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Bureau de la direction et infirmerie / Re : On joue la survie des Terriens, rien que ça ! -- Franz & Séliane
« Dernier message par Séliane Noctelume le vendredi 08 mai 2026, 18:16:00 »Le grondement discret du moteur accompagne les derniers kilomètres du trajet.
À mesure que le bus s’enfonce vers la Toussaint, les lumières changent. Les vitrines deviennent plus agressives. Plus colorées. Les néons se reflètent contre les vitres sales dans des traînées rouges, violettes, électriques. Dehors, les rues paraissent plus étroites malgré leur largeur réelle, comme si quelque chose dans le quartier refusait de laisser l’espace respirer correctement.
Lorsque Franz parle en latin, quelque chose en Séliane réagit immédiatement. Quelque chose d’infime.
Ses yeux quittent brièvement la route pour revenir vers lui. Pas avec l’incompréhension distraite de quelqu’un qui entend une langue étrangère. Plutôt avec cette reconnaissance silencieuse que provoquent parfois les choses très anciennes lorsqu’elles ressurgissent là où on ne les attend plus.
Le papillon ralentit son vol. Une seconde seulement. Puis la jeune femme détourne doucement le regard vers les lumières de la ville. Elle ne traduit pas. Ne demande pas ce que cela signifie. Mais dans le léger silence qui suit, quelque chose laisse deviner qu’elle a compris. Ou peut-être davantage encore. Comme si ces mots ne lui semblaient pas anciens. Seulement… lointains. Elle observe en silence.
Le petit compagnon pourvu d’ailes, lui, a cessé de voleter librement. Il reste désormais près d’elle, presque immobile, ses ailes vibrant à peine comme sous une tension invisible.
Quand le professeur évoque les dimensions infernales liées à certaines failles, ses yeux glissent lentement vers lui. Elle ne répond pas tout de suite. Parce qu’elle entend ce qu’il ne dit pas. Le ton léger. L’humour. Et dessous… cette très réelle possibilité qu’il sache exactement de quoi il parle.
Alors seulement, elle murmure :
“Je le préférerais aussi.”
Sa voix est douce. Mais sérieuse.
Le bus poursuit sa route dans un léger tangage. Un groupe d’étudiants descend dans le bruit et les rires au prochain arrêt, laissant derrière eux un silence plus creux qu’avant.
Puis le grésillement commence. Faible d’abord. Presque noyé dans les vibrations du véhicule. Mais la professeure d’Histoire de la magie le perçoit immédiatement. Son regard descend vers l’appareil de Franz au moment précis où sa propre peau se hérisse sous sa robe.
L’air a changé. Pas physiquement. Plus profondément. Comme si la réalité elle-même présentait ici une très légère irrégularité.
Lorsque Franz propose de descendre, elle acquiesce sans hésiter.
“Oui.”
Mais avant que le bus ne ralentisse complètement, quelque chose attire soudain son attention. Ses yeux se tournent vers l’extérieur. Au-delà des néons. Au-delà des passants. Un homme se tient immobile dans une ruelle étroite entre deux bâtiments. Il devrait être banal. Et pourtant… non. Quelque chose dans sa silhouette semble légèrement décalé. Comme une image mal alignée avec le monde autour d’elle. Les contours vibrent parfois d’un souffle presque imperceptible.
Le regard de Séliane se fixe sur lui. Et l’inconnu tourne lentement la tête dans leur direction.
Le papillon se crispe brutalement. Ses ailes émettent une brève pulsation lumineuse. La même réaction, le même comportement qu’il avait eu quelques secondes avant la destruction de leur monde, juste avant que Séliane fut envoyée sur Terre avec quelques uns des siens en état de stase.
Puis le bus passe. La ruelle disparaît. Séliane reste immobile une seconde de trop. Une seule. Puis elle se lève calmement lorsque les portes s’ouvrent dans leur souffle pneumatique. L’air extérieur est plus froid qu’il ne devrait l’être.
Le quartier vit encore autour d’eux : musique étouffée derrière les façades, conversations, odeur d’alcool, de pluie ancienne incrustée dans le béton, de nourriture grasse et de fumée. Mais sous tout cela… Autre chose. Une vibration basse. Presque organique.
Le papillon vient se réfugier près de sa gorge, comme dissimulé dans ses cheveux défaits.
La fausse humaine descend du bus derrière Franz.
Ses longues mèches sombres se soulèvent légèrement dans le vent nocturne. Sous les néons du quartier, sa robe semble absorber davantage la lumière qu’elle ne la reflète, comme un fragment de ciel nocturne égaré parmi les humains.
Puis elle parle. Très bas.
“Vous l’avez senti aussi, n’est-ce pas ?”
Ses yeux ne regardent pas encore Franz. Ils fixent la rue. Ou peut-être quelque chose derrière elle.
Une pause.
Puis, plus discrètement encore :
“Il y avait quelqu’un dans cette ruelle.”
Enfin, elle tourne la tête vers lui.
Et pour la première fois depuis leur rencontre, une véritable tension traverse son regard.
“Mais je ne crois pas que c’était un humain.”
À mesure que le bus s’enfonce vers la Toussaint, les lumières changent. Les vitrines deviennent plus agressives. Plus colorées. Les néons se reflètent contre les vitres sales dans des traînées rouges, violettes, électriques. Dehors, les rues paraissent plus étroites malgré leur largeur réelle, comme si quelque chose dans le quartier refusait de laisser l’espace respirer correctement.
Lorsque Franz parle en latin, quelque chose en Séliane réagit immédiatement. Quelque chose d’infime.
Ses yeux quittent brièvement la route pour revenir vers lui. Pas avec l’incompréhension distraite de quelqu’un qui entend une langue étrangère. Plutôt avec cette reconnaissance silencieuse que provoquent parfois les choses très anciennes lorsqu’elles ressurgissent là où on ne les attend plus.
Le papillon ralentit son vol. Une seconde seulement. Puis la jeune femme détourne doucement le regard vers les lumières de la ville. Elle ne traduit pas. Ne demande pas ce que cela signifie. Mais dans le léger silence qui suit, quelque chose laisse deviner qu’elle a compris. Ou peut-être davantage encore. Comme si ces mots ne lui semblaient pas anciens. Seulement… lointains. Elle observe en silence.
Le petit compagnon pourvu d’ailes, lui, a cessé de voleter librement. Il reste désormais près d’elle, presque immobile, ses ailes vibrant à peine comme sous une tension invisible.
Quand le professeur évoque les dimensions infernales liées à certaines failles, ses yeux glissent lentement vers lui. Elle ne répond pas tout de suite. Parce qu’elle entend ce qu’il ne dit pas. Le ton léger. L’humour. Et dessous… cette très réelle possibilité qu’il sache exactement de quoi il parle.
Alors seulement, elle murmure :
“Je le préférerais aussi.”
Sa voix est douce. Mais sérieuse.
Le bus poursuit sa route dans un léger tangage. Un groupe d’étudiants descend dans le bruit et les rires au prochain arrêt, laissant derrière eux un silence plus creux qu’avant.
Puis le grésillement commence. Faible d’abord. Presque noyé dans les vibrations du véhicule. Mais la professeure d’Histoire de la magie le perçoit immédiatement. Son regard descend vers l’appareil de Franz au moment précis où sa propre peau se hérisse sous sa robe.
L’air a changé. Pas physiquement. Plus profondément. Comme si la réalité elle-même présentait ici une très légère irrégularité.
Lorsque Franz propose de descendre, elle acquiesce sans hésiter.
“Oui.”
Mais avant que le bus ne ralentisse complètement, quelque chose attire soudain son attention. Ses yeux se tournent vers l’extérieur. Au-delà des néons. Au-delà des passants. Un homme se tient immobile dans une ruelle étroite entre deux bâtiments. Il devrait être banal. Et pourtant… non. Quelque chose dans sa silhouette semble légèrement décalé. Comme une image mal alignée avec le monde autour d’elle. Les contours vibrent parfois d’un souffle presque imperceptible.
Le regard de Séliane se fixe sur lui. Et l’inconnu tourne lentement la tête dans leur direction.
Le papillon se crispe brutalement. Ses ailes émettent une brève pulsation lumineuse. La même réaction, le même comportement qu’il avait eu quelques secondes avant la destruction de leur monde, juste avant que Séliane fut envoyée sur Terre avec quelques uns des siens en état de stase.
Puis le bus passe. La ruelle disparaît. Séliane reste immobile une seconde de trop. Une seule. Puis elle se lève calmement lorsque les portes s’ouvrent dans leur souffle pneumatique. L’air extérieur est plus froid qu’il ne devrait l’être.
Le quartier vit encore autour d’eux : musique étouffée derrière les façades, conversations, odeur d’alcool, de pluie ancienne incrustée dans le béton, de nourriture grasse et de fumée. Mais sous tout cela… Autre chose. Une vibration basse. Presque organique.
Le papillon vient se réfugier près de sa gorge, comme dissimulé dans ses cheveux défaits.
La fausse humaine descend du bus derrière Franz.
Ses longues mèches sombres se soulèvent légèrement dans le vent nocturne. Sous les néons du quartier, sa robe semble absorber davantage la lumière qu’elle ne la reflète, comme un fragment de ciel nocturne égaré parmi les humains.
Puis elle parle. Très bas.
“Vous l’avez senti aussi, n’est-ce pas ?”
Ses yeux ne regardent pas encore Franz. Ils fixent la rue. Ou peut-être quelque chose derrière elle.
Une pause.
Puis, plus discrètement encore :
“Il y avait quelqu’un dans cette ruelle.”
Enfin, elle tourne la tête vers lui.
Et pour la première fois depuis leur rencontre, une véritable tension traverse son regard.
“Mais je ne crois pas que c’était un humain.”









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