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Messages - Hadrian Kensley

Pages: [1] 2 3 ... 8
1
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 27 octobre 2026, 02:46:08 »
Visiblement, la passion l'avait emporté, et malgré ses meilleurs instincts, Hadrian était venu [PUN INTENDED] à la rencontre de Cypress, ses doigts se resserrant davantage dans sa crinière d'ébène, relâchant dans un râle les muscles qui contenaient sa jouissance. Son corps, ravivé encore plus par l'exacerbation de ses sens que par la vitae qui circulait en lui, fut secoué d'un frisson de plaisir. Une erreur. Une erreur stupide, assurément, une erreur, cependant, qu'il pouvait encore rectifier lorsqu'il aura le temps de se poser et de réfléchir, chose que la présence de Cypress semblait rendre de plus en plus difficile.

Alors qu'il considérait les conséquences de son manque de présence d'esprit du moment, les lèvres chaudes de la gorgone s'approchèrent des siennes, et il cligna des yeux, comme surpris sur le moment, puis il se baissa pour lui donner accès à ses lèvres.  Un doux, long baiser, où ses sens décelèrent sans mal le goût de sa personne sur la langue de la demoiselle, mais l'ignorant superbement ; il avait mordu à pleine dents dans des choses ayant un goût bien plus non-orthodoxes que de la semence d'homme., quoi que ce dernier ne fût pas vraiment une occurrence récurrente chez lui.

Sa question lui arracha, malgré lui, un sourire.

Il était à la tête d'une organisation criminelle qui se faisait passer pour un conglomérat international. Il était si riche que s'il s'affairait à dépenser sa fortune, il pourrait assurer une utopie pour un petit pays, ne s'arrêtant que parce qu'il n'en voyait pas vraiment l'intérêt. Ce qui, par définition, faisait de lui un connard de première et un exemple parfait de l'inutilité de l'existence des super-riches.

"À ma demande, je crois que n'importe quel cuistot reconnu se déplacerait de lui-même pour se présenter à ma porte. Mais je crois que la vie nocturne de Seikusu aura certainement quelques restaurants valant le temps."

Il savait qu'il venait de reporter à plus tard une étreinte qu'ils désiraient ardemment l'un comme l'autre. Il ne sut, d'ailleurs, pas s'expliquer à lui-même ce qui lui est passé par la tête de lui répondre. Parfois, juste comme ça, sa fantaisie et son besoin d'être inattendu, d'être imprévisible, le poussait à jouer contre ses propres intérêts. Un peu à la manière d'un enfant sachant très bien qu'une certaine action garantissait une conséquence parentale, mais ne pouvant s'en empêcher ne serait-ce que par sa nature d'enfant.

"… et soyons honnêtes, le plus de temps que nous passons ensemble dans les vestiaires, le plus de chances nous risquons de rencontrer autrui, et considérant que ceci est le vestiaire des dames… s'il y a avait un département des ressources humaines dans cette entreprise, ils seraient en outrage."

Pas qu'il ne se souciasse nécessairement de la réaction que sa personne et la personne de Cypress, pris dans les torrents de luxure et de passion, vus ensembles par les goules et suppôts, pourrait susciter, mais il ne tenait pas non plus particulièrement à l'embarrasser. Parmi ses pulsions, celle d'être exhibée à ses pairs, qu'ils soient ou non gorgones comme elle, ne semblait pas du tout l'intéresser.

La gratifiant d'un autre baiser, il s'arracha, à grand mal de son étreinte, pressant une dernière fois son corps contre le sien pour s'imprégner de sa chaleur pour un moment de plus.

"Je vais faire ce que je peux," dit-il avec ce même sourire signifiant presque que rien ne pourrait lui résister.

Et il se retira de sa présence, s'éloignant de nouveau vers la porte qui menait du vestiaire à la piscine, mais plutôt que de l'emprunter, la lumière clignota et dans ce court instant de ténèbre, il disparût  complètement de la vue de Cypress. La porte ne s'était jamais ouverte.


***

"Alors, ce que j'ai pour vous…"

Vanessa posa sur le lit de la chambre personnelle de Cypress plusieurs robes et accessoires.

"Évidemment, dépendant de vos goûts. J'ai du Saint Laurent, du Armani, et bien sûr, du Ralph Lauren. Je sais que vous avez une préférence pour le vert forêt, mais je peux vous tenter avec cette jolie robe blanche, j'ai également déniché quelques accessoires sertis d'émeraudes."

Et Vanessa, comme si elle avait passé toute sa vie à habiller une princesse suédoise, s'affaira à détailler avec son habituel détachement et impassibilité tous les vêtements qu'elle avait sous la main, ainsi que les accessoires. Malgré sa prétention à ce que tous ces vêtements aient été fait par des mains de maître, tous étaient des articles inédits, et pour la simple raison qu'en plus d'être plus riche que le pape, Hadrian est également un de ces hommes qui préfèrent les articles uniques aux modes.

Toutes les robes étaient élégantes, et si certaines étaient plus extravagantes que d'autres, tout était empreint d'un goût exquis; probablement celui de Vanessa, dont l'œil était maître dans son discernement.

"Oh, et bien sûr…"

Elle tira de derrière le lit une petite valise.

"J'ai pris la liberté de vous préparer un petit ensemble plus confortable. Les robes de soirée sont certes très jolies, mais peu confortable pour une promenade nocturne. Surtout si le besoin de prendre la fuite se montre. Je m'assurerai qu'elle soit dans la voiture quand…"

Elle marqua une pause et observa Cypress.

"… quoi?"

2
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mercredi 07 octobre 2026, 01:28:18 »
Il ne sût où elle avait trouvé cette façon, lascive et presque assurée, de s'imposer à lui, mais Cypress, encore une fois, dépassa les attentes de son amant, lequel se retrouva donc acculé aux dalles qui lui arracha un sifflement de surprise; il avait tant pris la chaleur de l'eau chaude, ses nerfs ravivés par le sang qu'il faisait circuler dans ses veines, qu'il fut presque déstabilisé par la vitesse à laquelle cette chaleur s'évada de sa peau. Lorsqu'elle revint à lui, il l'accueillit ouvertement, ses bras l'enveloppant alors qu'elle pressait sa bouche à la sienne. Le contact grisant de sa main sur sa nuque, ses doigts dans ses cheveux, le tirant à elle. Il sentait son désir dans ses mains, dans ses lèvres, dans la façon que son souffle s'accélérait, et il y répondait, à la façon qu'il le pouvait, répondant à ses baisers, et saisissant à pleine main le fessier rebondi de l'étudiante, se pressant à elle comme elle se pressait à lui.

Il n'y a aucun embarras dans le comportement de cet homme. Au contraire, il s'abandonnait à elle, comme elle s'accordait à lui. À son toucher, ses muscles se raffermissait, comme s'il y avait encore une part de lui motivé à maintenir une illusion de perfection corporelle, et il sentit ses lèvres le quitter. Il eut le reflexe de la suivre, mais il lut dans ses gestes qu'il trouverait à son intérêt. Il la dévora du regard, la regardant lentement tomber jusqu'au sol, à genoux.

Hadrian n'était pas sans savoir que les femmes s'intéressaient au sexe. C'était une vieille croyance qu'il avait rapidement abandonné au fur des années. Ce qui le prit de court, c'était l'aisance à laquelle cette femme, en particulier, s'était dévestie de ses hésitations. Elle qui, selon ses propres dires, avait tout fait pour garder loin de son corps et de son esprit les plaisirs de la chair, la voilà maintenant sur les genoux, devant lui, avec ces jolis yeux d'émeraude levés vers lui. Il remarqua que les serpents ornant son crâne avaient cessés de se mouvoir, se laissant choir sur les épaules de leur descendante, comme pour éviter d'être accidentellement écrasées. Il eut un petit moment de gratitude devant autant de prévenance, d'autant qu'il n'avait pas vraiment l'impression qu'elles ne l'appréciaient beaucoup.

Ses pensées furent brisées par le contact des lèvres de sa belle à la base de son sexe, et sa tête pivota vers elle en un éclair. Le vampire observa un moment la jeune femme puis, consciemment, augmenta le flux sanguin dans son corps entier, dans une émulation de vie. Un spasme de douleur, qu'il masqua comme un spasme de plaisir alors que la langue de la jolie demoiselle caressa son membre, le prit alors que son cœur recommença à battre dans sa poitrine et que le sang, habituellement un liquide épais et visqueux dans ses veines, commença à s'éclaircir et à circuler. L'expérience était peu plaisante et, sans atteindre les douleurs de l'accouchement ou de la matraque des parties génitales, s'insuffler d'une fausse vie était quelque chose qu'il ne se voyait pas reproduire trop souvent.

Enfin…

Dépendant des conditions du moment.

Des lèvres du vampire s'échappèrent un râle de plaisir alors que la femme avalait son membre, et d'un coup, il sentit son gland passer l'étau de son cou et se perdre dans les profondeurs de sa gorge. Il faillit la repousser, lui faire une remontrance de ne pas se pousser plus que de raison, mais il ne sentait d'elle aucune panique. Aucune alerte. Simplement un désir et une intention.

"Cypress…"

Il ne trouva rien à dire, et par le moment à ce qu'une pensée se forme dans son esprit, la gorgone avait repris son œuvre, et le vampire resserra les dents dans un sifflement d'extase alors que son sexe glissait dans cette gorge serrée. Il aurait pu l'arrêter. Il aurait probablement dû.

Mais…

À la place, sa main se posa sur la tête de Cypress, passant les doigts dans les cheveux qui masquaient maintenant son front, et les lissant vers l'arrière. Il observa l'expression sur son visage, et la façon que ces jolies lèvres rouges embrassaient fermement sa verge et glissaient sur tout son long, du gland jusqu'au pubis. Il agrippa alors fermement cette masse d'ébène noire et, lentement, suivit le rythme de la gorgone.

Les râles devinrent plus audibles, et graduellement, le bassin du vampire accéléra les mouvements, pour se familiariser avec les limites de Cypress, venant à sa rencontre lorsqu'elle s'approchait, et s'éloignant lorsqu'elle faisait de même. Il était passionné, mais non brutal, et malgré ses élans de fougue, il se gardait de la blesser. Un exercice qui lui rappelait comment il gardait la Bête, l'instinct primaire et meurtrier de son espèce, sous contrôle.

Pendant de longues minutes, il se délecta des lèvres de cette femme sur lui, de cette gorge offerte, de ce désir qui lui traversait le corps.

Un désir qu'il aurait dû contrôler mieux, car après ces longues minutes, un grand frisson lui parcourut l'échine. Sa main se resserra malgré lui sur la chevelure de la jeune femme. Il ne sût pas ce qu'il fit immédiatement par la suite. Transposé par le plaisir, il aurait aussi bien pu se laisser prendre par les attentions de la jeune femme et libérer son plaisir dans son gosier offert. Mais s'ils étaient tous les deux plus prudents que leur plaisir le prévoyait… Hadrian aurait le réflexe de se retirer. Juste à temps. Ou elle aurait celui de le repousser.

3
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 29 septembre 2026, 00:54:03 »
Servir au plaisir d'une autre personne.

Oublions un moment la religion, le divin, le bien et, surtout, le cinéma.

Qu'est-ce qu'un vampire?

Un monstre à forme humaine, capable du parler des humains, du geste de l'homme, de la connaissance et de la compréhension d'une existence qui surpasse les âges et l'éphémérité de la vie humaine? Une créature de puissance capable d'inspirer la peur dans le cœur du plus brave des hommes et des femmes?

Non.

Un parasite.

Un parasite à forme humaine capable de compréhension, de geste, de connaissance et de compréhension, munie d'une puissance à faire trembler le commun des mortels, mais un parasite tout de même. Et le parasite ne fait rien d'autre que servir ses propres intérêts. Son propre appétit. Sa propre survie.

N'y avait-il pas quelque chose d'antithématique au concept du vampire que celui d'un homme qui, à l'aide d'une bouche ayant pris la vie de plusieurs milliers de mortels, s'affairait à donner la petite mort à une jolie jeune femme? Quelque chose de beau?

Hadrian n'était assurément pas en mesure de se représenter la chose comme telle; il n'a jamais eu l'esprit d'un poète, mais peut-être qu'à ce moment précis, il entraperçut un éclat de cette ironie, car alors que Cypress se tortillait au-dessus de lui, ondulant ses hanches pour cueillir son plaisir, ses lèvres rouges entre-ouvertes pour laisser son plaisir être entendu de lui seul, les lèvres de l'homme se déformèrent dans un sourire qui resta inaperçu. Et même lorsqu'elle se tordit, comme pour lui échapper, il pressa fermement sa langue contre son clitoris, son visage contre son entrejambe, encaissant ses petits soubresauts, jusqu'à ce qu'enfin, ses tremblements s'affaiblirent.

Il se retira, sans se presser, non sans laisser un dernier baiser sur sa fleur, lui adressant un regard espiègle qu'il était sûr qu'elle méritât, bien qu'il ne sût exactement pour quelle raison exactement. Par précaution, il continua de la soutenir alors qu'il se relevait. Bien qu'il doutât des rumeurs que l'orgasme féminin suffisait à faire perdre à une femme la capacité de se tenir toute seule, le plancher humide restait un risque, et une mauvaise chute est vite arrivée.

L'eau effaça rapidement sur son visage les preuves de son passage dans le jardin intime de sa compagne, et il se pencha sur elle, pressant sa bouche à la sienne, volant encore un baiser sur ces lèvres cramoisies, le brisant pour la laisser reprendre le souffle qu'il lui avait volé, mais se contentant de brefs baisers successifs entre ses respirations, une main glacée venant rejoindre la joue de la jeune femme. Il remarqua les reptiles qui semblaient lui adresser un étrange regard, et il contint un sourire.

"Aurais-je outragé ces dames?" demanda-t-il, plus pour l'amusement de Cypress que pour agacer ses honorables ancêtres.

Ses bras, forts et solides, l'entourèrent sans effort, et il la maintint contre lui. S'il sentit le contact chaud de l'abdomen de la jolie gorgone contre son sexe érigé, il ne fit aucune façon, se perdant plutôt dans une contemplation de son joli visage.

"Et maintenant?" demanda-t-il en la gratifiant d'un autre baiser.

Il voulait lui accorder toute son attention, tant qu'il pouvait encore se le permettre. Tôt ou tard, il y aurait d'autres choses qui se précipiteraient à sa porte pour se disputer son attention, mais si Cypress, de son point de vue, ne cherchait en rien à se l'accaparer, il ne put s'empêcher de vouloir lui en faire don. Elle dont il avait volé jusqu'à la liberté de faire comme elle le désirait, même si cette situation n'était que temporaire, méritait au moins le plaisir de sa compagnie, de ses attentions et de son corps.

Pompeux? Arrogant?

Assurément.

4
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: samedi 26 septembre 2026, 01:28:06 »
Les baisers se faisaient de plus en plus ardents, et de plus en plus insistants. Vampire ou non, Hadrian se laissait gagner à la chose avec un abandon qu'il ne se reconnaissait pas forcément. Cypress éveillait son appétit, un appétit qu'il ne devrait pourtant pas avoir. Elle n'eut donc aucun mal à le convaincre de se plier au jeu qu'il avait lui-même, par maladresse, commencé, lorsqu'elle s'affaira à lui retirer ce qui lui restait de vêtement. Il fut légèrement surpris de sentir une de ces jolies mains se glisser sous l'élastique de son boxer, le seul vêtement qu'il lui restât, et l'autre détailler son dos, puis sa nuque, l'attirant plus près.

Bientôt, le boxer, déjà alourdi par l'eau et ne tenant à sa taille que par la grâce de cet élastique, tomba le long des jambes du vampire, et s'écrasa lourdement sur le sol dans un flop humide, laissant le vampire sans moyen de préserver une pudeur que, de toute évidence, il ne ressentait pas du tout.

Dénué de ce scrupule, et ne souhaitant pas laisser son nouvel état de nudité l'intimider le moins du monde, Hadrian revint plutôt à la charge de la personne de sa belle, et pressa son corps nu contre le sien, qui l'était presque. Ce contact l'embrasa de nouveau, car en revenant vers elle, il retrouvait cette chaleur qui lui manquait, et dans laquelle il ne s'abreuvait que si rarement. Outre la chaleur, il ne pouvait nier qu'il y avait dans ce contact de leurs corps une intimité qui lui était fort agréable, et donc, il l'encadra de ses bras, les mains pressées contre le mur de chaque côté des frêles épaules de l'universitaire.

Après quelques baisers supplémentaires, le vampire se laissa lentement tomber sur un genou, ses mains quittant le mur pour venir saisir le maillot et, couvrant sa peau de baisers glacés au fur et à mesure qu'il gagnait le sol, le fit glisser au-dessous des amples hanches et cuisses de Cypress. Le vêtement tomba enfin, faisant également tomber avec lui l'un des derniers remparts protégeant la pudeur et la chasteté de sa propriétaire, ne laissant enfin que son consentement ou son refus pour arrêter les avances de l'homme qui, manifestement, avait un fort appétit de sa personne. Il leva les yeux vers elle et battit légèrement des paupières pour en chasser l'eau de la douche, et finalement croiser son regard.

Il eut un sourire, alors que ses mains détaillaient avec plaisir les rondeurs de ses hanches, de ses cuisses, de son abdomen, les ongles sombres de l'homme griffant toujours très légèrement cette peau sensible à son passage. Puis, il attira la jambe de Cypress, la relevant doucement jusqu'à ce qu'elle puisse poser le mollet sur son épaule , et posa un baiser sur son genou.

"Seriez-vous capable de tenir ainsi?" demanda-t-il avec un ton qui ressemblait fortement à du défi.

Il posa un autre baiser sur son genou, puis sur sa cuisse, avant d'y presser la joue, tout en maintenant le contact visuel avec la gorgone.

Danger, danger, lui disait son instinct alors que ce contact persistait, mais il l'ignora. De la même façon que la plupart de ses victimes ont ignoré ce même instinct lorsqu'il devait se nourrir.

N'était-il pas lui-même dangereux? Et pourtant, Cypress ne semblait pas le craindre. Ou semblait ne plus le craindre.

Il remonta la cuisse, pressant sa joue contre sa peau chaude presque intentionnellement alors que, d'une main, il venait lui offrir un support pour l'aider à maintenir l'équilibre précaire qu'il venait de lui imposer.

Après quelques instants, qu'il étira autant que possible, la tête du vampire élimina la distance qui restait, et le vampire dévora sa proie. Enfin, par "proie"… Cypress se retrouva simplement être la victime des attentions passionnées de son amant, sous la forme de cette langue habile et froide qui caressait sa petite perle d'amour, suivi bientôt des lèvres qui vinrent la pincer, l'emprisonner, la sucoter, avant de la relâcher et d'être remplacé par de nouveaux coups de langue.

5
Blabla / Re : Horloge parlante
« le: jeudi 17 septembre 2026, 14:00:19 »
Je me réveille pour apprendre qu'un pote est dans les difficultés financières et qu'il n'a jamais rien dit

Je me réveille parce qu'un de mes voisins s'est enfermé dehors et que mon patron m'appelle

Je me réveille pour faire encore plus de paperasse

JE VEUX DODO ;-;

*pleurnicherie*

9:00

6
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: jeudi 17 septembre 2026, 03:44:28 »
Il ne décrochait pas les yeux d'elle alors qu'elle lui répondait. Manifestement, elle était satisfaite de son invitation, et il partagea cette joie avec elle. Il en vint à se demander si ce brin d'enthousiasme qu'il sentait poindre en lui était vraiment un amusement détaché de l'immortel devant une jeune femme encore pleine de vie et de curiosité, ou celui d'un homme qui se voit accorder l'attention d'une femme, qui le gracie de sa présence et de son intérêt.

Il ne manqua pas de partager, avec elle, l'amusement que sa plaisanterie, aussi boiteuse soit-elle, avait suscité chez elle.

" Pour le chlore, évidemment," dit-elle avec un hochement de tête.

" Sans doute," dit-il avec le même geste.

" Ce serait terriblement imprudent de ma part de garder un maillot chloré. "

"Très imprudent, oui."

Il laissa les mains de la jeune femme jouer dans ses cheveux noirs et, prenant le geste comme une autre invitation, il ploya la nuque, et vint cueillir sur sa bouche un autre baiser, glissant sa main sur la cuisse de sa belle pour l'imiscer sous son maillot de bain et couvrir de sa large main la fesse droite de Cypress, la chaleur de sa peau humide réchauffant celle, frigide, du Caïnite. Il l'attira un peu plus contre lui, mais recula lorsqu'il sentit qu'elle avait autre chose à dire.

"Et j’imagine que votre présence est absolument indispensable pour m’assurer que je m’en débarrasse correctement ?"

"Absolument," confirma-t-il avec l'assurance de l'homme qui ne doutait en rien de sa parole.

Il eut un sourire, encore une fois, bien conscient du non-sens de ses réponses, et secoua légèrement la tête, comme pour chasser un embarras qu'il était incapable de ressentir pleinement.

Suivant les hanches de la jeune femme, les mains d'Hadrian remontèrent son corps, appréciant le contact de ses formes, son visage venant se joindre au sien pour marier de nouveaux leurs lèvres dans une série de baisers, doux au premier abord puis, s'il ressentait qu'elle y répondait et qu'il y décelait son désir, avec plus de ferveur encore.

Les mains du vampire se posèrent sur les épaules de Cypress, et il enroula ses index aux bretelles de son maillot, pour ensuite les faire délicatement glisser sur ses épaules, les dénudant pour ensuite venir poser ses baisers sur les traces rouges qui marquaient sa peau, sans pour autant arrêter son mouvement qui, lentement, faisait tomber le maillot, qui tomba enfin sous l'élégante poitrine de Cypress.

Hadrian fit un mouvement de recul pour apprécier la demi-nudité de Cypress. Son coup d'œil, bien que peu discret, était fort charmé par l'allure de la gorgone.

Superbe, et dangereuse.

Les mots glissèrent sur ses lèvres comme dans ses pensées avec une fluidité surprenante. Il ne fut pas absolument certain qu'il l'eut, ou non, prononcé de vive voix, mais il ne s'attarda pas à y réfléchir. Il s'approcha de nouveau d'elle, la poussant doucement contre les tuiles de la douche, et se pressa fermement contre elle, glissant ses doigts dans ses beaux cheveux noirs, ignorant ses ancêtres et, de l'autre main, caressa la peau délicate, parfaite de son dos, et plongea son regard dans le sien, au travers de ces lunettes.

Une tentation lui effleura l'esprit. Une tentation soudaine, stupide, et fort heureusement passagère, mais qu'il ne put s'empêcher de ressentir; il était curieux de savoir ce qu'il ressentirait à plonger son regard dans le sien, sans les lunettes pour dévier son pouvoir. Que ressentirait-il? De la peur? Ou, peut-être, comme le Baiser, croiser le regard d'une gorgone était une expérience de pure extase?

Il chassa l'idée, et se pencha sur le cou de la jeune femme, pour y poser des baisers.

Les sifflements des serpents lui rappelèrent immédiatement le risque qu'il encourait d'être aussi prêt du cou de la jeune femme, et il marqua une brève pause, avant de reprendre ses baisers, ses doigts glissant encore sur le corps de la belle gorgone, remontant jusqu'à sa poitrine, saisissant délicatement le rebord du maillot, et le fit encore descendre.

7
Blabla / Re : J'épouse, j'esclavagise, je tue
« le: jeudi 17 septembre 2026, 02:52:25 »
Dans l'ordre:

J'Embrasse Nowi
Je forme un Lien de Sang avec Lioren, parce qu'il le faut.
Et Matsuo deviendra mon prochain repas.

Hmmmmm...

Jack Marston, Mona Duval et Anéa

8
Blabla / Re : Mon voisin du dessus
« le: jeudi 17 septembre 2026, 02:50:40 »
Le bon langage, ma VDD, est celui qui, mieux que tous, fait passer le point.

D'où le fait que, techniquement, une droite en pleine gueule est une excellente façon de communiquer son déplaisir.

... d'expérience personnelle.

9
Blabla / Re : Embrasses-tu / n'embrasse pas
« le: jeudi 17 septembre 2026, 02:49:28 »
Certainement pas.

Embrasseriez-vous un septagénaire s'il vous assurait son héritage?

10
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: jeudi 17 septembre 2026, 02:48:18 »
Après une telle prestation, en voilà un qui présume beaucoup.

11
Nous rappelerons à nos lecteurs que malgré son état de mort-vivants, ses paroles et, en vérité, son arrogance, Hadrian Kensley restait fondamentalement un être humain. Un être humain qui, en raison de son état de mort-vivant, ne pouvait pas développer son corps au-delà de ce qu'il avait déjà acquis au cours de sa vie et, n'ayant jamais vraiment pris la nage en affection, sa technique restait aussi rudimentaire que toujours.

Au signal de la gorgone, il se propulsa vers l'avant et s'élança sur un crawl. Un crawl qui, malgré les apparences, était loin d'être parfait. Plus d'éclaboussure que nécessaire, un mouvement de bras trop superficiel pour être conséquent, aux yeux d'une personne intéressé, Hadrian démontrait là tout le talent d'un amateur qui, à force d'avoir vu des professionnels s'exécuter, se figurait capable d'en faire autant. Si Vanessa n'était pas si naturellement préservée contre les éclats d'émotion ou si, vraiment, elle avait plus d'émotions, elle n'aurait certainement pas raté l'occasion de se moquer de la manœuvre de son maître, elle qui avait la nage élégante d'une pataugeuse de carrière

Ses mouvements, cependant, étaient rapides, et s'il ne parvenait pas à réduire la distance entre Cypress et lui-même, il parvenait à la suivre. Il était évident, cependant, après le premier lap, qu’Hadrian n’avait aucune chance de gagner. Aucune, du moins, sans tricher. Il le considéra, bien sûr, car de son amour propre, il ne pouvait pas se voir faillir devant la jeune demoiselle, et il y prendrait un coup. Un petit moment de réflexion un brin sexiste, nous en conviendrons, mais qu’on saurait pardonner à un homme ayant grandi dans les années où les attentes placées sur un homme étaient de surpasser la femme dans tout, sauf dans les tâches du foyer. Il chassa, cependant, furieusement cette pensée, et se contenta de persister dans le mouvement, et ce malgré sa défaite inexorable.

Et cette pensée, toxique et malvenue, s’effaça aussitôt qu’il vit le sourire victorieux de Cypress. Et il eut même un instant de regret, car bien qu’il n’eût jamais prononcé sa pensée, une part de lui ne pouvait s’empêcher de se reprocher ce moment. Le temps, pour les vampires, était bien souvent figé dans l’époque qui les avait vu naître, tout comme leurs mœurs et leurs pensées. Il ne réprima cependant pas une pensée pour ces ainés qui, malgré leur immense savoir, ne pouvaient fonctionner dans le monde moderne sans l’assistance d’une armée de goules, certains étant même incapable de parler la langue suite à une trop longue Torpeur.

Il s’approcha de Cypress, qui lui demanda alors sa dûe récompense. En homme de parole, Hadrian passa doucement son bras à la taille de la jeune femme, la souleva de l’eau pour l’asseoir sur le rebord par un procédé qui défiait les lois de la physique, et posa les mains de chaque côté de ses cuisses, avant de se hisser et presser sa bouche contre la sienne. Une première « récompense », pour ainsi dire, bien qu’il trouvait ces récompenses fort agréables de sa propre perspective, et les autres suivraient.

"Vanessa," lança-t-il à son assistante. "Je t'emprunte Cypress."

Pour toute réponse, la goule, qui en était déjà à sa huitième longueur dans un papillon des plus exquis, s'arrêta dans son élan, tourna la tête vers son patron, et lui fit un signe d'OK de la main droite, avant de reprendre son exercice.

À cette réponse, Hadrian ne put retenir un petit claquement de la langue. Le détachement de sa goule n'était pas forcément une mauvaise chose, mais cela pouvait signaler que son lien de servitude avait peut-être besoin d'être renouvelé. Mais, chaque chose en son temps. Plutôt que de la faire attendre, Hadrian prit la main de Cypress et l'emmena vers les vestiaires, puis la guida vers une des douches privées qu'il activa d'un geste de la main, avant de faire reculer Cypress jusqu'au mur et de la gratifier de nouveaux baisers, la ceinturant de ses bras avant de presser son front au sien, son nez touchant au sien alors qu'il regardait ses magnifiques yeux au travers de ses verres teintés.

Après un moment dans ce silence intime brisé seulement par le clapotement de l'eau sur leurs corps et sur le sol, il reprit la parole.

"Si la récompense vous indiffère, Cypress," dit-il d'une voix basse, presque conspiratoire. "J'aimerais réitérer ma suggestion de vous accompagner hors du complexe. Il y a des endroits, dans Seikusu, qui méritent le détour. Et en cette saison, on me dit que ce serait une période propice pour une visite nocturne. Je vous aurais bien proposé un musée, mais…"

Le vol du livre de Noah avait mis une pause aux activités du musée le temps que l'investigation policière s'effectue et, potentiellement, qu'il soit récupéré. Il eut presque envie de suggérer de ramener le fichu livre à ses soi-disant propriétaires, ne serait-ce que pour avoir accès à l'exposition, et passer une charmante soirée avec une femme cultivée, capable de comprendre et apprécier la réalité cachée des choses qu'elle voyait.

Il aurait presque regretté ce vol, si Cypress n'était pas une femme fascinante au point de justifier le vol en lui-même.

Il chassa ses pensées de son esprit, ramenant plutôt son attention sur la jeune femme qui, présentement, était devant lui, dans un accoutrement qui, maintenant qu'il y portait attention, la moulait presque à l'offense, et il n'avait même pas eu la délicatesse de lui faire un compliment.

"Ce maillot vous va à ravir," dit-il avec un sourire.

Et, ne pouvant pas se retenir de jouer le diable de la tentation, il leva une main, frolant de l'index la hanche de la jeune femme, frôlant le maillot à la hanche.

"Mais il faudrait vous l'enlever."

Il marqua une pause suggestive en la regardant dans les yeux.

"… pour le chlore."

Bien rattrapé, champion.

12
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: vendredi 27 mars 2026, 21:16:37 »
La perte d'équilibre de la gorgone arracha une exclamation inquiète de la part de Vanessa qui, pour sa part, semblait avoir opté d'accompagner son amie pour pratiquer ce que les gens d'internet appelle "aura farming", à savoir l'art de la pratique répétée d'un acte qui n'avait d'autre but que générer l'admiration, s'étant elle-même perchée sur le second tremplin en ne mettant que rarement un pied à l'eau, les yeux rivés sur son téléphone qu'elle tenait, jusque-là, dans une main, avant que la surprise ne le fasse tomber à l'eau. Elle songea même à bondir à la rescousse de la jeune femme quand elle la vit remonter à la surface et, voyant qu'elle n'avait rien et que le maître était présent de toute façon, elle revint à sa lecture.

Hadrian, pour sa part, n'avait également pas prévu le coup et s'était instinctivement approché pour intervenir, mais dans ce geste, il se retrouva éclaboussé d'eau tiède décemment chargée en chlore qui allait probablement ruiner son complet sombre. En d'autre temps, il aurait été fort déplu qu'on endommage ses biens, mais s'il avait ressenti ne serait-ce qu'une once d'agacement à ce dégât éventuel ou supposé, elle fut rapidement écartée. Devant l'expression joyeuse de Cypress à le voir, son habituelle rigueur fondait comme la neige au soleil.

-Ai-je le droit à un baiser pour avoir patienté calmement pendant votre absence ?

- Assurément, chère sirène, dit-il, souriant lui-même à son élégante, sinon un brin nulle, association mythologique. Votre patience à mon égard demande juste récompense.

Retirant son veston qu'il lança sur le banc contre le mur, il s'avança vers elle et s'agenouilla sur le carrelage trempé pour arriver à sa hauteur. Il glissa une main dans ses cheveux trempés, laissant ses doigts se faufiler entre les vénérables serpents qui les adornaient, et posa sur ses lèvres les siennes pour les gratifier d'un baiser délicat, puis d'un autre. Ces gestes d'affection, donnés librement, semblaient chasser de son esprit les déplaisirs et infortunes des jours passés, comme s'ils n'étaient rien de plus que des peccadilles sans importance, et il se rendait maintenant compte qu'il avait anticipé ces retrouvailles, car une tension dans un recoin de son esprit, jusque-là ignorée, s'évapora à cette simple proximité.

- L'eau est bonne? Demanda-t-il avec un sourire.

Au prix qu'il payait pour garder cette piscine à une température confortable, une réponse contraire l'aurait surpris.

Il lui accorda un troisième baiser avant de se redresser et de retirer ses vêtements, s'approchant du banc près du mur pour les poser dessus. Après avoir retiré son complet, sa chemise, ses souliers bien cirés et ses chaussettes, il ne resta que les boxers du vampire pour conserver sa pudeur. Enfin, conserver était peut-être un bien grand mot, car le sous-vêtement était fort séant, épousant le corps de son porteur en laissant fort peu d'espace pour l'imagination, et encore moins pour Jésus.

Il s'approcha donc du rebord et se laissa tomber tout bonnement dans l'eau, s'immergeant complètement et coulant à pic jusqu'au fond de l'eau. En l'absence d'air dans ses poumons, son corps n'était qu'un poids mort (l'auteur ne s'excuse pas de ce pun, même s'il le devrait), et donc il dût remonter à la surface à la nage. Une fois la tête hors de l'eau, il inspira à plein nez, et s'approcha de la gorgone, l'entourant d'un bras pour l'attirer contre son torse, l'autre s'agrippant au rebord pour ne pas couler de nouveau , et il posa son menton contre son épaule.

Il expira légèrement et inspira l'odeur chlorée de la peau de Cypress, et posa un baiser sur son épaule nue.

- J'ai quelques nouvelles pour vous, notamment que le danger est temporairement écarté, et que vous pourrez reprendre une certaine liberté à votre aise. À la condition, bien sûr, d'être accompagnée par Vanessa ou par moi-même, à titre de précaution. Bien que je ne croie que votre séclusion ne vous ait pas dérangée plus que ça.

Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule pour jeter un coup d'œil vers Vanessa, qui faisait toujours mine de ne pas porter attention à eux, et qui regardait plutôt vers le fond de la piscine où son téléphone se trouvait, comme pour décider si elle se mouillait, ou si elle l'abandonnait à son triste sort, avec un désintérêt parfait pour l'un comme pour l'autre.

Il ramena ensuite son regard vers Cypress, et lui murmura.

"Pour les autres nouvelles, elles peuvent attendre plus tard."

Il la relâcha de son étreinte, puis s'approcha du rebord pour se retrouver à ses côtés, pour que leurs yeux puissent se rencontrer aisément.

Une éclaboussure suivie d'ondulations dans l'eau leur signala que Vanessa avait enfin pris la décision d'aller chercher son téléphone.

"Mais je crois m'être interposé à votre baignade. Je crois que vous vous apprêtiez à faire quelques longueurs? Que pensez-vous d'une petite compétition de nage amicale? Si je gagne, je m'accaparerai votre personne pour une soirée, à la convenance de votre horaire. Si vous gagnez, j'accéderai à votre requête, quelle qu'elle soit. Et sur ma parole que je ne tricherai pas avec mes dons."

Dans sa bonne humeur, Hadrian était généreux. À croire que la capture d'Em et les informations qu'il comptait lui arracher bon gré mal gré le mettait dans les meilleures dispositions, et qu'il voulait faire profiter de cet accès d'enthousiasme à sa nouvelle amie qui avait encore, à son crédit, une réserve de bonnes actions à réclamer pour compenser les désagréments de son enlèvement, et de sa séquestration.

[Je te laisse choisir qui gagne. L'athlétisme d'Hadrian est… rudimentaire, malgré son physique :3]

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 13 janvier 2026, 03:03:36 »
" Vous avez un "bouton d’urgence" pour vous contacter, ou une sorte de "bat-signal" ?"

La question était moqueuse, taquine, mais n'arracha qu'un léger mouvement des lèvres à Vanessa, qui s'abstint bien d'élaborer sur ses capacités, car les connaissant, Cypress deviendrait en mesure de les contrer, et donc quelqu'un capable d'accéder à son esprit et à ses pensées serait en mesure de faire pareil avec les bonnes questions.

Voyant la jeune femme somnoler de plus en plus alors qu'elle sentait elle-même, dans sa physionomie partiellement inhumaine, le changement d'ambiance qui venait avec les heures matinales, la goule hocha de la tête lorsqu'elle annonça vouloir retourner se coucher, et après avoir fait un tour sommaire de l'appartement pour s'assurer qu'il n'y avait plus de menace infiltrée, elle excusa la jeune femme et prit son congé, après avoir bien sûr verrouiller la porte à triple tour, non pas pour empêcher Cypress de se sauver, mais plus pour s'assurer que personne ne serait en mesure de la troubler. Le danger, après tout, n'était jamais complètement passé tant que les ennemis perduraient.

***

"Tu es une personne difficile à trouver, Em," fit la voix d'Hadrian alors qu'il tirait une longue bouffée de fumée de sa cigarette. "Et tu m'as fait beaucoup courir."

Le regard nerveux, anxieux et chargé de terreur d'Em, communément appelé le p'tit Ravnos, la p'tite anguille ou le p'tit con, dépendant qui en parlait, se tourna vers l'autre direction de la ruelle. Au sol, sa dernière victime, les yeux révulsés, la peau pâle, les traits figés.

"Euh… hey-hey, Hadrian~ Qu'est-ce qui me vaut l'plaisir, mon… err… mon vieux?" dit Em, comme s'il ne venait pas de faire dix kilomètres de course à pied, pourchassé par Hadrian et ses goules au travers de la ville.

Hadrian s'approcha de son homologue, lentement, sans se presser, et à chaque pas qu'il faisait, Em en fit un vers l'arrière.

Pour la plupart des gens, Em n'était pas vraiment un danger. Ce n'était pas le plus féroce des prédateurs, et il tâchait au possible de ne pas se faire trop remarquer par les grands de ce monde, mais Em était également ce qu'on appelait un sans-clan, ou Caitiff. Un rat à forme humaine. D'un côté, il était remarqué si peu qu'il était près d'autres gens de leur espèce, mais passait généralement inaperçu dans le monde vampirique, un peu à l'image de la vermine qui, si elle n'était pas directement vue, pouvait vivre confortablement sans jamais être importunée.

"Tu as fait une bourde," dit Hadrian en s'approchant encore de son homologue. "T'associer avec Victoria? Em. Em, Em, Em." Chaque itération du nom gagnait en gravité. "Je te croyais plus malin. Plus fin. Plus… déterminé à ta propre survie."

Le fond de la ruelle rencontra le dos du Ravnos, qui jetait des coups d'œil dans toutes les directions, cherchant une issue. Mais il était coincé, et Hadrian s'approchait encore et encore.

"A-attends, c'est pas du tout ce que tu crois, j-"

La main d'Hadrian agrippa les cheveux du vampire, et tira vers l'arrière, le forçant à ployer le cou et regarder vers son agresseur. Le regard bleu du Ravnos croisa les iris cramoisies du Tremere. Il poussa un petit cri, à peine un couinement, alors qu'il sentait la peur s'infiltrer dans ses veines et le prendre au cœur. Métaphoriquement, bien sûr, car nous le rappelons à nos lecteurs, ces créatures ne vivent pas comme nous vivons.

"Chut, Em. Tu auras tout le temps de m'expliquer une fois dans ta cage. Et si tu tentes de fuir…"

Les ongles d'Hadrian se déformèrent derrière le crâne d'Em, devenant de longues griffes acérées qui lui écorchèrent le crâne.

"Tu comprends, bien sûr?"

"O-oui…!"

"Oui, qui?" fit le vampire en montrant les crocs.

"Oui, Hadrian…!" couina l'autre.

"Bien."

Et il le relâcha.

"Goto, viens ici."

Goto, une goule du maître vampirique, apparut au bout de la ruelle. Un grand homme, blond, dans la quarantaine, habillé d'un habit complet, dont les lunettes cassées laissaient voir une blessure à l'œil qui, assurément, le laissait borgne. Il approcha le duo vampirique et, sans un mot de son maître, tira de son veston un rouleau de ruban adhésif, un baillon et un bandeau.

"Euh… normalement, les gars, franchement, je charge extra pour les trucs kin—" débuta Em, avant que sa bouche ne soit immédiatement couverte du baillong.

S'ensuivit du bandeau pour les yeux, et Goto le fit tomber au sol pour le saucissonner, enroula le ruban autour des bras et des jambes de l'otage.

"Est-ce que le baillon était absolument nécessaire, Goto?" demanda Hadrian avec son sourire stéréotypé.

"Capital, patron."

Em ne répondit que par un gémissement mécontent, avant que Goto ne le soulève de terre en coincant le bassin du vampire entre son bras et sa hanche, comme il l'aurait fait pour une boite ou un tapis, alors qu'au bout de la ruelle, un véhicule reculait et se plaçait entre les deux immeubles. Le coffre s'ouvrit devant eux, et Goto y déposa sa charge, avant de grimper dans la voiture et la traverser jusqu'à atteindre le côté passager, et que son maître ne fasse de même pour s'assoir sur la banquette arrière alors que la portière électrique se refermait d'elle-même.

***

Conformément à ses estimations, Hadrian ne fut pas parti bien longtemps. Certaines personnes auraient pu s'inquiéter de son absence, surtout sans nouvelle, pendant qu'il faisait… ce que les Caïnites font quand ils ont des adversaires à gérer, mais considérant tout ce qu'ils savaient l'un de l'autre, c’est-à-dire pratiquement rien, ce temps sembla relativement court.

Cypress, via Vanessa, se vit octroyer un changement de rythme en se voyant annoncé qu'elle n'était plus uniquement consignée à l'appartement du propriétaire des lieux, et si son accès au monde extérieur était, pour le moment, restreint par mesure de sécurité, elle jouissait de la permission de l'assistante à explorer le complexe, et ce même en journée. Que ce soient les bureaux, la cafétéria, la salle de sport, ou même la piscine, Cypress pouvait aller où elle le voulait, quoi qu'elle put tout aussi bien rester à l'appartement sans avoir à croiser quiconque si tel était son désir.

En bon hôte, et qui se verrait bien mal de laisser sa belle amie attendre, surtout considérant sa situation actuelle et le fait que de ne pas la retrouver serait fort discourtois considérant sa promesse de la retrouver rapidement, il appela Vanessa pour localiser son invitée, et parcourut les couloirs et les ascenseurs de la résidence pour la retrouver, où qu'elle se soit cachée pour la soirée.

Il était presque minuit, déjà, quand il retrouva Cypress, et son premier réflexe fut de lui sourire.

"Je suis de retour."

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: lundi 05 janvier 2026, 20:30:24 »
Après le repas, et considérant que Cypress avait probablement fini avec sa part, Vanessa se leva de son siège et débarrassa la table.

« C’est-à-dire, donc, que les gorgones des mythes sont encore plus rares que les Caïnites. Je trouvais déjà l’existence de Mr. Hadrian un brin affligeante, car n’ayant que peu de pairs à qui s’adresser, et qu’ils sont –par tradition, par nature, ou par la force des choses– hargneusement agressifs et territoriaux les uns envers les autres, mais de n’avoir, peut-être, que deux autres semblables dans le monde entier… Boarf, après, qui suis-je pour déplorer l’absence de créatures maudites. »

Le terme de créature maudite avait, bien sûr, été dit sans venin. La malédiction de Médusa, comme la malédiction de Caïn, était bel et bien une malédiction divine, et donc ceux qui en souffraient étaient bel et bien maudits, malgré les dons fantastiques qui accompagnaient leur talent.

Vanessa fit couler l’eau du robinet et plongea la vaisselle dans l’eau bouillante, ne ressentant que très légèrement la chaleur qui aurait fait, sinon gémir, au moins reculer par réflexe une créature plus sensible. Elle frotta les assiettes avec du savon, les yeux fixant les bulles qu'elle créait ainsi, se perdant un moment dans sa contemplation de la solitude subjective à laquelle la jeune femme s'était non seulement recluse, mais également à laquelle elle avait été forcée par la force des choses. Certes, les humains devenaient beaucoup moins intéressants à fréquenter lorsqu'on devait passer toute sa vie à cacher sa nature plutôt que de l'explorer.

Aussi, les humains sont stupides et rapides à paniquer dès qu'ils sont confrontés à quelque chose qu'ils ne comprennent pas.

Après avoir fini la vaisselle, Vanessa s'essuya les mains et regarda vers Cypress, puis s'avança vers elle. Elle lui prit alors le menton et lui leva les yeux vers les siens pour la regarder au travers de ses verres émeraudes.

"Aucune déformation… j'en déduis que les lunettes ne me doublent pas à titre de correction visuelle… si vos ancêtres ou vous-même pouvez me trouver le matériau neutralisant votre malédiction oculaire, je pourrais probablement en trouver et en faire parvenir à un laboratoire d'ophtalmologie. Hm… peut-être même confectionner des lentilles de protections pour certains indispensables, en cas d'urgence."

Après un moment, son regard descendit des yeux de Cypress et se posa sur ses lèvres, vermeilles, pulpeuses, assurément douces comme la caresse d'une couverture de soi. Une bouche pleine.

"Hm."

Elle retira sa main du visage de Cypress.

"Seriez-vous au courant d'autres facettes de la malédiction? Est-ce que vos frères et sœurs partagent un physique avantageux comme le vôtre, ou est-ce un trait garanti par votre lignée paternelle ?"

Il serait difficile, même pour l'auteur de ces mots, de dire précisément si cela était un compliment de la part de Vanessa vers Cypress, prononcée d'une manière très indirecte comme elle se plaisait à le faire, ou si cette phrase n'était révélatrice que d'une curiosité pure et simple. Ou, peut-être, que l'attirance d'Hadrian envers sa protégée, en raison du lien entre le maître et la goule, s'était transmise à celle-ci. Selon le mythe, après tout, Médusa était plutôt belle femme, et l'idée de tourmenter celle-ci et ses descendantes en les rendant exquises et irrésistibles à qui sait voir par-delà la première malédiction ressemble définitivement à ce qu'un gros taré de la Grèce Antique aurait comme idée d'imposer à une femme pour lui compliquer davantage l'existence. Comme un Tzimisce.

"Enfin. Prenez garde, dans Seikusu. Le mondain et l'anormal se côtoie ici, je ne suis pas certaine qu'il n'y aura qu'Hadrian pour perturber votre plénitude. Il serait important pour vous de vous entourer, petit à petit. Comme le font les jeunes vampires ayant détruit la chrysalide de leur humanité, et qui apprennent du monde qui se cache derrière la réalité superficielle."

Elle lui adressa alors un de ces regards qui disait, sans donner le mot, 'et si quelque chose venait à vous menacer, pensez à moi, car moi, je connais ce monde'.

Semblerait-il que Cypress ait fait, chez cette femme apparemment indifférente, une alliée potentielle?

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 23 décembre 2025, 21:47:58 »
Manger était un plaisir que Vanessa se surprenait à se réjouir de pouvoir apprécier. Une phrase qui semble faire peu de sens, mais dans le cas d'une personne qui passe le plus clair de son temps à amadouer un capricieux maître et lui apporter la satisfaction à ses objectifs, sans jamais vraiment s'arrêter aux petits plaisirs de la vie, le fait qu'elle n'ait pas complètement abandonné ces plaisirs humains relevaient de l'exploit.

Comme toujours, elle se garda bien de démontrer une trop grande explosion d'expressions faciales, comme si elle les gardait précieusement pour les moments importants; alors qu'elle se délectait du met, la seule démonstration de plaisir se manifesta ainsi; ses yeux, pour un instant plus long qu'à l'habitude, se fermèrent pour que son attention se fixe sur le goût qui se propageait dans sa bouche. Les commissures de ses lèvres, pour un laps de temps presque plus court qu'un clignement d'yeux, s'étira dans un bref sourire content. Sa langue joua un peu avec la mixture dans sa bouche, et elle déglutit le tout. Une légère volute de vapeur s'échappa de ses lèvres, et elle coupa un autre morceau de la tarte au poulet pour en reprendre un autre. C'était simplement délicieux.

Après un moment, et parce qu'elle était capable de comprendre une suggestion quand elle était mentionnée, elle rapporta son attention sur Cypress.

"Je peux ouvrir une requête avec un comparse d'une clinique d'ophtalmologie. Discret, professionnel, plus ou moins loyal, je suis convaincu qu'il saura vous aider. Cela nécessitera des tests, bien sûr, mais si vous désirez une alternative à vos lunettes –et garantir la sécurité du professionnel–, je m'arrangerai pour que vous en rencontriez un."

Elle prit une autre bouchée de tarte, arborant la même expression que décrite un peu plus tôt, avant de touiller un peu dans son assiette.

"Quoi que la méthode pour créer des lentilles en verre n'est plus vraiment pratiquée, si le matériau dont vos verres sont composés peuvent être adaptés au plastique pour faire une espèce de teinte homogène bloquant la pétrification."

Elle lécha sa fourchette.

"Sinon, si vous connaissez le nom de celui qui a fabriqué vos lunettes… il m'est avis qu'il est également au courant de votre condition, et donc qu'on pourrait le faire… 'déplacer', le temps d'une consultation."

Les kidnappings à l'international n'étaient pas forcément chose aisé, considérant le déplacement, mais pour Vanessa, la difficulté était presque une motivation de plus. Elle aimait les défis. En contrepartie, Cypress pouvait constater que le crime n'était pas seulement quelque chose dans lequel l'organization d'Hadrian trempait la main de temps en temps; il n'y avait rien de légal ou presque dans leurs opérations, au point que parler de ces choses devenait presque banal aux yeux de ceux qui étaient dans le milieu.

Après avoir plus ou moins englouti le repas, mais toujours avec son aura d'impeccable professionnelle, la goule essuya ses lèvres avant de se lever et d'aller rincer et ranger les assiettes, avant de bifurquer vers le frigo, d'en ouvrir la porte et d'en sortir un petit gâteau au fromage, afin de bien terminer le repas. Accompagnant le fromage au vin, comme le voulait la tradition, elle revint avec un Château d'Yquem, un vin conçu spécialement pour accompagner les desserts, et servit deux coupes.

"Feue ma sœur était une dent sucrée," dit-elle en s'asseyant de nouveau. "Et elle a passé quelques années à faire les tournées des vignobles français, avant que sa maladie ne l'emporte. Je conserve, en sa mémoire, quelques savantes combinaisons de desserts qu'elle affectionnait."

Après avoir pris une légère gorgée de vin, elle prit une bouchée de gâteau. Elle émit ce même micro-sourire de satisfaction à ce goût riche qui explosait dans sa bouche à la combinaison du vin et du fromage. Il ne durera pas, comme toutes ses expressions faciales, et revint sur Cypress.

"J'ai cru comprendre, en faisant mes recherches, que vous étiez la dernière de votre fratrie. Est-ce qu'ils ont tous votre particularité? Ou une particularité bien à eux en lien avec votre ascendance?"

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