Adel EsplanaIdentitéPrénom : Adel
Nom : Esplana
Sexe : Homme
Sexualité : Hétérosexuel, toutes les fois ou il en est venu à se poser la question
Race : Humain
Age : 25 ans
Profession/Occupation : Publiquement, messager (ou tout autre métier qui lui permet d'avoir une excuse pour être sur les routes, le cas échéant.) mais officieusement, il peut également apporter son aide en matière de surnaturel.
Description physiqueVous voyez un jeune homme, qui a atteint la vingtaine. Sa taille semble être aux alentours d’1m80, et en dépit de l’armure de cuir qu’il porte sur ses habits de voyage couleur de flamme et du sabre qui pend à sa ceinture, il n’a pas spécialement l’air d’être physiquement prêt pour échanger des passes d’armes. Des traces de brûlures sont présentes sur ses doigts, et si vous le voyez sans ses vêtements, vous verrez qu’il en a également un peu partout sur le corps, ainsi que de fines cicatrices, tous témoins de ses actions passées et démontrant qu’il a l’air, en fait, d’être capable d’échanger des passes d’armes, voire davantage.
Son visage fin est encore jeune, et ses traits sont nets : pommettes saillantes et menton resté délicat alors qu’il s’est défini. Sa peau indique qu’il reste longtemps sous le soleil et la couleur de ses cheveux semble indiquer qu’un feu couve en dessous. Il a l’air d’examiner et d’évaluer tout ce qui l’entoure de ses yeux couleur ambre, larges et expressifs, chapeauté par des sourcils épais et arqués. Sous son nez droit se trouve des lèvres pleines, formant une ligne détendue mais ferme.
Il porte généralement ses humeurs sur son visage, tels des masques qu’il arbore selon les situations. La plupart du temps, il est attentif à ce qu’il fait, et le déranger dans ses tâches vous vaudra probablement une expression irritée. Si cette introduction ne vous donne pas envie de l’abandonner à ses occupations, il est possible qu’il se montre beaucoup plus sociable et capable d’intérêt et de sourires selon le sujet de la discussion.
Et, chose surprenante pour son gabarit, mais il peut se montrer étonnamment vif et endurant en cas de problème.
Dans l’ensemble, ses traits et ses attitudes peuvent laisser croire, aux dépends de tout le monde y compris lui même, qu’il possède encore la fragilité de la jeunesse, ce qui cache une simple vérité : même s’il n’a pas encore une idée définitive de comment y arriver, il a un but, et il ne s’en détournera pas.
Description mentaleIl est facile de dévoiler une bonne partie de sa personnalité puisqu’il ne la cache d’aucune façon.
C’est d’humeur studieuse que vous le trouverez la plupart du temps. Surtout si ce qu’il regarde ou lit est lié de près ou de loin au cosmos. Tenter de le déranger dans ses occupations à ce moment là vous vaudra une réponse bougonne à contre-coeur, voire de la colère si vous vous montrez stupide, mauvais ou injuste.
Il ne fait pas que regarder ce qui l’intéresse, il aime en parler aussi, et tout sujet qui l’intéresse le fera se montrer sincèrement curieux. Et non, ne craignez pas qu’il se mette à vous évangéliser si la discussion dérive sur la cause qu’il championne. Il ne se considère pas comme un prêtre, et n’a d’ailleurs pas d’interdits qui ne viennent pas de sa propre personnalité.
D’ailleurs, il ne faut pas croire qu’il n’est qu’un rat de bibliothèque enragé. Les bribes de savoir qu’il a accumulé au cours de ses pérégrinations lui ont fait accepter qu’on ne peut pas faire quoi que ce soit de l’existence si l’on refuse d’en faire partie.
Et c’est avec plaisir qu’il ira se distraire quand il pense qu’il n’avancera pas davantage dans ses recherches pour le moment. Il n’est d’ailleurs pas rare de le voir participer à des festivals ou à tenter sa chance dans divers jeux de tavernes, par exemple. Tout en se rappelant qu’il refuse de se départir de ses possessions les plus chères, n’est ce pas ?
Tout ces traits de caractères se voient sur son visage puisqu’il a rarement le besoin de les dissimuler, mais également dans ses gestes. Qu’il se gratte la tête de façon plus ou moins frénétique selon son degré de perplexité, ou qu’il sourit quand il a l’impression d’apprendre quelque chose d’intéressant, surtout en discussion avec quelqu’un, ou quand il se mord la lèvre quand il a peur, souvent d’apprendre quelque chose sur son but qui le rendrait indigne d’être poursuivi...ou quand il serre les dents et plisse le visage quand il est furieux ? Non...non non, si les signes de sa frustration ou de son agacement n’ont rien d’anormaux...sa colère, sa rage est à l’image du monde qu’il a quitté. Froide comme les brumes, et complètement dissonante de la chaleur et des flammes dont il ne va pas tarder à s’entourer...
N’étant pas nécessairement d’un naturel héroïque puisque désireux d’accomplir les objectifs qu’il s’est fixé, il est néanmoins susceptible d’aider les gens dans des problèmes ordinaires, voire extraordinaire si celui-ci lui fait bouillir le sang et/ou s’il persiste à lui nuire personnellement, que ce soit en s’appropriant ses affaires ou en cherchant à lui faire du mal ou à se mettre en travers du but qu’il s’est donné.
Ah, mais il est vrai que ces buts n’ont pas été développés jusque là. Retrouver et détruire les fragments de la lame qui ont estropié l’Entité qu’il a juré de servir, reconstituer les domaines et les enseignements de celui ci, et réparer son univers.
...il n’a aucune idée de comment s’y prendre pour accomplir ces tâches titanesque, ni de si une seule vie suffit pour y arriver. Mais...c’est pour ça qu’il arpente ces routes, qui se sont révélées interplanaires, n’est ce pas ? Il ne cédera pas au désespoir.
Il refuse de céder au désespoir. Peu importe ou, voire sur qui il doit marcher, ce monde brisé qui est le sien cédera la place à un monde uni, et radieux.
Un monde qui connaîtra enfin la prospérité et l’unité qu’il mérite.
HistoireJe suis né dans un monde de ruines et de secrets. Un monde de brumes.
Je sais que cela ressemble à une phrase prétentieuse mais ce que je viens d'écrire est tout à fait vrai. Le ciel de mon monde est presque toujours couvert de nuage, la vision du soleil un évènement rare - et cruel puisque nous ne pouvons pas le regarder - , et le temps est presque toujours à la brume. Et cette brume n'a rien de normal, puisqu'elle perd les gens. Quelque fois, ces âmes égarées se retrouvent simplement sur un autre chemin à quelques mètres, quelques fois à un endroit qu'ils ne pourraient rejoindre aussi vite de façon normale. Quelque fois, on ne les retrouve jamais.
Et bien entendu, cette brume cache de nombreux dangers. Bien entendu, ces dangers peuvent être classiques : banditisme, guerres, vilenie ou attaque d'animaux. Parfois, ils sont beaucoup moins normaux. Des créatures uniques, des personnes revenues d'entre les morts, des secrets qui rendent les gens malades - mentalement ou physiquement - ou même des reliquat de ce que je sais être maintenant des restes d'anciennes divinités qui manipulent et tordent la réalité d'une façon qui rend tout autre sort funeste préférable.
Quant aux ruines? Elles sont partout. Des ruines de cités, d'anciennes bibliothèques, des temples en ruines, des observatoires qui ne contemplent plus que l'oubli et la brume. Des ruines qui sont aussi bien sur la terre qu'en dessous, voire même sous le niveau des océans, impossible à rejoindre. Des ruines qui servent parfois de point de départ à la colonisation des clans....quand elle ne servent pas de repaire à des bêtes innommables ou à des déformations de réalité aberrantes.
Pourtant, je mentirais si je disais que ma naissance fut l'un de ces évènements mystérieux qui bouleversa ce monde. Bien au contraire. Fils d'un forgeron au passé de caravanier, qui a eu le bon sens de tout quitter après avoir amassé un bon pécule plutôt que de tenter sa chance une fois de trop, fils d'une mère qui parvient à maintenir notre foyer à elle toute seule, et qui refuse de parler de son propre passé. Je me suis toujours dit que de le savoir serait ma seule et plus significative rencontre avec l'étrange. Comme je me suis trompé...
Mon enfance aussi fut loin d'être anormale. J'ai eu un petit frère, je jouais avec les autres enfants en écoutant les parents quand ils nous disaient de revenir avant la tombée de la nuit et de ne pas s'éloigner de la maison sans un adulte responsable. J'ai appris beaucoup de choses, et vite en plus. Marcher et parler, bien entendu. J'ai même appris à écrire grâce aux contacts de mon père et à son argent. J'ai appris à manier un sabre pour me défendre, et me suis enseigné à moi même comment lancer des couteaux. Et j'ai appris l'art de mon père, la forge.
Quand j'y pense, cependant, j'ai toujours eu une affection particulière pour les étoiles, la lune et le soleil. Tout jour ou la couverture de nuage qui étouffe ce monde était percée et laissait entrevoir les astres était un bon jour pour moi. Peut-être était-ce là un signe que j'étais trop jeune pour identifier. Ou alors c'est une coïncidence.
Toujours est-il que j'ai eu une enfance somme toute assez normale, et je semblais destiné à une vie que le serait tout autant pour peu qu'une monstruosité ne fasse pas de moi son dîner.
Il se trouvait simplement que ma destinée a eue l'élémentaire courtoisie d'attendre que j'atteigne l'âge adulte avant de frapper.
Cela commença un jour après mes 18 ans. 23 jours avant que je ne sois ouvertement un forgeron aux côtés de mon père. Je devrais dire "une nuit", plutôt, puisque c'était des rêves. Des rêves beaucoup plus vivaces, beaucoup plus réels que tous ceux que j'avais fait. Des rêves de ce qui se trouvait au delà des nuages, du cosmos dans lequel je flottais sans m'étouffer, ou geler. D'étoiles qui passaient autour de moi, du soleil que je pouvais contempler dans sa spectaculaire immensité sans m'aveugler, de la lune sur laquelle je m'étais allongé. De flashs lumineux et d'actions impossibles à discerner entre chaque décor. Des réponses à des questions que je m'étais posé. De lueurs filantes que je prenais pour d'autres étoiles, mais, à regarder de plus près, possédaient des plumes enflammées. De la création.
Puis, à un moment, le miracle se mit à trépasser. Les étoiles mouraient, le soleil implosait, la lune se brisa et ses morceaux n'eurent même pas le temps d'anéantir mon monde en tombant dessus puisqu'il explosa de lui même, pendant que je dérivais vers un trou noir, dans lequel je reposais. Dans l'obscurité la plus totale, désespérante, absente de vie. Absente de sens, également, et l'impression que tout ceci n'était absolument pas naturel.
La première fois que je me suis réveillé, je pensais que j'avais fait un cauchemar. Les deux fois suivantes, j'ai compris qu'il se passait quelque chose.
Évidemment, quand ce genre de chose arrive, il faut s'empresser de savoir ce qu'il se passe exactement. Ceci, plus le fait que de partir explorer un peu la contrée et que mon petit frère est aussi intéressé par la forge que moi, fit que mon père accepta de me laisser partir consulter des sages, et me confia son arme. Nanti d'autant d'équipement que je pouvais me permettre de prendre, je suis parti consulter le clan local. Puis un autre. Puis à découvrir ce qu'un autre encore, massacré dans sa totalité, avait découvert, et si c'était lié à leur mort ou non. Je suis allé dans des bibliothèques remises en état et que je pouvais consulter en échange de services plus ou moins légaux - mais certainement pas plus vils ou dégradant que je ne pouvais tolérer, il y a toujours plusieurs moyen d'arriver à ses fins de toute façon -, et dans des ruines que je suis allé explorer à la lueur de ma lanterne et à la pointe de mon arme.
J'écrivais des lettres quand j'étais incapable de repasser par chez moi, mais plus je découvrais et apprenais ce qu'il se passe, plus j'avais soif d'apprendre et de découvrir davantage, et mes proches virent de plus en plus cela, peut être à juste titre, comme une obsession. Pourtant, il fallut 4 ans de pérégrinations pour que cette tension explose. Encore une fois, juste après un anniversaire, celui de mes 22 ans. Des cris furent échangé, des arguments martelés de part et d'autres, sans parvenir à faire fléchir quiconque. Et un rêve, beaucoup plus prenant et qui laissa entrevoir quelques éléments supplémentaires, acheva de me faire prendre la décision qu'au fond, j'avais déjà pris.
Ce qui ne veut pas dire que je ne me sens pas coupable quand j'ai quitté la maison pendant la nuit, et pour de bon.
Je n'ai pas découvert le bon chemin tout de suite après mon départ définitif, cela dit. Il m'a encore fallu un an avant que toutes ces notes prises, ces informations consignées et ces codes déchiffrés ne parviennent à me diriger vers une île en particulier, qui n'est pas indiquée sur une quelconque carte récente. Comme elle n'était pas sur les chemins maritimes les plus fréquentées, et que la brume pouvait par conséquent envoyer les marins dans de sombres abysses d’où ils ne repartiraient jamais, j'ai dû faire appel à des contrebandiers suffisamment braves pour défier les dangers de ce monde en leur faisant miroiter les possibles trésors de cette île.
Malheureusement les promesses ne suffirent plus, et j'ai été enfermé dans la cale du navire, sans mes possessions. Au désespoir, je pensais que mon aventure se terminait ici, et le temps, tempétueux, était au diapason de mon humeur. Puis, j'ai entendu des clameurs, des rugissement et des bruits de combats qui m'ont fait comprendre qu'un monstre marin a surgi des flots. Je n'ai pas eu le loisir de savoir ce qui est arrivé par la suite, car j'ai été projeté sur la paroi du navire et j'ai perdu conscience.
Je me suis réveillé sur la berge d'une île montagneuse, trempé et sans mes affaires mais indemne, et avec la certitude que je me trouvais à un endroit crucial pour espérer comprendre ce qu'il se passe, malgré le fait qu'il s'agisse d'une île ensoleillée, c'est à dire une île dont les dangers n'ont d'égal que la beauté magnifiée par un soleil qui perce perpétuellement à travers un trou dans les nuages et qui attire pourtant les créatures les plus féroces sur ses plages. Pourtant, l'exploration de cette île fut paisible, ce qui est en soi une anomalie, mais j'ai choisi de persévérer, puisque je n'avais pas le choix de toute façon. Au sommet de cette montagne se trouve un temple abandonnée et pourtant bien moins endommagé que les autres ruines que j'ai pu explorer jusqu’à présent, quelque chose qui aurait dû m'interpeller mais j'étais trop excité par ma découverte sur le moment. Par contre, je me souviens m'être stoppé, une fois rentré dans la cour de ce temple, pour contempler la statue d'un oiseau dont le sculpteur à réussi à communiquer l'idée que son plumage est en feu, et une sphère en ambre était logée dans son bec.
L'exploration du temple lui même a porté ses fruits.
Après une semaine d'études, de vérifications et de doutes, j'ai décidé d'accomplir ce rituel. Tout était déjà présent en quantités suffisantes, ce qui me fait supposer que les prêtres de ce temple tentaient de communiquer avec leur dieu lorsque ce qui s'est passé est arrivé. Je me souviens qu'il y a eu quelques secondes de flottement lorsque je l'ai exécuté...puis je me suis endormi sur le champ. Le rêve que j'ai fait ce jour là était le plus réel de tout ceux que j'ai pu avoir depuis le début de mes tracas, et bien qu'il soit trouble et décousu, il m'a donné les explications que je cherchais.
J'ai vu le monde d'avant, pleines de civilisations vastes, d'entités nombreuses et variées et d'un panthéon de dieux qui présidaient aux affaires de ce monde. J'ai vu les disputes qui les ont séparés dégénérer en guerre, et j'ai vu ces dieux prendre positions et combattre par l'intermédiaire des mortels, puis entre eux pour venger des affronts que mêmes les mortels auraient jugés vains. J'ai vu ceux qui ne contribuaient pas à cette folie, dont celui qui j'ai suivi durant une partie de ma vie, celui qui a exploré l'univers et crée mon monde échouer à ramener la paix, ou s'en laver les mains. J'ai vu d'autres dieux, attirés par l'énergie dégagée par toute cette fureur, intervenir et prendre également position de part et d'autre, parce que tel était leur devoir, parce que tel était leur bon plaisir ou parce que leur raisonnement échappent à toute logique compréhensible. J'ai vu toutes ces énergies déchirer l'univers. J'ai vu les étoiles être lancées comme de vulgaires cailloux. J'ai les planètes se percuter et voler en éclat. J'ai vu le soleil mourir. J'ai vu les règles naturelles de ce monde se tordre, la vie et la mort échapper à toute logique et le temps sauter ou reculer d'une seconde à l'autre. Je pense que je suis devenu fou à un moment, et que je suis redevenu sain d'esprit après, mais je n'en sais réellement rien du tout.
J'ai vu le Phénix essayer de se sacrifier pour sauver tout ce qui existe. Et j'ai vu l'avatar d'un dieu, je ne sais encore lequel, le poignarder et être dispersé en retour, l'arme qu'il a utilisé exploser si fort que les morceaux se sont dispersés dans d'autres dimensions. J'ai vu cet être extraordinaire à peine réussir à reconstruire suffisamment mon monde pour être très relativement habitable avant de tomber dans ce qui peut s'apparenter à un coma, ses rêves étant la seule chose qui perdurent encore, et qui sont venus à moi pour une raison que j'ignore.
J'ai vu tout ceci, et j'ai décidé de le servir.
Je n'ai pas eu réellement le temps de découvrir ce qui a changé en moi depuis mon réveil, car je me suis précipité dehors en entendant des bruits de pierre qui s'effondrent. J'ai vu que la statue du phénix serti d'ambre s'est brisé et le lieu devenir progressivement aussi inhospitalier que le reste de ce monde brisé. Je ne pouvais pas rester plus longtemps, pas même pour étudier plus avant ce qui m'a été donné. J'ai rassemblé toutes les choses importantes que j'ai recueilli dans ce temple, et je les chargé à bord d'un petit bateau de pêche.
Il ne m'a pas fallu longtemps avant d'être cerné par la brume. Tout ce que je pouvais faire, c'est d'allumer la lanterne et de naviguer droit devant. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé à voguer à travers cette brume, dans un froid qui se faisait de plus en plus glacial, et je me suis dit que ce devait être ce qu'ont ressenti ceux qui se sont perdus. Je n'ai pas honte de dire que je me pensais perdu également, dans tous les sens du terme. Mais au final, j'ai émergé non loin d'une berge, vers laquelle je me suis dirigé pour jeter l'ancre. Je ne reconnaissais pas cet endroit. Je n'avais aucune des différentes impressions ou indices qui me font dire qu'il s'agissait de mon monde. Pour autant que je sache, je ne le reverrais jamais. Mais j'ai le sentiment que je suis toujours sur le chemin que je dois arpenter.
J'ai passé deux autres années à survivre dans ce monde. Ces mondes, il se trouve. Des mondes reliés entre eux. Cette simple idée est simplement ahurissante, même par rapport à ce que j'ai vécu jusque là. Des mondes ou les avancées sociales et techniques sont aux antipodes l’une de l’autre, y compris entre deux nations au sein d’un seul monde. Mais aussi et surtout, des gens et des créatures qui viennent de mondes complètement différents! Ce qui veut dire qu'il est possible de voyager dans leur monde! La tâche que le Phénix m'a donné me parait soudainement moins improbable, mais est devenu vaste à un point qui défie l’entendement..
Cela étant, il y a une raison pour laquelle je couche ce résumé de ma vie sur ce parchemin. Il est fort possible que j'échoue, ou que je meure. Il est possible qu'une vie ne suffise pas à faire ce que j'ai à faire, et si le Phénix a prévu des contingences pour ces scénarios, je ne les connais pas. Peut-être est-ce à moi de les créer. Je n'abandonnerais pas, c'est certain. Mais si vous tombez sur ce récit, cela veut dire mon aventure est arrivée à son terme.
Ou que j'ai perdu cette misérable peau de mouton, ce qui est toujours possible.
Mais je vous en prie, continuez mes recherches. Ce que j'ai vu, personne ne mérite de le subir. Et si c'est arrivé une fois, cela peut arriver à nouveau.
Et c'est peut être vous qui disparaîtrez dans les brumes.MoyensIl serait difficile de décrire ce dont Adel est capable sans parler des reliques qu’il garde avec lui. L’on commencera par préciser que ces objets sont extrêmement résistant à l’idée d’être séparé de lui. S’ils devaient l’être, Adel saura toujours instinctivement ou ils se trouvent. S’ils sont volés dans le but d’être utilisés, leur poids augmentera peu à peu au point d’être impossible à manier par quelqu’un d’autre qu’Adel (ou quelqu’un qui facilitera leur retour à ses côtés). S’ils venaient à être détruits (ce qui peut être difficile, ils sont plus solides qu’ils en ont l’air), ils reviennent à ses côtés intact, le lendemain. Toute tentative d’attaquer, subvertir, muter ou voler ces liens, les fera disparaître temporairement (de même, ils reviendront le lendemain.), ce qu’Adel devinera être une attaque contre lui.
Une telle résistance peut paraître surprenante mais le dieu Phoenix à investi une grande partie de l’énergie qu’il a récupéré durant des millénaires de coma pour créer les outils de son champion et s’assurer qu’ils ne soient pas pris par le premier venu.
Mais quelles sont ces reliques ?
La première, c’est le sabre. Cet objet peut servir de support pour ses sorts, recevoir ses enchantements et est bien entendu fonctionnel quand il s’agit de se battre. Autrement, il n’a pas d’utilité apparente, si ce n’est qu’il est étonnamment solide en dépit de son apparence âgée.
Le second, c’est le tome. C’est de là qu’Adel reçoit ses sorts et ses rituels. Quoiqu’il peut noter tout sortilège qu’il crée lui même, certains évènement peuvent amener ce tome à créer ou à modifier des sorts de lui même, quoiqu’ils peuvent être au-delà de la portée d’Adel sur le moment.
Le troisième, c’est la lanterne. Quoi qu’elle a besoin d’une source de feu, la flamme de celle-ci éclaire fort bien, même quand elle est sur le point de mourir. Elle ressemble d’ailleurs beaucoup à un petit soleil. Lorsque cette lanterne est allumée et est à proximité d'Adel, celui-ci peut avoir des visions fugaces, généralement de ce qu’il devrait faire pour compléter ses objectifs, ou de potentiels futurs dangers. Ces visions se déclenchent généralement lorsqu’il voit, entend parler de, etc...évènements en lien avec ces dangers, et il en vient à les résumer en un mot. Bien entendu, il fait ce qu’il veut de ces visions, mais en général, il n’a pas de raison de ne pas leur faire confiance.
Grâce à ces reliques, Adel peut se battre à l’épée et jeter des sorts (en faisant attention à ne pas s’épuiser au point de ne plus être capable d’agir), et il a pris le parti de faire les deux. Son arsenal en matière de sortilège tourne autour des thèmes suivantes, par ordre d’importance :
- Protection : physique, mentale et guérison
- Malédiction : Entrave des sens, épuisement physique et mental et/ou manipulation de la température interne
- Attaque directe : Quelques sortilèges d’attaque pour ne pas être pris au dépourvu. Il favorise ceux qui peuvent surprendre son adversaire, plutôt que des attaques directes classique : détonation, incendie, recherche de chaleur...si cela peut surprendre l’adversaire, il prend.
Il peut potentiellement utiliser de grands sortilèges qui pourraient toucher des groupes entiers sur un vaste rayon, mais comme ce n’est ni sa spécialité, ni très pratique en combat, il ne le fait que s’il est sûr de ne pas être interrompu, mais aussi et surtout s’il est certain que ce sortilège résoudra définitivement le problème, car il est très probable qu’il se retrouve également à terre faute d’énergie.
Autant donc dire que cela arrive très rarement.
Et pour répondre à ses doutes quant à savoir comment il sera capable de poursuivre sa quête en une seule vie...il ne le sait pas, mais il se réincarne à sa mort. Un processus qui lave son âme de toute corruption ou modification hostile (qu’elle se trouve être bénéfique ou non) qu’elle puisse subir.
Cependant, comme seul reviennent à lui les traits de caractères et les mémoires relatifs à sa quête et qu’il est possible qu’il revienne à lui en un endroit inconnu et en un temps inconnu, autant dire que l’Adel qui existe actuellement est basiquement mort.
InventaireHormis ses reliques, il a généralement avec lui des couteaux de lancer un nécessaire de voyage plus ou moins fourni selon ce qu’il est en mesure d’emporter.
HRPComment ai je connu ce forum : Deirdre m'en a parlé.
Autre : Cela fait 300 bails et un mars que je n'ai plus fait de rp sur forum. Je suis quelque peu rouillé, et je m'en excuse par avance.