Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le jeudi 03 septembre 2026, 18:18:31 »
" Mais depuis que je suis ici...Je ne vois qu'une femme qui a survécu seule à quelque chose qui aurait détruit beaucoup d'êtres célestes. "

- C'est vrai que je suis coriace...

Un fin sourire se dessina sur les lèvres charnues de l'ancienne archange. Un petit malaise la prit ensuite. Toute cette situation était étrange. Cette ambiance, cette proximité la pesait. En réalité, leur rencontre, toute cette journée lui semblait n'être que pure rêverie. Quoique...Même dans ses songes, Anéa n'aurait pu imaginer pareil scénario. Bien sûr, il lui était bien arrivé de rencontrer d'anciennes « connaissances », qu'elles aient été angéliques comme démoniaques, mais jamais elle ne se serait imaginée vivre une telle journée avec le Prince des Trônes. Quel sens devait-elle trouver à ce qu'il se passait ?

Bien que tout cela lui faisait ressentir bien d'étranges sensations, comme si quelque chose la démangeait ou qu'elle était trop serrée dans un pantalon, c'était à la fois...Agréable ? Peut-être pas à ce point mais ce la ne la dérangeait pas tant que ça. Oui, voilà, ce n'était pas dérangeant, mais ce n'était pas commun non plus, ce qui était en train de se passer entre la déchue et le juge céleste. Certes, ils se connaissaient des Cieux, ils s'appréciaient, se respectaient surtout, mais ne se croisaient que rarement puisque la jeune femme sillonnait les champs de bataille, revenant que peu souvent pour se reposer au Paradis...

Tsaphkiel était-il satisfait des réponses que la déchue lui avait donnée ? Avait-il encore des interrogations ? Allait-il reprendre rapidement le chemin du Paradis ? Remuer autant le passé bouleversait l'esprit de l'ancienne archange, mais aussi son corps. Ses muscles se crispaient, sa mâchoire se serrait, même son estomac se tordait à se remémorer ses souvenirs douloureux. Dos à lui, Anéa grimaçait. Peut-être aurait-il été préférable qu'on lui efface sa mémoire pour qu'elle puisse avancer dans sa triste vie.

En ce moment-même, alors qu'elle s'en alla en direction de la salle de bain, l'air n'était pas tendu, mais quelque chose piquait la jeune femme, la chatouillant presque. Devoir ranger cette trousse de soin était une façon de se dérober de ce quelque chose qu'elle n'arrivait pas à nommer...

Alors que la demoiselle à la chevelure de jais humide était à moins de deux mètres de la salle de bain, prête à pénétrer dans la pièce, elle fut soudainement stoppée dans sa lancée. Anéa sentit des doigts se refermer sur son poignet avant même d'en prendre pleinement conscience. Le contact était ferme, sans être contraignant, une retenue plus instinctive que réfléchie. C'était précisément cela qui troubla la demi-démone. La demoiselle s'immobilisa, et pendant un très bref instant, son cœur sembla manquer un battement. Stoppée dans sa lancée, son regard de glace se porta sur la pression ressentie sur son poignet, avant de relever ses yeux sur l'éphèbe. Tsaphkiel venait de la retenir, oubliant presque qu'il n'était qu'en serviette.

Lui, Tsaphkiel, le haut-ange, le Prince des Trônes, le gardien de l'Équilibre...Lui qui, autrefois, lorsque la guerrière foulait encore les terres célestes, incarnait à ses yeux une justice si droite qu'elle en paraissait presque inaccessible. Il avait toujours été cette silhouette immense, drapée de lumière, dont la seule présence imposait le silence. C'était un être que l'on saluait de loin, que l'on admirait, que l'on respectait...

Jamais, ô grand jamais, Anéa ne l'avait imaginé capable de geste si spontané et profondément humain. Le bleu très pâle de ses yeux glissa lentement vers cette main puissante entourant son poignet. Cette même main avait rendu des jugements divins, porté une épée sacrée, guidée des armées célestes...Pourtant, en cet instant, elle était tremblante. Enfin, la demi-démone n'en était même pas certaine. Peut-être n'était-ce là que le pur fruit de son imagination...

Lorsque le gardien de l'Équilibre prononça son prénom, le souffle de la jeune femme se fit plus discret, presque inexistant, quelque chose se serrant dans sa poitrine. Il y avait dans sa voix une hésitation qu'elle ne lui connaissait pas, une...fragilité si infime que beaucoup n'auraient sûrement jamais remarquée. Beaucoup, mais elle, si. C'était...perturbant. Quelle était donc cette fissure qu'elle observait sur son visage parfait ?


- Oui ?

Ses prunelles glacées fixèrent ce même visage dessiné par le Divin, cherchant le mordoré de l'être céleste. Il semblait si déstabilisé que cela donnait presque l'impression de contempler une étoile vaciller. Une étrange sensation sembla troubler son cœur plus que de mesure à son goût, mais elle ne sut expliquait ce qui lui arrivait. Ce « chatouillis » était à la fois doux, agréable, silencieux...mais surtout très dangereux. Soudainement, une pensée lui coupa la respiration. Cette impression lui faisait très peur, et par dessus tout, elle était effrayée de lui donner un nom.

Anéa sentait bien que son ancien collègue angélique souhaitait dire quelque chose, que cela lui brûlait les lèvres. Les traits de son visage semblaient tristes. Pour la demoiselle, il était clairement tourmenté. De quoi s'agissait-il, à la fin ? Un puissant frisson la parcourut lorsque les doigts du haut-ange commencèrent à défaire leur étreinte, glissant délicatement sur la peau de nacre de la jeune femme. Il finit alors par totalement la relâcher et heureusement, sinon, Anéa aurait tiré sur son poignet pour se défaire de lui. Et ce, sans délicatesse. Cette peur innommée commençait à lui faire perdre son calme et la douceur dont elle avait pourtant fait preuve lors des soins sur l'ange.


- Que cherches-tu à me dire ?

Le petit silence qui vint ensuite ne la rassura guère. L'angoisse commença à lui serrer la gorge. Une rage dont elle ne comprenait pas l'origine vint gonfler son cœur. Qu'est-ce qu'il se passait, bon sang ? Tout cela ne rimait à rien ! Les sourcils sombres de la demoiselle se froncèrent d'impatience. Anéa haussa la voix, la colère montante.

- Parle !

Elle ne lui laissa même pas le temps de répondre, fonçant vers la salle de bain ouvrant la petite armoire sous le lavabo, enfournant la sacoche de soin dedans, avant de vivement fermer cette même petite porte. Pauvre meuble qui n'avait rien fait...La guerrière aux cheveux humides revint alors devant l'être céleste presque nu, se plantant devant lui, furieuse et clairement troublée.


- Réponds ! Tout ça là, ça n'a aucun putain de sens !

Quelque chose s'était fissuré et cela lui faisait terriblement peur. Plus rien ne l'arrêtera...

- Ton histoire d'Équilibre pour moi, par rapport à ce qu'il s'est passé, ce n'est qu'une excuse. Si tu avais senti la moindre perturbation dans « cet équilibre », tu l'aurais ressenti dès ma déchéance. Sauf que cela fait des années que j'ai été bannie des Cieux ! Alors dis-moi pourquoi tu es réellement là, Tsaphkiel ! Si t'as un truc à me dire, crache le morceau, nom de Di...Bon sang !

Sa voix s'enroua tellement sur la fin qu'elle en toussa longuement, grognant face à la situation pitoyable mais aussi face à son comportement ridicule...
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Les contrées du Chaos / Re : A princess's duty [Zorro Wolfen]
« Dernier message par Zorro Wolfen le lundi 31 août 2026, 03:02:02 »
Le matin se leva, humide puis rapidement à moite à mesure qu'une chaleur sans commune mesure avec la fraîcheur de la nuit se levait.

Zorro n'avait pas beaucoup dormi au cours de cette nuit. Le sièv qui coulait dans ses veines n'y était probablement pas étranger, du moins pendant les premières heures. La présence de Shion derrière un simple pan de toile, son odeur de fleurs sauvages, la beauté des courbes qu'elle exposait sans honte, à la mode mesaienne, et les discrets soupirs que le mercenaire l'avait entendu pousser à plusieurs reprises dans la nuit avaient aussi très clairement participés à son insomnie.
Mais plus encore, c'était les souvenirs qui avaient volé le sommeil du Loup Noir. Des souvenirs qui lui paraissaient à la fois si proches, à peine plus d'une ou deux décennies, et si lointains, comme appartenant à une autre vie. Ce qui n'était pas si loin de la vérité, les images qui l'avaient hanté venant d'un autre monde, de l'époque où il était dans l'armée des Rebelles, à la tête des éclaireurs et des espions.
Être à nouveau à la tête d'une petite troupe, bien que la situation soit totalement différente, avait ramené à la surface de désagréables sensations.

Il n'en montra cependant rien, quittant finalement son poste de garde pour organiser les préparatifs de départ.
A vrai dire, et à sa grande satisfaction, sa présence n'était pas vraiment nécessaire pour cela. En dehors de quelques aides de camps, la majorité des membres de la troupe étaient des aventuriers ou des mercenaires vétérans, rôdés à ce genre d'exercices et parfaitement autonomes, tant et si bien que le soleil dépassait à peine le sommet des montagnes lointaines quand le convoi fut prêt à partir.
Tout ce qu'il eu à faire fut de sceller Dwyl, revenu de lui-même aux premières lueurs, et d'envoyer une aide de camp réveiller leur cliente.
En la voyant sortir de sa tente, les yeux encore embrumés de sommeil et rougissante, il ne put s'empêcher de pouffer discrètement, se mordant les lèvres pour dissimuler son amusement avant de repenser à l'idée qui lui avait traversé la tête pendant la nuit.


La seconde journée de voyage se déroula sans évènement notable, pratiquement identique à la première. Investi de son rôle, Zorro effectua plusieurs allers et retours entre l'avant et l'arrière du convoi, heureusement peu étendu, et partit régulièrement en éclaireur afin de repérer les environs et consulter tranquillement leur plan de route, établit à l'avance avec Pelemetho, le noble qui l'avait engagé.
Dans ces moments-là, c'était le plus souvent Merk qui surveillait Shion, ses yeux chassieux se posant sans retenu sur la noble dame. Mais en-dehors de ses regards, à aucun moment il ne tenta quoi que ce soit, même pas d'engager la conversation, se contentant de la dévisager tout en faisant son travail avec efficacité.
La seule différence survint le soir : cette fois ils avaient établi le camp entre deux collines basses, un peu à l'écart de la route qui commençait doucement à perdre de sa prestance. Aucun point d'eau n'était présent à proximité, et si un coin d'ablution avait été grossièrement monté, la plupart des mercenaires s'était contenté de se rincer sommairement dans un tonneau d'eau.

~~~~~~ ¤¤¤ ☼ ¤¤¤ ~~~~~~

Plusieurs jours passèrent ainsi, tandis que la petite troupe poursuivait sa route vers l'Est et leur destination finale. Au fil des miles parcourus, la nature se fit plus sauvage, les signes de civilisation moins présents, à plus forte raison que, suivant le plan, Zorro s'éloignait progressivement de la grande route.
Cela rallongeait certes leur trajet, mais le rendait aussi moins prévisible. Sans compter que cela leur permettait aussi de trouver plus facilement des points d'eau et de quoi remplir les réserves de nourriture sans toucher aux rations. Et plus ils s'enfonçaient dans les landes vierges, plus le mercenaire se détendait, comme si la nature environnante avait un effet apaisant sur lui, ou chassait les mauvais souvenirs.

Il n'était d'ailleurs pas le seul à se relâcher, l'ambiance au sein de la troupe perdant peu à peu son côté rigide et militaire. Des amitiés de passage commencèrent à se former, aidées par les aventuriers qui se connaissaient déjà ou par les grandes gueules comme Merk, globalement apprécié malgré son manque de tact, et il ne fut plus rare, la nuit, que des soupirs s'échappent des bosquets.

De son côté, Zorro, bien que plus détendu, continuait d'assumer son rôle, tâchant d'apprendre à connaître tout le monde tout en essayant d'estomper peu à peu la distance due à la hiérarchie. Il n'avait jamais aimé diriger qui que ce soit, excepté, peut-être, dans certaines circonstances bien précises, et plus intimes. Après tout, ce n'était pas pour rien qu'il était un mercenaire solitaire, là où la plupart, avec sagesse, préférait agir en groupe.


Evidemment, il n'oubliait pas Shion, à aucun moment, et dès le soir du deuxième jour il avait commencé à mettre son idée à exécution, tâchant d'impliquer de plus en plus la jeune femme dans la vie du camp. Ce faisant, il outrepassait clairement son devoir, mais il n'en avait cure, si cela permettait de la rendre heureuse.
Alors que le reste de l'escorte commençait à monter le camp avec la même efficacité que le premier soir, il s'était approché avec un sourire de la noble esseulée, afin de lui proposer de s'occuper de Dwylidian. Le cheval s'était montré un professeur patient et pédagogue, manifestant un plaisir non dissimuler à apprendre à cette jeune femme comme le brosser et le nourrir. Ou alors était-il simplement heureux d'avoir droit à des caresses plus douces que celles de Zorro.

Dans les jours qui suivirent, le mercenaire avait beaucoup mis son compagnon à contribution afin de briser la solitude de la jeune femme, la laissant le chevaucher seule et s'occuper de lui le soir. Parfois aussi, ils montaient à nouveau ensemble, parlant de tout et de rien. Ces instants étaient de véritables bulles de plaisir pour le Loup Noir, qui lui permettaient d'oublier un instant les responsabilités qu'il pensait avoir vis-à-vis de leur escorte. La présence de Shion, calée contre lui, le reposait, même s'il devait régulièrement se faire violence pour rester professionnel et ne pas se laisser déborder par la sensualité envoûtante de la jeune femme. A son corps défendant.


En dehors des soins à Dwyl, Zorro avait aussi essayé d'impliquer Shion dans d'autres activités du campement, à commencer par la cuisine. Ty Fu avait beaucoup protesté, rougissant, arguant que ce n'était pas là la place d'une noble dame, mais il s'était finalement laissé convaincre.

L'attitude de Zorro envers Shion, tout comme le fait de la voir s'affairer avec sérieux, si différente des autres nobles pompeux ou inutiles, avait fini par contaminer le reste de la troupe, qui en était venu à se prendre d'affection pour la jeune femme, tant et si bien qu'en dehors du Loup Noir, de Merk et sa grande gueule, et de Ty Fu et sa prévenance exagérée, d'autres aventuriers l'avaient prise sous leur aile.
Mercedes pour commencer, la mercenaire qui l'avait aidé à se laver le premier soir et l'avait plus tard assisté lorsque Zorro avait encouragé Shion à monter elle-même sa tente ; ainsi que les jumeaux Yakob et Elfie Frey, deux des plus jeunes aventuriers de la compagnie et qui essayaient souvent d'entraîner Shion dans leurs parties de dés ou de cartes aux mises singulières, ou leurs plaisanteries gaillardes.


Plusieurs jours étaient donc passés ainsi, et la compagnie se rapprochait de plus en plus de la capitale des Araniades, lorsque Zorro, profitant d'un instant seul avec Shion sur le dos de Dwyl, se pencha légèrement à l'oreille de la noble, parlant d'une voix plus basse que nécessaire.

- Shion ? Pourrais-je te voir seul à seul ce soir ? Dans ta tente. J'aurais quelque chose à te montrer.

Il avait en effet décidé qu'il était plus que temps que la jeune femme prenne connaissance de la route secrète qui avait été convenue avant le départ, ignorant si elle était déjà au courant ou non, mais souhaitait que cette information reste secrète par crainte d'éventuels espions. La tente de la noble aux cheveux blancs lui semblait être le meilleur endroit pour cela.
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Annonces du Staff / We need you, baby !
« Dernier message par Le Grand Jeu le dimanche 30 août 2026, 21:41:41 »
Oyez, oyez, membres de LGJ !

Cette annonce a lieu pour recruter un nouveau modérateur:-*

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Vous pouvez dès à présent envoyer votre candidature sur le compte Le Grand Jeu par message privé.

À partir de maintenant, vous avez jusqu’au dimanche 13 septembre 2026 (23h59), pour envoyer vos propositions. Nous prendrons par la suite le temps nécessaire pour convenir d’un choix.

N'hésitez pas ! On vous attend ! :D

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Le quartier de la Toussaint / I run to you...
« Dernier message par Lyadril Ilfirin le dimanche 30 août 2026, 19:19:47 »
Un frémissement remonte le long de sa main. Le simple contact des lèvres de Réo contre sa paume devrait n’être qu’un geste courtois. Une marque d’attention presque désuète. Pourtant, le corps de Lyadril en décide autrement.

La caresse de ses doigts contre les siens fait courir une onde chaude jusque sous sa peau, si fine qu’elle pourrait presque la confondre avec le frisson provoqué quelques instants plus tôt par leurs effluves mêlés. Son souffle se suspend brièvement. Ses doigts demeurent docilement dans les siens, mais quelque chose, au fond d’elle, se réveille avec une satisfaction qu’elle n’aurait jamais imaginée ressentir.

La fille d’Az’Kharel, elle, rit intérieurement. Alors c’est ainsi que tu comptes me recevoir… Une pensée qui n’a rien de la réserve prudente de l’herboriste. Elle lui ressemble davantage. À cette part d’elle-même qu’elle tient habituellement loin de la lumière.

L’elfe laisse pourtant son hôte l’entraîner à travers l’Eden, découvrant peu à peu ce qu’elle n’avait aperçu jusque-là qu’au travers des silhouettes et des lumières de la salle principale. Et lorsqu’elle comprend ce qu’il lui montre… Elle s’arrête presque.

Seikusu s’étend sous leurs yeux. Toute entière.

Les lumières de la ville dessinent des constellations artificielles jusque dans les quartiers les plus éloignés. Les rues deviennent de fines veines lumineuses, les immeubles des masses sombres découpées par des centaines de fenêtres, et plus loin encore, les contours de la ville semblent se perdre dans la nuit.

C’est magnifique et vertigineux. Tellement hyperbolique que son premier réflexe n’est même pas de reculer. Mais de regarder vers le vide. Un peu trop longtemps. Une lueur presque amusée traverse ses yeux émeraudes. Elle pourrait sauter. Sans hésiter. Enfin… Pas exactement sans hésiter. La démone en elle, elle, n’hésiterait absolument pas.

Elle s’imagine déjà franchir le rebord, laisser le vent arracher sa cape à ses épaules et tomber droit vers les lumières de Seikusu, la chute avalant progressivement toute prudence avant que, dans les derniers mètres, ses ailes ne se déploient brutalement.

Une pensée folle. Magnifique. Dangereuse. Typiquement démoniaque.

Elle réprime un sourire avant que celui-ci ne puisse réellement naître.

Puis son regard rencontre la lune. Et quelque chose change. La légèreté disparaît. Le disque pâle suspendu dans le ciel lui rappelle un autre endroit. Un autre ciel. Un souvenir qui n’a pas besoin d’être convoqué pour revenir.

Ses parents. Son père. Sa mère. Tous deux dans cette barque, glissant silencieusement sur une eau sombre d’un recoin secret de l’Enfer qu’elle n’a jamais oublié. Un endroit à eux. L’image est presque douce. Presque irréelle.

Lyadril reste quelques secondes prisonnière de cette réminiscence avant de sentir la présence de Réo derrière elle.
- Si tu me permets…

Son cœur s’arrête. Littéralement. Ou du moins, c’est l’impression qu’elle en a. Ses doigts se crispent imperceptiblement lorsqu’elle sent ses mains venir se poser autour de son ventre. Sa joue contre la sienne. Le monde entier paraît soudain beaucoup plus silencieux. La ville demeure là. La lune aussi. Mais elles deviennent presque secondaires. La chaleur contre son dos, le souffle tout proche, la proximité de leurs deux corps… tout cela efface momentanément jusqu’au souvenir de la hauteur.

Lyadril baisse légèrement les yeux vers le reflet que leur offrent les vitres. Deux silhouettes enlacées. Sa forme elfique. La forme humaine de son partenaire. Et quelque chose entre eux qui n’a encore besoin d’aucun nom. Un sourire minuscule menace cette fois de se former au coin de ses lèvres. De même qu’une pensée fugace se demandant ce que cela donnerait sous leur forme démoniaque à tous les deux. Mais elle n’a pas le temps de s’y abandonner car ils ont une tâche à accomplir.

La pièce choisie pour commencer leur travail retrouve bientôt une atmosphère différente. Plus silencieuse. Plus concentrée.

L'invitée dépose sa besace avec précaution.

Les bougies apparaissent les premières. L’ivoire trouve sa place aux quatre points destinés à purifier l’espace. Les rouges sombres viennent ensuite, réservées au lien du sang. Les violettes entourent les emplacements prévus pour les Arcanes. Puis les noires, plus éloignées, prêtes à contenir les éventuelles décharges d’énergie.

Elle dispose ensuite les herbes. La sauge blanche. L’armoise. Le romarin infernal réduit en fragments presque noirs. Les fines branches d’if.

Et enfin, à distance des flammes, les pétales de datura noir enveloppés dans leur tissu.

Chaque élément trouve sa place avec une précision qui contraste presque avec la douceur de ses gestes.
Lorsqu’elle se redresse, quelque chose dans son regard a changé.

La femme qui contemplait Seikusu quelques minutes auparavant laisse place à l’herboriste. À celle qui a sauvé son hôte d’une mort certaine s’il n’avait été qu’humain. À celle qui sait que les Arcanes pardonnent rarement l’à-peu-près.

Sa propre dague apparaît entre ses doigts. La lame accroche la lumière violette d’une bougie.

Lyadril s’agenouille devant le premier emplacement, fermant son poing afin de laisser doucement le sang rejoindre la surface préparée. Puis elle commence.

Un trait. Une courbe. Une rune. Sa main ne tremble pas. Ses lèvres, elles, fredonnent à peine. Une mélodie ancienne, presque inaudible, dont les paroles se mêlent au crépitement des flammes.
- Elenath dîn naur aníra, cuio avel… (Que les étoiles veillent, que le feu protège, que la vie demeure…)

Sa voix reste basse. Presque une prière.

- Ça a l’air d’être actif…

Le soulagement n’a pas encore eu le temps de retomber. L'éclat arcanique danse encore quelque part derrière les paupières de Lyadril lorsqu’elle rouvre les yeux. Et elle croise les siens. Une seconde. Peut-être deux. C’est tout ce qu’il faut. Quelque chose se rompt. Ou peut-être quelque chose se libère. Leurs lèvres se rencontrent. Se retrouvent.

Le souffle de l’elfe se suspend aussitôt, surprise par la soudaineté du geste, avant que cette surprise ne fonde sous la chaleur de ce contact. Ses doigts se crispent légèrement contre le tissu de sa propre robe tandis que son corps, lui, semble avoir compris bien avant son esprit.

Elle répond. Sans réfléchir. Sans chercher à analyser ce qui se passe.

Un baiser aux allures de plat favori, doux et familier, où l’autre se glisse soudain comme une pincée de piment brut. Une caresse qui s'amorce dans la tendresse avant d’éclater en bouche engourdie, le souffle court de la soigneuse et une envie irrépressible d’y revenir malgré la chaleur qui consume tout.

Il y a dans la façon d’embrasser de Réo, la même ivresse cuisante qu’une épice tombée dans une recette trop douce. Le contact initial suave et réconfortant, se mue instantanément en une empreinte de feu sur la peau, une attaque vif-argent qui embrase le palais, pique la langue et laisse le corps groggy, envenimé d’un besoin cruel d’en reprendre une gorgée.

Le monde des Arcanes, les glyphes, les bougies et jusqu’au travail qu’ils viennent d’accomplir semblent disparaître derrière cette proximité devenue brusquement évidente.

Son cœur cogne contre ses côtes. Ses effluves se mêlent aux siens. Et quelque part, dans les profondeurs de son être, la fille d’Az’Kharel laisse échapper un rire silencieux. Enfin ! La pensée lui arrache presque un frisson.

Le baiser se prolonge juste assez pour que Lyadril perde à son tour la notion de ce qui devait venir ensuite. Ses mains remontent instinctivement, s'arrêtant pourtant avant de savoir où se poser, comme si une part encore lucide d'elle-même cherchait une limite qu'elle refuse de franchir sans l'accord du moment.

Puis cette même lucidité revient. Brutalement. Pas sous la forme d'une peur. Plutôt comme un rappel. Les Arcanes. La protection. L'Eden. Leur devoir.

Leurs lèvres se séparent presque au même instant. Le silence qui suit est plus éloquent que n'importe quelle explication.

Lyadril garde les yeux clos une fraction de seconde supplémentaire. Son souffle est court. Ses joues sont brûlantes et quelques mèches argentées se sont échappées autour de son visage.

Lorsqu'elle rouvre finalement les yeux, quelque chose de nouveau brille dans ses prunelles aux couleurs des forêts verdoyantes. Un mélange de trouble… Et d'amusement. Elle pourrait presque entendre sa part démoniaque se moquer doucement de sa propre retenue.

- Nous finirons cela plus tard.

La promesse résonne encore dans son esprit. Et, étrangement, elle ne lui déplaît pas du tout.

Lyadril inspire profondément avant de se détourner avec une lenteur calculée, reprenant possession de ses gestes.
- Oui…

Un murmure à peine audible. Son regard glisse brièvement vers les glyphes invisibles. Puis revient vers lui.
- Plus tard.

Deux mots seulement. Mais cette fois, son léger sourire ne cherche plus à dissimuler entièrement ce qu'elle ressent. Elle reprend alors sa dague. Le travail n'est pas terminé.

Chaque glyphe reçoit son sang avec une précision presque maniaque. Lorsqu’une erreur apparaît dans les tracés de Réo, elle ne peut s’empêcher de la signaler. Pas avec sévérité. Avec cette patience légèrement taquine qu’elle réserve déjà à celui qui accepte de réellement apprendre auprès d’elle.

Un angle trop fermé. Une rune légèrement désaxée. Une terminaison qui menace de modifier la circulation de l’énergie. Elle corrige. Explique. Lui fait recommencer.

Parce qu’ici, quelques millimètres peuvent faire la différence entre une protection fonctionnelle et une réaction arcanique imprévisible.

Le temps disparaît peu à peu. Les bougies diminuent. Les odeurs des herbes se mêlent à celle du sang. Et les flashs lumineux finissent par éclater les uns après les autres. À chaque activation, Lyadril ferme instinctivement les yeux quelques secondes avant de les rouvrir sur des glyphes redevenus invisibles.

Enfin… Le dernier caractère disparaît. Le silence qui suit semble presque assourdissant.

Elle expire lentement. Ses épaules se relâchent. La tension quitte progressivement ses doigts. Et pour la première fois depuis son arrivée, elle s’autorise à regarder autour d’elle autrement que comme une arcaniste. Ils l’ont fait. Ensemble.

Alors lorsque Réo lui propose finalement de boire quelque chose, Lyadril accepte d’un léger mouvement de tête. Elle le regarde préparer le cocktail avec cette curiosité tranquille qu’elle réserve aux choses qu’elle ne connaît pas encore. Les gestes précis. Les plantes. La vodka. Le piment. Cette pointe de démoniaque qu’il ajoute à la préparation.

Un amusement discret vient adoucir ses traits. Lorsqu’il lui tend finalement son verre, elle le prend entre ses doigts.
- A notre collaboration…

Son regard à la teinte d'une feuille de tilleul vient chercher le sien. Puis ses yeux descendent un bref instant vers le breuvage.
- …et à…nous ?

Les mots restent suspendus. Lyadril porte le verre à ses lèvres. Une première goutte touche sa bouche. Puis une seconde. La plante arrive d’abord. Le feu du piment ensuite. Et enfin l’alcool. Elle laisse le goût se déposer sur sa langue.

La première chose qu’elle ressent n’est pas le baiser. C’est sa main. La chaleur de sa paume contre sa cuisse lui arrache un frisson qui remonte jusqu’à sa nuque avant même que ses lèvres ne retrouvent les siennes. Lyadril n’a pas le temps de s’interroger. Elle reconnaît cette saveur. La sienne. Celle qu’elle avait déjà goûtée quelques instants auparavant et dont le souvenir semble soudain bien trop présent sur sa bouche.

Alors ses paupières se ferment. Cette fois, la surprise ne vient pas.

Il n’y a que cette chaleur familière qui se répand en elle, plus vive encore parce qu’elle sait désormais ce que signifie ce contact. Ses doigts se referment doucement autour de son verre, qu’elle éloigne instinctivement afin de ne pas le renverser, tandis qu’un souffle presque inaudible s’échappe entre deux baisers.

Et la fille d’Az’Kharel, elle, jubile. Ainsi donc, Monsieur le propriétaire de l’Eden n’a finalement pas tant de patience que cela… Une pointe d’amusement traverse son esprit.

Puis la cape glisse. Le tissu quitte progressivement ses épaules et dévoile ce qu’elle avait soigneusement choisi avant de quitter “Dae & Calad”. La robe d’alternanthera “Purple Knight” parcourue de reflets pourpres semblables à ceux d’une braise qui refuse de mourir. Le tissu épouse sa silhouette avec souplesse avant de laisser ses épaules nues sous les lumières tamisées de l’Eden. Le décolleté demeure mesuré, mais suffisamment assumé pour révéler qu’elle n’a pas choisi cette tenue uniquement pour sa praticité.

Lyadril sent la chaleur gagner ses joues. Pas de honte. Plutôt cette étrange sensation d’être soudainement regardée autrement. Elle avait préparé plusieurs vêtements. Mais celui-ci… Elle l’avait choisi pour lui. Et cette pensée, à elle seule, fait accélérer son cœur.

Ses yeux émeraude se lèvent vers les siens. Une lueur presque malicieuse y danse. La part démoniaque en elle voudrait évidemment profiter de cet instant pour pousser davantage. Pour provoquer. Pour voir jusqu’où elle pourrait faire vaciller celui qui, quelques minutes auparavant encore, prétendait vouloir attendre.

Mais l’herboriste garde une parcelle de raison. Une toute petite. Juste assez pour ne pas oublier qu’ils viennent de passer des heures à inscrire une protection arcanique autour de l’Eden.

Ses doigts quittent lentement le verre pour venir se poser contre lui, sans chercher à rompre leur proximité.
- Tu avais pourtant dit… plus tard.

Sa voix est basse. Un souffle presque amusé. Pas un reproche. Certainement pas. Ses lèvres conservent encore le souvenir du baiser lorsqu’un sourire discret vient finalement les effleurer.
- Je crois que tu viens de redéfinir ce que signifie plus tard.

La fille d’Az’Kharel rit intérieurement. Et cette fois, Lyadril ne cherche même pas vraiment à la faire taire.

Pourtant… Quelque chose ne va pas.

Ce n’est presque rien. Une sensation. Un infime décalage. Une impression qui ne devrait pas être là. Ses doigts se resserrent imperceptiblement autour du verre. Le sourire qui commençait à apparaître disparaît.

Son regard se détourne lentement de Réo. Les flammes des bougies. Les herbes. Les glyphes désormais invisibles. La pièce. Tout semble parfaitement normal.

Et pourtant, au fond d’elle, quelque chose vient de tirer sur une corde invisible. Un mauvais pressentiment. Faible. Presque imperceptible. Mais suffisamment présent pour faire frissonner la fille d’Az’Kharel derrière le calme de l’herboriste. Lyadril ne dit rien. Pas encore. Elle garde simplement le verre entre ses doigts. Et écoute ce que son instinct cherche désespérément à lui dire.

Quelques respirations plus tard, l’herboriste entrouvre les lèvres, les referme, puis ose enfin poser la question sans pour autant en avouer la raison :
- Réo… souhaites-tu un sceau… sur le plafond ?
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Le quartier de la Toussaint / Re : I run to you...
« Dernier message par Réo le samedi 29 août 2026, 23:05:58 »
 Une étincelle, un courant…je ne sais décrire ce qui traverse mon corps, partant de mes doigts jusqu’à tout mon être...en une fraction de seconde lorsque nos doigts se rencontrent…l’image de notre baiser me revient, et l’incube a le sentiment d’être charmé…

"Mae govannen, melamin mîr vi dû. Hannon le na i annon… (Bonsoir, ma lumière dans les ténèbres. Merci pour l’accueil.)

Obligé de me mordre la joue dans le silence de l’Eden pour garder contenance et ne pas plonger sur ses lèvres, je me concentre sur la raison de sa présence, le reste viendra le moment venu.

- Aduial vae — gil-amrûn nín, gellon i-chened le vi mar nín. (Bonsoir mon étoile du matin, je suis enchanté de te voir en ma demeure)

Me contentant d’un simple baise-main, mes doigts ne peuvent s’empêcher de caresser la sienne comme si elle était faite de porcelaine…alors que mon cœur de démon tambourine de plus en plus fort…Sans lui lâcher la main, avec les lumières tamisées au maximum, je lui fait faire le tour…lui faisant profiter de la vue à 360° sur tout Seikusu, comme si nous dominions ce monde de mortels.
Je m’y arrête en voyant au loin la lune, me plaçant délicatement dans son dos…

- Si tu me permets…

Mes mains se posent sur ses hanches pour autour de son ventre, ma joue contre la sienne, je contemple à la fois la ville, et le reflet poétique de nos deux corps enlacés…me découvrirais-je un romantisme insoupçonné ? Je l’ignore, quoi qu’il en soit, mon corps lui est en feu…je me demande si elle le sent dans son dos.
Je finis par nous détacher pour nous diriger vers une salle servant de réserve.

- Je…hem…propose que nous commencions ici, puis de faire tout le tour de la vite et la porte, tant que la protection demeure invisible.

Sortant une dague, je m’entaille la paume, commençant à écrire la moitié de la protection de la pièce, tandis que mon invitée du soir fait l’autre moitié, ainsi le sceau dessiné par nos deux sangs liés prendra toute sa puissance, c’est du moins ce que m’a appris Lya’ et ce que j’en ai déduit de mes nombreuses lectures ayant occupés mon absence. Entre ça et les leçons sur les arcanes, je n’ai pas chômé.

Lorsque le dernier caractère est tracé par nos deux êtres, un flash lumineux nous aveugle presque et tout ce que nous avons tracés disparait petit à petit…

- Ça a l’air d’être actif…

J’en souris en la regardant. Croisant ses yeux couleurs émeraude si envoutants, mon esprit déconnecte. Lorsque je reviens à moi, nos lèvres sont scellées, nos langues s’enlacent, dansent et flirtent ensemble…tandis que ma demi-elfe se trouve entre la porte et moi…C’est délicieux, envirant…je m’en vais presque retiré cette cape qui couvre le corps que je désire…lorsque sans une parole échangé, nous nous détachons en même temps l’un de l’autre…comme un rappel du devoir sonnant en nous.

- Nous…finirons cela plus tard…ce baiser…

Ma langue passe sur ma lèvre lorsque je me dépêche de partir pour ne pas succomber une fois de plus.
Nous séparant de part et d’autre de l’Eden pour éviter de nous déconcentrer, je grave la moitié des glyphes, tout autour de la salle, à un espace de 5 mètres entre chaque, inutile de dire que cela prend du temps, la calligraphie de glyphes aussi puissant est un art à la fois délicat et dangereux en cas d’imprécision. Tant et si bien que ma compagne ne se gêne pas pour me faire savoir lorsqu’elle aperçoit des ratés, même minime. Réo le roi de l’Eden se faisant ramasser par une herboriste. Le spectacle serait amusant à voir pour un néophyte, mon point de vue est tout autre, j’apprécie que l’on me tienne tête, ou si je suis honnête, si c’est elle. N’allez pas imaginer que je suis aussi doux avec quelqu’un d’autre.
La soirée avance, et au bout d’un moment, les flashs aveuglant s’enchainent.

- Et beh, si on n’a pas réveillé toute la ville avec ça. Je t’offre un verre, nous l’avons mérité.

Passant derrière le bar, je fais découvrir à ma compagne la magie que je maitrise, les cocktails. Connaissant sa personnalité, je commence à jongler en préparant un breuvage à base de plante, vodka pour relever le tout, et un pointe de piment pour le coté démoniaque, avant de m’installer près d’elle.

- A notre collaboration…et à…nous ?

Je ne tiens plus, je veux goûter de nouveau ses lèvres…ma main posée sur sa cuisse, je retrouve la saveur sucrée qui me fait tant d’effet…la débarrassant cette fois de sa cape, pour dévoiler sa robe à la fois osée et gracieuse…
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Blabla / J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Deirdre le samedi 29 août 2026, 21:39:09 »
Et dire que les Boeufs sont sacrés dans certains pays... Euh... 9
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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Anéa le jeudi 27 août 2026, 10:16:16 »
Oh merde...Non, pas toi :c

J'vais mettre 8 ans à me remettre...
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Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le mercredi 26 août 2026, 15:02:15 »
Les sirènes se rapprochent enfin. Leur plainte traverse les allées du sanctuaire avant que les premiers véhicules n'apparaissent au-delà des torii. Des silhouettes en uniforme descendent rapidement, bientôt rejointes par d'autres secours. Les prêtres leur indiquent les bâtiments touchés tandis que les derniers volontaires sont invités à s'éloigner des structures encore fragiles.

Pendant quelques instants, Séliane continue simplement la chaîne de seaux. Puis la question d'Adel lui revient.
"Une fée? "

Elle tourne légèrement la tête vers lui.
Oui.

Le mot est prononcé sans mystère cette fois. Une fée. Elle pourrait en dire davantage. Parler de son peuple, de son royaume, de la cour dont elle est issue. Elle pourrait expliquer ce que sont réellement ces papillons, pourquoi ils lui sont liés, ou encore comment une créature de son monde peut se retrouver dans celui-ci. Mais ce n'est ni le lieu ni le moment.

Alors elle se contente d'un léger sourire.
Je suppose que vous aurez beaucoup de questions.

Un nouveau seau lui arrive entre les mains. Elle le transmet aussitôt, puis récupère le suivant.
Je vous répondrai. Lorsque tout ceci sera terminé.

Ses yeux reviennent vers les flammes. Il ne reste plus grand-chose à sauver ici. Seulement des braises, des poutres noircies et quelques foyers récalcitrants qui fument encore sous les premiers jets des pompiers.

Puis ses papillons se comportent étrangement. Deux d'entre eux ne reviennent pas immédiatement vers elle. Ils demeurent au-dessus de l'aile orientale du sanctuaire, disparaissant derrière une toiture éventrée avant de réapparaître quelques instants plus tard. Séliane fronce légèrement les sourcils.

Un troisième papillon quitte alors les hauteurs et revient vers elle. Il se pose sur le bout de son doigt. La fée s'immobilise. Quelque chose recouvre ses ailes. Une poussière sombre. Elle n'a pas l'aspect léger de la cendre. Elle accroche même la lumière des lanternes d'une manière étrange, comme si de minuscules particules brillantes étaient mêlées au noir.

Séliane l'observe quelques secondes. Puis son regard se porte vers le bâtiment d'où vient le papillon.
Ce n'est pas de la cendre.

Elle ne touche pas immédiatement la substance. Elle se contente de l'observer, attentive.
Il revient de l'aile orientale.

Une courte pause.
Je n'avais encore jamais vu cela sur eux.

Elle lève doucement le doigt afin que la lumière tombe davantage sur les ailes du papillon. La créature ne semble pas blessée. Elle reste simplement là, parfaitement immobile, avant de reprendre son vol. Elle la suit des yeux. Puis les autres papillons s'agitent à leur tour. Ils ne fuient pas. Ils convergent. Tous vers le même endroit. Le bâtiment oriental.

La fée reste silencieuse un instant. Son regard se durcit légèrement.
Quelque chose les attire là-bas.

Elle ne prétend pas savoir quoi. Elle ne prétend pas non plus savoir si cela a un rapport avec l'incendie. Cette fois, elle préfère laisser les faits parler pour elle.

Un nouveau craquement résonne dans les décombres. Par réflexe, Séliane pousse d’un coup le jeune homme puis relève immédiatement les yeux.
Je crois que nous devrions rester prudents.

Puis son attention revient vers Adel. Et, dans cette atmosphère de fumée, de bois brûlé et de sirènes, elle ajoute simplement :
Veuillez… Veuillez m’excuser pour ce que je viens de faire. Quant à votre question… oui. Je suis une fée.

Un léger sourire apparaît sur ses lèvres.
Et je crois que nous aurons beaucoup à nous raconter lorsque cette nuit nous laissera enfin respirer.
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Prélude / Re : Prométhée - Validé
« Dernier message par Prométhée le samedi 22 août 2026, 11:07:57 »
Cool merci
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Le coin du chalant / Reine de[s] coeur[s]
« Dernier message par Bowsette le vendredi 21 août 2026, 21:24:33 »
Chalant de Bowsette

Bowsette est une Terranide qui s'est fait Truck-kun dans ce monde vaste. Bien que ce soit une dame autonome, elle a encore tout à apprendre de ce nouvel environnement. Elle est actuellement dans la tribu Oni qui l'a trouvée à son réveil, ce qui lui sert donc de repère et de foyer.

Méthodes de Communications

- Vous pouvez m'envoyer un privé dans la messagerie du forum;
- En commentant sous ce post, j'y passerai régulièrement;
- Le plus simple, sinon, reste Discord.

Niveau d'Activité et Niveau Recherché

J'essaierai de venir voir ce qu'il se passe par ici plusieurs fois par semaine. Comme je reprends tout juste le RP long écrit, j'aimerais faire un, voire deux sujets. Pour l'expérience de chacun, je prends de tout à condition que le courant passe entre nous et que le sujet proposé nous plaise. Et je préférerais faire des aventures à deux seulement, du moins au début.
 
Les sujets tabous ou non-désirés

Je ne veux pas de trame entièrement dédié à des thèmes violents comme la torture ou l'humiliation. On peut cependant partir d'un tel événement, comme un sauvetage ou une aide pendant une embuscade. Il y a cependant des sujets que je veux particulièrement éviter :
- Toute forme de violence à l'encontre d'un enfant (et de façon générale éviter les personnages mineurs hors PNJ);
- La torture (ou toute autre forme de domination) qu'elle soit physique ou psychologique;
- L'ultra-gore. Si un personnage doit être blessé et / ou perdre un membre, ça ne me dérange pas si ça reste raisonnable. Mais si tout le sujet tourne autour de ça je passe mon tour.

Concernant les ERP, car j'en ferai pour sûr :
- Plus que basique mais je le redis : pas de mineurs;
- Pas de forme hard ou non consentie de domination. Je serais peut-être d'accord pour du soft BDSM mais strictement contre un viol ou de l'humiliation;
- Pas de cuckolding;
- Je ne suis pas attiré par les odeurs (aisselles, pieds ...);
- Pas de scat / vomi. En ce qui concerne l'uro, je pourrais me laisser convaincre sous certaines conditions;
- Pas de vore;
- Pas de necromancie.

Les paramètres acceptables

Une fois toute la catégorie précédente prise en compte, il y a encore plein de sujets qui restent éxploitables. Comme je l'ai déjà évoqué, Bowsette est une terranide issue d'un issekai dans ce monde. Comme elle ne connaît encore pas grand-chose de Terra, il est facile d'amener un contexte où elle se perd quelque part, une situation de quiproquo lier à un manque de connaissances, etc. De plus, elle est dans une petite tribu de femmes et hermaphrodites Oni. C'est le seul endroit qu'elle connaît, et donc un lieu où les rôles peuvent être inversés.

Pour les ERP, j'ai également une liste de choses qui me plaisent particulièrement :
- Les hermaphrodites (Futanari, Dickgirl, shemale, les thermes sont variés mais ça revient au même pour moi);
- Les prosonnages non-humains : Furry, démons, créatures et monstres humanoïdes;
- Les différences de tailles et tout ce qui peut aller avec, comme l'inflation, l'excessif cum, cum inflation;
- L'excès de fluides (salive, sperme, cyprine, etc);
- Les formes généreuses;
- Les tenues révélatrices, indécentes ou innapropriées. Cela s'accompagne par le sexe en public ou l'exhibitionnisme).
Il y en a sûrement d'autres, mais on verra ça en privé lors de la création de notre aventure.

Les Trames

Comme évoque$é précdement, les sujets peuvent être variés. J'avoue aimer particulièrement l'aspect érotique et sexuel, donc n'hésitez pas à porposer. Cela peut être le sujet principal ou juste un aspect de la trame. Sinon, je veux dans un premier temps faire un sujet plus axé social. Donc peut-être pas de grande épopée dès la première fois. Les contextes et lieux peuvent être variés :
- Bowsette se retrouve dans une grande ville qu'elle ne connaît pas et elle s'est perdue;
- Une chasse ou une petite quête dans la forêt ou un petit lieu;
- Une embuscade ou autre situation d'urgence qui lie deux personnes par hasard;
- Votre personnage entre dans le village où se trouve Bowsette pour x ou y raisons (diplomatie, vol d'une relique, fuite d'un monstre, ...).
Je reste ouvert à toute autre proposition de votre part, bien évidemment. 

Les Doublettes

Non pas encore. Mais ça évolura surement. Dans ce cas je metterais mon chalant à jour et je les indiquerais ici.

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