Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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A la recherche des origines ☼ Bowsette, Guillot

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Guillot de Belloy

E.S.P.er

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  • Fiche — Chalant

    Description
    Venu d'une province nexusienne connue pour sa prospérité et sa tranquillité, c'est un chevalier itinérant un peu naïf cherchant honneur, gloire, richesse et amour(s).

A la recherche des origines ☼ Bowsette, Guillot

mardi 06 octobre 2026, 15:43:57

La plupart du temps, Guillot était appelé à l’aide par les communautés lorsqu’elles faisaient face à une menace d’ordre surnaturelle ou monstrueuse. Les guerriers sacrés de tout bord étaient prisés dans les terres du Chaos, où le Cocagnard avait appris à suivre un certain instinct du voyageur et aiguisé ses talents de pisteur. Il n’était pas un puissant paladin comme d’autres, qui exhibaient des capacités autrement plus extraordinaires ou, du moins, bien plus voyantes et agressives, mais il portait la marque d’un culte et, en tant que tel, il ne pouvait se prémunir d’une aide donnée en prétextant sa faiblesse. Les habitants en détresse, eux, se moquaient bien du comment. Ils voyaient un homme ayant juré de défendre les plus faibles, et ils espéraient surtout qu’il ferait de son mieux.

Il était rare que les appels à l’aide concernent une épidémie ou une infestation que sa capacité pouvait combattre. Souvent, il les découvrait dans le silence de gens se croyant parfaitement démunis face à l’invisible et à la corruption du naturel. Il purifiait leurs vies et terroirs avant de partir, parfois sans que les gens aient vraiment compris son rôle, car aucun rite n’avait été nécessaire pour lui.

Non, ses actions les plus voyantes consistaient à détruire l’impur et à restaurer l’ordre. Pour cela, on faisait beaucoup appel à lui. Les autorités locales, quand elles existaient, étaient souvent insuffisantes face aux menaces, ou désintéressées, focalisées sur les intérêts de leurs maîtres et sur la menace des grands empires se croisant régulièrement sur leurs domaines.

Le petit village de Somnipard était à peine qualifiable de village. C’était une congrégation d’exploitations forestières familiales s’efforçant de régler les différents locaux, de gérer les questions publiques, et de réunir les impôts et tributs par un conseil coutumier. Les habitants ne se qualifiaient même pas de villageois. Somnipard était même une appellation peu usitée, à peine exhibée sur le blason rudimentaire du conseil par lequel il avait été reçu. Ici, on s’appelait par familles, par foyers. Il y avait les Alphonse-Chenu et les Thibaut-Chenu, les Hétroud, les Sylvain-Saule ou encore les Gaston-Frêne, et ces deux derniers étaient juste des frères en désaccord dont l’un avait changé de nom sans jamais abandonner l’usage distinctif de son prénom, comme pour rappeler à tous d’où cette anomalie venait. Bref : Somnipard était typiquement le genre de lieu qui avait besoin d’aide régulière, et qui s’organisait pour.

Techniquement, chaque groupe familial avait un ancien pour se représenter, mais la situation était grave et la clairière avait été pleine, tous les chefs de foyers, leurs fils en âge de se battre et les mères inquiètes s’étant réunis. Seuls les anciens devaient pouvoir parler, mais la séance avait été très animée et Guillot avait dû les recadrer régulièrement. Il avait fini par avoir le fin mot de l’histoire après un long aparté, car leur problème leur venait d’un cadet mécontent des Treillant étant revenu se venger d’une vieille insulte après être parti depuis des décennies. Nul doute qu’il avait dû se vendre comme mercenaire, car il était à la tête d’un petit groupe de vandales bien équipés et violents. Ils n’étaient que cinq, mais ils étaient largement capables de tenir en respect la petite communauté dé bûcherons, aussi vaillants fussent-ils.

Alors, le jeune homme avait établi un plan. Pour les défendre, il leur apprendrait d’abord à se défendre. Il avait mis en place des séances d’instruction militaire élémentaire, apprenant aux bûcherons à tenir une formation et une certaine discipline tactique, et leur expliquant pourquoi leur nombre serait toujours leur force. Les fiers-à-bras s’étaient entraînés avec des haches émoussées pendant plus d’une semaine. A une occasion, le paladin avait dû se cacher tandis que Somnipard était à nouveau visité. Il avait pu observer un peu la formation de bandits et avait expliqué aux hommes quoi regarder pour lui rapporter certains détails. Ils avaient beaucoup appris et affiné leur entraînement. Ils avaient la force et la volonté, il ne leur manquait que le savoir-faire. Et ils apprirent très vite.

Quand les bandits étaient revenus, ils étaient déjà prêts. Des pièges avaient été installés, non pas pour les tuer, mais pour les forcer à la retraite sur un chemin précis décidé à l’avance. Ils étaient tombés sur une communauté vidée et, dans leurs recherches, ils avaient commencé à subir les dangers des pièges laissés à leur attention. Ils s’étaient vengés sur les huttes et certains outils, mais ils avaient fini par devoir se replier, prenant garde aux cordelettes trahissant les pièges sur les chemins et dans les bois pour trouver un passage propice. C’est ainsi qu’ils étaient tombés nez-à-nez avec les bûcherons, et le paladin à leur tête, dans le coude aveugle d’un chemin de colline. Fatigués, énervés, pressés, désorganisés, ils avaient été pris de court. Guillot en avait pourfendu un et le Treillant parjuré était tombé sous la hache d’un cousin, qui avait lâché un hoquet de regret mais n’avait pas rompu la formation.

Ils avaient repoussé les bandits, subissant un tué et deux blessés par la force des choses, l’équipement et la technique de ces anciens soldats de fortune sachant faire la différence. C’est sans doute la combinaison de leur résolution et la dangerosité de la lame du paladin inattendu qui les avait convaincu de fuir au pas de course, poursuivis par des bûcherons ravis, mais gardant prudemment leurs distances et restant groupés sur les rappels de leur instructeur.

Peu à peu, la distance s’était accrue entre les deux groupes, mais la poursuite avait continué sur de nombreux kilomètres. C’est brutalement que les bûcherons avaient cessé leur course, se figeant en se taisant d’un même mouvement, laissant Guillot, surpris et incompréhensif, se retourner pour les haranguer. Il avait reçu un avertissement en guise de réponse, des doigts tendus sur un symbole occulte que le jeune homme, visité par tous types de sages et prêtres dans sa jeunesse, identifia comme la marque d’un clan oni. Il frissonna. Il savait ces clans parfois courtois, mais il comprenait la peur des villageois, qui rebroussèrent chemin en lui implorant de faire de même.

Mais Guillot devait avoir le fin mot de l’histoire, et il devait s’assurer que les bandits n’avaient pas juste rallié un campement caché dans ces bois protégés, au nez et à la barbe des créatures concernées. Il avait donc poursuivi prudemment, traversant la forêt sur plus d’un kilomètre encore avant de rencontrer d’autres fétiches et avertissements. Il poursuivit, rangeant son épée au fourreau par respect et par prudence, en marchant de plus en plus prudemment à mesure que son inquiétude montait. Il n’y avait aucun bruit et la piste des bandits continuait. Lorsqu’elle s’arrêta abruptement, la forêt, dense et sombre, le couvrait entièrement sur un sentier à peine assez large pour ses foulées. Pris d’instinct, il avait levé les yeux pour découvrir les trois bandits pris dans un piège les ayant suspendu dans les branchages et massacrés, leurs chairs lacérées suintant un sang déjà épais. Le blond recula d’un pas, mais ne bougea pas plus. Se sentant observé, il avait levé les mains en l’air et pris la parole avec calme.

« Je poursuivais ces criminels pour les bûcherons vivant près d’ici. Je ne cherche aucune querelle. »

Un pas lourd lui répondit et une créature cornue musculeuse aux attributs féminins, dotée de pièces d’armures orientales et d’une énorme masse, le dépassa pour lui faire face, le dévisageant et le jaugeant avant de finalement parler :

« Les signes étaient clairs. »

« Je n’en connaissais pas le sens. Veuillez pardonner mon zèle. Je vais rebrousser chemin maintenant que je sais ces hommes hors d’état de nuire. »

« Non ! »

Le refus avait été brutal et d’autres amazones d’allures diverses, mais toutes marquées des mêmes caractéristiques de leur espèce, avaient fait irruption, le toisant avec curiosité, méfiance ou mépris. Et parfois un peu de tout ça à la fois. Certaines étaient clairement femmes tandis que d’autres semblaient trahir la présence de membres virils sous leurs pagnes et coques laquées.

« Vous nous avez respectées et votre quête était juste. Mais vous ne pouvez quitter nos terres si facilement. »

Guillot savait qu’il ne servait à rien de résister. Il baissa les bras pour tendre ses mains et se laisser lier les poignets tandis qu’il soupirait.

« Je m’en remets à votre Justice. »


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