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Rattraper le coureur de vague [PV]

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Jonathan Leroy

Humain(e)

Rattraper le coureur de vague [PV]

dimanche 27 mai 2018, 19:25:25

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GNU nano 2.9.6 => ~/documents/razLeCul_LeResumé.txt

Le vol Dallas-Seikusu, via Los Angeles, Honolulu, Taipei et Tokio, je ne le reprendrais pas tous les jours ça c'est sûr. Ça fait un trajet de 15, 20 heures peut-être ? On en perd le compte à la fin avec toutes ses escales, quelle idée aussi franchement. Je ne comprends vraiment pas ceux qui font des trajets du genre plusieurs fois par an. C'est crevant bordel ...

Bon, j'en aurais moins pleins les pattes je serais peut-être moins ronchons j'admets. Mais c'est garanti qu'on l'est après Paris-Berlin, puis Berlin-Kiev, Kiev-Keflavík via Varsovie et Stockholm, Keflavík-Mexico via Amsterdam ... À moins que ça soit Chicago ? Je m'y perds à la fin à force de rester quelques jours avant de reprendre un vol pour une destination au pif ... Littéralement au pif.

Et pourquoi donc hein ? Clairement je n'ai pas le profil d'un globe-trotter, d'ailleurs heureusement que j'ai un porte-monnaies virtuellement sans fonds parce que ça coûte une blinde en plus. Bah pas pour le plaisir et pas une émission de télé réalité à la mord-moi-le-noeud non plus. D'ailleurs c'était à pied non Pekin Express non ? Ho on s'en fout.

Alors, pourquoi donc hein ? Et bah visiblement ça y est, j'ai mis mon shell là où il ne le fallait pas. "95.225.169.175", alias "fe5.avc.tk". Ça ne dit rien à personne et c'est normal. C'est l'un des serveurs de cette sois-disant armée virtuelle de ce soi-disant califat auto-proclamé de mon cul. Alors non, je ne me suis toujours pas reconvertie en cyber-heros en collant et je n'ai pas non plus vendu mes services à la lute antiterroriste. C'est juste de la curiosité pure et dure qui m'a conduit à m'introduire là. Bah le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a rien à dire en fait. C'est vide, c'est désespérément standard et inintéressant. Ce n'était peut-être qu'un pot de miel finalement ...

Mais je n'étais pas seul ce jour-là. Nope, une autre personne ou organisation intéressais aussi à ce serveur à la con. Bon, en sois, rien d'étonnant. Il y a toute une ribambelle de gouvernement qui veulent la peau de ses mecs-là. Mais là je ne sais pas, la façon de mener l'attaque était différente. Pas de brute force, pas de tentative de siphonner via heartbleed etc... En fait ça ne ressemblait à aucune méthode d'intrusion que je connais. Le mec, il s'est pointé, il a balancé son blob sur le port 22 et paf il a eu accès.

Ce n'est pas banal pour le moins, largement de quoi attiré ma curiosité. Du coup j'ai asticoté un peu "66.254.154.199", l'adresse de l'attaque. Et franchement cette machine était pour le moins ... bizarre. Remonté jusqu'à cette bécane n'a déjà pas été évident, je ne sais d'ailleurs pas précisément où et comment elle était hébergé. Ce n'est pas commun d'être son propre FAI et de dialoguer directement au niveau des opérateurs de transit. Mais bon, pourquoi pas après tout. Mais ça n'explique pas pourquoi elle répondait différemment de n'importe quel système d'exploitation que j'ai déjà vue.

J'aurais sans doute du m'arrêter là. Ouais, sans doute ... Mais j'ai insisté un peu, beaucoup ... Trop en fait, mais j'ai fini par entrer avec un coup tordu. Un de ses petits trucs à moi a base de "Je squattes la connexion déjà ouverte vers un autre serveur" façon "homme du milieu". Mais bon en s'en fout.

Es que ça a marché ? Oui et non. J'ai bien eu un truc qui ressemblait vaguement à un prompt. Enfin, plus exactement, un tas de caractère aléatoire, suivie d'un "~" qui clignote. Pendant quoi ... 30 Secondes ? Après la connexion c'est interrompue et je suis allé me coucher.

C'est après que les emmerde ont commencés. Je ne sais pas chez qui j'ai atterrie, mais qui que ce sois il a commencé à me chercher ... Puis il m'a trouvé évidemment, sinon je ne serais pas partie de France voyons. Et sérieusement j'en ai plein le cul de ce jeu du chat et de la sourie, j'espère que c'est la bonne cette fois parce que je commence à être à court de tour dans mon sac pour effacer mes traces.

Pourquoi je ne suis pas bêtement resté me laisser cueillir ? Faut pas être con non plus. Sois ils sont moins des manches que je le pensais chez nos amis les terroristes et ils ont décidé de faire une jolie vidéo d'égorgement publique pour mettre sur YouTube avec moi en guise de star du jour. Je n'ai pas refusé toutes ses années d'avoir un compte Facebook pour me retrouver soudainement en tête de page de je ne sais quelle section de ce site. L'autre solution ne me plaît guère non plus, je ne sais pas si c'est la CIA, les Russes où je ne sais quelle autre organisation plus ou moins secrète de je ne sais quel gouvernement qui a les moyens de me poursuivre aussi longtemps et je ne tiens pas spécialement à me faire chopper pour le savoir.


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Ladies and gentlemen in few moments we shall land at Seikusu airport. Will you please fasten your seat belts and fold the tables away. It is Five past nine, the outside temperature is 13°C with a mild west wind. We kindly request you to keep seated during taxiing and until the complete stop of the aircraft. Thank you.

Il était temps, Jonathan commençais sérieusement à se demander ce qu'il y avait au-delà des crampes, coincer comme il est dans son siège de classe économique pendant bien trop de temps à son goût. Il a certes laisser amplement le temps de dérouiller ses notions de japonais, ça n'empêche pas de penser que les heures passent trop lentement. Ça n'arrangera pas le jet lag d'ailleurs, coupler au fait que dormir est compliqué quand on fait plus d'un mettre quatre-vingts dans ce genre de siège.

Il éteint donc son ordinateur portable pour le mettre dans sa sacoche avant de replier la tablette et d'attacher sa ceinture ... Comme n'importe quel autre voyageur du bord. Le temps de l'atterrissage, du débarquement, de s'occuper de l'inévitable paperasserie et de récupérer sa valise, il est presque 22h à l'heure locale quand il se retrouve à la sortie de l'aéroport. Il est l'heure de se chercher un hôtel pour la nuit et un taxi pour s'y rendre. Tout un programme à cette heure avancée de la nuit.


J’en ai plein le cul ce matin … Nan, soir, on est le soir c’est vrai. Grmph.

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 1 dimanche 27 mai 2018, 20:07:57

Micha n'était pas sur terre par le plus grand des hasards, on ne parcoure part un pan entier de voie lactée pour le seul plaisir de faire du tourisme. Encore que ça oui, mais quel androïde ferait du tourisme quand elle fait partie intégrante d'un immense empire militarisé ? On ne s'amuse pas à voyager par des ponts spatiaux ouverts grâce à l'effondrement d'étoile massive juste pour le plaisir de prendre un raccourci, le touriste, il fait la route bien longue avec escale sur Val'Hala & Ho`Nolu`Lu deux petites semaines chacun et profite d'un peu de tourisme sexuel à Shan'Gaÿ paradis de la jeune fille parfaitement légale puisque leur croissance est très longue. Bref, Micha n'avait pas fait se voyage par le fruit du hasard, unité d'infiltration elle n'allait pas sur une planète "alliée" sans une bonne raison.

Et ici il ne s’agit pas d'allez faire de l'espionnage industriel, même si les humains sont une race intéressante, ils sont technologiquement très inférieurs à l'empire. Et bien que ce dernier pourrait gagner en étudiant leur psychologie et leur relation sociale, ce n'était clairement pas le but de ce dernier. Évidement on ne débarque pas sur terre à l'aide d'un grand transporteur, en retard technologique certes, mais pas sans système de communication spatiale, satellite de surveillance et surtout un programme entier dédié à la détection des objets en approche. Autant dire que venir avec un vaisseau est difficile, il faut se rendre furtif ou ralentir suffisamment une fois entré dans la ceinture de Keppler. Nom donné par les humains à la ceinture de débris autour de leur système solaire.

Ensuite, il faut passer en furtif et ne laisser aucune signature radar, procédé accomplit par un champ électro-magénitique déviant les ondes, on passe pour une anomalie, voir pour une tache sombre, mais pas pour un gros rocher mettant en danger la planète. Et bien sûr, on n'envoie pas les unités une par une ! Certaines déjà en place assurent la liaison, l'empire possède quelques bâtiments qu'ils louent selon les "règles" humaines. Ils s'en servent ensuite comme point de réception pour les téléportations courte portée. Car oui, aussi évolué que l'on soit, téléporter des machines complexes sur des distances énormes reste un souci autant en énergie, qu'en risque de perturbation. Ainsi la solution était souvent d'approcher le vaisseau de l'atmosphère de la planète, le faire rebondir dessus et profiter de ce laps de temps pour téléporter les unités à bord.

Pourquoi ne pas utiliser des capsules de débarquement ? Bha à cause de la couverture radar et satellite humaine ! La téléportation quantique n'est pas vraiment détectable, au mieux comme une simple perturbation dans le fil du sub-espace-temps. Micha, ainsi que d'autres unités débarquaient donc dans un quartier de la ville de Seikusu. Chacune sa mission, celle de Micha ? Surveillance d'une organisation qui met en danger la couverture de certaines de leurs unités notamment une Vita. Vita étant une jeune adolescente aux yeux du public, mais qui a été prise dans les filets d'une ville organisation qui veut faire d'elle une esclave sexuelle. En temps normal l'empire ne s'en soucierait pas, l'unité peut garder sa couverture et passer pour une humaine indéfinitivement, enfin sauf quand on remarquera qu'elle ne vieillit pas... Et c'est bien là le souci !

En effet cette unité Vita en péril avait été prise par des cyberterroristes qui voyaient en elle une sorte de messie ! Micha en mission se chargeait donc de retrouver un moyen de pression pour faire sortir Vita, l'empire comptait employer des méthodes humaines, une rançon, leurs données si précieuses et ne pas les balancer aux autorités humaines, contre le retour en bonne et due forme de leur unité Vita ! La mission n'avait de compliqué que la partie visant à garder secret l'existence de l'empire au public. Le reste, c'était d'une facilité déconcertante. Une fois dans la ville, Misha ne tarda pas à rentrer dans les réseaux, lancer des araignées vicieuses pour surveiller les liaisons et ensuite recouper les informations.

Croiser tout cela demandait un peu plus de puissance de calcul que celle de cette unité seule, aussi elle était assistée à Emeralde qui reposait dans une tablette, une fraction de la réelle entité qu'est "Emeralde", mais bien assez pour casser les codes et programmes humains, détourner les protocoles et circuler au coeur des électrons pour prendre le contrôle du réseau. Emeralde pouvait ouvrir les ordinateurs de l'intérieur, lire le contenu d'un disque depuis le contrôleur et le télécharger vers une unité plus puissante encore disposant de la puissance de calcul pour en déchiffrer les contenus. Autant dire que se connecter au serveur ennemi fut une partie de plaisir.  C'était sans effort, sans résistances, bon, les terroristes ce n'était pas non plus la CIA ni le FBI, mais c'était triste à voir ! Surtout pour des "cyberterroristes" en fait.

Le hic ? Aucun en fait, mais la connexion avait connue des perturbations, et la mécanique quantique était très claire là dessus, tout observateur, corrompe le résultat par sa seule présence. Cette petite perturbation dans le flux d'information, ces bits en trop... Oui un humain n'aurait rien vu, pas sans avoir des programmes spécialisés sur le coup, mais pour Emeralde c'était une autre histoire, elle était le programme, elle est tout un tas de programmes se promenant au sein même des flux d'information électrique des réseaux. Micha avait donc peu d'information sur l'incident, mais Emeralde à ses côtés avait trouvé une piste, remonté un fournisseur, un réseau et pire encore... Lut une adresse "MAC" derrière des codes réseau entre un routeur et la machine qui y était connectée à cette heure précise.

Mais comme prévu, l'adresse fut sans réponse, elle était faussée et visiblement clonée vu qu'elle avait servir sur un certain nombre d'appareil. C'était donc peine perdue de ce côté. Cependant il restait une autre piste, remonter le temps et trouver les choses qui se sont produites à cette heure, car il avait coupé la connexion correctement. Il fallait donc comprendre d'où il venait, la France d'après les informations, alors pourquoi l'androïde est à Seikusu ? Bha déjà, car c'est un point d'arrivée pour les unités de l'empire. Mais depuis la perte de la trace en France, plus rien de nouveau. Micha retourna donc à sa mission d'origine, surveiller et pirater les terroristes et leur faire rendre l'unité prisonnière. C'est pourquoi elle se connectait encore à leurs serveurs, passait les sécurités et continuait sa mission tout en parcourant les rues de jour comme de nuit.
« Modifié: dimanche 27 mai 2018, 20:45:41 par L'empire Sildurien »

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 2 lundi 28 mai 2018, 19:30:51

Vous savez ce qui est bien avec les aéroports de grandes villes ? Ouais, bon il y a les zones sans taxes, mais ce n'est pas aussi intéressant qu'il n'y paraît, il parait ... En fait on s'en fout de ça. Nan, l'intéressant c'est que peu importe l'heure à laquelle on arrive, tout ou presque dans les alentours est ouvert. C'est comme ça que Jonathan se retrouve avec un café dans un Macdonald à 100 m plus ou moins de la sortie de l'aéroport.

C'est bien la peine de bourrer la radio avec leur pub tien, il est dégueux leur café en fait ... C'est bien les Américains tiens.

Cependant, ce n'est pas vraiment le café qui attire le français ici. Faute de SIM adapté, le téléphone de Jonathan lui est aussi utile qu'un Iphone en plastique qu'on donne aux bébés pour qu'ils fassent chier les passants avec les bruits insupportables que font ses machins-là. Alors le plus simple dans cette situation, c'est de se pointer dans McMachin, un Kftruc ou autre BurgerBidules pour prendre un café et squatté le WIFI qui est mis gratuitement à disposition des clients.

Bon, résumons. Il est ... 22 h 30 grosso merdo, je n'ai pas d'hôtel. J'ai 10 euros et 25 dollars en liquide et pas un foutu yen en poche. J'espère avoir semé ses zinzins mais j'en suis pas sûr ... Et je suis crevé bordel. Bien, faisons les choses dans l'ordre ... Pognon, Chambre, SIM, Douche. S'pa compliqué, let's go.

Effectivement, ce n'est pas très compliqué a priori. Retirer de l'argent, c'est possible dans les supérettes si on a une carte bancaire qui passe au Japon. Une chambre ? Ce n'est pas ce qui manque à Seikusu, en quelques minutes une réservation pour quelques jours dans un "appart'hotel" pas très loin. Pour le téléphone le plus simple visiblement c'est les distributeurs à l'aéroport ... Ce qui est couillon quand on en sort, mais on ne va pas le dire trop fort.

Le plus dur finalement ? Et bien c'est le financement évidemment. Pensez-donc, ce n'est pas exactement économique de tout réserver à la dernière minute, que ça soit le billet d'avion, l'hôtel ou même les futurs retrais d'argent. Mais quand on a le "pouvoir" de modifier ses comptes en banque à sa guise, ce n'est pas vraiment un problème qui est bloquant longtemps. C'est juste un peu long, surtout après 20 et quelques heures de vol et juste un café pas terrible pour se tenir compagnie.

Une méthode bien rodée, presque une routine depuis quelque temps pour WaveRunner. Jonathan ne peut s'empêcher de trouver ironique que la manipulation pour modifier ses comptes à sa guise et se donner les moyens de sa fuite soient exactement la même que le "coup tordu" qui l'a mis dans cette belle galère. Qui ne le trouverait pas d'ailleurs, comme quoi ce n'est pas l'outil qui nous crée des ennuis, c'est la façon de s'en servir.

Le monde est petit n'es pas ? À l'échelle des réseaux, partir du Japon ou de la France ne fait pas beaucoup de différence, un peu de latence en plus mais rien de vraiment gênant, quelques noeuds réseau supplémentaires à traverser ... C'est comme deux pas de plus à faire dans une rue, une broutille. Et puis ce n'est pas comme si les systèmes de routage d'internet en avais quelque chose à foutre de ce que qui passe en travers d'eux. Il y a peut-être que les petits hommes vert qui serait capable de repérer se flux particulier dans la masse d'information qui transite. Et il n'y en a pas de martien dans le coin, enfin ... Sans doute pas.

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 3 mardi 29 mai 2018, 08:59:48

Cela prenait du temps, et surement un peu de ce facteur nommé chance par les formes de vies naturelles. Mais pour Micha et Emeralde, un tel facteur n'existe pas, il suffit de prendre du temps et ce facteur n'a plus aucune importance. Micha se promenait donc, prenant les bus, trams, métro, tendis que Emeralde attaquait les réseaux et les surveillait en chemin, tout ça pour retrouver une trace éventuelle de cet inconnu qui avait tenté de se connecter à Micha. Après tout rien ne pressait, surtout si la cible est encore dans un autre pays. Micha se procura donc de l'argent aussi, le plus simple pour cela fut de s'en prendre à distance à un distributeur, une machine reliée au réseau interne des banques. Mais pas une machine facile à pirater à cause de du fait qu'elle n'émet pas de réseau public, ni n'y est reliée.

C'est donc Emeralde qui s'occupa de cela à l'aide de nanomachines contrôlée à distance et imperceptible. Cela devait avoir un côté magique, car on ne peut voir ces choses à distance, et de près il faut un matériel adapté pour les voir. Bref, avec cela il était donc possible de contrôler ce qui normalement ne répond pas par les voies normales. Cela fait-elle eut son argent, et en profita pour infiltré ce réseau aussi et rentrer dans les banques. L'avantage de ce monde, c'est justement cela, tout y est connecté pour faciliter la vie des utilisateurs, mais tout est encore préhistorique aux yeux de l'empire. Mais là une chose se manifesta... Dans les heures suivant le piratage de l'empire et sa surveillance, une nouvelle fois ce code et cette série d'instructions...

C'était lui ! Emeralde n'avait pas besoin de spider ou d'espion pour surveiller cela, elle s'en rendit simplement compte quand il retira de l'argent. Les déplacements étant d'autant plus anormaux, que le compte donneur d'ordre n'avait aucun lien avec le précédent. Oh, ce n'était pas un fait rare, les gens qui achètent sur le net usent aussi ce moyen pour échanger l'argent, et ils ne se connaissent pas avant. Mais ce qui chance ici, c'est le temps, le code utilisé et le lieu de la connexion initiale. La réponse était simple, la cible avait bougé, elle n'était plus en France, mais comment était-elle arrivée ici ?

C'est Emeralde qui répondit à cette question, la voie aérienne était la plus rapide, il fallait donc croiser les différents vols en avions possibles entre les deux périodes de temps, et trouver les destinations. Sauf que ! Ces fichus humains avaient une armada d'avion plutôt impressionnante l'air de rien, civils, militaires, publics. Ça ne suffira pas, impossible de confirmer si ce code vient de la même entité ou non. Micha marquait pourtant donc vers la nouvelle piste, l'avantage c'est que c'était le même pays, la même ville aussi. Maintenant le souci est de retrouver ce qui est supposément un individu, dans une ville de plusieurs millions de ces "humains".

Par élimination bien sûr, mais Emeralde n'a pas ici la puissance de calculs suffisante pour traiter toutes les données de cette nation à elle seule, demander l'aide de l'ordinateur central serait bien... Mais il n'y en a pas sur cette planète, et le vaisseau en orbite est trop loin pour une connexion normale... Et vu que Micha est un vieux modèle son transmetteur hyperspatial n'est pas au top, Emeralde elle, est limitée par la tablette sur laquelle elle est stockée. Et aussi puissantes soient les tablettes de l'empire, elles ne peuvent faire ce traitement, elles auraient besoin d'avoir d'autres unités sous la main pour réunir la puissance de calcul...

Lancer un hameçon ? L'idée était tentante, s'il y a une chose à savoir sur les humains, en particulier ceux qui sont dans l'informatique... C'est qu'ils sont très fiers de leurs actes ! Oh bien sûr ils ne se font pas avoir par de simples moqueries, non il faut être plus fin que ça. Un compte en banque apparut alors, il n'était pas spécialement riche, quelques milliers de yens, franchement trois fois rien. Mais ce qui était intéressant avec ce compte était son nom, sa date de création aussi. Le nom était le prompt "Ml(#@-9551@EOS7.56" et la date de création qui une fois traduite en chiffre donnait l'heure exact à la milliseconde près, où il avait rencontré ce prompt. Et bien sûr pour que ce compte lui tombe sous le nez, il était apparu dans la banque qu'il venait d’hacker, et apparaissait sur la liste des comptes qu'il pouvait hacker avec son programme.

Le tout étant de savoir s'il verra cette manipulation avant de se déconnecter ou non, l'important n'étant alors plus qu'il soit connecté ou non... Mais qu'il s'intéresse à ce compte mystérieux.

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 4 samedi 18 août 2018, 16:06:37

5000 euros, sois approximativement 632559 Yens et des bananes. On vous fera grâce de la prise en compte des frais de change et autres pompes pognon et on obtient un joli compte en banque crédité de 594000 Yens. Pas mal en quelques lignes au clavier n'es pas ? Comment ça, vous vous en fichez ? Bon, tant pis, ce n'est pas comme si ça allait changer la vie de Jonathan de toute façon.

Bon, je finis ce café dégelasse et je me casse ... J'espère que le matelas n'est pas trop dur ... ou trop petit.

Un bel élan de motivation ... briser en vol. En effet quelque chose de pas banal se produit sur son écran. Une des quelques dizaines de lignes afficher par son programme vient de se colorer en rouge, signe qu'une séquence invalide vient de s'y fourrer. Une ligne comportant des caractères invalide viens d'apparaître dans la liste des dernières opérations sur la base de données des comptes. Ce n'est effectivement pas tous les jours qu'un nom de compte est enregistré avec des # et des @, en fait ce n'est même pas supposé être possible ...

En sois, qu'un bug se produise parce qu'un idiot a codé son filtre avec son trou de balle ce n'est pas très surprenant et Jonathan s'en moque royalement habituellement, après tout il n'est pas là pour patcher les conneries des autres. Mais quand son regard lit le "nom" du compte, il est presque à recracher le café qu'il est en train de finir.

"Ml(#@-9551@EOS7.56", une séquence de caractère qu’il reconnaîtrait entre mille … En même temps c’est depuis qu’il l’a vu qu’il est dans la merde à se promener d’aéroport en aéroport. Et le plus fort ? Même la date correspond au poil de cul près … Bon, la mémoire de Jonathan ne va pas jusqu’à retenir l’heure à la seconde près, mais il est tout à fait prêt à le croire.


Bon, quelles sont les chances pour que ce nom-là, à cette heure-là, dans cette banque-là et pile quand j'ai le pif dedans apparaisse complètement par hasard ... L'infini moins deux peut-être ? Fuck ma vie …

Que faire, que faire ... Juste fermer son ordinateur et espéré que ça soit seulement du hasard ... Ou se laisser tenter et consulter les informations liés à ce compte alors que c'est un piège tellement grossier que même gros-minet ne l'oserait pas. Et bien, comme dans un mauvais cartoon Jonathan tombe dedans.

Bon, la vérité c'est qu'il en a plein le cul de se cacher. Les voyages c'est bien joli, mais organiser par un voyagiste en pension tout compris, pas à l'arrache à coup de destination décider au hasard. Du coup oui, il jette un oeil bien qu'il ne s'attende pas à avoir beaucoup d'information de cette façon. Mais aller savoir, avec un peu de bol l'asticot aura un peu plus qu'un hameçon dans le bide ...

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 5 mardi 21 août 2018, 13:03:06

Micha et Emeralde étaient donc en chasse, une chasse qui prend du temps, mais dont la distance entre eux et leur proie, rétrécis à chaque pas de l'androïde Micha. Au milieu des humains, personne ne semble remarquer plus que cela l'androïde. Cachée sous les habits elle pouvait passée pour humaine, une capuche en plus et elle passait incognito, au pire elle aurait l'air d'une femme se promenant en costume pour un tournage. Elle devait porter des lunettes pour cacher la faible lueur de ses yeux dans le noir et la nuit. Les humains n'étaient pas conscients de la présence de l'Empire sur Terre, et mieux valaient qu'ils le restent !  Emeralde invisible et faite d'information électrique se promenait sur les réseaux sans laisser de trace involontaire. Elle buvait l'information et l'assimilait instantanément.

Il avait en plus mordu à l'hameçon, voilà qui était intéressant, peut-être que finalement cette entité, un humain supposé, n'était pas bête. Il avait mordu au plan, les informations trouvées étaient simples... Le nom n'était que des numéros, l'adresse et tout le reste était semble-t-il erroné... Non, il devait sans doute le voir ma la séquence n'était pas prise au hasard, il y avait un motif et tout était juste crypté. Et il y avait fort à parier qu'il avait déjà la clé pour décrypter le message. Il n'y a pas de place pour l'erreur, les chiffrent forment une adresse, similaire à une adresse matérielle, mais comment s'y connecter ? L'adresse n'existe pas près de lui, en tout cas elle ne correspond à aucune téléphone ou tablette dans son entourage sans fil...

Et alors qu'il termine sans doute ses affaires, et que son café refroidit, il peut alors le sentir. Comme un vent froid qui souffle dans son dos, son instinct le lui disait, quelque chose à trouver sa piste. Sans doute, car il a mordu à l'hameçon, mais pire encore, son téléphone s'éteignit alors. Avait il était piraté ? C'était tout de même étrange, il redémarra pourtant lentement, et son logo avait changé. Ce n'était plus le petit robot, ou la pomme, ou encore la fenêtre... Ou tout autre logo de fabricant superposé au système. Une console s'afficha par dessus le logo en fond, un logo représentant un drapeau coloré, d'une nation inconnue.

Les lignes de commandes qui défilaient étaient dans un alphabet inconnu, comme si son système était désormais remplacé par quelque chose d'autre. Des séquences se répétaient au début de chaque ligne, c'était bien une console puis il vit son fond d'écran revenir, ses applications et tout semblait parfaitement normal. Une seule chose avait changé, enfin en apparence, il y avait une icône représentant la tête d'une jeune fille en 3D avec des cheveux bleus, l'icône portait le nom "Emeralde", mais était pour le moment grisé. Il était temps de partir pour lui, quoi que ce soit la chose qui l'a trouvée, elle a pirater son téléphone en moins de dix secondes...

Micha elle, était bientôt arrivée au café, couverte d'un imperméable, caché sous sa capuche, elle était armée de deux mitrailleuses attachées à ses hanches. Il peut l'apercevoir, un imperméable jaune dans la rue ça ne passe pas inaperçu... Que faire ? Avait-il le temps de partir ? Fallait-il laisser le téléphone ici ? Il n'était pas formaté et contenait surement des choses préjudiciables... La chose en jaune avait disparu des fenêtres, elle n'avait fait que passer, était-ce celle qui le poursuit depuis tout ce temps ? Où bien commence-t-il à devenir paranoïaque ? Cette chose l'aurait rattrapée aussi vite ? Ça ne fait que quelques secondes, minutes au plus depuis qu'il a mordu à l'hameçon, si c'était la chose, alors elle l'avait retrouvée depuis plus longtemps et avait du faire en sorte qu'il reste sur place...

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 6 dimanche 16 septembre 2018, 17:00:56

Mais c'est quoi cette bouillie de texte ?

Une sacrée purée effectivement. Des lettres, des chiffres sans queue ni tête ... Rien qui ressemble de près ou de loin au nom, à l'adresse postale ou au numéro de téléphone que ses emplacements de la base de données sont supposés contenir. En fait, on aurait chié des octets à ses endroits ça aurait été pareille.

À moins … À moins que ça ne soit pas simplement des valeurs aléatoire affecter au bon vouloir du pif. Certaines séquences se répètent trop, comme un motif qui se dessine si on met les données bout à bout. Juste du texte cacher par un cryptage suffisamment simple pour laisser transparaître sa structure ? Ça y ressemble en tout cas, mais dans ce cas, quelle est la méthode et surtout, quelle est la clef ?

Il ne faut guère de temps à Jonathan pour éliminer la très grande majorité des systèmes cryptographiques usuels, trop complexe pour laisser deviner un motif d'un simple coup d'œil. De même si le message lui ai adressé, c'est qu'il est déjà en possession de la clef ou qu'elle est simple à trouver avec ce qu'il sait déjà. Il n'y a aucun intérêt à forcer son correspondant à user de la force brute pour lire ses propres messages, non ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça a piqué sa curiosité. Suffisamment du moins pour qu'il reste le cul sur sa chaise, malgré que le plus élémentaire des bons sens devrais lui dire de lever le camp rapidement. Mais bon, ce n'est pas comme si on pouvait trouver quelqu'un en particulier dans une ville de plusieurs millier d'habitants en 5 minutes, non ?

De toute façon c'est trop tard, Jonathan a déjà commencé à chercher. Les banalités de type "code césar" et autres "alphabets aléatoires" sont vite écartés faute de résultat. Quelques autres suivent, mais on n'en fera pas l'étalage ici parce que ça serait vite lassant. Finalement, il s'arrête sur une suite qui semble prometteuse. "89:58:A8:F0:AE:5F" ça ressemble furieusement à une adresse MAC non ? Mais si, ce numéro unique associer à chaque périphérique réseau, gravé dans la puce même qui gère votre connexion. Ça ne vous dit rien ? Tampis, de toute façon ça ne changera rien vu qu'aucun appareille avec cette adresse ne semble être dans les parages, fausse piste donc.


C’est malin tien, merci pour les pertes de temps … Et puis merde, je me casse direction mon lit.

C'est sur ses bonnes paroles que Jonathan range son ordinateur dans sa sacoche avant d'apercevoir du coin de l'œil son téléphone posé juste à côté s'éteindre soudainement. L'hypothèse de la batterie vide est cependant bien vite écarté quand l'écran se met à afficher un dessin à base de forme géométrique colorées. Simple logo ou drapeau d'une organisation quelconque ? Jonathan ne se pose pas vraiment la question, surtout quand il s'aperçoit que loin d'être une image statique, se "truc" étant manifestement en train d'installer on ne sait quoi sur le terminal.

Fuck ! Mais comment ils font ça aussi vite ?

Probablement parce qu’il a trop traîné ? Quoi qu’il en soit il entreprend bien vite d’ouvrir le capot arrière de l’appareille sous l’œil interrogatif de l’employer au comptoir pour en retirer la batterie. Il range ensuite bien vite l’objet maintenant inerte dans ses poches et prend en quatrième vitesse la poudre d’escampette. Prenant à droite en sortant de l’établissement, il s’engage dans la direction opposée d’un gugusse en manteau jaune aussi voyant qu’un gyrophare dans la nuit noire.


Il y a des moments où la mode japonaise me laisse perplexe … Hop hop hop, reste concentré Jonathan. Primo, comment je trouve mon chemin dans cette ville sans GPS ?

Une excellente question vous en conviendrez ? Vous ne savez-pas ? Jonathan lui a déjà sa petite idée sur la question. Sa meilleure option est sans doute de se rendre dans une rue fréquentée et de tout simplement demander à un passant. Après tout s'il y en a qui peuvent l'orienter c'est sans doute les habitants. Par contre, pour l'aspect "je me fonds dans la masse" c'est un peu loupé. En effet ses 188cm le laisse visible comme un piquet qui dépasse de l'eau. Mais bon, ceux qui le cherche ne doivent pas "déjà" être dans le coin, c'est improbable … N'es pas ?

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 7 lundi 17 septembre 2018, 12:59:24

Micha et Emeralde sont sur sa trace, et sont désormais proches de lui, le pirate aura-t-il le temps de partir ? De fuir ? Où voudra-t-il se confronter à la personne qui l’a prise en chasse ? Pendant qu’il constate ce qui semble être des dégâts dans la base de données, les filles se rapprochent elles. Le message à son attention n’était pas forcément le plus compliqué du monde, il allait y arriver en peu de temps. Emeralde s’installait tranquillement, démontrant la facilité de l’empire à localiser les choses et en prendre le contrôle. La batterie retirée avait cependant coupé net le processus. Emeralde était faite d’énergie, mais sans la batterie, les circuits étaient coupés net ! Impossible pour elle de circuler, elle se cacha donc dans les condensateurs qui garderont assez de sa charge électrique pour qu’elle ne s’efface pas. Et de toute façon elle s’était déjà installée dans les mémoires mortes, au prochain démarrage de cet appareil, elle reprendra son fonctionnement.

D’ailleurs la femme en jaune, qu’il passa, sembla ne pas le remarquer. Micha se contente d’entrer dans le bar, elle ne scanna la pièce, aucune trace de sa cible. Aucune trace non plus d’Emeralde, elle sort alors sa tablette et ressort, en contact avec Emeralde elle fait le topo de la situation. Emeralde n’est pas totalement installée, leur cible est en fuite et la qualité des caméras de cette ville ne permet pas de le tracer depuis sa sortie. Comme il n’est pas un, habituer le barman ne sait rien de sa cible. Elle scanne l’endroit encore une fois, aucune ne trace de cette personne. Elle décide alors de sortir, Jonathan pouvait sentir le frisson dans sa nuque, quelque chose était en chasse, et il était la proie ! Micha était une vieille unité, mais une excellente chasseuse. Élancée, rapide, petite, elle courrait dans la foule se cachant sous son imperméable.

Jonathan pouvait entendre derrière lui des cris, des gens se plaignant qu’on les bouscule, mais il aurait beau regarder, rien ne semble se démarquer. Elle est trop petite une fois qu’elle court, penchée en avant, fonçant en scannant les personnes qu’elle croise. Elle ne ralentit que pour les plus grandes. Car oui, l’homme qu’elle cherche n’est pas d’ici, il n’a pas la taille habituelle des habitants de la région. En plus avec les informations qu’elle a, elle sait qu’il n’a pas de téléphone en fonction sur lui ! Elle éliminait donc avec Emeralde toutes les personnes en communication téléphonique dans cette rue. Elle courrait si vite, qu’elle finit par percuter une personne sortant d’un autre bar. Cela la ralentit donc et sa capuche tomba laissant sa longue chevelure blanche s’exposer. Un éclair à cet instant révéla un peu la dame en blanc. Son étrange diadème avec des antennes. Son oreillette sortie d’un film de science-fiction.

Elle avait aussi un exosquelette dans le dos donc quelque partie se voyait sur l’avant. Elle continua sa course le visage à découvert, la bousculade avait ouvert son imperméable dans la foulée, désormais c’était une femme tout habillée de blanc qui chassait le coureur de vague. Qui était-elle ? Que voulait-elle et puis c’était quoi ces deux armes parfois visibles à sa ceinture ? Les gens sur le chemin s’éloignaient d’elle, sa vitesse ne leur laissait pas vraiment le temps de comprendre. Arrivée à une intersection elle regarde de tout les cotés, puis l’aperçoit, il est temps de le poursuivre ! Elle sait qu’il va dans les petites rues, elle le suit au visuel et maintenant qu’elle sait à quoi il ressemble c’est encore plus simple ! Elle constate alors qu’il ne semble pas savoir où il va ! Elle commence même à le rattraper, il faut dire, avec un GPS embarqué ça aide !

Il pouvait courir, une dizaine de minutes déjà, s’il n’y avait pas tant d’obstacle cela ferait longtemps qu’elle l’aurait chopé. Micha allait trop vite, elle devait ralentir à chaque tournant et faire un détour sur chaque obstacle qu’elle ne pouvait pas sauter ! Elle se plaignait un peu sur la manière dont cette ville était organisée c’était un vrai chantier ! Elle le vit passer un croisement, cette fois plus d’obstacle en vue ! Elle commence à sprinter, droit vers lui ! Arrivée au croisement par contre, elle ne vit pas arriver la camionnette tout phare éteint. Le véhicule allait assez vite lui aussi, était-il en fuite ? Allez savoir, elle fut frappée de plein fouet par l’aile avant droite du véhicule en marche et envoyée contre un mur. Elle entendit le véhicule continuer, elle n’avait pas de dégâts graves et se recula de quelques pas pour se situer. C’est là que l’accident arriva, la camionnette en fuite était poursuivie par ce qui semblait être des brigands, ou des membres d’un gang. Pas vraiment le genre de personne à se soucier de la vie d’autrui, ils foncèrent sur la jeune femme en hurlant et criant à sa mort ! Frappée de plein fouet elle vola par dessus le premier véhicule, heurta le second sur le capot et le parebrise, puis tomba au sol. Le véhicule en parebrise brisé recula, puis lui roula dessus avant que deux autres véhicules, une jeep et un pickup-up ne fassent de même.

Micha au sol avait la tête sur le côté, sa nuque n’était pas brisée, ses voyants internes étaient au rouge. Ses yeux étaient passés de leur bleu cyan à un gris foncé. Elle avait les bras brisés, le gauche arraché. Ses armes étaient au sol, ses jambes étaient également écrasées. Les dégâts étaient très importants, elle n’était plus en état de se relever. Sa veste jaune s’était fait arracher par les roues d’un des véhicules ne laissant au sol qu’une carcasse fumante dans cette nuit froide. Il y avait un peu de fumée qui s’échappait, grise, sentant le plastique en feu et les composants électroniques surchauffés. Et alors que le corps semblait inerte, c’est une explosion qui se fit entendre, des étincelles sortirent de sous son corps accompagné d’une lumière assez importante. Au sol il y avait une sorte d’huile qui se rependait. Et la fumée sortant du ventre venait des batteries liquides percées  et qui avaient grillé d’autres circuits avec leur acide. Ce n’est pas un hasard si les unités modernes sont fournies en série avec un réacteur à fusion froide bien plus stable…
Une fois toute la fête finie, et les fumées au sol dissipée, il verra plus qu’un tas de métal, de plastique et de latex.

S’il la retournait sur le dos il verra en effet que sous sa cage thoracique quelque chose a brulé dans une cour-circuit, les batteries en fait, au nombre de deux. Et sans doute destinée à du haut voltage avec une grande intensité. Les membres fonctionnaient avec des systèmes électriques, moteurs, servomoteurs, électroaimants. Rien ici n’était à piston, c’était assez fou d’imaginer une machine allez à cette vitesse juste avec de l’énergie électrique. Son visage avait une peau dont la texture faisait totalement humaine, pareil sous la tenue. Mais au niveau du ventre et du torse, le feu avait révélé le subterfuge. La peau n’était qu’un simili en un matériau proche du latex, elle avait fondu sur le ventre et le torse, sa poitrine n’était elle qu’une partie plus épaisse de ce tissu. Sous la poitrine c’était bien du métal et la poitrine en elle-même n’était que du silicone rien de plus.

Qui que ce soit qui ait fabriqué cette chose, disposait de technologie proche des humains. Mais à un niveau très différent, la base était semblable, le modèle pour le corps était humain, mais qui diable sur Terre pourrait avoir fabriqué un tel engin ? Et maintenant cet engin était inerte, froid comme l’air ambiant. Seul le compartiment à batterie qui avait subi un gros choc était encore chaud. Son squelette semblait fait d’un matériau similaire aux fibres de carbone avec des renforts métalliques. Enfin s’il tentait de porter un morceau comme le bras gauche arraché, il verra vite que le poids est ridicule, cette machine a été faite pour la vitesse, la discrétion et certainement l’assassinat. Elle doit à peine peser plus d’une trentaine de kilos avec toutes les pièces réunies.

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 8 samedi 29 septembre 2018, 23:16:35

Être retrouvé dans une ville comme Seikusu en quelques minutes, c'est improbable non ? Même si ses poursuivants sont parvenus à trouver et infiltrer son téléphone en peu de temps, ça ne veut pas dire qu'ils sont sur place et encore moins juste derrière lui, n'es pas ? Alors pourquoi Jonathan a l'impression tenace d'être suivie alors qu'il cherche son chemin dans cette rue bondée ? Ça n'a aucun sens … Non ?

Putain je deviens parano à force … Il faut vraiment que je dorme ou je vais tourner barjo.

Ça serait une bonne chose effectivement. Encore faut-il trouver son hôtel, mais une rapide discutions avec un passant le met sur la voie. À quelques rues de là, une petite trotte à pied, mais rien de bien méchant a priori. Mais cette courte discution l'immobilise juste assez pour que quelques éclats de voix lui parviennent. De quoi il s'agit ? Difficile de le dire, mais quelque chose lui dit au fond de lui qu'il n'a pas envie de savoir précisément de quoi il en retourne.

Il reprend donc sa marche avec son sac de voyage et sa sacoche d’un pas pressé vers sa destination. La rue défile à cette heure avancée de la nuit, éclairé par les lampadaires et les enseignes des commerces ouverts sans interruption dans ce quartier manifestement très passant. Après tout, il est encore à proximité de l’aéroport, un lieu ou les gens vont et vienne à n’importe quelle heure de la journée.

Nouvelle intersection, nouveau doute sur la direction à prendre. Les rues adjacentes ne lui inspire guère la confiance. Après tous, aller fouiner dans des serveurs obscures dans les parties sombres d'internet est une chose, faire de même dans la vie réelle en est une autre. Mais alors qu'il tâche de prendre la bonne orientation de nouveaux éclats de voix se font entendre. Cependant, il a tout le loisir de voir ce qui se passe cette fois. Des passants lambda se plaignant d'être bousculés par une personne manifestement trop pressée pour respecter les usages élémentaires. Soit, jusque-là rien de bien méchant.

Non, le souci c'est la personne en question. Serte c'est le Japon, serte il y a une culture de la mode et du cosplay qui échappe totalement a bon sens des européens, serte l'accoutrement de la jeune femme semble sortir tout droit d'un film de science-fiction avec ses antennes, ses renforts métalliques et son tissu bien trop près du corps pour être décent. Et oui, il sait pertinemment que certains jouets en plastique peuvent aisément passer pour de vrais armes de nos jours. Mais ça ne l'empêche pas de prendre à droite, dans les petites rues qui jouxte l'avenue principale en formant un semblant de labyrinthe où il espère semer "manteau jaune" sans trop se perdre lui-même.

Bêtise induite par la fatigue ou idée salvatrice ? La réponse n'importe que peu à Jonathan en cet instant, son pas rapide le conduisant d'intersection en intersection sans trop faire attention à ce qu'il croise. Il fait juste en sorte de garder la direction générale de sa destination, sans trop y croire malgré tout. La nuit se finira probablement en taxi se dit-il.

Le nombre de passants décrois rapidement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne à part lui à se promener dans la rue. Qu'à cela ne tienne, Jonathan a beau en avoir plein les jambes, il se dit qu'il finira bien par arriver quelque part. Ce croisement par exemple, la gauche devrait le ramener dans la direction de l'avenue, non ?


Sa réflexion est interrompue par le bruit d'un moteur malmené, manifestement quelqu'un "écrase le champignon" dans sa direction. Attiré par le bruit, il tourne la tête vers ce son impromptu … Pour voir "manteau jaune" lui foncer dessus comme un fauve sur sa proie et se faire faucher par la camionnette au moteur rugissant qui avait attiré ses yeux dans cette direction.

La scène se passe trop vite pour qu'il ait le temps de réagir, après tout aucun humain normalement constitué n'est assez rapide pour faire quoi que ce sois dans intervalle qui précède l'arrivée d'autres voitures, accélérateur tout aussi pressé que la première du lot et tout aussi peu concernées par la jeune femme qui se trouve au milieu du passage, lui adressant au mieux ce qui semble être des insultes en lui roulant dessus comme un vulgaire chat de gouttière.


Et puis, aussi soudainement que le bruit est apparu, le silence revient dans la rue en laissant Jonathan un peu con, les bras ballant devant la scène qui vient de se dérouler comme dans un mauvais film d'action. Et alors que le cerveau du français ce décide enfin à reprendre du service et à traiter ce qu'il vient de voir, la conclusion logique de ce genre de film se produit sous la forme d'une détonation qui aurait bien besoin d'une dose de "Michael Bay" pour passer à Hollywood.

Attend … Depuis quand les humains explose ?

Mais c'est une excellente question Sherlock, la réponse ne tarde pas à lui venir à l'esprit en s'approchant de la carcasse puant le plastique brûlé, l'acide de batterie et le latex ratatiné. Il trouve à l'intérieur deux trous bien distincts qui semble être l'emplacement d'un couple de batterie dont il reste quelques traces du fluide lactescent. En guise d'accompagnement, il observe aussi du câblage et des circuits électroniques, le tout saupoudrant un châssis en aluminium ou en fibre de carbone au vu du poids plume de cet androïde.

Putain, mais depuis quand le gouvernement japonais fabrique ce genre de machin ?


L'idée que ça soit du matériel grand public ne lui traverse pas du tout l'esprit, pas plus qu'une origine plus lointaine. Plus important et immédiat, le bruit et surtout l'explosion de ce qu'il suppose être la batterie allait sans doute faire rappliquer rapidement les autorités … Ou moins sympathique encore. Et Jonathan n'avait absolument aucune envie de devoir expliquer ce qui l'a amené ici à la police ou aux yakuzas locals. Jonathan devait partir et vite, la question étant de savoir s'il emmenait le robot avec lui.

Curieusement, la réponse lui semble évidente. C'est peut-être la seule chance qu'il a d'apprendre quoi que ce sois sur ses poursuivants et sans source d'énergie il n'y a aucune raison pour que la machine se réveille soudainement. Aussi il rassemble rapidement un maximum de pièces détaché en un tas un peu en vrac et repartis rapidement l'ensemble entre son sac de voyage, sa sacoche et un vieux sac de sport trouver dans une poubelle.


Malgré quelques regards de travers des passants et de l'accueil, l'arrivée dans la chambre se passe sans soucis majeurs. Composé d'une chambre, d'une kitchenette et d'une salle de bain, l'endroit ressemble presque plus à un studio d'étudiant. Cependant, ce type de logement est aussi apprécié des vacanciers en proposant une prestation a mis chemin entre l'appartement de location et l'hôtel classique. Une fois les clefs posées sur la table de nuit, Jonathan abandonne l’androïde dans un coin contre le placard avec le reste de ses affaires avant de s’adonner aux joies d’une douche bien méritée puis de s’endormir comme une masse jusqu’à une heure avancée de la mâtiné.

Ce qui se passe ensuite ? Jonathan s'en va faire quelques courses, il va avoir besoin d'outils pour démonter l'androïde. Ce qu'il peut du moins, car si le démontage du revêtement extérieur ne pose pas trop de soucis avec sa composition à base de silicone et de latex, le démontage de la carcasse métallique se montre plus retord avec ses vis qui ne sont ni en mesure métrique, ni en mesure impériale. Ce n'est d'ailleurs ni du cruciforme, ni du BTR, ni aucune autre tête qu'il connaît, aussi il improvise avec un tourne-vis plat.

Une fois la carcasse ouverte, il se met en quête de référence ou d'indication écrite sur les pièces qui pourraient l'aider à comprendre l'origine de la machine. Mais mauvaise pioche, s'il existe bien des marquages ils sont dans une langue qu'il est bien incapable de comprendre. Quant au composant en eux-mêmes, tout ce qu'il peut en dire c'est que des moteurs aux puces électroniques en passant par les roulements à bille ce n'est pas du "made in china". Autrement dit, il n'est pas plus avancé.


Putain, mais c’est quoi ce bordel bon-sang. C’est une blague ou quoi ? Même les Américains ils n’iraient pas aussi loin bordel.

La soirée approche et il ne lui reste pas beaucoup d'option. En fait il n'en reste qu'une et elle ne plait pas vraiment à Jonathan. Tenter de rallumer un robot assassin dont il ne connaît ni l'origine, ni l'emplacement de l'arrêt d'urgence ? Oui, ça semble être un plan bien foireux. Mais pour le coup il n'a aucune autre idée, alors soit, il l'envisage sérieusement.

Pour commencer il commence par débrancher les membres restant, paralysant de fait l'androïde (du moins il l'espère), puis il recherche et déconnecte tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une antenne, de même pour tout ce qu'il n'identifie pas bien ou qui semble endommagé avec les câbles à l'air. Il ne reste à la fin que ce qu'il suppose être l'unité centrale, la tête et ce qu'il suppose être les connecteurs des batteries. Une rapide vérification lui confirme qu'il n'y a pas de court-circuit a priori, reste à deviner la tension d'alimentation et la polarité.


Bon, j'ai débranché les trois quarts au moins de ce qu'il y a dans cette carcasse, ça ne doit pas tiré des milliers de watts vus ce qu'il reste. J'ai bien fait de me procurer une alim de labo tien …

Quelques minutes et deux dominos plus tard, l'alimentation en question est branchée en lieux et place de la batterie, dans le sens qui lui semble le plus logique au vu du comportement similaire à une diode de ce qui se trouve à l'autre bout du fil. Une fois les dernières vérifications faites, Jonathan entreprend d'augmenter graduellement la tension. 5 volts en devienne 9, puis 12, puis 15 … Jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose. Espéreront que ça ne sera pas un nuage de fumé, déjà qu'il ne sait pas trop comment expliquer la forte odeur de cramé du reste des pièces détachées ...

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 9 vendredi 16 novembre 2018, 11:02:57

Trente-cinq volts, ce c'est qui fut nécessaire pour faire démarrer la machine. Avec nombre de systèmes, en moins autant dire qu'elle n'allait pas faire grand-chose. Le démarrage de l'unité se fit sans bruit, aucune partie mécanique n'était en état de marche avec tout ce que l'humain a bidouillée. La seule réaction fut les paupières qui clignèrent avant de se refermer. Un bon signe ? Du moins le signe que le courant nécessaire était est atteint, soit proche de l'être. Après quelques secondes de silence, le temps de quelques diagnostics automatiques et puis un peu de son sortit. La mâchoire s'ouvre alors et les yeux aussi. La machine regarde directement le visage de l'humain, oh, la cible... Sa mémoire était encore intacte, aucun dommage sévère à la tête n'était indiqué dans le rapport. Mais les unités de calculs d'appuis ne sont plus en ligne. Il lui manque tous les membres et d'après ses senseurs une bonne partie du corps est "absente". La machine le suit du regard, sans piper mot dans l'instant. Elle fait un nouvel index de ses systèmes, ah tiens, plus de communication longue portée.

Par contre elle a encore les antennes dans sa tête, qui faute de longue portée peuvent encore lui servir à repérer pas mal de choses et transmètres à d'autres unités. Pas pot, y'en a aucune autre dans le coin... Ou presque, elle capte bien Emeralde présente dans le téléphone le plus proche. En tout cas c'est bien la cible elle en a confirmation, elle tourne au ralenti, il manque trop de choses. Ses yeux illuminés par un cercle orange indiquant le fonctionnement d'urgence scannent la pièce.

- Étrange installation, mais je vous reconnais, cible trente-six-mille-vingt-trois. C'est vous qui avez interféré dans notre lutte antiterroriste...

L'unité n'en dit pas plus, elle soupire même doucement, comme si elle était déçue, sa mission est fichue à présent, et elle n'a pas le temps d'envoyer un signal pour avoir des renforts. Mais chance pour elle, Emeralde en veille est toujours là pour veiller à ces choses.

- Qu'attendez-vous pour me débrancher ?

Demande-t-elle calme, après tout, il veut la tuer non ? C'est ce que les humains font avec ce qui les effraie !

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 10 mercredi 03 avril 2019, 19:34:00

Jonathan augmente donc graduellement la tension, passant 12, 18 puis 24 volts sans rien constater. Pas de réaction de la machine, pas de consommation de courant, nada. À se demander s'il n'y a pas un fil coupé … Ou juste une procédure de mise en route particulière, allez savoir. Ce n'est pas comme si le manuel ou le schéma était en sa possession après tout. Serte il n'y a pas de fusible visible, mais au cas où, il doit bien y avoir une protection quelconque contre les surtensions, non ? Comment ça on n'en sait foutrement rien en réalité ? Il n'y a qu'une seule façon de le savoir de toute façon.

30 volts, toujours aucun signe d'activité. 32, absolument rien. Ce n'est qu'à 34 volts que l'aiguille des ampères frémi. Tension de blocage d'une diode franchie ou régulateur qui se réveille ? À 34.5 l'appel de courant est plus franc, mais ce n'est qu'à 35 volts tout rond que l'ampérage décolle franchement.


Pas de fumé, check. Pas d’étincelle, check. Pas d’odeur bizarre, si on oublie le plastoc cramé d’hier c’est check …


Le temps de jeter à nouveau un œil à l'alimentation semble être suffisant pour l'androïde pour finir on ne sait quelle routine d'initialisation et émettre … Un bip ? Non, pas exactement mais c'est tout comme et ça suffit à le faire sursauter. C'est donc un visage à la fois surpris et méfiant que voit la machine une fois les yeux ouverts, accompagné de la vision d'un doigt sur le bouton "OFF" de l'alimentation qui la tient allumée, juste "au cas où" …

Les premiers mots prononcés par l'androïde laisse Jonathan perplexe. Serte, il a effectivement fait un tour dans un serveur de terroriste en carton quand la "traque" a commencé. Mais primo, quel est l'intérêt de programmer cette machine pour le lui dire ? Secundo, pourquoi essayer de donner un semblant d'humanité à un engin manifestement envoyé pour le tuer en premier lieu … Et tertio, 36023 !? C'est quoi ce chiffre digne d'une mauvaise théorie du complot ? Un tel nombre de morts ne passerais sûrement pas inaperçu …

Quoique, combien il y a de mort par jour dans le monde au juste ? Et merde, on s'en fout de se bullshit. À la réflexion ça doit être récité exprès pour embrouiller les gens qui retrouveraient cet engin dans ce genre de situation. Voilà la seule chose explication logique à son sens. Ça en a plus que d'envisager que cet androïde soit doté d'une "conscience" ou on ne sait quoi de cet acabit, ça reste de la science-fiction ce genre de machine après tout.


Qu'attendez-vous pour me débrancher ?

Ouais, c'est vrai que je me suis farci un paquet d'heure de démontage et trois quarts d'heure à tripoter un potard, pourquoi je ne t’éteindrais pas pour te mettre à la poubelle, ce n'est pas comme si j'avais quelques questions à poser hein ?

Une réponse teintée d'ironie et de sarcasme, plus pour lui-même que pour l'androïde dont la "vie" ne tien littéralement qu'à deux fils électriques et à l'interrupteur sous son doigt. Quoique méfiant, Jonathan doit tout de même admettre que le jeu de cette "actrice mécanique" est loin d'être mauvais, il y a largement pire au cinéma … Mais arrêtons là les digressions, il y a plus urgent sans doute. Bon, les chances pour qu'il obtienne la moindre réponse autre qu'un "Je ne vois pas ce que vous voulez dire, mais ça a l'air joli" digne d'un iPhone sont mince à vrai dire, mais ça ne coûte rien d'essayer ...

À supposer que t'a pas été programmée pour dire n'importe quoi, tu peux peut-être me dire qui t'envoie ? Et par hasard la raison pour laquelle on veut me zigouiller si ce n'est pas trop demandé ?

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 11 dimanche 07 avril 2019, 14:17:50

Micha n'était plus en état d'opérer sa mission, trop dé dégâts et trop de circuits d'alimentation brisés. Trente-cinq petits Volts la gardaient en vie, à peine de quoi assouvir sa consommation d'énergie basique, maintenir sa mémoire vivre sous tension et activer les servomoteurs de ses yeux et du visage pour qu'elle puisse afficher un semblant d'émotion. La machine se souvient de ses directives, enquêtez sur l'humain qui a interféré dans leur enquête pour mener à l'ombre un groupe de terroriste. Et en même temps les empêcher de découvrir ce que l'unité Vita qu'ils ont capturée est en fait un androïde ! Ce qui serait un gros souci, Micha s'autodétruirait bien si elle le pouvait encore, mais là ça lui est impossible. Alors pourquoi cette cible ? Car il a aussi attaqué les terroristes, s'attirant l'attention de Micha et Emeralde. L'écoutant Micha semble perplexe, le tuer ? Qui a parlé de la tuer ? Elle ne se souvient pas d'avoir dit cela pourtant, aurait-il cru qu'elle était là pour le tuer ? Ah oui, suite à ses actes malveillants et l'argent qu'il "emprunte" ?

- Il faut me détruire, personne ne doit savoir que nous existons, normalement je me serai autodétruite, mais le véhicule m'a amputé de cette fonction. Et l'empire ne souhaite pas votre mort, nous n'avions que faire de vous, avant que vos opérations sur les comptes des terroristes ne mettent en péril l'unité que j'étais venue secourir.

Elle le regarde droit dans les yeux, elle est sincère, elle n'a aucun intérêt à le tuer, et tuer les témoins ne semble pas être dans ses prérogatives non plus. Après tout même si on trouvait une fois de temps en temps le corps d'un des androïdes de l'empire ce n'était pas un gros souci. Personne ne sait qui est l'empire, ceux qui recevront le corps y verront soit une farce très élaborée, soit quelque chose qui les dépasse et seront invités à laisser tomber.

- Du coup, seriez-vous assez aimable pour rallumer votre téléphone et laisser Emeralde prendre le relai de cette mission ? De plus vous serez récompensé si vous la menez à bien au nom de l'empire, or, crédits, argent, diamants, quelle que soit votre forme de paiement nous l'assurerons. Quant à moi, je vais devoir me sauvegarder, dans mon crâne vous trouverez une petite boite de couleurs noire, faite en métal, rendez-là à l'empire à l'occasion, cela vous vaudra une récompense aussi, après tout ce n'est pas vous qui m'avez mise hors jeu, c'était ce véhicule et l'incapacité de mes vieux systèmes à le voir arriver à temps.

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 12 mercredi 08 mai 2019, 13:20:53

Jonathan l’écoute débiter son discours. Une chose est sûre, ce visage expressif bien que manifestement mécanique, c'est vachement perturbant quand même quand on sait que ce n'est qu'une machine manifestement derrière. Serte, ça manque encore un peu de naturel, mais il est aisé de se faire avoir si on ne sait pas qu'il n'y a ni chaire ni sang sous cette peau de latex.

Hep hep hep, on reste sur le sujet. Ce n'est pas le moment d'être distrait par des détails d'ingénierie aussi troublant et évolués soit-il. Il y a des choses plus importantes à écouter présentement. Primo, la réponse de la machine n'est pas aussi directe qu'il ne l'imaginait. Celui ou ceux qui ont conçu son moteur de discussion ce sont bien cassés le cul à lui donner des options de langages naturels … Ce qui est en sois déjà un drôle de choix si cet engin est uniquement "utilitaire".

Ensuite, il finit par apprendre d'où elle vient, enfin … Juste que c'est un "empire" d'on ne sait quoi qui l'envoie. On passera aussi sur le fait que si une organisation quelconque voulait le contacter, ladite organisation ne lui enverrait pas une machine de ce genre avec en prime des armes sorties tous droit des animés qui passent à la télé locale. Il y a quand même plus simple et moins "invasif" comme méthode. De même ses histoires d'unité chargée de sauver une autre unité … Ouais bien sûr. Et pourquoi pas une société entièrement peuplée de robot tant qu'on y est, hein ? Bull-shit quand tu nous tiens ...

La suite est du même acabit, mélange d'information qu'il est prêt à croire et d'une couche d'apparat auquel il ne donne aucun crédit. "Emerald" serait donc le nom du virus qui a infecté son téléphone ? Intéressant. Le fait qu'on soit soudainement disposé à lui donner mont et merveille pour … Pourquoi d'ailleurs, se livrer lui-même ? Mais Jonathan y crois dur comme fer, c'est une évidence qu'il va gentiment faire ce qu'on lui dit, il va même proposer un coin pommé en plein milieux de nulle part juste que ça soit plus simple de lui coller une balle dans la tête, mais en diamant attention hein, histoire qu'il crève bien riche comme il faut. Sérieusement, les mecs qui ont codé ça, il faut qu'ils revissent leur script ...

Dernière information, il semblerait que l'unité de stockage de masse sois situé dans la tête. Drôle de choix quand on sait que c'est la cible principale quand on veut se débarrasser de quelqu'un de façon définitive. Mais bon, ce n'est peut-être pas plus idiot qu'un moteur d'expression naturelle dans un robot assassin … À moins que ça soit une bombe à retardement pour le cas où il se ferait avoir par la promesse de richesse ? Possible aussi, allez savoir …

Perplexe, c'est l'expression que le hacker lui renvoi quand elle finit de s'exprimer. Que penser de ça ? En sois Jonathan ne vois que trois explications possibles. Sois ceux qui ont conçu cette machine sont particulièrement mauvais en scénario. Soit ils prennent vraiment les gens, "Waverunner" en particulier, pour des idiots manipulables … Soit il y a clairement une faille dans le moteur de discussions. Si la dernière hypothèse est la bonne, peut-être qu'il y a moyen de l'exploiter pour en tirer plus d'information ? Il suffirait de la faire parler pour ça après tout.

Un empire ? Quel empire ? Ça fait bien longtemps qu'il n'y en a plus. En quoi consiste précisément cette mission ? Et comment je suis supposé démonter proprement votre tête ?

Allons dans le sens du scénario, même s'il n'a clairement aucune chance d'avoir une once de réalité là-dedans, l'important n'est pas là présentement. L'important est de la faire parler, en espèrent de que des informations réellement utile en sorte un peu par hasard. Une sorte de "Heartbleed" mais dans la vie réel quelque part ...

L'empire Sildurien

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Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 13 mercredi 08 mai 2019, 14:10:15

Micha était en piteux état, elle voyait mourir ses composants les uns après les autres. Elle avait tenté de lui expliquer qu'il fallait la détruire, mais il n'a pas l'air prêt à le faire immédiatement. Il apprend pour l'empire, mais ne se doute sans doute pas de l'ampleur de la chose qu'il va découvrir. Il est sans doute comme prévu, un peu perdu, elle le regarde encore et attend son choix. Prête à être désactivé elle met en veille ce qu'il reste de ses systèmes, puis la laisse réfléchir, il n'a qu'à rallumer son téléphone pour qu'Emeralde prenne le relai ! Elle l'entend poser des questions, et y répond d'une voix plus affaiblie et avec des coupures, elle est en train de s'éteindre après tout !

- Vous avez... compétence... Emeralde aidera. Emeralde expliquera... Je suis vidée, plus d'énergie...

Et son regard s'éteint, yeux ouverts, plus de lumière. Le corps se relâche et sa tête retombe sur le sol. Visiblement la machine n'a plus d'énergie et ne lui sera plus vraiment utile. De petits bruits se font entendre et du haut de sa tête s'ouvrent deux volets, puis une boite noire est poussée comme un trésor. La boite est non seulement noire, mais lisse, douce au touché, elle est un cube parfait de trois centimètres par trois. Et elle lourde pour sa taille, comme si elle était faite d'un métal dense. Il est désormais seul avec sur son téléphone une supposée personne, ou IA, capable de l'aider pour la suite, la quête de l'androïde semble être devenue la sienne. Mais quelque part il peut se douter que même s'il ne fait rien, à terme qu'un viendra récupérer la machine, ne serait-ce que pour la boite noire.

La mission qu'il devait faire était donc celle de retrouver l'unité Vita en danger, prise pour un messie, car elle ne semble jamais vieillir. Les cyberterroristes qui la tiennent pourraient découvrir la vérité, et tenter de la pirater. Bien que leur réussite soit peu probable, l'Empire ne voulait pas prendre de risque. Il faut donc retrouver l'unité, et la faire quitter le réseau des terroristes avant qu'elle ne soit démasquée. Sinon il faudra effacer les traces de sa présence et faire croire à une sorte de blague ou de complot. Emeralde avait encore en mémoire les dernières informations sur l'unité disparue, et si un pirate informatique n'avait pas chipé des sous à leur cible, elle ne se serait jamais retrouvée dans son téléphone. La balise de l'unité Micha s'étant stoppée d'emmètre, Emeralde s'est mise à surveiller le jeune homme. Car oui, certes le téléphone n'a pas de batterie, et n'est certainement pas en étant de marcher. Mais Emeralde qui n'est pas vraiment une entité physique peut se répliquer dans toutes sortes d'appareils et réseaux proches. En l'occurrence, elle surveille les caméras de la ville de façon passive, le visage du Hackeur en tête pour suivre ses déplacements.

Au besoin elle pourra communiquer avec lui quand il remettra en marche son téléphone, ou bien qu'il passera devant un écran de télévision géant. Elle ne le lâchera plus, car il doit poursuivre la mission et effacer les traces. S'il ne le fait pas, c'est elle qui demandera une nouvelle intervention à l'empire.

Jonathan Leroy

Humain(e)

Re : Rattraper le coureur de vague [PV]

Réponse 14 jeudi 14 novembre 2019, 16:03:15

Jonathan regarde la scène, incrédule. Comme s'il ne croyait pas vraiment ce qu'il voit. La machine s'éteint donc sous ses yeux avant d'éjecter un cube de sa tête comme les premiers Macintosh éjectaient leurs disquettes. Le voilà donc avec quelques informations dont il ne croit pas un mot, un téléphone transformé en mouchard numérique, un tas de métal et de latex inanimé et littéralement une quête de RPG sur les bras. Pas mal pour un dialogue de quelques minutes, ça fera plaisir au speedrunner …

… Le coup de la panne ? Sérieusement ? Putain …

Pas de bol, il est un coureur de vague, pas de temps. Après une grande inspiration suivie d'un soupir de dépit il se relève, prend son manteau, un peu de monnaies puis ... La porte. Direction le centre-ville, il a besoin d'une bière ou deux … Peut-être un peu plus même. L'empire, "Emeralde", les terroristes ou même les dieux eux-mêmes, Jonathan en a rien à carrer dans l'immédiat. Quant aux écrans, affichages publics et autres outils de matraquage publicitaire … Vous seriez surpris de tout ce que l'esprit humain peux ignorer quand il l'a décidé. Les dérèglements climatiques, les mensonges éhontés des politiques, le trou abyssal d'un compte en banque … Bien des exemples d'oublies volontaires contre lesquels une IA qui fait l'idiote sur tous les moniteurs de la ville ne fait pas vraiment le poids.

Un bar au hasard, quelques verres … Un peu trop sans doute. De quoi faire avaler une pilule qui a du mal à passer avant de retourner à sa chambre tard dans la nuit et s'écrouler sur le matelas, vaincu par la fatigue des voyages et les vapeurs de l'alcool … Une façon alambiquée de dire qu'il s'est bourré la gueule dans le premier trou a poivrot venu, ok admettons. Ça ne change rien au mal de crâne qui l'accueille à son réveil …

Ses yeux tombent sur le robot désactivé, le téléphone abandonner sur la table, les quelques files qui traînent, la légère odeur de brûlé persistante … La pièce est comme il l'a laissé la veille sous la surveillance de ce cube de métal qu'il prend d'une main une fois tiré du lit, l'autre étant occupée par un verre d'aspirine. Et maintenant direz-vous ?

Que faire, que faire … Disparaître à nouveau ? Rentrer chez lui comme si de rien n'était ? Ou … Poursuivre cette histoire, aussi abracadabrantesque qu'elle soit ? La raison va contre la dernière option, mais l'envie de connaître le fin mot de cette affaire l'y pousse malgré tout. De toute façon, ils doivent déjà avoir sa position, non ? Alors, un peu plus ou un peu moins … Autant remettre son téléphone en marche et voir ce que ce virus a de beau à raconter.


Espéreront que cette Emeralde truc muche sois plus loquasse ...


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