, lui brûlait bien moins violemment désormais. Ou alors, peut-être qu'elle n'y faisait simplement plus attention. Un rire silencieux effleura son esprit. L'ancienne archange passa une main dans sa chevelure de jais, tirant sans douceur sur l'élastique qui la retenait en queue de cheval, libérant moult mèches sombres voguer aux aléas du vent. La jeune femme passa une main dans ses cheveux pour les dégager de son visage. Ses doigts laissèrent une trace sombre de sang séché sur sa tempe, mais elle n'y prêta pas attention. Elle plissa légèrement les yeux, observant l'horizon, revenant ensuite sur le haut-ange. Tsaphkiel était toujours là, toujours droit, toujours imposant, et pourtant...étrangement plus humain que quelques minutes plus tôt. Cette pensée la troubla plus qu'elle ne l'aurait voulu.

La guerrière prit le temps de ramasser ses armes et de les accrocher à sa taille, puis elle se redressa lentement, les bras au dessus de sa tête, pour s'étirer. Lorsqu'elle les laissa retomber, ses grandes ailes dans un blanc terne et aux pointes assombries se déployèrent, libres à nouveau. Anéa fit quelques pas en direction du gardien de l'Équilibre, écrasant sur son passage des fragments de coquillages et de sable humide.


- Suis-moi, ne traîne pas. On passera par mon balcon pour éviter qu'on nous voit en sang. Cela a beau être Seikusu, ça n'en reste pas moins le Japon. Enfin, la Terre. Plus tatillon que sur un autre plan...Bref.

Anéa ne tergiversa pas plus. Une simple impulsion de ses cuisses et la voici voguant à travers ce ciel qu'elle n'appréciait plus vraiment. Le voyage se fit dans le silence, comme à l'aller. Il lui arrivait de regarder par dessus son épaule si Tsaphkiel était toujours derrière elle. L'instant ne fut guère long en réalité. L'ancienne archange aperçut enfin son balcon, bien en hauteur. Elle s'y posa avec toute la délicatesse qu'elle pouvait avoir, scrutant rapidement autour d'elle et fit disparaître ses appendices qui lui rappelaient les Cieux dont elle ne faisait plus partie. La jeune femme fouilla dans l'une de ses poches et trouva ses clés, ouvrant finalement la porte du balcon pour rentrer dans sa cage de solitude...

- Tu sais...Si quelqu'un m'avait dit il y a des siècles que je me retrouverais à inviter le Prince des Trônes chez moi, je lui aurais ri au nez avant de lui mettre mon poing dans la figure.

Bien qu'elle passa la première, la jeune femme fit un signe de tête, invitant de ce fait le gardien de l'Équilibre. Même si l'appartement d'Anéa paraissait plutôt modeste, il ressemblait à un petit cocon soigneusement dessiné, où chaque espace mêlait confort, douceur et modernité. Si les deux anges étaient passés par la porte d'entrée habituelle, Tsaphkiel aurait pu découvrir un petit hall élégant, habillé d'un sol clair aux veines marbrées. C'était un espace de transition, discret, qui menait naturellement vers le cœur de l'appartement.

Sur la première porte à gauche se trouvait là, la salle de bains. Discrète mais fonctionnelle, on y trouvait un lavabo, des toilettes, et une baignoire assez grande pour qu'elle puisse s'y allonger de tout son long. Quant à la deuxième porte, celle-ci donnait à une chambre des plus basiques. Elle dégageait là une atmosphère paisible. En son centre se trouvait un énorme lit double, un king size pour ainsi dire, seul luxe que la guerrière s'était permis. Un petit bureau se trouvait au fond de la pièce, avec à côté, un petit fauteuil entouré de verdure pour servir de coin lecture, peut-être.

De l'autre côté de l'appartement, à droite de l'entrée, la cuisine s'organisait avec simplicité et efficacité le long du mur. Les surfaces étaient épurées, bien qu'avec un peu de vaisselle sale traînant dans l'évier. Il n'y avait guère de réel endroit pour dîner, mais un comptoir relié à la cuisine servait là de table à manger, et cela suffisait amplement à la jeune femme. De toute manière, elle n'en voyait pas l'utilité, elle ne recevait personne chez elle, la solitude étant sa seule compagnie.

En avançant, prônait là le salon, un espace chaleureux baigné par les tons du bois et des textiles doux. Un canapé gris profond s'étirait le long du mur, accompagné d'un petit fauteuil jaune qui apportait une touche lumineuse. Au centre, une table basse aux formes arrondies reposait sur un tapis clair, comme un îlot de calme au milieu de la pièce. Ce que les deux anges avaient foulé en arrivant n'était qu'un petit balcon mais représentait là le petit coin tranquille que préférait Anéa. Quelques plantes s'étendaient le long du mur, entourant une petite table et des sièges confortables. Un autre canapé était là pour se reposer, un endroit pour prendre l'air, boire un verre ou simplement laisser filer le temps à observer le ciel.

Anéa pointa une porte, non loin de l'entrée, désignant par ce fait la salle de bains. Elle donnait presque la sensation de vouloir se débarrasser de cet être céleste, rien que quelques minutes.


- C'est par là. Prends une douche. Pendant ce temps-là, j'vais voir si j'ai pas des fringues qui traînent pour toi. J'irai après toi, et ensuite, j'te soignerai.

Il devait peut-être rester des habits de passage de connaissances ou d'amants furtifs, ou bien même de déguisements...Qui sait ? Anéa n'en était même pas sûre.
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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Weyrith le dimanche 15 mars 2026, 01:21:38 »
Négociations à quatre bras !
10
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Anéa le dimanche 15 mars 2026, 00:38:40 »
Ca va péter, j'le sens venir à 3 kilomètres !
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