Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Le grondement discret du moteur accompagne les derniers kilomètres du trajet.

À mesure que le bus s’enfonce vers la Toussaint, les lumières changent. Les vitrines deviennent plus agressives. Plus colorées. Les néons se reflètent contre les vitres sales dans des traînées rouges, violettes, électriques. Dehors, les rues paraissent plus étroites malgré leur largeur réelle, comme si quelque chose dans le quartier refusait de laisser l’espace respirer correctement.

Lorsque Franz parle en latin, quelque chose en Séliane réagit immédiatement. Quelque chose d’infime.

Ses yeux quittent brièvement la route pour revenir vers lui. Pas avec l’incompréhension distraite de quelqu’un qui entend une langue étrangère. Plutôt avec cette reconnaissance silencieuse que provoquent parfois les choses très anciennes lorsqu’elles ressurgissent là où on ne les attend plus.

Le papillon ralentit son vol. Une seconde seulement. Puis la jeune femme détourne doucement le regard vers les lumières de la ville. Elle ne traduit pas. Ne demande pas ce que cela signifie. Mais dans le léger silence qui suit, quelque chose laisse deviner qu’elle a compris. Ou peut-être davantage encore. Comme si ces mots ne lui semblaient pas anciens. Seulement… lointains. Elle observe en silence.

Le petit compagnon pourvu d’ailes, lui, a cessé de voleter librement. Il reste désormais près d’elle, presque immobile, ses ailes vibrant à peine comme sous une tension invisible.

Quand le professeur évoque les dimensions infernales liées à certaines failles, ses yeux glissent lentement vers lui. Elle ne répond pas tout de suite. Parce qu’elle entend ce qu’il ne dit pas. Le ton léger. L’humour. Et dessous… cette très réelle possibilité qu’il sache exactement de quoi il parle.

Alors seulement, elle murmure :
Je le préférerais aussi.

Sa voix est douce. Mais sérieuse.

Le bus poursuit sa route dans un léger tangage. Un groupe d’étudiants descend dans le bruit et les rires au prochain arrêt, laissant derrière eux un silence plus creux qu’avant.

Puis le grésillement commence. Faible d’abord. Presque noyé dans les vibrations du véhicule. Mais la professeure d’Histoire de la magie le perçoit immédiatement. Son regard descend vers l’appareil de Franz au moment précis où sa propre peau se hérisse sous sa robe.

L’air a changé. Pas physiquement. Plus profondément. Comme si la réalité elle-même présentait ici une très légère irrégularité.

Lorsque Franz propose de descendre, elle acquiesce sans hésiter.
Oui.

Mais avant que le bus ne ralentisse complètement, quelque chose attire soudain son attention. Ses yeux se tournent vers l’extérieur. Au-delà des néons. Au-delà des passants. Un homme se tient immobile dans une ruelle étroite entre deux bâtiments. Il devrait être banal. Et pourtant… non. Quelque chose dans sa silhouette semble légèrement décalé. Comme une image mal alignée avec le monde autour d’elle. Les contours vibrent parfois d’un souffle presque imperceptible.

Le regard de Séliane se fixe sur lui. Et l’inconnu tourne lentement la tête dans leur direction.

Le papillon se crispe brutalement. Ses ailes émettent une brève pulsation lumineuse. La même réaction, le même comportement qu’il avait eu quelques secondes avant la destruction de leur monde, juste avant que Séliane fut envoyée sur Terre avec quelques uns des siens en état de stase.

Puis le bus passe. La ruelle disparaît. Séliane reste immobile une seconde de trop. Une seule. Puis elle se lève calmement lorsque les portes s’ouvrent dans leur souffle pneumatique. L’air extérieur est plus froid qu’il ne devrait l’être.

Le quartier vit encore autour d’eux : musique étouffée derrière les façades, conversations, odeur d’alcool, de pluie ancienne incrustée dans le béton, de nourriture grasse et de fumée. Mais sous tout cela… Autre chose. Une vibration basse. Presque organique.

Le papillon vient se réfugier près de sa gorge, comme dissimulé dans ses cheveux défaits.

La fausse humaine descend du bus derrière Franz.

Ses longues mèches sombres se soulèvent légèrement dans le vent nocturne. Sous les néons du quartier, sa robe semble absorber davantage la lumière qu’elle ne la reflète, comme un fragment de ciel nocturne égaré parmi les humains.

Puis elle parle. Très bas.
Vous l’avez senti aussi, n’est-ce pas ?

Ses yeux ne regardent pas encore Franz. Ils fixent la rue. Ou peut-être quelque chose derrière elle.

Une pause.

Puis, plus discrètement encore :
Il y avait quelqu’un dans cette ruelle.

Enfin, elle tourne la tête vers lui.

Et pour la première fois depuis leur rencontre, une véritable tension traverse son regard.
Mais je ne crois pas que c’était un humain.
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le mercredi 06 mai 2026, 14:07:37 »
Tsaphkiel n'était pas homme de mensonge, dans ses paroles, mais il ne savait clairement pas mentir non plus avec son corps. Anéa avait bien vu que, lors de son récit, il se tendait plus ou moins, sous certains mots. La jeune femme n'avait peut-être pas relevé la tête pour fixer son interlocuteur mais elle pouvait sentir le regard mordoré du haut-ange sur sa personne. Elle ne voulait pas le voir, de peur de son regard quand elle expliquait toute son histoire. Cela lui aurait brisé le cœur s'il avait pu percevoir de la pitié dans ses grands yeux d'or. La demi-démone se focalisait sur son récit et sur les soins qu'elle prodiguait. Appliquée, la jeune femme lui demanda de se bouger légèrement pour qu'elle puisse continuer ce qu'elle était en train de faire.

- Erreur, tromperie...Ce n'est peut-être pas la même chose, mais le résultat reste le même. Je ne suis plus aux Cieux parce que j'ai choisi de défier les lois et les ordres divins.

L'ancienne archange haussa doucement les épaules, signe que dans tous les cas, rien ne pouvait être changé. D'une main délicate, elle prit une bande propre et stérile dans la trousse de soin, retirant le bord, prête à la poser. Anéa ne s'excusa pas de la proximité, se disant qu'il allait sans douter. Elle colla son buste au torse de juge céleste, enroulant ses bras tout autour pour que ses mains puissent faire passer la bande correctement. Ce contact n'était clairement pas désagréable mais ça ne semblait pas naturel, même un peu étrange entre eux deux.

La jeune femme se détachait parfois du gardien de l'Équilibre pour enrouler la bande sur son torse bien dessiné et cacher la compresse sur sa blessure. Alors qu'elle avait presque fini, la guerrière sentit les doigts de l'homme effleurer son dos, laissant un frisson la parcourir. Finissant d'accrocher la bande, elle releva enfin son visage, haussant un sourcil quand il rompit le silence qui s'était installé. Son visage d'ange était trop proche du sien, et pourtant, elle ne prit pas la fuite. Ses yeux de glace glissent sur ses lèvres qui s'agitent pour dire quelque chose qu'Anéa ne comprit pas, avant de se plonger dans son regard mordoré.


- Dû quoi ?

L'ancienne archange ne comprenait pas pourquoi le gardien de l'Équilibre semblait se torturer de la sorte. Le passé ne pouvait être défait. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire ? À dire ? Il ne pouvait pas la faire revenir au Paradis, et de toute manière, la jeune femme n'en avait aucunement l'envie...Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire ? La déchue se débrouillait toute seule depuis la nuit des temps et lui...Et bien, Tsaphkiel devra retourner aux Cieux, chez les siens.

Anéa se pinça les lèvres et prit l'initiative de se reculer, tapotant son épaule pour lui indiquer qu'elle avait fini. Elle s'éloigna, interrompant le contact entre eux, mais restant sur le canapé en tailleur. L'ancienne archange s'approcha une main du visage du juge céleste, soupira un instant et...Lui donna une pichenette dans le front, juste assez pour lui laisser une trace rougeâtre.


- Arrête de dire des bêtises, abruti.

La jeune femme n'en dit pas plus, s'esquivant en refermant la trousse de soins qui était restée sur la table basse. Anéa se releva, quittant le canapé, prête à retourner dans la salle de bain pour ranger ce petit bordel, sûrement pour ne pas laisser de temps à Tsaphkiel de réagir...
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Base Spatiale / Re : Je te trouverai aux confins de l'univers [Jack Marston]
« Dernier message par Anéa le mercredi 06 mai 2026, 12:15:46 »
Ce n'était pas inhabituel que le côté démoniaque de la personnalité d'Anéa prenne le dessus lorsque la belle brune s'adonnait aux plaisirs intimes. Son esprit embrumé par les vices semblait, dans ces moments-là, diriger ses faits et gestes. La demoiselle s'abandonnait au stupre plus que de raison, telle un succube cherchant à pomper toute l'énergie de sa proie. Heureusement pour Jack, l'ancienne archange n'était pas l'une de ces créatures, n'étant qu'une pauvre âme torturée, oubliant sa solitude dans les bras d'hommes qui lui plaisaient. Et ce soir, la jeune femme avait jeté son dévolu sur le mercenaire galactique. La guerrière ne s'était clairement pas dit qu'en rentrant de cette mission dans cet endroit à travers l'univers, elle allait profiter d'une superbe rencontre avec cet éphèbe et faire plus ample connaissance.

Pourtant, c'était bien ce qui était en train de se passer. Anéa profitait de cette étrange situation. Elle le cherchait clairement. La demi-démone faisait tout pour que son compagnon de soirée perde la tête. Son petit tour de magie avec son piercing sur la lèvre inférieure avait porté ces fruits. Elle pouvait le voir dans ses beaux yeux troublés s'il se demandait s'il n'avait pas rêvé cette nouvelle sensation lors de la gâterie buccale. Un petit rictus satisfait s'était dessiné au coin des lèvres occupées de la jeune femme.

C'était son petit truc en plus de démone ça, car avant sa transformation incomplète, tout ce qui touchait au sexe n'était presque au point mort. Sa première fois n'avait pas été si catastrophique – mis à part qu'il s'agissait d'un démon et que cela avait provoqué sa déchéance - , mais c'est lui qui avait dominé le moment. Depuis que son âme était partagée entre le Paradis et l'Enfer, elle se plaisait à tenter ses partenaires jusqu'à ce qu'ils succombent à leurs instincts primaires. Elle qui était bien trop souvent couverte de terre, de sueur et de sang, voulait davantage qu'on voit la femme, seulement la femme derrière la guerrière. Anéa souhaitait paraître tellement séduisante qu'on ne puisse y résister. Peut-être était-ce également un autre moyen de se sentir utile et vivante, même si ce n'était que pour un court instant...

Anéa ne réfléchissait plus, elle aussi ne répondait qu'à ses désirs. Elle délaissa son amant un instant pour s'installer sur le canapé et lui donnait une superbe vue de sa croupe tendue. Son regard de glace passa par dessus son épaule comme pour l'appeler d'une certaine façon. Son entrejambe et l'intérieur de ses cuisses étaient encore trempées de ses caresses précédentes.

Jack ne tarda pas à la rejoindre, venant lui insérer un doigt délicat dans sa fleur humide, puis un deuxième. D'abord doux, ses mouvements firent frissonner la demoiselle, qui se mit à mordre sa lèvre inférieure à mesure qu'il augmentait l'intensité de ses flatteries. L'ange déchue étouffa ses gémissements un instant quand elle fourra sa tête dans ses propres bras. Ses cuisses se mirent à trembler de plaisir jusqu'à atteindre son paroxysme...ou presque.

La descente fut brutale lorsqu'il décida d'arrêter son petit jeu. Anéa souffla, déçue, avant d'émettre un gémissement aigu incontrôlé, puis un second, quand il rossa chaque fesse de l'ancienne archange. Elle ne pouvait pas le voir clairement mais les traces des doigts du mercenaire galactique commencèrent à apparaître sur sa peau de nacre. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour le sentir se rapprocher d'elle et venir la combler de nouveau comme il se devait, comme il l'avait fait sous la douche auparavant. Petit truc en plus : Jack agrippa une bonne partie de la chevelure de jais de la belle, encore mouillée, pour l'attirer plus à lui. La guerrière creusa sa chute de reins avec envie tout autant qu'elle était forcée à le faire, au vue de la position.

Même s'il n'avait que reprendre place en elle, un grognement satisfait s'étouffa au fond de sa gorge. Tout son corps se tendit, comme électrisé, lorsqu'il reprit une danse lascive tout en elle. Son propre bassin ne pouvait bouger, les caresses d'avant l'ayant amenée au bord du précipice de pur plaisir et la paralysant presque. Le son du bassin de Jack claquant sur sa croupe rougies de l'ancienne archange n'était que du miel pour les oreilles de la jeune femme. Le tout fit exploser Anéa de plaisir, sentant ses chairs intimes se resserrer sur le membre gonflé du mercenaire.


- Haaan ! Gnn ! Mmmh...

Tremblante sous l'extase de bout en bout, Anéa ne pouvait plus taire son plaisir, l'intensité de ses gémissements variant selon les coups de reins. Fébrile, elle posa néanmoins une main sur le bas du ventre de son amant pour le faire arrêter gentiment. Lentement, la jeune femme se défit de son étreinte, à contrecœur. Son corps était encore perlé d'eau mais aussi de sueur.

La demoiselle à la chevelure de jais se retourna pour faire face à cet éphèbe et l'embrassa avec fièvre, ses mains plaquées sur ses joues. Elle ne lui laissa pas de répit, enroulant ses bras autour du cou de Jack, ne quittant pas une seconde sa bouche chaude. Anéa l'entraîna tout contre elle lorsque la belle brune se laissa tomber sur le canapé, allongée sur le dos. Corps contre corps, la demi-démone vint lui mordiller la lèvre inférieure puis relâcha sa tendre prise. L'ancienne archange le fixa de ses grands yeux de glace, un fin sourire aux lèvres. Doucement, sous lui, la déchue ondula du bassin, voulant le taquiner un peu, tout en susurrant son nom.


- Mmmh...Jack...
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Le temple Shinto / Re : Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Adel Esplana le mardi 05 mai 2026, 15:59:28 »
Est-ce un mauvais choix de la part du voyageur, peut être trop brutal? En effet, les papillons qui les entourent, insectes qu'il n'a apparemment remarqué que maintenant s'affolent et brillent de plus belle, d'une façon on ne peut plus surnaturelle. Ce ne sont certainement pas des papillons normaux. Peut-être sont-ils des extensions du pouvoir de la femme qui lui fait face, qui l'observe comme si elle lui soutirait des secrets sans dire mot, ce qui est fort possible.

Devrait-il attaquer tous ces papillons? Est-ce que cela suffirait à reprendre la main sur cette rencontre qu'il doute être fortuite, maintenant?

Hmm...ce n'est probablement pas une bonne idée. En dehors du fait qu'il ne connaît pas les liens entre ces insectes et cette femme, il a l'impression de plus en plus claire que le lieu lui même semble s'intégrer aux actions de cette...femme? Créature? Les gens autour d'eux deux, et même l'endroit lui même semble les étudier autant qu'elle l'étudie, lui. Comme si ce sanctuaire est en synergie avec elle plutôt que l'inverse, ce qui est troublant en soi, même si tout ceci ne semble pas lui être hostile, en tout cas pour l'instant.

C'est pour ça qu'il ne fait rien pour l'empêcher de se dégager, pour éviter de déclencher des hostilités sans motifs.

“Vous posez des questions…avant d’écouter les réponses. Vous n’êtes pas de ce lieu. Quant à moi…”

“Je suis celle qui observe pour comprendre avant de juger.”

“Et vous…vous ne savez pas encore ce que vous êtes ici.”


Mais peut être qu'il va le regretter, car lorsqu'elle parle enfin, c'est pour lui dire des choses inutiles, voire insultantes. Alors comme ca, cette chose lui tombe dessus sans crier gare et l'étudie froidement sans lui demander son avis, mais c'est lui qui est en tort et a besoin de remontrances parce qu'il a l'audace de demander qui elle est? Fantastique!

Oooh...à ce stade, Adel est déjà fatigué de devoir composer avec des déclarations sibyllines avant même d'avoir commencé à supporter cette conversation. Il ne peut s'empêcher d'adopter un ton caustique quand il lui répond.

"Si vos réponses n'apportent absolument rien d'autre que d'autre questions, j'aurais préféré que vous ne répondiez pas. Je n'ai rien eu à écouter de votre part."

Il veut dire...bien sûr que des réponses appellent d'autres questions, mais ce qu'elle dit n'éclaircit absolument rien, et part immédiatement sur autre chose. En particulier sa dernière phrase. Il sait ce qu'il est ici. Un étranger. Un voyageur en quête de connaissance pour résoudre un problème d'étendue divine.

Si cette créature veut lui adjoindre un rôle supplémentaire, elle ne le fera pas aussi impunément. Même si elle semble déjà tout savoir de lui. Et de ses reliques.

Il se tire de ses considérations frustrées sur ces fichus clairvoyants et leur esprits en forme de kudzus pour prendre une décision sur la suite de cette discussion. Son regard se pose vers un stand de talismans, et sur ce qui se trouve dessus. Des omamoris...d'après ce qu'il a compris durant ses lectures, ce sont des sortes d'amulettes porte-bonheur...ou de protection contre le malheur. C'est quelque chose sur lequel il devrait faire plus de recherches, car il ne sait pas si ces talismans ont un effet réel ou non. Honnêtement, il devrait s'attendre à ce que ce soit le cas. Il devrait peut être s'en procurer un, peut être que comme cela il aura la chance de décoder cette conversation inutilement mystérieuse.

“Ils portent des intentions. Pas celles que l’on montre. Celles que l’on garde.”

Parce que bien évidemment, l'incompréhensible continue à l'être, visiblement en train de regarder le même stand que lui, les sons autour d'eux semblant devenir un chorus soulignant ses paroles. Que veut-elle dire, que les gens choisissent ces amulettes en fonction de leur buts personnels? Encore heureux, ou serait l'intérêt, sinon?

Et sa lanterne qui continue à lui tenir chaud, ce qui signifie manifestement qu'il y a quelque chose ici qu'il devrait faire ou quelqu'un à qui parler...et il n'y a qu'elle qui lui a adressé la parole. Il ne ressent pas d'urgence non plus, à part celle de sa frustration grandissante mais cela n'a rien à voir avec l'artefact. Qu'est ce que cela veut dire? Pas simplement qu'elle n'est pas normale, cela se voit, et l'idée qu'elle n'est pas humaine non plus fait rapidement chemin dans son esprit.

...

Eh bien soit, Adel reste dans cette "discussion", mais il est hors de question qu'il révèle ses secrets à la première pythie qui lui déclame de vagues paroles sans queue ni tête.

"Je suis un voyageur et vous êtes celle qui veut en savoir plus sans répondre à la plus basique des questions. Qui. Êtes. Vous?"
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Catalina bénissait sa souplesse à l’instant présent, alors qu’elle se retrouvait les cuisses largement écartées, ouverte, offerte au regard du mâle, à sa queue épaisse qui revenait s’insérer en elle. Ses mains s’agrippèrent presque automatiquement aux épaules carrées alors que son dos se creusait pour mieux ressentir ce chibre qui la remplissait.

Elle ne pouvait guère bouger, mais les sensations étaient terriblement délicieuses. Même avec l’eau de la douche, Vance pouvait probablement sentir que sa féminité était lubrifiée à souhait pour son passage. Un gémissement quitta sa gorge en le sentant venir se ficher en elle jusqu’à la garde et son corps réagit de lui-même, se contractant autour de ce glaive qui l’empalait.

« Aaah… A vos ordres… Votre majesté, plaisanta (à moitié) la trentenaire en s’arquant sur le sexe de l’ancien catcheur. Mmmh… Oui, donne-moi tout… Oooh ! Remplis-moi de cette épaisse… Délicieuse… Queue, Vance ! »

Et même si ses mouvements étaient restreints, l’homme pouvait sentir la veuve emprisonner sa virilité dans le fourreau ardent de sa fleur. Il pouvait ressentir le bassin féminin cogner contre le sien quand elle utilisait ses abdominaux pour venir à sa rencontre.

Le mélange de la fraîcheur du carrelage dans son dos et de la chaleur du corps masculin la rendait dingue. Autant que la sensation d’être comblée à chaque coup de rein de son amant. Offrant son visage à la pluie venant de la douche, la brune ne se privait pas d’exprimer le plaisir qu’il lui offrait. Ses lèvres gourmandes venaient parfois effleurer la peau de l’homme pour aller mordiller son épaule, son cou, pour laisser sa langue laper le lobe de son oreille. Ses mains, relâchant par moment leur prise, venaient caresser le dos puissant de l’athlète, se perdre sur son crâne ou dans sa barbe pour caresser sa mâchoire, pour lui quémander un baiser ou deux.

« Oooh, juste comme ça, oui ! S’exclama-t-elle alors que ses yeux se révulsaient presque quand le gland de l’homme cogna contre un point sensible au creux de ses reins. Aaah, Vance… Plus fort ! Intima-t-elle en arquant les reins, haletante, alors que la chaleur du désir grimpait toujours plus, alors que son orgasme se rapprochait de nouveau. »

Tout son corps fut parcouru d’un frisson alors que sa perle si sensible cogna contre le pubis de l’homme, la rapprochant sensiblement du point de non-retour. Il ne suffirait pas de grand-chose pour la faire basculer de plus belle, pour la faire hurler le nom de son amant dans cette douche embuée… L’avantage étant qu’enchaîner les orgasmes était plus facile pour une femme. Et Catalina, insatiable qu’elle était, profitait de cet avantage sans compter, continuant de demander toujours plus à ses amants jusqu’à s’effondrer de fatigue.
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One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Catalina Taylor le dimanche 03 mai 2026, 17:13:59 »
La chaleur du désert n’arrangeait pas la position précaire de Calpurnia. Transportée comme un vulgaire sac jeté en travers d’un cheval, la blonde ne voyait guère le chemin avec la poussière que les sabots des chevaux soulevaient. Elle s’en prenait plein la gueule, littéralement, et s’était résignée à fermer les yeux. Elle avait abandonné l’espoir de réussir à se débarrasser du bâillon aussi, et avait cessé de tenter de crier quand sa gorge commença à la faire souffrir. Elle avait soif, chaud, faim, et rêvait d’un bain pour se dépoussiérer.

Peut-être s’était-elle endormie un instant, bercée par les cahots de la route, parce qu’elle se sentit rouvrir les yeux d’un coup quand deux bras la soulevèrent du cheval sur lequel elle était, la portant comme si elle ne pesait rien pour la déposer à terre. Elle n’avait pas la force de se débattre, malheureusement, et comme son regard affolé ne repérait rien qui l’aiderait à fuir, elle ne tenta même pas. De la rocaille à perte de vue. Et cette petite oasis. Un simple grondement lui avait échappé, presque inaudible, alors qu’elle avait senti les mains de l’homme contre sa croupe et qu’elle avait ensuite entendu le craquement de son corsage. Mais elle ne pouvait rien faire ligotée et bâillonnée comme elle l’était.

Se contentant d’un regard noir au travers de ses cils pleins de poussière, la belle reposa la tête par terre en fermant les yeux pour se protéger des rayons du soleil encore aveuglants. Après autant de temps sur le cheval, elle avait toujours l’impression de sentir le rythme de cette folle cavalcade imprimée dans son corps.

Elle ne put réprimer un sursaut en sentant de nouveau des mains sur elle la faire se redresser, et ses yeux s’ouvrirent en grand, paniqués, rencontrant ceux de celui qui semblait être le plus jeune. Ou le plus « docile ». Le moins dangereux, peut-être ? Le plus sensible ? Elle ne savait guère, mais elle apprécia énormément l’eau fraîche contre sa peau brûlante. Plus encore, elle apprécia de sentir la poussière être enlevée par le linge qu’il passa ensuite contre son visage.

De la brève discussion qui s’ensuivit entre les frères, l’espoir d’avoir de quoi boire s’évanouit aussi vite qu’il était apparu. Clignant des yeux alors que le bandit terminait de nettoyer sa peau sommairement, ses prunelles accrochèrent la silhouette de celui qui semblait être le chef. Serrant les dents contre le bâillon, elle détourna la tête, déterminée à ignorer ses ravisseurs. Mais elle ne pouvait pas se boucher les oreilles, et la conversation suivante la fit frémir d’horreur. Sans qu’elle ne puisse contrôler ses gestes, sa tête se tourna de nouveau vers les deux frères, attrapant le regard coupable d’Emett et celui, bien plus pervers, de Bill. Ses propres yeux s’écarquillèrent aux paroles du chef des bandits, sa peau perdant presque immédiatement une teinte malgré la chaleur. Il lui fallait s’échapper, et rapidement.

Mais même en profitant d’être laissée seule au bord de l’eau, la demoiselle terrifiée n’alla pas bien loin avec ses liens avant que les frères ne reviennent et ne recharge tout sur les chevaux. Y compris leur prisonnière.

Le trajet jusqu’à la grotte lui parut aussi interminable que rapide. Son cœur affolé battait tellement fort dans sa poitrine qu’elle était certaine que le cheval le ressentait. Et elle avait beau gigoter, elle ne glissait pas de la monture, à son plus grand regret. Pire, elle s’épuisa alors que les scénarios les plus pervers s’échappaient de son imagination, les paroles de Bill flottant encore dans son esprit.

Fermant les yeux de dépit alors qu’ils pénétraient enfin dans la grotte, Calpurnia se raidit quand l’un des bandits la déchargea à nouveau, les palpations indéniable cette fois, et elle gronda faiblement alors que son corps épuisé se retrouvait étendu sur une pierre plate. Ses cheveux, emmêlés et pleins de poussière, étaient heureusement hors de son visage. Mais ça lui laissait une vue imprenable sur les activités des frères qui s’installaient avec la rapidité de ceux qui l’ont fait tellement de fois qu’ils sont rôdés.

Frémissant sans pouvoir s’en empêcher alors que l’un d’eux s’approchait, les prunelles de la jeune femme luisait de l’appréhension qui ne l’avait pas quitté depuis leur arrêt près de l’eau. Elle se raidit de plus belle alors qu’il s’accroupissait à sa hauteur, s’apprêtant à lui enlever le bâillon. Elle trembla légèrement à son ton qui ne souffrait aucune contradiction et s’empressa de hocher la tête. Elle avait parfaitement compris qu’elle était dans de sales draps. Crier ne servirait à rien. Son seul espoir était de réussir à se débattre au bon moment pour prendre la fuite. Mais elle avait peu d’espoir d’en avoir l’opportunité.

Alors que le bâillon quittait enfin ses lèvres et sa bouche desséchée, la blonde toussa, grimaçant alors que sa gorge sèche s’irrita, et accepta gracieusement l’eau offerte par le scélérat. Gorgée après gorgée, la fraîcheur de l’eau apaisa sa gorge et sa soif. Avant qu’elle n’en soit de nouveau privée quand la gourde quitta ses lèvres rougies par la contrainte du bâillon. Un gémissement de protestation s’étrangla dans sa gorge alors qu’une nouvelle toux la secouait, puis elle tenta, d’une voix faible et rendue rauque par la soif de la chevauchée :

« Puis-je… Manger quelque chose ? »

Elle avait peu d’espoir qu’il la libère de ses liens pour la laisser se nourrir, mais ça ne lui coûtait rien d’essayer. Sinon, elle espérait qu’ils s’endormiraient vite après manger, avec la chevauchée qu’ils avaient faite, et que les menaces du bandit en chef n’étaient que ça, des menaces. Elle aurait peut-être le temps, cette nuit, de se libérer et de fuir…
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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Cypress Thornwood le dimanche 03 mai 2026, 17:12:53 »
Nouant ses bras autour des épaules du vampire, Cypress souriait avec une satisfaction certaine. Elle n’aurait pas imaginé que la présence d’Hadrian puisse lui manquer après aussi peu de temps passé en sa compagnie, mais les faits étaient là, indéniables. Elle était heureuse de sa présence auprès d’elle, et ce n’était pas seulement dû aux baisers auxquels elle avait droit. Resserrant un peu se prise contre lui, battant doucement des jambes pour ne pas couler, la gorgone opina doucement de la tête alors qu’il lui annonçait qu’elle ne serait plus aussi confinée qu’auparavant. Un petit rire salua la fin de son annonce.

« Ce n’était en effet pas des plus contraignant, approuva-t-elle. Et votre compagnie, ou celle de Vanessa, est loin de m’être désagréable, donc je ne considère pas vraiment cette contrainte comme un désagrément. »

Revenant poser les bras contre le rebord quand l’étreinte du vampire se relâcha, elle pencha la tête sur le côté en écoutant sa proposition, un sourire amusé flottant sur ses lèvres. Derrière les verres tintés, ses prunelles pétillaient de malice.

« Mmh, ça me paraît être une proposition des plus honorables. Même si je doute qu’il y ait vraiment un perdant, avec ces enjeux. Et je vous fais entièrement confiance ! Paré ? A trois ! Un… Deux… Trois ! »

(Lancé de dés, sur le discord. Pair, Cypress gagne. Impair, Hadrian gagne. Résultat : 4)
Cypress se détacha du rebord en poussant fort sur ses jambes, s’élançant dans l’eau d’un geste fluide. Malgré la présence de ses lunettes, la gorgone mettait la tête sous l’eau tout en joignant ses mains à l’avant, attendant que son impulsion ralentisse pour commencer à nager.

Même si elle aimait l’eau, et nager, l’étudiante n’était pas une professionnelle. Elle n’avait jamais réussi à maîtriser le crawl, par exemple, aussi utilisait-t-elle tout simplement la brasse. Ressortant la tête de l’eau pour respirer, elle nota que le vampire n’était pas très loin derrière elle et redoubla d’effort alors que les serpents sur sa tête faisaient leur possible pour ne pas se retrouver immergés.

La ligne d’arriver, l’autre bord du bassin, était proche. Encore quelques brasses et….

« Gagné ! S’exclama-t-elle en s’accrochant au rebord alors que son compagnon n’était pas loin derrière, le regard jubilant malgré les gouttes d’eau sur ses lunettes. »

Elle lui offrit un sourire triomphant, sachant pertinemment qu’elle aurait été loin derrière s’il avait utilisé ses capacités surnaturelles.

« Quant à mon prix… Vous aviez une bonne idée, avec cette soirée. Je crois que je vais me fixer là-dessus… »

Elle n’avait pas encore trop d’idées quant au déroulement de cette soirée, mais peut-être pourrait-elle proposer un cinéma ? Et une promenade au jardin botanique ? A moins que sortir du complexe ne soit trop dangereux. Dans ce cas, peut-être pourraient-ils en profiter pour explorer un peu plus ces délices charnels qu’il lui avait fait découvrir…

Indécise, elle lui proposa les deux options, le laissant décider en fonction du danger impliqué.
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Comme à chaque fois, la fée prit un instant pour répondre, réfléchissant véritablement et avec emphase à la question, à sa réponse et à ce que les deux pouvaient impliquer. Lorsqu’elle répondit enfin, avec ce ton toujours égal, presque impavide, Franz la toisa avec curiosité quelques secondes avant de la suivre, haussant les épaules en lui emboîtant le pas. Il ne prit pas la parole car ils n’étaient pas seuls, et il mettait un point d’honneur à ne pas trahir sa nature par les sujets qu’il pouvait aborder. Souvent, il usait de formulations détournées lorsqu’il était forcé d’aborder un sujet sensible en public. Sinon, il s’abstenait et attendait d’être en privé. Pourtant, il fut vite assez évident que personne n’écoutait, à l’abribus. Une poignée de collègues et une vague d’étudiants étaient bien là, mais tous étaient occupés sur leurs téléphones, rattrapant leur vie sociale en ligne en attente, découvrant ce qu’ils avaient raté en travaillant, avant de retourner au travail pour consulter leurs mails et y répondre. Alors, quand Séliane parla encore, Franz l’écoutant d’une oreille seulement distraite en apparence, le démon soupira légèrement et, se laissant aller contre la surface froide d’un poteau, regardant le sol, il exprima à son tour ses pensées :

« Si fueris Romae, Romono vivito more; si fueris alibi, vivito sicut ibi. »

Un léger sourire malicieux se dessina sur son visage tandis qu’il se redressait, scrutant les feuilles d’un arbre distraitement en focalisant pourtant son attention sur elle, guettant sa réaction. Il se demandait si elle pouvait comprendre les langues anciennes et si elle saisissait le sens de ces mots. Sans doute était-ce sa motivation derrière sa démarche : elle voulait expérimenter la vie humaine telle une humaine, elle était venue ici pour cela. L’alternative la plus probable eut été plus sensible et aurait inclus la possibilité qu’elle s’intéresse simplement à sa vie, à lui. Peut-être avait-elle saisi sa nature et savait-elle qu’il pourrait transplaner s’il l’avait voulu, étudiant cette ancienne magie pour se rendre d’un geste et d’une pensée d’un point à l’autre du monde. Peut-être se demandait-elle ce qui le poussait à prendre le bus, ce qui l’éloignait tant de sa nature magique, maléfique, démoniaque.

Ou peut-être s’intéressait-elle juste à lui, mais c’était un panier de crabes auquel il ne souhaitait pas songer. C’était bien trop problématique. Pour lui, s’ouvrir était la source de grands problèmes et il ne désirait pas tester la résistance de sa collègue à son influence. Après tout, elle était belle et dotée de cette aura surnaturelle la rendant mystérieuse et attrayante. Il savait qu’il ne saurait pas résister. D’ailleurs…

« Sachez simplement que, d’aventure, je ne serais pas contre en savoir plus sur vous. »

Il retourna son regard sur elle en souriant tandis que le bus arrivait, et que tout le monde s’y pressait dans un désordre ordonné et précipité. Ils prirent leurs places d’après le choix de Séliane, autant à l’écart que possible, et ils commencèrent leur route vers la Toussaint. Tout le monde restait sur son téléphone. Ceux qui le posaient sortaient leur ordinateur portable pour travailler dessus. Franz les observait avec cynisme. Le travail avait toujours été central dans la vie des Humains, mais il avait été une question de survie, d’accomplissement et de devoir par le passé quand, aujourd’hui, presque tous manquaient de but et d’inspiration, esclaves ignares d’un système se nourrissant de leur servilité matérialiste. Pour se sortir cette observation de la tête, il rouvrit son sac, se plongeant dans son plus crucial travail du moment en préparant les machines.

Interrompu par la fée, il se pencha vers elle pour bien l’écouter et hocha la tête avec gravité à ses propos. Il était sans doute vrai qu’il fut sensible à la présence des failles. Après tout, n’était-il pas, lui-même, une créature magique dont la dimension originelle, celle dont son essence était tirée, où elle était née, se trouvait là, derrière une de ces ondes extradimensionnelles ?

« Sans doute, concéda-t-il placidement. A en croire les légendes, la dimension des miens se trouve derrière certaines de ces failles. »

Doucement, il ricana et ajouta :

« Je préférerais ne pas avoir à me perdre dans une de celles-là. »

La plupart des croyances croyaient en un paradis et un enfer, leur donnant des descriptions diverses et variées. Pour certains, ce monde était l’enfer à traverser avant le paradis. Pour d’autres, c’était à nous de créer ici le paradis. Pour beaucoup, paradis et enfer étaient dissociés du monde. Quoi qu’il en soit, il y en avait une multitude et certains étaient bien pires ou bien plus ennuyeux que d’autres. Oui, il vallait mieux ne pas se perdre dans ce que les croyances des masses avaient fait naître.

Arrêt après arrêt, le bus se clairsemait. Ils approchaient de la Toussaint et les poils du démon se dressèrent dans un frisson instinctif. Une seconde après, une machine se mit à grésiller tel un compteur Geiger. Il avait adapté le concept aux exoparticules diffusées par le processus et il n’y avait que des traces, ici ; mais il y en avait déjà.

« Nous devrions descendre au prochain arrêt, proposa-t-il. Le milieu est plus… actif… que je l’aurais cru. »
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Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le dimanche 03 mai 2026, 06:24:42 »
Lorsque la créature ouvrit finalement les yeux, Weyrith eut un mouvement de recul. Il ne s’agissait pas de peur, mais d’un réflexe défensif. Il ne savait pas à quoi s’attendre, mais il ne s’attendait certainement pas à la férocité tranquille de ces iris d’un turquoise glacial lui rappelant la banquise qu’inspirait sa pigmentation d’albâtre. Leur dureté posée inspirait une force cachée et brute qui mit le guerrier immédiatement en garde. Ses sens, déjà à l’affût, se concentrèrent sur elle et ses alentours. Il repéra le trouble du bassin sans pouvoir vraiment l’identifier, mais il sut que le milieu aqueux autour d’elle, et auquel elle était étroitement liée, vivait autour d’elle.

Lorsqu’elle ouvrit enfin la bouche, ses mots lui arrivèrent avec un délai troublant, comme si l’air auquel elle était accoutumée n’était pas le même. Comme si elle n’avait jamais été faite pour communiquer ici, avec lui, avec ses semblables. C’était un être d’un autre milieu, d’un autre monde. Elle le lui confirma en refusant son autorité, le scrutant tout en affirmant son indépendance à son égard. L’Empereur se révéla assez contrarié par cette posture, car partout où il posait le pied la loi d’Ashnard prévalait. Le fort commandait et, partout où il posait le pied en personne, sa force prévalait. Même sur les terres nexusiennes, en campagne, il contrôlait ce qu’il touchait, leur loi ne revenant qu’à son départ et au retour des troupes de la vaste mégalopole. Alors, il se moquait bien d’où elle pouvait venir. Elle était sous son autorité.

Il s’attendait à devoir faire prévaloir son droit à commander. Si elle ne le connaissait pas, elle le connaîtrait bientôt. Le rapport de force entre les deux individus s’installait rapidement et la manière dont elle donna son nom fit pressentir à l’Elfe le combat à venir. Il ne tira pas d’arme, cependant, ni ne chercha de quoi se défendre. S’il avait bien cerné cette Thyia, il n’en aurait pas besoin. Il ne serait qu’encombré.

Et, en effet, l’attaque arriva, soudaine, brutale. Une ligne d’eau se matérialisa entre eux, fonçant sur lui, cherchant à le frapper. Elle ne visait rien de vital. Peut-être ne connaissait-elle pas sa physiologie. Elle ne frappait pas à un endroit avisé non plus. Peut-être n’était-elle pas une guerrière. Quoi qu’il en soit, elle arriva vite et sans crier gare. Weyrith serra les dents et jura en se projetant sur le côté. Les Vents le portèrent, le faisant glisser sur le parquet, tandis qu’une bourrasque invisible brisait la lame aqueuse, la faisant plier pour l’éloigner l’instant nécessaire, et la maintenant à distance. Mais le fameux bretteur qu’il était savait que le danger pouvait venir de partout dans ce bassin, et il focalisa son attention non pas sur elle, mais sur l’eau. Il ferma les yeux, se concentra et écouta.

A la surface, une autre perturbation fit frémir l’air, secouant ses particules invisibles. Il en fut alerté. Inconscient de ses pouvoirs très puissants, il mettait souvent ses capacités sur le compte des mauvaises choses, s’imaginant un sixième sens ou des réactions instantanées lorsqu’il ne réagissait qu’à une vitesse normale à des choses qu’il avait senti instinctivement sans le comprendre. Il pivota, cette fois, au moment où la lame se forma, glissant si soudainement qu’il fut très brièvement flou à l’œil du commun. Et il rouvrit les yeux pour planter ses iris couleur lavande sur elle, dans lesquels ses pupilles brillaient d’un feu ardent.

« Tu n’as pas l’air de comprendre face à qui tu te trouves, Thyia. Laisse-moi faire des présentations d’usage ! »

Furieux, il s’élança vers le bassin. Une lame tenta de l’atteindre, mais un geste rageur du bras s’accompagna d’un tourbillon d’air qui empêcha l’eau de garder une structure cohérente en surface. Dans le même temps, il empêcha malgré tout Weyrith d’avancer jusqu’à elle, permettant à Thyia de monter une défense.
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Les terres sauvages / Re : Chasseurs d'Éternité (Yukka/Grayle)
« Dernier message par Grayle le pérégrin le vendredi 01 mai 2026, 11:56:31 »
Grayle s'était tourné vers Yukka, appuyé sur son coude, pour la regarder, ses yeux bleus brillants dans l'obscurité, éclairés par les flammes de leur feu de fortune. Ce dernier, d'ailleurs, projetait un clair-obscur surnaturel sur Yukka, dont le corps puissant et musclé était le réceptacle parfait de telles attentions. Les courbes dessinées par ses muscles traçaient des fossés d'ombres entourant des collines d'un bleu orangé.

Grayle n'arrivait plus à détacher ses yeux de sa partenaire de voyage. A un moment, en baillant, il ferma les yeux, et malgré tout, l'image du corps de Yukka restait parfaitement visible dans son esprit. Lorsqu'elle se leva, il resta muet, faisant de son mieux pour ne pas avoir la bouche grande ouverte comme un poisson idiot. Les étirements de Yukka la mettait encore plus en valeur et, ne connaissant pas encore le vrai caractère de la jeune femme, Grayle ignorait si ces exercices qui faisaient rouler ses muscles sous sa peau était une simple manie nocturne ou une manière de se montrer à lui. 

Quoi qu'il en soit, il n'en perdit pas une goutte, et la vision de Yukka lever les bras au ciel, puis faire des talons-fesses, resta gravé dans son esprit à jamais. Que Yukka saisisse sa hache à trois mains ne mit pas fin à l'enchantement, ni n'étouffa le feu qui avait commencé à couver dans le corps de Grayle. Au contraire, intimidante, elle n'en devenait que plus excitante. Mais il eu toutefois un mouvement de recul lorsque l'armure de Yukka se déploya.

- Woah !

L'acier épais et magique se mit à recouvrir une partie de son corps. Bien peu en réalité. Une telle armure aurait éveillé les moqueries si portée par une simple humaine normale...

Mais Yukka n'était pas une simple humaine normale. Alors qu'elle lui expliquait que cette armure avait été enchantée pour elle, il s'approcha avec curiosité, s'extrayant de son matelas, tendant son bras.

- Je... je peux toucher ? Il se mit à rougir et rire nerveusement L'ARMURE ! Je parle de l'armure ! Elle resta silencieuse un long moment, avant de hocher la tête d'assentiment.

- Merci.

L'homme torse nu s'avanca vers elle, et ses mains caressèrent les épaisses plaques d'armure qui recouvraient ses mollets. L'armure était froide, lourde, dense. Il pouvait sentir la puissance et la résistance du matériaux, si fort contre sa chair si humaine et si faible.

- T... elle est magnifique. dit-il en la détaillant de haut en bas. J'adorerais avoir la même. Pendant un bref instant, ses yeux s'attardèrent sur la "culotte" de l'armure, qui protégeait l'intimité de Yukka, avant de glisser sur son plastron, les courbures de sa poitrine. Sa main se posa sur les épaulières sculptées en forme de lion.

Un silence profond s'était abattu sur leur campement, alors qu'il continuait de s'émerveiller de l'armure de la Nunat...
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