One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« le: vendredi 27 mars 2026, 17:10:15 »Elle n'aurait pas pu mieux faire si elle avait voulu viser, la balle se logeant proprement au centre du front du religieux, le tuant sur le coup. Grimaçant, n'ayant pas le temps pour s'attrister de la perte humaine de cet imbécile pacifiste, la blonde releva les yeux juste au moment où Bill lui rentrait dedans. Le choc fut brutal, lui coupant la respiration autant que l'impact de son corps souple contre le mur. Son crâne cogna durement contre le bois épais derrière elle, lui faisant voir trente-six chandelles. Incapable de prendre la plus petite inspiration pendant une longue minute, la jeune femme se laissa glisser contre le mur jusqu’à se retrouver affalée sur le sol, la tête penchant contre ses jambes inertes.
Elle perdit la notion du temps, retrouvant peu à peu l'aptitude de respirer pour ne pas suffoquer, retrouvant plus lentement encore ses esprits après le choc brutal contre le mur. Elle eut l'impression de ne retrouver sa faculté à évaluer le temps qui passait quand le canon d'une arme s'inséra brusquement entre ses lèvres, le métal cognant sans pitié contre ses dents. Avec une certaine difficulté, ses prunelles se focalisèrent sur celui qui la menaçait, exprimant autant une défiance farouche qu'une étincelle de crainte qu'elle cherchait à réprimer.
Muette, par la force des choses, la blonde déglutit avec difficulté devant l'affirmation que la situation était de sa faute. Non pas qu'elle le nierait si elle en avait l'opportunité : Retarder les malfrats était, à son sens, une bonne chose. Surtout avec les morts qui saignaient presque paresseusement contre les lattes du parquet grossier.
S'empressant de refermer la bouche dans un claquement audible quand l'arme se retira, quand l'homme chargea l'un de ses frères de la mettre en joue, la belle essaya de carrer les épaules pour faire bonne figure. Son regard tenta de suivre les mouvements de Bob, inquiet mais déterminé. Il retournait malgré elle sur l'arme qui la menaçait, la gardant sagement immobile dans sa posture effondrée.
Bien vite, cependant, le meneur revint vers elle. Ses prunelles accrochèrent les ceintures de cuir qu'il avait récupéré tandis que son cerveau peinait à en comprendre la raison. Encore sonnée, elle ne réagit pas tout de suite quand Bob et Grat s'occupèrent de lui immobiliser bras et jambes sans douceur. Et quand elle montra enfin des signes de résistance, il était trop tard. Se débattant faiblement, elle ne réussit qu'à égratigner les bandits avec ses ongles avant de se retrouver impuissante.
« Non, non ! Tenta-t-elle de protester d'une voix tremblante, essayant de se soustraire à leur prise. »
Mais trop tard, Calpurnia Tanner se retrouvait pieds et poings liés, le cuir des ceintures immobilisant ses chevilles et mordant cruellement dans ses poignets réunis dans son dos.
« Lâchez-moi, vauriens ! Vous ne vous en sorti-Mmmpff ! »
Ses protestations furent bien vite muselées par un mouchoir en tissu -propre, elle l’espérait en tout cas- et une troisième ceinture nouée et serrée autour de son crâne. Impuissante et réduite au silence, la jeune femme tentait malgré tout de gigoter en espérant que les deux hommes la lâcheraient. En vain.
Se retrouvant juchée sur un cheval, jetée sur le dos de l'animal comme un vulgaire paquetage, la blonde ne voyait plus que le sol et les jambes du bestiau. Sur le ventre, incapable de se retourner, Calpurnia fit pourtant de son mieux pour crier au travers du bâillon et gigoter tant bien que mal en sollicitant ses abdominaux.
Un coup de feu déchira le silence relatif qui venait de s'installer.
Sans aucune visibilité, la fille du banquier Turner n'eut cependant pas le temps de se demander ce qui se passait. Le départ fut soudain. Animé. Le rythme se trouva tout de suite forcé, et la posture dans laquelle elle se trouvait se trouva particulièrement désagréable. Faisant de son mieux pour gainer ses abdominaux et éviter d'être ballottée trop violemment, Calpurnia aperçut rapidement les silhouettes du shérif et de son fils tandis qu'elle était emportée au loin.
Perdant vite la notion du temps ou de la géolocalisation, l'otage des frères Dalton sembla abandonner la lutte. La poussière des chemins lui fit monter les larmes aux yeux, et elle les ferma pour ne pas se retrouver à pleurer sans raisons. Et pour éviter qu'un bout de caillasse ne la blesse, accessoirement.
Priant tout ce qu'elle pouvait durant tout le temps que dura la fuite, Calpurnia se retrouva férocement déçue quand les malfrats s'arrêtèrent enfin. La luminosité avait baissé. Ce devait faire quelques heures déjà qu'ils chevauchaient. A bout de forces, même en ayant cesse de se débattre relativement tôt dans la cavalcade, la blonde se retrouva soudainement juchée sur l'épaule de l'un des frères.
Tentant de se frotter les yeux contre son épaule pour enlever la poussière accrochée à ses cils et ses paupières, Calpurnia essaya de se repérer. Autour d'eux, c'était le désert. Sable, rocaille, monticules…et des collines rocheuses. Le genre de collines abritant bon nombres de petites cavernes indécelables si on ignorait leur présence. Le genre de cavernes qui pouvaient avoir une petite mare d'eau douce qui remontait du sol.
Incapable de savoir où ils étaient, le seul espoir de la jeune femme était que le shérif Lockwood n'ait pas perdu la trace des fuyards. Mais elle doutait fortement qu'ils la retrouveraient cette nuit, surtout si les quatre frères connaissaient bien ces collines et ces cavernes.








