Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Eye of the tiger (PV Mona)

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Kilian Piers

Humain(e)

Eye of the tiger (PV Mona)

dimanche 26 janvier 2025, 17:51:04

- Tu comptes rester cette nuit, pour une fois ?

L'odeur de clope flottant dans la chambre d'hotel, et le silence rompu par le frottement de la chemise qui glisse contre ma peau, sans prendre la peine de regarder Aemi, je soupire et répond nonchalamment :

- J'étais clair dès le début, et malgré tout tu poses toujours la même question. Pour l'affection voit ça avec ton cocu. Parce que moi c'est pas mon truc.

Ca vaut toujours le coup de poser la question, qui sait, peut être un jour la réponse changera. Dit elle avec un grand sourire en écrasant sa cigarette.

Sans relever je m'apprête à quitter la chambre, avant d'être interrompu pour me parler d'une amie qui aurai subit une violente agression l'ayant laissé traumatisé, et ne sachant plus comment l'aider elle m'implore presque de lui rendre ce service, au point que je lui demande ce que j'ai à y gagner ? Après tout, y a pas marqué bienfaiteur sur mon front, et mon temps est précieux.

- Elle est canon, encore plus que moi, et je ne connais personne d'aussi menaçant que toi, je suis sûre que tu lui plairas.
- Bon très bien, dis lui de m'appeler et je verrais ce que je peux faire. J'espère pour toi que tu ne me fais pas perdre mon temps.

Je finis enfin par quitter la chambre et rentrer chez moi, repensant à la demande d'Aemi, avec le recul je finis par avoir regretté de m'être entraîné dans cette prise de tête, mais la flatterie fonctionne étonnamment bien sur moi. Je finis par aller me coucher, du moins c'était le programme jusqu'à ce que mon téléphone sonne.

- Allo ?

J'entends la voix d'une femme qui s'assure de mon identité, légèrement tremblante, elle m'explique que c'est Aemi qui lui a donné mon numéro.

- On peut dire que vous ne perdez pas de temps toutes les deux, cela dit, tu connais mon nom et je ne connais pas le tiens.

Spoiler (cliquer pour montrer/cacher)

Mona, voilà le nom que tu me donnes en t'excusant avant de me remercier de t'aider. Précisant que ce n'est pas la peine de me remercier, je te donne sans plus de cérémonie un lieu, une date et un horaire précis, ajoutant que si tu n'y es pas à l'heure, je ne t'attendrai pas et ne répondrai plus à tes appels, avant de raccrocher après t'avoir souhaiter une bonne soirée par pure courtoisie.

Deux jours plus tard, à 6h50

Short de sport, t-shirt gris moulant mon corps, avec un sac de matériel, j'arrive sur la piste de course du gymnase couvert de la ville. A cette heure c'est censé être fermé, mais ayant rendu service au vigile, il me privatise le coin quand j'ai besoin. Lui ayant précisé que tu dois passer, nous serons seuls et comme ça pas déranger pendant l’entraînement. J'ai déjà pris la peine de m'échauffer, voulant déjà jauger ton niveau physique pour réguler l’entraînement en fonction. Trainant sur mon téléphone, j'entends alors la porte métallique se fermer bruyamment...

Mona Duval

Humain(e)

Re : Eye of the tiger (PV Mona)

Réponse 1 lundi 27 janvier 2025, 22:23:33

«Aemi, tu n’es pas sérieuse si ?»
«Pourquoi pas Mona ! Je le connais, il ne te fera pas de mal...sauf si tu le désires...hehe.»
«Oh Aemi ! Je n’ai pas la tête à ça. Je n’ai pas envie de...un homme, vraiment ?»
«Oui. Disons que...Mona. Tu ne peux pas continuer comme ça.»
«Mais ça va mieux ! Je suis même retourné au bureau !»
«Cela ne suffit pas !»

Est-ce que cela suffira un jour. Aemi...qui est là, à me parler de ce Killian Piers, un type, avec qui elle baise de temps en temps. Killian. Qui est beau, grand, musculeux et je sais pas quoi. Comme si cela avait de l’importance pour moi. Tout ce que je désire, c’est reprendre ma vie où je l’ai laissée et parvenir à effacer de ma mémoire et de mon corps, Zack Arias, le grey Stalker. J’aimerais juste qu’on me laisse tranquille.

«Et puis tu n’as toujours pas réussi à retourner à ton ancien appartement. C’est une preuve non ?»
«Aemi ! Je t’ai dit que je n’irai plus. C’est Danny qui s’occupe de tout. J’habite dans un petit appartement tranquille près de la maison d’édition et ça me convient parfaitement.»
«Près du commissariat ?»
«Oui.»
«Donc tu es loin d’aller mieux !!!»
«Aemi..»
«Tiens. Prends son numéro au moins ! Steuplet ! Je lui ai demandé et il a dit presque oui. Ce qui est rare...crois moi ! D’habitude je peux aller me faire foutre avec mes demandes. Mais là, il a dit.»
«Tu lui as dit quoi pour qu’il accepte ?»
«...Rien de spécial. Ce doit être son côté super héros qui ressort un peu ?»

Son sourire me fait dire qu’elle a dû balancer une dinguerie sur moi. Dieu seul sait. Mais elle a raison. Je ne peux pas continuer de raser les murs, d’éviter les métros et de ne plus sortir en dehors du boulot et de mon appartement. Je devrais la remercier d’ailleurs. Elle a tant fait. En m’hébergeant d’une part, en m’écoutant pleurer de l’autre. Sans oublier qu’elle a été capable de me remettre d’aplomb plus rapidement que mon psychiatre ne l’aurait fait seul. Aemi.

«T’es fâchée dit ?»
«Non. Si. Un peu. Je sais même pas Aemi.»
«Au moins tu auras un argument pour qu’il ne te foute pas ce gorille entre les pattes ?»

Je craquerai toujours face à son sourire. Et elle le sait. Je me laisse tomber dans le fauteuil à ses côtés et lui prend le billet des mains. Killian Piers. Un numéro de téléphone. Je ne sais pas. Ce qui m’angoisse, ce n’est même pas de faire du sport. Mon corps est entraîné. Mais c’est de me retrouver avec un parfait inconnu, seule. J’ai beau être parvenu à ne plus hurler dans mon sommeil et à sortir vêtue comme je le faisais auparavant (courtement), avoir remisé mes gros joggings et mes gros pulls dans le fond du placard. Lorsqu’elle s’en va, me faisant promettre d’appeler ce Killias Piers, je soupire et jette le morceau de papier sur la table pour me servir un verre d’eau. Je passe ma soirée tranquillement, sans trop y penser, jusqu’au soir. Je regarde le papier et repense à ce qu’à dit Aemi. J’aurai un argument pour éviter de me retrouver avec un garde du corps. Ce n’est pas débile ça. Et puis peut-être qu’il me sera utile et pourra m’apprendre quelques trucs pour me défendre ? J’ai beau être sportive, je ne fais pas de sport de combat et n’ai jamais vraiment pensé à prendre des cours de Self-défense. Ce qui est stupide en soi, surtout lorsqu’on vit dans une ville comme Seikusu et qu’on est une femme, seule la plupart du temps. Merde. Fais chier.

«Allô ?» Ok. Je le dérange, la voix est peu engageante et j’ai envie de raccrocher. Une boule au ventre de devoir parler à un homme que je ne connais absolument pas.

«Je...Vous êtes bien Killian Piers ? Aemi...elle m’a parlé de toi et...enfin. J’ai besoin d’un entraînement pour...me défendre.» Ou me battre.
«On peut dire que vous ne perdez pas de temps toutes les deux, cela dit, tu connais mon nom et je ne connais pas le tiens.» A nouveau, j’ai envie de raccrocher. A quoi bon ? Je lui fais chier alors qu’à la base, je pourrais me payer qui je veux voir laisser la maison d’édition engager quelqu’un pour me défendre. Pourtant je brave l’angoisse en moi.
«Je suis Mona. Mona Duval.»

Finalement, il me donne rendez-vous, tôt, quelques jours plus tard. J’ai envie de lui dire que c’est bon. On laisse tomber. Je ne suis même pas sûre d’être disponible ce jour-là. Avec la reprise au boulot, le nouveau bouquin qui va sortir, j’ai autre chose à foutre aussi. Mais bon. Je suis bien trop perturbée par cette voix masculine agressive pour oser me rebeller. C’est comme ça. Alors j’accepte et lorsqu’on raccroche, je m’empresse de consulter mon agenda. Je n’ai rien aux heures qu’il m’a proposé. Heureusement, car je pense que si je l’avais rappelé, il m’aurait clairement dit d’aller me faire foutre.



Mon réveil sonne dans le vide, car je suis réveillée et à la cuisine en train de siroter un café depuis plus de deux heures. Il est six heure et dans cinquante minutes je dois retrouver Killian. Les deux jours depuis son appel m’ont hantés. J’ai peur de me retrouver face à un connard, peur de me retrouver seule face à un type qui va m’agresser. Est-ce que le fait qu’il connaisse Aemi et que Aemi me l’ai recommandé fait de lui quelqu’un de peu dangereux pour moi ? Non. Absolument pas. Parce que je sais que Aemi, bien que je l’aime tout plein, est mauvaise juge quand il y a de la queue et qu’elle aime ce qu’on lui fait. Elle aime le sexe de manière déraisonnable. Un peu comme moi, à la différence que depuis mon agression, je suis plus méfiante. Heureusement cependant, elle n’a pas osé me proposer ça il y a deux mois. Car il y a deux mois, je l’aurais sûrement envoyée au diable et n’aurais jamais accepté une telle proposition. Mais là, de l’eau à coulé sous les ponts et je me sens prête à affronter une nouvelle épreuve qui me permettra de guérir plus rapidement, du moins je l’espère.

J’enfile mon ensemble de sport vert, un gros pull, comme si j’essayais finalement de me cacher un peu. Je reste méfiante sur les intentions de ce Killian et j’ai peur de ce sur qui je vais tomber. Depuis que je suis partie de la maison, un sac avec mes chaussures de salle au cas où, de quoi boire et une banane ainsi que de quoi me doucher après la séance, j’ai une pensée fugace, mais flippante qui me vient. Et si mon agresseur avait trouvé le moyen de...Mais non. Ce n’est pas possible. Impossible même…Je regarde l’adresse que m’a donné Killian. C’est un gymnase en ville. S’il c’était agi de mon agresseur, il aurait cherché un coin paumé, quelque part, perdu loin de la ville. Pas en plein centre.

«Oui, on m’attend. Killian Piers. Merci.» Le vigile me fait entrer après m’avoir demandé si j’étais attendue. Il me sourit et je lui réponds, plus sereine quand au déroulement de la matinée. Je crois que son uniforme me rassure un peu.

«Bonjour Killian.»

Je suis pile à l’heure. J’ai parcouru quelques mètres en courant, ayant demander au taxi de me poser avant le gymnase. Histoire d’échauffer un peu mes cuisses. Normalement, à cette heure, je termine mon entraînement sportif à domicile et je me douche pour partir au bureau. Lorsque j’arrive à hauteur de Killian, un grand type aux cheveux sombres et au corps taillé, je laisse tomber le sac, quelque peu essoufflée mais pas en train de décéder. Il pourra se rendre compte que Aemi ne lui a pas demandé pour rien. Elle a confiance en son corps d’athlète et son air menaçant...j’imagine ? Et elle sait qu’il ne perdra pas son temps, car en terme de sport, d’endurance, je suis loin d’être une novice. Le sport étant mon échappatoire depuis des années et l’assurance de pouvoir savourer des parties de jambe en l’air sans risquer d’être handicapée par un souffle trop court ou une endurance pourrie.

«Je te remercie d’avoir accepté de m’aider.»

Il peut aussi constater que je ne suis pas la meuf tremblante et apeurée du téléphone. Mona Duval reste Mona Duval et elle n’aime pas montrer ses faiblesses. Bien sûr, il pourrait toujours être un danger pour moi, mais le lieu et le vigile dans le gymnase me font dire que ça va aller. Et puis entre nous, j’ai hâte de voir ce qu’il a préparé. En attendant, je retire mon gros pull, dévoilant un corps musclé pour soutenir cette poitrine lourde, compressée dans un haut de sport et un débardeur blanc. Je le regarde droit dans les yeux, levant la tête pour le regarder me dominer de sa hauteur. A nous deux...Killian Piers.

Fiche: ici

Kilian Piers

Humain(e)

Re : Eye of the tiger (PV Mona)

Réponse 2 mercredi 29 janvier 2025, 22:45:38

De longs cheveux noirs qui tombent le long de ton corps, une silhouette bien sculptée qui apparaît après avoir laissé tomber ton sweet large, j'admets que sur le coup Aemi ne m'a pas menti. Cela étant, j'ai beau être un connard fini, je n'ai qu'une parole donc même si donner de mon temps pour une bonne action me faisait chier au départ, je compte bien faire les choses correctement. Je vais pour te serrer la main mais je te sens sur la défensive lorsque je fais un pas vers toi. Je me dis sur le moment qu'il te faudra plus que quelques cours de self-défense, enfin bon.

- Si tu veux me remercier, soit capable de me pêter la gueule quand on aura fini ces leçons. Mais d'abords, échauffement de 10 minutes, vu ta carrure je te laisse en autonomie. Si t'as soif, j'ai pris des bouteilles d'eau au distributeur, elles sont neuves avant que tu n'angoisses.


Je préfère être prudent et anticiper, c'est peut être maladroit, mais je n'ai pas l'habitude de jouer les anges gardiens, si le terme est approprié. Je continue de mon coté l'échauffement que j'avais commencé tout en discutant.

- Qu'est ce que tu attends de ces cours précisément ? Aemi m'a juste supplié de t'aider, mais je sais rien de plus.

Enchainant les squats, les fentes et autres exercices d'échauffements, je réfléchis en même temps à la suite du programme, et mon regard se perd naturellement sur ton corps, ne perdant pas le moindre détail de ton anatomie. Je réalise à ce moment là que tu es bien la femme la plus fit que j'ai pu côtoyer, et je ne dirais pas non à un rapprochement quand l'occasion se présenteras. En attendant...

- Bon on va pouvoir commencer.

Tournant le dos, je me penche vers le sac, sortant un rouleau de bande adhésive, et deux pattes d'ours que je laisse sur le sol, tendant la main pour que tu me donnes la tienne. Hésitante, tu finis par tendre le bras et j'enroule l'adhésif pour ne pas que tu te blesses.

- Aller, déjà montres moi comment tu cognes, n'ai pas peur d'y aller, j'encaisse bien. EN GARDE MA MIGNONNE !

Enfilant les pattes d'ours, je me mets sur mes appuies, plie légèrement les genoux, et prends les premiers impacts, si on peut appeler ça comme ça, c'est mou du cul.

- T'appelles ça des coups ? Si t'y mets pas du tiens, je vais riposter, peut être que ça te réveillera, parce que là j'me fais chier. Montres moi que tu n'es pas juste incroyablement bonne, et que t'en as dans le ventre !

Visiblement j'ai touché ta fierté et tu commence à y mettre du tiens, les coups s’enchaînent, et mes mains commencent à s'engourdir, quand à ton regard apeuré, j'y lis maintenant de la fureur. Enfin on a un début de motivation. Un sourire narquois se dessine car visiblement je ne perds pas mon temps, et tu m'offres un beau spectacle de ton opulente poitrine qui rebondit. Ah que le monde est bien fait.

- Aller, c'est fini pour l'échauffement, tu es enfin prête à t'y mettre. Commençons par les bases. Mets toi à une distance suffisamment éloigné pour m'obliger à faire un pas pour t'atteindre, ça te laisse le temps de réagir, mais assez proche pour pouvoir contre attaquer. Les pieds bien sur tes appuies, bien stable.

J'en profite pour venir corriger ta position, nos corps collés l'un à l'autre, ces sessions vont aisément créer une proximité physique...

- Voilà, un peu plus stable...écartes un peu plus les jambes, parfait. Ça c'est la posture de base, maintenant je te montre quelques mouvement simple, et tu reproduiras ensuite sur moi.

L'atmosphère semble se détendre un peu alors que l'on commence à échanger des mouvements lents, pour te laisser le temps de bien enregistrer, les parades et les prises de soumissions. Tu t'en sors d'ailleurs très bien, le mérite revenant à ton excellente santé physique. Tu me fais une clé de bras lorsque les premiers visiteurs du matin arrivent dans le gymnase.

- On dirait qu'on ne va plus être tranquille, je te propose d'arrêter là pour le moment, je prendrais bien un café de toute manière.

Mona Duval

Humain(e)

Re : Eye of the tiger (PV Mona)

Réponse 3 mercredi 05 février 2025, 23:54:52

Je ne suis pas prête. Prête à être dans une salle de sport avec un inconnu, c’est une chose. Que le dit inconnu me touche, s’en est une autre. Et c’est presque malgré moi que je regarde sa main et recule, comme si j’avais peur que tout à coup il change de visage et ne me saute à la gorge. Il a dû le pressentir, car il ne semble pas mal le prendre et se contente d’enchaîner directement. Des bouteilles neuves, lui péter la gueule. Des bouteilles encore fermées. C’est une attention qui me touche étrangement. Il gagne des points alors que nous n’avons pas vraiment parlé de quoi que ce soit. Aemi a dû lui faire un topo et il doit être loin d’être con. Certains types ne seraient pas venus perdre leur temps pour réparer des choses qu’ils n’ont pas cassés. Ils n’auraient pas non plus fait l’effort de mettre en place les évènements de sorte à ce que la demoiselle traumatisée se sente en sécurité. Une petite voix me dit de rester méfiante, mais lorsqu’il me parle sport, je me dis qu’il faut que je baisse ma garde.

«Ok. Merci.»

C’est tout ce que je trouve à dire, alors que j’ai juste envie de lui sauter au cou et le remercier de ne pas faire preuve d’une once de pitié dans sa voix ou dans son regard. De ne pas me poser de question directement sur ce qu’il m’est arrivé et de me regarder comme si j’étais une partenaire de sport et pas une victime qui tente de recoller les morceaux de son traumatisme. Je m’éloigne pour m’échauffer, prenant la peine de travailler mes poignets, ma nuque et mes chevilles. J’attache également mes cheveux trop longs pour qu’ils ne m’handicapent pas, gardant en tête qu’un de ces quatre, lorsque je serai prête, je devrai lui péter la gueule. Cela me fait sourire, mais je me contente de terminer les échauffements et les étirements avant de le rejoindre tout en ouvrant une bouteille d’eau. Je veux qu’il voie que je crois en lui. Et je reprends l’échauffement des jambes tout en écoutant sa question.

«Ah. Eh bien...j’aimerais être capable de péter la gueule de quelqu’un de plus grand que moi.»

Je le toise avec un demi-sourire. Lui peut-être ? Non. Mon agresseur ou tout homme qui aura envie de s’en prendre à moi une nouvelle fois. Il est hors de question que je ne me laisse avoir deux fois. Hors. de. Question.

«Je pensais que Aemi était plus bavarde que ça.»

Mais je suppose qu’elle était trop occupée à autre chose. Tant mieux d’un côté. C’est de moi qu’il obtiendra des informations. Je reprends donc.

«Je me suis faite agressée et je ne veux pas être incapable de me défendre la prochaine fois. A quoi bon avoir une bonne constitution si je ne sais pas me défendre face à quelqu’un d’agressif ?»

Je ne lui dis pas que le quelqu’un en question est un agresseur multi récidiviste que même la police ne semble pas capable d’arrêter. Tout ce que je sais, là, tout de suite, c’est que s’il parvient à m’entraîner au point où je suis capable un jour de le coucher, alors il aura rempli son office et satisfait une Mona qui n’attend que ça. Être capable de…

«Dis moi ce que je dois faire...»

Ok Killian. Tu as gagné. Je souris plus franchement en t’entendant m’alpaguer comme ça. Je m’approche timidement, car je n’ai jamais cogné personne en vrai. Déjà dans des sacs de frappe, quelque fois, pour le plaisir, mais jamais dans quelqu’un. Même avec des protections. Il peut sûrement le sentir dans la faiblesse de mes coups. Il doit se dire que mes muscles sont là uniquement pour faire joli ou me donner un genre.

«Quoi ?»

Je pense que j’ai mal entendu. Non ? Il a vraiment osé me dire que je fais chier ? Et me traiter de bonasse n’est pas un compliment ! Je me retiens de lui balancer une rafale d’insulte et me souviens qu’on est là pour l’entraînement et qu’il fait sûrement ça pour titiller un peu et faire de sorte que je sorte de mes retranchements. Je cogne donc plus fort, plus juste. Il peut encaisser après tout non ? C’est un solide gars, bâti et bien en équilibre sur des jambes musclées. Il n’a pas de quoi rougir de son physique en somme. Je comprends pourquoi Aemi lui a mis le grappin dessus. Lorsqu’il me dit que c’est bon, je sens que j’ai encore envie de cogner, mais sagement, je l’écoute. Je m’applique à positionner mon corps et me crispe légèrement lorsqu’il approche. Pourtant, je le laisse faire. Je n’avouerai pas, mais cela fait si longtemps que des mains masculines ne m’ont pas touchée que je frémis et pas d’appréhension. Même si mon coeur lui, tente une échappée tant ça le stress d’avoir un mâle si proche. Killian est un bon professeur et je tâche d’être une bonne élève. J’ai beau être parfois une vraie peste au boulot, je sais ici qu’il avait probablement autre chose à faire que venir pour une parfaite inconnue. Je m’applique donc avec beaucoup de sérieux et suit ce qu’il me dit, sentant que mon corps se détend malgré mes muscles qui eux, se tendent sous les efforts. Nous y allons lentement, mais cela n’empêche pas ma peau d’être moite. C’est alors que je commence à vraiment me sentir en sécurité que j’entends des bruits et vois que des gens commencent à entrer dans la salle. La proposition de Killian sonne comme une bénédiction, car je n’avais pas envie de me retrouver entourée d’inconnus.

«Avec plaisir. Si cela ne te dérange pas, je vais juste me passer un coup d’eau avant que nous partions. On se retrouve devant ?»

Je vais pour lui dire merci, mais je me contente de hocher la tête et partir avec mes affaires pour disparaître de la salle. Un passage aux toilettes où je me rafraîchit le visage et la nuque. Je me dépêche de remettre mon pull pour cacher mes formes et sors devant la salle pour rejoindre ou attendre mon professeur. Il ne le sait pas, mais juste boire un café avec quelqu’un, ce n’est pas arrivé depuis un sacré moment en fait. Accepter l’offre d’un homme, accepter qu’il m’approche et de me retrouver à nouveau en sa compagnie. Mais l’entraînement c’est bien passé et malgré tout ce que je tente de refouler, je sais qu’au fond, la Mona d’avant crie qu’elle a envie d’être à nouveau une créature sociale. A envie d’être à nouveau regardée et touchée différemment que par des médecins.

«Il y a un petit café sympa où il n’y a pas trop de monde...c’est dans une rue un peu plus loin, si ça te dis.»

Je n’ai pas le courage, malgré que je me sente plus détendue auprès de Killian, de lui dire que je n’ai pas encore la force de fréquenter des endroits où il risque d’y avoir beaucoup de monde.

«C’est moi qui paie ! Après tout, il faut bien ça, pour me faire pardonner du jour où je parviendrai à te...péter la gueule...»

Et il a droit à mon premier rire, moi qui suis normalement une véritable boule de joie quand je ne suis pas dans une phase dépressive.

Fiche: ici

Kilian Piers

Humain(e)

Re : Eye of the tiger (PV Mona)

Réponse 4 mercredi 19 février 2025, 18:09:45

- Tu plaisante j’espère ? Quand tu seras capable de me maîtriser, ça sera un repas que tu devras me payer. 

Sur le moment je trouve beaucoup de charme à ton rire, alors que l’on sort. Je constate que le soleil s’est déjà levé, alors qu’il faisait encore nuit noire en arrivant. On marche côte à côte, en silence, les mains dans les poches, le pas assuré je te suis dans le café dont tu as parlé, on se croirait dans un décor de Miyazaki, des couleurs vives mais pastel, des tables rondes en bois avec des parasols vert et rose de la même couleur que le store. Ça fait plus ambiance salon de thé que bar, c’est la première fois que je me retrouve dans ce genre d’endroit.

- Je ne t'imaginais pas fan de ce genre d'endroit que je considère très « girly », ça ne va pas avec ton style.

On prends notre commande rapidement, je constate que la serveuse est plutôt charmante avec son air innocent et prévoit de lui laisse mon numéro en partant, qu'elle appelle ou pas peu importe, à mes yeux il ne s'agit que d'un jeu. Je focalise à nouveau mon attention sur toi. Te demandant ce que tu as pensé de ce premier cours, j'apprends au cours de la conversation que tu es écrivaine et pas de n'importe quel type. Mon intérêt est piqué, l'idée de laisser une trace indélébile sur ton esprit au point d'être une inspiration, voilà un défi qui me plairait de relevé.

- Ce que je fais dans la vie ? A vrai dire, j'ai trempé dans des milieux peu recommandable, pour ne pas dire très sombre, mais paradoxalement on rencontre des gens puissants et fortunés quand on plonge aussi profondément dans la crasse de cette société. J'y ai trouvé ma place et ait gagné grassement ma vie, suffisamment pour donner des cours en pleine journée, sans m'inquiéter de ma santé financière.

Buvant mon café, j'en profite pour te reluquer plus intensément, dans un cadre plus intime, mon esprit s'éveille à toi, et je réalise qu'au delà de ta forme physique, tu corresponds totalement à mes critères. Je reconnais dans ma tête qu'Aemi avait raison, ça serait dommage de te rendre service sans la moindre contrepartie. La discussion va bon train, le temps de se séparer, mais nous nous mettons d'accord pour reprendre l’entraînement dès le lendemain. Je te tends alors un papier.

- Rejoints moi à cette adresse demain, au vue de tes objectifs, ça ne sera pas semblant d’entraînement comme ce matin qui fera l'affaire. C'est ma salle privée, on ne sera pas dérangé.


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