Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 14 mai 2026, 01:52:05 »
Grat ne la détacha pas, mais il l’aida à boire soigneusement, avec une certaine dignité. Il conservait surtout l’eau, évitant d’en verser trop entre ses lèvres et retirant le goulot dès qu’une résistance se manifestait, éloignant le contenant lorsqu’elle toussait. Il ne prenait pas spécialement soin d’elle, mais il ne la violentait pas, et c’était déjà probablement plus que ce qu’elle pouvait espérer à cet instant. Sans doute est-ce pour cela qu’elle se permit de demander à manger, rencontrant le regard placide, mais pas agressif, du frère Dalton. Celui-ci soupira en se relevant et en refermant la gourde.

Grat — « On ne va pas t’affamer. »

C’est tout ce qu’il répondit avant de tourner les talons et de retourner à ses occupations. C’était peu, et ça ne disait pas si on la nourrirait décemment, mais on la nourrirait, et c’était déjà ça. Ça, et le fait de ne plus être bâillonnée pour la première fois depuis qu’elle avait été enlevée.

De son point d’observation, elle ne voyait pas toute la caverne, qui s’enfonçait et descendait plus bas. Il semblait que c’était une belle cachette, sûrement utilisée par les Indiens bien avant des malfrats comme eux. Il y avait de l’eau, de la fraîcheur, des protections naturelles et de la place. Et, à en juger par le fait que les frères se parlent sans juger bon de devoir baisser la voix, la déclaration de Grat sur l’inutilité de tout cri ici semblait effectivement juste.

A un moment, Calpurnia put entendre quelque chose de nouveau. Il y eut un bruit d’eau, remontant jusqu’à elle par échos, accompagné de rires virils. Une inspection lui permettrait de voir que deux des frères étaient toujours là, en train de préparer un bouillon de légumes au fumet délicieux à ses narines de femme affamée. Ils finirent par s’absenter à leur tour, en direction d’une autre partie de la grotte, quand les deux absents refirent leur apparition, torse nu et en sous-vêtements, propres, luisants et dégoulinants d’eau fraîche. Sans doute la petite source alimentant la caverne formait-elle une cuvette plus bas, où ils pouvaient se baigner sans contaminer l’eau utilisée pour les chevaux ou pour la cuisine. D’ailleurs, les bruits de baignade reprirent.

On l’avait laissée un moment dans son coin. Les frères s’étaient relayés pour surveiller le repas et, lorsque les deux seconds étaient remontés, ils avaient commencé à rôder en attendant leur pitance. C’est à ce moment que Bob sembla se rappeler d’elle, la fixant soudainement et s’approchant d’elle avec un sourire malicieux et mauvais. Rapidement, Bill lui avait emboîté le pas.

Bob — « Tu penses c’que j’pense, Bill ? »

Bill — « C’est très malpoli de laisser une dame mariner dans sa crasse. »

Bob — « Ouais. Elle va sentir plus mauvais qu’un bouc à ce rythme. »

Bill pouffa de rire.

Bill — « On t’amène prendre un bain, beauté. »

Les deux frères s’approchèrent et commencèrent à descendre vers elle pour s’emparer de ses épaules et de ses jambes.

Bob — « Te débats pas, tu vas te tuer en glissant sur les rochers là-bas. »

Que ce soit une menace ou un véritable conseil, les intentions des deux frères n’étaient clairement pas saines. D’ailleurs, elle pouvait douter qu’ils cherchent à la baigner toute habillée. Sa dignité était franchement menacée et on pouvait se demander comment elle allait réagir à cette nouvelle évolution de sa situation.
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Base Spatiale / Re : Je te trouverai aux confins de l'univers [Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 14 mai 2026, 01:51:45 »
C’était une situation délirante. Jack avait rencontré un Ange. Un véritable Ange. Il avait vécu une expérience que beaucoup de croyants passaient leur vie à espérer. Et puis, il avait couché avec elle. Beaucoup auraient crié au sacrilège, mais le Tanexien n’était pas religieux. Il se fichait pas mal des conventions et de ce qui était bien ou mal. Il avait confiance en Anéa pour savoir ce qu’elle pouvait faire ou non ; et il péchait en cela, car elle n’était pas juste un Ange. Il n’avait aucun moyen de le savoir, mais il soumettait la Déchue à une danse dangereuse entre ses deux natures, que certains diraient complémentaires, mais qui la tiraient l’une et l’autre dans des directions fermement opposées, dans un jeu cruel pour elle.

Au demeurant, il n’écoutait que la langage de leurs corps et ne prenait pas de pincettes avec la belle. Il se délectait de sa peau d’albâtre, de sa chevelure de jais et des tremblements torrides de son corps aux élans pervers. Il se régalait de la vue, de ses courbes délicieuses et de son épieu logé en elle, couvert de son plaisir et gorgé de son désir. Il ne se posait pas de questions et ne répondait qu’à l’instinct, tout comme elle en cet instant. Mais à quel instinct obéissait-elle ? Lorsqu’elle le repoussa, grommelant d’une frustration amusée, il voulut vite revenir à la charge, mais il fut surpris de son volte-face. Il hésita une seconde, la laissant se jeter sur lui et étouffer sa surprise de ses baisers. Pendant un bref instant, même si elle n’avait pas changé, il lui avait semblé voir quelqu’un d’autre. Elle, mais pas tout à fait. Ça n’avait pas vraiment de sens, mais c’était comme si une autre personne vivait en elle.

Tant pis. Il ne s’attarda pas. Il en avait connu d’autres qui, fougueuses et passionnées, se métamorphosaient au lit. On disait que les dignes courtisanes de Da-Jin, si guindées et sophistiquées qu’elles en devenaient intimidantes, avaient gagné leur réputation par le visage radicalement opposé, sauvage et déluré, qu’elles révélaient aux clients habitués assez généreux pour trouver le chemin de leur couche. Peut-être était-ce pareil chez les Anges ? Incarner la vertu et combattre les monstres, ça devait être un peu épuisant, il fallait pouvoir se défouler. C’était ainsi que pensait Jack. C’est pour cela qu’il ne résista pas, ni aux baisers qu’il rendit volontiers, ni à sa chute sur le canapé, où il se retrouva perché au-dessus d’une belle souriante et ondulante dont la fente alla épouser et caresser son vit dans sa danse lascive et tentatrice. Il la laissa faire, sourit, descendit sur elle, enfouit son visage dans son cou qu’il embrassa passionnément.

« Anéa… »

Ce soupir à son oreille, en réponse à son murmure, déclencha de nouvelles hostilités. Il la sentit se tendre pour lui et il laissa son bassin pivoter, retrouvant son fourreau brûlant sans mal, retournant en elle d’un geste, d’un mouvement langoureux et profond, avant d’enrouler ses bras autour d’elle et de la serrer en reprenant ses coulissements. Leurs regards se croisèrent et il l’embrassa, leurs langues salivantes jouant et dansant au rythme de leur passion tandis que tout disparaissait autour d’eux et que rien d’autre que leur fusion charnelle ne compte dans l’univers. Plongé dans une transe amoureuse, Jack poussa en elle même sans y penser, perdant le contrôle, guidé par cette seule volonté profonde de jouir, de lui faire offrande de ce qui était à lui. C’était étrange, comme pensée… Comme un geste rituel… Un don de vie à une force tellurique. Rien d’angélique.
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Les terres sauvages / Re : Chasseurs d'Éternité (Yukka/Grayle)
« Dernier message par Yukka le mercredi 13 mai 2026, 20:00:31 »
Je me souviens que Miuggrayd avait demandé l'aide de certains professeurs pour confectionner ma hache. Il fallait allier magie de glace et forge enchantée pour la créer et l'avoir maintenant entre mes mains. Cela avait mis du temps, elle n'a pas été fabriquée en un jour, mais j'ai été assez patiente. Sincèrement, je ne regrette pas du tout...Elle est puissante, assez légère pour moi. J'ai le droit de me la péter un peu, non ? Il le faisait bien lui aussi, peu de temps avant ! Après, il faut le dire, ma hache en jette pas mal. Pareil pour mon armure, même si je sais qu'elle ne couvre pas grand-chose. C'est pour mieux amadouer l'ennemi et qu'il pense avoir le dessus...Bref.

Je fais signe de la tête vers Grayle lorsqu'il me demande l'autorisation de regarder et toucher mon armure. C'est ok...Mh. Bon. Voilà qu’il devient rouge comme une pucelle surprise en train d’lire un roman à l’eau d’rose. J’arque un sourcil, les lèvres légèrement tordues dans un rictus moqueur pendant qu’il précise qu’il parlait bien de l’armure. Bah voyons. Comme si j’avais cru autre chose. Même si, vu la façon dont ses yeux traînent depuis tout à l’heure, le doute est permis.

Je reste immobile tandis qu’il s’approche. La lumière bleutée de l’armure danse sur sa peau, découpant les lignes de ses épaules et de son torse avec une netteté presque indécente. Bordel. Il est vraiment bâti comme un guerrier de fresque, ce con. Trop propre pour être honnête. Ses mains glissent sur mes jambières, prudentes d’abord, puis plus assurées. Je sens à peine le contact au travers du métal enchanté, mais je vois son expression changer. La curiosité laisse place à quelque chose de plus… admiratif. Et ça, étrangement, ça me plaît. Pas parce qu’il me mate. Bon, si, un peu mais surtout parce qu’il regarde mon armure comme elle mérite d’être regardée. Avec respect et adoration.

Quand ses doigts remontent jusqu’aux épaulières en forme de lion, je baisse les yeux vers lui. Il est plus proche maintenant, suffisamment pour que je sente sa chaleur malgré le froid de l’acier, suffisamment proche pour voir le moment exact où son regard dérape vers la protection de mes hanches avant de remonter précipitamment. Ah...Donc j'avais bien raison depuis le début. Je souffle du nez, amusée et aigrie à la fois, malgré moi.

- T’essaies d’être discret, mais t’es nul à chier pour cacher c’que t’as dans la tête.

Je croise les bras sous ma poitrine cuirassée, la hache toujours tenue d’une seule main maintenant, sans le moindre effort. Je le fixe avec un sourire carnassier. Mon but est clairement de lui faire peur, et ça m'amuse.

- Relax, j’vais pas t’décapiter. Pas encore...

Même si j’pourrais, facilement en plus. L’idée me fait sourire intérieurement, l'espace d'une seconde mais ce serait complètement stupide de ma part. En soi, il n'a rien fait de « mal », si ce n'est qu'un regard un peu trop appuyé sur ma personne. Et puis, j'ai besoin de lui encore, alors autant qu'il soit vivant.

Le silence revient un instant autour du feu. Le bois craque doucement. Plus loin, le vent fait bruisser les arbres, mais ici, dans ce petit cercle de lumière orange et bleue, l’air paraît devenu plus lourd. Grayle retire lentement sa main de l’armure, comme à regret. Et moi… moi j’le regarde faire sans bouger. Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Parce que maintenant qu’il est juste là, à portée de bras, j’remarque trop de trucs. L'absence totale de cicatrices. Pour quelqu'un qui semble parcourir bien des terres, c'est plus qu'étrange. On dirait presque le corps intact d'un nobliau de Nexus. Il y a aussi et surtout cette foutue façon qu’il a de me regarder comme si j’étais à la fois un danger mortel et la plus belle chose qu’il ait vue depuis longtemps. Putain. Je détourne finalement les yeux en claquant ma langue contre mon palais, un peu agacée.

- Arrête un peu d’me fixer comme ça, gamin.

Oui, je le rappelle à l'ordre avec ce surnom mais au moins, ça devrait le réveiller. Je rengaine ma hache et mon armure disparaît pour retourner à son état de base. Je soupire longuement, me massant une tempe. Je me penche deux secondes pour fouiller dans mon sac et récupérer la gourde d'eau, histoire de me calmer un peu et que, surtout, je me retire cette gêne qui commence à me prendre.

- J'pourrais presque croire que tu m'trouves jolie...Allez, va dormir.

On évitera de continuer à dire des conneries et j'pourrais passer une partie de la nuit tranquille, juste à veiller à notre sécurité...
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Ville-Etat de Nexus / Re : Bienvenue à Loudpard, école de sorcellerie
« Dernier message par Yukka le mardi 12 mai 2026, 22:48:37 »
Il m'arrive parfois de me demander si Papa et les garçons réagiraient de la même manière que Miuggrayd s'ils étaient encore là aujourd'hui. Mph, ils n'auraient pas hésité à me charrier...Pendant un instant, je fixe Miuyggrayd, la moue pensive, alors qu'il s'excuse auprès de Zorro. Ce grand elfe, je le considère comme mon meilleur ami, mon partenaire, et je sais qu'il me traite comme si j'étais sa fille, comme si j'étais fait du même bois, du même sang que lui. Mais nous sommes bien trop différents, même en dehors de notre physique. Il est bien trop sage et sociable, alors que moi, à côté, je ne suis qu'une brute solitaire. Je préfère largement les grandes étendues boisées, à recueillir des herbes pour mes études, plutôt que de rester entre quatre murs à devoir se forcer à sourire à quelqu'un pour pas qu'on nous fasse chier. Bien sûr, il y a du bon à rester à Lenwë pendant quelques temps, mais j'étouffe rapidement...

En voyant mon état, Miuggrayd a intimé que je me fasse soigner au plus vite. Il vient m'aider à mettre une compresse sur ma blessure et, avec Zorro, il nous fait sortir expressément de ma chambre. Il me pose mille et une questions alors, bien qu'agacée par tout ça et n'ayant clairement pas eu le temps de me reposer, je lui explique tout ce qu'il s'est passé jusqu'à ce que je tombe dans les pommes. En gros condensé, bien qu'il me réclame des détails, mais je n'ai pas le temps de lui en dire davantage. J'esquive la suite en rentrant dans l'infirmerie, laissant les deux zigotos à la porte.

Cet endroit ne me plaît pas. En fait, il ne m'a jamais plu. Le plus simple aurait été d'utiliser de la magie curative pour me soigner mais cela demande énormément d'effort pour finalement pas grand-chose, pour ma pomme. Je préfère encore qu'on utilise les plantes pour retourner sur mes deux pattes, et au moins, ça me laissera une bonne cicatrice de guerre. P'tit souvenir sympa.

Bianca Ambërlyth me fixe. Elle arque les sourcils, visiblement surprise de ma présence entre ses murs, avant de me donner un petit sourire. Je n'aime pas cette fée. J'sais qu'elle fait bien son travail mais sa façon de sourire, d'être si douce, ça me fait hérisser le poil ! Mais je suis obligée de passer par ici pour que la blondasse me foute la paix. Je prends place sur un lit, sur le bord du moins, et j'explique ce qu'il s'est passé à la fée, qui me fait les soins nécessaires et qui me procurent quelques grimaces, je dois dire, mais j'ai connu pire, tout de même...

***___***___***___***

Miuggrayd arborait un air triste et inquiet, fixant la porte de l'infirmerie comme si elle n'allait jamais se rouvrir. Un long silence s'était installé entre les deux hommes et ce fut Zorro qui le brisa le premier. Si le grand elfe souhaitait avoir la suite de l'histoire ? Quelle question ! Il ne fit que hocher du chef pour répondre à l'invité de Yukka. Un fin sourire orna les lèvres du mage mais il n'était guère joyeux.

- Je tiens à vous présenter mes excuses une nouvelle fois, Zorro, pour le comportement que j'ai eu tout à l'heure. Et...Je vous remercie d'avoir sauvé ma f...Yukka. Mh hm. Elle ne fait généralement pas attention à elle, et se fiche complètement que je me fasse un sang d'encre !

Miuggrayd souhaitait poursuivre dans sa plainte mais il fut vite interrompu par le retour de Yukka, accompagnée de l'infirmière Bianca.

***___***___***___***

La fée me tend sa fiole à l'aspect...bien verdâtre et je tire encore une grimace de trois mètres de long. Fait chier. Je ne lui répond que d'un hochement de tête pour la remercier, et elle finit par disparaître finalement derrière cette même porte dont on était sorties. J'observe Miuggrayd et Zorro de haut en bas. Apparemment, ils se sont rabibochés, et mon ami lui a donc présenté des excuses comme il se doit. Bien. J'avais pas envie de revenir dessus.

Le gargouillement terrible de Zorro me fait légèrement pouffer, retenant un rire. C'est vrai qu'on n'a pas vraiment mangé comme il se doit depuis quelques temps. On a pressé le pas pour arriver en un seul morceau jusqu'à l'Académie mais il ne restait plus grand-chose niveau graille. Je lui avais promis de la bonne bouffe et il sera servi. Miuggrayd décide de nous montrer le chemin, bien que je sache y aller toute seule, à force, mais j'ai l'impression qu'il s'est fait un nouvel ami. Il entame le pas, Zorro et moi le suivant doucement.

- Si tu pouvais choisir quelque chose à manger là, sans savoir ce qu'il y a, qu'est-ce qui te f'rait plaisir ?

C'était qu'une simple question, par simple curiosité. Il va avoir du choix, ça lui changera probablement des gibiers, ou des racines trouvées à la va-vite. Mais il ne me répond pas, venant plutôt me chuchoter...DES PUTAINS DE CONNERIES, avant de fuir, ce lâche ! Connard ! J'vais t'buter, tu vas voir. J'ai pas mise cette tenue pour te plaire, putain ! J'vais m'venger, tu verras. Je fulmine, ne rêvant que d'un croche-pattes bien placé pour qu'il se pète la gueule avec sa bouffe et se fasse engueuler d'avoir gaspillé la bouffe en plus de ça ! Mh...Non, la bouffe, c'est sacré. Mais tu perds rien pour attendre, sale con ! Je presse le pas, passant devant lui et mon ami, poussant les portes de la grande salle.

La salle à manger est un grand espace, surtout en longueur. Son plafond est porté par des colonnes qui ne sont rien d'autres que des vieux arbres, recouverts de lierre et de mousse. Leurs branches puissantes se rejoignent sur le plafond, maintenant les vitraux qui apportent beaucoup de lumière traversant les feuillages dans la si grande pièce. Le sol est fait de pierres anciennes brossées. De longues tables en bois rustiques avec leurs bancs occupent tout l’espace, alignées comme dans une auberge médiévale. Sur les tables, on distingue de petites lanternes ou bougies qui diffusent une lumière chaude et dorée. D’autres lanternes suspendues aux branches renforcent l’ambiance intime et magique. Au fond de cet espace, on peut voir un grand comptoir avec plusieurs marmites et grandes casseroles. Là se tenait tous les plats disponibles et qui restaient chauds grâce à des pierres magiques.

Miuggrayd se détache de nous, semblant avoir trouvé quelqu'un sur une table plus loin.

- Veuillez m'excuser, je dois aller parler à un professeur. Je n'en ai pas pour longtemps. Profitez-en pour vous requinquer.

Il s'éloigne ensuite sans un bruit, me laissant avec Zorro. Nan mais lui...Même pas j'lui fais le tour du propriétaire. Je lui fais un doigt d'honneur et file me prendre un plateau, que je remplis de plein de bonnes choses. Dans mon assiette, des pommes de terre fumantes passées au beurre, de gros bouts de jambon de sanglier des neiges, avec une grosse pinte d'hydromel. Je rajoute des fruits secs comme dessert. Toujours en foutant des vents à ce vaurien, je m'installe à une table où personne ne s'est installé encore, et je commence à « picorer » dans mon assiette...Je déconne, j'ai trop la dalle. J'utilise une bonne grosse cuillère en bois pour en prendre plus dans une bouchée...Putain, ça fait du bien.

Alors que je vois Zorro s'installer à côté de moi, mon regard se porte sur Miuggrayd qui parle avec le professeur Reinold. Ce dernier semble froncer les sourcils, puis l'elfe hoche la tête avant de revenir vers Zorro et moi. Il prend place face à mon compagnon de voyage et lui sourit.

- Est-ce à votre goût ? Puis-je savoir ce que vous cherchez à Lenwë ? Je serai heureux de vous aider.

Mph...Qu'ils blablatent tous les deux, histoire que je mange tranquillement, même si ce n'est pas en réelle paix. Cela aurait été plus agréable de manger dans ma chambre...
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Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Thyia Tapsus le vendredi 08 mai 2026, 19:38:06 »
Le bassin tremble autour de moi, parcouru de vibrations irrégulières que les vents de Weyrith ne cessent de provoquer. L’eau ressent tout avant les corps. La colère. L’intention. L’hésitation. Et celle qui émane de lui fend l’espace avec une brutalité presque palpable.

Je le regarde glisser sous l’impulsion de ses vents. Ils répondent à sa volonté avant même que ses muscles n’achèvent leurs mouvements. Ce n’est pas simplement de la magie. C’est devenu instinctif chez lui. L’air l’écoute comme l’eau m’écoute.

Et surtout… il apprend vite.

Mes premières attaques ne le surprennent déjà plus. Il observe. Il adapte. Il comprend. Chaque turbulence qu’il crée dans le bassin perturbe immédiatement ma manière de structurer l’eau près de lui. Il a déjà compris que je suis plus dangereuse lorsqu’elle reste calme.

Autour de nous, les tentures claquent brutalement sous les bourrasques. L’eau éclate contre les parois du chariot en pluie froide. À l’extérieur, le campement ralentit peu à peu. Je perçois les ogres qui s’approchent malgré eux, attirés par l’agitation sans réellement oser intervenir. Le bois extérieur gémit sous leur poids. Des voix grondent à voix basse. Certains rient nerveusement avant de se taire presque aussitôt.

Ils sentent qu’un prédateur se trouve ici. Peut-être plusieurs.

Je me redresse lentement dans le bassin. L’eau glisse le long de ma peau pâle encore incomplètement reformée, épouse mes formes avant de retomber dans un clapotis discret. Mes griffes apparaissent brièvement lorsqu’une nouvelle rafale traverse la pièce, et mes yeux restent fixés sur lui sans jamais dévier.

Il veut imposer sa domination. Je veux comprendre jusqu’où elle s’étend réellement. Puis quelque chose change.

C’est infime. Une anomalie dans les mouvements du chariot. Une respiration retenue. Un déplacement trop discret pour appartenir aux ogres massifs qui entourent le véhicule. Quelque chose avance derrière Weyrith avec l’intention de tuer.

Je le comprends avant même de le voir.

L’assassin surgit de l’ombre, rapide, précis, une lame déjà levée dans un mouvement destiné à frapper là où l’armure manque. Et je disparais.

Le bassin explose dans un bruit sourd lorsque mon corps cesse d’être solide. L’eau quitte brutalement la baignoire, traverse l’espace à une vitesse anormale et contourne Weyrith sans même le toucher. Pendant un instant, je ne suis plus une forme. Seulement un flux.

Puis je réapparais derrière lui. Ou plutôt autour de l'importun.

L’homme n’a même pas le temps de comprendre ce qui l’atteint. L’eau se referme sur son visage, sa gorge, son torse, s’enroule autour de lui avec une violence silencieuse. Chaque mouvement qu’il tente ne fait qu’aggraver son enfermement. Je sens immédiatement sa panique traverser son corps. Son cœur accélère. Ses muscles se contractent désespérément tandis qu’il cherche de l’air là où je ne lui laisse plus rien.

L’eau s’infiltre partout. Dans ses oreilles. Dans sa bouche. Dans ses poumons. Dans chaque tentative de respiration.

Ses gestes deviennent désordonnés. Mous. Puis son corps commence déjà à céder. Ses mouvements ralentissent jusqu’à disparaître complètement.

Le silence revient presque brutalement après cela.

Le cadavre s’effondre lourdement sur le parquet détrempé. Et déjà, je me retire.

L’eau abandonne l’intrus aussi vite qu’elle l’a englouti. Elle reflue le long du sol, remonte les rebords du bassin et s’y rassemble avant que ma silhouette ne se reforme lentement dans l’eau troublée.
Comme si je ne l’avais jamais quittée.

Je reste immobile quelques secondes, observant Weyrith à travers les gouttes qui ruissellent encore le long de ma peau et de mes cheveux pâles.

Puis je parle enfin, d’une voix toujours étrange dans cet air sec qui n’est pas le mien.
"Celui-là n’était pas intéressant. Trop faible."

Je n’attends aucun remerciement. Ce n’était pas une protection. Pas un acte héroïque. Seulement une démonstration.

Une manière de lui montrer que malgré ma faiblesse actuelle… je reste dangereuse.
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Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le vendredi 08 mai 2026, 19:01:43 »
La réponse d’Adel fend enfin le voile de retenue qui entourait leur échange. Pas par violence. Par lassitude. Par une franchise abrupte que peu auraient osé lui opposer dans un lieu pareil. Et contre toute attente, Séliane ne s’en offusque pas.

Le silence qui suit ses paroles n’est plus le même. Les papillons ralentissent. Leur lumière cesse de pulser avec agitation pour retrouver une clarté plus douce, plus stable. Même la tension diffuse du sanctuaire semble se rétracter légèrement, comme une vague qui cesse enfin de monter.

Autour d’eux, le festival respire de nouveau normalement. Le tambour reprend son rythme plein. Les voix redeviennent des voix. Puis soudain…

Un éclat de joie fend l’air.
- Je l’ai eu ! Maman, regarde !

La petite fille près du bassin aux poissons rouges lève son épuisette de papier avec un triomphe presque sacré malgré le papier détrempé menaçant de céder à tout instant. Un minuscule poisson argenté frétille dans la coupelle d’eau qu’on lui tend aussitôt, et son rire clair entraîne celui de sa mère dans son sillage.
 
Autour du stand, quelques inconnus sourient malgré eux. Même les lanternes paraissent plus chaudes.

L’air lui-même change. Les effluves lourds d’encens et de bois ancien s’allègent doucement, effleurés par une senteur plus délicate. Celle des pétales de cerisier humides au matin, après la rosée. Un parfum léger. Presque irréel. Comme si le sanctuaire expirait lentement après avoir retenu son souffle trop longtemps.

La jeune femme le regarde toujours. Mais cette fois, son observation a changé. Elle ne cherche plus seulement à comprendre ce qu’il est. Elle cherche pourquoi il refuse autant qu’on tente de le lire. Puis, lentement, un souffle presque imperceptible lui échappe. Pas un soupir. Quelque chose de plus discret encore.

Comme une pensée qui accepte enfin de quitter le silence.
…Vous êtes fatigué.

Ce n’est ni une moquerie, ni une accusation. Un constat calme. Ses yeux glissent brièvement vers la lanterne chauffée contre lui, puis reviennent à son visage.
Et vous vous méfiez de tout ce qui cherche à vous approcher sans se nommer clairement.

Un léger silence, et, pour la première fois depuis leur rencontre, elle cède. Pas entièrement. Mais sincèrement.
Séliane. Séliane Noctelume. Enchantée.

Le nom tombe simplement entre eux. Sans emphase. Sans titre. Et pourtant, quelque chose dans l’air semble l’accueillir aussitôt. La clochette suspendue tinte doucement au loin, portée par une brise invisible.

Ses doigts effleurent distraitement la manche ivoire de l’uchikake.
Je viens d’un endroit très éloigné d’ici.

Ses mots restent calmes, mais moins opaques qu’auparavant.
Et j’observe ce monde pour comprendre s’il peut… accueillir autre chose que lui-même.

Elle s’interrompt. Comme surprise d’avoir dit autant.

Ses papillons dérivent lentement autour d’elle, apaisés désormais, leurs lueurs se reflétant dans les fils d’argent brodés sur le tissu.

Puis ses yeux reviennent vers les omamori suspendus.

Le tintement léger des talismans accompagne quelques secondes de silence avant qu’elle ne reprenne, plus doucement encore :
Vous cherchez des réponses immédiates.

Son regard glisse vers lui. Pas froid. Pas sévère. Curieux.
Mais certains lieux répondent mieux lorsque l’on cesse de leur résister.

Une infime inclinaison de tête. Et, pour la première fois, quelque chose d’à peine perceptible traverse sa voix. Pas de l’amusement. Quelque chose de plus rare chez elle.

De la douceur.
Choisissez-en un.

Ses papillons gravitent lentement autour des omamori suspendus.
Et je répondrai à vos questions.

Une pause. Puis, presque malgré elle :
Aussi honnêtement que vous semblez vouloir l’être.

Et cette fois, ce n’est plus une épreuve. C’est une main tendue.

Mais au même instant, une silhouette vacillante traverse maladroitement le flot des visiteurs. Un homme déjà largement ivre. Son épaule heurte brutalement Séliane sans même qu’il ne réalise ce qu’il vient de faire. Le déséquilibre est bref. Mais suffisant.

La cheville encore fragilisée de la fée cède aussitôt sous l’impact, et son corps bascule involontairement vers Adel dans un froissement de soie et de lumière pâle. Ses doigts viennent instinctivement chercher un appui contre lui tandis que plusieurs papillons s’éparpillent dans une vive pulsation lumineuse.

L’homme ne murmure même pas d’excuse et hausse les épaules avant de disparaître dans la foule sans même se retourner. Et déjà Séliane se redresse. Trop vite.

Comme si le simple contact prolongé l’avait surprise davantage que la bousculade elle-même. Elle recule d’un pas mesuré malgré la tension dans sa cheville, baisse immédiatement la tête dans une inclinaison impeccable.
Veuillez me pardonner.

Sa voix reste calme. Mais pour la première fois depuis le début de leur rencontre, une infime perturbation trouble enfin sa maîtrise parfaite.
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Le grondement discret du moteur accompagne les derniers kilomètres du trajet.

À mesure que le bus s’enfonce vers la Toussaint, les lumières changent. Les vitrines deviennent plus agressives. Plus colorées. Les néons se reflètent contre les vitres sales dans des traînées rouges, violettes, électriques. Dehors, les rues paraissent plus étroites malgré leur largeur réelle, comme si quelque chose dans le quartier refusait de laisser l’espace respirer correctement.

Lorsque Franz parle en latin, quelque chose en Séliane réagit immédiatement. Quelque chose d’infime.

Ses yeux quittent brièvement la route pour revenir vers lui. Pas avec l’incompréhension distraite de quelqu’un qui entend une langue étrangère. Plutôt avec cette reconnaissance silencieuse que provoquent parfois les choses très anciennes lorsqu’elles ressurgissent là où on ne les attend plus.

Le papillon ralentit son vol. Une seconde seulement. Puis la jeune femme détourne doucement le regard vers les lumières de la ville. Elle ne traduit pas. Ne demande pas ce que cela signifie. Mais dans le léger silence qui suit, quelque chose laisse deviner qu’elle a compris. Ou peut-être davantage encore. Comme si ces mots ne lui semblaient pas anciens. Seulement… lointains. Elle observe en silence.

Le petit compagnon pourvu d’ailes, lui, a cessé de voleter librement. Il reste désormais près d’elle, presque immobile, ses ailes vibrant à peine comme sous une tension invisible.

Quand le professeur évoque les dimensions infernales liées à certaines failles, ses yeux glissent lentement vers lui. Elle ne répond pas tout de suite. Parce qu’elle entend ce qu’il ne dit pas. Le ton léger. L’humour. Et dessous… cette très réelle possibilité qu’il sache exactement de quoi il parle.

Alors seulement, elle murmure :
Je le préférerais aussi.

Sa voix est douce. Mais sérieuse.

Le bus poursuit sa route dans un léger tangage. Un groupe d’étudiants descend dans le bruit et les rires au prochain arrêt, laissant derrière eux un silence plus creux qu’avant.

Puis le grésillement commence. Faible d’abord. Presque noyé dans les vibrations du véhicule. Mais la professeure d’Histoire de la magie le perçoit immédiatement. Son regard descend vers l’appareil de Franz au moment précis où sa propre peau se hérisse sous sa robe.

L’air a changé. Pas physiquement. Plus profondément. Comme si la réalité elle-même présentait ici une très légère irrégularité.

Lorsque Franz propose de descendre, elle acquiesce sans hésiter.
Oui.

Mais avant que le bus ne ralentisse complètement, quelque chose attire soudain son attention. Ses yeux se tournent vers l’extérieur. Au-delà des néons. Au-delà des passants. Un homme se tient immobile dans une ruelle étroite entre deux bâtiments. Il devrait être banal. Et pourtant… non. Quelque chose dans sa silhouette semble légèrement décalé. Comme une image mal alignée avec le monde autour d’elle. Les contours vibrent parfois d’un souffle presque imperceptible.

Le regard de Séliane se fixe sur lui. Et l’inconnu tourne lentement la tête dans leur direction.

Le papillon se crispe brutalement. Ses ailes émettent une brève pulsation lumineuse. La même réaction, le même comportement qu’il avait eu quelques secondes avant la destruction de leur monde, juste avant que Séliane fut envoyée sur Terre avec quelques uns des siens en état de stase.

Puis le bus passe. La ruelle disparaît. Séliane reste immobile une seconde de trop. Une seule. Puis elle se lève calmement lorsque les portes s’ouvrent dans leur souffle pneumatique. L’air extérieur est plus froid qu’il ne devrait l’être.

Le quartier vit encore autour d’eux : musique étouffée derrière les façades, conversations, odeur d’alcool, de pluie ancienne incrustée dans le béton, de nourriture grasse et de fumée. Mais sous tout cela… Autre chose. Une vibration basse. Presque organique.

Le papillon vient se réfugier près de sa gorge, comme dissimulé dans ses cheveux défaits.

La fausse humaine descend du bus derrière Franz.

Ses longues mèches sombres se soulèvent légèrement dans le vent nocturne. Sous les néons du quartier, sa robe semble absorber davantage la lumière qu’elle ne la reflète, comme un fragment de ciel nocturne égaré parmi les humains.

Puis elle parle. Très bas.
Vous l’avez senti aussi, n’est-ce pas ?

Ses yeux ne regardent pas encore Franz. Ils fixent la rue. Ou peut-être quelque chose derrière elle.

Une pause.

Puis, plus discrètement encore :
Il y avait quelqu’un dans cette ruelle.

Enfin, elle tourne la tête vers lui.

Et pour la première fois depuis leur rencontre, une véritable tension traverse son regard.
Mais je ne crois pas que c’était un humain.
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le mercredi 06 mai 2026, 14:07:37 »
Tsaphkiel n'était pas homme de mensonge, dans ses paroles, mais il ne savait clairement pas mentir non plus avec son corps. Anéa avait bien vu que, lors de son récit, il se tendait plus ou moins, sous certains mots. La jeune femme n'avait peut-être pas relevé la tête pour fixer son interlocuteur mais elle pouvait sentir le regard mordoré du haut-ange sur sa personne. Elle ne voulait pas le voir, de peur de son regard quand elle expliquait toute son histoire. Cela lui aurait brisé le cœur s'il avait pu percevoir de la pitié dans ses grands yeux d'or. La demi-démone se focalisait sur son récit et sur les soins qu'elle prodiguait. Appliquée, la jeune femme lui demanda de se bouger légèrement pour qu'elle puisse continuer ce qu'elle était en train de faire.

- Erreur, tromperie...Ce n'est peut-être pas la même chose, mais le résultat reste le même. Je ne suis plus aux Cieux parce que j'ai choisi de défier les lois et les ordres divins.

L'ancienne archange haussa doucement les épaules, signe que dans tous les cas, rien ne pouvait être changé. D'une main délicate, elle prit une bande propre et stérile dans la trousse de soin, retirant le bord, prête à la poser. Anéa ne s'excusa pas de la proximité, se disant qu'il allait sans douter. Elle colla son buste au torse de juge céleste, enroulant ses bras tout autour pour que ses mains puissent faire passer la bande correctement. Ce contact n'était clairement pas désagréable mais ça ne semblait pas naturel, même un peu étrange entre eux deux.

La jeune femme se détachait parfois du gardien de l'Équilibre pour enrouler la bande sur son torse bien dessiné et cacher la compresse sur sa blessure. Alors qu'elle avait presque fini, la guerrière sentit les doigts de l'homme effleurer son dos, laissant un frisson la parcourir. Finissant d'accrocher la bande, elle releva enfin son visage, haussant un sourcil quand il rompit le silence qui s'était installé. Son visage d'ange était trop proche du sien, et pourtant, elle ne prit pas la fuite. Ses yeux de glace glissent sur ses lèvres qui s'agitent pour dire quelque chose qu'Anéa ne comprit pas, avant de se plonger dans son regard mordoré.


- Dû quoi ?

L'ancienne archange ne comprenait pas pourquoi le gardien de l'Équilibre semblait se torturer de la sorte. Le passé ne pouvait être défait. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire ? À dire ? Il ne pouvait pas la faire revenir au Paradis, et de toute manière, la jeune femme n'en avait aucunement l'envie...Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire ? La déchue se débrouillait toute seule depuis la nuit des temps et lui...Et bien, Tsaphkiel devra retourner aux Cieux, chez les siens.

Anéa se pinça les lèvres et prit l'initiative de se reculer, tapotant son épaule pour lui indiquer qu'elle avait fini. Elle s'éloigna, interrompant le contact entre eux, mais restant sur le canapé en tailleur. L'ancienne archange s'approcha une main du visage du juge céleste, soupira un instant et...Lui donna une pichenette dans le front, juste assez pour lui laisser une trace rougeâtre.


- Arrête de dire des bêtises, abruti.

La jeune femme n'en dit pas plus, s'esquivant en refermant la trousse de soins qui était restée sur la table basse. Anéa se releva, quittant le canapé, prête à retourner dans la salle de bain pour ranger ce petit bordel, sûrement pour ne pas laisser de temps à Tsaphkiel de réagir...
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Base Spatiale / Re : Je te trouverai aux confins de l'univers [Jack Marston]
« Dernier message par Anéa le mercredi 06 mai 2026, 12:15:46 »
Ce n'était pas inhabituel que le côté démoniaque de la personnalité d'Anéa prenne le dessus lorsque la belle brune s'adonnait aux plaisirs intimes. Son esprit embrumé par les vices semblait, dans ces moments-là, diriger ses faits et gestes. La demoiselle s'abandonnait au stupre plus que de raison, telle un succube cherchant à pomper toute l'énergie de sa proie. Heureusement pour Jack, l'ancienne archange n'était pas l'une de ces créatures, n'étant qu'une pauvre âme torturée, oubliant sa solitude dans les bras d'hommes qui lui plaisaient. Et ce soir, la jeune femme avait jeté son dévolu sur le mercenaire galactique. La guerrière ne s'était clairement pas dit qu'en rentrant de cette mission dans cet endroit à travers l'univers, elle allait profiter d'une superbe rencontre avec cet éphèbe et faire plus ample connaissance.

Pourtant, c'était bien ce qui était en train de se passer. Anéa profitait de cette étrange situation. Elle le cherchait clairement. La demi-démone faisait tout pour que son compagnon de soirée perde la tête. Son petit tour de magie avec son piercing sur la lèvre inférieure avait porté ces fruits. Elle pouvait le voir dans ses beaux yeux troublés s'il se demandait s'il n'avait pas rêvé cette nouvelle sensation lors de la gâterie buccale. Un petit rictus satisfait s'était dessiné au coin des lèvres occupées de la jeune femme.

C'était son petit truc en plus de démone ça, car avant sa transformation incomplète, tout ce qui touchait au sexe n'était presque au point mort. Sa première fois n'avait pas été si catastrophique – mis à part qu'il s'agissait d'un démon et que cela avait provoqué sa déchéance - , mais c'est lui qui avait dominé le moment. Depuis que son âme était partagée entre le Paradis et l'Enfer, elle se plaisait à tenter ses partenaires jusqu'à ce qu'ils succombent à leurs instincts primaires. Elle qui était bien trop souvent couverte de terre, de sueur et de sang, voulait davantage qu'on voit la femme, seulement la femme derrière la guerrière. Anéa souhaitait paraître tellement séduisante qu'on ne puisse y résister. Peut-être était-ce également un autre moyen de se sentir utile et vivante, même si ce n'était que pour un court instant...

Anéa ne réfléchissait plus, elle aussi ne répondait qu'à ses désirs. Elle délaissa son amant un instant pour s'installer sur le canapé et lui donnait une superbe vue de sa croupe tendue. Son regard de glace passa par dessus son épaule comme pour l'appeler d'une certaine façon. Son entrejambe et l'intérieur de ses cuisses étaient encore trempées de ses caresses précédentes.

Jack ne tarda pas à la rejoindre, venant lui insérer un doigt délicat dans sa fleur humide, puis un deuxième. D'abord doux, ses mouvements firent frissonner la demoiselle, qui se mit à mordre sa lèvre inférieure à mesure qu'il augmentait l'intensité de ses flatteries. L'ange déchue étouffa ses gémissements un instant quand elle fourra sa tête dans ses propres bras. Ses cuisses se mirent à trembler de plaisir jusqu'à atteindre son paroxysme...ou presque.

La descente fut brutale lorsqu'il décida d'arrêter son petit jeu. Anéa souffla, déçue, avant d'émettre un gémissement aigu incontrôlé, puis un second, quand il rossa chaque fesse de l'ancienne archange. Elle ne pouvait pas le voir clairement mais les traces des doigts du mercenaire galactique commencèrent à apparaître sur sa peau de nacre. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour le sentir se rapprocher d'elle et venir la combler de nouveau comme il se devait, comme il l'avait fait sous la douche auparavant. Petit truc en plus : Jack agrippa une bonne partie de la chevelure de jais de la belle, encore mouillée, pour l'attirer plus à lui. La guerrière creusa sa chute de reins avec envie tout autant qu'elle était forcée à le faire, au vue de la position.

Même s'il n'avait que reprendre place en elle, un grognement satisfait s'étouffa au fond de sa gorge. Tout son corps se tendit, comme électrisé, lorsqu'il reprit une danse lascive tout en elle. Son propre bassin ne pouvait bouger, les caresses d'avant l'ayant amenée au bord du précipice de pur plaisir et la paralysant presque. Le son du bassin de Jack claquant sur sa croupe rougies de l'ancienne archange n'était que du miel pour les oreilles de la jeune femme. Le tout fit exploser Anéa de plaisir, sentant ses chairs intimes se resserrer sur le membre gonflé du mercenaire.


- Haaan ! Gnn ! Mmmh...

Tremblante sous l'extase de bout en bout, Anéa ne pouvait plus taire son plaisir, l'intensité de ses gémissements variant selon les coups de reins. Fébrile, elle posa néanmoins une main sur le bas du ventre de son amant pour le faire arrêter gentiment. Lentement, la jeune femme se défit de son étreinte, à contrecœur. Son corps était encore perlé d'eau mais aussi de sueur.

La demoiselle à la chevelure de jais se retourna pour faire face à cet éphèbe et l'embrassa avec fièvre, ses mains plaquées sur ses joues. Elle ne lui laissa pas de répit, enroulant ses bras autour du cou de Jack, ne quittant pas une seconde sa bouche chaude. Anéa l'entraîna tout contre elle lorsque la belle brune se laissa tomber sur le canapé, allongée sur le dos. Corps contre corps, la demi-démone vint lui mordiller la lèvre inférieure puis relâcha sa tendre prise. L'ancienne archange le fixa de ses grands yeux de glace, un fin sourire aux lèvres. Doucement, sous lui, la déchue ondula du bassin, voulant le taquiner un peu, tout en susurrant son nom.


- Mmmh...Jack...
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Le temple Shinto / Re : Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Adel Esplana le mardi 05 mai 2026, 15:59:28 »
Est-ce un mauvais choix de la part du voyageur, peut être trop brutal? En effet, les papillons qui les entourent, insectes qu'il n'a apparemment remarqué que maintenant s'affolent et brillent de plus belle, d'une façon on ne peut plus surnaturelle. Ce ne sont certainement pas des papillons normaux. Peut-être sont-ils des extensions du pouvoir de la femme qui lui fait face, qui l'observe comme si elle lui soutirait des secrets sans dire mot, ce qui est fort possible.

Devrait-il attaquer tous ces papillons? Est-ce que cela suffirait à reprendre la main sur cette rencontre qu'il doute être fortuite, maintenant?

Hmm...ce n'est probablement pas une bonne idée. En dehors du fait qu'il ne connaît pas les liens entre ces insectes et cette femme, il a l'impression de plus en plus claire que le lieu lui même semble s'intégrer aux actions de cette...femme? Créature? Les gens autour d'eux deux, et même l'endroit lui même semble les étudier autant qu'elle l'étudie, lui. Comme si ce sanctuaire est en synergie avec elle plutôt que l'inverse, ce qui est troublant en soi, même si tout ceci ne semble pas lui être hostile, en tout cas pour l'instant.

C'est pour ça qu'il ne fait rien pour l'empêcher de se dégager, pour éviter de déclencher des hostilités sans motifs.

“Vous posez des questions…avant d’écouter les réponses. Vous n’êtes pas de ce lieu. Quant à moi…”

“Je suis celle qui observe pour comprendre avant de juger.”

“Et vous…vous ne savez pas encore ce que vous êtes ici.”


Mais peut être qu'il va le regretter, car lorsqu'elle parle enfin, c'est pour lui dire des choses inutiles, voire insultantes. Alors comme ca, cette chose lui tombe dessus sans crier gare et l'étudie froidement sans lui demander son avis, mais c'est lui qui est en tort et a besoin de remontrances parce qu'il a l'audace de demander qui elle est? Fantastique!

Oooh...à ce stade, Adel est déjà fatigué de devoir composer avec des déclarations sibyllines avant même d'avoir commencé à supporter cette conversation. Il ne peut s'empêcher d'adopter un ton caustique quand il lui répond.

"Si vos réponses n'apportent absolument rien d'autre que d'autre questions, j'aurais préféré que vous ne répondiez pas. Je n'ai rien eu à écouter de votre part."

Il veut dire...bien sûr que des réponses appellent d'autres questions, mais ce qu'elle dit n'éclaircit absolument rien, et part immédiatement sur autre chose. En particulier sa dernière phrase. Il sait ce qu'il est ici. Un étranger. Un voyageur en quête de connaissance pour résoudre un problème d'étendue divine.

Si cette créature veut lui adjoindre un rôle supplémentaire, elle ne le fera pas aussi impunément. Même si elle semble déjà tout savoir de lui. Et de ses reliques.

Il se tire de ses considérations frustrées sur ces fichus clairvoyants et leur esprits en forme de kudzus pour prendre une décision sur la suite de cette discussion. Son regard se pose vers un stand de talismans, et sur ce qui se trouve dessus. Des omamoris...d'après ce qu'il a compris durant ses lectures, ce sont des sortes d'amulettes porte-bonheur...ou de protection contre le malheur. C'est quelque chose sur lequel il devrait faire plus de recherches, car il ne sait pas si ces talismans ont un effet réel ou non. Honnêtement, il devrait s'attendre à ce que ce soit le cas. Il devrait peut être s'en procurer un, peut être que comme cela il aura la chance de décoder cette conversation inutilement mystérieuse.

“Ils portent des intentions. Pas celles que l’on montre. Celles que l’on garde.”

Parce que bien évidemment, l'incompréhensible continue à l'être, visiblement en train de regarder le même stand que lui, les sons autour d'eux semblant devenir un chorus soulignant ses paroles. Que veut-elle dire, que les gens choisissent ces amulettes en fonction de leur buts personnels? Encore heureux, ou serait l'intérêt, sinon?

Et sa lanterne qui continue à lui tenir chaud, ce qui signifie manifestement qu'il y a quelque chose ici qu'il devrait faire ou quelqu'un à qui parler...et il n'y a qu'elle qui lui a adressé la parole. Il ne ressent pas d'urgence non plus, à part celle de sa frustration grandissante mais cela n'a rien à voir avec l'artefact. Qu'est ce que cela veut dire? Pas simplement qu'elle n'est pas normale, cela se voit, et l'idée qu'elle n'est pas humaine non plus fait rapidement chemin dans son esprit.

...

Eh bien soit, Adel reste dans cette "discussion", mais il est hors de question qu'il révèle ses secrets à la première pythie qui lui déclame de vagues paroles sans queue ni tête.

"Je suis un voyageur et vous êtes celle qui veut en savoir plus sans répondre à la plus basique des questions. Qui. Êtes. Vous?"
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