Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Catalina bénissait sa souplesse à l’instant présent, alors qu’elle se retrouvait les cuisses largement écartées, ouverte, offerte au regard du mâle, à sa queue épaisse qui revenait s’insérer en elle. Ses mains s’agrippèrent presque automatiquement aux épaules carrées alors que son dos se creusait pour mieux ressentir ce chibre qui la remplissait.

Elle ne pouvait guère bouger, mais les sensations étaient terriblement délicieuses. Même avec l’eau de la douche, Vance pouvait probablement sentir que sa féminité était lubrifiée à souhait pour son passage. Un gémissement quitta sa gorge en le sentant venir se ficher en elle jusqu’à la garde et son corps réagit de lui-même, se contractant autour de ce glaive qui l’empalait.

« Aaah… A vos ordres… Votre majesté, plaisanta (à moitié) la trentenaire en s’arquant sur le sexe de l’ancien catcheur. Mmmh… Oui, donne-moi tout… Oooh ! Remplis-moi de cette épaisse… Délicieuse… Queue, Vance ! »

Et même si ses mouvements étaient restreints, l’homme pouvait sentir la veuve emprisonner sa virilité dans le fourreau ardent de sa fleur. Il pouvait ressentir le bassin féminin cogner contre le sien quand elle utilisait ses abdominaux pour venir à sa rencontre.

Le mélange de la fraîcheur du carrelage dans son dos et de la chaleur du corps masculin la rendait dingue. Autant que la sensation d’être comblée à chaque coup de rein de son amant. Offrant son visage à la pluie venant de la douche, la brune ne se privait pas d’exprimer le plaisir qu’il lui offrait. Ses lèvres gourmandes venaient parfois effleurer la peau de l’homme pour aller mordiller son épaule, son cou, pour laisser sa langue laper le lobe de son oreille. Ses mains, relâchant par moment leur prise, venaient caresser le dos puissant de l’athlète, se perdre sur son crâne ou dans sa barbe pour caresser sa mâchoire, pour lui quémander un baiser ou deux.

« Oooh, juste comme ça, oui ! S’exclama-t-elle alors que ses yeux se révulsaient presque quand le gland de l’homme cogna contre un point sensible au creux de ses reins. Aaah, Vance… Plus fort ! Intima-t-elle en arquant les reins, haletante, alors que la chaleur du désir grimpait toujours plus, alors que son orgasme se rapprochait de nouveau. »

Tout son corps fut parcouru d’un frisson alors que sa perle si sensible cogna contre le pubis de l’homme, la rapprochant sensiblement du point de non-retour. Il ne suffirait pas de grand-chose pour la faire basculer de plus belle, pour la faire hurler le nom de son amant dans cette douche embuée… L’avantage étant qu’enchaîner les orgasmes était plus facile pour une femme. Et Catalina, insatiable qu’elle était, profitait de cet avantage sans compter, continuant de demander toujours plus à ses amants jusqu’à s’effondrer de fatigue.
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One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Catalina Taylor le dimanche 03 mai 2026, 17:13:59 »
La chaleur du désert n’arrangeait pas la position précaire de Calpurnia. Transportée comme un vulgaire sac jeté en travers d’un cheval, la blonde ne voyait guère le chemin avec la poussière que les sabots des chevaux soulevaient. Elle s’en prenait plein la gueule, littéralement, et s’était résignée à fermer les yeux. Elle avait abandonné l’espoir de réussir à se débarrasser du bâillon aussi, et avait cessé de tenter de crier quand sa gorge commença à la faire souffrir. Elle avait soif, chaud, faim, et rêvait d’un bain pour se dépoussiérer.

Peut-être s’était-elle endormie un instant, bercée par les cahots de la route, parce qu’elle se sentit rouvrir les yeux d’un coup quand deux bras la soulevèrent du cheval sur lequel elle était, la portant comme si elle ne pesait rien pour la déposer à terre. Elle n’avait pas la force de se débattre, malheureusement, et comme son regard affolé ne repérait rien qui l’aiderait à fuir, elle ne tenta même pas. De la rocaille à perte de vue. Et cette petite oasis. Un simple grondement lui avait échappé, presque inaudible, alors qu’elle avait senti les mains de l’homme contre sa croupe et qu’elle avait ensuite entendu le craquement de son corsage. Mais elle ne pouvait rien faire ligotée et bâillonnée comme elle l’était.

Se contentant d’un regard noir au travers de ses cils pleins de poussière, la belle reposa la tête par terre en fermant les yeux pour se protéger des rayons du soleil encore aveuglants. Après autant de temps sur le cheval, elle avait toujours l’impression de sentir le rythme de cette folle cavalcade imprimée dans son corps.

Elle ne put réprimer un sursaut en sentant de nouveau des mains sur elle la faire se redresser, et ses yeux s’ouvrirent en grand, paniqués, rencontrant ceux de celui qui semblait être le plus jeune. Ou le plus « docile ». Le moins dangereux, peut-être ? Le plus sensible ? Elle ne savait guère, mais elle apprécia énormément l’eau fraîche contre sa peau brûlante. Plus encore, elle apprécia de sentir la poussière être enlevée par le linge qu’il passa ensuite contre son visage.

De la brève discussion qui s’ensuivit entre les frères, l’espoir d’avoir de quoi boire s’évanouit aussi vite qu’il était apparu. Clignant des yeux alors que le bandit terminait de nettoyer sa peau sommairement, ses prunelles accrochèrent la silhouette de celui qui semblait être le chef. Serrant les dents contre le bâillon, elle détourna la tête, déterminée à ignorer ses ravisseurs. Mais elle ne pouvait pas se boucher les oreilles, et la conversation suivante la fit frémir d’horreur. Sans qu’elle ne puisse contrôler ses gestes, sa tête se tourna de nouveau vers les deux frères, attrapant le regard coupable d’Emett et celui, bien plus pervers, de Bill. Ses propres yeux s’écarquillèrent aux paroles du chef des bandits, sa peau perdant presque immédiatement une teinte malgré la chaleur. Il lui fallait s’échapper, et rapidement.

Mais même en profitant d’être laissée seule au bord de l’eau, la demoiselle terrifiée n’alla pas bien loin avec ses liens avant que les frères ne reviennent et ne recharge tout sur les chevaux. Y compris leur prisonnière.

Le trajet jusqu’à la grotte lui parut aussi interminable que rapide. Son cœur affolé battait tellement fort dans sa poitrine qu’elle était certaine que le cheval le ressentait. Et elle avait beau gigoter, elle ne glissait pas de la monture, à son plus grand regret. Pire, elle s’épuisa alors que les scénarios les plus pervers s’échappaient de son imagination, les paroles de Bill flottant encore dans son esprit.

Fermant les yeux de dépit alors qu’ils pénétraient enfin dans la grotte, Calpurnia se raidit quand l’un des bandits la déchargea à nouveau, les palpations indéniable cette fois, et elle gronda faiblement alors que son corps épuisé se retrouvait étendu sur une pierre plate. Ses cheveux, emmêlés et pleins de poussière, étaient heureusement hors de son visage. Mais ça lui laissait une vue imprenable sur les activités des frères qui s’installaient avec la rapidité de ceux qui l’ont fait tellement de fois qu’ils sont rôdés.

Frémissant sans pouvoir s’en empêcher alors que l’un d’eux s’approchait, les prunelles de la jeune femme luisait de l’appréhension qui ne l’avait pas quitté depuis leur arrêt près de l’eau. Elle se raidit de plus belle alors qu’il s’accroupissait à sa hauteur, s’apprêtant à lui enlever le bâillon. Elle trembla légèrement à son ton qui ne souffrait aucune contradiction et s’empressa de hocher la tête. Elle avait parfaitement compris qu’elle était dans de sales draps. Crier ne servirait à rien. Son seul espoir était de réussir à se débattre au bon moment pour prendre la fuite. Mais elle avait peu d’espoir d’en avoir l’opportunité.

Alors que le bâillon quittait enfin ses lèvres et sa bouche desséchée, la blonde toussa, grimaçant alors que sa gorge sèche s’irrita, et accepta gracieusement l’eau offerte par le scélérat. Gorgée après gorgée, la fraîcheur de l’eau apaisa sa gorge et sa soif. Avant qu’elle n’en soit de nouveau privée quand la gourde quitta ses lèvres rougies par la contrainte du bâillon. Un gémissement de protestation s’étrangla dans sa gorge alors qu’une nouvelle toux la secouait, puis elle tenta, d’une voix faible et rendue rauque par la soif de la chevauchée :

« Puis-je… Manger quelque chose ? »

Elle avait peu d’espoir qu’il la libère de ses liens pour la laisser se nourrir, mais ça ne lui coûtait rien d’essayer. Sinon, elle espérait qu’ils s’endormiraient vite après manger, avec la chevauchée qu’ils avaient faite, et que les menaces du bandit en chef n’étaient que ça, des menaces. Elle aurait peut-être le temps, cette nuit, de se libérer et de fuir…
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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Cypress Thornwood le dimanche 03 mai 2026, 17:12:53 »
Nouant ses bras autour des épaules du vampire, Cypress souriait avec une satisfaction certaine. Elle n’aurait pas imaginé que la présence d’Hadrian puisse lui manquer après aussi peu de temps passé en sa compagnie, mais les faits étaient là, indéniables. Elle était heureuse de sa présence auprès d’elle, et ce n’était pas seulement dû aux baisers auxquels elle avait droit. Resserrant un peu se prise contre lui, battant doucement des jambes pour ne pas couler, la gorgone opina doucement de la tête alors qu’il lui annonçait qu’elle ne serait plus aussi confinée qu’auparavant. Un petit rire salua la fin de son annonce.

« Ce n’était en effet pas des plus contraignant, approuva-t-elle. Et votre compagnie, ou celle de Vanessa, est loin de m’être désagréable, donc je ne considère pas vraiment cette contrainte comme un désagrément. »

Revenant poser les bras contre le rebord quand l’étreinte du vampire se relâcha, elle pencha la tête sur le côté en écoutant sa proposition, un sourire amusé flottant sur ses lèvres. Derrière les verres tintés, ses prunelles pétillaient de malice.

« Mmh, ça me paraît être une proposition des plus honorables. Même si je doute qu’il y ait vraiment un perdant, avec ces enjeux. Et je vous fais entièrement confiance ! Paré ? A trois ! Un… Deux… Trois ! »

(Lancé de dés, sur le discord. Pair, Cypress gagne. Impair, Hadrian gagne. Résultat : 4)
Cypress se détacha du rebord en poussant fort sur ses jambes, s’élançant dans l’eau d’un geste fluide. Malgré la présence de ses lunettes, la gorgone mettait la tête sous l’eau tout en joignant ses mains à l’avant, attendant que son impulsion ralentisse pour commencer à nager.

Même si elle aimait l’eau, et nager, l’étudiante n’était pas une professionnelle. Elle n’avait jamais réussi à maîtriser le crawl, par exemple, aussi utilisait-t-elle tout simplement la brasse. Ressortant la tête de l’eau pour respirer, elle nota que le vampire n’était pas très loin derrière elle et redoubla d’effort alors que les serpents sur sa tête faisaient leur possible pour ne pas se retrouver immergés.

La ligne d’arriver, l’autre bord du bassin, était proche. Encore quelques brasses et….

« Gagné ! S’exclama-t-elle en s’accrochant au rebord alors que son compagnon n’était pas loin derrière, le regard jubilant malgré les gouttes d’eau sur ses lunettes. »

Elle lui offrit un sourire triomphant, sachant pertinemment qu’elle aurait été loin derrière s’il avait utilisé ses capacités surnaturelles.

« Quant à mon prix… Vous aviez une bonne idée, avec cette soirée. Je crois que je vais me fixer là-dessus… »

Elle n’avait pas encore trop d’idées quant au déroulement de cette soirée, mais peut-être pourrait-elle proposer un cinéma ? Et une promenade au jardin botanique ? A moins que sortir du complexe ne soit trop dangereux. Dans ce cas, peut-être pourraient-ils en profiter pour explorer un peu plus ces délices charnels qu’il lui avait fait découvrir…

Indécise, elle lui proposa les deux options, le laissant décider en fonction du danger impliqué.
4
Comme à chaque fois, la fée prit un instant pour répondre, réfléchissant véritablement et avec emphase à la question, à sa réponse et à ce que les deux pouvaient impliquer. Lorsqu’elle répondit enfin, avec ce ton toujours égal, presque impavide, Franz la toisa avec curiosité quelques secondes avant de la suivre, haussant les épaules en lui emboîtant le pas. Il ne prit pas la parole car ils n’étaient pas seuls, et il mettait un point d’honneur à ne pas trahir sa nature par les sujets qu’il pouvait aborder. Souvent, il usait de formulations détournées lorsqu’il était forcé d’aborder un sujet sensible en public. Sinon, il s’abstenait et attendait d’être en privé. Pourtant, il fut vite assez évident que personne n’écoutait, à l’abribus. Une poignée de collègues et une vague d’étudiants étaient bien là, mais tous étaient occupés sur leurs téléphones, rattrapant leur vie sociale en ligne en attente, découvrant ce qu’ils avaient raté en travaillant, avant de retourner au travail pour consulter leurs mails et y répondre. Alors, quand Séliane parla encore, Franz l’écoutant d’une oreille seulement distraite en apparence, le démon soupira légèrement et, se laissant aller contre la surface froide d’un poteau, regardant le sol, il exprima à son tour ses pensées :

« Si fueris Romae, Romono vivito more; si fueris alibi, vivito sicut ibi. »

Un léger sourire malicieux se dessina sur son visage tandis qu’il se redressait, scrutant les feuilles d’un arbre distraitement en focalisant pourtant son attention sur elle, guettant sa réaction. Il se demandait si elle pouvait comprendre les langues anciennes et si elle saisissait le sens de ces mots. Sans doute était-ce sa motivation derrière sa démarche : elle voulait expérimenter la vie humaine telle une humaine, elle était venue ici pour cela. L’alternative la plus probable eut été plus sensible et aurait inclus la possibilité qu’elle s’intéresse simplement à sa vie, à lui. Peut-être avait-elle saisi sa nature et savait-elle qu’il pourrait transplaner s’il l’avait voulu, étudiant cette ancienne magie pour se rendre d’un geste et d’une pensée d’un point à l’autre du monde. Peut-être se demandait-elle ce qui le poussait à prendre le bus, ce qui l’éloignait tant de sa nature magique, maléfique, démoniaque.

Ou peut-être s’intéressait-elle juste à lui, mais c’était un panier de crabes auquel il ne souhaitait pas songer. C’était bien trop problématique. Pour lui, s’ouvrir était la source de grands problèmes et il ne désirait pas tester la résistance de sa collègue à son influence. Après tout, elle était belle et dotée de cette aura surnaturelle la rendant mystérieuse et attrayante. Il savait qu’il ne saurait pas résister. D’ailleurs…

« Sachez simplement que, d’aventure, je ne serais pas contre en savoir plus sur vous. »

Il retourna son regard sur elle en souriant tandis que le bus arrivait, et que tout le monde s’y pressait dans un désordre ordonné et précipité. Ils prirent leurs places d’après le choix de Séliane, autant à l’écart que possible, et ils commencèrent leur route vers la Toussaint. Tout le monde restait sur son téléphone. Ceux qui le posaient sortaient leur ordinateur portable pour travailler dessus. Franz les observait avec cynisme. Le travail avait toujours été central dans la vie des Humains, mais il avait été une question de survie, d’accomplissement et de devoir par le passé quand, aujourd’hui, presque tous manquaient de but et d’inspiration, esclaves ignares d’un système se nourrissant de leur servilité matérialiste. Pour se sortir cette observation de la tête, il rouvrit son sac, se plongeant dans son plus crucial travail du moment en préparant les machines.

Interrompu par la fée, il se pencha vers elle pour bien l’écouter et hocha la tête avec gravité à ses propos. Il était sans doute vrai qu’il fut sensible à la présence des failles. Après tout, n’était-il pas, lui-même, une créature magique dont la dimension originelle, celle dont son essence était tirée, où elle était née, se trouvait là, derrière une de ces ondes extradimensionnelles ?

« Sans doute, concéda-t-il placidement. A en croire les légendes, la dimension des miens se trouve derrière certaines de ces failles. »

Doucement, il ricana et ajouta :

« Je préférerais ne pas avoir à me perdre dans une de celles-là. »

La plupart des croyances croyaient en un paradis et un enfer, leur donnant des descriptions diverses et variées. Pour certains, ce monde était l’enfer à traverser avant le paradis. Pour d’autres, c’était à nous de créer ici le paradis. Pour beaucoup, paradis et enfer étaient dissociés du monde. Quoi qu’il en soit, il y en avait une multitude et certains étaient bien pires ou bien plus ennuyeux que d’autres. Oui, il vallait mieux ne pas se perdre dans ce que les croyances des masses avaient fait naître.

Arrêt après arrêt, le bus se clairsemait. Ils approchaient de la Toussaint et les poils du démon se dressèrent dans un frisson instinctif. Une seconde après, une machine se mit à grésiller tel un compteur Geiger. Il avait adapté le concept aux exoparticules diffusées par le processus et il n’y avait que des traces, ici ; mais il y en avait déjà.

« Nous devrions descendre au prochain arrêt, proposa-t-il. Le milieu est plus… actif… que je l’aurais cru. »
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Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le dimanche 03 mai 2026, 06:24:42 »
Lorsque la créature ouvrit finalement les yeux, Weyrith eut un mouvement de recul. Il ne s’agissait pas de peur, mais d’un réflexe défensif. Il ne savait pas à quoi s’attendre, mais il ne s’attendait certainement pas à la férocité tranquille de ces iris d’un turquoise glacial lui rappelant la banquise qu’inspirait sa pigmentation d’albâtre. Leur dureté posée inspirait une force cachée et brute qui mit le guerrier immédiatement en garde. Ses sens, déjà à l’affût, se concentrèrent sur elle et ses alentours. Il repéra le trouble du bassin sans pouvoir vraiment l’identifier, mais il sut que le milieu aqueux autour d’elle, et auquel elle était étroitement liée, vivait autour d’elle.

Lorsqu’elle ouvrit enfin la bouche, ses mots lui arrivèrent avec un délai troublant, comme si l’air auquel elle était accoutumée n’était pas le même. Comme si elle n’avait jamais été faite pour communiquer ici, avec lui, avec ses semblables. C’était un être d’un autre milieu, d’un autre monde. Elle le lui confirma en refusant son autorité, le scrutant tout en affirmant son indépendance à son égard. L’Empereur se révéla assez contrarié par cette posture, car partout où il posait le pied la loi d’Ashnard prévalait. Le fort commandait et, partout où il posait le pied en personne, sa force prévalait. Même sur les terres nexusiennes, en campagne, il contrôlait ce qu’il touchait, leur loi ne revenant qu’à son départ et au retour des troupes de la vaste mégalopole. Alors, il se moquait bien d’où elle pouvait venir. Elle était sous son autorité.

Il s’attendait à devoir faire prévaloir son droit à commander. Si elle ne le connaissait pas, elle le connaîtrait bientôt. Le rapport de force entre les deux individus s’installait rapidement et la manière dont elle donna son nom fit pressentir à l’Elfe le combat à venir. Il ne tira pas d’arme, cependant, ni ne chercha de quoi se défendre. S’il avait bien cerné cette Thyia, il n’en aurait pas besoin. Il ne serait qu’encombré.

Et, en effet, l’attaque arriva, soudaine, brutale. Une ligne d’eau se matérialisa entre eux, fonçant sur lui, cherchant à le frapper. Elle ne visait rien de vital. Peut-être ne connaissait-elle pas sa physiologie. Elle ne frappait pas à un endroit avisé non plus. Peut-être n’était-elle pas une guerrière. Quoi qu’il en soit, elle arriva vite et sans crier gare. Weyrith serra les dents et jura en se projetant sur le côté. Les Vents le portèrent, le faisant glisser sur le parquet, tandis qu’une bourrasque invisible brisait la lame aqueuse, la faisant plier pour l’éloigner l’instant nécessaire, et la maintenant à distance. Mais le fameux bretteur qu’il était savait que le danger pouvait venir de partout dans ce bassin, et il focalisa son attention non pas sur elle, mais sur l’eau. Il ferma les yeux, se concentra et écouta.

A la surface, une autre perturbation fit frémir l’air, secouant ses particules invisibles. Il en fut alerté. Inconscient de ses pouvoirs très puissants, il mettait souvent ses capacités sur le compte des mauvaises choses, s’imaginant un sixième sens ou des réactions instantanées lorsqu’il ne réagissait qu’à une vitesse normale à des choses qu’il avait senti instinctivement sans le comprendre. Il pivota, cette fois, au moment où la lame se forma, glissant si soudainement qu’il fut très brièvement flou à l’œil du commun. Et il rouvrit les yeux pour planter ses iris couleur lavande sur elle, dans lesquels ses pupilles brillaient d’un feu ardent.

« Tu n’as pas l’air de comprendre face à qui tu te trouves, Thyia. Laisse-moi faire des présentations d’usage ! »

Furieux, il s’élança vers le bassin. Une lame tenta de l’atteindre, mais un geste rageur du bras s’accompagna d’un tourbillon d’air qui empêcha l’eau de garder une structure cohérente en surface. Dans le même temps, il empêcha malgré tout Weyrith d’avancer jusqu’à elle, permettant à Thyia de monter une défense.
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Les terres sauvages / Re : Chasseurs d'Éternité (Yukka/Grayle)
« Dernier message par Grayle le pérégrin le vendredi 01 mai 2026, 11:56:31 »
Grayle s'était tourné vers Yukka, appuyé sur son coude, pour la regarder, ses yeux bleus brillants dans l'obscurité, éclairés par les flammes de leur feu de fortune. Ce dernier, d'ailleurs, projetait un clair-obscur surnaturel sur Yukka, dont le corps puissant et musclé était le réceptacle parfait de telles attentions. Les courbes dessinées par ses muscles traçaient des fossés d'ombres entourant des collines d'un bleu orangé.

Grayle n'arrivait plus à détacher ses yeux de sa partenaire de voyage. A un moment, en baillant, il ferma les yeux, et malgré tout, l'image du corps de Yukka restait parfaitement visible dans son esprit. Lorsqu'elle se leva, il resta muet, faisant de son mieux pour ne pas avoir la bouche grande ouverte comme un poisson idiot. Les étirements de Yukka la mettait encore plus en valeur et, ne connaissant pas encore le vrai caractère de la jeune femme, Grayle ignorait si ces exercices qui faisaient rouler ses muscles sous sa peau était une simple manie nocturne ou une manière de se montrer à lui. 

Quoi qu'il en soit, il n'en perdit pas une goutte, et la vision de Yukka lever les bras au ciel, puis faire des talons-fesses, resta gravé dans son esprit à jamais. Que Yukka saisisse sa hache à trois mains ne mit pas fin à l'enchantement, ni n'étouffa le feu qui avait commencé à couver dans le corps de Grayle. Au contraire, intimidante, elle n'en devenait que plus excitante. Mais il eu toutefois un mouvement de recul lorsque l'armure de Yukka se déploya.

- Woah !

L'acier épais et magique se mit à recouvrir une partie de son corps. Bien peu en réalité. Une telle armure aurait éveillé les moqueries si portée par une simple humaine normale...

Mais Yukka n'était pas une simple humaine normale. Alors qu'elle lui expliquait que cette armure avait été enchantée pour elle, il s'approcha avec curiosité, s'extrayant de son matelas, tendant son bras.

- Je... je peux toucher ? Il se mit à rougir et rire nerveusement L'ARMURE ! Je parle de l'armure ! Elle resta silencieuse un long moment, avant de hocher la tête d'assentiment.

- Merci.

L'homme torse nu s'avanca vers elle, et ses mains caressèrent les épaisses plaques d'armure qui recouvraient ses mollets. L'armure était froide, lourde, dense. Il pouvait sentir la puissance et la résistance du matériaux, si fort contre sa chair si humaine et si faible.

- T... elle est magnifique. dit-il en la détaillant de haut en bas. J'adorerais avoir la même. Pendant un bref instant, ses yeux s'attardèrent sur la "culotte" de l'armure, qui protégeait l'intimité de Yukka, avant de glisser sur son plastron, les courbures de sa poitrine. Sa main se posa sur les épaulières sculptées en forme de lion.

Un silence profond s'était abattu sur leur campement, alors qu'il continuait de s'émerveiller de l'armure de la Nunat...
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Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Thyia Tapsus le mercredi 29 avril 2026, 15:09:35 »
Je ne bouge pas. Pas encore.

Le silence à l’intérieur du chariot n’est qu’une illusion. À l’extérieur, le monde ne s’est pas arrêté. Je l’entends continuer, lourd, vivant, imparfait. Des pas résonnent, profonds, irréguliers, faisant vibrer le bois sous leur poids. Des voix s’élèvent, graves, rugueuses, sans retenue. Les ogres. Ils ne combattent plus. Ils déplacent, rangent, reconstruisent avec une brutalité presque méthodique. Leurs gestes sont simples, mais efficaces. Leur présence forme une masse diffuse que je perçois sans la voir.

Certains s’approchent.

Leur curiosité est palpable. Elle n’a rien de discret. Elle ne cherche pas à se cacher. Ils regardent sans comprendre, attirés par ce qu’ils ne peuvent pas nommer. Je sens leur attention peser, mais je ne leur rends pas encore ce regard.

L’eau me maintient. Elle m’aide à me reformer, à me stabiliser, mais elle ne suffit pas. Elle n’est pas l’océan. Elle ne me reconnaît pas. Chaque mouvement reste coûteux, chaque instant hors de mon élément laisse une trace dans ce que je suis. Pourtant, je tiens.

Parce que lui est là.

Sa présence tranche avec tout le reste. Elle n’est pas diffuse. Elle ne se perd pas dans le chaos ambiant. Elle s’impose. Sa voix, lorsqu’elle résonne, coupe le monde extérieur sans effort. Elle ne demande pas. Elle affirme.

Je sens ce qui l’entoure.

Ce ne sont pas des flux d’eau. Ce n’est pas quelque chose que je connais… mais cela répond. Cela se plie à sa volonté. Les vents. Ils l’enveloppent sans l’entraver, prêts à réagir. Il ne se contente pas d’exister dans cet environnement. Il agit dessus. Il le contrôle.

Lorsqu’il parle de commandement… je comprends. Mais je ne réponds pas immédiatement.

Je laisse le silence s’installer entre nous. Il s’étire, se charge, devient presque tangible. À l’extérieur, quelque chose de lourd chute. Un grondement suit, puis un rire épais. Rien de tout cela ne l’atteint. Rien de tout cela ne m’atteint.

Alors, lentement, mes yeux s’ouvrent. Je ne cherche pas son regard. Je sais déjà où il est. Je le vois.
Je ne me redresse pas. Je reste immergée, immobile en apparence. Pourtant, quelque chose change.

L’eau autour de moi réagit. Un frémissement, à peine visible, mais suffisant. Ma présence revient.
Tu te trompes.

Ma voix ne traverse pas l’air comme la sienne. Elle glisse, altérée, comme si elle devait franchir une densité invisible avant de l’atteindre.
Je ne reçois pas d’ordre. Pas de toi.

Je le regarde plus attentivement. Il ne recule pas. Même maintenant. Alors je me nomme.
Je me suis prénommée Thyia.

Ce n’est ni une offrande, ni une concession. C’est un fait.

Sous l’eau, mes doigts bougent à nouveau. Cette fois, le mouvement est plus assuré. Je sens encore la faiblesse dans mes gestes, mais elle ne m’empêche plus d’agir. Elle ne fait que limiter l’ampleur de ce que je peux faire.

Je ne cherche pas à mesurer sa puissance. Elle est déjà là, évidente. Je veux voir autre chose. Sa réaction.

Sans prévenir, l’eau autour de mon bras se contracte. Elle se densifie, se tend, puis se projette vers lui avec précision. Ce n’est pas une vague. C’est une lame. Fine. Rapide. Contrôlée. Pas destinée à tuer. Destinée à révéler.

À l’extérieur, les ogres continuent de s’agiter, mais certains ralentissent. Leur instinct capte le changement, sans qu’ils puissent en comprendre la cause. Une tension différente s’installe.

À l’intérieur, tout se joue ici. Et moi… j’observe.

Parce que s’il tient… alors il devient intéressant.
8
Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le mardi 28 avril 2026, 23:40:35 »
Le contact survient sans avertissement. Ses mains sont saisies. Fermement. Ancrées dans une réalité plus directe, plus brute que tout ce qui les entourait jusqu’ici. Et l’instant se tend.
Pas autour d’eux. Entre eux.

Les papillons réagissent les premiers. Leur trajectoire se brise, hésite puis se resserre. Leur lumière pulse, plus vive, plus instable, comme troublée par une interférence soudaine. Aucun ne se pose. Aucun ne fuit. Ils observent.

Séliane, elle, ne retire pas ses mains. Pas immédiatement. Son regard ne change pas mais quelque chose, dans sa présence, se réorganise. Plus dense. Plus précise.

Le contact n’est pas douloureux. Mais il est… révélateur.

Ce qu’elle perçoit ne ressemble à rien de ce qu’elle a rencontré depuis son arrivée. Ni flux naturel, ni écho spirituel, ni trace laissée par ce monde. C’est une structure étrangère. Cohérente. Fermée.
Et pourtant… Vivante. Ses doigts se détendent légèrement dans la prise d’Adel. Non pour se libérer. Pour sentir. Confirmer.

Ses papillons frémissent à l’unisson. Autour d’eux, le monde répond. Le tambour, au loin, manque à nouveau un battement. La clochette tinte. Une seule fois. Plus nette. Plus proche. Et dans l’air, une tension subtile s’installe. Pas hostile. Mais attentive. Le sanctuaire observe.

La jeune femme incline très légèrement la tête. Pas en signe de soumission. En reconnaissance. Puis, avec une lenteur parfaitement maîtrisée, elle retire ses mains. Sans brusquerie. Sans résistance. Comme si le geste lui appartenait depuis le début. Ses doigts glissent hors de sa prise. Libres.

Son regard, lui, ne l’a jamais quitté.
Vous posez des questions…

Sa voix est toujours calme. Mais plus ancrée.
…avant d’écouter les réponses.

Une pause. Infime. Puis :
Vous n’êtes pas de ce lieu.

Pas une hypothèse. Un fait.

Ses yeux descendent brièvement vers la lanterne, dont la chaleur naissante ne lui échappe pas, puis remontent vers lui sans commentaire. Elle a vu. Elle n’interprète pas encore.

Pas à voix haute.
Quant à moi…

Elle s’arrête. Comme si le mot exact n’existait pas ici. Ou ne devait pas être donné.

Alors la fée choisit autrement.
Je suis celle qui observe pour comprendre avant de juger.

Ce n’est pas une identité. C’est une position. Ses papillons se rapprochent à nouveau, mais cette fois, leur mouvement est plus lent. Plus mesuré. Ils ne tournent plus autour de lui. Ils restent entre eux deux. Comme une frontière lumineuse. Puis, très légèrement, elle penche la tête.

Et cette fois, le geste n’est ni rituel, ni social. Il est… curieux.
Et vous…

Une respiration. Presque imperceptible.
Vous ne savez pas encore ce que vous êtes ici.

Le silence entre eux ne se brise pas. Il se transforme. Moins tendu. Plus… orienté.

Séliane ne détourne pas immédiatement le regard. Elle le maintient encore un instant, comme pour ancrer ce qu’elle vient de percevoir en lui. Puis, lentement, sans rupture, son attention glisse ailleurs. Pas loin. Juste assez. Vers le stand de talismans.

Les omamori y sont suspendus en lignes légères, oscillant doucement sous une brise presque imperceptible. Les tissus sont variés. Rouges profonds, blancs immaculés, bleus apaisants, violets discrets. Chacun brodé de symboles, de caractères, de promesses silencieuses.

Certains passants s’en emparent avec hésitation. D’autres avec certitude. Comme si le choix venait d’eux… ou les choisissait.

Les papillons suivent ce mouvement. Leur lumière s’attarde brièvement sur les talismans, glisse de l’un à l’autre, puis revient. Vers lui.

La princesse incline très légèrement la tête dans cette direction. Pas un ordre. Pas une invitation. Un point d’attention.
Ils portent des intentions.

Sa voix est basse, presque pensée à voix haute. Ses yeux ne sont plus sur les talismans. Ils sont revenus sur lui.
Pas celles que l’on montre.

Une pause. Infime.
Celles que l’on garde.

Le tintement discret des amulettes accompagne ses mots. Autour d’eux, le monde continue mais plus lentement, comme si quelque chose attendait.

Ses papillons se stabilisent à mi-distance, formant une présence silencieuse entre eux et le reste du festival. Et elle se tait. Elle n’ajoute rien. Elle ne demande rien. Mais son regard… ne le lâche pas.

Attentif. Patient. Prêt à voir ce qu’il choisira de révéler.
9
Le papillon apparaît le premier. Une lueur douce dans le crépuscule, flottant entre les silhouettes des élèves qui quittent peu à peu l’établissement. Puis Séliane émerge à son tour, avançant avec son calme habituel à travers le flot des derniers départs. La lumière du soir glisse sur les vitres, allonge les ombres, adoucit les contours du campus. Son regard trouve immédiatement Franz perché sur le muret. Elle remarque la cigarette écrasée. Le sac. L’énergie plus stable qu’au matin. Et, surtout, cette manière qu’il a d’être déjà prêt à avancer.

Lorsqu’il saute au sol et lui demande si elle est prête, ses yeux se posent brièvement sur les instruments qu’il lui montre. Elle les observe avec une attention sincère. La précision humaine. La volonté de comprendre. La volonté de se protéger.

Elle incline légèrement la tête.
Je suis prête.

Sa voix est calme. Simple. Lorsqu’il referme le sac et prend naturellement la direction de l’arrêt de bus, elle le suit sans poser de question immédiate.

Les derniers élèves s’éloignent derrière eux. Le campus se vide peu à peu, laissant place aux bruits du soir : les pneus lointains sur la route, le chant discret des insectes, le souffle du vent dans les arbres.
Puis Franz explique. Le bus. La manière habituelle. Et cette question, presque lancée à la volée :
«Vous avez quelque chose de plus… évolué ? Ou on procède de cette manière ?»

Le papillon décrit une petite spirale au-dessus de l’épaule de la professeure. Elle garde le silence quelques secondes. Ses yeux glissent vers la route. Vers l’arrêt. Vers les quelques personnes déjà présentes.

Puis elle tourne la tête vers lui.
Oui.

La réponse tombe avec naturel. Sans arrogance. Sans mystère forcé. Juste un constat. Une légère pause suit. Le temps d’un pas.

Puis Séliane ajoute, doucement :
Mais je pense que ce moyen-ci conviendra.

Son regard se pose sur lui. Calme. Très légèrement adouci.
Si c’est ainsi que vous vous déplacez, alors cela me convient.

Leurs pas ralentissent à l’approche de l’arrêt. Le papillon vient se poser un instant sur la vitre de l’abribus avant de reprendre son vol. La jeune femme observe les humains qui attendent. Les regards fatigués. Les gestes répétitifs. Les sacs serrés contre les jambes. Les téléphones entre les mains. Tout un petit rituel silencieux.

Elle observe cet usage humain comme elle observerait une coutume ancienne et veut réellement savoir si tous les bus ont le même rituel car elle n’a pris le bus qu’une seule fois. Il y a de cela 4 jours.

Le vent soulève légèrement une mèche de ses cheveux. Puis, après un court silence, l'étrangère reprend :
J’ignore encore beaucoup de vos habitudes.

Son regard revient vers lui. Plus direct.
Mais je préfère apprendre celles qui vous sont familières…

Une pause. Très légère.
… plutôt que de vous imposer les miennes.

Le papillon revient flotter entre eux, lumineux dans la pénombre naissante. Et Séliane détourne doucement les yeux vers la route, comme si elle n’avait pas conscience de la portée de ce qu’elle vient de dire. Mais dans la douceur tranquille de sa voix, quelque chose s’est déplacé. Ce n’est plus seulement une alliance. Ceci est une manière discrète de lui dire : “je pourrais vous emmener autrement… mais je choisis d’aller avec vous.

La fée ne s’est pas changée et reste dans sa tenue de professeure. Enfin, ce qu’elle croit être la tenue professorale mais sans blouse. Une longue robe ample si fluide qu’on pourrait la voire liquide pour les non humains d’origine. D’un bleu nuit si profond et de rares petits éclats lumineux que l’on pourrait croire que la nuit elle-même est une personne. Sauf que cette fois la personnalité royale d’une autre planète s’est détachée ses longs cheveux sans y avoir pris la peine de les coiffer, ressemblant à une professeure venant tout juste de se lever de son lit.

Une fois dans le bus, elle choisit les places du fond histoire d’être un peu plus à l’aise afin de murmurer deux ou trois autres petites choses.

Et pourtant, autour de Séliane, quelque chose demeure légèrement à part. Son regard glisse vers la ville au loin. Vers la direction du quartier de la Toussaint.

Sa voix baisse d’un ton.
Plus nous approcherons…

Une pause.
… plus il sera important que vous me disiez immédiatement si vous sentez un changement.

Ses yeux se tournent vers lui. Directs.
Pas seulement dans vos appareils.

Un silence très léger.
En vous.

Le papillon se pose un instant sur la tête de sa propriétaire, ses ailes vibrant doucement. Puis, presque plus bas encore :
Les seuils actifs influencent rarement uniquement leur environnement.

Son regard s’adoucit.
Et vous y êtes déjà sensible.
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Kei Kurono le dimanche 26 avril 2026, 22:48:08 »
22h47

Toujours étonné de voir que le forum est toujours vivant à chacun de mes passages. ^^ Bonsoir là dedans !
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