Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Une question de calibre (Sarah)

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Zorro Wolfen

Créature

Une question de calibre (Sarah)

dimanche 26 avril 2020, 02:30:06

Le soleil était haut dans le ciel, dardant ses rayons implacables sur les Terres du Chaos, les noyant dans une désagréable chaleur, inhabituelle pour la saison. Heureusement un vent léger s’était levé, apportant avec lui une fraicheur miséricordieuse et les embruns salés venus de l’océan tout proche.

Les yeux fermés, Zorro leva le nez en l’air pour savourer cette brise bienfaitrice et humer ce parfum qu’il n’avait pas senti depuis longtemps. Des souvenirs à moitié oubliés, datant d’une autre vie, lui revenaient en mémoire, des images de vagues à perte de vue, d’immensités bleutées sillonnées par d’imposants navires, d’histoires de fantômes et de trésors maudits, des chants parlant d’amours d’aventures et de richesses …
A ses côtés son cheval s’ébroua, tirant le mercenaire de ses pensées. Il jeta un œil amusé à la monture, admirant sa robe noire qui luisait sous le soleil ardant. Il l’avait nommé Dwylidian, en l’honneur de son ancien compagnon, laissé dans l’autre monde. C’était une belle bête, rapide et endurante, dotée d’une vive intelligence, qu’il avait acquis récemment. Ou plus exactement qu’il avait gagné lors d’une course à laquelle il avait participé, dans le cadre d’un contrat. Un contrat qui s’était montré particulièrement lucratif, suffisamment en tout cas pour qu’il puisse enfin s’équiper dignement, laissant tomber les frusques défraîchies et usées jusqu’à la corde qu’il portait depuis son arrivée en ces lieux.

D’ores et déjà, entre autres choses, il s’était fait faire une armure de cuir et de métal, simple mais efficace et surtout qui lui allait comme un gant puis il avait longuement écumé les boutiques d’armuriers et forgerons de Nexus à la recherche d’une personne capable de lui fournir une arme digne de ce nom. En vain. Les unes après les autres, il avait rejeté toutes les lames qu’on lui avait proposé. Aucune de ces merveilles, ainsi que les nommaient leur vendeur, n’avait trouvée grâce à ses yeux : trop lourdes, trop fragiles, mal équilibrées, bien trop chères… Par dépit, il avait fini par se rabattre sur arme de moindre qualité, qui ne lui convenait guère mieux mais qui au moins valait son prix.
C’est alors qu’il avait entendu parler d’un artisan vivant dans un village en bord de mer, dans les contrées du Chaos. Un artisan qui, a en croire la rumeur, effectuait de véritables petits miracles et savait créer des armes capables non seulement de toucher depuis plus loin qu’un arc, mais aussi d’infliger bien plus de dégâts.

Zorro n’avait pas hésité bien longtemps. Quoique dubitatif, il voulait laisser sa chance à cet artisan. Et puis de toute manière, il ne trouverait pas son bonheur à Nexus, et cela faisait déjà quelques temps qu’il voulait visiter Ashnard et ses alentours. L’occasion était trop belle !

Quelques heures plus tard, le Loup pénétrait dans un petit village. Ici l’odeur de la mer était plus forte, imprégnant chaque bâtisse, chaque habitant de son emprunte particulière. Le bruit des vagues, leur lent va et vient envoûtant, résonnait à travers les ruelles, souligné à intervalle irrégulier par le cri des oiseaux marins ou les appels d’un boutiquier.
Suivant les indications d’un citoyen, un vieil homme au visage ridé et au teint buriné par des années passées sous le soleil de l’océan, Zorro se dirigea vers un bâtiment en bordure du village, à l’autre bout, après avoir réservé une chambre à l’auberge du coin et laissé Dwyl’ aux bons soins d’un garçons d’écurie.

Il poussa la porte, faisant discrètement résonner un petit carillon et pénétra dans les lieux.
Partout autour de lui, où que se posa son regard, exposés dans des vitrines ou sur les murs, se trouvaient des armes comme il n’en avait encore jamais vu. Des manches courts et courbes, prolongés par d’étranges assemblages de pièces métalliques et de tuyaux, le tout ouvragé avec une finesse incomparable et un art consommé. Dans son monde natal, le voyageur avait déjà vu des arbalètes de poing, des canons et même, quelques fois des couleuvrines, armes de prédilection du petit Peuple. Les armes ici exposées y ressemblaient étrangement, mais dans une version miniaturisée. Néanmoins si elles étaient aussi efficaces que les bâtons à feu, en dépit de leur taille, alors, en effet, il s’agissait là d’armes redoutables. Même si le mercenaire doutait qu’elles soient réellement à son goût.

Alors qu’il explorait la boutique, errant entre les vitrines, effleurant les créations du regard, une voix s’éleva. Sans surprise, il se tourna vers le fond de la boutique, derrière le comptoir où une jeune femme était apparue. Il se dirigea vers elle tout en la détaillant.
Plutôt jeune, elle ne devait pas avoir plus d’une trentaine d’années. Une silhouette attirante, mise en valeur par ses habits, de grands yeux en amandes couleur saphir et une crinière de cheveux de feu, la demoiselle devait sans doute susciter bien des passions. Alors qu’il s’en approchait, son parfum vint lui caresser les narines, une odeur douce, légère, celle de sa peau, habillé d’une légère touche de rose. De rose et aussi de métal. Et de poudre. Si son odorat ne trompait pas l’hybride, à n’en pas douter il se trouvait en présence de la personne qui confectionnait toutes ces armes. Ainsi l’artisan était donc une artisane.

Un discret sourire ourla ses lèvres alors qu’il s’inclinait en une révérence fantasque, saluant la jeune femme. Heureusement qu’il n’avait jamais prêté foi à ces idioties si chères à bien des mâles sur le talent et la place des femmes dans la société.

-Gente dame, je te salue. Je suis Zorro, Zorro Wolfen un … aventurier dirons-nous. Je suis à la recherche de quelque chose pour remplacer cette camelote, se présenta-t-il en désignant la poignée de l’épée qui dépassait de son épaule, et quelqu’un à Nexus m’a parlé de ton atelier. Et de ton talent.

Il lui sourit d’un air affable. En dépit des apparences, il ne cherchait pas à séduire la demoiselle, il se montrait simplement courtois. L’expérience lui avait appris qu’on ne perdait jamais rien à l’être, bien au contraire. Se retournant à moitié, il désigna la boutique d’un geste de la main avant de lui faire face de nouveau, ses yeux d’émeraude brillant de curiosité.

-Je dois néanmoins avouer que je ne m’attendais à pas à tout ça. Et que je ne comprends pas grand-chose à ton art ; la dernière fois que j’ai vu une arme semblable, c’était d’un nettement plus gros calibre. Du style pour abattre un mur. Pas le genre d’arme qu’on peut mettre dans sa poche en somme ! Ni à la portée de toutes les bourses, tant elles étaient compliquées à fabriquer. Si tu voulais bien m’expliquer, j’en serais honoré.

Il doutait toujours de vouloir posséder une telle arme, n’ayant pour référence que les canons évoqués, et commençait à douter aussi d’avoir assez pour s’en offrir, mais son intérêt, lui, était bien réel !
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#A1A9D1

Sarah

Humain(e)

Re : Une question de calibre (Sarah)

Réponse 1 mercredi 13 mai 2020, 22:27:29

Le soleil pointait le bout de son nez, voilà une nouvelle journée qui commençait... Sarah est dans son lit, allongée la tête sur l'oreiller, sous un simple drap, depuis sa position elle avait vu sur sa fenêtre ouverte qui donnait en direction de l'océan ! Une place de choix, c'était tellement apaisant d'écouter le bruit des vagues s'écraser sur les rochers, les oiseaux qui se réveillent commençant à chanter ! Elle sentait une légère brise venir lui caresser les parties de son corps à découvert, les premiers rayons de soleil la réchauffaient doucement. Très agréable, elle poussa un long soupire de plaisir, profitant de l'instant présent. Après de longues minutes à se prélassé dans son lit, se réveillant tranquillement, il était quand même temps de se lever pour aller ouvrir la boutique. Bon à l'ouverture, il ne risquait pas d'avoir foule devant son magasin, mais c'était toujours bien d'être à l'heure et de ne pas prendre de mauvaises habitudes. La jeune femme n'avait pas envie de demander de l'aide à un inconnu pour gérer le magasin à cause de sa petite activité secondaire... La rouquine était très bien toute seule, même si ça lui arrivait d'être fatiguée quand elle menait à bien des traques le soir, elle ne voulait pas s'embêter avec une personne en plus.

Enfin, elle quitta son lit et se prépara pour rejoindre la boutique qui était juste à quelques mètres de sa maison. Sarah, était en bordure de village à l'autre bout, elle aimait bien sa tranquillité. Il était environ 10h quand elle poussa les portes de sa petite boutique. À l'intérieur se trouvait un panel d'armes à feu en tout genre... Des immenses étagères remplie ! Les plus beaux modèles étaient mis sous cloche pour éviter les vols et les protéger de la poussière. Après les cross, des pistolets se trouvaient des étiquettes avec les prix, bien sûr ce qui n'en avaient pas étaient les plus chers !

Sarah se dirigea dans l'arrière-boutique, c'était son atelier, elle attacha un long tablier noir autour de son ventre qui lui arrivait au niveau des genoux et elle se mit directement à travailler. Comme elle l'avait dit il n'y avait pas foule, donc elle avait tout le temps de travailler sur les projets de ses clients principalement l'armée en ce moment. C'étaient toujours les mêmes armes il n'y avait pas de surprise, mais bon ça passait le temps pendant ses longues journées. Il faut dire que c'était assez calme en ce moment... Tellement calme qu'il y a bien longtemps qu'elle n'avait pas prit de prime. Aucun mercenaire n'était venu dans sa boutique depuis un moment, ce n'était que des soldats... Enfin, il fallait bien se montrer patiente !

Alors qu'elle travaillait sur des plans le crayon en main, elle entendit les carillons de sa porte...

"Ah un client !" La rouquine se leva de sa chaise, posa le crayon derrière son oreille passant ses cheveux en arrière. Avant de se diriger dans la boutique tout en essuyant ses mains dans un chiffon qui était attaché à son tablier.

"Bonjour !"
Lâcha rapidement la rouquine tout en passant la porte pour rentrer dans la boutique. Elle se posa derrière son comptoir, sourire aux lèvres, rangeant le chiffon dans la une de ses poches. En dessous de celui-ci on pouvait remarquer qu'elle portait une chemise grise, les premiers boutons étaient ouverts laissant voir la naissance de sa poitrine, pour le bas c'était tout simple un pantalon légèrement moulant. Elle prenait soin d'elle sans en faire trop quand elle travaillait. Une des grandes touches de féminité était son maquillage dessinant ses yeux, mettant en valeur sa bouche & cachant légèrement ses taches de rousseur sur ses joues. Des boucles d'oreilles en cercles entouraient son visage alors que ses cheveux se trouvaient derrière ses oreilles.

Sarah regarda l'homme tout en posant son coude sur son comptoir alors que celui-ci lui faisait une révérence. Houla ! Elle n'en méritait pas tant... C'était bien la première fois qu'un homme lui accordait un accueil de la sorte dans sa boutique. Elle passa sa main devant sa bouche étouffant un léger ricanement... Ce n'était en rien méchant, elle n'avait juste pas l'habitude qu'on la salue de la sorte.

"Excuse moi... Hmmmm Zorro ! J'ai été vraiment surprise !" Directement, la rouquine s'excusa de son comportement savant que ce n'était pas le plus approprié... "C'est bien la première fois qu'un homme me salue en me faisant une courbette !" Courbette, réverence c'était la même chose !

Enfin, il était bon de revenir sérieuse maintenant, c'était un client après tout ! Et ce Monsieur cherchait une arme pour remplacer son épée bien usée par les combats et le temps. Zorro lui expliqua ensuite qu'il ne connaissait rien aux armes à feu, qu'il ne comprenait pas chose à tout ça !

"Je suis très contente que tu aies choisi ma boutique ! Moi c'est Sarah !" Ajouta rapidement la rouquine avec un sourire tout en sortant de derrière son comptoir.

"Alors ici tu pourras trouver principalement ce qu'on appelle des pistolets ou encore des fusils ! Pour faire simple !" Les mains de Sarah se posèrent sur un revolver argenté, la cross noire était faite en corne d'un des différents monstres que l'on peu croiser dans les Contrées du Chaos. Elle ouvrit le barillet et attrapa des balles sur le comptoir. "Alors c'est simple on prend ce qu'ont appel des balles, qui sont remplis au préalable avec de la poudre... On charge l'arme... Et après, il faut juste savoir viser ! Très simple n'est-ce pas !" Sarah referma la barillet levant l'arme dans sa boutique, plaçant son doigt sur le chien. L'explication était très bateau... Il faut dire que ce n'était pas souvent qu'elle expliquait ce genre de chose.

"Nous pouvons dire que c'est globalement la même chose que les gros calibres, sauf qu'on ne va pas abattre un mur avec ça ! Par contre il est très facile de tuer une personne avec ça... Une balle en pleine tête, on ne parle plus..." Sarah reposa l'arme sur le comptoir nettoyant avant la cross avec son chiffon, elle était très soigneuse avec ses petits bijoux "Je peux te faire tester si tu intéressé à l'arrière de la boutique... Il faut dire que c'est bien de découvrir les sensations par soit même, se faire son idée que d'écouter des belles paroles ! Je suis pas ici pour te forcer à prendre obligatoirement une arme, qu'elle ne te plaise pas et que tu ne l'utilise jamais ! Mes armes ne sont pas faites pour rester dans un placard à prendre la poussière." Sarah, voyait ses pistolets comme des oeuvres d'art qui devaient être utilisés, donc elle ne faisait pas de la vente forcée comme des collègues qu'elle connaissait à l'autre bout de Terra. Des concurrents qui voulaient juste faire de l'argent... Tssss...

"Par contre je tiens à te dire... Ce sont des armes que l'on peut mettre dans sa poche comme tu dis certes... MAIS ! Elles ne sont pas à la portée de toutes les bourses non plus ! Même si elles sont plus petites, ces armes restent tout aussi complexe à la confection. Je ne vends pas de la camelote !" Même les armes qui n'étaient pas sous cloche pour les protéger avaient un coût. Sarah mettait tout son savoir-faire lors de leur création... Que se soit la phase sur papier, que la phase de création pure et dure !

"Tu veux savoir autre chose ? Ou je peux te faire tester une arme qui te fait de l'oeil ?" Ou il pouvait aussi partir si l'explication de Sarah ne l'avait pas convaincu... Mais bon... Ce n'était pas le but de la démarche ! La Rouquine avait bien envie qu'il teste une de ses armes, un épéiste qui laisse son épée pour un fusil ce n'était pas souvent que cela lui arrivait.

Zorro Wolfen

Créature

Re : Une question de calibre (Sarah)

Réponse 2 samedi 23 mai 2020, 20:01:33

Un charmant rire échappa à la jeune femme devant la fantasque révérence du mercenaire, un rire qui lui arracha un léger sourire amusé.
Alors qu’il confessait sa totale méconnaissance des armes à feu, quelque soit leur taille, la jeune armurière sortit de derrière son comptoir tout en se présentant. Zorro en profita pour la détailler plus attentivement, par réflexe, notant ses discrètes tâches de rousseur, ses habits pratiques mais néanmoins élégants et s’efforçant de ne pas regarder plus que nécessaire son large décolleté. La demoiselle était charmante, mais il n’était pas là pour ça. Alors autant rester professionnel !

Légèrement appuyé contre le comptoir, bras croisés, l’air sérieux et une légère moue dessinée sur ses lèvres, il écoutait et observait la rouquine alors qu’elle lui expliquait le fonctionnement de ses armes. Celui-ci semblait fort simple : charger, viser puis tirer. Un fonctionnement finalement commun à toute les armes à distance, qu’il s’agisse d’un arc, d’une arbalète ou de ces arbalètes de poing que le mercenaire avait eu l’occasion de tester par le passé, arbalètes qui, ainsi qu’il pouvait le constater, ressemblaient beaucoup à ces fameux "pistolets" que Sarah lui présentait.
Zorro n’avait jamais vraiment aimé ces arbalètes miniatures, leur reprochant leur manque de puissance et de précision, des défauts qui, à en croire la rousse, ne concernaient pas ses chefs-d’œuvre.

Les explications se terminèrent, laissant le voyageur à la fois dubitatif quant à son intérêt, curieux de voir l’arme en action et enthousiasmé par la passion qui se dégageait de l’artiste. Sans compter que cette dernière l’intriguait ; maintenant qu’elle se tenait proche de lui, outre son charme indéniable, il sentait en elle comme une part de noirceur, quelque chose, son instinct peut-être, qui lui disait "attention, cette femme est plus dangereuse qu’il n’y parait". Il n’aurait guère été surpris d’apprendre qu’elle se servait régulièrement de ses réalisations…

Il allait demander s’il y avait la possibilité de tester l’un au l’autre des pistolets ou fusils, quand la jeune femme le devança, lui proposant d’essayer une des armes qui lui faisait de l’œil. Tout sourire, il hocha la tête.

- Avec plaisir. Cependant, je n’y connais vraiment rien, et je m’en voudrais d’abîmer l’une de tes créations par mon inexpérience. Si tu as des modèles plus … simples, ce serait peut-être mieux ?

Laissant Sarah choisir des armes de test pour lui, il la suivit de son pas souple sur le pas de tir avant de lui demander une démonstration – une image valant mille mots.
Alors qu’elle se mettait en position, il la regarda avec intensité, mémorisant ses gestes, insensible en apparence à sa silhouette qu’il ne pouvait s’empêcher de remarquer. Et d’apprécier !
Une détonation retentit, surprenant l’aventurier qui porta instinctivement la main à la poignée de son épée et se mit en position. Il tint la pose un court instant, avant d’éclater d’un rire frais devant sa bêtise : les gros modèles faisaient un vacarme de tout les diables, nulle raison pour que les modèles de poches ne soient pas tout aussi bruyant !
Remit de sa surprise et de son hilarité, il attrapa le pistolet que lui tendait la belle et prit place, étonné par le poids de l’objet. Avec hésitation, il imita la rousse, écoutant ses recommandations et la laissant, au besoin, corriger sa position, tâchant de ne pas être perturbé par son odeur agréablement fleurie.
Les mains autour de la crosse, solidement campé sur ses jambes, il leva le canon d’un geste souple, visa et … loupa la cible d’une bonne vingtaine de centimètres, creusant un impact dans le mur ! Heureusement que personne ne pouvait passer derrière ! Il s’était pris le recul en pleine figure, ne devant qu’à ses réflexes et une solide constitution de ne pas se prendre le canon dans les dents. Il lança un regard mi-amusé mi-contrarié à la rousse à côté de lui avant de lui tirer la langue.

- Ça, tu ne m’avais pas prévenu ! Vilaine fille …

Maintenant averti, il se remit en position, visa soigneusement … et explosa la cible. Un sourire triomphant éclaira son visage. Certes son tir n’était pas aussi beau que celui de l’experte, mais au moins l’avait-il réussi.

Avec la permission de la demoiselle, il essaya encore quelques tirs, améliorant rapidement sa prise en main et sa précision. L’arme, finalement, lui plaisait bien. Une fois habitué, elle était légère, précise, pratique et surtout, dévastatrice ! Le seul point négatif que Zorro pouvait lui trouver, c’était son manque total de discrétion, un défaut somme toute mineur une fois la bataille engagée.
Profitant de l’occasion, il essaya un fusil que la belle avait rapporté. Les sensations lui plurent moins, mais il apprécia grande la portée de tir, lorsque Sarah la lui révéla.

Finalement, après qu’il lui ait rendu ses créations, le mercenaire et la créatrice retournèrent dans la boutique.

- Je vais être honnête avec toi Sarah, au début j’étais moyennement convaincu. J’ai l’habitude des épées, et malgré tout je continuerais de les utiliser. Mais ta passion, ton amour pour ce que tu fais, et cette session d’essais ont vaincu mes réticences.

Il lui offrit un grand sourire avant de poursuivre.

- Par contre je suis généralement exigent sur la qualité de mon équipement, quand je l’achète alors du coup j’ai deux questions pour toi : pourrais-tu me faire une paire de pistolets sur-mesure, chose dont je ne doute pas vu ton talent, et surtout quel serait grossièrement ton prix ?

Il lui expliqua rapidement ce qu’il souhaitait – des pistolets adaptés à sa main, si possible plus silencieux et plus précis, quitte à perdre en puissance de feu, et surtout pouvant être rechargé rapidement.
Son sourire fondit comme neige au soleil lorsqu’elle lui annonça son tarif. Ou plus exactement comme un flocon de neige en plein désert aride, par grand soleil.
Une grimace le remplace et il se fendit d’un horrible juron venu tout droit de son pays d’origine.

- Slwt ó cachu ! Je ne sais pas si …

Sortant sa bourse de sous son armure, il compta rapidement ses pièces avant d’afficher une moue profondément navrée.

-C’est ce que je craignais. Je n’ai pas assez, même si tu me fais un prix. Il va falloir que j’économise plus. Désolé de t’avoir fait perdre ton temps. Je reviendrais un autre jour, quand j’aurais une bourse à la hauteur de ton talent.

Toujours grimaçant de dépit, il rangea sa monnaie et tendit la main vers l’armurière.

- En tout cas sache que ce fut un réel plaisir de te rencontrer, et que ce sera une joie de te revoir belle demoiselle. Hésite pas à me contacter si tu as besoin d’aide pour quoi que ce soit !

Sur quoi il se dirigea lentement vers la sortie, caressant du regard les armes exposées…
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Sarah

Humain(e)

Re : Une question de calibre (Sarah)

Réponse 3 mardi 26 mai 2020, 14:06:31

Sarah aurait pu parler de sa passion pendant des heures et des heures, ne pouvant plus s'arrêter, mais avec le temps, elle avait appris à se contrôler ! Et faisait des explications assez brèves pour la présentation des armes. Évitant de saouler les gens, surtout les nouveaux clients comme Zorro. C'est pour ça qu'elle préférait mettre en avant la pratique en proposant d'essayer les armes que de trop s'attabler sur la théorie qui était souvent barbante. Même si Zorro avait l'air curieux de découvrir les armes de Sarah et que ses courtes explications ne l'avaient pas démotivé directement. Ca faisait chaud au coeur vraiment ! Un large sourire éclairait le visage de la jeune femme.

"T'inquiètes ! Je vais choisir une arme appropriée pour te faire une idée !" Sans plus attendre Sarah partie dans sa boutique, pour faire sa sélection.

C'était un pistolet assez basique, il était un peu plus lourd que les autres dû aux matériaux que Sarah avait utilisé pour la fabrication. Dessus, on pouvait voir quelques arabesques pas très travaillées, c'était un des premiers pistolets qu'elle avait confectionné avec ses parents quand elle était petite. Son prix était plutôt bas comparé aux autres, mais il avait une très grande valeur sentimentale pour le brin de femme. Elle aurait pu le vendre plusieurs fois, mais refusait toujours de s'en détacher... Un souvenir qui ne veut pas s'effacer, un jour quand elle arrivera à faire le pas, elle s'en sépara, quand elle trouvera la bonne personne c'est pourquoi elle le laisse quand même en vente. On ne sait jamais. Mais entre temps elle s'en servait pour faire tester les novices ! Il ne risquait rien ! Dans une autre main, elle attrapa un simple fusil de chasse, il servait quand même pour les gros gibiers. Elle avait choisi deux armes différentes, pour qu'il puisse vraiment se faire une idée et voir les différences.

"En route, on va aller derrière la boutique !" Sarah lui montra le chemin, les deux passèrent dans son atelier. Zorro pus rapidement voir sur quoi elle était en train de travailler, mais devait sûrement rien comprendre aux différents schémas, aux outils utilisés ect. Cette pièce devait juste ressembler à un beau bordel, alors que c'était juste très bien organisé. Puis elle passa une porte pour arriver dans une grande cour qui servait de pas de tir. La jeune femme s'y rendait régulièrement pour tester les armes qu'elle vendait, s'assurant de la qualité !

Lentement, Sarah commença par une démonstration, elle prenait son temps pour montrer la posture qu'il fallait prendre ajoutant des explications. Puis, le bruit percutant de la détonation ! Un joli tir ! Mais, dès qu'elle tourna le regard vers Zorro elle put voir qu'il s'était mis en garde, la main sur la garde de son épée. La jeune femme essaya de se retenir de rire, se mordant l'intérieur des joues, mais sur son visage on pouvait lire un peu de moquerie.

"C'est surprenant quand on ne s'y attend pas hein !" Ajouta Sarah tout en lui pointant la crosse du pistolet. "A ton tour maintenant !"

Comme une bonne prof' Sarah le conseilla dans son maintien, posant ses mains sur ses épaules pour bien les mettre dans l'axe, puis au tour des jambes. Douces et petites mains qui parcouraient se large corps, en regardant de plus près on voyait des légères marque dû à son travail qui n'était pas des plus simples pour une femme seule.

Enfin, Sarah prit un peu de distance avec Zorro, maintenant, c'était à lui de jouer.

Une nouvelle détonation.

C'est alors qu'elle vit le pistolet se lever... Le recul... Sarah n'y prêtait plus vraiment attention, l'habitude, mais c'est vrai que pour les novices. Heureusement, Zorro était solide ! Et ces dents, son nez avait réussit à sortir indemne...

"Oh oui... Je m'excuse ! Je n'y fais plus attention avec les années... Mais c'est vrai que..." La jeune femme ne savait pas trop quoi dire sur le coup, c'était sa faute ! De là à lui dire - Vilaine fille - elle ne le méritait peut être pas ! "Bon plus de peur que de mal ! Et maintenant tu es au courant." Un rire nerveux comme pour faire passer un peu mieux la pilule.

Zorro lui demanda la permission de continuer le petit test, bien sûr ! Après ce qu'il venait de se passer, elle se voyait mal de refuser ça. Zorro apprenait assez vite, corrigeant sa position tout seul, améliorant la visée, arrivant même à toucher la cible.

"Bravo ! Bravo ! Déjà aussi fort que moi !" Toujours une petite boutade pour encourager les performances.

La professeur improvisée veillait toujours au grain même quand il passa sur le fusil lui expliquant la nouvelle prise. Une fois finit, Sarah récupéra les armes et ils retournèrent dans la boutique, l'écoutant alors qu'elle nettoyait les canons des armes qu'ils venaient d'utiliser.

"Je suis contente d'avoir réussi à te faire changer d'avis ! C'est une tout autre sensation !" Contre rien au monde Sarah, passerait sur une épée... C'était déjà moins discrèt et l'effet incroyable de voir les têtes des pourritures qu'elle chassait exploser... Hmmmm... Un frisson lui traversa l'échine.

"Je peux sans problème te faire une paire de pistolets sur-mesure... En ce qui concerne le prix... Explique-moi déjà ce que tu veux, ça va dépendre..." Sarah écouta les souhaits de Zorro, notant avec un morceau de fusain les indications sur une planche de bois pour ne rien oublier. Elle fit de nombreux calculs, tout en lui expliquant à chaque fois les prix et que tout soit clair dans sa tête. A chaque retenus, la jeune femme pouvait voir sa tête se décomposer...

Et la douloureuse tomba ! Un coup de massue.

"Je vais te demander 250 000 pièces d'or pour une pièce... Alors comme tu en veux deux... 500 000 pièces tout rond !" Sarah entoura le prix sur la planche de bois, la pointant vers Zorro qui devait se sentir mal vu la tête qu'il tirait.

Sarah, le regarda sortir sa bourse sur le comptoir et se mettre à compter ce qu'il avait... Il n'avait même pas assez pour une seule arme. Il ne devait pas s'imaginer que ce n'était pas à la portée de tout le monde... Enfin, il rangea ses affaires, s'excusa de lui avoir fait perdre son temps avant de se retourner vers la porte.

L'armurière ne savait pas trop quoi dire, Zorro n'avait pas l'air d'être un mauvais bougre ! Plutôt droit dans ses bottes, il refusa le prix déçu... Nombreux hommes auraient essayé de marchander comme des diables pour faire descendre l'estimation ou encore auraient menacer Sarah... Bon dans ce deuxième cas ça se passait plutôt mal pour eux. Mais ça ce n'était qu'un détail.

"ATTENDS !" Ca venait de sortir tout seul, juste avant que Zorro ne passe la porte de sa boutique... Qu'est-ce qu'elle venait de faire sérieusement. Ce n'était pas dans le genre de Sarah d'avoir pitié comme ça des gens... Elle posa sa main sur son front, repoussant ses cheveux en arrière réfléchissant à ce qu'elle pouvait bien dire... Car oui, dans la logique Zorro était bien en train d'attendre quelque chose.

"Euh... Je ne sais pas on peu essayer de s'arranger !" Oh est merde... Sarah trouva vraiment que ça à dire. Comme trouver un arrangement pour faire descendre le prix des armes... Enfin, pour que tout le monde trouve son compte. Zorro devait encore s'attendre à quelque chose de ça part, si Sarah venait de proposer ça, c'est qu'elle avait quelque chose en tête... Sauf que non ! Elle ne sait même pas pourquoi, elle l'avait arrêté. Trop gentille avec les gens qui semblaient être de bonne foi... Sale bécasse va ! Au fond d'elle, le brin de femme s'insultait de tous les noms qu'elle pouvait connaître.

"Je peux te proposer... Euh..." Sarah avait vu la bourse de Zorro, elle ne pouvait pas se permettre de descendre autant de le prix de ses armes. C'était du suicide économique ! De la vente à perte, ce n'était juste pas possible avec le travail qu'elle allait fournir. "De m'aider à la boutique !" Vraiment ? Alors que ce matin, elle se disait justement qu'elle n'avait besoin de l'aide de personne... Qu'elle gérait très bien sa boutique et sa double vie. Petit à petit, elle creusait son propre trou. Impossible de faire un retour en arrière, maintenant qu'elle venait de lâcher ça.

"Ouais tu m'aides un peu à la boutique, tu accueilles les clients, tu prends les commandes normalement tout le monde est capable de faire ça ! Tu ouvres aussi la boutique le matin !" Bon juste ça, Sarah pourra dormir un peu plus le matin, après les soirées de chasse, un point qui restait intéressant. "Et si tu veux, tu pourras travailler sur t'es propres armes avec mon assistance bien sûr, mais l'avantage c'est que le prix de main d'oeuvre va descendre en flèche !" Sarah lui fit de nouveau un calcul sur la planche de bois. "Si tu acceptes... Tu devrais faire un mois et demi dans ma boutique !"

La jeune femme leva la tête vers Zorro, posant de nouveau son fusain avant de passer sa main dans ses cheveux, signe qu'elle était encore en train de réfléchir à ses affaires personnels, sa double vie... Ses doigts passaient sur son front, au-dessus de ses sourcils, s'étalant le reste de fusain noir qu'elle avait encore sur ses mains sur sa peau pâle. Laissant de grandes traînées.

Et surtout si Zorro acceptait cette offre, où allait-il loger ? Manger ? Boire... Sarah, faisait ça pour l'arranger ! Mais s'il devait finalement dépenser tout son argent pour payer un mois d'auberge dans le village ça n'allait pas aller. Dans sa tête, une seule solution tournait en boucle, l'accueillir en plus dans son domicile. Attendons déjà de voir ce qu'il allait décider, Zorro, allait peut-être simplement dire non ne voulant pas déranger ou je ne sais pas quoi. Mais, il fallait bien avouer c'était une occasion en or qui se présentait à lui ! Et surtout unique, jamais Sarah n'avait proposé ce genre de chose à n'importe quel autre client.


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