Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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All violence is a form of power (Lucian)

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Cruella Trevylaine

Humain(e)

All violence is a form of power (Lucian)

vendredi 26 décembre 2025, 20:09:31

Malgré l'apparence qu'elle se donnait durant les soirées mondaines, ou dans les interviews avec la presse, Cruella était loin d'être oisive. Elle commençait ses journée de bonne heure et les finissait assez tard. Si elle passait une grande partie de son temps à gérer le côté administratif, il n'était pas rare de la voir régulièrement inspecter chaque boutique qu'elle avait ouvert, chaque usine qu'elle avait créée. Et ce qui lui restait en temps libre, elle le passait souvent à dessiner, tentant de nouvelles choses pour de nouvelles collections. Elle le passait aussi à découper, coudre et assembler, réalisant toujours elle-même le prototype de ses nouvelles créations. Enfin, si après tout ça il lui restait un peu de temps, elle appelait un sex-friend pour se défouler s'il n’était pas occupé. Ou elle se rendait dans des clubs le cas échéant.

Ce jour-là, l’entrepreneuse brune avait passé la matinée à dessiner, finissant bien souvent par jeter le croquis en le trouvant répétitif, pas assez audacieux, ou tout bonnement inintéressant. Avec un cri rageur, elle avait claqué la porte de la suite de pièces qui faisaient office d'atelier. Il lui fallait une nouvelle muse, des idées neuves, un changement d’air.

Mangeant sur le pouce, elle ne perdit pas de temps avant de se rendre dans la dernière de ses boutique qui avait ouvert dans le centre-ville, désirant passer faire une inspection surprise. Cela faisait un moment qu'elle n'y était pas allé et il ne faudrait pas que ses employés commencent à la croire laxiste, en profitant pour se reposer sur leurs lauriers.

Se garant dans le parking souterrain voisin, elle prit son temps pour réajuster sa tenue, comme à son habitude. Elle effaça le moindre pli qu'elle trouvait sur sa longue robe noire en satin stretch enduit de luxe dont la jupe fendue jusqu’à mi-cuisse sur un côté, réajusta le corset qui soulignait sa taille fine, ainsi que ses hanches fécondes et qui mettait en valeur son buste généreusement féminin, resserra le court manteau de fourrure immaculée car le temps s'était refroidi et sortit son miroir de poche. Retouchant un peu son rouge à lèvre brillant de teinte coquelicot, essuyant les traces de khôl qui s’était légèrement étalé au coin de son regard, elle finit par réarranger ses boucles laissées libres de cascader sur ses épaules, s’assurant que la délimitation entre le blanc et le noir était nette et non pas brouillon.

Satisfaite, la jeune presque trentenaire quitta le parking souterrain, le talon de ses stilettos claquant contre le bitume. Elle entra dans le magasin par la grande porte, provoquant l’arrêt bref de toute activité avant que les employés ne se remettent au travail en voyant que c’était la grande patronne en personne qui venait d’entrer.

Sans un mot, Cruella inspecta le moindre recoin du magasin, vérifiant la propreté, l’agencement des rayons et de la vitrine, la façon dont la lumière était orientée… Son regard d’émeraude scrute le moindre geste des employés tandis qu’elle parcourt la boutique, provoquant des petits frissons d’anxiété chez les plus susceptibles de se laisser aller à bâcler le travail.

Enfin, pacifiée par ce qu’elle constatait, l’aristocrate hocha brièvement la tête. Pas un seul employé ne se relâcha, prouvant qu’elle les avait bien choisis. Un fin sourire suffisant étira ses lippes alors qu’elle fit cette fois le tour de la boutique en s’intéressant aux clients. Elle en conseilla certains, en redirigea d’autres, et elle allait s’intéresser de près à un homme à la chevelure écarlate quand la grande double-porte vitrée s’ouvrit avec fracas.

Tournant la tête vivement -trop, à en juger par le craquement de ses vertèbres-, Cruella fixa un regard froid sur les six hommes qui venaient de pénétrer dans la boutique et qui se dispersaient rapidement, brandissant chacun une arme de poing qui risquait de faire un trou conséquent là où ils en dirigeraient le canon.

« Pas de gestes brusques, mes chers bourgeois. Ceci est un hold-up, au risque de paraître cliché. Mes hommes vont passer voir chacun de vous, et vous allez gentiment leur remettre votre portefeuille, vos bijoux et vos montres. Si vous ne faites pas d’histoires, nous ne seront pas obligés de risquer que des giclées de sang ne tâche ces belles pièces vestimentaires, ou ce beau parquet ciré, déclama celui qui était resté près de la porte d’entrée. »

Comme il l’avait dit, ses hommes alpaguèrent chaque client, chaque employé. L’un d’eux s’approchait d’ailleurs de Cruella alors que son regard restait fixé sur leur chef, venimeux et rageur. Elle savait qu’elle était impuissante dans ce contexte. Elle savait qu’elle allait devoir se résigner à se laisser dévaliser. Mais ce ne serait pas sans se battre. La jeune PDG n’était pas de ceux qui se couchaient devant la menace.

« Éloignez vos sales pattes de ma personne, siffla-t-elle d’un ton furieux quand la main du bandit s’approchait de son cou pour en arracher la rivière de diamants parfaitement calibrés qu’elle portait ce jour-là. »

En réponse, l’arme fut braquée sur son front sans hésitations. Mais l’aristocrate n’était pas facilement impressionnée. Elle espérait que l’un des employés au comptoir avait appuyé sur le bouton d’alarme qui prévenait les flics d’un soucis. Elle comptait là-dessus d’ailleurs, essayant de faire traîner les choses le plus possible.

« Votre pétoire ne m’impressionne pas, vermine. Savez-vous seulement qui je suis ? Je suis Cruella Trevylaine, fondatrice et PDG de Dalmatia Corp., propriétaire de ce magasin et créatrice de tout ce que vous voyez exposé ici, persifla-t-elle en levant la tête d’un air orgueilleux. Vous ne sortirez pas d’ici avec la moindre de mes possess- »

Cruella fut brutalement interrompue par le coup que lui assena le brigand avec la crosse de son arme. La force était telle qu’elle crut un instant qu’il lui avait brisé la pommette alors qu’elle était repoussée sans ménagement contre le miroir en pied derrière elle. Ce dernier s’étoila d’ailleurs tandis qu’elle était maintenue contre sa surface réfléchissante avec un avant-bras vêtu d’un pull noir coincé sous sa gorge.

« Allons, allons, ne faites pas l’enfant, lady Trevylaine. Tout ce que vous allez gagner, c’est un séjour à l’hôpital. Ou à la morgue, si vous nous poussez trop loin, désamorça calmement le chef. Prenez exemple sur vos employés et vos clients. Pas de rébellion, pas de tracas. Soyez une bonne petite bourge bien élevée et offrez-nous vos objets de valeur. »

Une main arracha sans ménagement la rivière de diamants, griffant sa nuque quand l’attache céda sous la force. Loin d’être impressionnée, et encore plus loin de se rendre, la franco-britannique remonta brusquement son genou contre l’entrejambe de son agresseur alors que sa main aux longs ongles manucurés griffait le cou visible sous la cagoule mal ajustée. En reposant le pied, avec assez de force pour briser le talon de sa chaussure, elle visa soigneusement pour que la pointe s’enfonce cruellement dans la botte de qualité moyenne que le malotru portait.

« Put- Salope ! Grogna l’individu masqué. »

Révélant sa discipline, il ne relâcha pas son étreinte contre la gorge de la PDG. Au contraire, il appuya plus fort, écrasant sa trachée sous l’ulna de son avant-bras, lui coupant le souffle. Un coup de poing suivi, frappant au niveau de son foie, et la jeune femme cilla rapidement alors que les larmes mouillaient son regard. Un son étouffé quitta sa gorge malmenée tandis que ses forces l’abandonnaient brusquement, la douleur irradiant du point d’impact dans tout son corps.

Profitant de sa détresse physique, l’homme arracha le sac à main qui était toujours pendu à l’épaule de la jeune femme et de le jeter à l’un de ses collègues. Il leva le bras, avec l’intention manifeste de donner un coup de crosse contre la tempe de Cruella.

Malgré la douleur et les larmes qui s’étaient échappés de ses yeux, l’aristocrate fixait un regard méprisant sur le bandit, refusant de laisser une seule preuve de faiblesse se lire dans ses prunelles. Elle acceptait -à contrecœur- qu’elle allait sûrement voir des étoiles et perdre connaissance. Mais elle ne se rendrait jamais sans lutter.
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 1 samedi 27 décembre 2025, 02:22:29

Comment se vêtir tout en s'adaptant à la mode de l'époque actuelle n'est pour Lucian pas une tâche qui lui ait aisée d'accomplir. Entre son univers d'origine, les coutumes de son clan, les conventions sociales qui y sont de mises, il ne peut que se contraindre de constater que pour chaque instant, une tenue adéquate est conseillé d'arborer et il en va de même pour la vie qu'il mène au sein de la ville de Seikusu. Une autre époque, des traditions qui lui sont encore étrangère, auxquels il n'est pas totalement familier malgré les quelques années qui se sont écoulées depuis ses premiers pas sur cette Terre. S'il prête l'oreille aux multiples discours des employés de L'auberge Thermale, chacun d'entre eux ont des goûts et des styles qui varient d'un tempérament à l'autre mais aussi datant de temporalités vairés. Ce n'est que lorsqu'il est devenu enseignant qu'il est parvenue à se faire une idée du style à adopter sans pour autant totalement y parvenir, ne sachant pas toujours comment bien dissocier la thématique aux conventions de ce pays. Trop habillé ou pas assez, quoiqu'il en soit, tous s'accordent à dire qu'il ne sait être décontracter, et de ce fait, le voir affublé d'un simple t-shirt est tel un mirage.

Pour beaucoup, il est un homme qui attire les regards de par sa carrure naturelle qui transparaît avant son allure vestimentaire, ce qui en temps normal est suffisant mais pas assez lorsqu'il s'agit d'une assemblée de Représentant en tout genre. En cette occasion, cette fois-ci il n'a eu d'autre choix que de se plier aux suppliques de ses associées qui lui ont vivement conseillés de se rendre en ville afin de se procurer la tenue adéquate qui saura le mettre en valeur et plus encore, qui devrait le placer en premier plan. Pour ce faire, une seule adresse lui avait été donnée, celle d'une boutique de luxe tenue sous le nom et la tutelle d'une illustre créatrice de talent : Cruella Trevylaine. Bien qu'il ne soit pas originaire de ce monde, il ne peut nier le fait qu'il en ait lui-même entendu parler et qu'il serait donc idiot, voir stupide de ne pas y prêter attention, ne serait-ce que par curiosité, puis qu’après tout, porter un produit de la collection Dalmatia est un luxe que tous ne peuvent s'octroyer.

Le chic est l'élégance, c'est ainsi qu'on se plaît à associer le genre de vêtement que porte habituellement Lucian comme c'est le cas aujourd'hui. Souvent bercé dans le sobre, c'est presque avec désinvolture qu'il porte cette chemise au teint bordeaux qui épouse la carrure de ses épaules forgées par les champs de bataille, le tout surmonté d'un veston noir rayé à la verticale qui ceinture son abdomen et lui donne ce petit air de barman ou bien mannequin. En cette saison froide sa veste s'était vu troqué par un long manteau noir afin de le protéger bien qu'il ne craigne pas particulièrement les basses température de par sa génétique qui fait de lui ce qu'il est.  Nul doute, il attire les regards, il le sait, il en a parfaitement conscience et fait de son mieux pour ne pas y prêter plus d'attention qu'il en faut. On pourrait penser qu'il est le genre d'homme à aimer jouer de son physique, or ce n'est le cas que lorsqu'on est parvenu à échauffer ses sens, du reste, il se montre particulièrement distant, peu intéressé.

Cette distance ne met pas à l'écart la politesse qu'il applique en permanence envers ses interlocuteurs, une règle de vie dû à une éducation stricte et rigoureuse qui s'est construite et incrustée en son être tout au long de ses siècles d'existence. Alors, bien qu'il puisse paraître hors d'atteinte par moment, toujours il adresse un sourire chaleureux à ceux et celles croisant son regard et cherchant son attention, comme ce fut le cas des employés de la boutique dans laquelle il venait de se rendre avant que l'atmosphère ne soit imprégné d'une forme de stresse. Il pu se rendre compte de la tension qui les animes, un mélange de crainte mais également de fierté, un état d'esprit qui donne à cet établissement une valeur certaine que seul le professionnalisme est capable de fournir, ne faisant que le conforter sur la bonne décision qu'il a prise en venant ici, fort dans l'espoir qu'il a de trouver ce dont il a besoin.

Cela aurait été en effet le cas s'il n'y avait pas eu cette interruption qu'on ne voit généralement que dans les films qui l'oblige à remettre à plus tard – si l'avenir le permet – sa recherche pour se plier aux exigences des indésirables. De là où il vient, il ne se serait pas fait prier pour établir le contact afin d'établir des négociations dans le but d'éviter une confrontation qui généralement n'est pas sans verser du sang. Or, il n'est pas dans son monde, il a conscience que faire usage de ses pouvoirs n'est pas une bonne idée, qu'ici, en dehors des êtres humains, tout ce qui lui est propre leurs est étranger, néfaste même. Cacher son identité est selon lui la meilleure chose à faire, qui plus est, il lui semble que dans ce genre de situation, c'est aux Forces de L'ordre de se manifester afin d'assurer la protection des citoyens, ce qui l'amène à devoir être spectateur, c'est tout du moins ce qu'il prévoyait.

Silencieux jusque là, tous s'était tûe sauf une personne, une très belle et surprenante personne même qui n'est tout autre que l'illustre et propriétaire des lieux, la grande Cruella Trevylaine. Sa présence en cet instant précis ainsi que ce cambriolage ne sont dû qu'au fruit du hasard ? Une coïncidence qui lui paraît curieusement douteuse, ne pouvant croire qu'ils se soient pointés en ignorant qu'elle serait là, dans cette boutique précise, aujourd'hui à cette heure. Cela étant, aussi importante et précieuse puisse-t-elle être, ça n'empêcha pas l'un d'entre eux de la prendre en joue et encore moins de se montrer violent sur sa personne pour instaurer la terreur et affirmer leur domination sur la situation.  La rage qui anime la belle trentenaire est parfaitement palpable, la voir ainsi se rebeller malgré l'adversité et la douleur apporte un mélange de sensation parmi les clients et employés devenus otages. Nombreux sont ceux qui détournent le regard, craignant certainement de subir pareil traitement, d'autres sont en pleurs, se précipitant pour vider leurs poches en espérant que cela se termine plus rapidement, puis, il y en a, rare et en minorité, qui se font saigner de colère en voyant leur patronne se faire malmener, désireux de vouloir lui porter secours sans pouvoir le faire. Peur, déni et colère, des émotions qui emplisse les lieux tandis que le regard de la victime brûle d'une rage et détermination sans faille, une lueur qui exprime à quel point elle est accrochée à ce qu'elle a construit, le fruit d'une existence et d'un travail acharné. Comment rester de marbre face à pareil tableau ?

Les cris de l'homme ainsi que la lutte cause une agitation qui attire l'attention et en fait une diversion suffisante pour que Lucian se risque à se glisser auprès de l'un des ravisseurs trop occupé à se moquer de son complice incapable de s'occuper d'une femme. Son manteau retiré, c'est après avoir pris en compte les positions de chacun des membres du groupes qu'il se décida à se mettre en action, ne pouvant se permettre d'attendre plus longtemps tout en souhaitant que la police ne tarde pas à se manifester, sans quoi il pourrait y avoir plus que de simple blessure à soigner. Il sait que son intervention n'est pas la bonne chose à faire, que la plus part du temps, un comportement « héroique » n'est pas toujours la solution, que cela peut et souvent empire la situation. Mais, il ne peut rester sans agir, pas quand il peut lire une telle fureur dans le regard de la jeune femme. Alors oui, il prend le risque de s'élancer dans la bataille comme il l'a déjà fait un bon millier de fois auparavant. On peut le croire guider par l'adrénaline et ce n'est pas totalement faux, cependant, il n'est pas sans avoir un minimum de stratégie bien au contraire, il n'a en rien oublié ce que lui a apporté son expérience. La surprise c'est ce qu'il y a de plus efficace face à un plus grand nombre et c'est avec cela en tête qu'il s'est redressé en projetant son manteau tel un voile pour masquer la vue du bandit le plus proche.

Il pourrait facilement ôter la vie de ses opposants, cependant, les lois de ce monde ne sont pas aussi « souple » que peuvent l'être celles d'où il vient. S'il ne peut leur briser la nuque , c'est avec un certain contrôle qu'il restreint sa force lorsqu'il bouscule de tout son poids le premier homme à qui il venait d'obstruer la vue pour l'écarter de son chemin et de sa course vers son objectif. Avant de s'occuper clairement d'eux et qu'ils ne s'en prennent aux otages, il se doit de mettre hors de danger celle qui avait attirée toute leur attention, à savoir miss Trevylaine. Pour y parvenir, il se doit donc de l'éloigner de l'ignoble qui s'en était prit à elle et pour cela, il doit dans un premier temps l'atteindre. Pris la tête dans le tissus épais et opaque puis percuté, son premier obstacle venait de trébucher en lui laissant le champ libre pour poursuivre sa charge. Il n'avait pas perdu de temps pour s'élancer la tête en avant et les bras écarter pour adopter la posture d'un rugbyman qui grossit sa puissance et sa masse en élargissant sa carrure, donnant l'espace d'un instant l'illusion d'être une proie à celui qui en est la cible. L'homme déjà handicapé des coups adroitement placés de la jeune femme n'eut pas suffisamment de temps à la réflexion lorsque le contact s'imposa à lui dans un mélange de craquement et d'un bruit sourd. Tombant au sol avec force, emporté par le poids qui venait de le charger, la surprise était telle qu'elle permis à Lucian de tendre précipitamment son bras en direction de la propriétaire des lieux, sa main venant effleurer son derme immaculé dans une caresse avant de se saisir derrière elle d'un morceau du miroir qu'il extirpa de force afin de le planter sans la moindre once de pitié dans la cuisse de leur assaillant de sorte à ce que ce dernier ne puisse se relever.

Cette vitesse d'action avait été rapide, brusque. Une violence qui interpelle et trouble ceux qui ni s'y attendait pas. Une perturbation amplement suffisante qui lui a permis de se saisir du poignet de la rebelle blessée et la tirer jusque derrière le comptoir de la caisse, là où devrait se situer le bouton d'alarme pour appeler la police.

- Je crains que la situation empire et je doute pouvoir faire gagner du temps. Mais si vous avez la possibilité de faire rappliquer qui de droit, peut être pourrions nous nous en sortir sans trop de dégât ?  Une suggestion glissé dans un sourire faussement rassurant, légèrement imprégné d'un mal aise. Il ne veut pas avoir de mort sur la conscience, pas qu'il n'y soit pas étranger, mais s'il pouvait éviter d'en avoir sur cette terre-ci et garder un cassier judiciaire vierge, ça lui faciliterait la vie. - Peut-être n'aurai-je pas dû intervenir ? Questionne-t-il sans vraiment attendre de réponse de sa part.

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 2 samedi 27 décembre 2025, 13:06:42

L’intervention d’un client, celui-là même vers qui elle s’était dirigée lors de l’intrusion des malfrats, la surprit. Elle ne s’attendait pas à ce que ses clients aient en eux suffisamment de cran pour s’interposer entre ces bandits et la propriétaire des lieux. Ce n’était, pour ainsi dire, pas le genre de sa clientèle. Mais, si elle était surprise, elle n’en était pas moins soulagée. La présence de l’arme qui menaçait de la cogner jusqu’à l’inconscience disparu alors que l’homme taclait le criminel. Sous les yeux mouillés de larmes de Cruella, l’inconnu attrapa un bout du miroir brisé -et elle nierait avoir frissonné au bref effleurement qui eut lieu- pour l’enfoncer impitoyablement dans la cuisse de l’homme cagoulé à terre.

L’esprit encore brumeux -entre le coup de crosse sur la pommette, le manque d’air à la suite de l’écrasement de cet avant-bras sur sa trachée et le coup de poing dans le foie-, l’aristocrate trébucha en suivant l’impulsion donnée par son sauveur. Le talon cassé, resté fiché dans le pied du bandit, elle boitilla cependant avec célérité, se retrouvant bientôt derrière le comptoir de la boutique. Comme un réflexe, ses doigts allèrent enfoncer ce bouton rouge qui devait sonner l’alarme chez les flics. S’il s’enfonçait aussi facilement, il n’avait pas encore été pressé. Ses employés devaient être trop choqués par le braquage pour avoir eu la présence d’esprit de l’engager. Quelque part, dans un coin de sa tête, la jeune femme en prit note. Elle reviendrait sur le sujet quand elle en aurait la possibilité. Elle ne comptait pas laisser des incapables tenir la boutique quand elle n’était pas là. Peut-être une formation ? Des exercices pour qu’appuyer sur l’alarme soit un réflexe ?

Je m’en occuperais plus tard, songea-t-elle en se reconcentrant sur le moment présent. Et sur son chevalier providentiel, à qui elle décocha un sourire amusé malgré les circonstances.

« Croyez-moi, je ne serais pas celle qui vous dira que vous n’auriez pas dû intervenir, plaisanta-t-elle brièvement avant que son regard n’accroche la silhouette du chef des malfrat qui s’approchait. »

L’arme au poing, l’homme cagoulé avançait à grands pas pour venir en coller le canon contre le front du héros.

« Moi, en revanche, je vous le dirais. Pour qui vous prenez-vous ? Un super-héros ? Tout ce que vous avez gagné, c’est que je vais vous exploser le crâne et salir cette bien jolie boutique. Heureux ? »

Armée d’un sourire féroce, l’aristocrate retira sa main de sous le comptoir, brandissant elle-aussi une arme. Mais en direction du malfrat, le canon pointant pile au niveau de son cœur.

« Si vous appuyer sur la gâchette, vous ne ressortirez pas d’ici vivant, siffla-t-elle froidement, le regard toujours mouillé mais empreint d’un désir de vengeance vivace.
- Alors nous sommes dans une impasse, murmura-t-il tandis que son regard fixait le pistolet semi-automatique braqué sur lui.
- Oh, ça ne fait rien… Je suis sûre que les forces de l’ordre seront ravies de nous sortir de cette impasse…, susurra presque sensuellement l’élégante à la crinière bicolore. »

Les autres malfrats restaient figés où ils étaient durant cette petite confrontation. Tandis que Cruella braquait le Beretta 85 Two-Tone sur leur chef, ils ne savaient pas s’ils devaient prendre des clients en otages ou bien abandonner la partie et fuir tant qu’il en était encore temps. Sentant bien l’indécision de ses troupes, le leader du gang baissa lentement son arme jusqu’à ce que son bras se trouve parallèle à son corps, le canon de l’arme pointé vers le sol.

« Très bien. Vous gagnez, pour cette fois, lady Trevylaine, murmura-t-il à son intention en braquant son regard sombre sur elle, lorgnant sans se cacher sur sa silhouette voluptueuse. On dégage ! Ordonna-t-il plus haut à ses hommes. »

Gardant le butin accumulé jusque-là, le commandant de cette petite bande de braqueurs surveilla leur retraite alors que Cruella ne baissait pas le bras, gardant son arme pointé dans sa direction. Le blessé supporté entre deux de ses camarades, ils quittèrent finalement la boutique d’un pas pressé. Le chef, sortant en dernier, marcha à reculons comme pour ne pas lâcher Cruella et son sauveur des yeux. Puis ils disparurent du champ de vision de l’aristocrate alors que les sirènes de police se faisaient entendre.

Relâchant enfin les muscles tremblants de son bras, la belle laissa l’arme heurter le comptoir dans un bruit sourd.

« Heureusement qu’il ne s’est pas rendu compte que l’arme était factice, souffla-t-elle en posant les avant-bras sur le comptoir pour soutenir son corps que l’adrénaline fuyait finalement. Merci, monsieur, de tout cœur. Est-ce que ça vous intéresserait que je vous offre une tenue complète, quand les flics seront partis ? Si ça ne vous dérange pas d’attendre. Mes employés pourront vous apporter de quoi boire et manger si vous le désirez… »
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 3 samedi 27 décembre 2025, 14:45:08

Son regard posé sur elle malgré l'urgence de la situation, il ne s'était pas rendu compte de l'état dans lequel l'avait mit son agresseur. Son souffle court, la rougeur à son cou, sa posture légèrement courbée qui rappelle le coup qu'elle s'était prise, un ensemble de blessures qui ne sont pas sans lui faire grincer des dents et froncer les sourcils jusqu'à ce qu'il perçoive le timbre de sa voix qui se veut, du moins le pense-t-il, réconfortant. Cette tonalité voulu qui cherche à dédramatiser la situation le surprend quelque peu il doit bien l'avouer, ne s'y attendant pas au point de manquer d'attention, juste assez pour se retrouver prit pour cible à son tour. C'est bien la première fois que l'on braque ainsi une arme à feu sur lui, étant plus habitué à croiser le fer, ce qui le rend perplexe quant à la manière d'agir. Il connaît ses forces, sa rapidité et ses réflexes mais ne saurait dire s'il sera en mesure, à cette distance d'éviter la balle lorsqu'elle traversera le canon à l'appuie de la gâchette et ce n'est pas son sang de démon qui lui permettra de s'en sortir si ce n'est pas le cas. Bien que doté d'une guérison un peu plus accrue que la moyenne, cette dernière ne peut remédier à un trou dans le crâne.

Pour autant, il ne voyait pas sa dernière heure sonner, peut être parce qu'avec toute les batailles qu'il a livré, il s'y était préparer un nombre incalculable de fois, si bien que la crainte face à l'inévitable n'était que formalité. Son expression n'était pas de marbre et cela semblait réjouir le leader des malfrats qui se satisfaisait d'avoir le dessus sur les événements. Les hommes et le sentiment de puissance, une longue histoire qui a causé bien des conflits, une complexité qui traverse inlassablement les univers et les époques.  Il n'avait pas vraiment le loisir d'apporter une réponse à son interlocuteur, conscient que sa réplique tenait de la rhétorique et que la moindre contrariété aurait suffit de prétexte pour déclencher le percuteur. En revanche, s'il n'en avait pas eu l'occasion, ce ne fut pas le cas pour la principale victime qui en a profiter pour sortir à son tour une arme et la pointer sur le palpitant de l'indésirable. D'où l'a-t-elle sorti ? Il se note de la questionner à ce sujet s'il s'en sorte. Quoiqu'il en soit, cette prise d'initiative et de monter d'adrénaline n'est pas sans avoir son effet, si bien qu'elle en était devenue une menace suffisamment grande pour les faire battre à retraite, elle venait de gagner du temps, assez pour que les renforts se fasse entendre, annonçant au même rythme que les sirènes la mise en échec de cette attaque.

Si ça ne tenait qu'à lui, maintenant que les otages ne sont plus en danger, il serait parti à leur encontre pour récupérer le butin et les mettre hors d'état de nuire. Cependant, ici ce n'est pas son monde et faire justice soi-même ne fait pas parti des mœurs de la société actuelle. Qui plus est, il était plus inquiet pour sa sauveuse que par les biens qu'ils lui ont dérobés. La voir ainsi s'effondrer de soulagement sur le comptoir l'oblige à se rapprocher d'elle et poser sa main droite sur sa hanche comme pour la soutenir.avant de poser son regard sur l'arme qu'elle avait en main.

- Ça aurait pu mal finir.... Fait-il remarquer alors qu'il n'est pas le mieux placer pour émettre quoique ce soit, le tout dans une grimace à la fois gêné et ennuyé. Délicatement, sa dextre se glissa le long de son bras pour venir chercher l'arme et la lui retirer, afin d'y loger ses doigts entre les siens, cherchant à lui fournir le réconfort généralement attendu après tant de tension.

- Est-il raisonnable de m'offrir quelque chose avec ce qu'ils vous ont pris ? Ce ne serait pas très bénéfique pour vous.  Affirme-t-il dans un léger sourire amusé alors qu'il vient chercher son regard du sien après avoir balayer la pièce et prit conscience des pertes. - Je doute qu'on me laisse partir aussi simplement de toute manière, alors vous attendre ne me dérange pas le moindre du monde. Plutôt que s'occuper de la police, il serait préférable qu'on s'occupe de vous.

Rappelle-t-il en lâchant sa main pour effleurer la marque à son cou et afficher une grimace compatissante. - ça doit être douloureux. Murmure-t-il dans un soupir alors qu'il peut entendre les véhicules se stationner à l'entrée suivit d'une foule d'hommes en uniformes.

- J'apprécierai que vous ne tardiez pas... Une tirade qui ressemble presque à un ordre, une exigence mais qui relève plus de l'inquiétude en cet instant. Il faut admettre qu'être en situation de danger a toujours cette effet d'éveiller les sens et les émotions de manière intense et épisodique. Un moment, un souvenir qui rappelle à la vie. C'est avec regret qu'il fini par se séparer d'elle pour se laisser guider par ses employés dans l'arrière boutique tandis que les forces de l'ordre viennent tenir compte des événements auprès de la responsable des lieux.
« Modifié: samedi 27 décembre 2025, 15:02:12 par Lucian Kalvenhaar »

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 4 samedi 27 décembre 2025, 15:31:55

Cruella ferma brièvement les yeux en sentant la présence de l’homme à ses côtés, la main posée sur sa hanche, qui se voulait réconfortante. Quand elle les rouvrit, elle lui offrit un sourire malgré tout amusé, alors qu’il mentionne que ça aurait pu mal finir. Effectivement, l’issue de ce conflit aurait pu être beaucoup plus sanglante. Encore heureux que la réplique du Beretta était soigneusement faite. La seule différence se situait dans le chargeur. La recharge de balles était en réalité une petite bombe de poivre. Bien entendu, c’était un objet fait sur-mesure et la recharge également. Mais rien n’était trop cher pour assurer sa sécurité et celle de ses employés, surtout avec la législation du Japon concernant les armes à feu et les civils.

Habituée à fonctionner même sans être au top, l’aristocrate sourit pourtant à son bienfaiteur mais balaya ses inquiétudes d’un geste de la main, comme si ses blessures -ou ses pertes- n’avaient que peu d’importance.

« Oh, ce n’est rien. Les coups, je m’en remettrais, et je compte bien sur les forces de l’ordre pour choper ces malfrats. J’ai cru en voir certains qui partaient en courant dans la même direction, donc je ne m’inquiète pas trop. »

Mais elle serra malgré tout les doigts qui s’étaient glissés entre les siens, sincèrement soulagée qu’il soit intervenu et que ça ait permit cette résolution -sommes toutes- pacifique. L’arrivée des hommes en uniformes empêcha la jeune femme de répondre que c’était surtout douloureux pour son égo de se faire ainsi maîtrisée, oubliant qu’elle n’avait pas capitulé malgré tout.

Se redressant, un air neutre à tendance arrogant sur les traits, la PDG accueillit les flics avec calme tandis que les clients semblaient perdre le leur. Constatant que la menace était terminée, et que certains officiers étaient déjà à la poursuite des malfrats, le commandant de l’équipe dispatcha alors ses hommes pour interroger les témoins, cordonnant l’endroit où le criminel avait saigné suite au bout de miroir férocement enfoncé dans sa cuisse. Il se dirigea, lui, vers Cruella alors que des employés à qui elle avait fait signe entraînaient son sauveur à l’écart, lui demandant ce qu’il voulait boire ou manger. Un agent s’était dirigé vers eux et s’apprêtait à prendre la déposition de l’inconnu et des deux employés qui étaient à ses côtés.

L’interrogation de l’aristocrate ne prit pas tant de temps que ça, mais quand l’officier la remercia de sa coopération, une équipe médicale était arrivée. Levant les yeux au ciel quand il l’envoya se faire ausculter, la jeune femme obéit malgré tout après avoir reposé l’arme factice à son emplacement sous le comptoir. Elle avait démontré -sous le regard sévère du flic- que ce n’était rien de plus qu’une bombe au poivre sophistiquée.

Se pliant -presque de bonne grâce- à l’auscultation d’un médecin, Cruella ne fut heureusement pas emmenée à l’hôpital, arguant qu’elle n’en avait pas le temps -déjà- et qu’elle n’allait pas occuper un lit pour un bleu sur la joue et contre son ventre. Elle eut le droit à quelques cachets d’anti-inflammatoire et deux poches de glace. Ainsi qu’un sirop au cas où sa gorge maltraitée la ferait souffrir.

Enfin libérée, et constatant que c’était le cas de beaucoup des clients et employés, la patronne dirigea ceux qu’elle payait pour fermer la boutique au départ des flics. Elle leur offrait le reste de la journée, et les deux suivantes, pour se remettre du choc. Cruella n’était pas une mauvaise patronne. Exigeante, oui, mais pas cruelle envers ceux qui faisaient leur boulot correctement.

Retrouvant son bienfaiteur, une fois que le dernier client et que le dernier flic fut parti, elle prit place dans un fauteuil de velours et attrapa un verre d’eau qu’un employé avait laissé sorti à son intention. Avalant les cachets, elle soupira finalement, se détendant presque complètement. Son corps fourmillait encore des effets de l’adrénaline, elle ne pouvait pas le cacher. Mais elle n’en ressentait pas forcément le besoin, en tête-à-tête avec l’inconnu.

« Je pense que vous avez dû l’entendre, mais je m’appelle Cruella Trevylaine. Et, croyez-moi, vous ne repartirez pas d’ici sans une tenue complète qui hantera votre garde-robe pour les siècles à venir sans se démoder ! »

Dans sa tête, elle avait déjà pris les mensurations de l’homme et elle faisait défiler toutes les créations qu’elle avait qui pourrait lui convenir. Le génie créateur de la belle n’était cependant pas en reste et elle ne pouvait s’empêcher d’esquisser mentalement de nouvelles créations qui iraient comme un gant à l’héroïque inconnu.

« Et, avant que vous ne protestiez, c’est bien la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier. Sans votre intervention, les évènements ne se seraient pas aussi bien enchaînés. Comme vous l’avez dit, ça aurait pu mal finir. Mais je gage que ça aurait été pire si vous ne vous étiez pas interposé. J’ai une dette, monsieur, et je n’aurais de repos avant de la considérer enfin repayée, promit-elle avec ferveur, ses prunelles brillant de détermination… Et peut-être aussi d’autre chose alors qu’elle pouvait enfin le détailler à son aise. »
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 5 samedi 27 décembre 2025, 18:54:03

Naturellement, bien que peu familier encore à ce monde et ses règles qui sont propres à leurs pays, il s'attendait à être interrogé à son tour, étant lui même une des victimes. Cacher la vérité sur son implication ne lui vient pas à l'esprit encore moins quand il y a eu autant de témoin et très certainement des vidéos de surveillance. Alors, oui, il n'eut aucune gêne à admettre avoir planté dans la jambes de l'un d'entre eux un morceau de miroir, qu'ainsi ils ne devraient pas avoir de difficulté à pister l’individu devenu fardeau. En l'absence de l'agresseur victimisé, ils ne peuvent lui mettre une accusation sur le dos, après tout, il venait tout de même de blesser quelqu'un. Heureusement, la légitime défense est proclamée mais s'ils laissent ainsi passer son intervention, il ne doute que l'influente Cruella Trevylaine doit y être pour quelque chose, elle a très certainement sût se montrer persuasive pour les dissuader d'importuner et impliquer plus qu'il n'en faut sa clientèle.

Son témoignage apporté, on le laissa suivre les employés pour rejoindre une pièce à l'écart, très, certainement le bureau alloué à la direction ou spécialement conçu pour accueillir les clients les plus important. Grande est cette pièce recouverte de tapis de velours. Depuis son fauteuil il peut constater au loin des rideaux derrières lesquelles se trouvent selon lui des espaces d’essayage. Poliment il avait refusé la nourriture, mais noblesse oblige, il ne pouvait repousser toute proposition et dû se contraindre à accepter un verre d'eau. En tant que simple client il ne se sentait pas à sa place, à crai dire, il y avait un certain mal aise à se sentir là, dans cette pièce, plus encore quand il vit disparaître l'un après l'autre chacun des employés, le laissant ainsi seul dans l'attente. Des brides de conversations lui étaient parvenues, ayant comprit que la journée était terminée pour eux mais aussi et surtout, qu'il ne resterait plus que lui en la présence de la grande Patronne, de quoi faire naître une forme de nervosité mais pas seulement.

Quand la porte s'ouvrit et qu'il la vit venir prendre place en face de lui, il ravala sa salive comme prit par surprise. Il n'avait pas eu le temps de s'en rendre compte tout à l'heure à cause de l'agitation, mais, c'est un sacré bout de femme comme il en rarement eu l'occasion de voir. De très belles femmes il en a déjà rencontré un tas, que ce soit au cours de ses voyages que des bals auxquelles il a participer en tant que chef de son clan. Cependant, aussi belles pouvaient-elles l'être, il ne se dégagé d'elles pas la même sensation, la même emprise. Sentir son corps parcourut d'un frémissement d'une telle intensité ne lui est pas étranger, néanmoins, cela ne se produit généralement que lorsqu'il se sent menacer, de quoi alerter plus encore ses sens. À ses oreilles, bien qu'affaibli de la brutalité, le timbre de sa voix résonne et l'interpella, la percevant cristalline et emplit de force, de fermeté et par dessus tout d'autorité. Dans ses paroles il comprend qu'elle ne lui laisse pas le choix et qu'il aura beau tout faire, il n'y échappera pas, ne pouvant que se résilier à devoir lui céder. Un énième frisson le prend d'assaut.

Il n'eut le temps d'émettre un soupir qu'elle reprit la parole pour consolider sa décision  et le convaincre d'accepter, voyant en elle la femme d'affaire qui s'est élevée au sommet de ses propre main, reconnaissant également une consœur. Ne rien devoir à personne, les bons comptes font les bons amis. Lui-même ne peut que reconnaître adopter les mêmes valeurs. Alors, tandis qu'il réajustait les pans de sa chemise et vint desserrer d'un pouce le nœud de sa cravate, il poussa un faible grondement qui mêle contrariété et abdication.

- Ce qui s'est passé aujourd'hui restera une leçon à apprendre en espérant que rien de similaire ne se reproduise à nouveau j'imagine. Il semblerait que je n'ai pas encore eu le temps de me présenter à vous alors que personne en ce monde n'ignore qui vous êtes. Je m'appelle Lucian Kalvenhaar, je doute que vous ayez entendu parlé de moi. Affirmait-il alors qu'il sorti de l'une de ses poches une carte de visite comme il est coutume de le faire dans ce monde. Sous les conseils de ses employés il en avait fait faire pour présenter ses fonctions aux seins du  complexe Thermale.

- Comme vous pouvez le constater, je ne suis que le gérant du complexe thermale « Onmyo ». À l'origine je suis venu ici pour me procurer un costume en prévision d'une assemblée à venir. Il faut croire que la roue de la fortune joue en ma faveur.

Souffla-t-il d'un rire amusé avant que sa gorge ne se noue en sentant peser sur lui l'intensité de son regard inquisiteur qui semble le détailler sous toutes les coutures. Expérience professionnelle ou bien l'instinct, il ne saurait dire ce qui se lit réellement dans son regard en cet instant précis, tout ce qu'il affirmer c'est qu'il perçoit ses nerfs se tendres. Être observé avec autant d'intensité l'oblige à en faire de même, laissant alors ses rubis se perdre plus attentivement sur les traits de son visage, y trouvant la teinte légèrement bleuté de la confrontation, ce qui le fait se mordre la lèvre dans un élan de frustration alors que ses pupilles rencontre la courbe de ses lippes nacrées. D'un mouvement de tête il détend les muscles de son cou alors que son inspection se poursuit en descendant sur ses épaules dénudées, le tissus de sa rode qui l'invite à suivre la découpe pour s'échouer avec volupté et tentation dans son décolleté.

- Je remarque que vos employés ne sont plus là, j'imagine que vous allez donc vous occuper vous-même de ma personne. Par quoi devrions nous commencer ? Experte comme vous l'êtes, je suppose que vous avez déjà  mes mesures, mais devrions nous les confirmer ? s'ose-t-il à lui demande en se penchant légèrement en avant, les jambes écartés, ses coudes en appuie sur ses cuisses et les mains croisées entre elles. - Nous avons tous notre temps, n'est-ce pas ? À moins que vous ne soyez attendue.

La jeunesse est une ivresse continuelle, c'est la fièvre de la santé, c'est la folie de la raison.

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 6 samedi 27 décembre 2025, 23:05:21

Les prunelles d'émeraude accrochèrent le geste de l’homme qui desserrait sa cravate, et entreprirent de le détailler plus attentivement. Tandis qu'il se présentait à elle, son esprit créateur bouillonnait, imaginant cette silhouette mâle drapé d'un costume en soie, la veste er le pantalon étant en jacquard noir tissé avec des rayures verticales anthracites, un mouchoir de soie rouge dépassant d’une poche sur la poitrine. Son regard dessina le contour de la chemise en soir écarlate qui trancherait avec le noir, rappelant la teinte de cheveux de Lucian.

Ses doigts fuselés attrapèrent la carte de visite entre son index et son majeur, la ramenant vers elle et la tournant agilement de façon à ce qu’elle puisse lire ce qui y était inscrit. Imaginant toujours la coupe droite de la veste, cintrée à la taille, avec un revers en pointe en jacquard inversé, la jeune femme fait glisser la carte de visite dans la poche de poitrine de son manteau qu’elle n’a pas quitté.

Un sourire -que l’on pourrit qualifier de prédateur- finit par orner ses lèvres quand il demande si elle va s’occuper de lui elle-même.

« Bien entendu, Lucian, ronronne-t-elle presque en se relevant finalement, faisant danser le nom sur sa langue comme elle le ferait avec un amant. C’est ma dette, je compte bien la repayer par moi-même. Et je ne laisserais certainement pas le soin de vous habiller à n’importe qui. Une telle silhouette... Aaah, vous mettez mes sens de créatrice en ébullition ! »

Ses doigts vinrent caresser les épaules de l’homme alors qu’elle s’était approchée de lui. Sa démarche était volontairement féline, révélant le déhanché de ses hanches gainées dans le satin brillant. Il avait semblé l’observer autant qu’elle le faisait pour lui, et elle tenait à lui offrir une vision d’ensemble. Finissant de contourner le fauteuil, elle se retrouve derrière lui. Un miroir en face lui permet de constater qu’elle se penche, ses mains ancrées sur ses épaules, et la courbe de sa poitrine effleure -puis se presse- contre l’arrière de sa nuque. Posant le menton sur le haut du crâne de Lucian, Cruella lui offre un sourire dévastateur en laissant glisser ses mains le long de ses bras.

« J’imagine déjà le costume que je vous préparerais. Imaginez, vous aussi. Du jacquard noir, tissé directement avec des rayures anthracites, pour la veste et le pantalon. Pour attirer le regard, souligner votre silhouette et dégager une impression de pouvoir absolu. Le noir contraste vraiment bien avec votre chevelure d’ailleurs, souffle-t-elle en penchant la tête jusqu’à ce que ses lèvres peintes en rouge-coquelicot effleure le cartilage de son oreille, une main revenant vers elle pour glisser quelques doigts dans les mèches écarlates. Pour la mettre en valeur, en sus d'un mouchoir de même teinte et matière glissé dans la poche, une chemise rouge. En soie. »

Dans sa tête, elle voyait déjà Lucian habillé de la sorte. L’effet serait dévastateur. Il imposerait le respect, il respirerait le pouvoir et la confiance, il instillerait la terreur dans l’esprit de ceux qui voudraient le doubler. Il déchaînerait les passions des femmes -ou des hommes- désirant l'effeuiller comme une gourmandise dont l'on raffole, comme Cruella s'imaginait déjà le faire dans ce fantasme de génie créateur. Son souffle chaud se heurtait à l'oreille masculine, ses mains se faisaient caressantes sur son bras et elle agrippa même légèrement le crâne de l'homme avec ses ongles soigneusement laqués de noir brillant, iridescent.

Elle se reprit peu après, ravalant ces pulsions qui avaient été éveillées par l'adrénaline une fois le danger écarté, et adressa un sourire en coin dans le reflet du miroir.

« Bien entendu, j’ai vos mensurations à l'œil nu. La force de l'habitude, vous comprenez ? Pas besoin de les reprendre. Pas tout de suite… Et nous avons tout notre temps. J’ai même un atelier attenant à ce bureau, pour les urgences créatives… »

Se relevant soudainement, elle se dirigea d'un pas vif vers le mur couvert d'une bibliothèque et en tira un livre précis. La bibliothèque pivota, révélant l'entrée de ce fameux atelier.

« Cliché, mais j'aime l'effet théâtral… »

D'un signe de la main, elle l’invita à le suivre, à découvrir son « antre ». Elle l'invitait dans le (ou l'un des) cœur(s) de sa frénésie artistique. Retirant son manteau d'une main, elle le jeta négligemment sur le dossier d'une chaise de bureau à l'air confortable. Les murs, blancs, reflétaient avec perfection la lumière tamisée, ambrée, de l'endroit. Un bureau couverts de croquis était directement sur la gauche de l’entrée, le mur d'en face étant tapissé de photos reflétant l'inspiration hétéroclite de la franco-britannique. En continuant après le bureau, divers mannequin semblaient être là pour supporter les créations en cours. Une machine à coudre -traditionnelle, vintage- trônait sur une table à côté. Un canapé longeait une baie vitrée donnant sur un parc. Enfin, des dizaines de rouleaux d'étoffes s'empilaient dans les diverses étagères qui comblaient le vide sur les murs.

La moquette du sol absorbait le bruit sec des talons de la jeune femme alors qu'elle sortait deux verres d'un bar camouflé en miroir, et elle proposa quelques choix d'alcool si son invité en prenait.

« Vous avez enflammé mon imagination, Lucian… Susurra-t-elle en lui offrant un verre. Et mes sens, songea-t-elle sans le dire, son regard reflétant probablement ce qu’elle pensait dès qu'elle le laissait courir sur le corps de l'homme. La soirée, et la nuit, ne seront pas de trop pour le chef d'œuvre que vous porterez à votre assemblée. »

Impossible de réprimer l'énergie créatrice quand elle s'était réveillée. La femme à la crinière bicolore n'avait de toute manière aucune envie de le faire. Elle s'affairait déjà à sortir les étoffes mentionnées, déroulant les rouleaux près de l'homme pour qu'il voit de quoi elle parlait.
« Modifié: dimanche 28 décembre 2025, 11:03:58 par Cruella Trevylaine »
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 7 dimanche 28 décembre 2025, 13:18:34

Il existe plusieurs type de menaces qui ne mettent pas forcément la vie en danger mais qui projettent un chamboulement certain. L'agitation de tout à l'heure, le cambriolage, aurait pu mal se terminer en atteignant à la sûreté voir même l'existence de quelqu'un. C'était une situation dangereuse ou la vie d'autrui était en jeu. Pourtant, en cet instant précis, Lucian éprouve une menace encore plus grande alors que son existence n'est pas la cible de la mort. Fort d'un grand nombre de bataille et d'un millier d'années, ses sens se sont développé et son instinct affûté au point de le mettre en garde au moindre changement d'atmosphère. Assit dans le fond de son fauteuil, le regard qui le scrute sous toutes les coutures lui donne la sensation d'être une proie, lui qui pourtant a toujours était un fier chasseur. Naturellement être ainsi pris pour cible n'est pas sans le faire réagir, sans l'émoustiller. Les frémissement qui parcourt tout son être et lui font hausser les épaules ne sont pas le symbole de la peur mais plus exactement de l'enthousiasme, de l'impatience. Des braises qui s'étendent en son fort intérieur, des flammèches qui commencent à prendre et lécher ses nerfs. Son sang bouillonne, il le ressent et se surprend à sourire discrètement en coin, retrouvant là une émotion qu'il n'avait éprouver depuis longtemps, pas même lors de la confrontation d'un peu plus tôt.

L’intonation de son nom qui roule sur sa langue et danse entre ses lèvres le fait frémir, mais ce n'est rien en comparaison à ce qu'il éprouve lorsqu'elle vient à se mouvoir sous ses yeux dans une démarche qu'il sait appliquée et appuyée dans le but de le fasciner. Une récompense certainement pour le remercier  de ses attentions à son encontre. La nature humaine quelque soit les péripéties fini toujours par reprendre le dessus. Elle ne s'était pas laisser faire face à ses opposants, au contraire elle s'était battue, preuve d'un fort caractère qui respire la rage, la détermination ainsi que la domination.  Une femme de puissance qui sait ce qu'elle vaut et ce qu'elle veut, une femme de caractère qui sait l'influence qu'elle a sur la gente masculine. Il est un homme comme tous les autres, il ne peut le nier, il suffit de voir le regard qu'il pose sur elle pour s'en rendre compte. Ses yeux n'ont de cessent de parcourir chacune de ses courbes lors de sa démarche et ses sens sont en ébullition à mesure qu'elle se rapproche. Quand est-il alors lorsqu'elle vient imposer le contact après s'être glissé dans son dos ? Il doit se faire violence pour ne pas trop réagir et contenir ses pulsions qui le mordent et le rongent.

Son souffle à son oreille accompagné par ce sourire dévastateur lui arrache un sursaut ainsi qu'un léger grondement qui trahi l'état dans lequel elle le met avec de simple geste. Il se sent douloureusement faible en cet instant tout autant qu'il admire son élégance et son emprise sur autrui. Ses doigts qui le parcourt attisent à n'en pas douter ses sens, son derme frissonnant à leurs passage tandis qu'il se laisse transporter par ses pareilles, imaginant à son tour – du moins essaie-t-il – la création qu'elle lui détail. Lucian n'est pas un grand connaisseur dans le domaine de la haute couture, toutefois, en tant que noble et commerçant, il cotoie étroitement les tissus de qualités et en a déjà porté durant des bals. Du jacquard il sait ce que c'est, à quoi cela ressemble et l'image est d'autant plus nette dans son esprit quand il est ainsi décrit par les mots d'une experte. Il frissonne, L'excitation, l'impatience, l'idée de ce simple ensemble suffit à l'émoustiller. Il boit chacune de ses paroles, il éprouve la finesse de ses phalanges entre lesquelles glissent ses mèches avant qu'elle ne se décide à rompre le contact pour s'éloigner, lui laissant ainsi la possibilité de souffler et retrouver un minimum de contenance.

Il n'avait pas dit un mot depuis sa présentation et n'en pas plus quand elle vint l'inviter à la suivre. Un sourire toutefois entendu étira ses lèvres lorsqu'elle fit basculer un livre pour enclencher un mécanisme vieux comme le monde mais qui -comme elle le dit si bien- a son petit effet. Un cliché peut être mais en ce qui la concerne, elle est bien haut dessus de cela. Il ne put empêcher de poser un regard inquisiteur sur la nouvelle pièce qu'elle vient de lui faire découvrir, réflexe de guerrier qui reste sur ses gardes mais également de commerçant qui analyse les éléments pour déceler les failles et dresser un portrait plus précis de son interlocuteur. Ses pupilles cernées de rubis scrute les croquis avec soin, voyant là l'esprit créatif de l'illustre Cruelle Trevylaine, traduisant au travers de chaque coup de crayon l'importance qu'elle y porte, son amour pour son art. Son attention toute portée sur l'agencement de la pièce, il fini par en revenir à la source quand cette dernière vint lui proposer une collation plus forte et adaptée à leur intimité. Le choix luxueux qui s'offre à lui est à la hauteur de la grande dame qui lui fait face alors qu'il opte pour un Whisky Macallan dont la teneur en alcool tend à l'échauffer. Mais, est-ce seulement la boisson elle-même qui lui fait tel effet ou bien les mots choisis par son interlocutrice ?

- La soirée et la nuit dites-vous ? Rien ne presse, j'ai encore du temps avant cette assemblé, mais, j'admets que vous avez fait naître en moi une impatience certaine. Souffle-t-il dans ton un peu plus suave que voulu, certainement dû à cause de la chaleur qu'il commence à éprouver depuis la naissance des braises de cette rencontre. - Nul mon intention de m'imposer à vous mais je pense qu'il serait dommage de vous laisser alors que vous pourriez avoir besoin de moi pour des ajustements. Une excuse qu'il sait pas nécessaire, convaincu même qu'elle n'aura pas besoin de faire de retouche, experte comme elle est. Un prétexte qu'il se trouve pour justifier sa présence et répondre à son invitation -si tant est qu'il ait bien compris- tandis qu'il se rapproche un peu plus de sorte à mieux observer les étoffes qu'elle expose et étale sans oser les toucher.

- Vous m'avez enflammé... avoua-t-il avant de se reprendre - Je brûle d'une certaine curiosité à votre égard, mais pas seulement. Confirmait-il en prélevant une nouvelle gorgée de son verre avant de tendre le bras pour le poser à un emplacement vide derrière elle, la proximité lui laissant le loisir de s’enivrer de la fragrance de son parfum.  - Je ne voudrais pas me contenter de rester là à vous regarder... Quoique -  Que dois-je faire pour vous aider sans devenir une gêne dans votre travail ?   Ose-t-il en venant poser sa main dans le bas de son dos dans un geste hésitant au début, puis un peu plus appuyé dans les secondes qui suivent sans pour autant être trop imposante, non pas de crainte mais pour ne pas la froisser. Après tout, avec une femme de caractère et qui plus est investi dans un élan créatif, on est rarement à l'abri, si bien qu'il est facile de devenir une nuisance pour un geste ou mot de travers. Dans un même temps, c'est cette petite explosion de folie qui le fascine aujourd'hui, qui l'intrigue et l'intéresse. - Faites de moi ce que vous voulez, il en va de la réussite de notre collaboration. Invite et provoque-t-il en toute conscience cette fois.

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 8 dimanche 28 décembre 2025, 19:05:57

Un frisson, le souffle qui se coince dans sa gorge, les yeux dont les pupilles se dilatent peu à peu… Autant de signes qui laissaient penser au désir qui s'éveille, qui s'étire et réchauffe chaque partie de son corps. Cruella ne le nierait pas, bien entendu. Mais ces signes signifiaient aussi la ferveur créatrice qui s'était emparée d'elle. Alors que ce matin rien ne venait, voilà que son imagination se débridait en présence de cet homme.

Peut-être que les deux sentiments se mêlaient harmonieusement. En tout cas, la jeune trentenaire ne cherchait pas à réprimer l'un ou l'autre. La main de Lucian dans son dos déclencha un autre frisson et elle lui offrit un sourire en coin.

« Votre simple présence est suffisante, Lucian. Mais, si vous insistez… Je ne dirais pas non à un massage des épaules alors que je prépare les premières pièces… »

Ses épaules, en l'absence du manteau, étaient nues, offertes. Le bustier de la robe n’arrivait qu'aux omoplates, laissant amplement la place pour laisser courir une main ou deux contre la peau diaphane offerte.

« Et vous servirez de mannequin vivant, tant qu’à faire. Que je puisse modeler le costume directement à vos proportions… Ajouta la franco-britannique en laissant une main dériver sur le torse encore couvert de l'homme. Si ça ne vous dérange pas de vous mettre à nu devant moi, bien entendu, glissa-t-elle avec un clin d'œil salace. »

S'échappant prestement, la créatrice déroula le rouleau de jacquard a plat sur la table. Penchée au-dessus, armée d'une paire de ciseaux qui était accrochée à un clou sur le mur, elle découpa d'abord grossièrement un morceau, puis un autre, et un troisième. Elle allait commencer par la veste. Se redressant, et cessant d'onduler sa croupe avec provocation, elle alla pousser l’une machines à coudre sur table roulante pour la ramener dans le coin « salon ». Tirant une chaise à roulette non loin, elle s'installa. Très honnêtement, elle aurait pu sortir les patrons afin de confectionner la veste. Mais, à ce stade de sa carrière, elle n'en avait plus besoin. D'autant plus qu'elle avait le modèle vivant sous les yeux si un doute la prenait.

Le temps qui suivit fut consacré entièrement à l'étincelle qui brûlait dans son esprit. Elle découpa, assembla, rectifia. Elle jetait de fréquents coup d’œil à Lucian, que ce soit en direct ou via l'un des nombreux miroirs de la pièce. Et ses œillades, tout en étant professionnelles, recelaient bien d’autres significations, toutes plus scabreuses les unes que les autres.

A mesure que le temps passait -elle n'avait aucune idée de l'écoulement exact, trop prise par son chef d'œuvre-, le costume prenait forme. La veste, puis le pantalon, puis la chemise. Cruella était dans sa frénésie créatrice, ne s’arrêtant que pour demander à Lucian de prendre une pose particulière afin d'imaginer le rendu.

Enfin, même s’il restait des finitions, le temps de l'essayage avait sonné. Le regard brillant, un sourire avide étirant ses lippes, la femme aix cheveux bicolore lui tendit les trois pièces de sa tenue.

« Il y a une cabine avec rideau, si vous préférez un peu d'intimité, Lucian, l'informa-t-elle sans pouvoir s'empêcher de ronronner son nom. »
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 9 jeudi 01 janvier 2026, 11:40:10

Comme il pouvait s'y attendre, elle n'a pas refusée son invitation bien au contraire, elle en profita pleinement, ce qui était loin de déplaire au pauvre homme en proie à des émotions de plus en plus prenantes. N'étant pas du milieu bien qu'il ait plusieurs fois eut l'occasion de voir Sheena s'atteler à la tâche -elle aussi couturière- il n'en reste pas moins un étranger qui n'a pas sa place dans un tel atelier, alors il est tout naturel qu'il craigne être un fardeau plus qu'un soutien. Sa proposition de lui procurer un massage le soulage une courte seconde, assez pour apaiser ses peurs jusqu'à ce que l'information enflamme le fil de ses pensées. À cette formulation son regard se posa automatiquement sur le derme nacré offert à ses yeux dont la vue perçante et aiguisée ne put s'empêcher de détailler chaque pores, courbes et veines. Il n'est peut-être pas un vampire et n'a pas besoin de ce nourrir de sang, cependant, ses gênes démoniaques y attache une forme d'attirance, de convoitise, un instinct primaire dévorant.

Son sourire cristallin le réconforte alors qu'il ne dit mot et se contente de simplement lui répondre d'un mouvement de la tête en acceptant sa première proposition. À ce stade de la conception de son œuvre, il suppose qu'il n'a pour le moment pas besoin d'exposer quoique ce soit de son anatomie, ce questionnant par ailleurs jusqu'où il devrait s’arrêter lorsque ce sera le cas. Se mettre à « nu » en cet instant peut avoir tellement de sens qu'il en affiche une petite mimique malicieuse quant à la signification entendue. Enfin, remettant ça à plus tard, il ne se fit pas prier plus longtemps pour tendre les bras afin de faire couler ses doigts sur les hanches tendues jusqu'à rejoindre la ligne de ses omoplates et s'échouer dans une prise ferme sur la rondeur de ses épaules. La pose qu'elle venait de prendre, prononcée, peut-être légèrement exagéré pour mieux le taquiner et ô combien tentatrice, n'est évidement pas sans avoir son effet, ce qui le force à se courber lui aussi à son tour pour mieux se pencher au dessus d'elle en jouant de l'abdomen de sorte à ne pas l'écraser de son poids. Ils n'en étaient plus aux présentation, les quelques échanges qu'ils ont eut jusque là lui ont suffit pour se rendre compte du genre de femme qu'elle est, assez de temps pour avoir conscience qu'une certaine tension  mais également un jeu s'était installé entre eux. Elle le targue de ses formes, elle sait l'emprise qu'elle peut avoir sur lui et en joue sans vergogne. Qu'il est bon de se sentir ainsi courtiser. Oui, c'est bien cela, cette parade qui le cherche est pour lui une forme de séduction.

La pulpe de ses pouces vient faire appuie en traçant des cercles sur sa peau fine, n'appuyant pas trop fort pour que ça ne lui soit pas douloureux, ne voulant pas qu'elle se marque de rougeur non désiré -du moins pas de ce genre là- tout en faisant preuve d'une certaine maîtrise. Il est facile de procurer un massage, mais un bon, ça c'est une autre histoire, cela demande de la pratique ainsi qu'un minimum de connaissance. En tant que PDG de son Complexe, la curiosité l'a amené à s’intéresser de prêt à chacune des activités qui y sont exercés et s'est donc plié à une formation adapté sous la tutelle de ses professionnels. Il n'ira pas jusqu'à dire qu'il en est devenu un lui-même, n'ayant seulement acquis les bases pour mieux apporter à son personnel ce dont ils ont besoin en connaissance de cause. Ce que lorsqu'il la sent s'agiter un peu plus, prise par son esprit créatif, toute concentré dans ses découpes, qu'il se décide à rompre le contact pour lui laisser tout l'espace dont elle a besoin pour se mouvoir non sans cependant laisser traîner sur elle un regard observateur et admiratif. L'angle de sa posture révèle une souplesse pleine de promesse dont l'exposition de la courbe de sa croupe , parfaitement mise en valeur, accroît les pensées qui y sont liées.

Il ne se prive plus de la regarder, lui qui se montrait un peu plus réservé il y a peu, comme prit par le torrent de son énergie, de son engouement à laisser s'exprimer son art. Communicative sans chercher à l'être,  quand il voit s'emparer de ses équipements pour débuter les premières coutures, il s'avance jusqu'au centre de la pièce afin de répondre à ses exigences, ne sachant toujours pas jusqu'où il devrait s'arrêter. Sa main se porte au nœud de sa cravate pour le desserrer d'un geste lent avant de la faire glisser le long de sa cage thoracique jusqu'à ce que le tissus fin le libère, laissant ce dernier reposer au sol. Durant le processus il ne la quitte pas des yeux, et bien que prise par son œuvre, il peut percevoir son regard le scruter par moment comme pour lui signifier que ce qu'elle fait, c'est pour lui et personne d'autre, de quoi l'encourager à poursuivre son effeuillage, ses doigts se saisissant alors des boutons du veston qui ceinture son abdomen. Une à une les attaches cèdent sous la dextérité de ses phalanges, celles-ci se saisissant de chaque pans de la matière feutré pour la faire glisser de ses épaules, puis le long de ses bras avant de rejoindre sa cravate un peu plus loin. Vient le tour de sa chemise, dernier rempart qui couvre son derme et masque l'histoire de l'existence qu'il a mené jusqu'ici. Le même schéma se reproduit, il défait les boutons un à un en commençant par celui inférieur, laissant petit à petit sa musculature se dévoiler à ses yeux, un corps qui s'est forgé à force de combat et d’entraînement et ce n'est pas parce qu'il ne livre plus de grande bataille ou aventure qu'il a cessé pour autant de s'entretenir.  Longeant le sillon creusé par ses abdominaux, la chemise s'écarte pour que se découvre ses pectoraux eux aussi proéminents, orné d'une cicatrice du coté droit qui remonte jusqu'à son épaule. Le tissus coule, il glisse le long de sa peau, ses mains disparaissent le temps que ses bras passent à delà de la matière, lui donnant ainsi la possibilité de se rendre compte de l'envergure de ses biceps. Pendant une seconde ses doigts effleurèrent la boucle de sa ceinture, toutefois, il se ravisa, songeant que ce n'était pas nécessaire sauf si elle lui faisait signe du contraire.

Son torse maintenant mit à nu, il commence à adopter divers position lorsqu'elle lui en fait la demande. Être ainsi exposé le met quelque peu mal à l'aise, toutefois, sous son regard, il s’exécute en vaillant à prendre des poses qui lui permettent de se rendre compte de l'ampleur de ses gestes, de la fluidité que doivent avoir ses vêtements pour ne pas être une gêne. Lui tournant le dos un moment pour qu'elle puisse y poser les yeux, il veuille à ce qu'elle puisse constater de la musculature de ses omoplates, de la largeur de ses épaules, mais aussi de la présence des marques de son passé, de ses combats. Plus nombreuses et plus marqués que toutes les autres, en son centre, une large cicatrice en forme de crois. De là où il vient, il est normal d'avoir ce genre de stigmate, mais dans ce monde-ci qu'est-ce qui pourrait en être la cause ? Cette pensée s'envola lorsqu'elle fini par se lever de son siège pour lui tendre le fruit de son travail acharné. Un léger frisson s'empara de tout son être lorsque la proximité entre eux devint minimum, ses doigts venant se saisir de ses nouveaux vêtements tandis que son regard se posa en coin sur la cabine indiqué.  C'est dans un sourire silencieux qu'il se contenta de lui répondre, certainement pour ne pas dire de bêtise alors qu'il était encore en proie aux fourmillements provoqué par l’intonation de son nom qui roule sur sa langue.  Doit-il tirer ou non ce rideau ? La question était en suspens quand il eut fini d'enfiler la chemise à peine fini de coudre et que vint le temps de passer à la partie inférieure. Il se mordit la lèvre en coin, son regard effleurant la silhouette qui se dessine dans son dos au travers du miroir installé dans la cabine. Ses pupilles figés, ne la quittant pas du regard -indirectement du moins-, ses doigts défont avec habilité  la boucle de sa ceinture pour ensuite extraire le bouton de son œillet et ainsi libère le tissus qui descend le long de son bassin et de ses jambes, ne laissant voir que le dernier rempart qui couvre ses attributs.Ne perdant pas plus de  temps pour enfiler le pantalon ainsi que la veste, il s'observe un instant dans la glace avant de tourner les talons pour se rapprocher de la créatrice qui attend de voir le rendu de sa prestation.

- Si vous me permettez Murmure-t-il d'un petit sourire en se penchant à son oreille pour y souffler ces quelques mots, terminant d'ajuster les manches à ses poignets. D'un pas il réduit la distance qui les sépares, devenant suffisamment proche pour qu'ils puissent sentir le parfum et la chaleur de l'autre. Ses doigts se tendent dans sa direction afin de se poser sur ses hanches pour les saisir et agripper fermement dans le but de pouvoir la soulever. Il ne lui faut pas fournir beaucoup d'effort pour la faire décoller du sol et l'emporter avec lui dans un mouvement de danse, ses bras la soulevant encore plus haut durant la pirouette, tournoyant avec elle dans un geste fluide accompagné d'un large sourire cristallin en lui laissant le loisir de prendre appuie sur ses épaules. Cette démarche avait pour but de lui permettre de se rendre compte du comportement de la matière sur sa musculature sous l'effort, lorsque ses articulations se contractent, lorsqu'il lève les bras, voir si le tissus n'est pas trop tendu ou court. Enfin il la fait redescendre en la maintenant auprès de lui, lui donnant la possibilité de constater de la tension de la matière en réponse aux gonflements de son anatomie, aussi bien ceux causés par l'effort que ceux produit par les provocations de son corps, de ses œillades, du contact de son corps qui enveloppe le sien de manière plus poussée. - Je ne ressent pas particulièrement de gêne dans mes mouvements, c'est léger et agréable. Je ne pense pas être trop à l'étroit.... murmure-t-il sur la fin à cette phrase pleine de sens et de révélation.

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 10 jeudi 01 janvier 2026, 16:54:34

Même si elle était concentrée sur ce qu’elle faisait, ses mains adroites et ses épaules flexibles après le massage délicieux prodigué peu avant, Cruella gardait son invité -son modèle, sa muse- à l’œil. Elle se délectait de l’effeuillage qu’il lui offrait, ses prunelles accrochant avidement chaque parcelle de peau et de muscle offerte à ses yeux.

Quand elle lui proposa finalement d’essayer le costume -grossièrement assemblé selon son regard exigeant- afin de voir si des retouches étaient nécessaires à ce stade, elle espérait bien en voir plus. Et même si l’homme lui tournait le dos, dans la cabine dont le rideau resta ouvert, ce que son regard effleurait sembla lui plaire plus que de raison à en juger par le discret sourire en coin qui étirait ses lippes. La coupe de la veste et du pantalon était parfaite, soulignant sa silhouette sans l’alourdir, sans le faire paraître engoncé dans un tissu qui ne le laissait pas respirer. Les lignes anthracites discrètes contrastaient aisément avec le ton plus sombre du reste, donnant l’impression que l’homme avait gagné plusieurs centimètres, le faisant paraître plus imposant.

Elle se félicitait mentalement de la justesse de son œil aiguisé quand il revint vers elle. Le mouvement du tissu épousait les courbes de son corps, mettant subtilement en valeur cette musculature qu’elle avait eu sous les yeux un peu plus tôt. De près, alors qu’il s’arrêtait juste en face d’elle, elle ne trouvait pas le moindre défaut à la manière dont le costume couvrait Lucian. Un bref hochement de tête lui répondit, même si elle ne savait pas trop ce qu’elle lui permettait, alors que leur proximité soufflait sur les braises du feu qui couvait en elle.

La sensation de ses mains contre ses hanches -la fermeté de sa poigne et la puissance contenue dans ses bras lorsqu’il la souleva- manqua de la faire soupirer alors que son esprit était un champ de bataille entre ce qu’il restait à faire pour terminer le costume et les désirs qui flambaient en son sein. Un petit rire lui échappa alors qu’il la fit tournoyer dans les airs, ses doigts agiles venant s’agripper à ses épaules par réflexe. L’impression de légèreté qu’elle ressentait à cet instant était exquise. De même que la chaleur des mains masculines contre ses hanches.

Lorsque ses deux pieds touchèrent le sol de nouveau, le talon s’enfonçant sans bruit dans le tapis moelleux, la franco-britannique offrit un lent sourire amusé à son mannequin du moment. Ses prunelles pétillèrent avec espièglerie et lubricité alors qu’elle laissait sa poitrine s’appuyer contre le torse bien dessiné qu’elle avait pu admirer précédemment.

« Effectivement, il ne semble pas y avoir besoin de retouche sur la coupe générale. Mais peut-être devrions-nous pousser le test jusqu’au bout ? Il ne serait pas de bon ton de se retrouver à l’étroit durant une situation possiblement imprévue. Vous ais-je dit que j’était absolument méticuleuse dans ce que je fais ? Je préfère ne laisser aucun détail passer… Susurra-t-elle en levant une main pour venir caresser la ligne de la mâchoire masculine. »

Son autre main, elle, flattait son torse, passant sous la veste pour plaquer la chemise contre ses pectoraux, ses abdominaux, contre ses flancs, puis son dos. Avant de la laisser revenir sur le devant et glisser deux doigts sous la ceinture de pantalon, comme pour en tester la résistance. Le sourire qu’elle arborait, en combinaison avec son regard intense, devait certainement renseigner Lucian autant que les mains baladeuses quant aux intentions de la créatrice. Elle en vint d’ailleurs à palper -avec insistance- la zone dont elle comptait tester la capacité à ne pas se trouver trop étroite.

« Je pense que des boutons de manchettes en grenat seraient un choix idéal… Et remplacer le bouton du pantalon -temporaire- par de la corne polie… Mmmh… Oui, je verrais ça très bien… Continuait-elle d’expliquer sa vision alors que sa main se pressaient adroitement contre la protubérance virile qui tentait de la faire mentir en tendant le jacquard du pantalon. Peut-être remplacer les trois premiers boutons de la chemise par quelque chose de similaire aux manchettes, mais en plus discret. Afin d’accorder le tout… »

Satisfaite de la tenue du tissu sous la pression exercée de l’intérieur, Cruella approcha ses lèvres de celles de l’homme, ne s’arrêtant qu’à un souffle. Son regard se fixa sur le sien, l’émeraude rencontrant le rubis.

« Il faudra que votre partenaire pour cette assemblée s’habille de manière à complimenter votre tenue, bien entendu. Vous pouvez me l’envoyer, je saurais confectionner quelque chose qui soit à la hauteur de votre allure, souffla la jeune femme aux cheveux bicolores alors que ses doigts firent sauter le bouton du pantalon hors de son attache, peu subtilement cherchant à savoir si elle pouvait s’amuser sans complexes avec Lucian ou si elle devait mettre un terme à ce jeu ardent. »
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 11 jeudi 01 janvier 2026, 18:21:52

Il semblerait que sa provocation ne soit pas passer inaperçue, ce qui l'amuse d'autant plus lorsqu'elle vint à s'appuyer un peu plus contre lui pour qu'il en éprouve avec plus d'intensité la chaleur de son corps contre le siens. Ainsi penchée il n'a aucun mal à ressentir la pression de sa poitrine contre la sienne, il n'a pas besoin d'y poser les yeux pour en tracer la courbe de ses seins qui se dessine sur la toile qu'est sa chemise, nouvelle et vierge, immaculée. Un sourire amusé étira ses lèvres lorsqu'elle vint faire allusion à sa minutie tout en reprenant ses propres termes comme pour lui signifier qu'elle avait parfaitement compris ce dont à quoi il faisait allusion, que la perche tendue venait d'être saisit et qu'il était maintenant trop tard pour avoir des réticences.

- « Possiblement imprévue » dites-vous ? Je pense au contraire que la découpe a parfaitement prise en compte ce genre d'imprévu...n'est-ce pas ? Murmure-t-il d'un souffle ardent alors qu'il étouffe un grondement lorsque sa main commence à parcourir son être par dessous sa veste, par dessus le voile de sa chemise. Il ne saurait dire précisément si sa gestuelle est méthodique, faite pour dissimuler la moindre faille de sa création ou bien guidée par une curiosité malicieuse ayant pour but d'étioler ses résistances avant d'atteindre sa destination principale. Sa colonne se redresse au passage de ses doigts dans son dos, l'amenant à imposer son corps au sien dans un rapprochement plus appuyé, son bassin venant à la rencontre de ce qui jusque là n'avait fait que le targuer.  Il n'a pas cherché à se cacher des émois de son anatomie sous la tentation et il était maintenant trop tard pour lui, particulièrement lorsqu'elle vint chercher de ses doigts l'excroissance gonflé qu'est sa virilité.

Dans son regard il n'y lit aucune surprise, convaincu qu'elle ait tout manigancée pour qu'il se retrouve dans pareil état, ce qui n'est pas pour lui déplaire, l'amusant même d'avoir été la proie, espérant toutefois qu'il ait eu sur elle, aussi subtile cela puisse-t-il être, un impact similaire. La chaleur de son souffle qu'il peut sentir sur ses lèvres est un indicateur révélateur qui le conforte dans cette pensée, Ce rictus qu'il peut lire sur ses lèvres, cette satisfaction est-elle dû seulement à son œuvre ou bien aussi à ce qu'elle perçoit de la pulpe de ses doigts ? Il ne saurait le dire en cet instant tant elle semble fascinée par les détails qu'elle lui apporte. Il n'est pas un grand connaisseur, il boit ses paroles sans parvenir à en distinguer tous les éléments qui les composent, son esprit étant focaliser -elle le sait à n'en pas douter- sur la pression de ses doigts. - Je....j'ai toute confiance en votre application...

Qu'il est difficile de reprendre contact avec le professionnalisme, pourtant, il n'en est plus à sa première fois, il n'est plus au stade où l'on perd tout nos moyens. Troublé ou plus véritablement enivré, elle est une enchanteresse qui sait capter toute l'attention de sa cible jusqu'à la moindre de ses particules. Ce n'est que lorsqu'elle fit allusion à la raison de naître de ce costume qu'il parvint à reprendre un minimum de contenance, ou tu moins à replacer le fil de ses pensées.

- Il n'y a pour l'heure aucune partenaire prévue, du moins pas une pouvant se tenir à mon bras. Peut-être n'est-ce qu'une simple assemblé sans grande prétention, mais quel idiot serai-je si je ne me risque pas à vous proposer d'en être ?

En effet, il avait là sous les yeux, à porté de ses doigts la personne qui incarne le mieux sa description, la seule qui saurait mettre en valeur sa création. Un soupir se laisse entendre lorsqu'elle relâche la pression tout en attisant l'intensité qui gronde en eux au moment où elle fait sauter le bouton de son pantalon. Naturellement il se mordit la lèvre inférieure une courte seconde, cherchant à se contenir encore un peu, ne voulant pas céder si facilement à la fièvre qui le brûle. Sa main droite vint chercher la ligne de sa mâchoire pour en tracer de son pouce la fine ligne de son ossature, cherchant dans ce contact doux un minimum d'apaisement, mais ce n'est pas suffisant, pas assez pour l'empêcher de rompre les derniers centimètres qui séparent leurs lèvres. Ses lippes ne purent se retenir plus longtemps, elles vinrent chercher sans autre forme de procès le contact avec leur semblable, s'appuyant contre elles pour en  éprouver le moelleux de leur texture, le goût légèrement appuyé par son rouge à lèvres. Il goûte sa chaleur dans une première pression comme s'il cherchait son approbation avant de revenir à la charge pour être cette fois-ci plus avide, plus aventureux en l'assaillant de sa langue d'une ardeur certaine.

- Vous devez avoir un emploi du temps chargé. Que devrai-je faire ou plutôt, j'aimerai vous convaincre de m'y accorder une place. se reprit-il en affirmant ainsi sa position, montrant qu'il n'est pas la à quémander dans la recherche de l’apitoiement, qu'il n'est pas dans le besoin mais qu'il veut, désire et réclame sa présence, qu'il exige d'elle qu'elle le fasse, laissant alors une joute de dominance. Comme pour appuyer ses propos, il ne se contenta pas de reprendre d'assaut ses lèvres comme s'il cherchait à la faire taire, à ne pas lui laisser l'occasion de répondre, ne pas lui laisser le choix en exerçant de sa langue son ardeur sur sa semblable. Sa dextre libre vint à nouveau se saisir de sa hanche pour par la suite parcourir la courbe de son bassin, ses doigts se faufilé sur la fermeté de sa croupe avant de se nicher au creux de l'arrière de sa cuisse qu'il force à se lever tout en l’entraînant plus encore contre lui.

- Nous avons encore toute la nuit n'est-ce pas ? C'est ce que vous avez dit. Je suppose qu'il ne vous faudra pas autant de temps pour parfaire votre création...Peut être devrions nous entreprendre la naissance de sa parfaite partenaire ? Gronda-t-il d'un timbre affirmé comme pour signifier que la décision était déjà prise tandis que sa main sous sa cuisse tâte sans gêne la douceur de sa peau qui la couvre en la révélant centimètre par centimètre à mesure de sa progression jusqu'à sa fesse, jusqu'à ce qu'il rencontre la présence -ou pas- de sa lingerie. - Les dessous font également parti de l'ensemble à porter...ne devrait-on pas en ajouter un qui irait de pair avec le pantalon ? Propose-t-il taquin, se montrant plus malicieux qu'à l'accoutumé.
« Modifié: vendredi 02 janvier 2026, 18:10:51 par Lucian Kalvenhaar »

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 12 samedi 03 janvier 2026, 15:23:16

Mutine, Cruella ne confirma ni ne nia avoir prévu tout « imprévu » de cette nature continuant plutôt de palper le corps sous le tissu. Si le doute était permis quant à ses intentions avec cette « fouille » méthodique, la vérité était qu’il y avait un peu des deux : D’une part l’aspect de sa conscience professionnelle qui vérifiait que les coutures étaient bien faites -même si elles mériteront un deuxième passage pour assurer la fiabilité des vêtements- et d’autre part l’aspect de sa curiosité et de son désir qui s’exaltait. Elle prenait note de toutes les réactions qu’elle provoquait à chaque passage de ses doigts. Elle notait avec délice que l’homme semblait se laisser entraîner par l’ivresse de ces sensations qu’elle suggérait, qu’elle provoquait sans regret.

Elle-même sait qu’elle ne résisterait pas longtemps s’il cherchait à la faire céder. La preuve en était de ses discrets soupirs alors que les doigts de l’homme caressaient sa mâchoire. Soupirs qui s’écrasèrent bien vite contre les lèvres venant s’imposer contre les siennes. Les paupières à demi-baissées, la franco-britannique se livrait sans se faire prier. Et si elle ne répondit pas tout de suite à la demande, à l’exigence de sa muse, elle cédait en revanche sans broncher à ces mains qui découvraient à leur tour son corps tout en courbes et lignes voluptueuses.

La cuisse arrimée contre les hanches de l’homme, Cruella pouvait sentir plus intimement encore l’excroissance virile qui n’attendait que son toucher. Les doigts de Lucian qui caressaient sa cuisse -en profitant de la fente de la robe- et remontaient toujours plus haut trouveraient bientôt un bout de soie doublé de coton, déjà humide, qui couvrait sa fleur en pleine éclosion. Un tanga aussi simplement taillé que confortable et qui ne laissaient que peu -ou pas- de lignes sur la robe qu’elle portait.

« Mmmh, soupira-t-elle en rouvrant un peu plus les yeux, plongeant de nouveau ses prunelles d’émeraude dans le rubis de celles de l’homme. Vous avez tout à fait raison, Lucian… Un tel chef d’œuvre ne peut qu’être accompagné par une tenue qui le complète. Bien entendu, j’en serais la créatrice, mais je serais absolument comblée d’en être également le mannequin. »

Une main était venue s’accrocher aux épaules masculine tandis que l’autre restait contre son torse après avoir déboutonné le pantalon. Et cette autre décida de continuer son exploration malgré les deux corps pressés l’un contre l’autre. Elle se fraya un chemin jusqu’à glisser sous le jacquard, sous le vêtement qui avait jusque là protéger la vertu de l’homme, afin de se presser contre cette chaire brûlante et rigide qui n’attendait que d’être libérée. Ses doigts s’enroulèrent autour sans timidité tandis que la jeune femme venait laper les lèvres de Lucian, taquine et tentatrice.

« Je verrais bien une robe dans le même style que celle que je porte. Mais avec des bretelles tombant contre les épaules plutôt qu’un bustier. En jacquard anthracite tissé de motif noirs. Et doublé de soie rouge. Avec le même style de fente, qui remonterait jusqu’à mi-cuisse… Mmmh, oui, je vois déjà le rendu. Et peut-être des gants de soirée, longs et en soie d’un noir mat doublé de soie rouge à l’intérieur. Quant aux sous-vêtements… Je pense qu’on pourrait s’atteler à leur création après une petite pause… Récréative ? »

Ses mains resserraient leurs étreintes, à la fois sur l’épaule que l’une d’elle agrippait et contre la virilité que l’autre enserrait. Du coin de l’œil, Cruella remarqua que le canapé se situait juste derrière Lucian. Avec un sourire mutin, elle le repoussa alors légèrement. Suffisamment pour qu’il recule d’un pas et que ses mollets heurtent le moelleux du mobilier de cuir. Suffisamment pour le forcer à amorcer le geste de s’asseoir et ainsi éviter de tomber sans grâce sur les coussins. Suffisamment pour ensuite venir s’installer à califourchon sur lui, ses jambes emprisonnant les siennes. La robe, fluide grâce à la fente, se retroussa assez pour dévoiler le galbe de ses mollets et de ses cuisses. Pour livrer les secrets qui se cachaient dessous, du sous-vêtement qui cachait encore sa féminité pleinement éveillée.

« Qu’en dites-vous, très cher ? Et puis, il faut bien tester la résistance du tissu contre des… « imprévus prévus », non ? »

Elle arborait un sourire lascif, un regard empli de lubricité. Ses doigts ne se montraient absolument pas hésitants alors qu’ils s’arrangeaient pour libérer enfin pleinement l’arrogante verge de son carcan. Cruella n’attendait pas tant un accord tacite qu’une réponse en mouvements.
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Lucian Kalvenhaar

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Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 13 samedi 03 janvier 2026, 18:05:19

La messe était dite, si l'on puis dire ainsi. La belle et et enchanteresse Cruella venait de céder à ses lèvres ou plus exactement, elle lui laissait l'opportunité de profiter pleinement des siennes à mesure  que son souffle se repend en leur creux. Ses soupirs, ses gémissements, faibles mais parfaitement audible compte tenu de leur proximité sont des encouragements que des interrogations, ne pouvant s'empêcher de se demander s'ils ne sont pas pour certains d'entre eux maîtrisés, accentués pour mieux le provoquer, mieux le flatter. Quoi qu'il en soit, il ne se prive pas de s'en nourrir pour gonfler son ego et sa fierté masculine, celle d'avoir de l'emprise sur autrui, celle qui accroît cette poussée de testostérone en tout homme qui se pense ou se sait irrésistible. Naturellement il gronde de satisfaction contre ses lippes et plus encore lorsqu'il perçoit ses doigts se frayer un chemin plus encore dans le tissus pour saisir le porte parole de sa virilité.

Pris par la fraîcheur de ses lèvres qui contraste avec la chaleur ardente de son souffle, ce n'est qu'après un court instant qu'il se décide à entrouvrir ses paupières pour croiser son regard et marquer l’expression de son faciès dans pareille situation, de quoi le ravir, de l'exalter, de l’enhardir, aussi bien ce qu'elle doit ressentir en écho entre ses doigts que les vicieuses pensées qui s'éveillent. Il se surprend à ressentir autant d'excitation, plus particulièrement lorsque cette dernière concerne les différentes expressions que son visage doit être capable d'afficher lorsque la luxure la submerge, se demandant bien comment devra-t-il s'y prendre pour qu'elle lui fasse découvrir chacune de ses facettes. Une curiosité malsaine qui gronde, qui s'enflamme même lorsque de la pointe de ses doigts, par dessus la fine étoffe de soie et de coton, il peut sentir cette humidité qui ne donne pas lieu au doute quant à son état. Cette moiteur contre laquelle il ne se prive pas d'exercer une faible pression suffit pour comprendre qu'elle est réceptive, qu'elle est en accord avec son propre désir.

Ses doigts qui courent le long de sa hampe et s'en saisissent ne font que confirmer son interprétation tandis qu'il se réjouit de l'entendre déjà exposer ses idées sur sa nouvelle tenue de soirée, bien heureux qu'elle ait accepté de lui prêter plus de temps, que ce ne sera pas là leur unique rencontre.

- Jusqu'à mi-cuisse seulement ? Répétait-il un peu taquin, ne voulant en rien la contester, montrant au contraire qu'il apprécie même le tableau qu'elle est en train de lui faire, preuve en ai la présence de ses doigts qui caressent plus fiévreusement sa cuisse avant d'être contraint de s'en défaire lorsqu'elle exerce sur lui une petite poussée. Très vite il comprit où elle voulait le mener, il n'eut pas à chercher bien loin et ne se priva pas alors pour répondre à sa demande muette en s'installant confortablement sans la quitter un seul instant des yeux. Qu'il était délectable de se faire mener par moment, c'est un véritable régale de se sentir désirer. Il s'en mordait la lèvre d'impatience et ne put empêcher son regard de lorgner sur les mouvements de ses courbes quand elle vint lui grimper dessus, faisant de lui sa monture. Son attention était sienne et bien qu'il n'ait dit mot concernant les détails de sa future robe, il avait été à son écoute tout du long, comme si ses sens s'étaient éveillés sous ses caresses.

- La nuit est longue, il faudra bien plus qu'une seule « pause créative ». Ne put-il se contenir de provoquer, vantant son endurance d'une manière à peine voilé. -  J'ai toute confiance en cette résistance, mais il est vrai que se serait dommage qu'elle craque si facilement. Murmura-t-il alors suavement en se redressant légèrement pour se rapprocher d'elle et venir capter son souffle du sien, son regard s'enfonçant dans le vert de ses émeraude alors que d'une main il ne se fait pas prier pour capturer l'arrondie de sa croupe. Un soupir franchit ses lèvres quand il agrippe fermement cette fesse qui n'a eu de cesse que de le narguer plus tôt. Toutefois, ce n'est pas le seul contact qui le grise ainsi. Cet acte avait pour but de la faire se presser plus franchement contre sa personne, de faire se rencontrer leur bassin avec plus de puissance, d'ardeur, donnant le loisir à sa verge libéré d'éprouver le moelleux humide de sa lingerie et ainsi distinguer les traits des pétales qui composent sa féminité. 

- Je suppose qu'on va devoir leur faire subir un test d'effort ? Il demande en éxecutant un léger balancement de ses hanches pour qu'un nouveau frottement de sa hampe contre ses lèvres vaginale au travers du tissus se fasse ressentir, y apportant la pression nécessaire pour que le coton s'imbibe plus encore, se creuse et se laisse engloutir. Sa bouche n'est pas en reste bien que cette dernière ne soit toutefois pas revenu chercher la douce fièvre de celle de sa partenaire. Son souffle court sur sa gorge, ses nymphes parcourt son cou pour le marquer de baisers qui découvrent centimètre par centimètre son derme qu'il peut sentir chauffer. - Cette robe elle n'en est plus à ses premiers essais n'est-ce pas ? Demande-t-il en relevant la tête vers elle alors qu'il laisse traîner l'extrémité de sa langue à la naissance de son décolleté, sa main libre jouant avec ce qui maintient son bustier, désireux d'en extraite ce qu'il contient et met en valeur avec tant d'arrogance.

Cruella Trevylaine

Humain(e)

Re : All violence is a form of power (Lucian)

Réponse 14 dimanche 04 janvier 2026, 22:15:31

Un bref rire amusé aura répondu à l'interrogation quant à la longueur de la fente, impossible à retenir par la belle qui profitait de la chaleur du corps de Lucian contre le sien.

« Plus haut serait vulgaire, très cher. Et si je fais dans la provocation, je reste avant tout dans l'élégance, aura-t-elle soufflé ensuite. »

A présent assise sur les genoux de sa muse du moment, Cruella frémissait à chaque mouvement qui faisait frotter sa fleur encore protégée contre ce sexe désormais libéré. Des soupirs s'échappaient de ses lippes entrouvertes à chaque contact de celles de Lucian contre sa peau. Et plus particulièrement quand il s'occupait d'agacer la peau si sensible de son cou. Elle n'hésitait pas à onduler son bassin pour renforcer ces contacts, ses soupirs s'alourdissant alors que son corps semblait s'enflammer toujours plus.

« Mmmh, elle n'en est en effet pas à son premier rodéo-, opina distraitement la trentenaire en venant crocheter ses doigts contre les épaules mâles. C'est un test perpétuel qu'il faut s'assurer d'employer pour chaque pièce que l'on porte… Alors seulement peut-on être sûr de la qualité que nous revêtons… »

Les doigts de l'homme ayant effleuré la fermeture éclair qui maintenait le bustier serré contre son corps, qui assurait l'entièreté de la robe sur sa silhouette, elle attendit qu'ils s'en saisissent de nouveau pour pousser sur ses genoux, sur ses cuisses, et se relever au-dessus de lui. La fermeture glissa presque silencieusement, un bruit feutré facilement couverts par les soupirs de la jeune femme à la crinière bicolore. A peine la fermeture fut-elle en butée que le bustier sembla glisser le long de son buste, révélant deux orbes diaphanes aux tétons qui pointaient avec arrogance vers celui qui serait -sous peu- son amant.

Baissant le regard vers l'homme qui était à présent en face-à-face avec sa poitrine, Cruella arborait un petit sourire en coin qui laissait présager qu'elle arrivait à court de sa patience, qu'elle allait bientôt chercher ce qu'elle désirait sans le moindre complexe.

Et alors qu'elle bougeait une main pour la passer au travers des longues mèches écarlates, pour venir agripper de ses doigts la nuque masculine à sa portée, l'autre descendit entre leurs corps si proches l'un de l'autre. Elle descendit, hardie et caressante, jusqu’à saisir l'épaisseur mâle et la guider entre ses cuisses, écartant de l'ongle de son pouce le sous-vêtement stylé mais absolument gênant dans le cas présent.

Exhalant longuement, avec volupté, la PDG de Dalmatia corp. s'abaissa langoureusement jusqu’à ce que la chaleur moite de sa féminité s'enroule totalement autour de la virilité qu'elle guidait en son cœur. Cruella ne put s’empêcher de fermer les yeux alors qu'elle verrouillait son corps contre celui de sa muse.

« Luciaaan, soupira-t-elle contre l'oreille de l'homme, démarrant l'ondulation de son bassin contre le sien. Il va falloir se montrer… Méthodique… Et Méticuleux… Mmmh… Tester la résistance dans différentes conditions… De la plus douce à la plus… Vigoureuse »

Elle ponctua sa phrase en contractant ses muscles intimes autour de la verge qui s'y logeait si naturellement.
Couleur des paroles : #b062ff


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