Personnalité
En ce qui a trait à la personnalité de la Princesse de Meisa, nous devons admettre que tout n’est que spéculation, car en raison de sa nature plus discrète, ne quittant que rarement sa tour ou n’étant vue que dans des événements officiels où elle se devait, de par sa nature de princesse, à restreindre sa personnalité au possible pour donner un air de dignité et de fierté, nous n’en savons guère grand-chose. Cependant, nous allons spéculer, et pour appuyer ces spéculations, nous avons ici quelques extraits de journaux qui lui apportent des descriptions sur certains points. Certes, ce n’est pas une description pure, mais ces extraits nous donneront une idée de la personnalité de cette femme.
« … m’avait prédit que je n’aurais pas d’enfant. La nouvelle, je l’admets, m’avait fortement ébranlé, car j’avais espoir de gracier mon épouse d’une grande et large famille, mais je n’oublierai pas ce que j’ai vu sur le visage de son Altesse. Aussi malheureux et dépité que je fus, je n’avais pas de larme à verser, et pourtant, la princesse les versa pour moi. Elle me prit les mains, les baisa, et prit sur elle la charge de mon malheur. Je sens encore l’humidité de ses joues sur les paumes de ma main. La faute n’était pas sienne, mais celle de la nature, mais cette princesse, si loin des préoccupations d’un pauvre soldat, avait traité ma peine comme si elle était la sienne. Je n’ai… »
« … et pour le dîner, madame a fait demander, comme à son habitude, un peu de fruit et un peu de vin. Comme toujours, elle mangeait seule, et la dame de Jais-la-Combe avait quitté les appartements royaux dans l’après-midi. Je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine pitié pour cette femme qui, malgré sa douceur, ne partageait que son lit, et rien d’autre, avec tous ces jeunes gens qui se pleuraient de ses affections lorsqu’elles prenaient fin. Pourtant, je sais que le Roi le déconseille, que quelque chose chez la Princesse risque d’apporter le malheur sur une personne, mais mon cœur pleure de la savoir ainsi dépourvue d’amour. Si la bienséance me le permettrait, je lui en aurait touché un mot, ne serait-ce que pour la réconforter, mais je ne saurais outrepasser le devoir. »
« … la colère du Roi ne saurait être éclipsée que par la colère de la Pythie. Les visions qui l’accablent, selon sa Grâce, est souvent uniquement associé à un événement, souvent sans lien avec elle-même à moins de la participation d’un autre, et ce matin, elle était descendue dans la caserne, folle de rage, pour demander à ce que nous procédions à l’arrestation d’une femme dans les bas quartiers. Je n’ai jamais vu le capitaine aussi terrifié de toute ma vie, à croire que cette femme aurait été capable de lui arracher sa dignité et son grade dans le même geste s’il n’agissait pas immédiatement sur sa vision. Honnêtement, je ne lui en veux pas, à la princesse ; ce que cette femme faisait subir à ses pauvres maris et enfants… non. La colère de son Altesse était parfaitement justifiée. »
« c’était le troisième, aujourd’hui. Et je ne me comprends pas comment ces idiots tombent aussi facilement dans le panneau. Un regard, un sourire, un geste de la main, c’est presque tout ce qu’il fallait à cette tentatrice pour que les hommes se jettent à ses pieds. Ah, elle est belle, la noblesse Meisaenne ; des fils de duc aux filles de baron, tous soupiraient à son passage. Quand bien même, ne comprennent-ils pas qu’elle ne se fait que se servir d’eux pour assouvir ses propres désirs ? Ce n’est pas une fille de terre, qui leur apprendra les choses de l’amour, mais une catin qui les poussera à la débauche débridée. J’ai vu ce que cette femme les laisse faire. Je ne remettrai jamais les pieds dans le service du palais tant que cette femme y vivra. »
« la dame est souvent au prise avec des appétits un peu… extrême, j’en conviens. Mais pour une personne qui a vécu toute sa vie sans avoir son propre mot à dire, parfois, le trop plein de liberté avait l’effet contraire sur la psychée. De perdre le contrôle, de se retrouver sous la force contrôlée d’une autre personne, cela semblait lui apporter une certaine sérénité. Les filles de la terre le lui accordent lors de leurs visites. Je la vois souvent arborer des marques aux poignets, au cou, et les traces de morsure sur sa peau. Nous gardons toujours un
sigri à portée de main ; je ne sais pas jusqu’où les appétits de la dame pourraient un jour la mener, mais je préfère la prudence à l’inconscience. »
«… encore une fois, le Roi et la Princesse ont échangé des mots fort acide »
«… le prince a dû la calmer et l’éloigner de sa Majesté. Je crois qu’elle aurait pu le frapper, s’il avait été à portée de main... »
« … a dût appeler le prince Grymauch. L’enlèvement a été commis par un amant répudié de la princesse. Pauvre enfant, elle a dût être terrifiée… »
Physique
Lauriane est une femme dont l’apparence trahit ses origines mystérieuses ; ne ressemblant en rien à une Meisaenne, et ne partageant avec ses parents absolument aucun trait qui, normalement, aurait pu laisser supposer un air de famille, elle semble avoir été modelée par une volonté propre de ressembler à ce qu’elle désirait. Gracieuse et élancée, sa silhouette est mise en valeur par la mode Meisaenne, qui très rarement ne couvre son buste avantageux.
Ses cheveux, parfois ornés de petites perles ou de tresses selon sa fantaisie, sont d’un argenté si pâle qu’ils en paraissaient parfois blancs, et sont soignés et naturellement parfumé d’un doux parfum qui rappelait celui des iris de Meisa. Ils tombent en ondulations souples et naturelles sur ses épaules et son dos, encadrant un visage au teint clair, fort pâle comparativement à ses concitoyens. Ce visage, dit-on, avait des triats délicats et harmonieux, des joues rosées, un nez fin, des lèvres pleines et, selon les quelques histoires qui l’entourent, d’une douceur exquise. Son sourire, rare pour ceux qui n’avaient point gagné ses affections, était éclatant, illuminant l’humeur de ceux qui avaient le bonheur de le percevoir.
On notera également son port de tête digne et assuré, bien que celui-ci soit plus le résultat de l’éducation de ses précepteurs que d’une réelle fierté royale ou d’un sentiment d’importance.
Ses yeux, tantôt d’un bleu azur, tantôt d’un améthyste étincelant, changent aussi souvent que ses humeurs et les saisons, comme un reflet sur ses plus secrets sentiment. Bien que normalement sereins ou doux, il voyage dans la mer de son regard parfois l’ombre d’une tristesse ou d’une colère qui, rarement, se voient adressées.
Une autre chose que les descriptions de la princesse nous rapportent, cependant, est l’existence de nombreuses cicatrices. Son corps, notamment le dos et les cuisses de la princesse, étaient le canevas des plus odieuses cruautés que pouvaient apporter la civilisation ashnardienne et nexusienne, dont la dépravation poussait ses pairs, nobles et chevaliers, à démontrer leur supériorité en endommageant l’intégrité physique des esclaves et serviteurs, ou autre gens du peuple.
Détails additionnels
Âge: 43 ans, n'en parait que 22 pour le commun des mortels.
Race: Ashansha, considérée comme humaine
Sexe: Féminin
Orientation sexuelle: Apparemment pansexuelle.
Capacités notables:Don de prophétie -
L'esprit de Lauriane est intimement lié à la force conductrice de l'univers, ce qui lui permet de percevoir des bribes du futur et du passé dans certaines conditions. La princesse semble avoir ces visions au moment d'émotions intenses, incluant le plaisir, la douleur, la peur ou la colère. Elle n'a cependant aucun contrôle sur cette capacité.
Perception extra-sensorielle:
Pour la même raison que son don pour la prophétie, elle est également apte à percevoir les choses qui se trament de l'autre côté du voile. Non seulement peut-elle ressentir les grands esprits qui habitent l'astral, mais elle peut même communiquer avec eux, quoi que l'inverse est le cas plus fréquent, car son âme, comme un soleil, attire et fait graviter ces mêmes créatures, certaines par curiosité, d'autres par avarice, et certains encore par haine.
Magie:
Techniquement capable de magie, elle n'a cependant aucun contrôle sur celle-ci, qui peut se déclencher à n'importe quel moment, et de façon complètement aléatoire, et souvent à des effets forts désastreux.