Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Le coin du chalant / Des bêtises avec une brunette ?
« Dernier message par Alysse le samedi 12 septembre 2026, 22:58:15 »
Chalant d'Alysse Evans

Alysse est une jeune femme de 20 ans qui a le coeur sur la main, qui a tendance à faire pleins de bêtises et qui ne cessera jamais de vous accompagner dans les ennuis....

Méthodes de Communications

Discord essentiellement , vous pouvez me mp sans soucis !

Niveau d'Activité et Niveau Recherché

Je peux être présente , généralement je pourrai offrir au moins 4 réponses par jour pour le moment ! Je peux RP avec les débutants sans soucis mais j'attendrai un minimum de détails dans les réponses fin d'offrir en retour les meilleures réponses !

Les sujets tabous ou non-désirés

Tout ce qui est contraire à la charte c'est non. Tout ce qui est illégal c'est non aussi. La scztophilie, les démembrements c'es non aussi.

Les paramètres acceptables

Futa, transgenre, domination, humiliation, possession, sang , NTR ,sont des éléments que j'accepte.

Les Trames

Je peux vous proposer 3 trames :

-Alysse est en couple et se fait séduire par une FUTA ou une trans qui la dominerai

-Alysse voudrai aider une élève a problème qui l'entraîne dans les ennuis profitant de sa naïveté

-Alysse se ferait capturer par quelqu'un souhaitant la posséder

Évidemment , on pourra discuter en mp et changer pleins de détails ou en ajouter à vos convenances voir évidemment...élaborer des RP ensemble !

Les Doublettes

Pas de doublons encore !
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Prélude / Re : Fiche Alysse Evans [Validée]
« Dernier message par Serenos I Aeslingr le samedi 12 septembre 2026, 22:39:16 »
Physique... OK!
Caractère... OK!
Histoire... OK!

Quelques petites fautes par-ci par-là, mais rien qui ne me fait saigner des yeux, donc tout va bien...

Eh bien, pour parvenir à vos objectifs, mademoiselle, je demande votre discipline absolue et votre coopération. AUCUNE DISTRACTION NE SERA AUTORISÉE!

Shion!

WHACK!



Merci. Aussi, d'où vient cette cravache et cette tenue?

Et d'où l'intérêt d'avoir des boutons à ta chemise si tu vas même pas la boutonner!?


Maintenant, petit rappel de règlement post-validation;

Maintenant que ta fiche est faite, il sera nécessaire de faire ton chaland.

Les MP sont toujours désactivés pour les nouveaux joueurs, jusqu'à ce qu'une certaine activité soit atteinte.

Tu es évidemment la bienvenue sur le discord, cela te permettra de socialiser avec les membres.
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Prélude / Alysse Evans [Validée]
« Dernier message par Alysse le samedi 12 septembre 2026, 19:25:00 »
Identité : Alysse Evans
Âge : 20 ans
Sexe : Féminin
Race : Humaine
Sexualité : Hétérosexuelle même si Alysse est très attirée par les transgenres. Au niveau expérience, elle n'est ni novice ni expérimentée mais elle sait y faire et n'est pas mal à l'aise pour autant par le sujet.

Physique : Alysse est une demoiselle aux cheveux châtains et aux yeux bleus si clair et cristallins que l'on pourrait presque y voir la couleur de l'Océan.  De plus elle a des formes et une courbe plutôt bien présente de par son côté sportive. Deux particularités physiques se distinguent chez elle, d'une part ses jambes longues et fine presque semblable à celles d'un mannequin, ainsi la texture de sa peau.  En effet, Alysse prend énormément soin d'elle et sa peau est douce semblable à celle d'une pêche au toucher. Niveau style vestimentaire, Alysse a une garde robe variée, elle peut porter des maillots de bains en été, des cols roulés et des vestons en hiver...des robes de soirées ou des crop top, en clair elle s'adapte à ses envies et éprouve une passion véritable pour les chaussures. En règle général, étant étudiante elle porte l'uniforme du Lycée.

Caractère : Alysse est la représentation de la positivité et de l'énergie.  C'est une jeune fille extrêmement sociable qui adore passer son temps a aider les autres et à galvaniser ceux qui ont le moral dans les chaussettes.  C'est une personne fondamentalement gentille, elle veut faire le bien autour d'elle autant que possible ce qui la met souvent dans des situations extravagantes.  Mais sous cette couche de bien il y a aussi parfois un petit démon qui susurre à son oreille et parfois...elle fait des bêtises et peut même se montrer taquine et provocante , répondant toujours sans violence à tout ce qu'on peut lui dire.  Effectivement, Alysse n'aime donc pas la violence et les personnes qui l'utilise en général.  Evidemment elle a des défauts... Alysse voit tellement le bien en chacun que parfois...elle peut faire preuve d'une extrême naïveté.

Histoire : Alysse Evans est née sur Terre, au Japon. En effet, elle est sino-japonaise du côté de son père et anglaise du côté de sa mère. Son père a toujours été un grand absent de par son travail et, aussi, Alysse a passé une grande partie de sa vie en Angleterre à vivre avec sa mère et a donc développé un lien très fort avec celle-ci, choisissant de porter son nom "Evans". Pour elle, son enfance ne pouvait pas être plus heureuse. Très jeune, elle pleurait déjà très peu et passait son temps à rire, sourire et s'amuser avec sa maman... Mais rapidement, les premiers nuages noirs ont commencé à se former lors des fréquents retours de son père. En effet, ce dernier passait son temps à se disputer avec sa femme et, très souvent... ces disputes étaient placées sous le signe houleux de la forte odeur d'alcool du côté paternel.

Un jour, lorsqu'Alysse avait 8 ans, il a décidé qu'il voulait se charger pleinement de la garde de celle-ci et l'emmena vivre avec lui au Japon. Évidemment, sa mère ne laissa rien faire. Des jours, des mois passèrent, durant lesquels les deux se battaient à coups de disputes téléphoniques criardes, ce qui avait, par contre, le don... de mettre Alysse très mal à l'aise. Petit à petit, Alysse s'était habituée à la vie japonaise, qu'elle ne détestait pas, apprenant la langue, les mœurs... les coutumes également.

À l'âge de 10 ans, durant le mois de décembre, sous un grand éclat hivernal... tout bascula pour Alysse. Sa mère était venue la chercher et son père, imbibé d'alcool, ne la laissa pas faire... La dispute se transforma en rixe et... très souvent, dans les mois très froids... la chaleur du foyer se manifeste par une cheminée bien éclairée. D'un grand flash, les premières flammes se mirent à jaillir hors de la cheminée, le père imbibé fut le premier à brûler dans un cri d'effroi et la mère, cherchant désespérément à sauver Alysse, eut à peine le temps de la porter hors des flammes... qu'une poutre de la maison tomba sur elle. Pour la première fois, la petite Alysse lâcha des larmes... constatant, impuissante, les flammes... ravageant sa demeure, son lieu de vie... et la vie de ses parents.

Cet événement, bien que dramatique, avait dès lors... drastiquement changé Alysse. Le sourire avait disparu chez elle. Orpheline, elle fut placée en famille d'accueil, où elle se renferma énormément sur elle-même et avait même gagné un traumatisme : une peur considérable du feu.

À ses 13 ans, Alysse avait très peu d'amis... Elle était, en revanche, plutôt belle et son regard froid ainsi que son caractère distant n'avaient fait que lui créer une réputation de "reine des glaces". Elle trouva le seul réconfort qu'elle avait dans le sport, notamment l'escalade — goût qu'elle avait pris très jeune de par son amour considérable pour les chats ! — et la course à pied, qui avait pour effet de lui vider complètement la tête.

À ses 15 ans, elle constata que le monde était plus cruel qu'elle ne l'imaginait encore. Elle voyait le harcèlement constant de ses camarades autour d'elle et décidait régulièrement d'intervenir pour les aider, ce qui lui valut de prendre de nombreux coups et de subir ce même harcèlement en retour. Plutôt que de se laisser abattre cette fois, elle décida de se lancer dans les sports de combat, et particulièrement dans le Pencak Silat, un art martial d'Asie basé sur la maîtrise des armes blanches.

Mais... sa force et sa motivation ne venaient pas que d'une envie de faire le bien... En effet, une de ses camarades harcelées à l'époque était une jeune femme trans qui, malheureusement, ne faisait pas l'unanimité chez ses camarades... Rapidement, elle et Alysse se rapprochèrent à la suite de cet événement, jusqu'à ce que les deux finissent en couple. Cette jeune trans répondant au nom de Mila était une personne énergique... qui ne se laissait jamais abattre et qui, malgré les railleries qu'elle subissait, avait pour objectif de devenir enseignante et d'aider ceux dans le besoin.

Deux ans passèrent... À ses 17 ans, Alysse vivait le parfait amour avec Mila et continuait ses entraînements à côté, à la sortie des cours. Alysse n'avait pas la même vision que Mila et, parfois, cela menait à des disputes. Pour elle, il ne fallait pas accorder de pitié aux harceleurs, mais au contraire, il fallait les recadrer, là où Mila scandait un principe simple : " la violence... ne mène qu'à la vengeance et la vengeance... qu'à la violence. " C'est sur cet adage que le dernier incident... de la vie d'Alysse eut lieu.

À ses 18 ans, alors qu'Alysse était à son entraînement de Pencak Silat, elle reçut un appel, un unique appel qui lui glaça le sang. "Votre amie, Mila est décédée..." C'était la police qui l'avait contactée. Mila était en train de suivre un stage d'enseignement supérieur quand elle tenta de calmer une rixe entre un jeune homme, dealer de drogue, et un élève, victime de ce dernier. Mila prit un unique coup de couteau qui lui perfora le cœur... Malheureusement, sa mort fut immédiate.

Abattue, triste, ayant envie d'hurler à la face du monde ce qu'elle avait fait à Dieu pour mériter autant de malheur, Alysse ne rêvait que d'une chose... se venger. Mais elle ne le fit pas... La conscience de Mila l'arrêtant constamment à chaque tentative... Pendant des mois, elle se renferma jusqu'au jour où elle décida de faire face différemment. Elle arrêta de s'entraîner bêtement, elle arrêta de faire la tête, elle reprit le sourire de son enfance et décida de vivre pour elle, pour Mila, pour sa mère... aujourd'hui elle avait un but, devenir enseignante avec la même positivité et la même énergie que les femmes les plus importantes de sa vie.

C'est à l'âge actuel de ses 20 ans qu'elle arriva à Seikusu pour suivre les cours nécessaires au Lycée Mishima afin de devenir l'une des enseignantes les plus respectables... du moins... dans le meilleur des mondes ?


Autre : Alysse ne maitrise aucun pouvoir en particulier, c'est une jeune femme très sportive qui se débrouille bien à la course et à l'escalade ce qui lui a permis en revanche de développer une belle agilité.  Elle maitrise très bien le maniement des lames courtes et notamment les couteaux ou encore les dagues.

Comment avez-vous connu le forum ?

Google ! En fait, je cherchais un forum RP qui me permettrait de développer des RP plus matures et je suis tombée ici :3


Avez-vous des doublettes ?

Non pas du tout, je suis une nouveauté xP
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Base Spatiale / Re : Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« Dernier message par Jack Marston le samedi 12 septembre 2026, 04:30:11 »
A la manière dont la fille était restée figée à sa question, Jack craignit d’avoir fait une bourde en la posant, et d’avoir eu tort d’associer une valeur pécuniaire à la vie de cet homme. De ce qu’il savait de ce monde et de cette société, similaire à toutes celles ayant conduit à ce genre d’enfer et y perdurant, il en doutait beaucoup. Mais il y avait toujours des originaux. Il faillit se redresser et lui demander d’agir mais, à peine ses muscles avaient-ils commencé à s’agiter que la belle se mit en action, d’un coup net, appelant un drone et entamant sa procédure.

Jack se détendit et se décida à attendre, suivant l’opération avec une fascination prudente. Il avait fait la guerre. Il connaissait les blessures et ce qu’il fallait faire pour les soigner, ou pour éviter qu’elles ne tuent. Il connaissait aussi certains mots, sans forcément en connaître le sens. A force de rapporter des blessés à l’arrière, on apprenait lesquels impliquaient quelles chances de survie, aussi grimaça-t-il à hépatique et serra-t-il les dents en suivant le début des événements, impuissant et condamné à l’attente.

Appuyé là où il était, il avait une vue imprenable sur les choses. Ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde, mais il avait les boyaux solides. Non, il se prit surtout assez vite de curiosité pour cet environnement si curieux pour un établissement de santé, un univers si loin du cadre souvent très neutre et formel de la plupart des établissements. On trouvait des mondes où la couleur était considérée comme une part du processus curatif, mais jamais ainsi. Pas à sa connaissance.

Et puis, il y avait cette musique, toujours là. Quand elle changea et que la fille approuva avec enthousiasme sans cesser de travailler, sa contemplation fut immédiatement tirée des lieux à la propriétaire, tandis que ses oreilles se tendaient à la recherche de ce qu’elle aimait, pas pour plaire, mais par simple curiosité.

Le morceau de rock, ses percussions et ses vers graves, remplirent littéralement salle, corps et esprits tandis que l’intervention s’engageait pour de bon, et Jack la regardait faire. Ou plutôt, il la regardait, elle, sous les néons bleutés. Ses cheveux violets brillants aux racines d’un bleu stellaire en chignon, sa tenue à la fois pratique et informelle, les marques des prothèses autrement invisibles à ses bras. Choix ou contrainte ? Il l’ignorait. Il le découvrait. Il découvrait une femme forte, sauvage et professionnelle, qui se donnait à fond sur la musique comme sur son patient, prospérant dans cette ambiance de guerre en battant le rythme d’un chant sur les instincts primaires et le désir de conquête et de possession, sur les pulsions sexuelles naturelles et profondes guidant tout être. Il la découvrait médecin, et il la découvrait femme. Il voyait ces mains plonger dans la plaie pour sauver ce patient. Il voyait cette silhouette féminine et puissante vivre pleinement toute sa passion et ses instincts. Il entendait cette voix défier la Mort avec conviction, et voyait ces yeux brillants exprimer tout son plaisir d’être là.

Oui, Jack resta scotché là, bêtement, bloquant sur elle avec fascination. Il se trouva admiratif de la beauté pure se tenant devant lui comme de la vie palpitante courant dans toute chose en elle. Il se trouva attiré par son aura vive et entière, désireux de sa proximité, rêveur de son contact.

« Hémorragie contrôlée. Pression stabilisée. »

« Merci. »

Quand Dronix annonça la fin de la récré, le mercenaire sortit de sa transe tourmentée en un clignement d’yeux et chassa rapidement ses pensées d’un redressement et d’un soupir, et d’un secouement de tête. Il ne pouvait pas se faire des idées pareilles, comme ça, alors qu’elle était juste en train de bosser et qu’il repartirait dès que Fisk serait transportable ! Il se maudit et reposa un regard vaguement plus raisonnable sur la scène, la voyant finir ses sutures.

La musique n’était pas encore finie. Elle avait été très rapide. Les paroles et le rythme continuaient à vibrer en lui, jouant les cordes de son être comme les fils d’un pantin. Et comme elle se tournait vers lui et plantait ses yeux d’un bleu improbable sur lui, il se surprit à frissonner et à déglutir. Pas de peur. Ou plutôt, pas de peur pour lui. Mais de peur d’être tenté de dépasser les bornes.

Autant dire qu’il fut contraint de garder les yeux droit devant lui lorsqu’elle s’accroupit devant lui et que ses doigts, de fer dans des gants de velours, commencèrent à le saisir, à le palper et à l’ausculter. Elle travaillait. Il dut se le rappeler. Ne pas laisser ses pulsions sauvages dominer ses songes, même si cette chanson entretenait vivement la tentation.

Il se risqua à rabaisser le regard lorsque, le toucher cessant, les machines l’examinant à la place, il se résolut à recueillir son diagnostic les yeux dans les yeux ; pour la trouver là, souriante en levant la tête vers lui, accroupie devant lui. Il déglutit encore et hocha la tête plutôt que de répondre, avant qu’un sourire ne soit rendu comme elle le rassurait sur son état et se relevait, enfin, lui permettant de souffler. Quoique cette proximité entre eux n’aidait en rien, en vérité, comme il sentait subitement sur elle le mélange de produits d’hygiène, de désinfectants et d’effort émanant d’elle, mélange brut et complet épousant à merveille sa personnalité. Il la fixa un instant sans un mot, l’air hagard, suspendu à son regard cyan, à son souffle chaud glissant une fraction de seconde sous son nez, captif de cette torpeur voulue par la lutte contre une fascination confinant à l’obsession.

« Alors, parvint-il quand même à dire, humectant ses lèvres sèches, on ne coupe pas ? »

C’était la question classique du soldat blessé au front. La peur de tous et la blague cruelle qu’on se faisait à l’idée d’une blessure. Il s’y était rabattu par instinct, se sauvant de la transe, brisant le sort d’un renvoi brutal à ses bases, et il ricana doucement, se préparant à s’excuser pour la question de mauvais goût quand, tout d’un coup, à sa gauche, la porte s’ouvrit brutalement, attirant leur attention.

Trois individus patibulaires entrèrent. Là encore, l’instinct entra en jeu. Jack ne les sentait pas. Il repéra vite l’absence de malade ou de blessé apparent. Et il repéra les armes une fraction de seconde après. Sa main était déjà au holster, qu’il avait déboutonné par réflexe, et il ira son revolver pour mettre la bande en joue dans un réflexe conditionné, pivotant sur sa bonne jambe pour leur montrer son profil, et attrapant Kaz de sa main libre pour la glisser derrière sa stature robuste et la couvrir de sa personne.

« Doc ! Il est temps de passer à la caisse ! »

Des collecteurs de dettes ?! Jack n’aimait pas leur ton. Ils étaient venus pour en découdre, pour casser du mobilier, et peut-être une partie de leur créancière. Bien qu’il n’aurait pas dû s’en mêler, le vétéran n’était pas du genre à regarder bêtement sans rien faire. Il avait décidé qu’il aimait bien le doc, même si une bonne partie de ce jugement rapide reposait sur une appréciation qui n’avait rien ni de raisonnable ni de raisonné.

« Et si vous me disiez qui vous êtes et pourquoi vous êtes là ? »

Deux des bandits tirèrent enfin leurs armes, les pointant vers lui. Le meneur, lui, le découvrit avec surprise, mais retrouva vite un air suffisant et condescendant en écartant les mains avec bonhommie.

« Et t’es qui, toi ?! Bah, rien à foutre… Marek a contracté une grosse dette pour sauver sa p’tite Kaz. Et l’échéance est passée depuis belle lurette. Alors, où est la thune ? J’espère qu’elle a pas servi à payer tes services de protection, mec, parce que tu m’fais pas peur, et tu fais pas l’poids. »

Il tira son arme à son tour. En effet, Jack était largement dépassé. Il était bon. Vraiment bon. Et les munitions qu’il avait chargé… Disons qu’elles avaient de quoi les surprendre s’ils en arrivaient là. Mais il serait forcément blessé, cette fois. Pourtant, il n’avait pas peur. La Mort, lui l’avait exorcisée de longue date. Et il sourit narquoisement en tenant sa position.

« Allons, messieurs, on ne va pas en arriver là, non ? Laissez un rappel à Madame et rentrez chez vous, et nous dormirons tous dans nos lits dans quelques heures plutôt que de moisir ici. »
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Les contrées du Chaos / Re : A princess's duty [Zorro Wolfen]
« Dernier message par Shion le jeudi 10 septembre 2026, 05:06:29 »
Les jours se succédaient. S'il avait été dans sa nature de se plaindre de l'inconfort, l'esclave-devenue-princesse aurait certainement découragé la troupe à grande renforts de jérémiades, de plaintes et de requêtes, incluant des demandes de divertissement ou même des arrêts fréquents pour passer l'inconfort de la charrette. La princesse, au contraire, démontrait une remarquable résilience à l'inconfort, et se montrait même fort aimable envers ses compagnons de voyage. Les femmes mercenaires, notamment, furent les premières à l'aborder et lui poser des questions, car même sans réellement avoir cerné son identité, il ne demandait guère de talents de déductions pour reconnaître dans cette peau épargnée des caresses du soleil, le chatoiement de ces cheveux d'argents et ses doigts dénués de cicatrices, vieilles ou récentes.

Cependant, une fois leur curiosité satisfaite ou leur intérêt déçu par l'absence de substance dans ses réponses, en grande partie du fait qu'elle devait, après tout, conserver un certain mystère pour sa propre sécurité, elles retournaient à leurs occupations sans donner plus d'attention à la jeune femme, qui se surprit à ressentir une épingle dans sa fierté qui, même sans être capricieuse, était maintenant habituée à l'attention, souvent non-sollicitée, des gens de la cour.

C'est donc avec un grand plaisir qu'elle accueillit les attentions de Maître Wolfen. Shion n'était pas capricieuse, et l'idée d'être mise à la tâche lui plût beaucoup, et si elle n'avait jamais vraiment consacré sa servitude au soin des bêtes, elle se rendit rapidement compte qu'il n'était pas plus compliqué d'amadouer un cheval tel que Dwylidian qu'il ne l'avait été pour elle d'amadouer ses anciens maîtres. Elle trouva même la créature plus honnête dans ses attentes et besoin, là où la haute noblesse d'Ashnard se faisait un devoir de torturer leur maisonnée avec des ordres confus et masquer leurs requêtes derrière des sous-entendus. Le cheval ne demandait que quelques petites choses; une brosse ferme mais adroite, de l'herbe fraîche à brouter, de l'eau et, surtout, qu'on le débarrasse de la vermine qui le harcelait lorsque le soir se présentait, et donc Shion prit d'elle-même l'habitude de se présenter, tard le soir, avec une huile qu'elle répandait sur le cuir de la bête et qui lui permit donc des nuits paisibles, même si l'odeur épicée lui chatouillait les narines.

Ty Fu fut probablement celui qu'elle fut le plus ravie de côtoyer, malgré ses protestations timides. Son manque d'assurance, Shion remarqua, était son plus vilain défaut, comme s'il ne pouvait croire qu'il fût digne de quoi que ce soit d'autre que des remontrances, du mépris ou, à l'occasion, d'un compliment sur sa nourriture. Et donc, Shion opéra cette magie que les femmes, et certains hommes, parvenaient à exercer sur les hommes; elle observait Ty Fu, et ne manquait jamais une occasion de l'appeler par son nom, de l'approcher, et de ne démontrer aucun inconfort à sa proximité. Sans pousser la gentillesse à la séduction, elle n'hésitait pas non plus à le toucher, à l'occasion, que ce soit pour attirer son attention, ou pour l'encourager, ou même pour lui remonter le moral.

Shion était… une piètre cuisinière, au point que le terme cuisinière lui convenait comme le titre de reine convenait aux mendiants. Ce n'est pas qu'elle n'avait aucun sens du goût, mais Ty Fu semblait immédiatement avoir remarqué que la princesse ne distinguait que les plus extrêmes concentrations de saveur. Elle n'était pas bien douée avec les indications des recettes et encore moins avec un couteau ou une poêle; Ty Fu se vit donc forcé de la reléguer au touillage de la marmite de la soupe, et au service. La soupe, après tout, avait toujours besoin d'être touillée, et les gens avaient toujours besoin de recevoir cette soupe. Si Ty Fu déplorait l'inutilité de Shion à la cuisine, au moins ne plus avoir à s'interrompre pour faire le service lui permettait de se concentrer sur son travail, autant que la proximité toujours constante de cette femme, dont la modestie ne semblait en rien dépendre de sa volonté de couvrir le haut de son corps.

Les jours devinrent des semaines, et la compagnie dépassa les frontières du Rexyn'lyrn pour gagner le Duché de Vrahilel. Ou du moins les terres qui, officiellement, appartenaient au Duc, mais l'intérêt de se tenir loin de la grande route était autant pour éviter les ambuches que pour éviter d'être remarqué. Cela voulait quand même dire qu'ils étaient encore, tout au plus, deux mois de voyage, et qu'il leur restait encore les Grandes Plaines d'Yslen et encore un désert à braver. Shion n'était pas nécessairement empressée de voir Rajj'tara, mais elle commençait à en avoir un peu plein les pieds de ce voyage.

Et c'est dans cet humeur de frustration discrète que la voix profonde de Zorro lui vint. À son oreille. Un tête à tête? Dans sa tente?

Le visage de Shion aurait rougi si elle était capable de générer à ses joues ce genre de couleur. Elle ne s'attendait certainement pas à ce genre d'offre, d'autant plus que Zorro n'avait jamais démontré autre chose que la plus parfaite courtoisie à son égard, ce qui lui avait presque fait croire qu'elle le laissait parfaitement indifférent.

"Assurément, maître Wolfen," dit-elle avec une voix qui avait plus d'assurance qu'elle n'en ressentait réellement.

Et donc, le soir même, après avoir aidé à monter le camp, Shion chassa discrètement ses comparses Meisaennes qui, sans vraiment s'attarder aux raisons qui pourraient pousser la princesse à leur donner un congé aussi soudain, se dispersèrent pour aller retrouver leur tente, leur hobby ou même leur amant ou leur amante… ou le pluriel s'il s'appliquait.

Une fois seule, Shione s'empressa de se préparer. Voilà maintenant des semaines qu'elle n'avait eu aucune attention galante, au point que même Merk commençait à devenir un objet d'intérêt pour elle, si son attitude tout simplement bruyante ne la décourageait pas de l'approcher. Zorro, lui, était propre, discret et malgré son statut de mercenaire, il avait une certaine prestance et un charme viril qui ne déplaisait pas à la princesse, et donc elle voulait l'accueillir dignement.

Elle posa donc les peaux qui composaient sa couche sur le sol de sa tente, avant de s'emparer des encenseurs et de les bourrer rapidement d'herbes odorantes et, selon Aldericht, aux propriétés aphrodisiaques, quoi que ce dernier détail était plus ou moins simplement un argument de vente, et non pas un fait vérifiable. Elle se tourna ensuite vers une petite lanterne d'argent et fit doucement tourner la manivelle pour en ouvrir les panneaux de fer. Comme par magie, une fois au contact de l'air libre, le petit bulbe de tissu imbibé d'arsyn contenu dans la lanterne émit une petite flamme sans chaleur et sans fumée, qu'elle accrocha à l'un des supports de la tente comme toute forme de lumière.

Elle regarda la petite pièce, hocha de la tête, et puis s'empara d'une bouteille de sièv ainsi que deux petites coupes de son paquetage, les posa sur un plateau de bois, lui-même posé sur un coin de la tente, et elle retira enfin son eleiy, sa robe, qu'elle étala puis roula soigneusement pour la ranger.

Ainsi nue, elle prit place au centre des couvertures et elle attendit. Par trois fois, elle changea de position, en attendant la visite qu'elle croyait être galante. À genoux? Non, non, cela donnait trop l'impression qu'elle s'apprêtait à servir son visiteur. De dos, elle donnerait l'impression qu'elle ne l'attendait pas du tout. Peut-être simplement assise, les jambes croisées vers l'ouverture de la tente? Non, non.

Après quelques minutes à attendre, elle soupira et se détendit, pour plutôt se laisser tomber sur le dos, la tête vers la porte, ses cheveux étalés dans les couvertures.

"Faire attendre une dame aussi longtemps…" se plaignit-elle à mi-voix. "Il a dit au soir…!"
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Base Spatiale / Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« Dernier message par Kaz L. le mardi 08 septembre 2026, 23:12:10 »
La question de Jack reste suspendue quelques secondes.
« Cet homme vaut cher...Vous pensez pouvoir le sauver ?»

Kaz ne répond pas. Pas immédiatement. Son regard demeure fixé sur Fisk.

Le sang continue de s'échapper de la plaie abdominale, glissant entre ses doigts avant de tomber en gouttes épaisses sur le revêtement métallique de la table. Le moniteur accroché à son flanc émet un bip irrégulier. Un autre. Plus lent.

Elle penche légèrement la tête. Puis ses doigts claquent une fois.
- Dronix. Cartographie vasculaire.

Le petit drone quitte son emplacement avec un léger sifflement mécanique et vient se positionner au-dessus de Fisk. Une lumière blanche balaie son abdomen avant qu'une projection holographique ne se déploie dans les airs. Des réseaux de vaisseaux apparaissent. Certains brillent normalement. D'autres clignotent.

La jeune médecin plisse légèrement les yeux.
- Hémorragie interne importante.

Une seconde d'observation.
- Probablement hépatique.

Elle attrape déjà une seringue.
- Coagulant.

Un bras mécanique apparaît à côté d'elle et dépose le nécessaire dans sa main. Puis, sans prévenir...

La musique change. La première guitare saturée de Welcome to the Jungle déchire l'atmosphère. Le morceau est vieux. Terriblement vieux selon les standards de cette ville. Une guitare agressive, une batterie lourde, une énergie presque animale qui contraste violemment avec les nappes électroniques qui accompagnaient jusque-là le travail de Kaz.

Elle esquisse un sourire.
- Ah...

Ses yeux reviennent sur Fisk.
- Celui-là, je l'aime bien.

Et elle se remet au travail. Ses gestes s'accélèrent. Pas suffisamment pour devenir précipités. Simplement plus précis. Une pince. Une compresse. Une sonde.

Le drone se déplace au-dessus d'elle et lui transmet en temps réel les informations dont elle a besoin.
- Pression en chute.

- Je vois.

Elle injecte le coagulant. La guitare gronde dans la pièce.

Kaz fredonne machinalement quelques paroles, presque couverte par la musique.
Welcome to the jungle,
It gets worse here everyday
Ya learn ta live like an animal
In the jungle where we play…


Ses doigts plongent de nouveau dans la plaie. Le sang macule ses gants. Aucune hésitation.

Elle trouve enfin ce qu'elle cherche.
- Là.

Ses yeux s'illuminent légèrement.
- Dronix, aspiration ciblée. Maintenant.

Le petit appareil obéit. Le sang disparaît progressivement de son champ de vision. Le rythme du moniteur reste inquiétant. Kaz ne quitte pas l'écran des yeux.
- Allez...

Un murmure. Presque affectueux.
- Tu ne vas quand même pas me faire travailler pour rien.

Elle attrape une fine aiguille chirurgicale. La vieille guitare hurle derrière elle. Kaz fredonne encore quelques mots.
If you got a hunger for what you see
You'll take it eventually
You can have anything you want
But you better not take it from me.


Puis son geste tombe exactement au bon endroit. Une seconde. Deux. Le bip du moniteur change. Plus régulier. Kaz ne sourit pas immédiatement. Elle attend. Observe. Contrôle une nouvelle fois les constantes.

Là seulement, ses épaules se détendent légèrement.
- Voilà.

Elle pose l'instrument.
- C'est mieux.

Le drone confirme quelques secondes plus tard :
- Hémorragie contrôlée. Pression stabilisée.

La doc’ laisse échapper un souffle discret.
- Merci.

Elle commence à refermer. Une suture. Puis une deuxième. Ses mains retrouvent leur rythme tranquille tandis que la musique continue de résonner autour d'elle.

Lorsqu'elle termine enfin, elle observe la cicatrice quelques secondes. Fine. Propre. Presque discrète malgré la violence de la blessure.

Elle retire ses gants. Le morceau continue encore quelques instants.

Puis Kaz se tourne enfin vers Jack, comme si elle venait simplement de passer au dossier suivant. Ses yeux cyan descendent vers sa jambe.

Elle s'approche.
- À votre tour.

Elle s'accroupit devant lui. Ses doigts viennent effleurer son genou, puis descendent lentement le long de sa jambe sans appuyer suffisamment pour provoquer une douleur inutile. Elle observe la manière dont il répartit son poids, langle de son pied, la tension de certains muscles.

Puis elle sort un petit scanner de la poche de sa blouse.
- Pas de plaie ouverte.

Elle fait glisser l'appareil le long de sa jambe. Bip.

Kaz hausse légèrement un sourcil.
- Mais vous avez pris un sacré choc.

Un autre passage du scanner.
- Et l'adrénaline vous a probablement empêché de remarquer que ça commençait à gonfler.

Elle relève finalement les yeux vers lui. Un sourire revient au coin de ses lèvres.
- Vous avez de la chance.

Une courte pause.
- Vous êtes le deuxième problème le plus urgent de cette pièce.

La sauvageonne se redresse légèrement.
- Ce qui, chez moi, est plutôt bon signe.
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le mardi 08 septembre 2026, 13:16:40 »
Jack ne s’attendait pas à grand-chose de la part d’Adel. Ce n’était pas condescendant de sa part. Il avait vu un jeune homme plus intellectuel que dynamique ayant du mal à avancer les limites de son pouvoir. C’est plus par défaut qu’il faisait front seul, en espérant pouvoir arrêter leurs ennemis, en espérant pouvoir protéger ses compagnons, en espérant qu’une agréable surprise vienne bousculer la faiblesse de ses attentes.

Ainsi, quand, tandis qu’il rechargeait, Adel se glissa derrière lui, tendit son bras, pointa un index, puis produisit un trait enflammé, il se figea avec stupeur. Le trait frappa la nuque du fuyard, qui se figea à son tour, certainement de douleur, tandis que le projectile d’énergie incandescente irradiait son système nerveux central.
Au choc, instantané, succéda un écroulement presque aussi rapide. Sans le moindre doute, le feu avait dû brûler le système nerveux central. La victime se retrouvait alors paralysée, incapable de contrôler son corps, tandis que le feu continuait de se répandre, qu’une fièvre brutale l’abattait, et que son cerveau lui-même commençait à mourir, cuit par l’attaque.
C’était un sort absolument horrible.

Mais, en dépit de l’horreur, Jack vit l’homme s’effondrer avant d’avoir pu rejoindre son vaisseau, et il resta bouche bée tandis qu’il se tournait vers l’arcaniste, le fixant quelques secondes avec un mélange de fascination et d’intérêt. Puis, il déclama son nom puissamment en le serrant d’un bras :

« Adel l’Arcaniste ! Tu caches bien ton jeu ! »

Il le relâcha après l’avoir peut-être serré un peu trop fort, sous le coup de l’adrénaline. Il respirait lourdement, sous le coup de l’effort, mais aussi de la tension maintenue au combat, et de la peur qui, toujours, accompagnait, au moins en arrière-pensée, chaque combat de tout guerrier encore attaché à son existence mortelle et n’accueillant pas la Mort avec le détachement que seule la dépression pouvait leur accorder.

« Ça va les faire réfléchir, se réjouissait-il. Mais ils vont sûrement préparer une autre attaque. »

Il se rembrunit en y songeant, perdant un instant ses yeux dans le vide avant de raccrocher ceux du mage et de lui demander :

« Tu n’aurais pas un tour susceptible de les prendre par surprise, par hasard ? »
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Franz cilla quand Séliane lui laissa savoir qu’elle connaissait sa connexion au savoir, à la science et à toutes ses tangentes. Il posa sur elle un regard décontenancé en cherchant à savoir si elle connaissait ainsi sa nature réelle, son pouvoir et son origine, ou si elle avait simplement déduit cela de son attitude et de ses actes.
Sans doute était-ce la deuxième option. Franz était assez transparent quant à cela. Il travaillait beaucoup, à un point tel qu’il devait parfois se forcer à ralentir ou à quitter son poste pour ne pas soulever trop de questions sur sa productivité et sa capacité à rester éveillé au travail des jours durant.
Heureusement, au Japon, il remplissait les critères fantasmés du salaryman parfait et on ne l’ennuyait pas. Au pire, on pourrait le jalouser.

Il décida qu’il se contenterait de penser s’être trahi lorsqu’elle se redressa et poursuivit, cessant ses errements pour l’écouter attentivement une fois encore.
Et il apprit certaines choses. La fleur en elle-même n’était pas dangereuse pour l’écosystème local, et c’était plutôt rassurant. C’était plutôt attendu. Statistiquement, un organisme ainsi introduit avait plutôt toutes les chances d’être annihilé par un monde dont le microcosme et le fonctionnement différaient du sien, même légèrement. Le vrai risque tenait au risque de contamination par une bactérie capable de s’adapter, ou d’un croisement agressif modifiant les organismes endémiques. Il jugea suffisant de la croire.

A priori, cette fleur était plutôt une espèce créée par commodité, comme beaucoup des fleurs conçues par les Humains pour les rendre plaisantes à voir et à sentir. Incapables de survivre dans la nature, mais parfaites sur l’étal d’un fleuriste.
Mais cela soulevait une question que sa consœur ne manqua pas de soulever d’elle-même : si cette espèce était spécifique au point que les conditions pour la cultiver fussent si contraignantes, comment se retrouvait-elle ici ? Au sol ? Une fleur coupée et posée là eut été un cas différent. Celle-là était plantée là et ne semblait pas en souffrir, pour autant qu’il puisse en juger sur le moment.

Venait le moment d’évoquer certains détails essentiels, et Franz lui retourna son regard attentivement. Quand elle annonça connaître la fleur, il faillit lancer une remarque incisive pour la pousser à couper à l’essentiel, mais il se contint. Elle se montrait vulnérable et semblait requérir un cheminement précis pour parvenir à arriver à son but. Tant pis. Il resta patient.
Et sa patience porta ses fruits lorsque Séliane évoqua une possibilité particulière. Le démon soupira par le nez. Il y avait pensé, effectivement. C’était certainement une des pires théories. L’idée d’une convergence entre dimensions, traitée dans certains univers de fiction, était absolument terrifiante pour ses conséquences à court terme. On parlait de fusionner brutalement deux mondes, avec leurs équilibres et peuples se retrouvant soudain contraints de partager un même espace et de trouver une solution aux déséquilibres inhérents au phénomène. Dans très peu de scénarios cette possibilité aboutissait-elle sur autre chose qu’un désastre à tous niveaux.

Elle était prête à travailler avec lui. Pas parce que c’était son souhait, mais parce que c’était nécessaire. Elle le faisait cependant avec le sourire. Sans doute voyait-elle leur rencontre comme un acte du Destin, et peut-être était-ce le cas. Bien des forces agissaient sur les mondes à tout instant, et ils ne sauraient certainement jamais si une force, une intention ou une intervention intéressée les avait joint ici, dans ce monde, à ce moment, face à ce phénomène.
Le démon rendit un sourire léger à la fée malgré son inquiétude pensive, et il décroisa les bras pour lui tendre une main bienveillante. Il ne savait pas depuis combien de temps elle était sur Terre ou sur celle-ci, car elle était forcément originaire d’ailleurs et liée à Vieille-Lune, quoi que ce soit et où que ça se trouve, mais elle sembla hésiter une seconde et il gloussa.

« Les Terriens se serrent généralement la main pour conclure un pacte. »

Alors, elle tenta l’expérience et, comme il la serrait proprement et l’agitait doucement, il sourit malicieusement en rajoutant :

« Certains crachent aussi dans leurs mains avant. »

Il vit son étonnement, et il éclata d’un rire malicieux, cette fois, avant de la rassurer :

« Je ne suis pas un adepte de la méthode. »

Il relâcha sa main, soupira doucement, et commença à marcher à pas lents et mesurés pour se concentrer et réfléchir.

« J’ignore comment Vieille-Lune a disparu, mais j’avais songé à la possibilité que ce lieu puisse être dans une sorte d’état transitoire. »

Il pivota brusquement sur ses talons pour reprendre dans l’autre direction.

« Si elle était arrachée à la réalité de quelque manière, et que son monde, sa réalité, était détruit… Disons que la Nature déteste le vide et qu’il faudrait que cet endroit se rattache à quelque chose, à une autre réalité, pour retourner à l’existence. Qu’importe l’état dans lequel il le fait, d’ailleurs… »

Il s’arrêta et eut un sourire désolé à cette évocation. Si l’espérance de la professeure était de retrouver son monde intact, elle risquait d’être déçue. Tout était possible, mais les faits à venir étaient impossibles à prévoir en l’état. Et il reprit :

« Dans certains cercles, il se dit que plusieurs univers se chevauchent mais obéissent à une logique concentrique. C’est un peu comme la loi de la gravité, mais entre les dimensions. C’est complexe et purement théorique, mais… Bon. Admettons que Vieille-Lune et la Terre soient voisines, ou plutôt que Vieille-Lune soit au-dessus de la Terre, pour schématiser. Suspendue à sa propre réalité au-dessus de celle-ci, donc. Retirez cette réalité, cette dimension, et elle se retrouverait vouée à tomber sur Terre. Et cette conjonction, ou qu’importe le nom, va avoir des effets probablement dramatiques, si on ne peut le résoudre. »

Ce qui voulait dire que, si cette théorie était exacte, ils pourraient bien être obligés d’empêcher Vieille-Lune de revenir dans une réalité. Cela la vouerait-elle à la destruction, à défaut de pouvoir suivre le schéma logique et naturel ? C’était possible. Encore une fois, il fit la grimace et eut un regard discret pour Séliane.

« Mais tout cela reste flou et du domaine du sophisme scientifique, du moins pour moi. »

Il sentait qu’il y avait une vérité dans ses propos, mais la vérité pouvait être multiple et complexe. Il devait trouver un moyen de démêler le vrai du faux. Et il soupira profondément, s’arrêtant en baissant la tête, dépité, avant de se retourner vers elle et de murmurer :

« Vous venez clairement d’ailleurs. Moi, non, mais je ne suis pas Humain. Je sais, ça n’a sûrement rien de surprenant. »

Il grommela avant de lancer finalement :

« Je pense savoir comment trouver certaines réponses, mais je n’ai pas envie d’y recourir pour deux raisons : je me suis éloigné de ces choses pour une bonne raison, et vous pourriez bien ne plus m’accompagner après ça. »
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Base Spatiale / Re : Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« Dernier message par Jack Marston le samedi 05 septembre 2026, 03:00:27 »
En ouvrant la porte et en découvrant la clinique, qui faisait plus penser à un atelier et à un salon de tatouage edgy qu’à un établissement médical, Jack arriva très vite à la réalisation qu’il devait passer pour un gros benêt. Arme à la main, il réalisa, la musique baissant, qu’il avait pris une série de battements particulièrement secs et puissants pour des coups de feu. C’était extrêmement embarrassant, et encore plus dans la mesure où la praticienne l’accueillit d’une passivité flagrante avant de se tourner vers lui et de presque lui reprocher de prendre son temps.

Secoué, mais conscient de l’urgence, Jack remit vite la sécurité de son pistolet avant de le ranger et de récupérer son contrat au sol. Il était fatigué et devait effectivement avoir l’air d’avoir traversé le no man’s land pour tomber sur une tranchée poussiéreuse en plein été, mais Jack était plein de ressources. Ses amis le connaissaient bien pour ça. Il n’eut aucun mal à récupérer le blessé et, celui-ci fatiguant, en revanche, nettement plus, et tournant de l’œil maintenant qu’il était assis, il le hissa sur ses épaules avant de lui faire passer prudemment la porte et de la porter d’un pas preste vers la table désignée.

Il le posa de cette manière rude mais courtoise que développaient les soldats à force d’évacuer des camarades. Les fesses trouvèrent la surface froide avec un léger choc, et il le manipula rapidement, mais avec une précision née de l’habitude, et avec une prudence lui évitant tout choc supplémentaire. En se reculant, il eut un regard pour l’autre patient, mais il le détourna vite par pudeur, et il s’écarta pour laisser la place à la jeune femme qui, à sa surprise, le prit aussi en charge. Elle lui fit remarquer son boitement et le vétéran baissa la tête pour examiner sa jambe. Il renifla en notant l’absence de blessure mais, maintenant qu’elle le disait et qu’il ignorait les effets de l’adrénaline, il réalisait que, oui, il avait mal.

« Cet homme vaut cher, remarqua-t-il finalement en repérant un tabouret. Vous pensez pouvoir le sauver ? »

Il boitilla jusqu’à l’assise repérée et s’y installa avec un soupir de soulagement. L’excitation descendait vite, maintenant, et le dégrisement s’accompagnait d’une prise de conscience tout aussi rapide de la fatigue et des commotions, et des douleurs les accompagnant. Maintenant qu’il se posait, aussi, il prenait davantage conscience de son environnement, et en particulier de la personne chez qui il avait débarqué. C’était un cadre extrêmement inorthodoxe, mais il s’y était attendu. Ce qui l’étonnait peut-être était la jeunesse apparente du médecin qui, selon la femme l’ayant envoyée là, avait excellente réputation. S’était-il fait avoir par la grand-mère d’une arnaqueuse ? Il le verrait vite.
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Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le samedi 05 septembre 2026, 01:15:18 »
Thyia répondit sans vraiment répondre. Dans le bassin glacial, l’Empereur d’Ashnard frissonna légèrement tandis qu’il la fixait d’un air dubitatif, l’écoutant évoquer ce qu’il s’était produit lors de cette absence, le qualifiant d’étranger à son propre corps. Le fier guerrier et souverain qu’il était détestait deux idées dans le monde : celle de ne pas être capable et celle de ne pas contrôler. Et comme elle déduisait de ses agissements qu’il devait partager son être avec autre chose, une mine contrariée et, finalement, une pointe de dégoût succédèrent sur son visage.

Sa brève conclusion donnée, il se releva, d’un trait, agitant l’eau autour de lui et sortant du bassin en laissant une pluie drue choir des textiles trempés de sa tunique. Il soupira, grommela, et remarqua vite que sa tenue séchait plus vite qu’attendu. Il se tourna vers le bassin, voyant l’eau faire son curieux manège comme depuis que la créature s’y était trempée, et il secoua la tête en retrouvant le regard sans fin de l’étrangère.

« Je ne suis pas possédé, lança-t-il, durement, avant de s’adoucir à peine pour rajouter : Et je ne suis pas plus désincarné. »

Il serra les dents et les poings, pris d’une colère fugace pour avoir dû se justifier, mais il se relâcha et souffla avant de poursuivre :

« Les mages de la cour l’auraient déjà vu. Non, il n’y a rien d’étranger en moi, et je ne suis pas sous emprise. »

En effet, un souverain aussi puissant était bien entouré. Il avait certains des plus grands esprits terraniens autour de lui, des individus dont la somme des connaissances couvrait la totalité du savoir technique et ésotérique de l’empire. Un savoir conséquent. Car si Ashnard n’avait pas les machines aux pouvoirs presque divins des Matriarches lointaines de Tekhos, son pouvoir n’avait pas été usurpé et résidait ailleurs que dans la technologie brute.

Cela, Thyia ne pouvait pas le savoir. Mais elle pouvait certainement déceler sa conviction, autant que ce qu’il retenait encore, comme il lui tournait le dos en faisant les cent pas, se calmant avant de finalement poursuivre :

« Il existe une source de pouvoir encore inexploitée en moi. Cela, je le sais. Elle pourrait sans doute faire de moi un être quasi divin. Oh ! Je n’ai pas été surpris quand on me l’a dit, car j’ai déjà connu ce genre d’expérience. Et je sais, par conséquent, que je ne domine pas ce pouvoir. C’est lui qui me domine. Et ça, c’est inacceptable ! »

Il s’était tourné vers elle et campait sur cette opinion avec une assurance indéniable.

« Le pouvoir dont je dispose a suffi à conquérir le plus grand empire de ce monde et à défaire tous ses ennemis. Il a suffi à faire déjà de moi l’être le plus puissant de ce monde. Je pourrais sûrement devenir seul maître du monde, mais quel intérêt, si je ne suis pas l’acteur de ma propre réussite. N’est-ce pas ? »

Cela se tenait. Plutôt que de puiser dans les ressources insoupçonnées dont il disposait pour détruire toute autre concurrence et entamer un règne hégémonique sur lequel il n’aurait nul pouvoir et dont il ne serait même pas conscient, il pouvait être l’individu bien conscient et déjà redoutable ayant remporté les plus grands honneurs qui soient. Bien sûr que l’idée de piller Nexus, d’en prendre les femmes, d’en exécuter les hommes, et que celle de prendre la science des Matriarches, étaient douces à ses pensées ! Mais à quoi bon si l’ambition devait le consumer ? Il préférait encore se prélasser dans des joies interminables et connaître au moins un minimum de défi dans certains de ses combats. Comme avec elle.

« J’imagine que te voilà déçue, conclut-il, sans doute dans l’erreur. Si je puis t’aider à rentrer chez toi, si c’est ce que tu souhaites, je m’assurerai que mes mages s’en chargent dès que nous serons arrivés à Ashnard. »
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