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Bureau de la direction et infirmerie / On joue la survie des Terriens, rien que ça ! -- Franz & Séliane
« Dernier message par Séliane Noctelume le mardi 10 mars 2026, 22:31:06 »Séliane observe Franz pendant qu’il parle. La rapidité de son raisonnement. La manière dont les conclusions s’assemblent dans son esprit comme les pièces d’un mécanisme ancien. Lorsqu’il termine, le silence revient doucement sous le patio.
Les feuilles des arbres frémissent dans la cour.
Le papillon quitte son épaule et descend vers les branches basses, comme attiré par quelque chose d’invisible. Séliane suit son vol des yeux.
Puis elle murmure simplement :
“Je vois.”
Son regard glisse vers les arbres que Franz vient de désigner. La professeure ne semble ni surprise… ni rassurée.
Un instant passe. Puis, au lieu de répondre immédiatement à la question, elle s’avance. Ses pas sont silencieux sur les dalles du patio. La lumière de l’après-midi filtre à travers les feuillages, dessinant sur sa silhouette des éclats mouvants.
Le papillon vole devant elle comme pour lui montrer le chemin. Arrivée près du premier arbre, elle s’arrête. La main de la jeune professeure se pose lentement contre l’écorce. Le geste est simple. Presque tendre. Mais quelque chose change dans l’air. Très légèrement. Rien de spectaculaire. Plutôt… une respiration plus profonde du lieu.
Ses doigts glissent doucement le long du tronc comme si la fée cherchait à apaiser une douleur invisible.
“Pauvres choses…”
Le murmure est si bas qu’il pourrait presque être destiné aux feuilles elles-mêmes. Pendant quelques secondes, elle reste ainsi, la paume posée contre l’arbre. Et si Franz observe attentivement, il pourra voir les feuilles les plus proches frémir d’une manière étrange. Pas sous l’effet du vent. Comme si la sève répondait à un appel oublié.
Une fatigue ancienne semble se relâcher dans les branches. Pas guérie. Mais… soulagée.
Le papillon se pose sur l’écorce juste au-dessus de sa main, ses ailes translucides capturant la lumière. Séliane retire finalement sa main. Très lentement. Elle ferme un instant les yeux, comme si elle écoutait encore quelque chose que les humains ne perçoivent pas.
Puis elle se tourne de nouveau vers Franz.
“Vous avez raison sur un point.”
Sa voix est calme.
“Ce qui perturbe cet endroit… n’est pas naturel à ce monde.”
La fausse humaine observe les arbres autour d’eux. Puis elle reprend :
“Mais les portails ne sont pas toujours… visibles.”
Un léger silence. Son regard s’élève vers la cime des arbres.
“Parfois, ce sont seulement des points de passage.”
Elle réfléchit. Puis répète doucement la question qu’il vient de poser :
“Combien…”
Ses yeux se ferment. Juste un instant. Une inspiration lente. Et quelque chose d’invisible se déploie autour d’elle. Pas une lumière. Pas une aura. Plutôt une sensation étrange. Comme si le fil des événements autour d’eux venait d’être effleuré.
Le papillon se met à voler nerveusement autour de sa tête. Les secondes passent. Deux. Trois. Puis la jeune femme vacille très légèrement.
Sa main se pose contre le tronc de l’arbre pour retrouver son équilibre. Lorsqu’elle rouvre les yeux, quelque chose a changé dans son regard.
Comme si la princesse venait de regarder trop loin.
“…plusieurs.”
Sa voix est plus basse. Elle fixe un point au-delà du campus, quelque part dans la ville.
“Trop pour être accidentels.”
Une ombre passe dans ses traits.
“Et certains…”
La professeure hésite. Comme si les mots refusaient de se laisser attraper.
“…ne sont pas encore ouverts.”
Le papillon revient se poser sur son épaule. Elle inspire lentement, retrouvant peu à peu son calme.
Puis Séliane regarde Franz. Cette fois avec une attention beaucoup plus directe.
“Vous avez parlé d’épicentres.”
Une pause.
“Montrez-les-moi.”
Ses yeux brillent d’une curiosité nouvelle. Mais aussi d’une inquiétude qu’elle ne cherche plus tout à fait à cacher.
“J’aimerais vérifier quelque chose.”
Un léger sourire apparaît enfin. Discret. Mystérieux.
“Avant que l’un d’eux décide de s’ouvrir pour de bon.”
Les feuilles des arbres frémissent dans la cour.
Le papillon quitte son épaule et descend vers les branches basses, comme attiré par quelque chose d’invisible. Séliane suit son vol des yeux.
Puis elle murmure simplement :
“Je vois.”
Son regard glisse vers les arbres que Franz vient de désigner. La professeure ne semble ni surprise… ni rassurée.
Un instant passe. Puis, au lieu de répondre immédiatement à la question, elle s’avance. Ses pas sont silencieux sur les dalles du patio. La lumière de l’après-midi filtre à travers les feuillages, dessinant sur sa silhouette des éclats mouvants.
Le papillon vole devant elle comme pour lui montrer le chemin. Arrivée près du premier arbre, elle s’arrête. La main de la jeune professeure se pose lentement contre l’écorce. Le geste est simple. Presque tendre. Mais quelque chose change dans l’air. Très légèrement. Rien de spectaculaire. Plutôt… une respiration plus profonde du lieu.
Ses doigts glissent doucement le long du tronc comme si la fée cherchait à apaiser une douleur invisible.
“Pauvres choses…”
Le murmure est si bas qu’il pourrait presque être destiné aux feuilles elles-mêmes. Pendant quelques secondes, elle reste ainsi, la paume posée contre l’arbre. Et si Franz observe attentivement, il pourra voir les feuilles les plus proches frémir d’une manière étrange. Pas sous l’effet du vent. Comme si la sève répondait à un appel oublié.
Une fatigue ancienne semble se relâcher dans les branches. Pas guérie. Mais… soulagée.
Le papillon se pose sur l’écorce juste au-dessus de sa main, ses ailes translucides capturant la lumière. Séliane retire finalement sa main. Très lentement. Elle ferme un instant les yeux, comme si elle écoutait encore quelque chose que les humains ne perçoivent pas.
Puis elle se tourne de nouveau vers Franz.
“Vous avez raison sur un point.”
Sa voix est calme.
“Ce qui perturbe cet endroit… n’est pas naturel à ce monde.”
La fausse humaine observe les arbres autour d’eux. Puis elle reprend :
“Mais les portails ne sont pas toujours… visibles.”
Un léger silence. Son regard s’élève vers la cime des arbres.
“Parfois, ce sont seulement des points de passage.”
Elle réfléchit. Puis répète doucement la question qu’il vient de poser :
“Combien…”
Ses yeux se ferment. Juste un instant. Une inspiration lente. Et quelque chose d’invisible se déploie autour d’elle. Pas une lumière. Pas une aura. Plutôt une sensation étrange. Comme si le fil des événements autour d’eux venait d’être effleuré.
Le papillon se met à voler nerveusement autour de sa tête. Les secondes passent. Deux. Trois. Puis la jeune femme vacille très légèrement.
Sa main se pose contre le tronc de l’arbre pour retrouver son équilibre. Lorsqu’elle rouvre les yeux, quelque chose a changé dans son regard.
Comme si la princesse venait de regarder trop loin.
“…plusieurs.”
Sa voix est plus basse. Elle fixe un point au-delà du campus, quelque part dans la ville.
“Trop pour être accidentels.”
Une ombre passe dans ses traits.
“Et certains…”
La professeure hésite. Comme si les mots refusaient de se laisser attraper.
“…ne sont pas encore ouverts.”
Le papillon revient se poser sur son épaule. Elle inspire lentement, retrouvant peu à peu son calme.
Puis Séliane regarde Franz. Cette fois avec une attention beaucoup plus directe.
“Vous avez parlé d’épicentres.”
Une pause.
“Montrez-les-moi.”
Ses yeux brillent d’une curiosité nouvelle. Mais aussi d’une inquiétude qu’elle ne cherche plus tout à fait à cacher.
“J’aimerais vérifier quelque chose.”
Un léger sourire apparaît enfin. Discret. Mystérieux.
“Avant que l’un d’eux décide de s’ouvrir pour de bon.”









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