Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Appelles-Moi {PV} (We're back)

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 15 mardi 14 mai 2024, 16:03:22

Etait ce les sommets de la colline, ou l’air marin salé ? L’atmosphère était lourde, solennelle et sévère. Peut-être en rapport avec le maître impitoyable qui régnait sur ce lit, sur son plus précieux sujet.

Une bonne chienne se doit de mouiller pour son maître ? Ces paroles firent frissonner le corps implacable et démesuré du colosse. Il se mordit la lèvre inférieure, se promettant que Mona paierait cher de l’avoir ainsi rendu fou de désir. Audacieuse petite salope.

« Gentille fille. » Répéta le monstre d’un ton suave, graciant les fesses rebondies de son amante d’une caresse menaçante. « Tu es une si adorable petite esclave, comment ne pas céder ? »

Le sol craqua, tremblant légèrement sous les pas du démon, qui s’approchait comme un fauve de sa victime. Les os de Mona survivraient-ils à ce qui pliait ainsi le bois ? Comment ne finirait-elle pas étouffée lorsque cet immense amant s’étalerait contre elle, son bassin cherchant désespérément à écraser le sien ?

« Patience, Mona. » C’était un ordre. Mais malgré toute la fermeté de cet ordre, Helel laissait entendre, sous-entendre, qu’il laisserait Mona continuer à se montrer insistante, presque capricieuse. Il voulait qu’elle gigote sous ses doigts et sa bouche, sans pour autant trouver entière satisfaction. « Je ne veux pas entendre un gémissement quitter ta petite bouche, c’est bien compris ? Je ne veux pas que les couinements d’une petite chienne me dérangent pendant que je me fais plaisir. »

Patience était le maître mot pour la soumise, mais pas pour le maître lui-même. Car de ses énormes paluches d’animal sauvage, Helel avait déchiré le petit string de son amante. Le déchirement avait retenti dans la pièce, brutal. Et pourtant encore si doux pour un être comme le démon.

Pas une seconde de plus, et le maître était lové entre les cuisses de Mona, posant ses lèvres charnues et absolument brulantes contre l’intérieur de ses jambes. La chaleur de son visage irradiait contre l’intimité de l’humaine, mais rien de plus.

Un bruit de succion, doux et moite, retentit alors que la bouche du mâle aspirait la peau moelleuse à l’arrière des cuisses. Il remonta alors, posant ses mains sur celles de Mona, la gardant en place et empoignant fermement son petit cul. Helel approchait, il approchait dangereusement.

Le Grand-Duc avait l’impression de sentir la petite chatte trempée se préparer à l’arrivée inévitable de ses lèvres, de sa langue. Pourtant, il n’y avait que le souffle torride du beau diable, à en faire fondre le feu. Jamais il n’attaquait l’abricot éhonté, exhibé.

Non, seuls trouvaient grâce aux yeux du maître les fesses de la jeune femme, ou encore la peau douce et confortable de son pubis, alors cruellement mordillée et suçotée. Il aurait pu la faire attendre ainsi, si longtemps. Mais même un démon aussi vil ne pouvait être aussi cruel.

« Bon appétit. » Minauda le monstre avant de fondre sur les lèvres intimes pour les laper un bon coup, en traçant les contours de sa langue, absolument dégoulinante de salive. « Mhhhh ! » Gronda-t’il, resserrant son emprise sur les mains, et donc le beau petit cul, de Mona.

Ce grognement amena un assaut impétueux contre l’intimité de l’humaine, les coups de langue retraçant le chemin vers sa petite perle laissée sans défense. Helel ne rechignait sur aucun coup bas, étirant le capuchon de peau et le clitoris indécemment exposé entre ses lèvres expertes. Il le suçotait ainsi entre ses lèvres, les succions moites se succédant alors bruyamment.

L’indécence, la décadence et l’obscénité faisaient s’effondrer l’image calme et mesurée de ce maître impulsif. Le parfum et le goût de Mona réveillaient une bête sauvage qui hurlait et grognait son plaisir contre ses cuisses en la savourant.

Helel, de ses gros doigts, appuyait fort contre le cul musclé de l’humaine, et l’obligeait à faire travailler son dos, ses cuisses et ses fesses pour rester bien cambrée contre son visage de maître indomptable. S’il devait reculer, il trainait Mona sur le lit, enfonçant bien son intimité trempée contre sa bouche charnue.

« Délicieuse. » Plus maniéré que lorsqu’il avait dévoré le fruit défendu par ces cuisses sportives, Helel essuya ses lèvres couvertes de cyprine et de salive. Non sans se lécher les babines, avertissant Mona qu’elle n’avait pas fini de payer son insolence. « Mais n’oublie pas. Pas de gémissements. »

Était-ce un défi trop difficile à réaliser ? Le démon fit mine de réfléchir, relâchant enfin les mains de l’auteure pour venir caresser à nouveau son intimité de ses lourds doigts. Il fit un pas de côté, puis un autre, arrivant devant le visage de Mona, sur lequel il se pencha, un genou au sol.

« Si tu tiens absolument à dire quelque chose, je t’autorise à me dire… Merci ! » Il sourit, déposant un tendre baiser sur le front de la petite chose toute fragile qui s’offrait à lui. Elle pouvait bien le remercier, de la laisser en vie, de ne pas la briser. Et, s’il décidait de la briser, de le faire avec autant d’amour. « Suce-moi Mona, donne-moi ta bouche, laisse moi la baiser comme je vais baiser ta toute petite chatte. »

Il n’était plus mesuré et tendre. Il était dur, et assurément démesuré. Helel pressa sa main contre le crâne de la jeune femme, son bassin musculeux contre sa joue. Sa trique inhumaine contre sa bouche. Il s’y frottait, montrant à Mona qu’elle aussi pouvait lui faire perdre le contrôle.

« Donne-moi tout ! Je veux absolument tout, de ton corps jusqu’à ton âme ! » Ses pupilles rouges semblèrent briller de mille feux, avant de se réapaiser, presque comme le corps musculeux d’Helel qui se décontractait après un élan de folie. « Fais-le avant que je ne te brise dans mon impatience, que je te détruise dans mon désir. » Cet ordre était calme, ce ton était rassurant malgré la nature de ces paroles. Mais c’était bel et bien, un ordre.

Mona Duval

Humain(e)

Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 16 mardi 14 mai 2024, 19:48:47

« Gentille fille. » Chaque parole était une source d’un plaisir étrange. Celui de la chienne pour sa récompense. Je me sentais comme le chien du voisin, qui lui fait invariablement la fête, quoi qu’il dise, pourvu qu’il y mette les formes. Sa voix mettait toutes les formes dans les propos de Helel. « Tu es une si adorable petite esclave, comment ne pas céder ? » Cèdes. Cèdes. Je t’en conjure. Cèdes. C’est ce que mon cerveau chante depuis qu’il a dit ça. Mais je patiente. Il l’a dit. Je suis une gentille fille.
« Je ne veux pas que les couinements d’une petite chienne me dérangent pendant que je me fais plaisir. » A chacun de ses pas, mon corps se tend. Je sens mon clitoris qui l’appelle. Il palpite d’appréhension.

Je ne gémirai pas. Je le jure. Je ne ferai pas un seul bruit, ni n’émettrai un seul son tant qu’il ne m’ordonnera pas de le faire. Ce rôle d’esclave qui m’a fait peur un temps. Excitée dangereusement, mais que j’ai tenté d’éludé par respect pour moi ces dernières heures. Je le connais par cœur pour l’avoir écrit bien des fois. Imaginer aussi. Je sais jouer les esclaves. C’est une évidence qui me fou la trouille. Je me veux forte et indépendante et me voilà à mouiller comme une adolescente à un concert de Justin Bieber, parce qu’un homme à l’apparence de quelque créature puissante, me traite comme une chienne. Mona est une chienne. Le titre de certains tabloïds et articles de potin seraient ravis qu’on leur donne raison. S’ils me voyaient…

Je me retiens de justesse un cri de surprise. Je le sens dans ma gorge au moment où le tissu se déchire, pressant avant de céder, désagréablement contre mon intimité gorgée de sang. J’enfonce mon visage dans l’oreiller, comme pour endiguer de futur cri, mais j’ai désormais le sexe à l’air et il est difficile de ne pas gémir. Juste parce que je sens le frais contre ma vulve trempée. Il me tient. Il le sait. Je n’en peux plus d’attendre. Il joue.

Puis la chaleur de son visage. Il me tue. A petit feu. Je le sens brûler entre mes cuisses. Ses lèvres charnues contre la fermeté de mon corps. Je mords dans le tissu, respirant plus fortement. Il me demande de ne pas couiner alors qu’il fait tout pour me faire hurler.

C’est une torture sans nom. On ne peut imaginer ce qu’est la frustration sans l’avoir vécue. Je la vis. Mal. Pour forcer mon corps à ne pas céder, je déplace mes genoux sur le matelas. Juste à peine. J’écarte légèrement les cuisses afin d’offrir un meilleur angle à mon maitre. C’est l’excuse que je me donne. En vérité, j’en ai marre d’attendre l’inavouable conséquence de ce coup de téléphone pendant une nuit torride. J’ai peur qu’il ne finisse par me rendre folle. Mon sexe est prêt. Et lui…si près désormais.

J’enfonce mes doigts un peu plus dans ma chair. Helel accentue la pression de ses main. Il a une vue imprenable sur mon anus et je suis bien contente d’être allée chez l’esthéticienne. Afin d’offrir à mon amant une rosette plissée et rose, petite fleur épanouie entre deux collines lisses et rosées. Quelques vergetures sillonnent mon corps, mais ma foi. Je suis humaine.

« Bon Appétit ! »

Je n’ai pas le temps de réfléchir à sa phrase. Je me retrouve à gémir sans son. Les yeux grands ouverts, je les referme en sentant sa langue me libérer de la frustration. Je le sens. Il est humide et gourmand. Affamé. Il me dévore et lorsque je pense avoir un instant de répit, il me tire contre lui et me dévore avec plus d’appétit.

Étonnamment, je tiens bon. Je ne fais pas de bruit, ou peu. Couverte par ses grognements qui me mettent le feu au rein. Tous mes sens sont sollicité. Être capable de telles choses avec sa bouche, c’est carrément démoniaque. Le bruit obscène qui émane de lui me fait me tordre d’un désir sans nom. Ou si. Helel. Mon désir porte son nom. Je ne peux faire autrement que gémir un peu, incapable de me retenir correctement. Mon clitoris est tant éprouvé que je pense jouir, mais la vague s’en va, avant de revenir, plus forte que la précédente.

Tout mon corps se crispe et mes ongles rougissent la peau de mes fesses. Cette douleur est la seule façon que j’aie de ne pas déverser un flot de cyprine dans la bouche de mon maître. Je crois…je crains qu’une bonne esclave se doive de jouir uniquement lorsque son maître le lui dicte. Je vais attendre, cambrée à l’extrême, qu’il ne me le dise. Mais tenir va être difficile.
L’oreiller commence à être humide. Je le tête entre mes lèvres depuis qu’il a commencé à me malmener. Ce n’est que le début. Je ne tiendrai jamais. Il me demande si c’est trop demander. OUI. Tout mon corps crie oui, mais ma tête le trahit. Je fais non, un gémissement au bord des lèvres. Son doigt manque m’arracher un cri que je retiens. Je ne veux pas lui faire le plaisir de désobéir. Pas tant que je peux tenir face à lui. Mais il est si fort…à ce petit jeu.

En tournant la tête, je le vois. Mes yeux doivent briller d’un éclat de désir fulgurant, qui aurait pu me faire jouir sur le champ. Sa bite énorme, son ventre dessiné, ses pectoraux puissants. Il est membré et si ma féminité craint pour la suite, tout comme mon cul, ma bouche salive à l’idée d’être envahie. Je veux étouffer mes cris contre sa verge. Qu’il l’enfonce dans ma gorge et m’empêche de respirer. Déglutir sera difficile après une nuit avec lui. Marcher…s’asseoir le sera aussi. Mais cela ne m’empêche pas de fermer un instant les yeux pour les rouvrir, un sourire lascif aux lèvres. Mes mains toujours accrochées à mes fesses.

« Mer…ci… » Je ronronnerais de plaisir si j’en étais capable. Il ne veut pas de bruit.
« Suce-moi Mona. » A-t-il entendu mes pensées ? Mon visage m’a-t-il trahie ?

Je regarde sa queue. Elle est si grosse. Épaisse. Le gland à demi décalotté. Cette couleur particulière entre le rose et le violet. Brillant. Le petit trou…urètre ? Je veux y presser ma langue et sentir coulisser le prépuce contre mes lèvres. Le goût de son sexe. L’odeur…de sa virilité. Ses testicules. Je veux tout toucher et tout goûter. Je maudis en cet instant mon statut d’esclave. Moi qui aime prendre les devants.

« Merci. » Je le redis. Dans un souffle en sentant le vit se coller à moi. Son bassin brûlant et musclé.
Lorsqu’il se frotte à ma bouche, je sens que je vais avoir mal à la mâchoire. J’ai sucer. Je le fais souvent, mais jamais de membre aussi épais. J’ose une langue curieuse et savoure le goût. La douceur de la peau de ce sexe turgescent. J’ai l’occasion de détailler les veines du bout des lèvres. Il est rude, mais je savoure cette rudesse. Il me désire et c’est tout ce qui importe.

« Ah..mmm… » Merde.

J’ai fauté. J’ai perdu. En poussant ce petit cri, ma bouche c’est entre-ouverte contre le gland et je la referme pour simplement avoir cette fraise gorgée pour moi. Comme une sucette que l’on coince du bout des lèvres. C’est comme si ma gorge se préparait. Je salive déjà contre le bout de son sexe, avec une seule obsession, qu’elle coulisse jusqu’au fond.

Je me dresse sur mes coudes, reste en équilibre sur un seul. De ma main libre, je saisis la base de la verge et avant qu’il ne puisse me réprimander pour avoir toucher sans attendre sa permission, je fourre le gland à nouveau dans ma bouche. Fourrer est le seul mot, car je le prend comme une affamée, la langue tirée sous le membre afin qu’il coulisse plus facilement.

Je sens son épaisseur et retiens un haut le cœur tant la présence de son pénis dans ma bouche est omniprésente. C’est difficile, malgré ma grande bouche et je sens passer chaque veine contre mes papilles. Je lève les yeux sur son visage. Je veux le voir. Je veux qu’il me félicite. Mes yeux se brouillent de larme lorsqu’enfin, je sens le gland coulisser dans ma gorge. Je déglutis difficilement et il peut le sentir. Tout se ressert autour de son sexe pourtant compressé.

Mes gémissements désormais, montent. Ils sont encore timide, car je tente de les retenir sans réellement y parvenir. Je bouge mes fesses, mon sexe contre ses doigts. Mon clitoris est si sensible. Je pourrais jouir comme ça, empalée sur son membre en érection. Et vous savez quoi ? Ce serait une putain de belle mort.

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 17 mardi 14 mai 2024, 19:56:57

Un œil aguerri n’ignore aucun détail. Helel pouvait voir, apprécier -ressentir- les efforts de Mona pour se soumettre à lui, à ses fantasmes et ses petits jeux. Son emprise menaçante ne se relâchait pas pour autant, mais il lui concédait d’affectueuses caresses, de tendres paroles, alors même qu’il se plaquait contre son visage.

Tout bon maître se doit d’user de violence et de brutalité avec parcimonie. La retenue était un concept difficile à visualiser pour la plupart des démons. Le Grand-Duc ne faisait pas exception. Il se sentait perdre pieds, s’enfonçant dans la bouche de Mona d’un commun accord, son bassin poussant inexorablement de l’avant.

Le beau diable contractait visiblement les muscles de son corps, sous l’effet du plaisir, dans une démonstration de puissance, de dominance. Sa lourde main trouvait le crâne de l’auteure comme une ancre parfaite, appuyant sans douceur contre pour chercher un peu plus loin le velours de sa bouche, atteindre sa gorge.

Elle osait soutenir son regard, et devait donc en payer le prix. Si elle ne pleurait pas de joie à être ainsi traitée, Helel s’assurerait qu’elle pleure alors qu’il la suffoquait de son chibre veineux et impétueux.

« Les larmes te vont si bien. » Minauda le démon, son murmure passant pour le ronronnement caverneux d’un tigre sauvage. « Pleure encore pour moi, Mona. »

Ce mot, ce nom, avait le pouvoir de faire s’effondrer tant de choses. Pour Helel, c’était tout sens de la retenue. Pour la concernée cependant, le nom était-il sans doute moins puissant que les lèvres dont il s’échappait.

Des lèvres du mâle s’échappaient également invectives empreintes de désir et de violence, compliments affectueux et grognements de plaisir. De ses lèvres s’était exfiltré sa langue, lorsqu’il avait savouré l’entrejambe outrageusement sucré de Mona. Maintenant, c’étaient ses doigts qui agaçaient tendrement l’intimité gonflée de la jeune femme.

« Mais… Tu n’as pas tenu à notre petit jeu, pas vrai ? » Souffla le démon, un sourire aux coins des lèvres. La main énorme qui titillait l’intimité de l’humaine se mit alors à appuyer encore plus fort contre sa petite vulve, pressant plus intensément paume et doigts contre tout le petit fruit défendu, et trempé. « Si tu n’es pas capable de rester silencieuse, je vais devoir y remédier. »

Le regard sévère, Helel ramena sa main de l’intimité féminine jusqu’au crâne de la petite perdante. Les doigts du seigneur glissèrent dans les cheveux de Mona, massant tendrement son crâne un instant, avant d’entamer de lourdes pressions, s’enfonçant avec lenteur et force dans les confins de sa gorge.

Helel se tut un instant, car les mots étaient inutiles. Jamais de ses yeux il n’aurait pu quitter ceux de son amante, la fixant alors qu’il lui baisait lentement la gueule. Quelques soupirs et râles rauques quittaient parfois la gorge du démon, accompagnés par la douce mélodie des gazouillis de Mona.

Peut-être la jeune femme ressentait-elle alors une certaine fierté. De sa bouche, de son corps qu’elle agitait avec audace, elle avait fait taire ce colosse, un instant. Mais, et sans doute s’y attendait-elle, la victoire avait un prix.

« Tu es si petite. » Constata le monstre dans un soupir, quittant enfin la gorge de Mona, un filet de salive de son sexe à la bouche de l’auteure, en guise d’adieu. Une nouvelle fois, les mains du démon passèrent sous les lanières de cuir, atteignant la peau de l’humaine pour lui griffer légèrement le dos, l’agripper avec insistance. « Si fragile. »

Aucun centimètre n’aurait le malheur d’échapper à ces doigts rêches et intrusifs. La poitrine de l’esclave se faisant alors maltraiter avec amour, ses mamelons pincés et étirés par le toucher du Grand-Duc. Les lanières tiraient toujours un peu plus, tendant vers l’inconfortable, donnant à la jeune femme l’impression de se trouver ligotée.

« Je vais bien m’occuper de toi, ma beauté. » Helel se pencha sur son amante, l’embrassant goulument, fermant les yeux pour mieux profiter d’elle, pour sentir la douceur de ses lèvres et de sa langue comme un aveugle. « Après ça, tu as bien mérité de pouvoir gémir. »

Un autre baiser vint honorer Mona, sur son front. Le beau diable se redressa alors, achevant d’ôter ses vêtements. Il avait besoin d’être totalement nu, pour sentir la peau de cette petite esclave contre la sienne. Il avait besoin d’être totalement nu, pour ressentir la transpiration qui ferait briller leurs corps brûlants.

« Sur le dos. » Ordonna le démon. Leur relation était jeune, naissante, peut-être même incertaine, mais déjà l’humaine pouvait reconnaître la façon dont Helel changeait doucement le ton de sa voix, pour la féliciter, la taquiner, la réprimander. Mais surtout, pour lui donner un ordre. « Ecarte les jambes autant que tu le peux, et tiens les avec tes mains. »

C’était une position somme toute assez simple. Mais pour Helel, c’était bien la position parfaite. Il ne voulait rien d’autre que sentir le corps moelleux de Mona sous le sien, l’écraser de ses muscles comme il le lui avait promis dans cette vidéo, lors de cet appel. Ne lui avait-il pas également promis de la mordre ?

« Quel corps insolent. » Remarqua le maître, approchant ses lèvres d’un mamelon érigé, avant de le suçoter tendrement. « Si je dois le détruire pour jouir, je n’hésiterai pas. » Précisa le monstre, alors qu’il prenait place au-dessus de Mona.

Y avait-il une position plus appropriée pour que l’humaine puisse constater la différence entre leurs carrures ? L’éclairage de la pièce donnait d’ailleurs l’impression que cette silhouette menaçante couvrait toute lumière.

Doucement, Helel s’affala un peu plus vers l’avant, appuyant progressivement son torse musculeux contre le buste de Mona, la plaquant contre le matelas, ses pectoraux couvrant le visage de la jeune femme avant qu’il ne se rajuste pour lui faire face. Alors, il écrasait les seins de l’auteure tandis que sa queue trouvait une place toute désignée contre les lèvres intimes de Mona.

« Mhhh ! » Pour la première fois, Helel poussa un soupir si puissant qu’il dut en fermer les yeux. Sa bouche n’avait pas su juger à quel point la petite chatte de Mona était douce. « Es-tu certaine de ne pas être une diablesse, toi aussi ? » Non, elle sentait bien l’humaine. Et pourtant.

Lentement, le beau diable se mit à s’immiscer dans les entrailles de son amante, ouvrant ses lèvres intimes de son gland gonflé, prenant place en elle comme si elle lui appartenait. Ses yeux rougeoyants ne quittaient pas ceux de Mona, car il voulait la voir, alors que leurs sexes se découvraient, doucement.

Il n’y avait donc pas que le corps de la jeune femme de minuscule. Sa chatte était aussi bien serrée, bien chaude et toute trempée. Helel luttait contre les instincts qui le suppliaient de s’oublier, juste défoncer le bassin de Mona comme une brute épaisse. Pour le moment, il se contentait d’apprécier son parfum, humant le creux de son cou. Pour l’instant, il se contentait de limer tendrement les cannelures de velours qui emprisonnaient avidement son sexe dur.

« Tu peux relâcher tes jambes. » Souffla le démon, alors qu’il passait ses bras autours de l’auteure, la lovant contre lui. « Serre bien les draps. Ou mon dos. Parce que je vais briser chaque os de ton corps. »

A ces mots, il entama de puissants mouvements du bassin, accélérant petit à petit, petit à petit, jusqu’à ce qu’enfin ses couilles bien pleines se mettent à claquer contre les fesses de Mona, tant la vitesse augmentait. Quelques secondes de plus, et il serait en train de la pilonner, l’embrassant par intermittence lorsqu’il l’entendait couiner, taquin.

Mona Duval

Humain(e)

Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 18 mercredi 15 mai 2024, 18:44:39

Je suis Mona. Écrivain. Plus connue par ses scandales que son talent. Les gens s’abreuvent de mes mots pour oublier leurs maux. Ils se masturbent en me lisant. Ils se masturbent devant les photos qui tournent de moi. Les tabloïds aiment les courbes de mon corps et la vulgarité de mon cœur. Mais ils ne savent pas une chose sur une moi.

J’aime sucer.

Je n’étais pas une enfant qui se promenait avec sa sucette en bouche. Je n’ai même pas, de mémoire, eu recours à des lolettes. Et ma toute première fellation n’a pas été mémorable. C’était même carrément dégueulasse. J’ai vomi et suis restée malade quelques temps, sans oser dire comment j’étais tombée malade. Aujourd’hui, nous en rions avec mes mères.

Je suis écrivain. Pourtant, je ne trouverai jamais les mots pour décrire cette sensation inégalable. Un membre épais et nervuré qui glisse dans la gorge. J’aime sentir ce premier contact, lorsque le prépuce coulisse et se plisse contre ma langue. Le gland dénudé qui vient buter contre le font de ma gorge, me poussant dans mes limites. C’est avec une légère honte que je vous avoue qu’il m’arrive de m’entrainer. Ne me mettez pas de nourriture aux formes phalliques dans un lieu publique…

J’aime sucer.

Son sexe à un goût fort. Son bassin contre mon visage sent le mâle. Je ne sais pas ce que ressens une chienne durant ses chaleurs, mais je dois être proche du même état.

Je me liquéfie contre ses doigts…
Je m’asphyxie contre son bassin.
C’est une belle façon d’apprendre l’apnée.

Helel est tendu. En moi, face à moi. Son corps entier et si dur tout à coup. Sa respiration plus forte. Je gémis, les larmes roulant sur mes joues lorsqu’il pose sa main sur ma tête. J’étouffe, émet un bruit humide, empêchant mes mains de le repousser. Au lieu de ça, je lui attrape les testicules, parvenant à attraper un peu d’air par les narines. Je le masse de mes doigts et ma langue ondule au rythme de mes déglutitions saccadées. Il va me tuer.

« Mais… Tu n’as pas tenu à notre petit jeu, pas vrai ? » Si ! Si…j’ai tenu ! J’écarquille les yeux. Outrée qu’il me traite de mauvaise fille. Ses paroles m’excitaient jusque-là, mais je ne veux pas qu’il triche.

Si ? J’ai tenu…je n’ai pas tenu. J’ai gémi. Je l’ai regardé et j’ai du prendre quelques devants dont il aurait préféré que je me garde. La gentille esclave est déçue. La mauvaise fille est plutôt ravie. Et lui ?

Je respirais difficilement, tentant de profiter qu’il se soit reculé pour me parler. Me réprimander. Mais j’étouffe lorsqu’il me caresse à nouveau. Plongée entière dans la fellation, j’en avais oublié cette partie et Helel me la remit en mémoire de la plus obscène des manières. Je ne peux empêcher mon bassin d’onduler, les fesses relevées. J’ai envie de jouir…maintenant. Dois-je le supplier ? Nos regards se croisent lorsqu’il retire sa main de mon sexe. Ses doigts dans mes cheveux…puis je ferme un instant les yeux lorsqu’il enfonce à nouveau sa queue dans ma bouche. Je m’accroche des deux mains au matelas, la salive abondante rendant les mouvements dans ma gorge plus excitants.

Je me perds dans son regard, sentant les derrières barrières, ce qui restait de ma conscience morale, se dissoudre à chaque respiration plus forte de sa part. Les grognements, qui ponctuent chacune des pénétrations. Je sens la tension dans l’air…dans ma gorge…ma mâchoire. A chacun de ses coups de bassins, il imprime son passage en éprouvant les muscles de mon visage. Mes yeux se brouillent de larme, qui roule, sans que je ne parvienne pourtant à détacher mes yeux des siens.

« Tu es si petite… » Est-ce grave ?

Et vous, si épais…j’ai envie de lui dire. Mais je n’y arrive pas. Je masse ma gorge, déjà emplie de son absence. Mes yeux louchent sur le filet de salive qui cède lorsqu’il s’écarte totalement et vient retomber sur mon menton, couler sur ma poitrine.

« Si fragile… » Allez-vous me briser ?

Il n’a pas de réponse de ma part, si ce n’est ma respiration lente et profonde. Je me cambre sous ses griffes, cherche à ce qu’il me marque de ses doigts. Je retiens mon appétit pour son membre, me retiens de le reprendre dans ma gorge, le téter jusqu’à ce qu’il m’offre son sperme. Il ne saura jamais à quel point je lutte pour rester docile.

J’ai envie de gémir. Ses doigts si rudes sur ma peau. Il éprouve mon derme, mes seins orgueilleux. Les lanières, après tout ça, laisseront sur mon corps des traces rouges-rosées, tirant sur le violacé par endroit. Petits rappels de cet échange plus bestial que sexuel. Je ne le sais pas encore, mais cette relation va affecter ma vie bien plus que ce que cette expérience est censée le faire. Ma carrière aussi…

Bordel…

Le baiser est tendre et moelleux. En parfaite opposition à la rudesse de ses mains sur mon corps. Une caresse, aussi douce que ses mots lorsqu’Helel se fait maître satisfait. Aimant ? Il va me falloir plus d’effort j’imagine, pour pouvoir être la chienne d’un maître aimant. En ai-je seulement envie ? D’être « aimée » et cajolée par lui ? Je veux qu’il me malmène comme étant son objet. Déshumanise-moi.

Nu, il est encore plus impressionnant. A-t-il fait exprès ? Est-ce la lumière ? Son jeu ? Ou est-ce le simple hasard qui me donne la sensation de n’être rien ? Tout juste une pauvre fille de paysan que l’on a promis au Minotaure. Le baiser qu’il dépose sur mon front me fait craindre pour la suite. Appréhender. La tendresse ne présage pas toujours le meilleur…au contraire.
La petite voix me dit de me méfier. Soupçonneuse petite pétasse frigide.

« Sur le dos ! » J’obéis.

La petite voix me crie de le défier. Rébellion inutile, de la conscience sur le corps.

« Écartes les jambes autant que tu peux… » Je n’ai pas besoin d’écouter.

Ma tête bascule en arrière et je me cambre légèrement, mes mains attrapant la chaire rebondie de mes cuisses. Chacun de mes muscles, probablement chacune de mes cellules, crient à Helel de venir enfin. De me libérer de cette attente, de cette tension. Le beau diable sait comment éprouver les nerfs de sa victime. Il sait et je le sens, d’une manière qui dépasse ma compréhension, comment se montrer assez patient pour me forcer à déraper et me punir.
Ma petite voix me dit que c’est dangereux. Je ne le connais pas. Un sursaut de bonne conscience, jusqu’à ce qu’il ne vienne m’écraser de tout son poids. De toute sa force. Je ne respire plus. Pas que je n’en sois pas capable, mais parce que je veux ressentir chaque centimètre de ce chibre que je ne peux plus attendre.

« Je suis si petite… » Je chuchote. Un chuchotement qui se transforme en gémissement long et que je tente d’étouffer au mieux. Un hoquet lorsqu’il me pénètre enfin. Surprise, presque douleur. La position que je tiens me force à crisper mes muscles et mon sexe, déjà trop étroit pour la taille de son membre, ressert son étau. « Si…fragile. » J’essaie de ne pas quitter ses yeux des miens. Mais c’est difficile.

Il est si puissant. Si épais. Je relâche mes cuisses lorsqu’il m’en donne la permission. Je l’écoute et ses paroles résonneront encore en moi plusieurs semaines après cette nuit. A chaque fois que je me perdrai dans les bras d’un, d’une amant.e, je l’entendrai me dire ces horreurs, juste avant de…
Mes ongles se plantent dans sa chaire et je n’ai pas peur de me faire punir pour sa peau que je sens malmenée par mes griffes. Je n’ai pas peur, car je n’ai pas le choix. Lorsqu’il accélère la cadence de ses coups de reins, la légère douleur qui se muait en plaisir, redevient douleur, pour peu à peu se mêler d’un plaisir qui me fait gémir de plus en plus fort.

Mais je ne crie pas.

Et là, tandis qu’il me sert contre lui, que nos corps moites, ne font plus qu’un, je sens que je bascule. Là, écrasée par sa puissance, par ses bras, les lanières resserrant leur étau autour de mon corps, je remercie ma constitution et tente de ne pas basculer. Et là…là, entourée des bruits obscènes d’un coït brutal entrecoupé de baisés apaisants, je sens mon corps atteindre sa limite.
Le sent-il ? Mon corps se cambre malgré son poids et je ne peux empêcher ma voix de monter dans les airs, près de son oreille. Je parviens à soupirer « Je suis désolé… » mais les vagues de l’orgasme se font plus fortes et ma cyprine inonde son membre. Il ne s’arrête pourtant pas. Entre mes cuisses souillées, il fait durer l’orgasme. J’ai beau trembler, planter plus fort mes ongles, rien ne l’arrête et malgré la sensibilité presque douloureuse de mes chairs, je me surprends à resserrer l’étreinte de mes jambes autour de son bassin, mes yeux se replongeant dans ceux d’Helel.

Je ne suis pas si fragile que ça…si ?

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Helel

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Réponse 19 mercredi 15 mai 2024, 18:52:25

Helel ne faisait pas l’amour en se souciant de ses partenaires. Non, il prenait ce qu’il voulait, s’accaparait leur corps, leur âme. Il les utilisait pour se vider, n’ayant pas le moindre état d’âme pour leurs sentiments, même leur plaisir. Simplement, Mona et lui étaient sur la même longueur d’onde.

Elle voulait un amant cruel et sans compassion, n’être qu’un objet l’espace d’une brutale et intense relation. Et lui ? Il ne voulait qu’un corps indécent aux courbes obscènes, à martyriser pour y trouver son plaisir. Mona devait bien le ressentir, maintenant : son maître aimait la sentir frustrée, apeurée, affaiblie. Surtout elle, si fière et intrépide.

« Ta chatte aussi est minuscule… » Murmura le fauve dont la parole, incapable d’être discrète ou d’entretenir un bas volume, était pareille au vrombissement d’un moteur. Il l’enlaça, non pas par tendresse, mais pour qu’elle ne puisse lutter, alors qu’il étirait sa minuscule petite chatte de tout son sexe démesuré. Cette putain de queue semblait taillée pour aller racler la moindre cannelure, la moindre aspérité de chair qui rendait cette intimité trempée aussi sensible. « HMF ! Petite… Pute ! Aaaah… »

Elle pouvait le sentir. Le gros sadique devenait de moins en moins méthodique dans ses coups de butoirs incessants. Le rythme disparaissait petit à petit, remplacé par un acharnement erratique, alors que ses grognements devenaient des gémissements rauques, que sa queue tressautait dans l’écrin divin qu’était l’entrejambe de Mona.

Helel était bestial, sans regard pour la bienséance. Comme un homme qui dévorerait un pauvre petit dessert à pleines mains, en s’assurant de faire plus de bruit que nécessaire. Et Mona n’y pouvait rien, torturée par les lanières de ses propres habits indécents, écrasée et étouffée par un monstre qui semblait vouloir la gober toute crue.

*BAM BAM BAM*

Le bruit retentissait dans la pièce, mais aussi et surtout dans le corps de la petite chose toute fragile, la faisant gigoter d’une façon presque pathétique. Était-ce les lattes du lit ? Le bruit du sexe d’Helel percutant son col utérin ? Ou bien encore celui de leurs corps en sueur s’écrasant l’un contre l’autre ?

Les griffes de Mona, plantées dans la chair du démon, pouvaient éprouver toute la dureté de ses muscles, malgré qu’elles tirent un peu de sang à sa peau. Elle n’y pouvait rien, elle le devait pour ne pas perdre pieds. Et pourtant, Helel la punirait. Comme s’il avait tout calculé, comme s’il lui offrait juste assez pour pouvoir prendre un peu plus à l’avenir.

« Comment oses-tu jouir avant moi, espèce de sale petite pute !? » Siffla le démon, se redressant alors pour admirer le corps meurtri de sa tendre esclave. Il l’avait déjà couverte de marques, en s’abattant aussi violemment sur elle, en posant ses paluches possessives avec autant de vigueur sur son corps moelleux. « Tu vas le payer. » Gronda la bête en redoublant de violence dans les entrailles moites de Mona.

Sa capacité à revenir des portes de l’orgasme pour baiser son jouet avec une ferveur renouvelée était quelque chose d’impressionnant. Et malgré l’intimité terriblement étroite de la jeune femme suite à ce puissant orgasme, Helel forçait davantage, revenant rapidement à son rythme effréné. Il ne l’écrasait plus, la tenant par les hanches pour la forcer contre son bassin, alors qu’il la bourrinait comme un fou.

Puis, dans un râle, le démon contracta chaque muscle de son corps, enfonçant sa lance de chair aussi profond que possible en Mona, la maintenant en place de ses lourdes mains. Elle aurait sans doute plein de bleus en se réveillant le lendemain. Et cela ne la rendrait que plus belle aux yeux de son cruel amant. La petite humaine pouvait sentir son amant jouir en elle, l’emplissant de foutre brulant alors que son sexe tressautait, encore et encore. Les quantités n’avaient rien d’humain, et le sentiment de béatitude qui devait emplir la petite mortelle n’avait rien de normal.

« Tu peux être un bon petit vide-couilles, quand tu le veux. » Minauda le salaud en quittant l’intimité de Mona, caressant son bas-ventre, ses lèvres intimes, l’intérieur de ses cuisses moelleuses. « Mais. Je dois te rappeler à l’ordre. » Dit Helel en observant les griffures infligées à sa peau, qui saignaient légèrement.

Sans plus de cérémonie, une petite gifle s’abattit sur la petite chatte de l’écrivaine, suivie d’un pincement cruel. L’index et le pouce du démon saisirent le petit clitoris gonflé de la jeune femme, le tordant légèrement, appuyant dessus avec insistance. Le traitement, déjà une torture à part entière, fut complémenté d’un deuxième châtiment.

Helel enfonça donc l’index et le majeur de son autre main dans la toute petite gueule de Mona, s’amusant à limer sa langue bien douce, à la faire hoqueter en venant chercher l’entrée de sa gorge, sa petite luette. Et le Grand-Duc ? Il souriait, visiblement pas si offensé que le laissaient penser ses punitions et ses paroles. Non, Mona devait bien le comprendre : il ne voulait qu’une excuse pour la maltraiter.

« Supplie mon pardon ! » Ordonna le ténor, giflant à nouveau la petite chatte de son amante avant d’immédiatement revenir pincer sa petite perle intime. Était-ce seulement possible, la bouche ainsi remplie par d’énormes doigts intrusifs ? Bien sûr que non. Et tant mieux. « Mhh…Mhhh… » Le maître reprenait doucement son souffle, ôtant ses doigts de l’intimité meurtrie, de la bouche soigneusement limée. « Bien… Bien… Gentille fille… » Soupira-t ’il, calmé l’espace d’un instant. Il récupéra le collier qu’il avait jeté un peu plus tôt sur le lit, l’approchant de la gorge de Mona. « Rappelle-moi à qui appartient ton âme. »

Le temps s’était figé. La lumière éclatante de dehors avait disparu. Et les yeux du diable brillaient réellement, devenus des yeux de serpent rouges comme la lave en fusion. Était-ce la fatigue ? Une hallucination aux portes du sommeil ? Ou bien scellait-elle réellement son destin, maintenant, dans une chambre de torture, au sommet d’une colline entre Terre et Enfer ?

Mona Duval

Humain(e)

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Réponse 20 mercredi 15 mai 2024, 19:01:32

« Je… » …suis désolé. C’est ce que j’aurais aimé dire, sans parvenir à le sortir.
La petite mort.

Et ça porte très bien son nom.

Car c’est comme ça que je me sens. Morte. Vidée. Et si sensible. Tout mon corps frissonne à la moindre de ses expirations, au moindre de ses grognements. La simple vue de son corps. Je me sens si petite et faible tout à coup. Mais le mauvais ne me laisse pas le temps de réagir, que ce soit par la soumission ou par la rébellion.

Ses assauts me semblent plus violents encore. Une partie de moi, celle qui y est déjà passé, me jure que ce n’est pas possible. Mais mon corps, lui…tout ce que je peux faire, en réponse à cette punition, c’est gémir en m’accrochant plus fort.

Humainement, je ne me pensais pas capable d’encaisser pareil choc. Ses mains se saisissent de mon bassin et je ne peux qu’essayer de m’accrocher où je peux, lui attrapant les avant-bras. Mes doigts glissent sur sa peau brûlantes et accrochent les draps. Il n’y a pas que mon derme qui portera les traces de son passage après tout ça.

Je suis en ébullition. Je le sens avant qu’il ne jouisse. Son sexe qui se tend, déjà si rude, devenant comme…plus épais. Aussi fou que ça puisse paraître quand je vois la taille…enfin. Que je sens la taille de son chibre, il semble épaissir. Le temps d’un tressautement. Dans un spasme. Puis une chaleur m’inonde les entrailles. Il y en a tant, que ça coule et souille les draps déjà trempes de sueurs. C’est salissant d’être l’esclave d’un inconnu. Mais si bon. Je me sens étrangement bien, là, remplie de la semence d’Helel. Comme…je ressens une sorte de gratitude. On va me prendre pour une folle. J’ai envie de lui demander, s’il m’a droguée.

Je gémis doucement lorsqu’il se retire, laissant un froid là où c’était si chaud précédemment. Son membre est si épais, si dur, que j’ai la sensation qu’il me remplit encore. Il me caresse, mais je ne le sens presque pas, focalisée sur mon intimité encore palpitante de ce qu’elle vient de subir. Les yeux mi-clos, je le regarde me parler, sans réellement le comprendre. Ou du moins, encore incapable de répondre. Encore essoufflée. Si je n’étais pas si sportive, il est probable que je ne m’en serais pas sortie sans que mon cœur ne lâche.

Je ne sais pas s’il en a eu marre de me voir simplement rester ainsi, les cuisses écartées, à le regarder. La gifle me surprend avant de me faire mal, mais lorsqu’il me pince, je pousse un petit cri. Surprise, étonnement, douleur. Il sait que mon clitoris est sensible et pourtant, ça ne l’arrête pas. Il vient de jouir, mais ça non plus, ne semble pas l’arrêter. Au lieu de voir sa verge redevenir molle, comme celles de tous mes partenaires à de quelques rares exceptions, si ça ne devenait pas totalement mou, ça avait tendance à…

Ma respiration reprend un rythme plus calme, mais Helel choisi ce moment précis pour glisser ses doigts dans ma bouche. Ma première réaction est de rejeter, ma langue luttant brièvement, avant que j’accueille finalement non sans hoqueter, bavant comme la chienne qu’il veut que je sois. Même gémir est difficile, lorsqu’il me frappe, lorsqu’il me pince.

« Supplie mon pardon ! » Si tu ne retires pas tes doigts, ça risque d’être difficile.

Il le sait. J’en suis persuadée. Je le laisse continuer son petit jeu, gémissant contre ses doigts, les suçant lorsque je le peux. J’essaie d’articuler des supplications, mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît et cela semble pourtant le satisfaire. Ou alors, il aime surtout me voir hoqueter contre sa main, salivant avec abondance.

Me jugerez-vous ? Si je vous dis que ça m’excite ?

Ceux qu’il a mis en moi sont douloureusement habiles. Ils me tirent des hoquets, incapable de cri, tandis que je tente parfois de resserrer les cuisses. Je les desserre rapidement sans qu’il n’ait à me dire quoi que ce soit. Il n’y a pas que mon âme qui lui appartienne.

« …me pardonner. » la fin de la phrase, débutée sur une sorte de gémissement – borborygme. J’inspire en même temps une plus grande quantité d’air, essuyant de la main la salive à mon menton. Du coin de l’œil, je l’observe.

Il peut lire dans mes yeux, un cocktail d’émotion. Je ne sais pas encore moi-même ce que je viens de vivre et ce que je risque de vivre les prochaines heures. Je ne sais pas si une part tente encore de se rebeller. Si ma conscience, mon inconscient…si une infime partie de moi-même, quelqu’un là-haut, à quelque chose à redire sur tout ça. Qu’il parle maintenant. Ou se taise à jamais.

Soumission, adoration. Crainte plus proche de l’excitation que l’appréhension. Mes yeux passent de ses lèvres à ses mains. Le collier. Il ne me demande pas de me redresser, mais je le fais. Souplement malgré ce que je viens de subir. Je m’agenouille face à lui, levant la tête après une longue inspiration. Je ne remarque pas les changements de luminosité, mais ses yeux. Lorsque mes iris se posent sur les siennes.

« Je… » Je devrais partir. J’ai été droguée. Ou pire. Je suis morte et je suis en enfer. Ou… « Je vous appartiens. A vous. » Mes doigts se posent sur le bijou, que je caresse ainsi que les doigts épais qui le gardent captif. « Mon corps, mon âme, ainsi que… » Je ne sais pas ce qu’il faut dire, mais ma langue se délie facilement. Agenouillée comme pour une prière. « ma dignité et tout ce qui pourrait vous plaire. »

Ses muscles sont si durs sous mes paumes. Je le caresse, levant la tête, tandis que mes mains caressaient en adoration, son chibre. Je lui offre ma gorge, attendant non sans une certaine impatience, qu’il m’emprisonne. Qu’il scelle…de manière définitive, ce pacte avec le diable.

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 21 mercredi 15 mai 2024, 19:07:30

Difficile de percevoir l’odeur du souffre, lorsque celle de son amant est si puissante, si enivrante. L’espace d’un instant, Helel avait emmené Mona avec lui, dans son domaine, son royaume infini. Et alors, quand le diable fit glisser un lourd collier de cuir autour de son cou, l’humaine put sentir par procuration le frisson qui parcourut son amant.

« Aaaaah… Ouiiiii… » Les boucles du collier diffusaient un bruit pareil aux tintements de chaines. Elles en portaient la valeur, liens imbrisables entre le démon et cette humaine, désormais étroitement liée à lui. Jusqu’à ce que mort les sépare ? Voilà qui était déraisonnable, voilà qui aurait été bien court. Elle lui appartenait pour l’éternité. « Tu es encore plus belle ainsi. »

Allait-il étrangler la petite chose si fragile avec ce cuir ? Était-il normal que le métal paraisse si chaud ? Helel était attentif et délicat avec le petit cou de Mona, alors qu’il lui enfilait cette véritable menotte, un sourire aux lèvres. Un franc contraste avec la brutalité dont il avait fait preuve un peu plus tôt. Le « clic » final de la boucle scella alors le destin de l’humaine, sans qu’elle le sache réellement, bien qu’elle s’en doute.

« J’aime entendre le bruit du cuir contre ta peau. » Il se mit à lui caresser le dos, ses mains agrippant la moindre parcelle de chair, le moindre muscle dessiné. Sans doute aurait-il semblé à l’auteure que son amant aurait pu la briser par inadvertance, qu’il se retenait même de le faire, sa main attrapant parfois les lanières de sa tenue pour tirer dessus. « Si douce. »

Comment des paroles si sensuelles, cette voix si suave, auraient-ils pu être menaçants ? Et pourtant, il y avait comme un sous-entendu, comme quelque chose de prédateur dans ces paroles. Les mains, les caresses d’Helel, laissaient des bleus sur leur passage, des marques rouges tant il pressait Mona contre lui. Et enfin, les deux énormes paluches de la bête sauvage se rejoignirent sur le crâne de la jeune femme, avant d’appuyer contre sans retenue ni hésitation.

« Donne-moi encore cette gorge. Ouvre bien grand et avale, petite salope. » Il grondait et grognait ses ordres, donnant des coups de bassin contre la petite gueule d’amour de Mona, faisant appuyer le petit nez de cette dernière contre sa toison pubienne coupée à ras. « HMMM ! » Entendre la gorge de son amante peiner à l’accueillir, voir ses beaux yeux se remplir de larmes et son maquillage couler, c’était une vue qui valait tous les enfers. « Ta bouche a déjà pris la forme de mon sexe, mhh ? » En tous cas, il aurait été aisé de le croire, tant cette gorge délicate formait un écrin adapté au sexe monstrueux du beau diable.

Mona était diablement solide, pour une humaine. Helel en perdait un peu pieds, la traitant comme une de ses diablesses, comme une de ses succubes. Toujours à deux doigts de la faire s’évanouir, sous le plaisir. A moins que ce ne soit le manque d’air, dont Mona se voyait privée par le sexe qui limait le velours de sa gorge. Les mains du monstre se crispèrent sur le crâne de la jeune femme, alors qu’un frisson parcourait ses muscles saillants, les faisant tressauter dans une puissante contraction. Son foutre tapissait déjà la petite chatte meurtrie de l’auteure, et voilà que cet illustre inconnu lui en offrait enfin le goût, la saveur divine.

Comment diable un simple homme pouvait-il jouir autant, paraissant plus chaud et insatiable à chaque orgasme ? Quel était le goût ni salé, ni sucré, ni amer, de la semence qui couvrait le menton de Mona ? Comme si elle était une enfant s’étant jetée sur un cornet de glace par une chaude journée d’été.

Le contact des démons a un effet étrange sur les mortels. Enivrant, terrifiant, apaisant. Cela dépend de l’individu, de ce qu’il recherche. Et bien sûr, du démon qui viendrait répondre à l’appel. La sensation d’être droguée n’était pas totalement fausse chez Mona. Simplement, c’était plus qu’une molécule dans un verre ou un buvard sur le bout de la langue. C’était la pire drogue qui soit : la drogue de l’âme.

Et aussi certain que Mona pouvait voir le ciel, entendre la mer au dehors, Helel pouvait voir l’âme des gens, ce qu’elle contenait. Il aurait été réducteur d’attribuer une valeur à une âme, et le Grand-Duc voyait souvent des qualités à des gens que d’autres démons, en quête de conquérants et de héros, auraient ignoré.

Alors, le frisson d’extase qu’il ressentait, et qu’il faisait ressentir à son amante, n’avait rien de feint. Il soupira, enfin vaincu par la fougue de cette humaine. Que ce soit pour quelques heures, quelques minutes.

Le collier semblait, étrangement, répondre à la satisfaction du maître, desserrant son emprise asphyxiante alors que le noble infernal poussait Mona contre le lit, prenant place au-dessus d’elle, la toisant avant de venir l’étouffer dans une puissante étreinte. Fallait-il avoir peur de ce geste ? Helel vint à la joue de son petit jouet, la lapant doucement avant d’y déposer un baiser, de la mordre, descendant jusqu’à sa nuque.

« Je vais remodeler chaque cannelure de ta petite chatte jusqu’à ce que seule la forme de mon sexe te fasse jouir. » Grogna le démon, mordillant l’oreille de Mona. Il avait envie de savoir pourquoi le carreau du destin l’avait mené jusqu’à elle, ce qui allait suivre. Mais il savait une chose : forcer le destin mène à la catastrophe. « Mais avant cela… » Il se redressa.

Sonder l’âme d’une personne permet de connaître ses instincts, ses sentiments sur le moment et les choses qui inquiètent le plus ses pensées. Helel pouvait apprendre un traumatisme de jeunesse comme tout simplement la boisson que Mona appréciait le plus après avoir joui.

« Ta tenue me plait. Tu as le droit de la porter aujourd’hui. » Il caressa longuement les beaux cheveux de Mona, récupérant ses vêtements pour les lui poser sur le lit. Avait-elle espéré en avoir plus ? C’était qu’Helel, lui, espérait. Car il avait à l’idée de tester sa patience. « La porte est ouverte si tu veux rester ou partir. Mais j’aimerais que tu restes. » Une rare, infiniment rare requête de la part du beau diable.

Helel tendit un bras vers le tiroir de sa table de chevet, l’ouvrant pour en tirer un livre.

Il se redressa doucement, caressant le visage de son amante avant de descendre jusqu’à son cou, qu’il serra doucement avant de le délaisser.

« C’est un cadeau. » Dit-il, souriant légèrement. La lumière sembla pénétrer la pièce à l’atmosphère jusqu’ici sombre. La peau cuivrée du mâle resplendissait à la moindre lueur, soulignant une musculature démesurée. Impossible de dire qui il était, ce qu’il faisait dans la vie. Impossible de trouver la moindre trace de son nom. « Je dois avouer que les livres ne sont pas mon fort. C’est un cadeau d’un vieil homme que j’ai rencontré en Perse, qui se jurait magicien. Je n’en ai jamais percé le secret, peut-être auras-tu plus de chance que moi ? Mais tu dois me promettre d’attendre d’être partie avant de l’ouvrir. »

Il posa l’objet sur les affaires de l’auteure. Que voulait-il dire par « secret » ? Mona aurait le loisir de le constater, lorsque, seule, elle ouvrirait le livre pour voir des lettres anciennes se mouvoir sur le papier. Elle saurait lorsqu’elle entendrait murmurer à son oreille des choses qu’elle seule savait, ses désirs les plus enfouis et inavouables. Et comme un lien entre leurs âmes, Helel les entendrait aussi.

« Je dois avouer que ma curiosité m’a poussé à me renseigner sur toi. » Il passait lascivement sa main sur le ventre musclé de son amante, pinçait encore doucement ses mamelons sensibles, s’y penchant même pour les suçoter avec envie, taquin. « J’imagine qu’il serait injuste que je ne te dise rien sur moi, mh ? »

Mona Duval

Humain(e)

Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 22 mardi 21 mai 2024, 16:01:54

C’est douloureusement bon. Simplement. Plaisir, souffrance, peur, excitation...Helel parvient à me faire ressentir des choses plus complexes que ce que j’ai pu ressentir avec d’autres. La nuit passée au téléphone était déjà si intense que j’ai cru mourir, mais en cet instant, alors que je sens la morsure du cuir contre mon cou, je me rends compte que ce n’était encore rien. Et le moment que nous venons de passer, n’est rien non plus à côté de ce que le cliquetis des anneaux chantent à mes oreilles. J’ai chaud et la vague sensation de partir pour revenir, un frisson d’une intensité telle qu’il m’arrache un gémissement faible, envahit tout mon être. Car il n’y a pas que ma chaire qui ressent. C’est compliqué à exprimer, mais je le ressens jusque quelque part, hors de moi. «Tu es encore plus belle ainsi.» Lorsqu’il se fait doux, je me mord la lèvre inférieure, appréhende la suite avec les mêmes craintes que tout à l’heure. La douceur de Helel n’est rien de plus qu’une caresse avant la claque. «J’aime entendre le bruit du cuir contre ta peau.» Tendresse. Mes muscles se tendent et se détendent sous ses doigts épais, mon corps réagit plus vite que mon esprit. Je n’ai pas le temps d’y penser, que mon corps déjà, est aux abois. «J’aime entendre le bruit du cuir contre ta peau» Moi aussi. Moi aussi, ai-je envie de lui souffler, de lui susurrer. Mais je me tais, obéissante.

Je suis devenue une toile sur laquelle Helel a déposé son art. Il me marque. Des bleus qui, avec le temps, changeront de couleur, des traces roses là où ses doigts créent des sillons, ou parfois, ses ongles s’attardent. Il me sert tellement que mon souffle encore saccadé par nos exploits précédents, se fait plus court, juste assez pour ne pas m’évanouir, mais pas assez pour ma gorge encore en feu. Entre cri et la sensation de sa verge qui coulissait il y a peu dans un fourreau de chaire qui n’avait encore jamais été ainsi sollicité, malgré tout ce que j’ai déjà fait dans ma courte vie. Mais alors qu’elle n’est pas encore remise, que la brûlure du membre est si présente, voilà que je sens ses mains agripper mon crâne, ses doigts s’emmêler dans mes cheveux. Si j’avais le choix, je demanderais grâce pour reposer mes muqueuses. Mon corps n’est plus que douleur et plaisir. Je ne me savais pas capable d’encaisser autant de choses en un laps de temps si court…
Facilité par la salivation excessive de ma bouche, l’entrée de son vit se fait avec moins de difficulté que précédemment. J’ai un haut le corps lorsqu’il s’enfonce plus profondément, raclant mon palais. Ma mâchoire sera douloureuse mais est-ce si important ? Non. Évidemment que non. Je parviens à respirer par le nez pendant que je suce en général, mais la verge de Helel prend trop de place dans ma gorge et je peine, reprenant mon souffle lorsqu’il s’éloigne, pour revenir. Mon nez tout contre sa toison, je hoquete, j’étouffe. Les bruits de ma gorge sont obscènes, mes yeux roulent dans mes orbites, ma vue se brouille de larmes qui bientôt roulent le long de mes joues, allant se mêler à ma salive et de la morve transparente termine de rendre mon visage misérable. Je suffoque lorsqu’il me libère pour revenir plus fort, plus vite. Heureusement qu’il maintient ma tête, autrement je basculerais en avant, pour tousser. Si j’avais été moins solide, moins musclée, je me serais écroulée depuis longtemps.

Appelons cela de l’audace ou alors une sorte d’instinct de survie qui s’éveille, je tente de poser mes mains sur ses cuisses musclées pour le repousser, sans y mettre de force. De toute manière, je n’en ai plus. Il risque de me tuer. Le collier sert mon cou à chaque fois qu’il y entre, poussant aussi loin que son bassin le lui permet. Je sens le cuir mordre ma chaire à chaque pénétration, risquant d’y laisser une marque que je cacherai par des col roulé ou des foulards le temps qu’elle ne s’estompe. Même dans mes bouquins les plus osés, je n’ai jamais pu décrire scène plus sales que celle que nous sommes entrain de jouer, sur ce lit, dans ce coin perdu.

Je n’ai même pas la force de gémir. J’ai la gorge en feu, mais cela ne l’arrête pas. La chaleur que sa queue exhale ne fait que rendre les choses plus brûlantes encore. Et c’est alors que je me sens partir pour de bon peut-être, que mes ongles s’enfoncent dans sa peau moite de sueur, que je le sens qui atteint l’extase. Ce moment où le corps se raidit, la verge durcit avant d’être prise de spasme et de se déverser en une salve épaisse et gluante, chaude, au goût que je ne parvient à distinguer tant qu’il reste empaler en moi jusqu’à la garde. C’est lorsqu’il se retire que l’arôme de sa semence m’emplit d’une sorte d’étrange félicité. La quantité est inhumaine et je tousse lorsqu’il me libère, cherchant l’air qui m’a tant manqué jusqu’alors. Le sperme souille mon menton, est remonté par mon nez et se mêle à la sueur et aux larmes. J’avale l’air et le liquide blanc. Il me repousse contre le matelas et je tombe sur le dos, amortie dans ma chute par le moelleux humide de nos deux corps. Ma respiration siffle, mes gémissements sont enroués. Je ne parviens pas à articuler d’autres sons que de pauvres ahanement, misérable petite créature au visage luisant.

Mes pupilles dilatées, je m’accroche désespérément aux draps, me cambrant pour chercher autant d’oxygène que possible, alors que tout mon être désire y retourner. Est-ce l’effet de son orgasme ? Je ne sais pas. Je ne sais plus vraiment. Je suis perdue et courbaturée, mais voilà que son corps vient m’étouffer de sa masse, me serrant entre lui et le lit. Je tremble comme si c’était moi qui avait eu un orgasme et sans lâcher les draps, je tourne le visage pour ne pas qu’il m’empêche de respirer. Il se contente de poser sa langue contre ma joue, goûtant le sel de ma peau et de mes larmes. Son souffle irradie de chaleur contre ma gorge, là où le collier ne masque pas ma chaire. «Je vais remodeler chaque cannelure de ta petite chatte jusqu’à ce que seule la forme de mon sexe te fasse jouir.» Un grognement animal. Je continue de prendre autant d’air que possible, me détournant sans pouvoir échapper à son emprise. Ses dents contre mon lobe me fait me tendre, mon bassin cherche sa présence. Masochiste...voilà ce que je suis en cet instant.

«Mais avant cela...»

Lorsqu’il se redresse, j’ai froid. Un froid intense, une crise de manque. Ma poitrine se soulève au rythme de mon souffle. Je revis. Mon visage coloré, sale, se tourne pour chercher le sien. Mes yeux détaille ce corps si massif à côté du mien. Je me demande s’il va me laisser ainsi, disparaître comme si tout ça n’avait été au final qu’un long rêve éveillé.

«Ta tenue me plaît. Tu as le droit de la porter aujourd’hui.» Est-ce ainsi que cela se termine ? Alors que mon corps entier en veut plus ? Je ne veux pas des vêtements qu’il dépose près de moi et mes yeux ne le quitte pas, même en entendant le reste de sa phrase. «La porte est ouverte si tu veux rester ou partir. Mais j’aimerais que tu restes.» Mon coeur se remet à battre. Je pensais qu’il me mettait dehors. Je pensais qu’il me jetait, comme on jette un kleenex après l’avoir souillé au point de le voir se désagréger. Je me redresse à moitié, sur mes coudes, use de mes forces pour cela. C’est un geste anodin normalement, mais mon corps est un hématome, une constellation de la souffrance qu’il m’a offerte. Pourtant je parviens à tendre ma gorge contre sa paume lorsqu’il s’en saisit. Je souffre plus encore que pendant les traitements qu’il m’a fait subir lorsqu’il la délaisse...Ne m’abandonne pas.

«C’est un cadeau.» J’aimerais lui demander de revenir, mais je n’arrive toujours pas à parler. J’ai besoin de boire. A-t-il lu la déception sur mon visage ? Il continue, sans se départir de son air sérieux. Je m’allonge à nouveau sur les draps que nous avons salis, me laissant tomber sans le quitter des yeux. Je détail avec délectation de chaque parcelle de son anatomie. Ses muscles mis en valeur par la luminosité et la sueur qui fait luire chaque creux, chaque rebondi...J’ouvre la bouche pour le remercier, mais ma gorge n’émet qu’un faible bruit. J’ai soif. Vraiment.

«Un...livre ?» Quel étrange cadeau après tout ça. Déçue ? Pas forcément. Surprise. Oui, complètement. Je regarde l’objet, l’effleure d’un doigt engourdi, les paupières mi-closes. Un livre magique ? Est-il en train de se moquer de moi ? «Pour..quoi ?» Pourquoi ne pas l’ouvrir maintenant ? Mais je suis toujours son esclave et je me dois d’obéir, alors je hoche la tête pour lui signifier que j’ai compris et gémit lorsque sa bouche vient goûter à mes tétons durcis par le désir qui n’a pas quitter mon être. «J’imagine qu’il serait injuste que je ne te dise rien sur moi, mh ?» J’imagine...mais c’est son corps que je veux. Encore. Et encore. La sensation que je ressens est la même que du temps où je buvais beaucoup et que j’avais soif d’alcool à des heures où je ne pouvais pas accéder à la boisson.

Je roule sur le côté, m’échappe en quelque sorte, pour aller au robinet et boire tout mon soûl, offrant une vue sur ma croupe rougie par ses mains et ses coups de bassins. Lorsque je me redresse, c’est pour essuyer mes lèvres. J’en profite pour me rincer le visage, revient au lit pour prendre le livre que je n’ouvre pas. Ma voix, bien qu’enrouée, accepte de sortir un peu plus facilement que précédemment.

«Seulement si c’est ce que tu désires aussi...qui suis-je pour exiger ?» Je reste à moitié dans mon rôle, mes yeux parcourent avec gourmandise son buste, s’attarde sur sa verge. Je me mords la lèvre inférieure, ma bouche légèrement gonflée et rouge. «Racontes moi...mais laisses moi encore te goûter.» Masochiste que je suis, me voilà qui prend le livre et le dépose sur une commode, que je repousse les vêtements qu’il pensait peut-être que j’allais remettre lorsqu’il m’a proposé de m’en aller. Malgré les courbatures qui s’éveillent dans mon corps, j’ondule comme une chatte jusqu’à lui, mes mains se posant sur ses chevilles. Assis sur le lit, il est beau et puissant. Une aura de confiance qui attire comme la lumière attire les papillons la nuit. «Racontes moi...ce que tu veux bien m’apprendre.» Je fais remonter mes mains tout en continuant de me rapprocher, m’arrêtant à quelques centimètres de son entre-jambe, prenant garde à ne pas m’appuyer des genoux sur ses couilles bien remplies malgré qu’il vienne de les vider en moi.

«Racontez à Mona...Helel...» Je repasse au vouvoiement dans un souffle, le fixant alors que mes doigts effleurent déjà la peau ridée de ses testicules, mes ongles remontant à la base de sa verge bien plus grosse que celles de mes amants. C’est à se demander s’il est humain...s’il existe et si je ne suis pas tout simplement en train de faire un trip sans me rappeler des détails de la substance que j’ai ingurgité...cela m’est après tout, déjà arrivé...mes nuits d’amnésie, comme je les appelle...qui est-il ? Qu’est-il ? «Dites moi tout...» Je me penche sans arrêter de jouer avec son chibre, sans cesser de griffer lentement la base de ce dernier, allant parfois jouer dans sa toison, sans jamais franchement saisir le membre. «Je ne partirez pas.»
« Modifié: mardi 21 mai 2024, 17:54:37 par Mona Duval »

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 23 dimanche 02 juin 2024, 16:48:34

Le livre. Il parlait à Helel. Il lui murmurait de le confier à Mona. Après tout, n’était-ce pas du ressort d’une écrivaine que de déchiffrer un tel ouvrage ? Mais la magie ancienne qui cherchait à s’évader n’était qu’une faible brise, comparée à la tornade violente de désir qui balayait les pensées et réflexions du beau diable comme de sa partenaire.

Mona n’était pas si loin de la réalité, à se demander si son amant n’était qu’une hallucination, le rejeton d’une drogue puissante qui l’aurait déracinée du véritable monde et de son banal ennui. Elle était bien droguée, profondément, une drogue qu’aucun scientifique n’aurait pu synthétiser. Et, goutte à goutte, le beau diable la lui insufflait, de ses lèvres, de son sexe et de sa semence. Même, de ses paroles enivrantes.

Pourquoi ce cadeau ? En guise de réponse, Helel sourit, avant de se pencher sur Mona pour humer son parfum, bruyamment, avant d’expirer de son lourd souffle chaud. Il ne comptait clairement pas répondre. Ses larges mains rêches vinrent à nouveau agripper la taille et le cul de l’auteure, les marquant de nouveau bleus possessifs, sans la moindre pitié ou compassion pour la douleur qui ravagerait Mona, une fois ce brasier éteint. S’il pouvait seulement s’éteindre.

« Je suis un démon. » Expliqua-t’il simplement, murmurant à l’oreille de sa proie. Bien sûr, il n’avait pas pour projet de dévoiler sa véritable nature aussi aisément. Plutôt, il nimbait chacun de ses mots d’une touche de sarcasme, faisant croire à Mona qu’il ne lui répondait qu’à moitié. « Un collectionneur d’âmes, de curiosités. Un perfide monstre qui t’a manipulée et droguée pour abuser de toi. » Sauvagement, il l’embrassa, s’appropriant chaque parcelle de sa bouche, tirant ses lèvres entre ses dents, suçotant sa petite langue féminine.

Il y avait une petite nuance, cette fois-ci. Car malgré son état altéré, presque second, l’écrivaine avait bel et bien offert son âme au démon. Ressentait-elle alors ce froid glacial, cette sensation de malaise, lorsqu’elle s’éloignait même juste un peu de celui qui la possédait corps et âme ? Et parvenait-elle à garder les pieds sur terre lorsque ce magnanime esclavagiste l’embrassait, ravivant un feu en elle qui balayait ce mal-être givrant ?

« Regarde-toi. Une petite chienne avide de caresses et de tendres injures. » S’amusa Helel dans de longs grognements. « Couverte de bleus, et pourtant… » Doucement, le démon attira la jeune femme vers lui, la tirant comme si elle ne pesait rien. Il la redressa légèrement sur ses genoux, face à lui, s’offrant à nouveau un mamelon érigé, non sans se lécher les lèvres d’appétit. Ses dents se refermèrent contre l’orbe, mordant jusqu’à laisser une marque alors que sa langue maltraitait le téton. Les bruits moites de ces attentions retentissaient dans les murs de la cabine, agrémentés des grognements approbateurs d’Helel.

Au diable les plans du Grand-Duc, ils volaient en éclat face à l’insistance de son amante, aux courbes endiablées de son corps indécent. Le démon se leva, ses bras entrainant Mona avec lui. La beauté meurtrie n’avait de choix que d’entourer la taille de son ravisseur de ses cuisses musclées, afin de ne pas finir par retomber au sol. Helel laissa alors ses mains glisser sous les cuisses de Mona afin de la supporter. La limite entre affection et possessivité était floue, encore plus maintenant que la jeune femme ne pouvait plus s’échapper. Une brindille, c’était ce à quoi elle ressemblait lovée dans cette montagne humaine. Humaine … ?

« Puisque tu tiens tant à être brisée, ma Mona. » Les paroles du Grand-Duc étaient caverneuses, profondes et rauques. Comme le son d’un fauve dévoilant ses crocs, menaçant sa proie avant l’inévitable mise à mort. D’ailleurs, la bête sauvage ne manqua pas l’occasion de mordre le cou de son amante, grognant de plaisir en lui laissant une nouvelle marque, un nouveau trait de peinture contre cette toile délicate. « Souffre pour moi, ma beauté. » Dit-il, son sexe dur se gorgeant à nouveau de désir, pressant contre les petites lèvres de Mona. « J’espère… Que tu me supplieras de te laisser partir. »

Un sourire carnassier, avant que le monstre n’empale son amante sur son sexe, un long râle de plaisir quittant ses lèvres. Elle s’était resserrée si vite, et de surcroit, la queue bien dure du mâle semblait encore avoir pris de son volume. La limite entre le plaisir et l’agonie se faisait plus floue encore, mais c’était bien là ce qu’il en coutait de jouer avec un démon. Pire encore, d’avoir l’audace de triompher ne serait-ce qu’un instant.

Son front se posa contre celui de son amante, leurs souffles s’emmêlant alors qu’il se mouvait lentement en elle. Malgré leurs récents ébats, elle était encore terriblement serrée, et le sexe du Grand-Duc peinait à s’enfoncer en elle. De temps en temps, un râle quittait les lèvres du beau diable, au gré des spasmes de son amante. Pour masquer ses propres gémissements et ceux de son amante, Helel s’empara de ses lèvres, trahissant à quel point il était affamé de sa Mona.

Agrippée aux épaules de son amant, la pauvre petite chose si fragile devait sentir le moindre des muscles de son bourreau se contracter à chaque mouvement, comme une démonstration de force menaçante. Helel contractait jusqu’à ses fesses musculeuses, guidé par le désir animal de grapiller le moindre millimètre de cette intimité cannelée, de ce fourreau qui lui paraissait taillé pour son sexe.

Aussi lent que ses premiers coups de hanches, le baiser moite et désireux du démon se traduisait tant par de petits baisers alternés rapidement que par de longues caresses de sa langue contre celle de Mona. Il entrouvrait légèrement les yeux lorsqu’ils marquaient une pause, sourire en coin. Rien ne le rendait plus fou que de sentir les gémissements et soupir de Mona vibrer contre sa bouche, contre sa langue. Et elle avait le loisir de sentir son amant faire de même.

« Peut-être que je devrais te garder ici. Pour toujours. » Murmura le démon à l’oreille de son amante.

Mona Duval

Humain(e)

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Réponse 24 jeudi 16 janvier 2025, 22:12:58

«Je suis un démon.»

C’est son souffle chaud qui me fit le plus de bien ou de mal. Je ne saurais dire exactement ce que je ressens pour le moment. Perdue entre la douleur, la fatigue, le plaisir, une étrange sensation de manque lorsque je m’éloigne ne serait-ce qu’un peu de sa personne et de soulagement lorsqu’il me récupère. M’effleure. Me parle. Même lorsqu’il me meurtri, j’ai envie de dire merci. Mais un démon ? Vraiment ? Est-ce seulement possible ? Bien évidemment que ça ne l’est pas. Il se moque, mais il a le droit de se moquer. A dire vrai, il est en droit de tout sur moi et je pense que ce serait abusé, mais je sens en moi que quelque chose crie qu’il a droit de vie ou de mort. Sur toute mon existence. Et même si j’avais une once de ma personne en mesure de lutter ou de vouloir se rebeller contre cette exagération, le reste de mon être la ferait taire. Si j’avais la force de rationaliser, je dirais que j’ai tout intérêt à me barrer de là. Que je suis une honte de laisser ainsi me faire molester par un parfait inconnu. Mais mon sexe semble prêt à tout, mon désir également. Ma libido s’est comme éveillée dans ce lit, et peut-être bien avant cette nuit. Oui. Elle s’est comme éveillée à un nouveau stade lorsque je l’ai eu au téléphone, ce tout premier soir dans mon appartement. « Un collectionneur d’âmes, de curiosités. Un perfide monstre qui t’a manipulée et droguée pour abuser de toi. »  Je devrais avoir une alarme quelque part. Qui me demande de fuir, d’appeler la police, de m’enfermer dans ma chambre et ne plus jamais en sortir. C’est homme est dangereux. Mais il m’a tant et si bien manipulée jusque là, que je ne désire rien de plus qu’il continue de faire de moi sa chose. Ma dignité à la porte de cette petite masure du bout du monde. Ses baisers me brûlent et pas uniquement physiquement. Ma langue salive d’avidité entre ses dents, se tortille comme pour quérir la moindre goutte de son attention. Des questions pourtant se bousculent, mais ses lèvres m’empêchent de les poser. Son regard me dit de me taire et ne pas essayer de reprendre le dessus sur un état que je ne contrôle plus vraiment de toute façon. Je bois ses paroles, le laisse me traiter de chienne, me malmener par ses propos autant que par ses mains précédemment. Ses dents sur mon sein me font frémir et étouffer un cri de douleur mêlé de stupeur. Je me cambre pour offrir ma poitrine brûlante à son appétit qui fait échos au mien. Je lui appartiens.

«Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez...et vous en êtes conscient...n’est-ce pas ?» J’ai murmurer, surprise dans mon dialogue lorsqu’il me soulève comme si je n’étais rien de plus qu’un fétu de paille. Malgré les courbatures, mes cuisses se referment à sa taille, scellant ainsi notre pacte. Pacte ? Je parle déjà comme si j’accepte parfaitement l’idée qu’il ne soit pas plus humain que les créatures que je n’ai jamais même osé mentionné dans mes écrits. Par peur d’être dans le cliché crasse de certaines écrivaillones qui fantasment sur les créatures ténébreuses, quitte à en faire de simple pantin utile à la servitude et rien d’autre. Mais après cette nuit, peut-être que je me permettrai d’essayer de rendre sa superbe aux démons dans la littérature pour adulte…


 « Souffre pour moi, ma beauté. » Tout ce que tu veux. Demande moi tout, je te donnerai même plus. « J’espère… Que tu me supplieras de te laisser partir. » Jamais. Je ne veux pas quitter cet endroit où mes soucis ne sont plus rien, que seul mon corps vit, mon esprit ancré dans une réalité qui me semble faussée par ses paroles démoniaques. Je vais pour lui répondre, mais je le sens qui m’empale à nouveau, sans me prévenir. Mon intimité en feu est à nouveau étroite comme s’il ne m’avait pas...vais-je dire ça ? Oui. Totalement défoncée précédemment. Heureusement, comme toute autre partie de mon corps, ce muscle-là, je l’entraîne aussi. J’en prends soin et désormais, c’est de la queue de mon amant qu’à son tour, il prend soin. Je tremble de tout mon être, m’agrippant comme je peux à son corps large et puissant. Il me fait danser sur sa verge et je ne peux que crier et gémir contre ses baisers qui se font tantôt caresses, tantôt violences. Ma langue cherche la sienne malgré mon souffle qui manque, je respire mal, je suffoque même. Par instant, lorsque je me perds dans son regard, je ressens chaque marque qu’il a fait à mon derme, comme si elles pulsaient au rythme effréné de mon coeur. Si je n’avais pas été sportive, je serais probablement morte. Le sait-il seulement ?

« Peut-être que je devrais te garder ici. Pour toujours. »  Oh oui. Pour toujours. Je ne veux même pas penser à la sensation que je ressentirais s’il se lassait de moi. Je ne m’engage jamais, mais j’ai le sentiment que mon corps entier s’est engagé dans cette histoire, lui. Que chaque parcelle de mon anatomie ne sera pas épargnée par cette histoire. Qu’il me faudra plus d’une nuit pour m’en remettre. En somme, je vais ressortir brisée. Cela devrait m’effrayer, mais je m’en réjouis, étonnamment. Et je retrouve des forces pour m’accrocher plus fort à sa nuque musclée, afin de bouger, même légèrement, pour accompagner ses coups de bassins. Je transpire et nos sueurs se mêlent. Nos odeurs me prennent les narines et j’ai le vertige de tant de plaisir ressenti. Il sait jouer avec tous mes sens à la foi et cela me fait perdre la tête. Je sens son gland qui bute fortement contre l’entrée de mon utérus et c’est douloureusement bon. Je gémit autant que je crie parfois, devant rompre le baiser pour me laisser aller à mes exclamations de plaisir. Je n’ai plus de force et je sens que mes bras se relâchent, tout comme mes cuisses. Mais je suis emprisonnée par sa force à lui, pantelante, griffant parfois, dans un sursaut d’énergie, la peau de Helel. Je frissonne des Encore à peine audible, malgré mon corps qui lui, crie Stop. Lorsque ma main glisse, je part en arrière, mais mes cuisses restent autour de sa taille. Mes omoplates atterrissent sur le matelas et je suis cambrée à me briser la colonne vertébrale, les bras au-dessus de ma tête. J’attrape les draps, comme si je voulais le fuir. Mais au contraire, me me retiens pour que mes jambes restent prisonnières de ses mains.

«Helel...» Je soupir, les paupières lourdes, la bouche ouverte cherchant entre deux cris de plaisir à aspirer une nouvelle goulée d’air. J’ai envie de m’excuser de n’être qu’humaine. Lui a l’air d’avoir encore de l’énergie et de la force à donner. Moi ? Moi je me laisse faire, comme un jouet entre ses mains. Masturbe toi avec moi. Voilà ce que j’ai envie de souffler. Masturbe toi jusqu’à plus soif et range moi dans une boîte pour lorsque tu auras à nouveau faim de mes courbes et de ma féminité autour de ta queue. Helel.

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 25 mardi 21 janvier 2025, 09:49:24

Helel éprouvait un malin plaisir à mentir sans mentir, à dévoiler des vérités à demi-mots pour troubler ennemis comme amantes. Peut-être une voix enfouie dans le subconscient de Mona lui murmurait-elle de fuir. Maintenant. Mais la magie qui enveloppait le démon était une chaine, une prison trop lourde pour que le petit corps de l’écrivaine ait la moindre chance d’en réchapper. Et le colosse se délectait ouvertement du tourment qu’il lisait sur son visage, qu’il sentait dans son parfum.

Le claquement de ses couilles bien pleines contre le cul indécent de Mona marquait leur union, comme de vulgaires et moites preuves de leur désir. Helel la tenait fermement, assez fermement pour lui laisser des marques douloureuses. Mais la douleur venait aussi de son sexe impétueux qui ne faisait preuve d’aucune once de pitié envers Mona, martelant si proche de son corps utérin que la douleur devenait inséparable du plaisir. Il sentait qu’elle aimait ça, et il s’amusait, sadique, à frotter et pousser contre elle, aussi profond que possible pour lui administrer un peu plus de cette infernale douleur.

Aussi, il accaparait son souffle, l’étouffant d’un baiser sans fin, aux bruits moites qui résonnaient dans la pièce et dans leurs crânes. Helel devait l’avouer, elle était incroyablement endurante pour une mortelle. Pourtant, à ne pas en douter, elle l’était bel et bien. Et sans doute n’y avait-il pas de rappel plus à propos de sa mortalité, que d’être confrontée à la brute épaisse qui cherchait à la baiser jusqu’à sa mort. La poitrine de Mona écrasée contre son torse musculeux, le démon pouvait sentir le cœur de sa proie battre à tout rompre.

« Ton cœur… Semble sur le point d’exploser. » Remarqua la créature infernale d’une voix mesquine, presque moqueur. Mais cette remarque acerbe avait été murmurée sur un ton doux comme le lait. C’était un rappel de la différence entre eux. Lui était encore prêt à continuer, des heures, des jours durant. La transpiration sur son torse n’était rien. Il lui mordit le cou fermement, avec l’intention très claire de laisser marques de dents, puis suçon tour à tour. « Je voudrais graver mon nom dans ta peau… Hmf… Mais je me contenterai d’ecchymoser ton corps de petite salope. »

Helel ne lisait pas les pensées à proprement parler. Simplement, son odorat était si poussé qu’il inspirait les idées de Mona à travers son parfum naturel. Elle souhaitait être utilisée, elle se rendait, comprenant sa faiblesse et son rôle. Un frisson parcourut le maître impitoyable, et sans doute pu-t-elle sentir les poils de son amant s’ériger sur son corps. Il buvait ses paroles jusqu’à en devenir fou. Alors même qu’aucun mot n’avait quitté ses lèvres.

« Tu aimes que je me branle avec ta petite chatte ? » Susurra le Grand-Duc d’une voix joueuse, sa domination encore trahie, affaiblie par une chair de poule teintée d’excitation qui parcourait son corps. Cette petite pute le rendait fou. Mais il ne devait pas céder à ses pulsions, à l’instinct brutal qui lui ordonnait de l’emmener avec lui, d’en faire son esclave. « PRENDS TOUT ! » Ordonna la voix de ténor.

Si Mona s’était sentie étouffée jusqu’ici, alors peut-être le second orgasme d’Helel la ferait-il simplement exploser. Il la compressait contre lui de tous ses muscles, et nul doute qu’une femme moins robuste en aurait eu quelques cotes fêlées. Sous les doigts affaiblis et délicats de l’écrivaine, sous ses cuisses moelleuses, la musculature statuesque du démon se contractait une dernière fois, et il explosa. En elle, contre elle, à un souffle de distance de ses oreilles. Le râle du beau diable était celui d’une bête sauvage, le genre qui paralyse de peur les instincts héréditaires de chaque humain. Comme le rugissement d’un prédateur ancestral.

« Hmmmmmm… Putain… » Doucement, sous les doigts gracieux de Mona, la bête sauvage se détendit, ses muscles bandés devenant plus confortables pour elle, son emprise étouffante se relâchant doucement. Le sexe du démon s’extirpa dans un dernier mouvement empreint de plaisir et de frissons, alors que le fruit de leur passion s’échappait d’entre les lèvres intimes de sa partenaire. « Tu peux garder ta liberté, cette fois-ci. » Annonça le magnanime tortionnaire en déposant délicatement Mona sur le lit.

« Mais avant que je te laisse partir. Nettoie. » C’était un ordre. « Regarde ce que tu m’as fait faire. Dans quel état tu m’as mis. Est-ce que tu ressens de la honte à être une petite salope ? De la fierté à m’avoir enragé ? »

Une nouvelle fois, il présenta son sexe à la superbe jeune femme. Elle devait comprendre de façon implicite, désormais, qu’il était de son devoir de nettoyer son maître après avoir sali sa divine queue de sa cyprine insolente. Bien sûr, le démon récompensait ces attentions de tendres caresses. Sur son corps meurtri, dans sa délicate chevelure. Il écartait les mèches collées par la sueur du front de son amante, posant sa main grosse comme le crâne de Mona sur sa joue pour l’encourager à l’engloutir davantage.

« Merci, Mona. » Remercia l’excentrique individu. « J’aimerais passer des heures à échanger sur nos vies, mais… » Il sourit légèrement. Difficile de dire pourquoi, cependant. « Nous avons tout deux des délais à respecter et des gens à satisfaire. Je ne sais pas quand nous nous reverrons. Le destin décidera. »



Un long mois avait passé, sur Terre tout du moins, le temps s’écoulait différemment dans les profondeurs infernales. Helel se demandait ce que Mona penserait de son silence. Il aimait se faire désirer, certes. Mais aussi et surtout, il savait créer une dépendance addictive. Se rendre indispensable. Manipuler, contrôler. Et Mona lui inspirait ce profond désir comme aucune mortelle ne l’avait fait avant elle.

S’était-elle évertuée à le rechercher ? Avait-elle tenté de trouver une trace de ce riche inconnu un peu étrange ? Si oui, elle se serait heurtée à tant d’impasses qu’il aurait été logique qu’elle se demande si tout cela n’était qu’un rêve. Mais ce ticket de train était la preuve qu’elle n’avait pas halluciné. Pourtant, le monde entier semblait vouloir la contredire. Plus de ligne téléphonique. Aucune trace d’Helel sur internet, à part des pages obscures et indéchiffrables d’occultistes en plein délire. Et pire encore, si la curiosité l’avait amenée à se rendre sur les lieux de leurs ébats, Mona constaterait que la maison n’existait pas. Non pas qu’elle n’existait plus, mais bien qu’elle semblait n’avoir jamais existé, remplacée par un énorme rocher.

Le seul indice était le livre que lui avait offert Helel. Initialement dépourvu de pages, celui-ci semblait révéler, petit à petit, un texte illisible dans un dialecte hyérogliphique. Etait-ce un tour de magie de bas-étage à base d’une ancre invisible et d’une fausse police de caractère ? Mais alors, pourquoi le texte, à mesure qu’il se dévoilait, semblait devenir de plus en plus compréhensible ? Mona était, certes, une linguiste d’exception. Mais quelque chose devait paraître inexplicable.

Ce soir, lorsqu’elle lirait à nouveau le livre, espérant sans doute quelques lignes de plus, elle verrait une seule phrase. Une phrase cryptée par cette étrange écriture, mais qu’elle saurait déchiffrer comme si on la lui murmurait dans l’oreille en français :

« Si tu me veux à nouveau, allonge-toi sur ton lit, et touche-toi pour moi. »

Dans le hall de son appartement, des bruits de pas lents et lourds semblaient retentir. Alors qu’elle finissait de lire la phrase, ceux-ci cessèrent.

Mona Duval

Humain(e)

Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 26 mardi 28 janvier 2025, 03:10:15

J’ai mal. A la gorge, au corps, au coeur. J’ai mal. Aux jambes, aux bras...j’ai mal à l’âme. J’ai la bouche sèche de trop crier et mes muscles cèdent peu à peu autour de la taille de Helel. Heureusement que ses mains me meurtrissent les chairs et me retiennent à lui, empalée à son membre qui vient douloureusement frapper en moi. Je crois que je n’ai jamais été tant remplie et pourtant...pourtant j’en ai connu des amants. J’ai mal. Et j’ai si mal que mon esprit, dans un soubresaut, tente de me faire comprendre que je devrais partir. Arrêter là ce que je ne maîtrise pas du tout. Que si je reste malgré tout, je vais tout perdre, peut-être même la tête. Car il n’est pas sain de se laisser ainsi malmener, alors qu’on est censé faire l’amour...faire l’amour ? Tu parles Mona. La vérité c’est que tu aime être baisée et que jamais personne ne l’avait fait comme ça. Jamais personne ne serait capable de telles prouesses.

Je respire, difficilement, mais je respire. C’est sans compter sur la cruauté de mon amant, qui capture mes lèvres, m’empêche de respirer de sa langue qui vient et revient, encore et encore dans une bouche que je ne parviens plus à fermer tant le plaisir mêlé de souffrance est intense. Une intensité qui « Ton coeur...semble sur le point d’exploser...» Oui. Qui va faire exploser mon coeur. Il bat si vite et si fort, que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma cage thoracique et exploser contre le torse massif de Helel. Il peut le sentir palpiter, s’affoler jusque dans mon intimité qui semble serrée malgré tout ce qu’il lui fait subir depuis qu’il l’a pénétrée. Il s’en rend probablement totalement compte, sadique jusqu’au bout, mais lorsqu’il me mord, je n’ai même pas l’énergie de crier. Lorsqu’il appuie de ses doigts sur mes bleus, peut-être sans même le réaliser, je frissonne d’un plaisir que je n’aurais jamais soupçonner. Je ne me savais pas comme ça. Capable d’aimer la douleur. A dire vrai, je crois que si j’avais eu encore la force, j’aurai répondu pour qu’il me punisse, qu’il soit encore et encore, violent.

Helel me dit qu’il veut me marquer, graver son nom sur ma peau. C’est déjà fait. Il a graver son nom dans un endroit où il est difficile d’accéder, mon esprit. Et mon corps n’est qu’une ecchymose géante et je m’en souviendrai longtemps. Je devrai porter des vêtements pour cacher les marques de nos ébats. Pas parce que j’ai honte de ce qu’il est en train de se passer, mais parce que, alors que ce n’est pas terminé, je jalouse déjà chacun de ces moments. Que m’arrive-t’il ? Je suis comme ensorcelée. Est-ce de la magie noire ? Est-il vraiment un démon ? Je ne crois pas. Ce n’est pas possible. Pourtant, plus le temps passe entre ses mains, plus il me malmène et me baise, plus j’ai la sensation que quelque chose n’est pas naturel. Que lorsque ça prendra fin, ce rêve, ce cauchemar, cet instant de vie volée, de plaisir que beaucoup jugeraient pour malsain, je ne pourrai oublié aucun de ces moments. Chacun des gestes, chacune des paroles qu’Helel me glisse à l’oreille se gravant dans mon esprit comme s’il me marquait le cerveau au fer rouge. La peau de ses doigts qui savent exactement où toucher, ou se poser. Ses mains qui savent lorsqu’elles doivent se faire caresse ou gifle l’instant d’après.
Une maîtrise si parfaite et totale du plaisir et de la douleur que l’idée de fuir revient. Fuir, car il ne doit pas être humain. Fuir, car tout ça n’est peut-être qu’un cauchemar. Fuir parce que ce n’est pas sain de perdre la tête à ce point. Fuir, car tu es en train de souffrir et que ton corps sera douloureux encore longtemps. Mais non. Non. La voix qui veut me faire fuir ne sera jamais assez forte pour que je cède à autre chose, à quelqu’un d’autre que Helel. Le sait-il ? J’en suis certaine. Oui. Il le sait parfaitement. Il le sait. Que je ne peux pas m’en aller et que même si j’avais voulu, je ne serais jamais partie sans qu’il en ai fini avec moi.

On ne peut pas jouir trop de fois d’affilé. Le coeur, le corps, ne suit pas. Pourtant, je reste choquée et toujours sans voix, lorsque Helel jouit en moi. Et la chaleur de sa semence me fait jouir avec lui, chose nouvelle pour moi, car ce ne sont pas les assauts répétés du mâle, ni même ses lèvres ou ses doigts, mais son sperme qui m’auront fait céder. Il me remplit d’une sorte d’extase qui se perd. Mes gémissements rendus sourds par le rugissement venant des profondeurs de la terre, que Helel pousse. Je nous inonde, cyprine mêlée de sperme, qui gicle et éclabousse les cuisses de mon amant, le lit, goutte au sol. Je suis sans force, mais ait encore celle de gémir plus faiblement lorsqu’il se retire enfin, me laissant sans force, sans voix, sans souffle. Je ferme les yeux sans cesser de l’écouter, de l’entendre. Je tente de reprendre ma respiration, le contrôle de mon coeur qui bat encore comme un animal qui panique.

Pourquoi est-ce que j’ai envie qu’il revienne ? J’ai froid. Si froid tout à coup. Je sens pourtant que c’est encore brûlant en moi, mais vide. Si vide. Je n’ai plus la force de lui dire de revenir. Je ne peux que gémir doucement, des larmes coulant le long de mes joues. Ce n’est ni joie, ni tristesse. Ce sont des larmes  qui coulent de fatigue. Comme après une séance de sport trop intense. Comme...il n’y a pas de comparaison possible avec ce que nous venons de faire. La délicatesse qu’il prend à me replacer sur le lit, me permettant de m’asseoir malgré la tension dans chacun de mes muscles, m’est plus douloureux que tout ce qu’il m’a fait subir jusque là. Aussi stupéfiant que ce puisse être et je ne saurais même pas l’expliquer. C’est ce que je ressens. Un froid intense, une envie de remonter le temps, de recommencer. Un vide. Une descente, comme lorsqu’on consomme certaine substance.

« Est-ce que tu ressens de la honte à être une petite salope ? De la fierté à m’avoir enragé ? » Les deux ? Non même pas. «De la fierté. Je n’ai jamais honte.» Dans un souffle, je suis sûre de moi. Je n’en reste pas moins sa soumise, mais je n’en reste pas moins Mona Duval, écrivaine incapable de ressentir de honte ou de gêne lorsque je désire ardemment quelque chose. Je dois avoir l’air belle tiens, avec mon visage souillé et rougit, mes lèvres et mon corps tuméfié des nombreuses attentions de Helel. «Nettoie...» Il ne faut pas m’en dire plus. Je m’exécute et ce, même s’il n’avait pas pris ce ton impérieux. C’est un ordre, mais pour moi, c’est tout à fait normal. Indécent pour le lecteur peut-être, mais pour moi, c’est une requête que je n’aurais jamais refusé. Une récompense après ce que je lui ai laissé me faire. J’ai mal à la mâchoire, à la langue, à la bouche, mais je parviens quand même à faire ce qu’il me demande. Au départ du bout de la langue, mais bientôt, sa main sur ma tête, sur mon visage, je l’engloutit jusqu’à ne plus pouvoir respirer, pas même par le nez. Lorsqu’elle ressort, cette verge encore si dure, elle est brillante de salive. Et j’y retourne avec un appétit qui semble grandir, mais que ma fatigue physique ne parvient pas à entièrement satisfaire. Et cette frustration est une nouvelle souffrance à mon esprit.

«Merci Mona.» Il est si tendre. C’est presque normal, lorsqu’il prend congé de moi. Je me sens seule alors qu’il est encore présent. Je me sens idiote, triste d’une absence qui n’est pas encore réelle… «J’espère...bien.»

----- UN MOIS PLUS TARD -----

Quelle horrible descente. J’ai consommé de nombreuses drogues dans ma vie. Il faut le savoir. LSD, MDMA, SPEED, GBL, Champi, cannabis...je pense que toutes les lettres de l’alphabet, j’y ai goûté. Les montées sont phénoménales. Parfois lentes, parfois soudaines. Les drogues sont toutes différentes et stimulent des zones du cerveau parfois semblables, mais jamais similaires. La perche peut durer ou non. De quelques secondes pour le popper’s à plusieurs heures pour le LSD. Mais chacune de ces molécules à un point commun : Une descente. Une descente qui peut être parfois plus pénibles que tout ce que vous avez pu connaître dans votre vie. Pour moi, ce n’est jamais plus qu’une phase de dépression moins intense et moins longue que ce que ma maladie m’impose. Pour Helel par contre, c’est une autre paire de manche…

«Comment c’était Mona ?»
«De quoi ?»
«Ton voyage ! Tu as trouvé l’inspiration que tu cherchais ?»
«Bien plus que cela...à dire vrai.»

Danny hausse un sourcil et ne semble pas comprendre totalement. Ce n’est pas grave. C’est mon secret. Un secret douloureux, un secret que je cache sous des vêtements qui couvrent chacune des traces que Helel m’a laissées, marques que je regarde depuis que je suis rentrée. Que je regarde dans les miroirs, que j’admire comme autant de trophée. Les bleus, les traces de doigts, les morsures...tout ce que je n’ai pas pu faire partir sous la douche que j’ai prise avant de quitter la petite maison que j’ai essayé de retrouver deux jours après son départ. Je ne saurais l’exprimer, alors que je suis écrivain. C’est honteux de l’avouer, mais j’ai eu beau refaire le trajet, chercher, c’est comme s’il n’a jamais exister. Est-ce que j’ai fantasmé tout ça ? Non. Bien sûr que non. Mon coeur est une toile qui prouve que tout ça était réel. Le froid qui m’habitait lors du départ de Helel n’a pas disparu. Au contraire. Il est plus grave encore. J’en tremble comme une toxicomane en manque. J’ai beau dormir, mangé, boire des boissons chaudes, cela ne change rien. Ou ça me réchauffe, mais il reste toujours une zone en moi qui reste glacée. Je passe mon temps à regarder mon téléphone, en attente d’un coup de téléphone. A tel point qu’un jour, je ne sais plus qui a rit en disant «Elle est amoureuse ?» Non. Ce n’est pas de l’amour. C’est du masochisme. Helel m’a abandonné. Le lendemain j’avais si mal partout que j’ai eu toutes les peines du monde à sortir de mon lit. Les traces qu’il a faite sont si violemment encrées dans ma peau que l’on pourrait croire que j’ai survécu à une agression. Je devrais le détester. Mais au contraire. Je le désir. Et chaque jour qui est passé depuis cette nuit, a été plus insupportable à chaque fois.

Je me suis perdue dans des soirées, dans l’alcool et les substances récréatives. J’ai fait des soirées dans l’espoir de le croiser. A défaut, je suis rentré avec des inconnus, des inconnues. Un, deux, trois, parfois quatre en même temps. J’ai demandé à ce qu’on me fasse mal, mais personne n’est parvenu à remplir mon désir. Mon intimité ne mouillait jamais autant que cette fameuse nuit. Oui. Un mois pathétique où j’ai tout tenté pour ressentir à nouveau ce que j’ai pu ressentir dans les bras de Helel. Alors oui, évidemment, j’ai ressenti du plaisir, j’ai eu des orgasmes et c’était bien. Mais mon cerveau semble embrumé. Semble...contrôlé par je ne sais quelle magie, à distance. Par contre, depuis cette nuit, j’écris et mes doigts parcourent le clavier à une vitesse que je ne me connaissait pas. Je trouve les mots pour mes personnages, leur fait faire des actes qui sortent d’une imagination lubrique que Helel à éveillé. Aemi, meilleure amie et relectrice principale, sort de ses lectures trempées. C’est elle-même qui me le dit. Que ce petit «voyage» semble m’avoir ouvert encore plus l’esprit au niveau artistique. C’est amusant. C’est plaisant. Mais cela ne comble pas ce que je ressens comme un vide si grand que j’ai peur de ne jamais plus être capable de le combler.

Il y a une semaine environ, après des nuits d’insomnies et d’amnésies chimiques, de parties de sexes que je ne décrirai pas tant elles étaient obscènes, j’ai repensé à quelque chose. Le livre. Ce fameux livre que Helel m’a confié, auquel ne j’ai pas prêté grande attention, obnubilée par ce que nous faisions. Je n’avais pas compris pourquoi il m’avait donné une telle chose. C’est trop incongru qu’un amant aussi brutal et dominant, donne un livre à sa soumise. Et quand il a disparu, je suis rentré et je l’ai oublié dans le fond de mon sac. Mais il y a une semaine, après m’être remise d’une bonne gueule de bois, j’y ai repensé tout à coup et suis allé le chercher dans le fond de mon sac à dos. Je l’ai parcouru sans comprendre. Ce n’était même pas dans une langue que je connaissais ou qui semblait compréhensible pour une humaine. J’ai eu, en le parcourant, la sensation presque désagréable d’être dans un film. Un genre de Lara Croft en culotte, assise sur son lit, à parcourir des pages blanches, marquées parfois de symboles, de lettres, mais jamais de mot. J’aurais dû l’abandonner dans un tiroir et ne plus le toucher, mais à chaque fois que je perdais patience en le parcourant, le balançait quelque part, j’y revenais. Et j’y reviens encore et encore, comme s’il m’attirait et me faisait, l’espace de quelques instants salvateurs, oublier Helel.

Et ce soir, je suis à nouveau sur ce bouquin. J’ai même mis mes lunettes, chose que je ne fais pour ainsi dire, jamais. Je parcours les symboles, sans parvenir à mieux les comprendre, bien que j’aie la sensation d’entrevoir ce qu’ils signifient, jusqu’à cette phrase. Cette petite phrase qui n’était pas là hier, j’en suis certaine.

« Si tu me veux à nouveau, allonge-toi sur ton lit, et touche-toi pour moi. »

Je me tourne vivement, assise sur mon lit, mais il n’y a rien. Personne. Déçue ? Peut-être. J’ai eu l’impression de l’entendre. Je me lève et vais voir dans le couloir, mais non. C’est dans ma tête. Mon coeur bat plus fort et c’est de l’espoir de le revoir. Je le sens jusque dans ma culotte qui est trempée alors que je n’ai encore rien décidé.

Bien vite, je suis dans le salon, lieu de notre «première rencontre», une main glissant déjà dans ma culotte tandis que je parcours encore et encore les mots que je découvre ce soir. Je n’ai pas besoin de me toucher longuement pour sentir le plaisir monter. Je suis déjà excitée à en avoir mal aux seins. Je m’allonge sur le canapé, face à la grande fenêtre, à l’immense téléviseur qui était aussi là notre première nuit lui et moi et je continue de me toucher, de plus en plus fébrile. Comme si ça allait le faire apparaître, comme si c’était un génie dans une lampe. «Viens...je t’en supplie...» Je souffle et soupir, mes gémissements que je tais, d’angoisse, entre mes lèvres closes. Le livre tombe au sol lorsque je sens le premier orgasme me gagner. Sans attendre, je recommence à me caresser, cherchant ma cyprine qui colle le tissu à ma main, souille mon canapé. Cambrée, les pieds sur le coussin d’assise, je relève les hanches et reprends la masturbation afin d’atteindre un autre orgasme, insatiable.

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Helel

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Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 27 mardi 28 janvier 2025, 11:41:00

Tout démon sachant dominer se doit de faire preuve de la plus grande des patiences. Helel était habituellement un maître à ce petit jeu, mais Mona parvenait à titiller une impatience rare, un besoin primal de faire fi des règles, de réinventer les ficelles du jeu. Les intemporels en tous genre savaient nourrir une placidité remarquable, habituellement. Alors le Grand-Duc se demandait-il sincèrement ce qui le rendait aussi obsédé.

Il se trouvait dans son manoir, perché dans un plan d’existence différent encore des enfers comme de la terre, lorsqu’une sensation de fourmillements s’empara de lui. Une grossière comparaison avec une alarme n’aurait pas été totalement hors de propos. Les démons étaient ainsi prévenus lorsqu’ils étaient invoqués par des mortels. Mais ce fourmillement intempestif devint bientôt frisson. Helel comprenait alors qui l’invoquait. Le livre. CE livre.

Ce n’était pas juste une ancre qui reliait Mona à son cruel maître. C’était aussi un mystère pour le beau diable. Et il comptait bien guider l’écrivaine à travers toutes les étapes qui leur permettraient de déchiffrer l’ouvrage. Ensemble. Quant à la nature de l’œuvre, c’était un secret qu’il divulguerait en temps voulu.
« Si tu me veux à nouveau, allonge-toi sur ton lit, et touche-toi pour moi. » Murmura Helel, ses paroles devenant texte sur l’ouvrage occulte. Lorsque ces mots quittèrent sa bouche, il se vit enveloppé de fumée grisâtre, en épaisses volutes qui ne laissaient rien paraître. Et lorsqu’enfin cette tornade cessa, il n’était plus.

En rejoignant le monde matériel, l’être métaphysique et astral qu’était Helel, se voyait revêtir une forme physique. Avec celle-ci venait la faim, la respiration. Mais il ne souhaitait dévorer qu’une chose, inspirer le parfum d’une seule personne. Il se trouvait maintenant dans un couloir qui lui était peu familier, mais l’odeur lui suffisait. Instinctivement, il savait de quelle porte s’approcher. Et il ne toqua pas, sa forme belle et bien physique devenant vapeur pour qu’il s’immisce à travers le matériau de cette faible barrière. Tel un fantôme.


Toujours informe, de par sa propre magie, le monstre observait avec délices le spectacle que lui offrait Mona. Même sans le savoir, la pauvre petite soumise donnait à son maître tout ce qu’il désirait. Il se faisait également violence, la laissant aller au terme de son rituel désespéré, se nourrissant de son impatience. Elle devait le sentir plus proche que jamais, dans cette pièce où avait eu lieu leur première rencontre. Malgré la nuit noire, il sembla que la pièce s’assombrit encore davantage.

« Ton rituel me satisfait. Voici ton démon. » Annonça la voix tonitruante du Grand-Duc. Il était totalement nu, toisant la petite forme de Mona alors qu’elle se touchait. Se sentait-elle incapable de bouger en réponse ? A s’en demander si elle rencontrait le bourreau de sa paralysie du sommeil ? Comme pour la rassurer quant à la réalité de ce qu’elle affrontait, Helel se pencha sur le corps moelleux de son amante préférée. Ses mains se posèrent contre ses épaules pour la plaquer dans son canapé, puis il lui mordit le cou. « Tes pauvres petits doigts ne pourraient jamais te contenter. » Affirma le démon. Et en guise de preuve, il glissa ses doigts contre ceux de Mona, dans sa pauvre culotte complètement trempée.

Helel était féral, un homme de peu de mots et de milliers de râles et grognements. Aussi, son plaisir à retrouver l’intimité de Mona ne s’embarrassa-t ’il d’aucun faux semblant, prêt à faire connaître son contentement par mille sons sauvages. Immédiatement, le fauve se mit à grogner de plaisir, sa poigne durcissant contre les petites mains de Mona, appuyant avec force contre son clitoris rendu gonflé par le plaisir, par l’anticipation. Mais ce ne fut que de courte durée, car Helel avait une autre idée en tête.

Attrapant Mona par la taille comme une petite brindille, il la souleva pour s’asseoir là où elle avait précédemment trempé le canapé. Puis, il la reposa devant lui, écartant les jambes pour qu’elle puisse prendre place assise, juste devant son sexe et entre ses jambes. Dans cette position, une main d’Helel vint chercher à nouveau l’intimité de Mona, tandis qu’il lui offrait le plus confortable des colliers : son bras.

La montagne de muscles qu’était le bras gauche du colosse vint entourer le cou délicat de la jeune femme, laissant sa gorge trouver une place naturelle au creux de son coude tandis que ses jugulaires se reposaient respectivement contre l’avant-bras et les biceps durs comme le marbre. Helel n’avait qu’à s’allonger un peu plus dans le canapé pour obliger Mona à s’affaler contre son torse musclé. Et en contractant ses muscles, le beau diable avait un contrôle absolu de l’oxygène dont il autorisait son amante à disposer. Ce qu’il démontra immédiatement.

« Si ton petit cerveau réfléchit trop, alors laisse-moi t’aider, ma beauté. Moins d’oxygène, plus de plaisir. D’accord ? » Susurra-t ’il à l’oreille de sa proie, penchant son visage contre sa tempe par l’arrière. Il n’écrasait pas sa trachée, se concentrant plutôt sur l’action de couper l’afflux sanguin dans le cou de Mona. Une asphyxie sans douleur, mais si efficace qu’à peine un peu plus de pression aurait fait s’évanouir la jeune femme en quelques secondes. Et cette torture s’accompagnait de bien pire encore. « Ne me fais pas croire que tes petits orgasmes du bout des doigts t’ont suffi ? Je sais qu’il te faut plus de violence. »

La télévision qui leur faisait face s’alluma. Son éclat était faible, quoiqu’un peu plus puissant que la pièce, pénombre face à l’ombre totale environnante. La scène qui se jouait était celle de leur rencontre au sommet de cette mystérieuse colline. Mais il semblait évident, de par ses angles, que ce n’était pas le résultat de caméra cachées ou autres artifices voyeuristes. La vision se déplaçait, insistant sur les muscles d’Helel et les courbes de Mona, comme si un directeur artistique avait lui-même filmé ces ébats sans que le démon ou sa proie ne s’en rendent compte. Alors et simplement, la réalité de ces petits jeux préliminaires s’imposait : Le beau diable comptait masturber sa petite chose lui-même, en lui offrant une recréation parfaite des ébats qui avaient empoisonné ses rêves et fantasmes.

« Je sais que tu en veux plus, que tu en as assez de te toucher sur tes souvenirs. Mais je suis là pour m’occuper de tous tes vœux. » Affirma le monstre de sa voix caverneuse aux ronronnements de fauve. « Je te veux encore plus trempée, encore plus impatiente. Et je t’offrirai plus d’humiliation et de douleur encore que la dernière fois. » Il déposa un baiser contre la joue de Mona, puis un autre, couvrant son petit visage d’affections alors même que l’étreinte de son bras sur son cou se raffermissait, et que ses doigts pinçaient, comprimaient plus intensément encore le clitoris de la jeune femme.

Cette réalité n’était pas un rêve, pas une expérience amenée par une drogue. Enfin, pas une drogue qui existait sur terre. Mais, comme dans un rêve, un voile semblait empêcher Mona de se questionner sur l’impossibilité de ce qui arrivait. Cette vidéo qu’elle devait savoir impossible, l’apparition illogique de son maître dans son salon. Et Helel, l’étranglant à chaque fois qu’il sentait une once de doute en elle, ne l’aidait pas à ouvrir les yeux sur la magie qui imprégnait chaque instant.

Les doigts agiles du beau diable accompagnaient chaque tressautement de hanches de son amante, poursuivant inlassablement la petite perle rosée au sommet de ses lèvres intimes, ne lui laissant pas une seconde de répit. Il encerclait dans un rythme appuyé et répétitif, cherchant à la rendre folle une nouvelle fois. Il voulait qu’elle jouisse jusqu’à se déclarer endolorie. Puis la faire jouir cent fois encore.

« Je pourrais te faire jouir jusqu’à la mort. » Seulement la petite mort ? Non, il était clair dans ses paroles. Son affection destructrice finirait sans doute par achever Mona. Et pourtant, cette perspective n’était-elle pas irrationnellement séduisante ? « Mais je me contenterai de te violenter si fort que toute personne voyant ton corps nu saura que tu m’appartiens. » Il déchira sa culotte comme du papier, s’offrant davantage le loisir de jouer avec sa petite chatte.

Mona Duval

Humain(e)

Re : Appelles-Moi {PV} (We're back)

Réponse 28 mercredi 05 février 2025, 23:25:52

Idiote. Est-ce que je croyais sincèrement que ce genre de chose était possible ? Miss. Comme si tu étais l’héroïne d’une fiction fantastique et qu’un démon allait réellement répondre à ton appel ! Idiote...Pourtant, c’est presque de désespoir que je me caresse maintenant, les mains poisseuses, la culotte transparente par tant de cyprine déversé pour un amant qui ne viendra sûrement pas. Haletante, je garde ma main sur mon intimité, ferme les yeux en priant encore un peu pour que Helel se montre. J’ai lu ça dans un livre un fois. Que le satanisme se nourrit du plaisir de ses sorcières. Mais visiblement, je ne suis pas sorcière et les démons n’existent pas.
« Ton rituel me satisfait. Voici ton démon. »
«Co...Comment...»

Mais je ne sais pas quoi dire tant je suis surprise par sa présence. Il est arrivé si soudainement, comme s’il avait entendu mon ultime prière. La main toujours entre les cuisses, je suis paralysée de stupeur et l’espace d’un instant, je me dis que je suis peut-être en train de rêver. Car c’est tout bonnement impossible qu’il soit là, en chaire et en os. En verge et en nudité. Pourtant, il respire et me parle, remplit la pièce de sa présence. Ses mains me plaquent contre le canapé et il me toise désormais, respirant plus fort. Ses doigts emprisonnent les miens dans le sous-vêtement qui a déjà vécu en si peu de temps. Comme s’il veut me prouver qu’il est bien là. Il peut voir dans mon regard la surprise, les pupilles encore dilatées des plaisirs précédents. Plaisirs coupables. Tout ça parce que j’ai déchiffré des lignes dans un livre et que je me sens…

«Je...»

Mais un gémissement sort de mes lèvres avant que je n’aie le temps d’esquisser la moindre phrase. Il écrase mon intimité déjà si sensible et cela me fait mal à me faire du bien. Mon corps, il peut le constater, ne s’est pas remis de notre rencontre. Pas à cent pour cent. Des bleus sont encore visibles, bien qu’ils aient changés de couleur, tout comme les marques de dents qui se sont quelque peu résorbé. Chaque jour, lorsque je me regardais dans le miroir, j’appuyais sur les marques laissées pour ressentir à nouveau des sensations. C’était étrangement bon, moi qui ne suis pas masochiste. Je crois que Helel me donne le goût de la douleur dans le plaisir. De l’humiliation et du délice d’appartenir à quelqu’un qui contrôle les choses et ne me laisse pas vraiment le temps d’essayer de prendre le dessus.

Il me soulève et entre ses mains, je ne suis à nouveau qu’un jouet de plaisir pour lui, un objet de désir qui bout d’impatience de sentir à nouveau sa violence. Emprisonnée contre lui, son bras autour de ma gorge, je suis sa proie. Entièrement consentante, parfaitement dévouée. Il appuie sans peut-être le savoir là où il a déjà posé ses lèvres, refermé sa mâchoire, serré ma peau à la faire rougir. Je déglutit, incapable de répondre que non, en effet, mes doigts ne m’ont pas suffit. Les gens que j’ai vu non plus. Et les sex-toys que je cache dans un tiroir de ma table de nuit encore moins. Sa chaleur, la dureté de ses muscles, l’épaisseur de son membre...il me fallait tout ça et j’avais peur de ne jamais plus y avoir droit.

Lorsque la télévision s’allume, bien que surprise, je n’y prête pas attention tout de suite, car je suis bien trop obnubilée par son contact. A quel moment suis-je devenu aussi faible face à lui ? Et lorsque mes yeux se posent sur l’écran, je vois que c’est nous. Nous, il y a quelques temps, quand on s’est retrouvé dans cette cabane du bout du monde. Cette cabane qui n’existe sur aucune carte, dans les souvenirs de personne. Pas même à l’endroit où elle était dans mes souvenirs. J’ai envie de lui demander comment tout ça est possible, mais je suis subjuguée par ce qu’il m’a fait vivre. Les images sont toujours plus fortes que les souvenirs qui ne sont parfois qu’un mélange entre fantasme et réalité. J’ai des relents de ce que j’ai vécu qui me font monter le rouge aux joues. Ou alors c’est parce que j’ai chaud, tandis qu’il sert ma jugulaire jusqu’à couper l’oxygène qui monte à mon cerveau. Il m’empêche de réfléchir, m’empêche d’entendre des voix qui me disent que tout ça n’est que cauchemar. D’autres qui me crient de partir, que c’est trop dangereux. Non. Tout ce que je ressens et entend en ce moment, c’est le désir. Celui qui me dicte ma conduite depuis que j’ai noté mon numéro sur cette porte de chiotte, quelque part en ville.

«Oh oui...faites moi mourir...» Je dis cela dans un souffle entrecoupé de hoquet. Les yeux clos, j’écoute ce qu’il y a à la télévision sur fond de ses grognements, au rythme de mes propres battements de coeur. C’est si douloureusement bon que j’en gémis plus fortement et ce, malgré mes mains qui attrapent son bras pour le griffer. C’est un réflexe du corps, mais pas du coeur. Lui faire mal pour qu’il me laisse partir. Un sursaut de survie dans un corps entièrement tourné vers le plaisir de sentir des doigts sur mon intimité qui est trempe et offre son lot de bruit obscène dans la pièce. Les bruits couvrent ceux de la télévision. La culotte se déchire sans effort, bien que j’aie senti la tension du tissu contre mes fesses, entre mes fesses, quand il tire dessus. Je me cambre, les omoplates plaquées contre lui, son bras empêchant toute fuite. Le tissu fait un bruit mouillé lorsqu’il le manipule entre ses doigts et le lâche sur le sol avant d’attaquer mon clitoris avec plus de lattitude. Et moi ? Moi, fidèle petite Mona, obéissante petite chienne, j’écarte un peu plus les cuisses. Mes mains n’essaient plus de le griffer mais s’attaquent à mes cuisses que je tiens plus écartée encore. Mes ongles s’enfoncent dans ma chaire. Je suffoque, je gémit, je déglutit difficilement et sent que je commence à m’évanouir, la tête remplie d’un réseau de courant électrique de plaisir intense enveloppé dans une sorte de brume qui alourdit mes paupières.

«H..el...el.»

Malgré l’imminence d’un évanouissement, je parviens à soupirer son nom, sans chercher à fuir ce qui pourrait être une mort plutôt qu’une simple «petite mort» comme on dit si bien. Helel peut sentir que mon corps devient mou, mes pieds glissent et mes mains ne s’accrochent plus avec autant de force que précédemment. Le plaisir est intense dans cette situation. Je ne pensais pas que c’était possible, alors que j’ai déjà jouit plusieurs fois. Ses doigts sont une torture, bien plus que ce bras qui me retient toujours. Je sens ses muscles qui roulent sous sa peau brûlante. Mais je pense que j’aurais été prête à crever pour lui. Comme Juliette pour son Roméo. Sauf que là, c’est au-delà d’un sentiment d’amour. C’est un sentiment que seul un animal pourrait ressentir pour son propriétaire. Quelque chose que l’on ne ressent peut-être qu’avec le coeur d’un toxicomane pour sa dose.

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