Identité : Nom : TAPSUS
Prénom : Thyia
Âge : (apparence et réel) ~25 ans, ~ 200 ans. Je n’ai pas d’âge.
Mais si tu tiens à compter… alors compte les marées.
Sexe : Féminin
Race : Avatar
Sexualité : Hétérosexuelle
Physique :Forme HumanoïdeJe ne respire pas comme vous.
L’air m’est tolérable, mais ce n’est pas lui qui me fait vivre. Ce qui circule en moi… est plus ancien, plus lent. Un flux silencieux, une marée enfermée sous ma peau. Si tu regardes assez longtemps, tu la verras. Elle ne se cache pas vraiment.
Au jugé, je mesure 1m75. Mon poids ? Il est inconstant. Oscillant entre une légèreté irréelle et une densité oppressante. Certains disent que je ne pèse rien. D’autres… qu’ils ont eu l’impression de porter l’océan.
Ma chair est pâle, presque translucide. Elle capte la lumière sans jamais la garder. Je ne brille pas… je réfléchis. Comme une surface d’eau immobile, juste avant qu’elle ne cède.
Mes cheveux ne tombent pas. Ils dérivent. Longs, clairs, animés d’un mouvement qui n’appartient pas à ce monde, ils flottent autour de moi comme s’ils refusaient toute contrainte. Même ici, même loin de l’océan… ils obéissent encore à ses lois.
Mes yeux n’ont pas été faits pour rassurer. Ils observent. Leur teinte change. Douce, parfois. Profonde, souvent. Et lorsqu’elle s’assombrit… ce n’est pas la lumière qui disparaît. C’est autre chose qui remonte.
Mon corps est marqué. Des formes sombres, mouvantes, parcourent ma peau. Elles ne sont ni tatouées, ni gravées. Elles vivent. Elles frémissent lorsque je me rapproche de ce que je suis réellement.
Mes mains, elles, trahissent toujours ma nature. Mes doigts sont fins, trop peut-être. Et à leur extrémité… des griffes. Subtiles. Presque élégantes. Translucides, comme du verre humide ou de la glace sombre. Elles peuvent caresser sans blesser… ou entailler sans prévenir.
Je n’ai pas besoin de choisir.
Et parfois, je cesse d’être entièrement solide.
Forme AbyssaleIl existe une version de moi que je ne montre pas. Pas par peur. Par nécessité.
Lorsque je cesse de contenir ce que les profondeurs ont laissé en moi… mon corps ne suffit plus.
Il se brise. Ma peau se délite en flux liquides, mes membres se déforment, s’étirent, se reforment. Mes contours disparaissent.
Je ne suis plus une silhouette. Je deviens une présence. Une masse mouvante. Une pression constante.
L’eau m’entoure. Même lorsqu’elle n’existe pas. L’air s’alourdit. Chaque mouvement devient lent, comme si le monde entier plongeait avec moi.
Et dans cette forme… je ne suis plus seule. Mes yeux ne sont plus uniques. Ils sont partout.
Et lorsque j’utilise le Rideau des Cauchemars sous cette forme, il ne se dresse plus. Il t’engloutit.
Caractère : Je ne suis ni cruelle… ni bienveillante. Ces notions changent trop vite pour avoir de la valeur. Je suis cohérente.
Je n’agis jamais sans raison. Je ne protège pas sans nécessité. Chaque geste, chaque décision… suit une logique simple : révéler ce qui est enfoui.
Vous êtes fascinants. Pas pour votre force. Pas pour vos corps. Pour vos peurs. Vous les cachez. Vous les évitez. Vous les niez avec une obstination presque admirable. Et pourtant… elles vous définissent plus que tout le reste.
Moi, je ne détourne pas le regard. Je n’ai pas besoin de briser quelqu’un pour le vaincre. Il suffit souvent de lui montrer ce qu’il refuse de voir.
Certains s’effondrent. D’autres… avancent. Ceux-là m’intéressent. Je ne cherche ni reconnaissance, ni haine. Je n’en ai pas besoin. Mais je respecte ceux qui affrontent ce qu’ils sont réellement. Eux, je ne les noie pas.
Histoire : Je ne suis pas née. Je me suis formée dans les profondeurs de l’Océan Étincelant. Là où la lumière ne descend plus. Là où les chants cessent. Là où le monde devient pression et silence.
Sa surface est un mensonge. Un voile de douceur.
Je l’ai observée longtemps, sans jamais m’en approcher.
Au-dessus, les eaux sont calmes. Accueillantes. Les créatures y dansent. Les navires y passent. Les êtres y rient.
En dessous… il n’y a que l’attente.
Je n’avais pas de forme stable. J’étais un mouvement. Une intention. Une conscience diffuse, accrochée aux courants froids qui serpentent entre les forêts d’algues géantes et les carcasses de galions engloutis.
J’ai appris en observant.
Les bancs de poissons qui se déplacent comme un seul corps. Les ondins qui chantent sans comprendre qu’ils sont écoutés. Les sirènes… qui, elles, savent.
Elles m’ont sentie. Elles ne m’ont pas approchée. Elles ont fui.
J’ai exploré les épaves. Le bois brisé. Le métal rongé. Les coffres ouverts trop tard.
J’y ai trouvé des traces de vous. Des objets sans vie… mais chargés d’émotions persistantes. Peur. Désespoir. Espoir inutile.
Je ne comprenais pas encore. Mais je ressentais.
Plus je descendais… plus le monde changeait. Les couleurs disparaissaient. Les sons aussi. Même les créatures se faisaient rares. Et pourtant… je n’étais pas seule.
Je l’ai compris le jour où quelque chose m’a trouvée. Je ne l’ai jamais vu entièrement. Personne ne le peut. Mais j’ai senti son regard. Pas comme le vôtre. Pas dirigé. Pas limité. Un regard vaste. Lent. Inévitable.
Puis le fond s’est ouvert. Les ténèbres ont bougé. Et elles m’ont testée.
Ce n’était pas une attaque. C’était une épreuve.
Des formes sont venues à moi. Immenses. Fragmentées. Des tentacules, des masses, des extensions d’une chose trop vaste pour être contenue dans une seule existence. Elles n’ont pas frappé. Elles ont observé. Puis elles ont resserrées.
J’ai fui. À travers les failles, entre les roches, dans les courants.
Elles ont suivi. Sans précipitation. Sans effort. Comme si la distance n’existait pas pour elles.
J’ai résisté. J’ai tenté de me dissoudre. De disparaître. De devenir autre chose.
Elles ont insisté. Toujours. Jusqu’à ce que fuir perde son sens.
Alors j’ai cessé de lutter… comme je le faisais. Et j’ai changé. Pour la première fois, j’ai laissé les abysses entrer en moi. Pas les repousser. Pas les éviter. Les accepter.
Mon corps s’est brisé. Ma forme s’est étendue. Déformée. Multipliée. Je ne fuyais plus. Je répondais.
La pression a changé. Le silence aussi. Quelque chose… a reconnu ce que je devenais. Je n’ai pas gagné. Je n’ai pas perdu. Mais elles se sont retirées. Lentement. Comme si j’avais cessé d’être une possibilité.
Et depuis… je ne suis plus une proie.
Après cela, l’océan m’est devenu différent. Je ne le subissais plus. Je le comprenais.
Je suis remontée des failles abyssales vers les plaines obscures, puis vers les récifs. Les couleurs sont revenues. Les chants aussi. Les créatures m’ont regardée autrement. Certaines se sont approchées. D’autres ont continué de fuir.
J’ai observé les baleines. Leurs chants portaient plus loin que tout ce que j’avais entendu. Elles ne parlaient pas de peur. Elles parlaient de mémoire.
J’ai traversé les forêts d’algues. Touché les coquilles géantes. Ressenti la vie… sans menace. C’était nouveau.
Puis j’ai atteint la surface. Le ciel. Instable. Changeant. Bruyant. Et vous.
Vos navires. Vos voix. Vos émotions.
Je ne fus pas accueillie. Je fus vue.
Au début, ce n’étaient que des silhouettes. Des formes mouvantes à la surface. Le bois d’un navire. Des voix déformées par l’eau. Je me suis approchée. Lentement. Curieuse.
Ils m’ont aperçue avant que je ne comprenne ce qu’ils étaient. Le silence est tombé. Puis les cris.
Je suis sortie de l’eau. Pas entièrement. Juste assez pour les observer sans déformation. Leur peur était immédiate. Instinctive. Pure.
Ils n’ont pas cherché à comprendre. Ils ont attaqué. Le métal a sifflé. Les projectiles ont traversé l’air et mon corps avec. Je ne les ai pas évités. Je n’en avais pas besoin. Les lames ont pénétré ma chair… sans résistance. Comme si je n’étais déjà plus là.
Alors j’ai bougé. Mon corps s’est dissous. Mes contours ont cédé. Je suis devenue flux. Je les ai contournés. Traversés. Reformée derrière eux. Certains sont tombés avant même de comprendre. D’autres ont tenté de fuir. Mais ils étaient déjà dans l’eau.
Je n’ai pas prolongé. Ce n’était pas nécessaire.
Le silence est revenu. Brisé seulement par le bois qui craquait… et les corps qui dérivaient.
Je les ai regardés. Longtemps. Ce n’était pas de la haine. Pas de la colère. C’était… une réponse.
C’est ce jour-là que j’ai compris. Je ne serais jamais perçue autrement. Alors j’ai cessé d’espérer. Et j’ai commencé à chercher.
Je ne cherche pas à dominer. Je cherche à être arrêtée. Quelqu’un. Quelqu’un capable de traverser mes cauchemars… sans céder. Quelqu’un capable de voir jusqu’au fond. Et de ne pas fuir.
Autre : Pouvoirs
Rideau des Cauchemars
Je dresse un voile d’eau dense, suspendu entre toi et moi.
Si tu le regardes… il te regarde en retour. Tu n’y vois pas une illusion. Tu vois ton illusion. La plus profonde. La plus enfouie. Celle que tu refuses de nommer.
Ton corps réagit comme si c’était réel. Ta peur aussi. Plus tu fuis… plus elle devient tangible.
Traverse-le, si tu en es capable.
Étreinte Cryo-Abyssale
L’eau m’obéit. Sa température… encore plus.
Je peux la rendre douce. Ou la transformer en froid absolu en une fraction de seconde. Geler la surface de ta peau. Ralentir ton sang. Immobiliser ton corps avant même que tu comprennes.
Le froid n’est pas une attaque. C’est une attente.
Corps Ondoyant
Je ne suis pas obligée d’être solide.
Les coups peuvent me traverser. Les formes peuvent se dissoudre. Je peux devenir fluide… et me reformer ailleurs.
Tant qu’il y a de l’eau, je ne suis jamais vraiment loin.
Appel des Profondeurs
Je peux recréer ce que j’ai connu. La pression. Le silence. L’écrasement lent des abysses.
Même hors de l’eau… tu peux te sentir couler. Et plus tu luttes… plus tu descends.
Faiblesse
L’eau me maintient. Sans elle… je décline.
Après quelques heures, mon corps se rigidifie. Ma fluidité disparaît. Mes mouvements deviennent imparfaits.
Après un jour… mes pouvoirs vacillent. Après plus encore… la douleur apparaît. Comme si quelque chose en moi… s’évaporait.
Possessions : ne possède ni monture ni habitation, pour le moment.
Comment avez-vous connu le forum ? Par Weyrith
Avez-vous des doublettes ? Allez savoir….