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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Let's have some fun (Overlord)  (Lu 829 fois)
Ciara Torelli
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FicheChalant
« le: Novembre 16, 2015, 10:08:06 »

La musique était forte, ce soir. C’était une soirée spéciale, en l’honneur d’elle-ne-savait-plus quelle starlette japonaise. Pour elle, c’était une soirée comme une autre. Elle était au bar, elle faisait les cocktails. Elle se faisait draguer lourdement, elle rembarrait férocement les plus entreprenants et la musique lui cassait les oreilles à force. Elle avait commencé à dix-neuf heures. A vingt-trois heures, elle prit sa pause. Elle sortit du bar, et s’éloigna, appréciant le volume moindre pour ses pauvres oreilles. Depuis quelques temps, elle était de plus en plus sensible aux bruits. Peu avant, c’était aux goûts. Elle ignorait ce qu’il se passait. Et cette voix, qu’elle s’efforçait de mettre en sourdine, la harcelait pendant son sommeil.

Adossée au bâtiment de la rue en face du bar, Ciara se frotta les tempes, chassant un début de migraine. Elle avait encore quatre heures à tenir avant de pouvoir profiter d’une accalmie le temps de ranger et de fermer le bar. Et ensuite, elle pourrait retrouver le confort relatif de son appartement. Au moins n’était-elle pas à la rue. C’était peut-être un studio miteux, mais c’était le moins cher qu’elle avait trouvé, et elle était ainsi en sécurité. Plus ou moins. Son immeuble n’était pas réputé pour être sain, et elle vivait dans le quartier de la Toussaint après tout. On ne pouvait jamais se considérer totalement en sécurité ici.

Un coup d’œil à son téléphone lui annonça que son quart d’heure de pause se terminait. Avec une grimace d’évidente lassitude, la brunette se décolla du mur. Elle ajusta son chemisier blanc, refit le nœud avec les pans du tissu au-dessus de son nombril et tira sur sa cravate noire pour que le nœud reste bien lâche. Elle serra un peu plus la ceinture de cuir de sa petite jupe noire plissée pour éviter qu’elle ne glisse sur ses hanches sensuelles, et secoua ses pieds engoncés dans des bottines à talon noirs. C’était son uniforme de travail. Elle ne pouvait pas dire qu’elle appréciait d’être ainsi exhibée aux clients masculins du bar, surtout dans un quartier tel que celui de la Toussaint. Mais elle devait admettre que cette tenue mettait en valeur ses formes, de ses hanches pleines à sa poitrine généreuse, en passant par sa taille fine et ses longues jambes graciles. Jetant un œil à son décolleté, elle referma d’ailleurs un bouton, permettant juste d’observer la naissance de son soutien-gorge avec son décolleté. Un coup d’œil en arrière lui apprit que son tanga noir n’était pas visible sous la ceinture de la jupe, et elle soupira de soulagement.

Passant les mains dans son carré plongeant, secouant sa crinière brune pour lui redonner un peu de volume, et réajusta sa frange droite sur son front. En s’approchant de l’entrée du personnel du bar, elle jeta un coup d’œil au miroir. Son teint était un peu pâle, ce soir, attirant d’autant plus l’attention sur ses yeux maquillés de noirs et sur ses lèvres peintes avec un rouge semblable à la couleur du sang. Ses prunelles mordorées se détachaient nettement entre ses longs cils sombres. S’adressant un sourire encourageant, la belle retourna à son travail.

Le reste de la soirée fut aussi bruyant que le début. Les séducteurs invétérés étaient toujours aussi entreprenants et lourds, et Ciara les remballait toujours avec autant de morgue et d’assurance. Pas une fois elle n’avait vacillé quand ses talons avaient glissés sur le parquet mouillé derrière le bar, conséquence de la maladresse de l’une des nouvelles serveuses. Pas une fois la brune n’avait montré le moindre signe de faiblesse ou de lassitude dans sa relation avec les clients et ses collègues. Pourtant, quand enfin le bar fut déserté par la foule, elle s’autorisa à lâcher un soupir exaspéré, mais satisfait d’en avoir enfin fini avec la soirée. Maintenant, il restait à tout ranger, faire le ménage et la vaisselle et tout préparer pour l’ouverture le lendemain soir. Ciara, ayant rapidement grimpé les échelons, se retrouvait responsable de la fermeture. Et elle ne plaisantait pas avec cela.

Aussi autoritaire d’un Général Militaire, la brune donna ses ordres d’un ton sec. Si ses collègues rechignaient à bosser encore avec zèle, ils le faisaient néanmoins sous ses ordres. Elle avait réussi à acquérir un certain respect de leur part. Ses prédécesseurs étaient tous des petits tyrans qui donnaient des ordres et se prélassaient en attendant qu’ils soient exécutés. Elle, au moins, elle participait. Elle en faisait autant, voire plus, que ce qu’elle exigeait de ses collègues. En moins d’une heure, tout fut étincelant de propreté et de fraîcheur, comme si la soirée n’avait jamais eu lieu. Soucieuse, Ciara examina les moindres détails. De l’encadrement des portes aux verres soigneusement lavés. Pas une poussière ne subsistait. Pas une trace n’était visible. Ils avaient fait du bon boulot.

« Bon, vous pouvez y aller. N’oubliez pas de pointer avant. Bonne nuit, à demain. »

Elle-même alla récupérer ses affaires. Un perfecto en cuir et son sac à main. Elle fut la dernière à sortir, et verrouilla derrière elle après avoir mis l’alarme. Elle n’avait pas loin à marcher avant d’arriver chez elle. A peine trois ou quatre rues. Mais elle prit son temps, savourant la fraîcheur de la nuit et le calme relatif tant mérité. Elle n’avait pas peur de se promener seule. Son dernier agresseur se trouvait encore à l’hôpital à l’heure actuelle, à se demander s’il pourrait un jour se resservir de son appareil reproducteur et s’il pourrait avoir des enfants. Elle avait, par ailleurs, acquit une arme à feu qu’elle gardait dans son sac à main, chargée, prête à l’emploi. Aussi, se sachant aussi en sécurité que possible, elle prit le temps de flâner pour rentrer chez elle. Peut-être n’aurait-elle pas dû.
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Novembre 20, 2015, 09:02:56 »

Une lourde cloche fit résonner les tréfonds de la Tour Infernale, son tintement cuivré ricochant sur les parois dans une mélodie funèbre à rendre n'importe qui sourd. La pierre tremblait et s'effritait à chaque nouveau son, et nul ne pouvait ignorer cet appel. C'était un signal, un cri de ralliement, le glas d'un temps révolu qui verrait enfin un couple royal réunit pour régner à deux sur le monde dévasté qu'était le territoire de l'Overlord. Le temps avait passé, mais l'Overlord progressait avec une dette, une promesse et un devoir venant de son prédécesseur.

Depuis les profondeurs de son domaine maléfique, il observait à travers un ancien artefact les pérégrinations de sa promise, chaque jour, en chaque lieu, il pouvait à sa guise deviner ce qu'elle faisait, ce qu'elle voulait manger, quand son corps réclamait un homme, où quand la colère la submergeait. Il avait attendu suffisamment longtemps à l'admirer comme une simple vitrine, et le doux son de l'appel démoniaque signait sa délivrance, la récupération de ce qui lui était du depuis tant d'années.

En quittant sa famille, Ciara avait abandonné toute forme de protection religieuse, qui avait bien trop brouillé les pistes pour qu'elle puisse lui revenir, et en acceptant inconsciemment de retrouver son fiancé, elle avait préférer s'exiler, s'exposer, se montrer à lui pour qu'il puisse se montrer à elle. Involontaire ? Possible, mais le hasard dans les prophéties n'est pas souvent réel, au fond d'elle elle réclamait peut-être d'être reprise.

Le son des cloches s'interrompit tandis que le seigneur des lieux gravissait à toute vitesse les marches interminables l'amenant droit à la salle du trône,  où un cortège de larbin s'était réuni pour attendre la suite des opérations, se précipitant sur leur maître pour commencer à le parer des atouts nécessaires à un premier rendez-vous digne de ce nom. La rugueur d'une cape en laine déchirée laissa place à du velours imprégné de mal, ses habits couverts par une lourde armure aux relents de maléfice, le bardant d'une épaisse couche de métal et de mystère alors qu'il préparait sa venue sur Terre. La première depuis bien longtemps.

Serrant ses gantelets, harnachant son plus épais plastron, le seigneur des abîmes, accompagné de la foule clamante de ses serviteurs, poursuivit la longue marche à travers son domaine, jusqu'à une pièce sombre, éclairée des braises mourantes qu'il raviva en un instant. Alors que les flammes dansaient sur les murs, les ombres léchant les gravures de leur danse incandescente, un portail se dévoila du fond des ténèbres. Ancien, massif, il prenait simplement l'intégralité du mur et semblait s'enfoncer bien plus loin que ce dernier. Il était inactif.

Hésitant un instant, l'Overlord s'approcha avec retenue cette fois-ci, et un flash de lumière intense éclata, aveuglant momentanément les présents, sauf bien sûr le démon qui s'avança machinalement, franchissant les quelques mètres le séparant de son aimée avant d'enjamber le seuil de pierre d'un autre monde, avalé par la lumière, seul, prêt à affronter l'épreuve qui s'offrira à lui de l'autre côté du mur.

Cette fois, il fallut de longues secondes avant que la vue du démon ne puisse s'accommoder, passant d'une lumière vive à la pénombre mal éclairée d'un quartier plutôt miteux qui n'aurait pas dit non à quelques rénovations. Le pacte était ancien, et il n'y avait aucun doute que les premiers démons à l'avoir scellé devaient jouir d'une meilleure situation au moment de la négociation.

Naviguant dans l'inconnu, le maléfique foulait le sol à grande vitesse, pressé de découvrir enfin sa récompense, ses lourds pas faisant craqueler les pavés bien trop faibles pour le supporter. Il était tout près, et il le sentait,  autant qu'elle le sentait. L'empressement qui était sien était palpable et ses foulées toujours plus rapide, grommelant de rage à chaque cul de sac, tentant un maximum de raccourcis avant de tourner en rond la plupart du temps.

Puis vint la satisfaction. Au détour d'une ruelle, il entendit les pas légers de sa dulcinée, et s'immobilisa dans la pénombre, seuls ses deux yeux perçant les ténèbres de leur lueur vive, tandis qu'il s'exclamait au passage de Ciara :

Tu n'as cessé de t'embellir, c'est d'autant plus agréable.

Comme un mastodonte surgissant des eaux, l'Overlord s'arracha aux ombres pour surplomber Ciara, pourtant grande, de toute sa silhouette, une carrure guerrière face à une barmaid, la dissuadant d'utiliser la force pour s'exprimer. Il la dévorer du regard, la déshabillait, la rhabillait, la manipulait de toutes les façons imaginables pour concrétiser ses fantasmes passés sur celle qui prendra un rôle de toute importance dans son domaine.

J'espère que tu es prête.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Novembre 18, 2018, 01:56:36 »

Un bruit de pas lourd la fit sursauter, s'arrêter. Son cœur s'emballa. Il est là, affirma la voix dans sa tête. Ta gueule, Irma, songea-t-elle machinalement. Irma. Oui, elle avait donné un nom à cette voix qui empoisonnait parfois son esprit. Elle ne savait pas de qui il s'agissait, elle ne savait même pas si c'était un homme ou une femme. Mais puisqu'elle ne parvenait pas à s'en débarrasser, il fallait bien qu'elle lui donne un nom. Irma, donc. La faute à la télévision. Un ricanement, tout aussi désincarné que la voix, lui répondit. Elle secoua la tête, et reprit sa marche. Le pas un peu plus vif, peut-être, elle dardait un regard méfiant autour d'elle, les épaules tendues, la main crispée sur son sac. Puis, dans son sac, à mesure que les pas semblaient se rapprocher. Les doigts serrés sur la crosse de son arme, la barmaid restait aux aguets.

S'efforçant de discipliner son souffle, quand les bruits s'interrompirent, la brunette accéléra un peu le rythme encore. Elle n'était plus très loin de chez elle. Elle y serait en sécurité, non ? Toute relative qu'elle soit, dans ce quartier.

La voix qui rompit brusquement le silence la fit sursauter à nouveau. Ses doigts étaient crispés sur la crosse du pistolet, mais elle se retrouva comme tétanisée face à la masse qui surgit de l'ombre, les prunelles écarquillées en fixant les deux lueurs qui correspondaient sans doute au regard de la créature. De l'Overlord !, tonna Irma, dans sa tête.

Reculant d'un pas, Ciara réprima le long frisson qui remontait dans sa colonne vertébrale alors que l'être parlait de nouveau. Elle secoua la tête, ses courtes mèches brune effleurant ses pommettes.

« Prête pour quoi ? grinça-t-elle, les dents serrées. Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? »

Elle fit taire Irma, qui lui rabâchait que c'était son seigneur et maître, que c'était le grand Overlord, et pinça les lèvres. Le métal de l'arme contre ses doigts la rassurait un peu. Elle carra les épaules, sans cesser de fixer ce qui semblait être le regard de la chose -De l'Over- commença Irma, avant qu'elle ne rugisse intérieurement pour faire taire cette voix-, même si elle était obligée de lever la tête face à cette massive et immense silhouette. Etait-ce une armure qu'il portait ? Un rayon de lune avait fait étinceler quelque chose, brièvement, avant que les nuages ne vienne la cacher.

« Je suis armée, alors ne faites pas un pas de plus, reprit-elle avec morgue. Vous ne me faites pas peur, ajouta-t-elle dans un mensonge éhonté. »

Elle était terrifiée, en fait. Malgré tout ce qu'elle leur avait dit, malgré tout ce qu'elle avait pensé, qu'elle avait lu sur le sujet, elle espérait encore que ses parents avaient tort. Qu'ils étaient victime d'une espèce de maladie mentale qui les faisaient halluciner. Qu'elle-même en avait hérité, vu qu'elle entendait Irma, et qu'elle se croyait capable de faire des trucs bizarres.

Mais non. Même si elle se voilait la face, même si elle feignait d'ignorer Irma, d'ignorer cette.... Cette chaleur en elle qui semblait s'épanouir face à l'inconnu. Elle n'était pas malade. Elle n'hallucinait pas. Oh mon Dieu, songeait-elle en boucle, couvrant les protestations de la voix désincarnée. Oh putain !
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Novembre 18, 2018, 02:40:24 »

Étonnamment alerte, l'Overlord pouvait ressentir chaque mouvement de Ciara comme s'il eut été sien. Véritable lien qui les unissait, chaque nerf aux aguets, chaque muscle tendu, le moindre frisson, rien ne lui échappait. Ce dos droit, ces seins lourds, pleins, soulevés par un souffle difficilement entretenu. Il avait l'air d'un chat jouant avec sa souris, et n'étais pour le moment pas trop éloigné de cette image. Mais il sentait par delà cette peur paralysante une fierté, une colère et une autorité qui l'intéressait d'autant plus. Elle avait un tempérament de feu, et ferait bientôt fi des apparences. Un ost démoniaque pourrait bien l'agresser qu'elle finirait par leur tenir tête. Mais d'ost il n'y avait pas et seul l'Overlord se présentait aujourd'hui face à elle, baissant la tête pour admirer celle qui lui appartenait de droit. Et au fur et à mesure qu'il la dénudait dans ses pensées, il sentait en elle la même tension, l'envie sauvage de se donner et s'offrir, la dualité de sa pensée qui voulait fuir et s'offrir pourtant.

Il en entendait jusqu'au grincement des ongles soigneusements taillés sur une arme de mort, prête à servir. La tension des phalanges sur l'arme, les yeux qui cherchent leur cible, le cliquetis presque inaudible d'une détente que l'on teste... Une guerrière des temps modernes, même si cette poigne de tueuse fonderait bien vite comme neige au soleil. Alors que ses pas lourds continuaient de marteler un sol qui ne le méritait pas, la distance entre les deux s'amenuisit bien trop vite pour laisser réfléchir Ciara...et Irma. Elle ne pouvait désormais plus qu'agir. Attaquer ou s'offrir.

Il n'y eut cependant aucun geste de la part du démon. Il se contenta de la toiser de nouveau et détailler la tenue de cette dernière, avant de lui répondre d'un ton plus soigné, même si toujours aussi caverneux, chaque début de phrase claquant comme un coup de feu, faisant vibrer jusqu'aux poumons de sa belle.


Pas une princesse, non. Tu as un tempérament de reine. Et te voilà face à ton roi, inutile même de te dire qui je suis.

Alors qu'il s'apprêtait à reprendre, l'obscurité se fit anormale autour d'eux. Le moindre coup d'oeil détaillait des lampadaires qui bien que rare restaient fièrement allumés, et disparaissaient pourtant du champ de vision pour peu que l'on dérive. Ils s'enveloppaient d'un cocon marital, d'un abandon de tout renfort extérieur et dans la promesse d'une discussion intime.

Et tu as pris ton temps. Trop de temps, même. Mais j'ai moi-même eut des contretemps.
Ne perdons pas de temps en énigme dont nous connaissons tous les deux la réponse. Je suis venu récupérer ce qui m'appartient, et toi me servir et me prêter allégeance dès aujourd'hui.


Les lèvres de l'Overlord ne bougeaient même plus. Si Irma parlait encore, l'entité maléfique venait de faire à son tour son entrée dans l'esprit de sa fiancée, sans doute invité par la colocataire de Ciara.

J'ai suivi ton développement depuis le début, je sais tout ce que tu ressens, et le désir profond qui t'habite. Tu m'appartiens, et en échange je vais déchirer cette mascarade que tu entretiens depuis toutes ces années.

Une main, massive, se leva au dessus de Ciara sans toutefois la toucher ou jamais descendre, comme s'il venait d'enfermer une abeille dans un bocal imaginaire, alors qu'il reprenait d'un air bien plus solennel.

Ciara de la maison Troy. Promise par le sang et le serment. Je suis l'Overlord, maître de la Tour Infernale, commandant d'armées impies, conquérant de mondes, dictateur infernal.
Je viens réclamer ton serment d'allégeance comme il fut promis si longtemps avant ce jour. Tu siègeras à mes côtés en tant que reine, et me produira une engeance aussi puissante que maléfique.
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Novembre 18, 2018, 04:24:36 »

L'Overlord, c'est l'Overlord, marmonnait en boucle Irma, dans sa tête. Ciara ne bougeait pas. Elle voulait fuir, elle voulait se retourner et courir au bar. Elle voulait se prosterner et baiser les pieds de l'être face à elle. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle était tiraillée entre deux côtés distincts de sa personnalité, de son essence. Celle qui avait grandi en tant qu'humaine, et celle qui était instinctivement démoniaque. En résultait ce blocage de ses muscles, de son corps. Cette crispation de ses doigts sur l'arme, cette raideur dans la nuque, dans les épaules. On dit toujours que les humains ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. La part humaine de Ciara, même si elle n'était que psychologique, avait effectivement peur de cette situation. Peur de découvrir cette autre partie d'elle, physiologique, qui s'échauffait, qui s'éveillait face à l'Overlord.

Et il reprit la parole, mais dans sa tête à présent. Irma se répandait en Ô Maître, sans fin, telle une litanie. Mais Ciara, elle, restait muette. Autant dans sa tête que dans la réalité. Non. Il ne pouvait pas. Elle avait prit un coup sur la tête ce soir, ça devait être ça. Elle avait glissé sur une flaque de bière derrière le comptoir, et elle s'était cognée, assommée. Et elle rêvait. Oui, c'était une bonne explication. Ce ne POUVAIT PAS être réel. Son sang qui s'échauffait, ces fourmillements dans son ventre, ce n'était que des hallucinations.

Ses mots résonnaient dans son esprit, couvrant la voix d'Irma, couvrant ses propres pensées. Lorsqu'il déclina son nom, ce nom qu'elle avait lu dans les dossiers de son père, ce nom qui revenait parfois dans ses rêves... Ce fut comme... Comme s'il déchirait effectivement quelque chose. Un voile de secret qui entourait sa vraie nature. Comme s'il libérait la part démoniaque de son être. Cette part qui enfla, encore et encore, cherchant à étouffer le côté humain que les Torelli avaient réussi à lui inculquer au cours de toutes ces années.

Quelque part, une cloche sonna. Quatre fois. Quatre heures du matin, exactement. Mais ces cloches ne provenaient sans doute pas que du plan terrestre. Elle les entendait dans sa tête, comme si... Mais oui, comme si c'était un jour de fête. Elle était née exactement vingt-cinq ans plus tôt. Et elle lui était promise. A lui. A l'Overlord.

Elle s'arracha de cette torpeur en secouant la tête, son côté humain luttant pour ne pas se faire submerger par sa nature démoniaque. Elle voulait résister, lui cracher que les mariages arrangés n'étaient plus courus, de nos jours. Mais elle protestait dans sa tête. Comme si elle était détachée de son corps qui, lui, s'agenouillait lentement face à l'ombre géante. Face à... Son maître ? Son promis ? Nooon, voulut-elle hurler. Mais les phrases qui quittèrent ses lèvres furent tout autres. Des phrases qui semblaient rituelles, ancrées en elle, et qu'elle récitait avec ferveur.

« Moi, Ciara, de la maison Troy, promise par le sang et par le serment, jure allégeance à l'Overlord, maître de la Tour Infernale, commandant d'armées impies, conquérant de mondes, dictateur infernal, mon fiancé, prononça-t-elle d'une voix basse, chaude et veloutée. Je jure de vous servir, de régner à vos côtés, de vous donner une descendance digne de vous. Je jure de- Sa voix s'interrompit un instant, et prit un ton plus aigu, plus paniqué, moins posé. Non, non, non ! Je suis Ciara, Ciara Torelli... »

Elle secoua la tête. La voix désincarnée d'Irma s'était tue alors qu'elle prononçait son serment. Mais toutes ces années à se prétendre humaine laissait des traces, et sa psyché se rebellait, cherchant à contrer cette nature maléfique qui reprenait ses droits. La courbure de sa nuque se modifiait, alors qu'elle relevait la tête en semblant lutter contre un poids écrasant. Ses prunelles défiaient à nouveau le tyran, même si le reste de son corps ne réclamait que l'abandon.

« Je ne veux pas-, commença-t-elle, terrifiée, furieuse. Je suis-, reprit-elle soumise. Laissez-moi, arrêtez... Prenez-moi... Partez... »

Son être désirait plus que tout enfin sentir le contact de son promis contre sa peau, mais son esprit rechignait. Elle frissonnait, impatiente, terrifiée. Des images incompréhensibles flottaient dans sa tête, sans doute envoyées par Irma, alors qu'elle essayait de se concentrer sur sa vie humaine, simple, réelle.
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Novembre 18, 2018, 05:05:04 »

La parole suivit bientôt le geste alors que sa main vint se poser délicatement sur le crâne de sa promise. A son tour elle récita son serment d'allégeance, et tout sembla se passer parfaitement alors que sa part humaine disparaissait enfin face à l'envie torride qu'exprimait la démone en elle. Elle le voulait, et brûlait de devenir sa reine. Pourtant, un éclat de rébellion se fit sentir alors que la parjure refit surface et s'opposa à lui. En verbe, bien sûr, puisque sa promise restait bien docile à genoux, et n'attendait plus que la défaite humaine pour s'offrir à lui.
Comprenant bien vite le manège, l'Overlord caressa doucement la chevelure de Ciara, avant de reprendre ses discussions directement dans l'esprit torturé de sa fiancée.


Je vois que l'on t'a entraîné à cette rencontre. Non pas à l'étiquette, mais à la rebellion. On a voulu te priver de tes pouvoir. Te priver de moi.
Je vais t'aider à accepter ce que tu es. A t'offrir, te libérer de ces barrières que l'on t'a érigé.


Alors même qu'il expliquait ainsi la situation de Ciara, une deuxième main venait se poser sur elle, et doucement l'armure brillante du seigneur maléfique se faisait moins précise, moins réelle. L'ombre de son visage nappa son harnois et bientôt il ne fut plus qu'une silhouette d'ombre et de fumée. Lorsque cette silhouette reprit forme nettement humanoïde, elle était dépourvue de tout habit, naturel. Son membre pendant à quelques centimètres du visage de l'humaine démoniaque attendait déjà les premiers traitements.

Ciara de la maison Troy. Tu as juré allégeance depuis que tu existes, et aujourd'hui il est temps pour toi de respecter ce serment.
Quand à "Ciara..Torelli" ?


Un sourire trop large pour ne pas être mauvais déchira le visage du dictateur des enfers.

Toi, "Torelli", je veux que tu te rebelles. Vas-y ? Empêches toi de venir prendre ton maître en bouche. Luttes donc contre ta nature, et découvre qu'elle n'est que ta véritable envie. Un besoin que tu couves depuis trop longtemps.

Déjà, son membre se trouvait à portée de langue.

Et quand tu auras compris qu'il n'y a ici aucun ennemi à combattre, je veux que tu abandonnes. Que tu donnes tout ton coeur à mon service et que tu y prennes le plus grand plaisir que tu n'ai jamais vécu. Après ça, tu disparaîtras et ne restera plus que mon épouse, puissante et soumise.

Cessant d'approcher plus, c'est à haute voix que le démon repris.

Ciara de la maison Troy. Tu as échoué à prêter serment comme tu aurais dû. Tu vas donc devoir me faire preuve de soumission et satisfaire ton époux et maître.

Et ainsi, dans une ruelle à l'abri des regards, un pacte démoniaque par beaucoup oublié allait se sceller, un esprit se briser, un couple royal s'unir et une démone naître à nouveau dans la luxure la plus maléfique.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Novembre 18, 2018, 06:09:53 »

La brunette ferma les yeux en sentant la main caresser ses cheveux. La démone adorait cette sensation. L'humaine ne voulait pas ressembler à un petit chien docile. Cette lutte de tout instant paralysait presque le corps de Ciara. Les mots du démon emplissaient son esprit, faisant se hérisser la part humaine qui combattait farouchement. Elle aurait tant voulu que ses parents soient là, qu'ils lui disent que ce n'était rien que quelques prières ne pouvaient éloigner... Mais ils n'étaient pas là. Ils l'avaient trahie, ils lui avaient menti, elle était partie. Elle était seule, face à son promis, seule, face à son destin.

La part humaine réussi à raidir les épaules, alors qu'elle sentait un changement dans l'air, alors qu'en rouvrant les yeux, elle ne voyait plus qu'un membre viril devant elle. Une exclamation -non pas choquée, mais surprise- lui échappa. L'envie de plaire au démon était omniprésente en elle, et l'humaine luttait d'arrache-pied pour ne pas bouger, pour ne pas s'avancer en ouvrant la bouche. Pour ne pas venir cueillir cette gourmandise entre ses lèvres purpurines, comme le désirait la démone. Celle-ci au contraire, luttait pour ne pas reculer, pour ne pas s'enfuir à toute jambe, comme le voulait l'humaine.

Irma restait silencieuse, cette fois. Le Maître avait parlé. Il souhaitait que l'humaine résiste, qu'elle comprenne que toute fuite était inutile, qu'elle sache qu'elle ne pourrait rien changer. Que c'était écrit. Que c'était inscrit dans ses gènes. Pour la première fois depuis longtemps, Irma se faisait oublier.

Qui, de la foi ou de la luxure, serait plus forte ? Les prières récitées avec ferveur dans l'esprit humain ne semblaient pas repousser la tentation de la démone. Ciara crispa les doigts contre le sol, griffant le bitume de ses ongles manucurés. Elle tremblait. La lutte était intense. Et quand la voix de l'Overlord retentit à nouveau dans la nuit, quand elle résonna dans la ruelle, le corps féminin sembla s'arquer, tiraillé entre l'envie de fuir, et celle de s'approcher, de demander pardon. L'influence démoniaque lui fit sortir la langue, tenter de laper cette sucrerie virile face à elle.

Et finalement, la nature profonde de Ciara fut la plus forte. La voix humaine se raréfia, comme muselée. Vaincue. Presque disparue. Mais vingt-cinq ans d'éducation humaine, de foi religieuse, ne s'effaçait pas comme ça. Si elle paraissait avoir abandonné, elle n'avait pas dit son dernier mot. Mais elle reprenait des forces. Lutter ainsi, sans y être préparée, ça l'avait épuisée. La démone contrôla donc son corps, totalement, et un soupir soulagé quitta ses lippes.

« Ainsi que vous l'ordonnerez, maître, souffla-t-elle d'un ton rauque, comme si elle avait crié sans interruption jusqu'à s'en casser la voix. Je vous suis dévouée. Je suis terriblement contrite de... De cet échec. »

Et comme elle en rêvait, comme son corps la poussait à faire, elle ouvrit la bouche, happant l'extrémité du membre à sa portée, suçotant, lubrifiant de sa langue agile. Comme si, finalement, ce n'était que l'issue naturelle de cette confrontation. Une sensation de chaleur se diffusa dans tout son être, à mesure qu'elle avançait la tête, soumise, et qu'elle offrait l'écrin brûlant de sa gorge à son maître démoniaque, à son promis, son époux. Sa langue flirta délicatement avec, jouant contre la peau douce qui plongeait entre ses lèvres. Elle aspirait, elle serrait les lèvres, et ses mains s'agrippèrent aux hanches de l'Overlord pour se maintenir, pour ne pas défaillir. Il lui semblait avoir attendu ça toute sa vie. Et, enfin, elle le faisait, elle se soumettait, elle s'offrait.
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FicheChalant
« Répondre #7 le: Novembre 18, 2018, 06:49:31 »

Il n'avait qu'été spectateur de cette profonde lutte intérieure. Et s'il ressentait le moindre conflit émotionnel chez Ciara, il n'avait en revanche aucun moyen de savoir si l'humaine s'était enfin rendu. La démone, quand à elle, fit preuve de pénitence en s'emparant de lui, l'acceptant dans sa bouche chaleureuse en une supplique qu'il apprécia. Un instant, il pensa la punir, violer sa petite gorge serrée, mais il ne s'agissait pas d'une vulgaire catin qu'il pourrait souiller à sa guise. Sa promise méritait en effet un traitement plus complet, un éveil en son devoir et ses compétences, et cette fellation n'était que le début de sa loyauté infaillible.
Quand à l'humaine, elle pouvait rester à sa place. Profiter du plaisir qu'il lui offrait, comprendre que son but n'était désormais plus que le servir en tout point et y prendre son pied. Peut-être deviendrait-elle à son tour folle de désir jusqu'à totalement laisser place à sa part de démon ? Il s'en fichait de toute manière, alors que les bruits de succion emplissaient la petite allée. La démone, dans sa plus belle position de prière, lui prodiguait un traitement de choc dont il profitait pleinement. Comme retenue depuis bien trop longtemps, elle s'offrit à lui et tentait en tout point de le satisfaire, caressant chaque recoin de sa peau d'une langue gourmande, envieuse.

Elle coulissait jusqu'à sa gorge, et vint même se maintenir à lui, entièrement dédiée à lui faire plaisir avec sa bouche comme il lui avait ordonné. Il pulsait également de désir, loin d'être étranger à cette pipe experte qu'elle lui offrait, mais si le plaisir charnel était total, il n'était cependant plus complet dans son plan. Il fallait encore qu'il fasse de cette humaine agenouillée qui le suçait ardemment une véritable reine qu'il prendrait jour et nuit.

Alors que la pipe "battait" son plein, l'Overlord s'empara de la crinière de sa dulcinée pour la retirer dans un léger bruit de gargouillis, déposant son membre turgescent sur le visage angélique ô combien démoniaque. Les mains libres, il se pencha et défit soigneusement le perfecto des épaules de la belle. Pour son décolleté, en revanche, il ne fallut qu'un craquement sourd pour découvrir une poitrine abondante, laissant Ciara à moitié nue aux prises avec son nouvel époux.

Dans un esprit désormais complètement soumis, la voix du Maître retentit à nouveau.


Il est bon de te découvrir, ma promise. Et je suis magnanime, car je te pardonne cet échec. En guise de preuve de bonne..."foi", cependant, je vais baiser ta petite gorge qui m'est propre depuis si longtemps. Je vais la baiser jusqu'à ce que tu ne puisses plus te rappeler d'aucun autre goût que celui de ton mari, de ton maître. Et lorsque j'aurais fini de me vider en toi, je t'emmènerai. Dans cette ruelle, tu y laisseras ton humanité et tes vêtements, aussi inutiles l'un que l'autre. Ce corps que tu possèdes n'est modelé que pour mon plaisir personnelle, et une reproduction intense. Alors je vais te ravir comme jamais tu ne pourrais l'imaginer.

Et, sans même attendre quelconque louange d'Irma, le vit démoniaque coulissa le long du visage de Ciara pour venir caresser ses lèvres, les pénétrer, et continuer sa route vers la gorge aussi brûlante que serrée, qu'il commença à explorer sans peine de léger mouvements du bassin, promettant de plus amples coups de butoir d'ici peu...
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Ciara Torelli
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FicheChalant
« Répondre #8 le: Novembre 18, 2018, 10:38:55 »

Elle n'avait guère eu le loisir de s'entraîner, mais son instinct la guidait. Ses prunelles mordorées ne quittait pas le regard du démon, tandis que sa gorge se faisait accueillante. Que ses lèvres se serraient avec entrain autour de son sexe rigide, que sa langue entreprenait de découvrir la moindre parcelle de sa peau lisse, guettant chaque réaction pour savoir ce qui lui plaisait le plus. Oh, elle se sentait enfin complète, enfin elle-même, à présent. A sa place. Aux pieds de son amant, à l'aspirer au fond de sa gorge, à le sentir réagir sous ses doigts.

Elle ne résista pas alors qu'il attrapait ses cheveux d'une main, qu'il s'extrayait du fourreau de ses lèvres. Oh, elle en voulait plus, mais... Mais ce n'était pas à elle de décider. Il était le maître, elle n'était qu'une démone. Issue d'une maison majeure, influente, mais pas royale. Elle devait le servir, et pas l'inverse. C'est à regret qu'elle le laissa s'échapper, mais un petit gémissement lui échappa, heureuse qu'il ne s'écarte pas. La hampe lubrifiée contre sa joue, la brunette se laissa dévêtir joyeusement, sa langue allant découvrir les bourses qui étaient à sa portée. Ses lèvres les aspiraient délicatement, gourmandes. Le craquement du tissu qui cédait lui était égale. Sa part humaine aurait protesté, c'était son uniforme de travail. Mais pas Ciara-la-démone.

Elle gémit de plus belle quand la voix de l'Overlord résonna à nouveau dans son esprit. Il était si bon, avec elle. Il la pardonnait. Elle était prête à tout pour lui plaire. Son corps frissonnait. Sa poitrine, à présent à l'air libre, se dressait avec arrogance dans la nuit. Ses mains agrippaient ses hanches avec ferveur. Ouvrant la bouche pour le remercier, délaissant ainsi les bourses humides de salive, elle ne put que l'accueillir à nouveau, ravie.

Même s'il lui avait demandé son avis, elle aurait acquiescé vivement. Elle aurait été jusqu'à le supplier. Car c'est là qu'était son devoir. Plaire à son maître.

Ses mains caressent son corps. Elle ne semble pas sentir le bitume contre ses genoux nus. Ciara est comme ailleurs, accompagnant les coups de reins de plus en plus amples grâce à de petits mouvements de tête. Ses lèvres glissent, coulissent sur le sexe luisant, le lustrant, l'aspirant, le cajolant. Une mains descend, caressante, et vient presser délicatement les testicules.

Elle ne réfléchit pas, Ciara. Elle vit. Elle subit avec joie. Incapable de déglutir -du moins pas sans déclencher son réflexe laryngé-, elle sent la salive qui, par moment, coule au coin de ses lèvres. Elle lève les yeux, un regard empli d'adoration, vers l'Overlord. Elle veut lui plaire, par tous les moyens. Mériter son pardon. Prouver sa dévotion. Et elle y met tout son cœur, ses gémissements s'écrasant contre la chair mâle qui emplit sa bouche, sa gorge.

Son corps tremble à nouveau. Mais de pur ravissement. Il daigne l'honorer de son membre royal. Sa peau s'hérisse d'une légère chair de poule, et elle creuse un peu les reins, redressant la poitrine, écartant les cuisses. La petite jupe noire, très courte, trop courte, dévoile ses cuisses d'albâtre. Elle écarte un peu plus, et il peut voir son tanga noir, plus foncé contre ses lèvres intimes, preuve de son plaisir à se faire pardonner. Ses prunelles l'implore de se laisser aller. De la baiser, comme il a dit. Elle ne rêve que de le sentir vigoureusement en elle, au fond de sa gorge. De le goûter, lorsqu'il la remplirait de sa royale semence.

Mon Roi, songe-t-elle. Et Irma approuve.
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FicheChalant
« Répondre #9 le: Juin 15, 2019, 12:35:26 »

Victorieux. L'Overlord n'avait pas d'autre pensée en tête alors que, sous lui, se déroulait son destin. Bien sûr, il avait été retardé, contrecarré, gêné. Mais après tant de cadavres empilés, de destinée guidée par sa main toujours invisible, il avait réussi à mettre son plan à exécution. Lointaines les prières dévouées de ses ennemis, désormais Ciara apprenait à quoi lui avait servi tout ce temps à genoux. Soumise à son dieu, elle l'était toujours : seul le Dieu avait changé. Il recueillait avec joie les prières noyées dans chaque succion, et la dévotion qui animait désormais sa soumise le nourrissait d'un pouvoir nouveau. Mais l'échange était à deux sens. Non content de débloquer la psyché démoniaque de Ciara, il lui révélait sa nature, ses pouvoirs. Puissance, vigueur, loyauté circulaient telles des drogues à travers son membre jusqu'à l'être agenouillé. Il avait employé une partie de ses forces à la créer, la préparer, et celles-ci lui revenaient enfin, les liant de nouveau par leur essence démoniaque.

A l'humaine, il offrait la vision de son corps abandonné, perdu, échoué, livré à sa part démoniaque. Une fellation infernale dans une vulgaire ruelle, décadence ultime de celle qu'on avait si longtemps entraîné à résister, préparé en vain pour ce jour fatidique où elle lui reviendrait. A la démone, il offrait son membre, sa puissance, sa place dans sa Cour. Chaque martèlement de ses bourses gonflées contre son menton, chaque étirement de sa gorge la rapprochaient de son statut final de démone majeure, de concubine de l'Overlord. De son destin. Mais son esprit également se voit peu à peu perverti, inondé d'images d'elle plus grotesques, tirées de ses fantasmes les plus réprimés, profonds. Et toujours en présence de son maître, rêvé, refoulé, et jaillissant à sa pleine conscience dans un enchaînement de souvenirs de désirs maléfiques.

De l'acte en lui même, il n'a guère à agir, tant la foi de sa fiancée l'anime férocement. Ses hanches, larges, musclées, donnent un parfait ancrage aux mains délicates de Ciara. Son membre plonge en elle dans de longs gargouillis, ses testicules gonflés lui rappellent à chaque impact la quantité de l'onction qui l'attends... Il la possède enfin, et lui fait savoir. Les claquements sont secs, brutaux, mais ne ralentissent en rien les gémissements ravis de sa démone. A mesure que son regard glisse sur le corps de sa belle maléfique, les images perverses défilent en conséquence, suggestions lubriques de positions sexuelles de plus en plus osées, sauvages, brutales ou démoniaques...

Et enfin, sa voix tonne de nouveau dans l'esprit fragile, écrasant un peu plus l'humaine recroquevillée, et caressant d'une voix mielleuse la démone soumise :


Ciara.
Tu es désormais face à ton destin, et ce jour te verra accéder à ton rang, à mes côtés. Tu seras Reine, et en cette qualité honorera quotidiennement tes engagements. Concubine, tu accueilleras ma semence et engendrera une descendance plus puissante encore pour assurant la domination totale de notre union. Démone, tu honoreras ma présence des moeurs qui t'en incombent. Tu représenteras la perversion, la malice, la violence, la puissance...

Mais auprès de ton Roi...Maître...Dieu... Tu ne seras que loyauté et soumission.


Les ténèbres autour d'eux semblaient désormais opaques. Quelque chose ne semblait pas coller au niveau du sol...mouvant, se déformant...changeant... Le pavé froid devint pierre taillée, chaude, douce. Les lampadaires se firent colonnes majestueuses, et l'air ambiant s'embrasa, si chaudement que les flammes consumaient déjà les vêtements de Ciara sans que sa peau ne le ressente. Elle perdait jusqu'à ses habits, son humanité, et siégeait désormais à genoux dans une vaste pièce respirant quelque chose de mauvais. Non loin, des mouvements calmes laissaient penser à quelques témoins aux murmures tantôt graves, tantôt nasaux.

Elle était dans sa Loge. Elle était désormais chez elle. La puissance qui la comblait n'avait jamais été aussi forte, et l'Overlord se retira une dernière fois d'elle. Mais cette fois-ci, il ne faisait plus face à une humaine.


Je t'ordonne de t'épanouir...démone.
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