Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Messages récents

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS Petites indécences entre amis
Inscrivez-vous

Messages récents

Pages: 1 2 3 [4] 5 6 ... 10
31
Base Spatiale / Re : Des vies dans les étoiles Acte 2 - Nouveau départ sur Ravena
« Dernier message par Lilly le lundi 30 mars 2026, 21:38:21 »
Les évènements survenus à Hypérion IV avaient fuité. Le carnage avait été source d'intérêt auprès des médias du système local. Dans un sens, cela avait été une aubaine car la DAC avait comme toujours cherché à réduire sa responsabilité dans ce drame en chargeant dans un premier temps les colons, puis les mercenaires de Dave. Il avait même été question de supprimer les pensions, primes et salaires des vivants et des morts pour réduire les pertes financières colossales qu'avait été pour la DAC la tentative d'exploitation du petit satellite. Des types en costumes accompagnés de nuées de juristes avaient traqué Dave pour que son récit de la tragédie corresponde aux mieux aux intérêts de la Compagnie et surtout, puisse imposer aux assurances d'ouvrir leurs coffres pour ramener à la DAC ses fonds perdus.

Dave s'était un peu braqué, avait même cassé quelques nez. Il avait perdu des hommes, des amis, et en vieux soldat qu'il était, ne revenait pas sur sa parole. Il était prêt à se battre contre la DAC et s'était d'ailleurs armé en conséquence, tout en prévenant les autres de ses intentions. On sut qu'une équipe d'assassins venue de Galea Prime, la planète mère de la DAC, avait pris ses quartiers dans le système et qu'une action de défense des intérêts de l'entreprise pouvait être programmée: autrement dit, effacer les traces.
C'est à ce moment là que les médias avaient reçu des informations précises de l'évènement (merci Rory) et que l'attention de bien des Pouvoirs s'était portée sur le petit groupe de survivants, promus héros d'une corporation qui prenait soin des siens ...

Nous en étions là ... La tension restait palpable mais les indemnités tombaient et la DAC transpirait à la moindre de ses communications. En tout cas, il était certains que la mariage était consommé et que les survivants devraient penser assez rapidement à un futur marqué par l'éloignement. Autre point important à souligner, Ravena était un point de passage connu des troupes de mercenaires. C'est là qu'on "parquait" les soldats de fortune en attendant de leur confier une mission. Mieux valait les tenir à l'écart des gens honorables des grandes cités alentours. Dave connaissait bon nombre des chefs de guerre présents, ce qui assurait un peu les arrières en cas de coup dur. La solidarité entre mercs n'était pas une vue de l'esprit. L'univers était bien assez grand pour tout le monde et les luttes fratricides de l'ancienne Terre étaient révolues.

Comme les autres, Kira s'était vue attribuer un logement correct. Petit mais correct. C'était suffisant et surtout, gratuit. Newt n'était plus là et aucune nouvelle ne filtrait, ce qui était angoissant. Cependant, un contact pas trop pourri à la DAC avait confirmé qu'elle allait "bien". Un jour, lointain ou pas, elle la retrouverait.
La mercenaire retrouvait souvent les autres. Des choses étaient dites ou rappelées, d'autres pas. En tout cas, l'alcool coulait et animait les soirées. Dave et Badger faisaient du gras, entre deux séances de muscu ..., Rory vivait sa vie de femme intelligente et partageait parfois son lit quand l'une ou l'autre déprimait et que Jack ne répondait pas aux appels ...

Des projets? Il allait falloir qu'elle en ait, comme eux tous, mais cela risquait d'entrainer une séparation donc mieux valait ne pas trop y penser. Pourtant, il allait falloir s'y mettre.

Et en parlant de projet, ce matin là, Kira en avait un, simple, réalisable, dans ses cordes. Elle avait quitté son appartement après avoir passé un pistolet entre l'élastique de son pantalon de combat noir  et le creux de ses reins. Les mains enfoncées dans les poches de son blouson pare-balles HV, elle remontait le centre animé de Ravena. Il y avait là un melting pot de cultures et de langues, ce qui représentait pour elle la meilleure des réponses à l'isolationnisme voulu par les Mondes Syndiqués, réseau de systèmes hostiles à la politique actuelle de la Confédération des Systèmes Libres. Ses pas la guidèrent vers le quartier artistiquement appelé "Quartier 2A". Jack résidait là, dans un complexe de logement identique au sien. Son sauveur en titre disposait d'une cellule de vie au trente et unième étage et c'est seulement quand elle fut seule dans l'ascenseur qu'elle s'autorisa à sourire. La nuit précédente, ils n'avaient pas été très sérieux et elle s'était même laissée aller à des gourmandises difficilement avouables. Et elle n'était pas bourrée à ce moment là... Et comme Jack agit sur elle comme un aimant, elle n'a pas envie d'attendre qu'il l'appelle pour revenir à lui.

Clic ... La porte s'ouvre et elle se glisse dans la cellule de vie. Jack lui tourne le dos et elle le sait contemplatif, là, sur son balcon. Son contact est rassurant, non apaisant plutôt. Elle appuie sa joue contre son dos en le gratifiant d'une étreinte sincère.

"Je n'étais pas moi-même. Un beau gosse m'a tendu un piège et je ne me suis pas méfiée. Je suis tombée dans ses filets."

Il se retourne et quand la baie du balcon se referme sans un bruit, ils sont isolés du monde extérieur.

"Ton affreux café en capsule me manque ... C'est pour ça que je suis là."

Heureusement qu'il embrasse bien Jack, parce qu'elle n'avait pas grand chose d'autre à dire. Le blouson de Kira valse à l'autre bout de la pièce, son pistolet tombe au sol sans provoquer de départ de coup, elle galère avec son croptop trop serré, faute à une poitrine insolente et assez peu proportionnée à son corps de tueuse...

Kiralynn n'a ni envie d'être douce, ni de faire l'objet d'attentions tendres. La relation qu'elle ne développe pas avec Jack est dopée, tronquée, anesthésiée par cette nécessité brutale de profiter du vivant. C'est faux bien sûr puisqu'il n'est question que de relation. Les deux ne se disent pas les bonnes choses, ils les taisent. Ils n'en sont qu'aux prémices d'une idée difficile à établir. Les absents ont toujours torts mais là, les absents sont morts et leurs fantômes se dressent toujours autour d'eux. Lina les tient car il n'y a eu aucun deuil. Alors ils s'abreuvent l'un l'autre de faux interdits en espérant que l'autre ait peut être un jour le courage d'aborder le sujet.

La langue de Kira est inquisitrice ce matin, ses mains aussi. Elle n'a pas vraiment attendu une réponse de Jack pour aller vérifier que tout est bien en place au bon endroit.

"OOOooohh ... il semblerait que j'en ai oublié un peu cette nuit ..."
32
Centre-ville de Seikusu / Re : La corruption par le corps [Pv.]
« Dernier message par Kenichi Kawamura le lundi 30 mars 2026, 15:11:28 »
Rien ne pouvait prévenir certaines situations et quand elles arrivaient, l'effet de surprise qui les accompagnaient pouvait s'avérer dévastateur. Donc l'enchainement de "choses" dangereuses qui frappa Kenichi de plein fouet fut tout entier causé par une certaine demoiselle qui plus tard, aurait surement tout à se reprocher. Mais dans son faux malheur, Lynn venait de marquer des points dans la mission que lui imposait Keiko. Rien ne valait le naturel pour surprendre et elle n'aurait pas pu mieux s'y prendre que lors de ces derniers instants.

Déjà, de part sa première interrogation, ou certitude. Au Japon, ces choses là n'étaient pas sensées exister. La prostitution était un tabou au sujet duquel les autorités se voilaient la face alors que ce pays était rongé par ce fléau. Imaginer qu'une prostituée puisse accéder aux chambres de l'hôtel était donc absolument impossible à envisager. La réputation de l'hôtel était en jeu et si drame il devait y avoir, Kenichi pouvait très bien se retourner contre son client, pénalement. Mieux valait cette publicité là pour lui plutôt que d'être trainer dans la boue par des journaux, et à juste titre. Son hôtel n'était as un bordel et ne le deviendrait pas.

Maintenant, il était conscient des réalités vraies et savait que Lynn avait tout à fait raison. Mais ces choses-là n'étaient abordées qu'en très très haut lieu. Bien entendu, il n'allait pas la tancer vertement et il s'apprêtait à lui répondre sans savoir trop comment.

Ensuite, alors que son secrétaire particulier approchait, Lynn eut la drôle d'idée d'aborder physiquement le même sujet. Alors non, Lynn n'était pas une prostituée mais au yeux d'un japonais, ce genre d'incident relevait d'une petite négligence inacceptable pour une nippone. Il cessa de respirer quand elle lui dévoila involontairement un ravissement pour les yeux. La concordance de cette exhibition et de sa petite voix exprimant le mot "interdit" terrassa le jeune héritier. Un million de choses lui passèrent par la tête à cet instant, toutes assez peu honorables, et il fut submergé par un torrent de pulsions impossibles à réprimer. Le charme ne s'apprivoise pas, cela serait ennuyeux. Il agit et c'est tout, au bon moment, sur la bonne personne. Jeu, set et match en un coup.

Kenichi est un maitre du stoïcisme mais que faire quand il est déjà trop tard. Il a le regard rivé dans le décolleté indécent de Lynn et se demande s'il ne serait pas approprié de réajuster lui-même cette lanière de soutien gorge rétive. Il tendit sa main comme une machine, mécaniquement, avant qu'un raclement de gorge ne le tire de ses pensées crapuleuses. Le secrétaire, fidèle employé et gardien de bien des secrets du jeune homme, sait qu'une tragédie pourrait être proche. Son éructation volontaire est suivie d'un impeccable demi tour et il disparait aussi vite qu'il est apparut. Il ne lui appartient pas de réagir plus à ce qu'il va devoir oublié très vite. Ce que fait son patron peut entrer dans son domaine de compétence mais là ... L'homme a vu ce qui était la cause du trouble de Kenichi mais comme c'est accidentel, le jeune homme saura régler cela tout seul.

Si seulement il savait ... Ce petit coup de pouce du destin allait changer bien des choses et l'empire familial allait trembler sur ses fondations. Keiko pourrait surement se féliciter de son idée brillante à moins que le sort prévu pour Ken et Lynn ne prenne un tournant différent ...

"Que ... je ferme les yeux?"

Kenichi se tient face au plus ravissant des tableaux et il doit fermer les yeux pour l'apprécier?  il n'en a pas envie et ne comprends d'ailleurs pas la question. Pourquoi? L'instant d'égarement passé, il parvient à relancer son processus de réflexion et l'expression de Lynn n'a rien à voir avec celle d'une jeune fille dévoilant involontairement sa poitrine à une personne d'importance. Elle devrait être mortifiée mais n'en a pas l'air. Et puis elle chuchote donc Kenichi, mû par l'instinct naturel de celui qui veut entendre ce qu'elle dit, s'approche ...

Elle sent bon. En fait, elle ne présente aucun défaut. Sa peau est lisse et son teint idéal. Les proportions de son visage relèvent de la perfection artistique. Elle est tout ce qui fait fantasmer les amateurs de hentai et de mangas: présence marquante avec ce charme occidental fou dominé par ses grands yeux. Elle n'a rien d'une planche à pain, que ce soit de face comme de profil. Son originalité décomplexée jure avec les codes traditionnels locaux qui relèguent les femmes à objet de décoration.

"Vous voulez vraiment que je ferme les yeux?"

Lui aussi sait user de sa voix et de ses intonations. Mais quand à déterminer ce qu'il veut dire par là,  c'est comme un jeté de dé qui tombe sur la tranche. Quel va être le résultat? Un 1 médiocre qui va faire s'effondrer le château de cartes ou le 6 flamboyant qui va déchainer toutes les passions?
33
Les alentours de la ville / L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Saël Thorne le dimanche 29 mars 2026, 18:50:37 »
Le tissu tombe. Mais Tsaphkiel ne le voit pas. Pas immédiatement. Parce que son regard est ailleurs. Sur elle. Entièrement. Anéa. Debout devant lui. Vivante. Réelle. Trop proche.

Quelque chose dans sa démarche, dans ce léger mouvement de ses hanches qu’elle ne contrôle peut-être même pas, le frappe avec une force qu’aucune lame n’a jamais atteinte. Ce n’est pas violent. Ce n’est pas brutal.

C’est… inconnu. Et cela suffit.

Ses yeux mordorés ne la quittent plus. Comme s’il découvrait une réalité qui lui avait toujours échappé. Comme si, soudainement, tout ce qu’il avait ignoré prenait forme devant lui.

Elle est… Magnifique. Pas comme les créations parfaites des Cieux. Pas comme les formes idéales, figées, immuables. Non. Vivante. Imprévisible. Troublante. Et cette simple vérité le désarme. Une pensée traverse son esprit. Fugace. Interdite. L’attirer contre lui. La retenir. Sentir… Le Juge Silencieux coupe.

Trop tard.

- Il serait dommage que tu attrapes froid...

Sa voix le ramène brutalement au réel. Ses yeux s’abaissent. Le silence se fissure. Et il comprend. La serviette. Le vide. La chaleur lui monte immédiatement au visage. Franche. Visible. Incontrôlable. Pour la deuxième fois depuis… leur duel. Il rougit. Mais le plus troublant, ce n’est pas cela...

C’est qu’il ne détourne pas les yeux. Même maintenant. Même conscient. Il la regarde encore. Comme s’il en était incapable. Comme si quelque chose en lui refusait de rompre ce lien fragile.

Elle s’approche. Trop. Beaucoup trop. Son souffle se suspend. Lorsqu’elle s’accroupit, son corps se tend imperceptiblement. Pas dans la défense. Pas dans la menace. Dans une forme de tension que le Grand Archange ne connaît pas. Qu’il ne comprend pas.
Anéa...

Sa voix se brise presque. Il inspire. Fort.
T-tu n’as pas à…

Les mots lui échappent.
…faire cela.

Il détourne brièvement le regard, se mordant légèrement l’intérieur de la lèvre pour retrouver contenance, alors que sa proximité le désarme plus sûrement que n’importe quel affrontement.

Elle se redresse. Trop près. Beaucoup trop près. Et lorsqu’elle murmure “- J'ai déjà vu mieux...” Un silence. Son regard vacille une fraction de seconde. Le jeune homme hausse très légèrement les épaules. Comme si cela n’avait… aucune importance.
…Cela m’est égal.

À peine audible. Mais faux. Terriblement faux.

Sa main se lève. Instinctivement. Vers son visage. Vers elle. Pour lui caresser la joue, mais elle est déjà partie.

La porte de la salle de bain se referme. Le contact n’a pas lieu. Sa main reste suspendue dans le vide et retombe lentement. Le silence envahit l’appartement. Tsaphkiel reste immobile un instant.

Ensuite, avec un calme presque mécanique, il récupère la serviette et la noue de nouveau autour de sa taille. Le tissu encore humide apaise légèrement la tension diffuse qui parcourt son corps. Il inspire. Longuement. Mais cela ne suffit pas.

Son regard se tourne vers la salle de bain. Il avance. S’arrête devant la porte fermée. S’abaisse lentement. À genoux. Sa main gauche vient se poser contre le bois. Un contact simple. Presque fragile. Ses yeux se ferment. Et dans un murmure à peine audible, en énochien, il parle. Pas comme un Prince. Pas comme un Juge. Comme un homme qui avoue trop tard ce qu’il a toujours refusé de voir.

Une prière sans témoin. Une demande impossible. Qu’il puisse porter tout ou partie de son fardeau. Qu’elle ne soit plus seule à le porter. Qu’elle comprenne… qu’elle ne l’a jamais été. Les mots sont calmes. Profonds. Sincères. Et dangereux. Parce qu’ils dépassent le devoir. Quand il rouvre les yeux, le silence lui répond.

Alors Le Prince des Trônes se relève. Se détourne. Respecte la distance. Il ne reste pas. Ne force pas.

Dans le salon, il s’assoit à même le sol. Droit. Stable. Comme autrefois. Mais ce n’est plus tout à fait la même présence. Ses ailes se déploient lentement derrière lui. Sombres. Imposantes. Et dans le silence, il appelle Méniel.

La réponse ne tarde pas. Claire. Précise. Présente.
Seigneur.

Le lien est net. Respectueux. Mais teinté d’une vigilance inhabituelle.
Votre absence est masquée. Le subterfuge tient. Aucun mouvement suspect dans les Cieux.

Une pause. Puis, plus bas :
Mais votre silence… ne vous ressemble pas.


Tsaphkiel ne répond pas immédiatement. Ses yeux se perdent un instant dans le vide.
La femme que j’ai combattu… Il se trouve que c’est bien elle.

Un battement.
Anéa.

De l’autre côté, une légère tension.
Confirmé.

Encore un silence. Puis :
Dois-je intervenir ?

Non.

Immédiat. Tranchant. Puis, plus bas :
Personne n’intervient.

Une pause.
Pas pour elle.

Le lien se tend légèrement.
Compris… Seigneur.

Mais Méniel n’est pas dupe.
Vous restez.

Ce n’est pas une question.

Tsaphkiel ferme les yeux une seconde.
Oui.

Un souffle.
Jusqu’à ce que l’Équilibre soit rétabli.

Une pause. Presque imperceptible.
Pour elle.

Le silence s’étire. Et :
Je veillerai.

Le lien se coupe. Ses ailes disparaissent lentement. Le calme revient.

Quand la porte s’ouvre de nouveau, il est déjà debout, se dirigeant dans le couloir. À distance. Comme il se doit. Mais pas aussi loin qu’il le devrait.

Son regard se pose sur elle. Un instant. Puis il parle. Et cette fois, ce n’est pas le juge. Ce n’est pas le Prince. C’est… autre chose. Plus direct. Plus vrai.
Que s’est-il passé…?

Sa voix est basse. Grave.
Exactement après ton arrivée sur Terre.

Une pause. Ses yeux ne la quittent pas.
Inutile de me parler du jugement.

Un souffle.
Je veux savoir… ce qui t’a brisée.

Et là, il ne recule pas. Parce que cette fois, il ne cherche plus seulement l’Équilibre. Il la cherche Elle.
34
Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le dimanche 29 mars 2026, 00:06:33 »
Un bruit interne ne se fit entendre que dans l'esprit de la jeune femme, un son semblable à un verre qui se brise. C'est ça. Quelque chose s'était fissuré en mille morceaux. Anéa, ayant vécu bien des siècles et des drames, en vivait un nouveau en ce moment-même. Le grand Tsaphkiel, le Prince des Trônes, cette armoire à glace à la plastique parfaite, le grand gardien de l'Équilibre, qui n'avait jamais un mot plus haut que l'autre...était nu comme un ver. Cette petite serviette blanche avait chu d'une telle simplicité que cela laissait la jeune femme pantoise. Il y avait bien des premières fois avec l'être céleste, mais elle ne s'était alors jamais imaginé le voir dans sa tenue d'Adam, dans le plus simple appareil.

Ses yeux de glace ne pouvaient se défaire de cette vue, des plus agréables, à ne pas douter. Si l'on faisait abstraction de cette marque le long de son bras allant jusqu'à son torse, notamment l'emplacement de son cœur, Tsaphkiel était réellement un bel homme. Il avait tout d'un combattant calme mais puissant, la peau tendue accentuant sa musculature qui n'était pas à excès. Sa longue chevelure sombre tranchait avec la pâleur de sa peau. Et ses yeux mordorés étaient la véritable source de lumière dans la pièce. Celui qui disait que le juge céleste n'était pas un magnifique éphèbe n'était qu'un terrible menteur.

Mais Anéa ne se laissa pas troubler plus qu'autre chose. La guerrière haussa un sourcil d'interrogation, son regard de glace bien posé sur ce qui pendait entre les jambes de Tsaphkiel. Il n'avait clairement rien à envier aux simples mortels ou autres créatures qui peuplaient les différents univers. Et seuls Dieu et lui savaient s'il avait connu les plaisirs de la chair, mais l'ancienne archange aurait mis sa main à couper qu'il n'en était pas du tout le cas. « Quel gâchis » se mit à penser la jeune femme, mais elle n'avait pas son mot à dire là-dessus, et finalement, cela aurait été corrompre un des plus hauts anges du Paradis et des plus respectés des Cieux.


- Il serait dommage que tu attrapes froid...

Anéa s'approcha du Prince des Trônes, peut-être avec un roulement des hanches qu'elle n'avait pas prévu de faire mais...Le petit diable en elle ressortait en cet instant-même. Placée devant l'éphèbe, elle se mit accroupie pour attraper cette vilaine serviette qui avait dévoilé la nudité de cet être angélique, puis se redressa, son visage passant à une certaine proximité de ce mât de chair. Un fin sourire en coin orna ses lèvres charnues, tandis qu'Anéa déposa le bout de tissu un peu humide sur l'épaule gauche de Tsaphkiel.

- J'ai déjà vu mieux...

Une lueur de défi brillait dans le regard de glace de la belle. La guerrière a certes eu des aventures, mais le juge céleste n'avait pas à le savoir plus que de mesure. Elle espérait au moins que sa petite prise de parole le fasse...tiquer. Le frustrer aussi, peut-être. Anéa n'était pas à moitié démoniaque pour rien. Les plaisirs de la chaire ne lui étaient pas étrangers, et le petit jeu qu'elle adorait par-dessus tout, c'était de faire grimper l'envie, le désir chez son partenaire, jusqu'à ce qu'il craque. Voir le temps qu'il fallait pour atteindre ce point de non-retour.

L'ancienne archange délaissa son invité pour finalement se rendre dans la salle de bain, fermant consciencieusement la porte derrière elle. Elle attendit quelques secondes avant de se laisser très lentement au sol, le dos contre la porte. Les fesses contre la fraîcheur du carrelage, Anéa plongea son visage dans ses bras recroquevillés sur ses genoux. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Pourquoi ? Il n'était clairement pas là pour ça, en plus ! Quelle imbécile elle faisait. Et imaginons, quand bien même cet être du Paradis souhaitait découvrir le sexe avec la déchue, en aucun cas elle ne céderait ! Elle ne voulait surtout pas qu'il puisse subir la même chose qu'elle avait vécu.

Anéa retint un cri intérieur, grognant presque de colère et de douleur, se mordant les lèvres presque à sang. Elle se releva, prit les habits que le Prince des Trônes avait laissé là, pour finalement les mettre en machine. La guerrière prit soin de se défaire également de ce qui recouvrait son corps et le tout rejoignit le tambour avec la lessive, la machine prête à être lancée. Elle n'eut qu'à appuyer sur un simple bouton, puis fila à l'anglaise sous l'eau chaude, mimant sûrement les mouvements qu'avait fait précédemment l'être céleste.

L'eau chaude fila sur ses courbes, couvertes de sueur, d'embruns marins. Le sang qui avait séché se décolla et s'effaça comme s'il ne s'était jamais écoulé quelques temps auparavant. Son majeur gauche glissa sur la blessure de son cou, très fine coupure. L'esprit de la déchue s'évada dans de terribles pensées. Sanctuary, la marque sur le corps de Tsaphkiel...Sans s'en rendre compte, la jeune femme tapa du poing dans le mur sous le pommeau de douche. Vite...Elle devait vite sortir de cette situation. L'ancienne archange prit du savon, du shampoing, et se lava avec hâte, visiblement pressée de terminer cette...mascarade. Plus vite elle répondait aux questions du Prince, plus vite il rentera aux Cieux, et tous deux pourraient reprendre leur quotidien.

En sortant de la douche, Anéa se frappa le front de la paume de main. Avec tout ça, elle ne s'était pas du tout préparée de rechange. Grognant de mécontentement, elle s'enroula dans une grande serviette, vérifiant au passage le bon déroulement de la session de lavage. Ça moussait bien. La demoiselle enferma ses longs cheveux de jais dans une autre serviette, transformant le haut de son crâne en un chignon de tissu éponge. Elle inspira un grand coup, et ouvrit enfin la porte. La jeune femme ne prit guère le temps de voir ce que le juge céleste faisait, se hâtant pour se rendre dans sa chambre et fouiller dans son armoire. Mais avec la porte ouverte de sa chambre, elle lui posa quelques questions.


- Tes fringues seront prêtes dans quelques heures. T'as le temps de me poser tes questions, du coup. Alors, qu'est-ce que tu veux savoir de plus ?

Anéa sortit de sa petite penderie, un tanga d'un noir profond, un short noir et un tee-shirt tout aussi sombre, habits qu'elle lança avec nonchalance sur son lit. Les couleurs vives, mis à part celle du sang, ça ne la touchait pas vraiment.
35
Séliane ne bouge pas lorsqu’il s’approche. Elle l’observe. Pas seulement son visage. Pas seulement ses gestes. Elle observe ce qui déborde. Cette tension vive sous la peau. Cette excitation trop brillante dans le regard. Cette fine fissure dans le contrôle qu’il maintenait avec tant de rigueur. Pas de doute, il a travaillé toute la nuit. Et quelque chose, en lui, a été… stimulé.

Le papillon, perché sur la branche au-dessus d’elle, agite lentement ses ailes. Comme hésitant.

Lorsque Franz s’abaisse à sa hauteur, leurs regards se rencontrent. Sans détour. À sa question, elle ne répond pas immédiatement. Ses yeux glissent brièvement vers le café. Vers les viennoiseries. Puis reviennent à lui.
C’était l’intention.

Simple. Sans mise en scène. Mais lorsque sa main se tend, rapide, précise, trop précise, et qu’il se saisit de la nourriture, quelque chose en elle s’apaise légèrement. Pas pour elle. Pour lui. La jeune femme le laisse manger. Boire. Revenir.

Lorsqu’il lui tend la pochette, elle la prend sans un mot. Ses doigts effleurent brièvement les siens. Froids. Ou peut-être est-ce elle qui est trop… tempérée. Elle ouvre. Observe. Longuement. Très différemment de lui.

Là où Franz voit des données, des corrélations, des projections… La professeure regarde les espaces entre les points. Les silences dans la carte. Les zones où rien n’a été relevé. Son regard ralentit. Suit les lignes. S’arrête. Repart.

Le papillon descend, se pose un instant sur le bord de la feuille, comme attiré par une zone en particulier. Lorsqu’il parle de la Toussaint, elle relève légèrement les yeux vers lui. Pas surprise. Confirmée.

Elle referme doucement la pochette. Pas brusquement. Comme si elle refusait de brusquer ce qu’elle venait de voir.

Un court silence s’installe. Puis :
Une faille active…

Sa voix est plus basse qu’à l’accoutumée. Moins professorale. Plus… concernée. Ses doigts viennent distraitement lisser un pli invisible sur le papier.
Cela expliquerait les disparitions.

Une pause. Très légère. Mais quelque chose change dans son regard. Une ombre plus dense.
Et aussi pourquoi ce déséquilibre ne cesse de s’aggraver.

La fée relève les yeux vers lui. Et cette fois, elle ne cherche plus à masquer entièrement ce qu’elle est. Pas vraiment. Juste assez pour que lui comprenne.
Une faille ouverte attire.

Ses mots sont calmes. Mais précis.
Pas seulement ce qui traverse.

Un battement.
Mais aussi ce qui… cherche à traverser.

Le papillon quitte la feuille. Revient se poser près de son épaule. Elle se redresse lentement et quitte le pied de l’arbre. Mais avant de faire un pas, sa main revient se poser contre l’écorce. Très brièvement. Comme une promesse silencieuse. Ou un avertissement.

Puis Séliane se tourne vers Franz.
Ce soir, donc.

Elle l’observe encore une seconde. Et cette fois… il y a quelque chose de plus direct dans son regard.
Quelque chose qui dépasse la simple curiosité.
Nous irons.

Pas une suggestion. Pas une hésitation. Puis, plus doucement :
Mais pas sans préparation.

Une légère inclinaison de tête.
Une faille active n’est pas un phénomène que l’on observe.

Ses yeux plongent dans les siens. Clairs. Lucides.
C’est un seuil.

Une pause.
Et les seuils…

Un souffle à peine perceptible.
… ne s’ouvrent jamais dans un seul sens.

La fausse humaine recule d’un pas laissant enfin un peu d’espace entre eux. Mais pas autant qu’avant.
Vous avez fait ce qu’il fallait cette nuit, Professeur Franz.

Et là, très légèrement :
Vraiment.

Ce n’est pas un compliment gratuit. C’est une reconnaissance. Puis son regard glisse vers le café qu’il tient encore.

Et, presque imperceptiblement :
Et vous avez eu raison de vous arrêter.

Un battement de cils.
Le reste aurait commencé à vous échapper.

Elle incline la tête. Très légèrement. Avant de tourner la tête pour un regard vers la ville. Vers quelque chose d’invisible.
Après vos cours. Nous irons voir ce qui s’éveille.

Mais quelque chose en elle refuse de laisser cette conversation se clore aussi simplement. Alors, elle ajoute :
D’ici là…

Sa voix change à peine. Mais quelque chose s’y glisse. Plus bas. Plus… personnel.
Reposez-vous... S'il vous plaît.

Ce n’est pas un ordre. Ce n’est pas une suggestion non plus. C’est… un constat nécessaire. Ses yeux ne quittent pas les siens.
Vous êtes efficace ainsi.

Une pause. Infime.
Mais pas durable.

Le papillon déploie ses ailes, puis se calme. Séliane incline légèrement la tête. Comme si elle venait de franchir une limite invisible. Puis elle se détourne. Sans attendre de réponse.

°°°

Le bruit du campus s’est désormais installé. Des voix dans les couloirs. Des pas pressés. Des portes qui s’ouvrent. Le monde humain reprend sa cadence. Et la fée se faisant passer pour une humaine s’y glisse.
La salle de classe est baignée de lumière. Les fenêtres grandes ouvertes laissent entrer l’air frais du matin, chargé de murmures lointains et du parfum discret des arbres du campus. Les élèves s’installent. Certains parlent encore. D’autres écrivent déjà.

Et lui est là. Le même étudiant. Celui de la fin de nuit-début de matinée avant même que les cours ne débutent. Assis à sa place, un peu en retrait, ses feuilles déjà étalées devant lui.

Lorsqu’elle entre, son regard se relève immédiatement. Il la reconnaît. Hésite. Puis, presque malgré lui :
Professeure…

La fée marque un très léger temps. Puis incline la tête.
Vous aviez donc choisi d’arriver en avance.

Une nuance. Très légère. Presque invisible. Mais différente de leur échange du matin. Elle se dirige vers son bureau. Pose ses affaires avec cette précision tranquille qui lui est propre. Puis se tourne vers la classe. Son regard glisse d’un élève à l’autre.

S’arrête une fraction de seconde de plus sur lui. Pas pour le mettre mal à l’aise. Plutôt… comme si elle le reconnaissait.
Bonjour à toutes et tous. Je vous remercie pour votre intérêt. Ceci est ma première journée dans votre établissement. Je suis Professeure Noctelume Séliane. Nous allons commencer.

Sa voix se pose dans la pièce. Calme. Claire. Mais quelque chose en elle a changé depuis la veille. Ou peut-être… est-ce simplement plus perceptible maintenant.
L’Histoire de la magie…

Un pas lent.
… n’est pas une succession d’événements.

Ses doigts se posent sur le bord du bureau.
C’est une succession de déséquilibres.

Un silence. Les élèves se taisent. Sans vraiment savoir pourquoi.
Chaque époque où la magie s’intensifie…

Son regard glisse brièvement vers la fenêtre. Vers les arbres.
… correspond à quelque chose qui s’ouvre.

Un silence. Puis, presque imperceptiblement :
Ou qui aurait dû rester fermé.

Le papillon, invisible pour les élèves humains, s’est posé sur le cadre de la fenêtre. Et dans la lumière du matin, une nuance plus douce, presque nocturne, semble flotter autour de la professeure. Rien de visible. Mais assez pour troubler.

Son regard revient à la classe. Puis à l’étudiant. Très brièvement.
Nous allons voir aujourd’hui comment ces déséquilibres apparaissent…

Une légère inclinaison de tête.
… et pourquoi ils ne sont jamais accidentels.

Et pendant que Séliane parle, quelque part dans la ville, quelque chose attend.
36
Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Thyia Tapsus le vendredi 27 mars 2026, 22:38:01 »
Je ne quitte pas l’Océan Étincelant. Je m’en détache. Ce n’est pas une décision. C’est un glissement. Les eaux ne résistent plus. Les profondeurs se taisent. Même les abysses n’opposent plus rien que je ne comprenne déjà. Le combat contre ce que vous appelez marins m’a ouvert l’appétit, la soif d’apprendre, de vous observer, d’essayer de vous comprendre.

Alors je cherche. Pas un lieu. Pas une proie. Quelqu’un.

Un courant différent apparaît. Je ne le vois pas. Je le ressens. Il ne vient pas de l’océan. Je le suis. Ce que je traverse n’est ni eau, ni air. Ce n’est pas un monde.
Pas encore.

C’est un passage. Un entre-deux instable où les formes n’existent qu’à moitié, où même moi… je vacille. Puis… la rupture. Je chute. Quelque chose m’arrache à moi-même. Je n’ai aucune notion du temps qui passe.

Le contact est brutal. Le sol est dur. L’air est sec. Vide. Hostile.

Je bouge. Par nécessité.

Mais déjà, quelque chose se brise. Le flux ralentit. Ma peau se tend. Se fissure. Ce qui me compose… s’appauvrit. Je cherche de l’eau. Il n’y en a pas.Voilà un bien étrange paysage. Je marche probablement plusieurs kilomètres. Je ne trouve toujours pas de quoi humecter mes lèvres, hydrater mon cou et mon visage. Rien. Toujours rien.

Alors je cherche autre chose.

Des présences. Elles sont nombreuses. Brutales. Désordonnées.

Je m’approche. Le sol tremble.

Le bruit est constant. Violent.

La guerre.

Je les observe.

Ils ne fuient pas. Ils avancent. Leurs corps se brisent, et ils continuent. Le sang coule, et ils ne s’arrêtent pas. C’est… différent.

Parmi eux, certains attirent davantage mon attention. Massifs. Denses. Leur chair est épaisse. Leur structure… lourde.

Les ogres. Je les regarde. Longtemps.

Leurs mouvements ne sont pas fluides. Ils sont directs. Brutaux. Mais efficaces. Ils encaissent. Ils frappent. Ils persistent.

Je m’interroge. Comment tiennent-ils ? Leur corps est imparfait. Leur équilibre est instable. Et pourtant… ils avancent.

Je veux comprendre.

Mais déjà, je ne tiens plus. Chaque instant m’éloigne de moi-même. Chaque seconde assèche ce que je suis. Je ne suis pas faite pour ce lieu. Je ne combats pas. Je n’en ai pas la capacité. Je cède. Ce n’est pas une chute. C’est une disparition.

Le monde se fragmente. Les sons se déforment. Puis, plus rien.


Quelque chose revient.

D’abord, une sensation. Infime. Un contact. Ensuite, le flux. Faible. Mais réel. L’eau. Elle ne me reconnaît pas. Elle n’est pas l’océan. Mais elle me maintient.

Je me reforme. Lentement. Incomplètement. Et alors…

Je le sens. Lui. Sa présence tranche avec les autres. Elle ne se disperse pas. Elle ne tremble pas. Elle impose.

Je reste immobile. Mais je l’observe.

Il est proche. Très proche. Je perçois le mouvement de l’air autour de lui. La tension contenue dans ses gestes. Il ne recule pas. Il ne fuit pas. Je m’attarde. C’est rare. Même ici.

Mes doigts frémissent sous l’eau. Un mouvement infime. Contrôlé. Je ne l’attaque pas réellement. Pas encore. Je teste. Pas sa force. Sa réaction. S’il hésite. S’il détourne le regard. Ou s’il reste.
S’il reste, je l’attaquerai véritablement au moins une fois. Parce que s’il reste…

Alors peut-être… ce monde contient enfin quelque chose qui mérite d’être compris.
37
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Hadrian Kensley le vendredi 27 mars 2026, 21:16:37 »
La perte d'équilibre de la gorgone arracha une exclamation inquiète de la part de Vanessa qui, pour sa part, semblait avoir opté d'accompagner son amie pour pratiquer ce que les gens d'internet appelle "aura farming", à savoir l'art de la pratique répétée d'un acte qui n'avait d'autre but que générer l'admiration, s'étant elle-même perchée sur le second tremplin en ne mettant que rarement un pied à l'eau, les yeux rivés sur son téléphone qu'elle tenait, jusque-là, dans une main, avant que la surprise ne le fasse tomber à l'eau. Elle songea même à bondir à la rescousse de la jeune femme quand elle la vit remonter à la surface et, voyant qu'elle n'avait rien et que le maître était présent de toute façon, elle revint à sa lecture.

Hadrian, pour sa part, n'avait également pas prévu le coup et s'était instinctivement approché pour intervenir, mais dans ce geste, il se retrouva éclaboussé d'eau tiède décemment chargée en chlore qui allait probablement ruiner son complet sombre. En d'autre temps, il aurait été fort déplu qu'on endommage ses biens, mais s'il avait ressenti ne serait-ce qu'une once d'agacement à ce dégât éventuel ou supposé, elle fut rapidement écartée. Devant l'expression joyeuse de Cypress à le voir, son habituelle rigueur fondait comme la neige au soleil.

-Ai-je le droit à un baiser pour avoir patienté calmement pendant votre absence ?

- Assurément, chère sirène, dit-il, souriant lui-même à son élégante, sinon un brin nulle, association mythologique. Votre patience à mon égard demande juste récompense.

Retirant son veston qu'il lança sur le banc contre le mur, il s'avança vers elle et s'agenouilla sur le carrelage trempé pour arriver à sa hauteur. Il glissa une main dans ses cheveux trempés, laissant ses doigts se faufiler entre les vénérables serpents qui les adornaient, et posa sur ses lèvres les siennes pour les gratifier d'un baiser délicat, puis d'un autre. Ces gestes d'affection, donnés librement, semblaient chasser de son esprit les déplaisirs et infortunes des jours passés, comme s'ils n'étaient rien de plus que des peccadilles sans importance, et il se rendait maintenant compte qu'il avait anticipé ces retrouvailles, car une tension dans un recoin de son esprit, jusque-là ignorée, s'évapora à cette simple proximité.

- L'eau est bonne? Demanda-t-il avec un sourire.

Au prix qu'il payait pour garder cette piscine à une température confortable, une réponse contraire l'aurait surpris.

Il lui accorda un troisième baiser avant de se redresser et de retirer ses vêtements, s'approchant du banc près du mur pour les poser dessus. Après avoir retiré son complet, sa chemise, ses souliers bien cirés et ses chaussettes, il ne resta que les boxers du vampire pour conserver sa pudeur. Enfin, conserver était peut-être un bien grand mot, car le sous-vêtement était fort séant, épousant le corps de son porteur en laissant fort peu d'espace pour l'imagination, et encore moins pour Jésus.

Il s'approcha donc du rebord et se laissa tomber tout bonnement dans l'eau, s'immergeant complètement et coulant à pic jusqu'au fond de l'eau. En l'absence d'air dans ses poumons, son corps n'était qu'un poids mort (l'auteur ne s'excuse pas de ce pun, même s'il le devrait), et donc il dût remonter à la surface à la nage. Une fois la tête hors de l'eau, il inspira à plein nez, et s'approcha de la gorgone, l'entourant d'un bras pour l'attirer contre son torse, l'autre s'agrippant au rebord pour ne pas couler de nouveau , et il posa son menton contre son épaule.

Il expira légèrement et inspira l'odeur chlorée de la peau de Cypress, et posa un baiser sur son épaule nue.

- J'ai quelques nouvelles pour vous, notamment que le danger est temporairement écarté, et que vous pourrez reprendre une certaine liberté à votre aise. À la condition, bien sûr, d'être accompagnée par Vanessa ou par moi-même, à titre de précaution. Bien que je ne croie que votre séclusion ne vous ait pas dérangée plus que ça.

Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule pour jeter un coup d'œil vers Vanessa, qui faisait toujours mine de ne pas porter attention à eux, et qui regardait plutôt vers le fond de la piscine où son téléphone se trouvait, comme pour décider si elle se mouillait, ou si elle l'abandonnait à son triste sort, avec un désintérêt parfait pour l'un comme pour l'autre.

Il ramena ensuite son regard vers Cypress, et lui murmura.

"Pour les autres nouvelles, elles peuvent attendre plus tard."

Il la relâcha de son étreinte, puis s'approcha du rebord pour se retrouver à ses côtés, pour que leurs yeux puissent se rencontrer aisément.

Une éclaboussure suivie d'ondulations dans l'eau leur signala que Vanessa avait enfin pris la décision d'aller chercher son téléphone.

"Mais je crois m'être interposé à votre baignade. Je crois que vous vous apprêtiez à faire quelques longueurs? Que pensez-vous d'une petite compétition de nage amicale? Si je gagne, je m'accaparerai votre personne pour une soirée, à la convenance de votre horaire. Si vous gagnez, j'accéderai à votre requête, quelle qu'elle soit. Et sur ma parole que je ne tricherai pas avec mes dons."

Dans sa bonne humeur, Hadrian était généreux. À croire que la capture d'Em et les informations qu'il comptait lui arracher bon gré mal gré le mettait dans les meilleures dispositions, et qu'il voulait faire profiter de cet accès d'enthousiasme à sa nouvelle amie qui avait encore, à son crédit, une réserve de bonnes actions à réclamer pour compenser les désagréments de son enlèvement, et de sa séquestration.

[Je te laisse choisir qui gagne. L'athlétisme d'Hadrian est… rudimentaire, malgré son physique :3]
38
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Cypress Thornwood le vendredi 27 mars 2026, 17:11:39 »
Avec les nouvelles autorisations, Cypress essaya de se former une routine.

Quand elle se levait, elle s’habillait de vêtements de sports afin d’aller courir un peu dans la salle de sport mise à sa disposition. La jeune femme n’était pas une très grande sportive, mais elle savait malgré tout se maintenir en forme. Et courir peut s’avérer pratique pour échapper à une tentative d’enlèvement, même si ça n’avait pas été formellement prouvé dans son cas. Après, pour sa défense, ils venaient de derrière et devant elle. Pas trop d’échappatoires dans ces cas-là.

Après, direction la douche pour se décrasser. Et si la brunette découvrait les plaisirs de la masturbation en repensant à ces étreintes avec Hadrian, personne n’était là pour le savoir, hormis les serpents sur son crâne. Et le découvrir, ça, elle le faisait. Sa curiosité enfin autorisée à être assouvie sur ce sujet, l’étudiante se montrait une élève appliquée. Les conseils de ses ancêtres furent précieux pour atteindre l’orgasme. Mais le principal moteur était probablement le souvenir du vampire, de ses mains sur son corps, de ses lèvres contre les siennes, de son sexe qui l’empalait…

Après un bon petit déjeuner, un English breakfast, elle passait ensuite le temps jusqu’au prochain repas en avançant sa traduction, légitimement curieuse et pas juste parce qu’elle avait été enlevée dans ce but. Et mine de rien, elle avançait bien, même en s’octroyant des pauses thé assez régulières.

Vanessa venait la chercher quand il était l’heure de manger, et les deux femmes mettaient à contribution leurs talents culinaires pour ensuite s’en restaurer en discutant. Plus ça allait, et plus Cypress s’attachait à la goule, la voyant un peu comme une grande sœur, ou une cousine. Quelqu’un avec qui elle pouvait discuter de tout. Quelqu’un qui n’était pas forcément très conventionnel, mais qui parlait franchement.

Le temps jusqu’au dîner était de nouveau utilisé pour traduire. Et plus elle avançait dans le travail, plus elle se montrait curieuse de la suite. L’appel du thé était également très fort. Rien de mieux que d’avoir les mains autour d’une tasse chaude et délicieusement parfumée tout en tentant de déchiffrer des pictogrammes super anciens.

Et après le dîner ? Elle s’octroyait un petit plaisir en profitant de la piscine. Nager, barboter, plonger… Avant d’aller dormir, c’était le pied. Et comme elle essayait de maintenir un rythme au moins partiellement diurne, c’est donc là qu’Hadrian la trouva quand il revint finalement après sa courte absence.

L’entente de sa voix fit sursauter la gorgone alors qu’elle s’apprêtait à plonger pour faire quelques longueurs. Vêtue d’un simple maillot de bain une pièce moulant ses courbes féminines, Cypress perdit l’équilibre et tomba dans l’eau avec un « splash » aussi sonore que peu élégant. L’eau jaillit autour d’elle, éclaboussant les alentours. SI le vampire était un peu trop près quand il s’était annoncé, il serait probablement au moins un peu mouillé.

Quand elle émergea, la jeune femme toussa un instant avant de relever la tête vers son amant, repoussant sa crinière trempée vers l’arrière en évitant habilement les serpents qui semblait siffler d’irritation à la suite de la chute imprévue.

« Hadrian ! S’exclama-t-elle joyeusement, essayant de se nager à peu près gracieusement jusqu’au bord de la piscine. Je suis ravie de vous revoir, très cher… Ais-je le droit à un baiser pour avoir patienté calmement pendant votre absence ? Taquina-t-elle en relevant la tête vers lui, les avant-bras perchés sur le rebord pendant que ses jambes battaient dans l’eau. »
39
Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« Dernier message par Cruella Trevylaine le vendredi 27 mars 2026, 17:11:06 »
Lucian semblait comprendre Cruella comme peu d'hommes le pouvaient. La jeune femme s’agrippait aux hanches masculines pour se maintenir alors qu’il approfondissait l'exploration de sa verge dans la gorge accueillante qu'elle lui présentait. Elle gémissait sourdement contre la chair tendue, appréciant pleinement la vigueur qu'il y injectait, la fermeté de ses mains qui se mêlaient à sa chevelure bicolore.

Le corps de la belle ondulait tandis qu'elle suivait le rythme, qu'elle l'encourageait, qu'elle répondait avec ardeur. Ses lèvres coulissaient rapidement contre la peau veineuse luisante de salive autant que de nectar. Sa langue flattait, cajolait, facilitait l'insertion. Ses ongles s'enfonçaient légèrement dans la chair mâle à mesure qu'elle le sentait approcher d'un second orgasme. Elle ferma finalement les yeux pour savourer l'instant, respirant par à-coups par le nez tandis que sa gorge était investie. Et quand enfin elle le sentit franchir le pas, quand la semence virile se déversa par jet contre les parois étroites de sa gorge, elle lui démontra son appréciation dans un geignement sourd qui faisait probablement vibrer son organe.

C'est avec regret qu'elle le libéra, qu'elle relâchait la pression de ses lèvres jusque là verrouillées à la base de son sexe. Déglutissant finalement convenablement, avalant les dernières gouttes de nectar, la trentenaire lança une œillade amusée à son amant. Elle ne se déroba pas alors qu'il l'aidait à se redresser pour venir l'embrasser. Sa main droite vint s'enrouler autour de la nuque de sa muse tandis qu'elle se livrait sans réticence au baiser.

« J'ose espérer ne pas patienter trop longtemps, dans ce cas, ronronna-t-elle alors qu'un frisson la parcourait quand il glissa ses doigts contre son intimité détrempée. Je sais être patiente pour les choses qui en valent le coup, mais il ne faut pas pousser non plus… »

Un petit hochement de tête lui confirma qu'elle pouvait tout à fait s'atteler aux derniers détails de couture du costume dans le plus simple appareil. Un petit rire lui échappa alors qu'il la soulevait afin de la porter jusqu’à son siège. Finalement assise, la styliste roula légèrement les épaules alors qu'il lui apportait la veste du costume.

Penchant légèrement la tête sur le côté, sa joue caressant le bras posé sur son épaule, elle se mit à l'œuvre. Le souffle de l'homme dans son cou la faisait frémir, bien entendu. Mais dès lors qu'elle se concentrait sur sa création, Cruella parvenait à faire abstraction des distractions. Avec des gestes assurés, elle mit les dernières touches à la création de la veste. Des boutons, des coutures, des ajustements sur les ourlets…

« Il me vient une idée, finit-elle par murmurer d'un ton taquin. Peut-être que ma patience pourrait être aidée… Que dirais-tu de venir me voir travailler… Au plus près ? »

Comme pour lui exposer son idée, ses jambes s'écartèrent sous la table. Sa main gauche caressa l'avant-bras de Lucian avant de glisser contre sa poitrine, contre son ventre… Jusqu’à venir flatter sa fleur trempée. Un petit sourire coquin étirait ses lippes alors qu’elle se demandait s'il allait saisir l'idée, s'il était de ces hommes qui pratiquait le sexe orale de manière égale ou unilatérale. S'il acceptait, elle ferait de son mieux pour se concentrer afin de s'occuper du pantalon… Ou elle profiterait simplement de l’instant.
40
One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Catalina Taylor le vendredi 27 mars 2026, 17:10:15 »
« Sainte… Putain… de Mère… Jura Calpurnia à mi-voix alors qu'elle ramenait son poignet contre elle tandis que le colt déchargeait sa balle en tombant au sol. »

Elle n'aurait pas pu mieux faire si elle avait voulu viser, la balle se logeant proprement au centre du front du religieux, le tuant sur le coup. Grimaçant, n'ayant pas le temps pour s'attrister de la perte humaine de cet imbécile pacifiste, la blonde releva les yeux juste au moment où Bill lui rentrait dedans. Le choc fut brutal, lui coupant la respiration autant que l'impact de son corps souple contre le mur. Son crâne cogna durement contre le bois épais derrière elle, lui faisant voir trente-six chandelles. Incapable de prendre la plus petite inspiration pendant une longue minute, la jeune femme se laissa glisser contre le mur jusqu’à se retrouver affalée sur le sol, la tête penchant contre ses jambes inertes.

Elle perdit la notion du temps, retrouvant peu à peu l'aptitude de respirer pour ne pas suffoquer, retrouvant plus lentement encore ses esprits après le choc brutal contre le mur. Elle eut l'impression de ne retrouver sa faculté à évaluer le temps qui passait quand le canon d'une arme s'inséra brusquement entre ses lèvres, le métal cognant sans pitié contre ses dents. Avec une certaine difficulté, ses prunelles se focalisèrent sur celui qui la menaçait, exprimant autant une défiance farouche qu'une étincelle de crainte qu'elle cherchait à réprimer.

Muette, par la force des choses, la blonde déglutit avec difficulté devant l'affirmation que la situation était de sa faute. Non pas qu'elle le nierait si elle en avait l'opportunité : Retarder les malfrats était, à son sens, une bonne chose. Surtout avec les morts qui saignaient presque paresseusement contre les lattes du parquet grossier.

S'empressant de refermer la bouche dans un claquement audible quand l'arme se retira, quand l'homme chargea l'un de ses frères de la mettre en joue, la belle essaya de carrer les épaules pour faire bonne figure. Son regard tenta de suivre les mouvements de Bob, inquiet mais déterminé. Il retournait malgré elle sur l'arme qui la menaçait, la gardant sagement immobile dans sa posture effondrée.

Bien vite, cependant, le meneur revint vers elle. Ses prunelles accrochèrent les ceintures de cuir qu'il avait récupéré tandis que son cerveau peinait à en comprendre la raison. Encore sonnée, elle ne réagit pas tout de suite quand Bob et Grat s'occupèrent de lui immobiliser bras et jambes sans douceur. Et quand elle montra enfin des signes de résistance, il était trop tard. Se débattant faiblement, elle ne réussit qu'à égratigner les bandits avec ses ongles avant de se retrouver impuissante.

« Non, non ! Tenta-t-elle de protester d'une voix tremblante, essayant de se soustraire à leur prise. »

Mais trop tard, Calpurnia Tanner se retrouvait pieds et poings liés, le cuir des ceintures immobilisant ses chevilles et mordant cruellement dans ses poignets réunis dans son dos.

« Lâchez-moi, vauriens ! Vous ne vous en sorti-Mmmpff ! »

Ses protestations furent bien vite muselées par un mouchoir en tissu -propre, elle l’espérait en tout cas- et une troisième ceinture nouée et serrée autour de son crâne. Impuissante et réduite au silence, la jeune femme tentait malgré tout de gigoter en espérant que les deux hommes la lâcheraient. En vain.

Se retrouvant juchée sur un cheval, jetée sur le dos de l'animal comme un vulgaire paquetage, la blonde ne voyait plus que le sol et les jambes du bestiau. Sur le ventre, incapable de se retourner, Calpurnia fit pourtant de son mieux pour crier au travers du bâillon et gigoter tant bien que mal en sollicitant ses abdominaux.

Un coup de feu déchira le silence relatif qui venait de s'installer.

Sans aucune visibilité, la fille du banquier Turner n'eut cependant pas le temps de se demander ce qui se passait. Le départ fut soudain. Animé. Le rythme se trouva tout de suite forcé, et la posture dans laquelle elle se trouvait se trouva particulièrement désagréable. Faisant de son mieux pour gainer ses abdominaux et éviter d'être ballottée trop violemment, Calpurnia aperçut rapidement les silhouettes du shérif et de son fils tandis qu'elle était emportée au loin.

Perdant vite la notion du temps ou de la géolocalisation, l'otage des frères Dalton sembla abandonner la lutte. La poussière des chemins lui fit monter les larmes aux yeux, et elle les ferma pour ne pas se retrouver à pleurer sans raisons. Et pour éviter qu'un bout de caillasse ne la blesse, accessoirement.

Priant tout ce qu'elle pouvait durant tout le temps que dura la fuite, Calpurnia se retrouva férocement déçue quand les malfrats s'arrêtèrent enfin. La luminosité avait baissé. Ce devait faire quelques heures déjà qu'ils chevauchaient. A bout de forces, même en ayant cesse de se débattre relativement tôt dans la cavalcade, la blonde se retrouva soudainement juchée sur l'épaule de l'un des frères.

Tentant de se frotter les yeux contre son épaule pour enlever la poussière accrochée à ses cils et ses paupières, Calpurnia essaya de se repérer. Autour d'eux, c'était le désert. Sable, rocaille, monticules…et des collines rocheuses. Le genre de collines abritant bon nombres de petites cavernes indécelables si on ignorait leur présence. Le genre de cavernes qui pouvaient avoir une petite mare d'eau douce qui remontait du sol.

Incapable de savoir où ils étaient, le seul espoir de la jeune femme était que le shérif Lockwood n'ait pas perdu la trace des fuyards. Mais elle doutait fortement qu'ils la retrouveraient cette nuit, surtout si les quatre frères connaissaient bien ces collines et ces cavernes.
Pages: 1 2 3 [4] 5 6 ... 10