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Lynn Minmey

Humain(e)

Dernier concert, ou plutôt dernier concert avec ce manager. Bon, je ne remercierai jamais assez Ryoki, qui a toujours été fidèle au poste, et m'a toujours trouvé des endroits où me produire, sans compter qu'il a toujours tout préparé, pour que je n'aie qu'à chanter, sans me soucier de la technique ou de la logistique. On en aura fait des kilomètres dans le vieux car aménagé en studio de répèt', on en aura passé des nuits à se chamailler parce qu'il trouvait que je ne montais pas assez dans les aiguës, on en aura passé des fins de concert à débriefer dans ma loge.

Mais celle-ci ne sera pas comme les autres, et Ryoki ne viendra pas. Il sait que je suis en pourparlers très avancés avec une major company, qui pourra enfin m'offrir sa logistique pour commercialiser mes titres, et surtout me produire dans des salles dignes de ce nom. Et, ce soir, pour le dernier concert avant ma véritable carrière, j'ai vraiment tout donné. Rarement j'avais regagné ma loge aussi fatiguée, comme vidée de toute mon énergie. Trois bis, avec deux chansons à chaque fois, et l'orchestre qui s'amusait à faire durer, c'en est presque trop.

Et, sitôt dans ma loge, je m'écroule sur le canapé. Un canapé blanc, mon caprice de star en devenir, où, d'un seul coup, tous mes sens se relâchent enfin. L'adrénaline est tombée d'un coup sec, je peux commencer à me détendre. Pas de danger d'être surprise par un fan égaré, j'ai exigé la présence d'un vigile à l'entrée. Il me faut au moins ça pour me protéger des ados boutonneuses qui seraient prêtes à me voler mes habits pour prétendre me ressembler, ou des ados graveleux qui me coucheraient dans leur lit sous prétexte que circulent des rumeurs quant à ma participation à des films X.

Je ne dirai pas que les rumeurs sont infondées, mais ce n'est pas ça qui donne à chacun le droit de me sauter ! J'ai juste tourné quelques scènes, en vue d'un film c'est vrai ; j'avoue même que ce fut très agréable, une fois l'appréhension levée, et que j'en ai oublié les caméras. Pas comme ces castings que j'avais fait auparavant, avec ce gros porc de Tengiko Mei Linaïsu, qui m'avait obligée à faire l'amour devant la caméra, avec lui et deux acteurs, soi-disant pour voir si j'étais open pour toutes les scènes. Ce pervers s'était engagé à détruire les vidéos, une fois sa prétendue analyse cinématographique faite. Toujours est-il qu'il ne m'a jamais rappelée, et j'espère qu'il n'a pas revendu ces vidéos à quelque journaliste véreux en mal de sensationnel.

Je me demande ce qu'il aurait pensé de mon costume de scène de ce soir, toute en blanc avec ma petite chemise, ma jupe disons très courte, et mes grandes chaussettes. Comme une écolière, mais en plus sexy! Seules mes ballerines étaient noires, mais l'uniformité blanche à permis à la suiveuse de caler sa colorimétrie et d'offrir toujours un éclairage tip-top. Encore une belle idée de Rioky ! Mais c'est du passé, la page se tourne ; je vais désormais jouer dans la cour des grands, et affronter des requins qui se soucieront plus de leurs bénéfices que de ma santé. Si je veux conquérir l'archipel avant de conquérir la planète, je n'ai pas le choix.

Il me reste à pouvoir mener mes deux carrières de front, le chant car c'est ce qui m'a toujours motivée, et le cinéma car j'ai pris goût à ces scènes torrides qui en feront fantasmer plus d'un. Silence et bouche cousue sur ce projet-là, mais, plus j'y pense, et plus me reviennent de délicieux souvenirs. Comme cette scène dans les bois, l'une des rares en extérieur finalement, où mon partenaire devait me trousser avant de me prendre couchée sur le capot de la voiture. Quel plaisir, surtout qu'il a fallu recommencer la scène plusieurs fois, et même avec sa doublure. J'en a l'entrejambe qui s'échauffe. Mais, bon, ce n'est pas je sujet du moment, Lynn ; essaie plutôt de débriefer ta prestation de ce soir, au lieu de fantasmer.

Raté ! A peine l'idée m'effleure-t-elle qu'on toque à ma porte. J'avais pourtant dit au vigile de bloquer le chemin à tout le monde, surtout en sachant que Ryoki ne voulait pas venir pour éviter les larmes. Nouveaux coups portés à la porte, l'importun s'énerve. Si c'est une groupie ou un afficionado, peu importe ; ils vont se faire expédier ! Maugréant, je me lève, tandis qu'une troisième volée de coups insiste :
« Voilà, voilà, j'arrive ! »

Mélinda Warren

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Re : Pression... Conviction... Exécution... (PV Mélinda Warren)

Réponse 1 septembre 17, 2013, 11:53:54 am

L’informatique était vraiment un outil merveilleux, même si Mélinda n’y comprenait pas grand-chose. Cependant, elle avait des esclaves qui, eux, s’y connaissaient, et des connaissances, à Mishima, qui savaient également y faire. C’était grâce à l’informatique qu’elle se tenait là, devant la porte de Lynn Minmey, ayant contourné sans difficulté les vigiles. Elle était une vampire, après tout, et il était temps pour elle de sceller un nouveau pacte, avec une nouvelle personne. Dans les profondeurs du Web, au milieu de sites pornos et d’images trash faisant passer RedTube pour un site de partage de bon goût, les esclaves de Mélinda avaient trouvé une vidéo curieuse. Elle était de mauvaise qualité, avec un mauvais cadrage, et ressemblait à une vidéo amateur, montrant une belle fille se faire prendre par plusieurs hommes. Trois hommes qui l’avaient prises, dans tous les sens. La vidéo était vraiment de mauvaise qualité, mais l’actrice ne simulait pas. Les filles de Mélinda avaient mené leurs recherches. La vidéo venait d’un réalisateur qui était poursuivi en justice, Tengiko Meï Linasu. C’était un obèse qui était poursuivi pour avoir commis une agression sexuelle sur une actrice, et était également accusée de les droguer. Mélinda avait mené son enquête, car elle avait, comme esclave, une femme qui était greffière à l’un des tribunaux de Seikusu. La greffière avait accès aux dossiers, et c’était beaucoup plus discret que d’aller au sein de la police. Mélinda connaissait suffisamment le monde pour savoir que le cœur d’une organisation se résumait aux secrétaires, ces hommes et ces femmes de l’ombre, comme les pages dans les châteaux médiévaux.

Meï Linasu était en affaires avec un journaliste véreux, amateur de tabloïds. Il lui remettait des scoops quand il en avait un, et, en piratant sa boîte mail, Mélinda avait appris que Linasu avait quelque chose de gros à proposer au journaliste, concernant une chanteuse célèbre. Il pouvait lui donner de quoi faire un énorme scoop, mais voulait pas mal d’argent. Meï Linasu avait ensuite été poursuivi en justice, et préférait attendre que son procès se calme, avant de reprendre les négociations. Sur son ordinateur, on avait trouvé la vidéo en question, et, grâce à de la retouche d’image, l’actrice avait été identifiée par les esclaves de Mélinda : Lynn Minmey ! On avait expliqué à la petite vampire que Lynn était une célèbre chanteuse japonaise, adorée des jeunes, qui était une artiste locale de Seikusu. Une rapide recherche sur Internet avait permis d’apprendre que, dans un récent communiqué de presse, un grand groupe de disque japonais s’apprêtait à signer un important contrat avec Lynn, qui lui permettrait d’avoir une carrière nationale, et même ensuite de briller à l’étranger, comme ces groupes de K-Pop qui pullulaient en Corée du Sud.

La vampire avait réfléchi. L’ordinateur de Meï Linasu avait été piraté, afin de détruire ce fichier vidéo, et Mélinda avait avec elle un DVD comprenant un exemplaire de ce film. Elle avait réfléchi, oui, et savait que la musique fascinait les Terriens. Certains voyaient de grands artistes presque comme des Dieux, surtout au Japon. Lynn pouvait être une égérie pour la jeunesse, et avoir quantité de fans, soit des individus qui pouvaient devenir des esclaves potentiels. Et puis, ne serait-ce que pour le prestige, avoir une star comme esclave était intéressant. La vampire avait donc décidé de s’occuper de Lynn. Elle avait une faille, une faille qui lui permettrait de soumettre Lynn, et d’en faire sa chose. Une faille qu’elle comptait naturellement exploiter. Le contexte était idéal. D’ici quelques jours, Lynn allait signer un gros contrat, et un scandale sexuel, surtout au Japon, ruinerait sa chance, et détruirait sa carrière de chanteuse, la cataloguant à jamais dans le rang des prostituées de bas étage.

Mélinda avait rejoint ses quartiers, et tapa doucement sur la porte, ravalant son sourire. Elle portait sa traditionnelle robe classique, une robe dorée avec des reliefs verts, et un décolleté plongeant au centre. La robe était ouverte au niveau de ses jambes, et était légèrement transparente. Elle n’était guère discrète avec un tel accoutrement, d’autant plus que la robe glissait sur le sol.

En attendant, elle attendait la femme, et tapa à nouveau.

*Qu’est-ce qu’elle fiche ?!*

Mélinda s’impatientait, quand elle finit par entendre la femme parler :

« Voilà, voilà, j'arrive ! »

Elle sentait son sang. Juteux, emballé, excité. La vampire sourit, se léchant les lèvres brièvement, avant que la porte ne s’ouvre. Elle cligna des yeux, lui souriant. Elle avait une tenue d’écolière blanche terriblement sexy, qui lui donnait envie de lui faire l’amour tout de suite. Et, maintenant qu’elle était face à elle, elle sentait également... Une curieuse oscillation sanguine dans son entrejambes, ce qui l’amena à réfréner un sourire.

« Bonjour, Mademoiselle Minmey ! Je... Je m’excuse de vous déranger, mais... Hum... Je m’appelle Mélinda, et je suis l’une de vos plus grandes fans ! Je... Je vous ai offert un cadeau... »

Baissant les yeux, comme si elle était timide, Mélinda tendit la jaquette du DVD en tendant ses deux mains, fixant ses pieds.

« Je vous en prie, Mademoiselle Minmey... Ce... Ce DVD est une compilation de... De moi et de toutes mes copines... Un hommage... Un hommage pour vous, vous qui êtes si belle... »

Elle parlait d’une petite voix timide et douce. La vampire savait être convaincante, quand elle le voulait.

« On... On a fait cette robe en pensant à vous... »

DC d’Alice Korvander.

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Lynn Minmey

Humain(e)

Re : Pression... Conviction... Exécution... (PV Mélinda Warren)

Réponse 2 septembre 18, 2013, 07:41:40 pm

« Waouh ! », c’est le seul mot que je suis capable de prononcer en ouvrant la porte. J’allais plutôt envoyer une phrase sèche et expéditive à quelque fan boutonneux venu me dire qu’il allait perdre son pucelage en me faisant monter au septième ciel. Mais là, une visiteuse élégante, dans une robe dorée digne d’un grand couturier français. Comme si l’une des notables de la ville venait rendre visite à une artiste, à moins que ce ne soit une productrice intéressée à me prendre sous contrat.

J’allais lui dire que c’est trop tard, quand un « (…) je suis l’une de vos plus grandes fans (…) » me ramène à une basse réalité matérielle, presque décevante, si ce n’est le cadeau qu’elle tient en main. Hum, elle est même adorable cette Mélinda ; elle a l’air toute timide, malgré sa classe. Hum, je ne suis pas sure qu’elle le soit tout le temps, et, quitte à être là, je suis tout à fait en droit de demander à l’une de mes fans de me faire un massage décontractant au sortir de scène. Au moins, ça lui fera un souvenir.

« Merci, c’est gentil, ce DVD ; j’aime les cadeaux, je les garde tous, tu sais. »
Inutile de lui dire que les CD et autres DVD pourris de minettes qui essaient de me copier avec une voix de casserole et un look de pute, ou de gringalets qui croient que de les voir caresser leur instrument en vidéo me donnera envie d’une partie de jambes en l’air avec eux, ça finit directement à la poubelle.

Mais bon, elle est toute timide, et si je veux lui demander de me masser pour me détendre, autant faire un effort.
« Allez, parce que c’est toi, je vais le mettre de suite. Viens, entre et ferme la porte. Tiens, assieds-toi sur ce canapé. »
Et hop, le DVD dans le lecteur, le son assez fort pour bien ridiculiser les voix de crécelles et autres gargouillis de Mélinda et ses copines. Ca commence fort, avec un titre débile, « La vie secrète d’une artiste ». Si c’est elle qui se croit artiste…

Un mec ? Il fait quoi, là ? Je le connais… Je ne sais plus où… C’est quoi ce truc ?
Je regarde Mélinda, un peu surprise : « J’espère qu’il ne va pas rester sur la vidéo, celui-là ».
Elle ne me répond pas, sans doute parce que ça doit ménager un effet de surprise que l’arrivée de ses copines, je suppose. Vraiment ringard comme mise en scène, comme clip aussi !

Mais je commence à blêmir, quand je vois le mec se déshabiller jusqu’à être nu, mais vraiment nu ; ce n’est pas un sexe qu’il a, c’est un truc insensé, un braquemart démesuré.
J’en ai déjà vu un comme ça, et, vu le peu d’expériences que j’ai vécues…
Il se déplace, il entre dans une pièce éclairée de spots, tenant la grosse tige en mains. On dirait vraiment un porno de mauvais goût, et pas un clip de pucelles. A quoi joue-t-elle ?
Je regarde Mélinda, mais je ne parviens pas à saisir la signification de son sourire ni de son regard.

Le DVD continue, et une voix venue de nulle part lance : « Vas-y, elle est chaude, commence par lui ramoner la chatte ! ».
Cette voix, je la connais, c’est celle de ce gros porc de Tengiko Mei Linaïsu. Le nom a jailli dans ma tête, au moment même où la caméra fixe mes propres fesses pilonnées par l’autre complice. J’éteins aussitôt le lecteur, je connais la suite, mais là n’est pas le problème.

Je me retourne vers Mélinda, les poings serrés :
« Où as-tu eu ça ? Tu as intérêt à me le dire, et vite ! Parce que, ton cadeau, je vais te le faire ravaler et tes jolies dents avec ! »
Zut, le vigile, il ne faut pas qu’il entende. Je rabaisse aussitôt la voix, pointant cette traîtresse du doigt :
« D’où tiens-tu ces horreurs ? De toutes façons, ce n’est qu’un montage foireux  fait par ce gros porc de Tengiko… »

Trop tard ! Je l’ai dit. Elle va savoir que je le connais, il faut vite faire diversion :
« Et cette robe, c’est quoi cette histoire de robe ? Tu sais ce que tu peux en faire de ta robe ? Tu vas vite me donner toutes les copies de ce DVD que tes copines ont aussi. Et tu as intérêt à disparaître aussitôt après. J’espère que c’est très clair ! »
Et moi, j’ai intérêt à vite savoir comment les saletés de ce pourri de Tengiko Mei Linaïsu sont arrivées là, et qui d’autre en a une copie. Passe encore que ma carrière d’actrice X soit en lancement, mais cette vidéo n’a rien du X raffiné, plutôt du porno de seconde zone.

Mélinda Warren

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Re : Pression... Conviction... Exécution... (PV Mélinda Warren)

Réponse 3 septembre 20, 2013, 03:04:23 am

Lynn la laisserait-elle entrer ? Ou non ? Mélinda se croirait presque dans l’un de ces épisodes niaiseux pour adolescents, où les vampires ne pouvaient pas rentrer dans un domicile sans invitation de ceux qui y vivaient... Une sorte de légende urbaine ridicule, comme si le domicile de la maison représentait un sanctuaire inviolable, où les forces du Mal ne pouvaient pas rentrer. C’était une belle allégorie de la philosophie américaine, une manière de dire aux jeunes que le domicile familial était un endroit sûr, et que l’extérieur, la rue, un monde dangereux, où il n’y avait aucune protection. Une sorte de relent de la logique puritaine et un peu illusionniste des Américains, cette croyance inutile qu’une vulgaire porte suffisait à retenir les monstres. Cependant, si Lynn lui claquait la porte au nez, Mélinda allait devoir insister, probablement faire preuve de violence, et ce n’était généralement pas de cette manière qu’elle aimait séduire ses proies, et en faire, progressivement, ses esclaves. Fort heureusement, Lynn sembla convaincue par les talents de comédienne de Mélinda, et la petite vampire entra, joignant ses mains dans son dos. Elle aimait bien sa robe, se sentir à l’intérieur. Elle était à la fois simple et sophistiquée. C’était un grand couturier ashnardien qui l’avait fait, travaillant pour un tisserand qui fournissait des robes aux Impériaux.

Mélinda entra donc dans la chambre de Lynn, assez cossue, et s’assit sur le canapé, restant dans son coin, avec ce petit air de petite ange qui lui allait si bien. Il était tellement facile de la prendre pour une espèce d’ange... Mais, en même temps, il y avait, dans son regard, dans son expression faciale, une impression qui laissait penser que cette innocence était surréaliste, trop réelle pour être crédible... Mais les humains s’y laissaient toujours avoir, tellement entraînés qu’ils étaient à se fier aux impressions et aux préjugés. Ayez l’air honnête, et vous serez honnête. Mélinda avait lu des livres terriens, et adorait notamment un livre de Maupassant, « Bel-Ami », un livre qui, selon elle, définissait très bien les rapports sociaux. Elle regardait Lynn mettre le DVD dans le lecteur, et l’image apparut. Elle avait déjà vu cette vidéo plusieurs fois, et suçota un doigt avec ses lèvres, brièvement, sentant le sang de Lynn s’emballer... Ce n’était sûrement pas sous l’effet du plaisir, mais de la panique. Il y eut un vif pic quand on entendit Meï Linasu parler dans le coin. Ce film amateur était vraiment amateur. Les sons étaient moyens, le cadrage nul, et il n’y avait qu’une seule caméra... Le caméraman avait visiblement la trique, car la caméra tremblait, en essayant de faire des gros plans, non pas sur les visages, mais sur les sexes qui dansaient de manière grotesque.

Elle se pourlécha la langue quand Lynn, offusquée se retourna vers elle, en la menaçant. Mélinda n’était nullement impressionnée. Elle avait affaire à des démons, elle affrontait des créatures infernales qui manipulaient la magie. Une petite humaine ne pouvait rien contre elle.

« Et cette robe, c’est quoi cette histoire de robe ? Tu sais ce que tu peux en faire de ta robe ? Tu vas vite me donner toutes les copies de ce DVD que tes copines ont aussi. Et tu as intérêt à disparaître aussitôt après. J’espère que c’est très clair ! »

Mélinda sourit, en pouffant à moitié :

« Hum... Je ne savais pas que les actrices pornos pouvaient être si fières... Pourtant, tu n’as pas à avoir honte, tu as fait une très bonne prestation, de ce que j’ai pu voir... »

Elle restait toujours assise, une cascade de cheveux tombant autour de sa tête. Cette femme ne pouvait pas l’effrayer, ni l’impressionner, elle la trouvait juste amusante.

« Si je sors d’ici, ce manager avec lequel tu veux signer un contrat recevra une bonne nouvelle sur son adresse mail... Et une vidéo se diffusera sur Internet... J’imagine de ça les commentaires des internautes regardant la vidéo : ‘‘Une égérie à l’image du Japon, ce pays de pervers...’’. Il paraît que les mômes t’adorent... »

Mélinda parlait d’une voix mélodieuse, afin que Lynn comprenne à qui elle parlait.

« Je dois te l’avouer, je ne suis pas une fan. Je n’ai jamais écouté une seule de tes chansons, mais, quand mes filles m’ont montré cette vidéo, je me suis dit qu’il y avait une piste à creuser... Cette vidéo... On l’a trouvé sur le disque dur de ce gros porc qui l’a filmé. Comme il a des... Comment dites-vous, déjà ? Ah oui... Des démêlés judiciaires, il n’a pas pu la diffuser. Il comptait la vendre à un journal, mais, grâce à mes doigts de fée, je suis désormais la seule détentrice au monde de cette vidéo... Je pensais te faire plaisir, en te disant que ce gros porc ne pouvait pas faire pression sur toi, et voilà comment tu me traites... »

Elle fit une petite mine boudeuse.

« Je pensais que tu me remercierais, que tu serais heureuse de savoir que tu as un ange gardien derrière toi, prête à te protéger de tes égarements, afin que tu réussisses ta carrière, et devienne une étoile... Et, au lieu de ça, tu me craches à la gueule comme si je te voulais du mal ! »

Elle ignorait si son numéro allait marcher, et s’en fichait. Elle savait que Lynn était en colère contre elle-même, et non contre Mélinda... En colère d’avoir du tourner dans un film porno, d’avoir une carrière d’actrice érotique, fortement incompatible avec la carrière qu’elle voulait se lancer. Elle devait se maudire pour sa stupidité, et Mélinda voulait pousser la chansonnette, l’amener à se sentir coupable. Dans le cas contraire, elle opterait pour l’intimidation.

Avoir plusieurs cordes à son arc, c’était indispensable.

DC d’Alice Korvander.

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