Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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... Je vous attendais ( Valfàdr )

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Louhi

Dieu

... Je vous attendais ( Valfàdr )

mercredi 27 juin 2012, 22:50:46



Immensité éperdue
. C'était ainsi que Louhi aurait aimé renommer son royaume, dont les terres s'étendaient jusqu'à perte de vue. Un royaume aussi craint que respecté, aussi beau qu'effrayant. Vêtue seulement de ses tatouages, de la riviére de sa chevelure et d'un drap maladroitement noué contre elle, la reine des fondations du monde sortit de son immense lit. Elle resta, un moment, face à sa fenêtre en forme d'oeil, qui se fermait comme des paupières s'abaissent sur des orbites, pour admirer le paysage. Ses terres semblaient infinies. La capitale de ce royaume était nichée dans le creux d'une vallée, entre des roches sombres, d'où sortaient de longues racines tentaculaires noires et tièdes, parfois épaisses, parfois fines, donnant à ces lieux l'impression qu'il était aux pieds d'un arbre millénaire. Le ciel, qu'il soit clair ou sombre, était sans cesse teinté d'aurores boréales dont les couleurs indiquaient la puissance desdites fondations. Quand une épidémie, une mort cruelle s'abattait sur la Terre, les couleurs du ciel devenaient virulentes. Mais tout était apaisé, c'étaient des teintes pastels qui se distillaient entre de fins nuages pâles. Cet endroit traduisait sans cesse ce qui arrivait sur Terre.

Louhi se réveillait d'une longue sieste, et la nuit était tombée. Fine, un peu moite, elle trahissait un été qui s'installait doucement sur ces grandes terres. La capitale du Pohjola était reposée, et quelques lumières indiquaient qu'il y avait de la vie, toujours, dans cette ville. La déesse attrapa un ruban noir, nouant sa longue chevelure en une queue de cheval haute, et héla quelques domestiques. Qui accoururent. Elles étaient, pour la plupart, des hybrides aux traits fins, semblables à des nymphes. La favorite de la reine était une délicieuse créature au crâne rasé, à la peau neigeuse, aux yeux et aux lèvres écarlates. Fille des flammes, salamandre exquise, elle parlait peu, mais massait bien. C'était tout ce que Louhi demandait, ces derniers temps. Cette favorite entra, déposant sur le lit une tenue somptueuse, avant de s'incliner humblement devant sa souveraine.

- Il revient, aujourd'hui ... souffla la déesse en laissant tomber son drap, dévoilant son corps nu face à cette fenêtre béante et à une tripotée de domestiques dociles.

- Il vous manque, n'est ce pas ? demanda la favorite, tout en connaissant très bien la réponse.

Louhi lui répondit d'un sourire, avant d'attraper sa tenue. Aucun autre sous-vêtement que des bas noirs, aux bords dentellés. Des ballerines noires et vernies. Une longue robe bustier d'un rouge-sang tendre, fendue d'un côté, dévoilant ses fines jambes et le haut de ses bas, et dont le bords touchait le sol. Louhi se faisait belle pour lui, en ce jour. Dans son palais, beaucoup le connaissaient, mais la populasse ne savait rien de celui que la reine considérait comme son époux. Les lois le disaient : seule elle pouvait gouverner le Pohjola. Alors le peuple n'avait cure des amourettes de sa reine, tant qu'elle gouvernait correctement. C'était un bon peuple, en somme, selon elle. Une domestique plaça sur la poitrine de la reine un plastron en dentelles noires et argentées, tandis qu'une autre attachait à son poignet six bracelets d'argent, et accrochait le longs de ses oreilles des anneaux en pagaille. Six, car c'était le nombre des filles de Louhi qui logeaient actuellement au palais. La déesse possédait un descendance exclusivement féminine et très nombreuse. Certaines vagabondaient dans le royaume, puis revenaient au palais, avant de retourner vivre leurs vies. Dans les six qui vivaient actuellement entre ces murs, cinq étaient si jeunes que Louhi ne les laissait sortir sans leur gouvernante. La dernière, épuisée par un long voyage, se reposait durant des journées entières dans les bains royaux qui se trouvaient aux pieds des roches. Toute la famille grouillant autour de la Reine se portait donc bien. Et elle, déesse sublime, attendait le retour de son amant.

Les domestiques quittérent les lieux, laissant là leur reine avec sa favorite, qui entreprit de masser le corps de la Reine avec des onguents dont les odeurs embaumaient. La nuit était bien tombée, désormais, et il ne tarderait plus. Elle en était sûre. Certaine. Ses yeux vairons regardérent une nouvelle fois par la fenêtre le ciel qui devenait rougeoyant, traduisant un malaise profond régnant sur Terre. Et, on ne sait pourquoi, elle se mit à sourire. Des bruits de caléches flottantes se heurtant au vent sourd - des carosses flottants dans les airs, le moyen de transport le plus en vogue du Pohjola - attirérent son attention, si bien qu'ele dut se faire violence pour ne pas courir hors du palais. Sa favorite était en train de la maquiller, et le moindre geste maladroit lui donnerait une allure clownesque qu'elle redoutait. Ce serait malvenu.

Ce n'est qu'aprés de lentes secondes, qui lui parurent des millénaires, qu'elle entendit sa porte frémir. Certains jugeaient ce palais, et même ces contrées vivantes, au point qu'ils réagissent face aux émotions de la reine. Une colère, et un orage grondait. Un orgasme, et des vagues intenses soulevaient les flots calmes qui bordaient la capitale. Un cauchemar, et un vent violent hurlait dans les arbres. Elle s'en souvenait encore, de ces longues nuits où tout se déchainait  autour d'eux. Cette fois, le palais frémissait, comme s'il attendait avec la même ferveur que la déesse. Cela faisait tellement longtemps. Elle ne comptait guère les jours, trop occupée à régner, mais le temps lui semblait bien trop long.

Puis on tocqua, à la grande porte aux pieds de son palais.

- Ma Reine, calmez-vous, je vous en prie, murmura sa domestique dans un sourire, surprenant l'impatience de sa souveraine.

Louhi hocha la tête, écoutant cependant avec l'attention d'une enfant curieuse les bruits autour d'elle. Elle entendit la porte s'ouvrir, des personnes s'agiter, et des pas monter les escaliers menant à ses appartements. Ce n'est qu'au moment où la porte s'ouvrit que sa favorite prit la poudre d'escampette, laissant là sa reine, face à cette fenêtre occulaire, ouverte sur un paysage frissonnant et palpitant.
« Modifié: mercredi 27 juin 2012, 23:05:07 par Louhi »



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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 1 jeudi 28 juin 2012, 01:51:40

Dans l'immensité du Pohjola se perdait une unique diligence, de bois d'ébène et aux liserais d'or. De longs châles d'un blanc diaphane pendaient aux fenêtres, bercés par le vent froid de ces terres désolées. Les roues tournaient dans le vide alors que le véhicule flottait dans les airs. On pouvait presque deviner le chahut des cerclages métalliques rencontrant les cahots d'une imaginaire route. L'attelage se composait de deux bêtes de ténèbres, aux yeux verdoyants d'une énergie intarissable, et tractaient le sombre corbillard en direction de la grande cité royale. La voiture allait à vive allure, parcourant l'absolue merveille que représentaient ces terres aux yeux de l'unique passager.

Le froid, les ombres, le givre, le vent... Rien qui puisse déplaire à cet homme, si toutefois l'on pouvait le nommer ainsi, qui revenait sur ses pas après des siècles d'absence. Dans le lointain, les murmures lui soufflaient un nom aux oreilles. Plongé dans une intense focalisation, il tentait de garder son calme alors que ce nom vibrait par tous les pores de sa peau, comme s'il avait désiré, à cet instant, le hurler sur le toit du monde, de toute la puissance de sa profonde voix.
Ses paupières s'ouvrirent, chassant du même coup ces voix qui le hantaient. Il jeta un regard plein de certitudes sur l'horizon, où le soleil se couchait derrière d'absurdes formes d'une architecture torturée et illogique.

 

A perte de vue, ces étendues désolées s'étalaient par delà les horizons et jusqu'aux portes de l'immortelle citadelle. Ce spectacle, effroyable et fantastique à la fois, était en perpétuelle évolution. Les âmes défuntes des faibles s'y égaraient un jour où l'autre. Mais ce n'est pas du tout ce à quoi pensait Svart, alors qu'il contemplait l'illustre domaine de celle qui osait se considérer comme sa femme. Il sourit bestialement à cette pensée. Peut-être lui ferait-elle bon accueil. Svart serra les mâchoires sous l'élargissement de son sourire quand son esprit lui rappela, l'espace d'un flash, l'élégante chute de reins habillée de tatouages de la déesse.

Ou peut être enverrait-elle les loyales âmes de ses serviteurs le réduire en cendres. Après tout, cela paraîtrait possible... Mais au fond de lui, il ne savait quoi penser. Jamais il n'aurait mis en doute sa propre décision - revenir chez elle - mais à vrai dire, cette diablesse était peut être l'une de ses rares créatures à pouvoir semer le trouble et la confusion dans son esprit tourmenté. Le Seigneur des Tourments, pris à son propre jeu par une demoiselle ! De haute lignée fusse-t-elle, et toute déesse fusse-t-elle, jamais Svart n'aurait reconnu une telle chose... En public. Il se surprit lui-même à chercher quels allaient être ses premiers mots. Ne pouvait-il pas simplement être naturel ? Cela risquait fort d'être compromis une fois qu'elle se tiendrait face à lui. Le Seigneur de la Tentation, pris d'anxiété ? Absolument improbable.


Il avait a peine remarqué que les portes avaient déjà été franchies et que dehors, l'on semblait l'attendre. La porte de la lugubre diligence s'ouvrit sur une foule l'auscultant étrangement dès ses premiers pas à l’extérieur. Et bien, c'est vrai qu'il était particulièrement peu présentable, et qu'on s'apprêtait probablement à l'accompagner au palais. Mais un Démon tel que lui n'a que faire des apparences physiques, et aussi chaotique que puisse être son look, il représentait bien la personnalité du porteur. En réalité cela lui donnait un côté très décalé, très "bad, bad boy", et cela pouvait effectivement choquer les regards de cette populace qui s'attendait probablement à recevoir l'amant de leur reine.

Sans se préoccuper de ce que l'on pensait ou disait de lui en cet instant, il s'engagea dans le haut escalier menant au palais d'un pas téméraire et catégorique, alors que son immense manteau de vieux cuir, classieux et abîmé, traînait au sol. Ses cheveux étaient lâchés jusqu'au bas de son dos, et la brise lui dégageait le visage alors qu'il gravissait sans plus attendre les innombrables marches, finement couvertes de givre, du palais royal. Les serviteurs lui avaient emboîté le pas sans mot dire, et en haut des marches, les immenses portes s'ouvrirent devant Svart, qui rentra dans la place comme un capitaine dans une forteresse. Les serviteurs le devancèrent alors qu'il s'arrêtait quelques instants, le temps de profiter du calme des lieux, et de la sérénité qui l'accompagnait. Il se sentait soudain d'humeur à ripailler. Cela ne conviendrait sûrement pas à la réception qui lui était réservée... Mais tant pis.

Alors, l'une des suivantes lui adressa un sourire avant de prendre la parole, en lui indiquant une porte bien en évidence dans ce dédale.

- Elle vous attends.
- J’espère bien.

Et, sans un regard, il s'engagea dans le corridor. Au pied de la porte, il expira le plus silencieusement possible. Il pouvait la sentir, là, tout près, séparée de lui par les battants de cette misérable porte. Il ferma les paupières, laissant ses bras aller le long de son corps. Sans même y penser, la porte lui faisant face s'ouvrit, dans l'absence totale de bruit. Yeux fermés, il s'engagea dans la chambre. Il entrait en Enfer, tellement semblait-il qu'il y faisait chaud. Les odeurs d'onguents, de parfums et des corps tièdes lui montèrent aux narines, l'emplissant de sensations exaltées, et son être se mit à vivre l'environnement qui l'entourait. La résonance magique pulsait de son corps, relevant les moindres détails de la pièce. C'est ainsi, yeux clos, qu'il la "vit" la première fois depuis des siècles. S'il avait eu un souffle, celui-ci aurait été coupé instantanément. Elle se tenait debout, à quelques enjambées. Elle lui tournait le dos, le regard rivé par delà les étendues que lui offrait l'étrange fenêtre oculaire.

Frémissant d'envies le tiraillant de toutes parts, Svart s'efforça de garder les paupières closes, et, le plus serein qu'il pût, fit un pas vers elle, toujours dans l'absence de son la plus totale. Il pressentait qu'elle le savait ici, là et tout de suite, mais il se plaisait à penser qu'elle n'agirait pas avant qu'il ne se soit lui-même manifesté. Les femmes ont horreur de faire le premier pas. Alors il continua. Dans une lenteur d'éternité, il combla pas à pas l'espace qui les séparait. Ses yeux ne s'étaient pas rouverts. Il se pencha très légèrement par dessus son épaule, en prenant soin de ne pas révéler malencontreusement sa présence. Malgré son regard plongé dans l'obscurité de ses paupières, Svart dévorait la scène qui brûlait, telle mille feux, si près de lui et si loin à la fois. Seules les sensations qui s'éveillaient en lui suffisaient à le faire voir comme en plein jour. Le parfum de son cou le narguait, la chaleur de sa peau le consumait littéralement, il pouvait entendre le son de l'un de ses cheveux sur l'autre, le frottement du tissus sur son nombril, alors qu'elle restait immobile, le rythme de sa respiration... Se contrôler à ce moment précis fut, sans nul doute, l'épreuve la plus insurmontable qu'il s'était imposé jusqu'alors.

Mais, avec la même lenteur, et conservant ses paupières fermées, il fit deux pas en arrière, sans un bruit, mit un genoux à terre, une main dans le dos, le visage tourné vers le sol, et prit une profonde inspiration. Sa voix fut des plus profondes lorsqu'il laissa échapper ses quelques mots.

- Ma Dame... Si l'Inimaginable devait porter un nom... Ce serait assurément le vôtre.

Svart crut alors apercevoir l’entièreté de son existence défiler devant lui lorsqu'elle répondit enfin. 
« Modifié: jeudi 28 juin 2012, 06:24:56 par Valfàdr »
Il n'est pas une époque qui ne ce soit pas écoulée sous mon influence, car je suis Valfǫðr, votre Père à tous.
Entendez mon nom car je suis Svart, et Asilas, et Kâma, et Azsch'Garath, et Tlazolteotl, et Shubb Niggurath, et Anouket, et Daz'zyggar.


Louhi

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 2 jeudi 28 juin 2012, 02:41:15



Il est là. Elle ne s'était retournée à aucun instant, le laissant s'approcher d'elle, comme l'on s'approche d'un animal qu'on cherche à apprivoiser. A pas de loups. Elle avait reconnue sa tiédeur, son odeur, et le simple son de sa voix l'avait fait tressauter. Dehors, le vent si frais devenait incisif, trahissant les ressentis de la déesse. Le souffle de ce vent était le sien. Elle était essoufflée, et le ciel l'était tout autant qu'elle. Louhi encaissa sa déclaration avec un sourire conquis, tandis qu'elle prenait tout son temps pour se retourner vers lui. Soigneusement. Avec l'élégance et la grâce d'une reine. Les domestiques avaient désertés les lieux, et les rues se vidaient de leurs vies. Quelques silhouettes s'enfuyaient, cherchant à se mettre au chaud, à l'abri, bref, loin de ce ciel virulent. Ils savaient tous que, cette nuit, il ne ferait pas bon traînasser dans les ruelles. La reine recevait son amant. L'explosion serait forcément incroyable. Inimaginable. Tout ce peuple grouillant connaissait les lubies de sa souveraine, et, ce soir, elle se sentait capable de leur offrir un déchainement des éléments et des sens. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle croupissait dans l'ennui. Les caresses de ses amantes et amants ne vaudraient jamais celles de son époux. Aucun ne pouvait se targuer d'arriver à la cheville de cet homme qui, là, se tenait à genoux face à elle. Un signe de respect, de reconnaissance, que cette attitude. 

Tandis qu'un fin sourire flottait sur ses lèvres écarlates, Louhi s'abaissa à son niveau. Sa main se tendit vers son visage, dont elle caressa la joue, avant que ses doigts fins et habiles ne viennent enserrer son menton. Afin qu'il relève le visage. Vers elle.

- Ne sois pas cruel, ouvre ces paupières.

Souffla t'elle, d'une voix douce, presque mielleuse. Les siècles avaient effacés le vouvoiement. Elle le tutoyait, parce qu'elle n'y tenait plus, parce que l'étiquette devait être arrachée, et la bienséance brûlée vive. C'était toujours ainsi, avec lui. La morale s'éteignait comme une bougie sous un verre. C'était pour cela qu'il lui manquait. Seuls ces murs étaient capables de se taire face à ce qu'ils avaient pu faire ensemble, ici, dans cette longue chambre aux murs pourpres et barbés de tatouages. Alors, quand il ouvrit ces grands yeux, car il le fit, elle le reconnut. Ces traits, ce visage, cette bouche, ces marques, cette lueur dans le regard … Tout. Elle reconnaissait tout. Une foule de souvenirs noya son regard, l'espace d'une fluette seconde, puis elle revint à la contemplation de son amant. Elle se releva, sa main appuyant sur son menton pour le forcer à se relever avec elle. Sa respiration n'était plus fraîche, mais gonflée par les braises, et sa poitrine se soulevait lentement, intensément, tandis qu'elle lui faisait face.

Sa main n'osait se défaire de son contact, choisissant de venir, à nouveau, se poser sur sa joue. Une décharge manqua de l'agiter toute entière. Mais une reine comme elle ne saurait défaillir. Aussi savoura t'elle cette décharge dans un fin soupir.

- Les siècles n'effacent rien …

La reine se mordit doucement la lèvre inférieure, comme pour se souvenir qu'elle était bien là, vivante, face à lui. Son corps se sentait violemment attiré par le sien, mais elle tentait de refréner cette envie dévorante. Il fallait qu'elle tienne, ne serait-ce qu'un maigre instant. Elle savait pertinemment qu'elle finirait par trahir cette envie qui lui dévorait déjà la raison. Mais elle voulait prendre son temps. Savourer, là, ce désir qui naissait si violemment. Quelques longues secondes s’écoulèrent, avant qu'elle ne parle à nouveau. Le ton de sa voix n'était ni tremblant, si sourd. Elle gardait cette assurance divine, royale, l'autorité de celle qui se pense une reine parfaite, alors qu'une marée de vices s'étend chaque jour un peu plus en elle. Louhi avait envie de l'enserrer, d'être sienne et de se perdre, encore, dans de longues étreintes. Petit à petit, l'envie faisait son nid, et enflait, enflait ... 

- … Je t'attendais tellement.

Le son de sa voix se perdait dans son souffle fin, aussi doux qu'une caresse, tandis que le vent, lui, giflait carrément les arbres, plaintif, presque suppliant. Le paysage hurlait littéralement. C'en était presque indécent. La déesse se sentait l'envie de rivaliser avec lui. Sa main, sur sa joue, glissa contre sa nuque, comme un serpent se faufile vers sa proie, ses doigts se nouant dans ses cheveux, griffant doucement sa peau. Et, d'un bond, comme une morsure fatale, les lèvres écarlates de cette grande reine rejoignirent les siennes, y trouvant, dans un soupir, un frisson enivrant. Son buste fin soupira contre le sien, l'effleurant sans l'étreindre complétement. Louhi était bien de celles qui font le premier pas, quitte à s'en briser une jambe.

Dehors, au large des mers sombres, le tonnerre gronda.







Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.

Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 3 jeudi 28 juin 2012, 07:40:07

Elle avait posé la main sur lui. S'était retournée... Lui faisait face. Elle lui avait répondu, de cette voix qu'il affectionne tant. De ce ton si mesuré, dans toute la rigueur minimum qu'une reine se doit de respecter. Elle n'était cependant pas arrivée à occulter totalement le tourment qui naissait en elle. Elle avait même tombé le masque du vouvoiement, que Svart appréciait revêtir afin de mieux l'enlever par la suite. Elle l'avait invité à la regarder. De ses yeux ouverts... Et à se relever. Les cartes s'abattaient à une fulgurante vitesse sur table. La partie, qui, à peine quelques instants auparavant n'avait fait que commencer, arriverait bientôt à un terme.

Les vices, lubies et envies, pulsions et abandons de la raison aux appétits, tout ce sur quoi Svart avait mainmise, n'étaient guère appelés à être contrôlés et réfrénés. Le Démon avait en horreur ces êtres prétendant y renoncer. Il vouait une haine sans limite, une rage sans bornes à l'égard de ceux qui éprouvent de la fierté à réprimer leur propre essence. Mais les siens, et ceux de sa diablesse de femme, c'était différent. L'exception de sa règle. Le jeu consistait à faire exactement ce maudit contraire. Le plus longtemps possible. Jusqu’à ce que cela devienne exécrable si possible, à tel point parfois qu'il leur était arrivés d'entrer dans de violentes colères face à l'absence de réactions, venant d'elle ou de lui. Car le jeu puisait tout son intérêt dans les conclusions de leur mécontentement. Les fondations du monde s'étaient fissurées à de nombreuses reprises sous la puissance Inimaginable de leurs "réconciliations". Tant de désirs accumulés, lâchés d'un seul coup libérateur, salvateur, rédempteur... Le paroxysme.

Mais aujourd'hui était une exception dans l'exception. Il s'agissait de leurs retrouvailles. Et les siècles n’effacent rien, non, au contraire, ma chère et tendre. Les siècles ne font que rendre plus enviable l'achèvement de ce tiraillement multicentenaire. Le contenir quelques minutes de plus n'aggraverait guère la frustration déjà ambiante, palpable.


Les yeux de Svart s'ouvrirent alors sur elle. Sa main n'avait pas quitté sa joue. Il se tenaient debout. Elle s'était rapprochée... Les pupilles de Svart dévoraient cette fleur du mal, ce rouge et ce noir sur sa peau, l'encre révélant toute la valeur de sa chair. Il l'avalait du regard. Ses yeux ne purent se refermer, ne cillant pas une seule seconde, même quand leurs corps se touchèrent et que, n'y tenant plus, la déesse daigne enfin lui offrir la pulpe de ses lèvres, juteuses, généreuses, parfumées et sucrées. Un fruit défendu et offert, que nul, dans la création, pourrait prétendre être en mesure de refuser. 

Il répondit passionnément à ce baiser, car cela avait été son envie. Il la chercha ensuite, lentement, ses mains se refermant sur ce corps, tellement inaccessible encore. Il l'attira brusquement vers lui. Elle se tenait trop loin à son goût. Son goût... Parlons-en. Leurs langues finirent enfin par danser allégrement l'une sur l'autre, l'une avec l'autre. Cette bouche... Oh il en avait longuement rêvé. Il s'en damnait. Le frisson avait littéralement explosé, l'envie décuplée. Des flammes brûlaient dans ses yeux de braise, et du magma en fusion coulait dans ses veines.
Que vienne le grand froid, et le brouillard aveuglerait la cité pendant des millénaires.

Svart pénétrait lentement l'âme de la déesse de son essence durant leur étreinte. L'inexorable coulée de lave venait submerger les petits secrets de la donzelle. Les plus cachés, les plus enfouis. Et le torrent consuma sans précautions les barrières qui les enfermait, aussi bien érigées fussent-elles. Alors ses travers brûlèrent d'une aveuglante lumière, n'aspirant qu'à exploser au dehors de son esprit, jusqu'à ce que les flammes arrivent à satiété.

Alors il se retira brutalement d'elle, et quand ses yeux rencontrèrent les siens, il sut qu'elle n'y tiendrait plus. L'expression de Svart changea radicalement, en dehors de sa volonté. Une expression qu'elle connaissait... Plutôt bien.

- La création toute entière saura que nous sommes réunis cette nuit... Ma sulfureuse Louhi.
 
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Louhi

Dieu

Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 4 jeudi 28 juin 2012, 10:25:04




Cette expression … Oui, Louhi ne la connaissait que trop bien. Ce baiser, déjà, l'avait littéralement achevée. C'était comme si, enfant, elle s'éveillait d'une longue léthargie, comme si elle reprenait possession de son corps, pour mieux le lui abandonner. Une étincelle, ce baiser … Une étincelle qui avait incendiée toute notion de bien, de mal. Il n'y avait plus que le désir, et des frémissements à en perdre la tête. N'en doutez pas, la déesse avait répondu à l'ardeur de ce baiser avec une ferveur quasi religieuse. Sa langue avait trouvé la sienne, l'emmenant valser et se perdre. Quand il l'attira contre lui, elle ne put s'empêcher de soupirer doucement, reconnaissant cette poigne qui lui avait tant manqué. Valfàdr avait cette intensité qui manque tant à d'autres, une sorte de violence sourde et délicieuse, et leurs vices réciproques s'entendaient à merveille. Le baiser prit, un instant, fin, et il prononça son nom. Ma sulfureuse Louhi. Ce simple terme trahissait son appartenance à son amant, de par le simple fait qu'il valait bien mieux que les autres … Cela, elle lui avait dit mille fois, et il le savait bien.

La déesse, à nouveau, admit un fin sourire sur ces lèvres tendres et désireuses, déjà, d'en faire plus.

- Je ne peux qu'adorer que tu prononces ainsi mon prénom … Valfàdr.

Glissa t'elle. La voix n'était plus mielleuse et innocente, non, elle semblait retranscrire une foule de désirs qui ne tarderait pas à exploser. Oui, toute la création serait au courent, elle n'en doutait pas. Comme elle l'avait été il y a si longtemps, tant leur passion dévorait les cieux et les terres. Tous les deux étaient décidément de vilains enfants trop bruyants. La souveraine sentait bien que ses terres frémissaient violemment, comme si elles n'étaient qu'un prolongement d'elle-même. Elle, Louhi, déesse immortelle et reine inaccessible. Sauf pour lui. Lui dont les mains, sur son corps, lui donnait l'impression que ces siècles passés n'étaient plus que des secondes.

Aussi sa bouche revint-elle, cette fois doucement, vers celle de son amant, dont elle mordit délicatement la lèvre inférieure. Une habitude qui lui était propre. Elle lui vola un lent baiser, ses mains fines se posant le long du manteau de cuir qu'il portait, pour mieux se glisser en-dessous, cherchant davantage sa chaleur. Louhi y allait rarement par quatre chemins, surtout avec lui. De plus, son esprit bouillonnait bien trop violemment pour qu'elle envisage de se calmer. Le visage de la reine quitta ensuite le sien, pour venir se nicher dans son cou. Elle resserra la pression de son buste contre le sien, lui laissant tout le loisir de sentir, tout contre lui, la poitrine de son amante qui s'animait au rythme de sa respiration. Ses lèvres remontèrent vers son oreille, où elle murmura :

- Imagine seulement à quel point tu as pu me manquer.

Et, comme pour mieux lui répondre, un éclair déchira le ciel, un coup de tonnerre lui répondant immédiatement après, témoins privilégiés de ce qui se préparait dans la tête de cette déesse, et de tout ce qui se tramait entre eux, dans cette chambre encore bien trop silencieuse.

Puis sa poigne légère se relâcha un moment, et elle se détacha doucement de lui, le tout avec un sourire joueur planté en plein centre de son charmant minois. Déjà, elle regrettait son contact, appréciant cependant tout autant de savourer cette envie qui ne tarderait pas à l'immoler. La déesse, sans cesser de lui faire face, se recula, jusqu'à heurter la vitre de cette immense fenêtre, laissant la lumière sous-entendre, par une discrète transparence, qu'elle ne portait aucun autre dessous que ces bas qu'elle affectionnait tant, au point de les porter sans arrêt, et ce depuis des siècles. Il les reconnaîtrait sûrement, d'ailleurs.

La reine le toisa, de loin, le dos toujours appuyé contre la vitre fraîche. D'une main, elle détacha le ruban qui retenait ses cheveux, pour les laisser couler le long de ses épaules, de son dos, en une rivière d'encre.

- Eh bien, viens-tu me rejoindre, ou faudra t'il que je me dévêtisse seule ?

Lança t'elle, d'un ton toujours aussi amusé, avec ce sourire en coin, en jetant le ruban sur le sol, à ses pieds.


« Modifié: jeudi 28 juin 2012, 16:21:31 par Louhi »



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Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 5 jeudi 28 juin 2012, 17:04:39

- La simple idée de ce spectacle me ferait fondre, si je n'étais point déjà en fusion, ô toi si cruelle qui, sans scrupules, t'éloignes de moi...

Cette tirade fut ponctuée d'un léger sourire, alors qu'il faisait glisser de ses épaules son immense manteau de cuir. Une chemise de lin blanc reposait sur son large thorax sculpté par les âges, dont l'encolure était lacée et les manches retroussées impeccablement. Une épaisse ceinture cloutée d'acier maintenait sur ses hanches sveltes un long pantalon de cuir d'un noir de jais. De lourdes bottes sanglées tenaient ses chevilles. Débarrassé de son semblant de cape qui lui servait de manteau, il était un brin plus élégant. Mais son aura vibrait littéralement de son charisme démoniaque, écrasant sans concessions ce que l'on aurait pu trouver à redire sur son habillage.
 
Il avait remarqué qu'elle l'avait appelé Valfǫðr, ce qui n'avait rien de formidable à proprement parler, puisque c'est ainsi qu'il était nommé par tous, et ce depuis des lustres. Cependant, il était parti depuis si longtemps aux confins de l’ancestrale Norvège qu'il avait fini par prendre l'habitude de s'entendre appeler Svart... Mais tout cela n'était qu'un détail comparé à la quantité de travail qu'il allait devoir accomplir ici. 

- ... Mais je ne puis plus longtemps résister à l'appel de ces merveilles, cachées à mes yeux par cette étoffe qui me nargue.

Il jugeait avoir suffisamment patienté pour l'heure. Il l'avait détaillée dans les moindres recoins. Cette somptueuse robe, drapée élégamment autour de ce corps qui l'attirait, nacrée d'un rouge doux tel le sang oxygéné à la sortie d'un cœur palpitant, se plaisait à lui ôter la vue sur sa convoitise, tout en participant à sa sensualité démesurée. Le corset gonflé du galbe tendre de ses seins se soulevait au rythme de sa respiration, marquée par l'envie. Quelle impudence. Quelle effronterie. Sur le côté du vêtement, une ouverture discrète laissait apparaître l'objet de son tourment. Ces bas qui lui habillaient les cuisses, finement brodés à leur extrémité, provoquaient ouvertement l’œil du Seigneur des Appétits. Il devinait que rien ne le retarderait entre les fines jambes de son aimée, à l'instar de sa poitrine, en aucun cas entravée d'un quelconque sous-vêtement. La garce. Elle avait libéré ses cheveux, et ils se déversaient en cascade de ténèbres sur ses épaules de velours, et lui souriait d'un air amusé et provocateur.

Alors, en moins de temps qu'il n'en faut à un regard pour cligner, il était là. Devant elle, il l'avait plaquée contre cette fenêtre comme il l'avait déjà souvent fait. Elle lui avait offert son cou en oscillant légèrement la tête, cou et nuque qu'il embrassait fougueusement de l'épaule à la base de l'oreille. Sa peau avait un goût exquis. Divin. Glacée et brûlante à la fois. Un fin hâle de buée s'était déposé sur son derme, lui conférant un léger reflet brillant. Ne daignant plus contrôler ses ardeurs, il la parcourait de ses mains, crochetant les serrures de cette prison de tissus, se rassasiant des courbes du corps de son aimée. Il était quelque peu brusque dans son emportement, mais sans délaisser toute cette tendresse dont il était maître dans ce genre de moments. Sa poigne virile la contenterait d'autant plus. De noires images lui défilaient devant les yeux, tandis que la faim, plus présente que jamais, le dévorait de l'intérieur...
Il n'est pas une époque qui ne ce soit pas écoulée sous mon influence, car je suis Valfǫðr, votre Père à tous.
Entendez mon nom car je suis Svart, et Asilas, et Kâma, et Azsch'Garath, et Tlazolteotl, et Shubb Niggurath, et Anouket, et Daz'zyggar.


Louhi

Dieu

Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 6 jeudi 28 juin 2012, 17:57:02




Ils étaient décidément tout deux bien affamés. Dés lors qu'il fondit sur elle, Louhi sentit la vitre fraîche s'échauffer violemment. Au point de devenir aussi tiède que sa peau diaphane. Dans cette violente étreinte, la déesse s'était vue plaquée contre la fenêtre, avec cette sourde impression qu'elle revivait le passé. Combien de fois, hâtifs, avaient-ils pu s'envoyer droit dans les cieux, tout contre cet fenêtre ? Cette dernière avait la forme d'un œil, ce qui rendaient les choses encore plus excitantes d'ailleurs. L'idée de le faire à la vue de tous, là, qu'un simple curieux puisse se balader dans les rues et surprendre leurs silhouettes enlacée, la faisait frémir de désir. Elle tendit le cou, pour le laisser le dévorer. Le contact de ses lèvres contre sa peau acheva de la faire soupirer, longuement. Ce simple contact l'anéantissait délicieusement. C'était divin. La peau de son amant était encore fraîche, et ses doigts qui jouaient avec la robe qu'elle arborait étaient presque froids. Chaque fois qu'ils se heurtaient à sa peau, Louhi laissait une onde de plaisir agiter son souffle.

Son corps tout entier le reconnaissait et le réclamait. Les mains de Louhi se plaquèrent sur son buste, effleurant les ligne de ce dernier. Elle le savait fort, ferme, unique. Au bout de quelques pressions, la robe coula entre les mains de son aimé, s'abandonnant là alors qu'elle, nue, conservant néanmoins ces bas et son plastron de dentelles, n'était en contact qu'avec les tissus qu'il portait. Ils étaient frais, alors qu'elle devinait la chaleur de la peau de son amant, en dessous. Ses doigts fins se glissèrent sous la chemise de lin de Valfàdr. Et effleurèrent sa peau. Du bout de ses doigts fiévreux, elle reconnaissait les dessins de son torse. Cela la fit, encore, soupirer d'aise, tout autant que le fait que sa poitrine soit compressée contre cette même chemise, au moment où elle revint l'embrasser avec fougue.

Elle sentait son aura puissante, malsaine, l'enrober. Et cela ne pouvait que l'exciter davantage.

- Brise-moi, bois-moi, avale-moi …

Murmura t'elle, comme l'on murmure une comptine enfantine et innocente. Une de ses mains glissa furtivement sur le bas de son ventre, pour revenir griffer doucement son torse.

- …. Montre-moi à quel point je t'ai manqué.

Sa fièvre se traduisait jusque dans ses mots, tandis qu'elle revenait l'embrasser, mordant encore une fois ces lèvres qui lui avait tant manqué, non sans cesser de sourire. Sa voix n'était pas suppliante, non, elle conservait malgré tout ce ton impérieux, royal. Louhi s'abreuvait de lui comme on s'abreuve d'une drogue rare et puissante ; avec folie et sans aucune conscience du lendemain. Derrière eux, la fenêtre n'était plus que buée, que la pression de son corps détruisait, et que les caresses de son amant ravivait.  Elle avait la foutue sensation que son cœur allait déloger ses côtes, ses vertèbres, tant il tambourinait en elle.

Une de ses jambes, la gauche, se releva doucement, pour venir caresser la sienne. Il savait faire d'elle sa possession comme elle savait se saisir de lui. Avec lui, la souveraine ne prenait même plus la peine de chercher à refréner ses ardeurs. Elle devenait une pulsion violente, dont le regard immolait tout ceux qui osaient la regarder. Sauf cet homme qu'elle embrassait, là, dans cette chambre. Il avait le même regard qu'elle, après tout, en cet instant précis. Son corps remuait tout contre le sien, au rythme de ses respirations brûlantes.

La pluie cinglait violemment les vitres, menaçant presque de les briser. Elle en devenait assourdissante, au moins que la déesse se prenne à rêver d'hurler plus fort que ces cieux tonitruants.

- Mmh … Sens-tu ce que tu éveilles en moi ?

Murmura t'elle dans un souffle, sa bouche étant revenue vers son oreille qu'elle mordilla doucement, lui offrant encore son cou, fin. A nouveau, ses doigts marquèrent de fines griffures son torse, comme pour lui rappeler qu'elle était là, palpitante, entre ses doigts. Elle s'abandonnait, prête à réveiller l'Univers entier.





Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.

Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 7 jeudi 28 juin 2012, 19:54:49

Dehors, la tempête se déchaînait. Le ciel, teinté d'abysses, était cinglé d'éclairs. Le tonnerre grondait. Les mers se soulevaient. Les vents hurlaient. Les pluies avaient givré. L'impact des gouttes sur le monde résonnait d'un tremblement fracassant. Le froid recouvrait la terre. L'apocalypse, le maelström approchait. Ce serait grandiose...

Cette fenêtre subissait, silencieuse, l'incroyable mélange des potentiels déployés ces deux êtres réunis. De l'intérieur, le verre entrait en fusion, parcouru de reflets rougeoyants, les cristaux se consumant lentement. A l'extérieur, le givre avait mangé les contours de la vitre, en un dégradé vers le centre. Le matériau résistait tant bien que mal à ces contraintes surnaturelles. A l'intérieur de la pièce, les lumières étaient tout autant influencées par le ballet des amants. Tantôt discrètes, les flammes brûlaient par à-coups d'une vigueur ravivée lorsque, dans leurs gestes, Louhi et Valfàdr étaient plus passionnés. Dans l'ensemble, la luminosité était relativement terne, d'un rouge très sombre, exacerbant la sensualité du théâtre de leurs roucoulades. Le vaste lit de la reine n'avait jamais semblé aussi vide qu'à cet instant. La couche accueillante ne serait probablement pas la première victime de leurs retrouvailles. C'était quelque peu... Commun.   

Elle l'incitait à se libérer totalement. Ses mots le titillaient, l'appelaient, le provoquaient. Sa main, infiltrée sous sa chemise le torturait de ses doigts délicats. Oh, il sentait bien ce qui s'éveillait en elle. Son essence bouillonnait de la même sensation. Il ne pouvait se défaire de son sourire carnassier depuis qu'elle était dévêtue. La Bête prit le dessus.

- Je le ressens... Et je pressent que tu n'est pas au bout de tes peines. 

La voix de Svart était si lourde de sens, si profonde, si grave... Des millénaires entiers vibraient au rythme de ses cordes vocales. Le coffre de son torse la faisait résonner dans l'atmosphère, puissante, abyssale, suave et attirante.

- Louhi...

Il ne patienterait plus. Il n'attendrait plus qu'elle le défasse de ses entraves, c'en était trop. Il saisit cette jambe qu'elle avait audacieusement glissé le long de la sienne. De sa main libre, alors qu'elle s'accrochait à son cou, il brisa net l'épaisse boucle de sa ceinture, et le lacet de sa chemise. Libérés de leurs attaches, les vêtements de Valfàdr s'entrouvrirent, et ainsi, se consumèrent, dans un souffle de braises, le révélant entièrement nu, contre elle, toute sa corpulence gainée et sa musculature tendue, alors qu'il entraînait sans efforts apparents sa déesse plus profondément dans la chambre.

Il la fit reposer sur le premier meuble venu, qui assurément, était plus près d'eux que le lit royal. Il balaya d'un revers de main le décorum qui y traînait afin d'y allonger la reine, et de se redresser devant elle, de toute la hauteur de son physique impressionnant. Il la contempla un long instant, son sourire fiché malgré lui sur le visage. Offerte. Elle lui était offerte, cuisses ouvertes, se prélassant sur le dos, allongée sur le mobilier, ses seins pointant ostensiblement vers lui, ronds, délicats et désirables. Elle relevait doucement le haut des reins, il pouvait le deviner, dans l'allure suggestive que cela lui donnait. Son nombril et le bas de son ventre semblait si accueillant. Sa bouche, un léger interstice entre ses lèvres, exhalait un souffle de luxure et d'envie. Quelques gouttes de sueur perlaient ça et là sur sa peau, éclairée des lumières rougeoyantes de la pièce. Ses longs cheveux sombres comme la nuit s'égaraient le long de son corps, et certains chutaient au bas du meuble sur lequel elle reposait. Ses hanches appelaient les mains de Svart. Les jambes écartées, son ventre moite, chaud et élégant, emplit le regard de Valfàdr d'une concupiscence sans égale
.

- ... Je n'aurai jamais assez rêvé d'un tel moment. 


Ce qui allait s'en suivre, nul ne pouvait espérer le vivre un jour. 
« Modifié: jeudi 28 juin 2012, 22:32:19 par Valfàdr »
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Louhi

Dieu

Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 8 jeudi 28 juin 2012, 23:08:18



Oui, la déesse avait rêvée d'un tel moment. Cet instant où leurs peaux, leurs effluves se mêleraient, où leurs corps s'étreindrait avec une telle violence qu'elle en perdrait volontiers l'esprit. Combien de nuit avait-elle passées, ici, nichée dans des draps bien trop froids, seule ? Et combien de fois avait-elle rêvée qu'il apparaisse, la réveillant de multiples caressent, de baisers fougueux et de mots interdits, murmurés sans aucune gêne, tandis que sa vigueur presserait son corps diaphane et finement sculpté ? Une vigueur qu'elle retrouvait, là, sans honte, sans regret. Elle reconnaissait ses souffles brûlants, son regard incisif qui la laissait déjà toute frissonnante entre ses doigts, et son odeur qui l'enveloppait. Dieu, qu'elle le désirait. Avec une ardeur, une violence puissante, qu'elle n'avait jamais voulue réfréner. Le désir était venimeux, et il prenait un peu plus possession d'elle, dés lors qu'il la touchait ou l'embrasser.

Quand son amant envoya valdinguer les objets qui se trouvaient sur cette commode, elle étouffa un sourire digne d'une adolescente perturbée par des hormones destructrices. Son corps tomba, doucement, sur ce meuble, aussi rude que froid. Son corps souple et tiède, parsemé de baisers encore bien présent, n'avait qu'une envie : se fondre dans le sien. Aussi se cambra t'elle doucement face à elle, toujours allongé, presque docile ... Mais une reine ne l'est jamais. Aussi se releva t'elle violemment, le laissant admirer cette poitrine qui se soulevait rapidement, et ses jambes se nouèrent autour de taille. Le contact de ses bas, contre cette peau brûlante, acheva de l'exciter, et elle se plaqua contre lui pour l'embrasser fiévreusement. Une main se glissa dans sa nuque, l'autre venant caresser du bout des doigts ce membre qu'elle réclamait en elle, sans aucune patience. Leurs souffles brûlants dialoguaient entre eux, et c'est au moment où elle l'embrassa qu'elle se cambra à nouveau, sa poitrine retrouvant son torse nu. Les longs cheveux de la déesse caressait la peau de son amant, tandis que sa main libre, plus virulente, attisait par des vas-et-vient exquis son sexe tendu.

- Ce rêve est une réalité, désormais ...

Souffla t'elle en se plaquant contre lui, fiévreuse. Elle avait ce besoin, cette envie folle qu'il la prenne avec cette vigueur qu'elle aimait tant chez lui. Louhi se détacha un moment de son amant, laissant cependant la pointe de ses seins effleurait le buste nu de son aimé, tandis que sa bouche rejoignait encore la sienne, lui offrant un baiser des plus enflammés. Son corps était pressé contre le sien, désormais, ondulant contre le sien pour mieux l'exciter.

Ses fines jambes se serrérent autour de sa taille. Ce meuble était si froid, alors que cet homme qu'elle tenait tout contre elle bouillonnait de plaisir. La déesse s'approcha de son oreille, sa main commençant à lui offrir des vas-et-vient délicieux. Elle aimait tant jouer ainsi avec lui, et sa patience, lui offrant de vives caresses avant de passer à l'acte. L'envie s'était accumulée au cours des siècles. Et cette envie ne souhaitait qu'exploser violemment. Si cette pluie cinglante se voulait bruyante, Louhi savait très bien qu'elle lui ferait aisément concurrence. Un éclair traversa le ciel à nouveau, tandis qu'elle nichait une nouvelle fois ses lèvres tout contre son cou, embrassant et mordant sa délicieuse peau. Son sourire s'amplifia, quand elle lui dit d'une voix soupirante :

- Je suis à toi, cette nuit ... Et pour l'éternité.

Elle était sa sulfureuse Louhi, créature indomptable que seul lui pouvait autant stimuler. Un long baiser, et elle se recula doucement, lui faisait face, appuyée sur ses deux bras. Enfin, sur un seul, puisque l'autre décida de glisser entre les cuisses de la belle. Face à lui, soupirante comme une femme qui s'offre, elle s'offrit de lentes caresses, son corps tout entier remuant sous les minces soupirs qui outrepassaient ses lèvres. Attiser un homme en se touchant doucement face à lui, sans cacher ses soupirs, ne lui donnerait qu'une seule envie ; la faire crier de plaisir.

Et elle le savait à la hauteur de ses attentes. Seul lui, Valfdàr, pouvait la faire frissonner au point de l’électriser toute entière. Ses derniers mots, qu'elle soupira en le regardant droit dans les yeux, ses yeux vairons ne flanchant pas, fut :

- Prends-moi.

Un ordre doux et impitoyable, celui d'une reine et d'une amante qui en avait assez de se morfondre et de s'ennuyer dans de grandes chambres bien trop silencieuses. Ses cuisses demeuraient parfaitement écartées, ne réclamant qu'une fusion parfaite entre leurs deux corps brûlants et palpitants. Envahie et possédée par la luxure, Louhi n'était plus une simple reine, et mais une femme délirante et désireuse, dont les soupirs agitaient la poitrine.

« Modifié: vendredi 29 juin 2012, 01:23:48 par Louhi »



Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.

Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 9 vendredi 29 juin 2012, 01:36:18

Oh qu'il n'y avait rien de plus agréable, dans toute cette existence, de se faire ordonner une telle chose. La reine était à bout, et s'attouchait, éhontée, devant lui. Elle savait, et elle avait raison, qu'un tel acte ne ferait qu'attiser le désir qu'il éprouvait pour elle. Cette suggestive position, aux frontières de l'érotisme, était une véritable friandise pour Valfàdr, qui l'appréciait tout particulièrement. Son membre gonflé avoisinait les lèvres moites de sa suzeraine, cette ouverture menant au confortables intérieurs de sa femme. Il se surprit à déglutir, car il salivait grandement à l'idée de cette sensation qui le happerait une fois à l'intérieur.

Les caresses de sa Dame lui avaient déjà procuré un aperçu de ce qui était à venir, et son sexe dressé pulsait d'un intarissable désir. La reine n'était pas coutumière des mots crus, du moins pas dans les étapes préliminaires de leurs ébats. Il apparaissait qu'une fois lancée, elle pouvait se métamorphoser en un véritable dictionnaire à saloperies, en une vilaine garce frivole et insatiable, ce que, à son souvenir, Svart affectionnait tout à fait. Elle pouvait parfaitement être une virtuose de pornographie, une poète assidue et fort lettrée, tout comme lui l'était  naturellement. 
 

- Vos ordres sont mes désirs les plus profonds, ma Reine, lui avoua-t-il, souriant, en l'empoignant soudainement. Assurément... Elle allait prendre cher.

Les premiers allers-retours étaient toujours les meilleurs. Les corps n'attendent que cela depuis de longs instants, et même plusieurs siècles pour leur part. La première venue de Valfàdr à l'intérieur de Louhi depuis une éternité, fut une véritable révélation, exquise et savoureuse, lente et profonde, un orgasme sans éjaculation. Svart laissa échapper un long soupir de satisfaction quand il rentra jusqu'au fond de la femme de ses désirs. Il avait fermé les yeux dans le même instant, sans s'en rendre compte. Il les rouvrit pour admirer le corps parfait qu'il pénétrait alors. Son visage, marqué par le plaisir qu'il s'octroyait, reprit son sourire de prédateur.


- Ne te retiens surtout pas.

Il l'empoigna alors, fermement, de toute son envie, refermant ses mains avides sur les hanches et le haut des cuisses de la reine. Il l'attira brusquement à lui, l'empalant plus profondément encore, littéralement déchaîné. Son envie d'amour, avait, depuis leurs caresses et leurs baisers, muté en une pure envie de sexe. Alors il la prit. De puissants allers-retours, à bon rythme, en se laissant largement le temps d'en profiter pleinement. Il la baisait plus qu'il ne lui faisait l'amour, dans cet élan de bestialité qui lui était propre.

Tout son corps tendu sous l'effort se sculptait à la lumière de la pièce qui désormais brûlait d'une intensité malsaine, tout en conservant l'aspect diffus d'une luminosité sensuelle. Le bureau tremblait à en faire craquer les jointures, les objets suspendus aux murs oscillaient, les bibelots installés aux multiples endroits vacillaient, les murs de la forteresse eux-même semblaient vibrer sous leur étreinte. Valfàdr ne lui laissait aucun répit. Il revenait à la charge après chaque seconde de calme. Dehors, l'ouragan faisait trembler les fondations de la cité. Le vacarme était assourdissant.

Les mains du démon se promenaient allégrement sur le corps offert de Louhi, la parcourant de caresses et d'empoignades pendant qu'il s'évertuait à la faire hurler. Tantôt doux et passionné, tantôt brute et assoiffé, il tenait à lui offrir une de ces parties de jambes-en-l'air endiablée. Il la regardait intensivement subir ses assauts, il devenait fou à la vue de cette chair tendre et tiède, se soulever, s'agiter, sa vulve humide l’accueillir sans concessions, ses seins rebondir en agitant leurs tétons durcis au rythme de ses entrées et sorties. De sa main, Valfàdr saisît fermement l'un d'entre eux pendant que l'autre s'attardait sur l'une de ses fesses. Il massait avidement cette poitrine qui, à chaque seconde, le rendait un peu plus accro, un peu plus fou encore.

N'y tenant plus, il finit par se pencher sur elle, sans cesser ses va-et-viens, afin d’attraper entre ses lèvres ce deuxième sein qui restait libre de toute étreinte. Il aurait voulu que leur fusion soit plus complète encore. Il se sentirait frustré tant que le moindre centimètre de son corps dénudé ne serait pas parfaitement en contact avec celui de son aimée.

Son souffle de braise trahissait les efforts surhumains qu'il mettait en œuvre pour que leur satisfaction, à tous deux, soit de qualité irréprochable. Il avait tout l'air d'un dément à cet instant. Louhi l'avait parfois surpris à rire lorsqu'ils étaient au lit. Elle ne serait guère étonnée d'entendre ce ricanement le gagner encore une fois, cette nuit...   

Il n'est pas une époque qui ne ce soit pas écoulée sous mon influence, car je suis Valfǫðr, votre Père à tous.
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Louhi

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 10 vendredi 29 juin 2012, 02:58:46



"Ne te retiens surtout pas." Cette simple déclaration fut suivit d'un long, très long soupir. Le souffle de son amant l'immolait entièrement, faisant d'elle une créature de braise et de luxure. Chaque coup de rein avait le mérite de lui arracher, chaque fois, un de ces gémissements vifs et délicieux, qui répondait si bien aux longs soupirs de son aimé. Il ne lui laissait aucun répit, engourdissant ce corps de plaisir et de .. Oh, elle en perdait ses mots. Louhi n'avait, depuis longtemps, plus toute sa tête, tandis qu'elle répondait à ses caresses de milles manières. Parfois, ses mains griffaient le long des bras de Valfàdr, y laissant des nervures rougeoyantes, ou alors elle laissa les gémissements extraits de sa gorge rivaliser avec le tonnerre. A eux deux, ils étaient plus puissants que tous les éléments réunis, plus déchainés qu'une apocalypse meurtrière. Les années d'absence prenaient une fin. Enfin. Les caresses qu'il offrait à sa charmante poitrine, dont les tétons étaient durcis par une excitation violente, la faisait se cambrer délicieusement, son dos quittant un moment le meuble sur lequel elle s'était allongée.

Puis Louhi se redressa violemment, lui faisant face à nouveau, pour lui offrir quelques coups de reins, amplifiant ceux de son amant par la même occasion. Des ondées de plaisir se distillaient dans son esprit, lui offrant déjà quelques idées saugrenues. A chaque vas-et-vient, sa poitrine se frottait contre son torse, tandis que sa main s'agrippait à la nuque de son amant tout autant que ses lèvres s'accaparaient les siennes. Ce fut alors un profond baiser, qu'elle lui offrit, où sa langue joueuse batailla pour retrouver la sienne. Leurs souffles arides se mêlaient, se reconnaissant. Ils étaient déments, eux deux, et foutrement incontrôlables.

- Mmh, aah ... Laisse-moi t'offrir quelque chose, mon tendre.

Susurra t'elle, mielleuse. D'un geste puissant, elle appuya sur son torse, pour l'envoyer valser sur le lit. La puissance des pouvoirs de Louhi n'était pas à remettre en question ... Aussi Valfàdr se vit-il éloigné de son aimée, volant un instant, avant d’atterrir violemment sur le lit rond aux draps noirs de sa belle. La déesse, quant à elle, profita qu'il reprenne ses esprits pour le rejoindre, avec cette démarche langoureuse qui lui allait si bien. Féline, elle monta sur le lit, pour se placer au-dessus de lui, son visage face à sien, ses tétons effleurant son buste. Elle profita de ces quelques seconds, où, essoufflés, il se regardèrent sans rien faire. Puis une de ses mains retrouva le sexe de son amant, qu'elle orienta à sa guise ... Afin de mieux s'empaler dessus. Ainsi, la déesse se retrouva à chevaucher son époux, lui assenant de lents et profonds coups de reins, ses mains appuyées sur son torse, ses jambes pourvues de bas se frottant aux siennes à chaque mouvement.

Mais qui ne tardèrent pas, on s'y attendait à planter leurs ongles dans ce torse puissant. De toute sa splendeur de reine, la déesse se releva, savourant dans un sourire les vas-et-vient de ce membre puissant en elle. Diable, que cela lui avait manqué ... Elle laissa un long gémissement trahir son plaisir et son excitation.

- Est-ce ainsi que ... Mmh, que ta reine te plaît ?

Lança t'elle sans cesser de sourire, avant de se pencher à nouveau sur lui pour l'embrasser, ses longs cheveux retombant pour le moment sur son torse, l'effleurant à chaque vas-et-vient. Ces lèvres la rendait folle, complétement folle. Elle n'avait guère envie de se contrôler. Pas avec lui, non. Il la connaissait trop bien. Ses doigts se perdirent dans sa chevelure, ne se privant guère de l'agripper farouchement. Elle avait encore envie de l'entendre ricaner, comme autrefois, trahissant cette folie qui l'animait, et qu'elle aimait tant chez lui.

Un coup de rein plus violent cassa le rythme, tandis que sa bouche se glissa dans son dos, lui offrant milles caresses buccales. Des lèvres qui effleurent, suivies de dents qui mordillent ... Un mélange savant de douceur et de brutalité. Ce qu'elle aimait. Et ce qu'il maitrisait à merveille, elle devait bien l'avouer.






Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.

Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 11 vendredi 29 juin 2012, 19:31:50

Valfàdr avait valdingué sur plusieurs mètres sous la seule volonté de sa reine, enfin tout de même avec une pichenette sur le torse. Il s'étala avec grand plaisir, et de tout son long, dans l’accueillant lit douillet, qui ne tarderait pas à devenir moite d'humidités corporelles. Un éclair plus puissant que les autres avait lézardé le ciel quand elle l'avait rejoint, de manière élégante, avec l'un de ses déhanché dont elle avait le secret, le fixant de ses yeux verrons, de tout le potentiel de son regard salace. La mignonne devenait taquine. Voilà qui plairait sans aucun doute à Svart. Elle l'avait retrouvé dans les draps caressants leurs deux corps nus de cette touche frou-frou et velours si particulière.

Alors, et sans qu'on lui demande son avis, - au début du moins - Louhi se mit à le chevaucher agréablement, se frottant à lui de toute son envie. Il avait fini par la saisir, l'accompagnant dans ses mouvement, alors qu'elle sautait allégrement au dessus de lui.  Ses mains le cherchaient, le griffaient. Les mains de Svart, quant à elles, la pétrissaient littéralement. Elles étaient comme animées d'une faim vorace de ce corps divin, donné en cadeau aux lubies du démon. Elle se releva, légèrement cambrée sur ses reins, dans une posture des plus lascives et exagérément suggestive. Cette vision à elle seule mettait Valfàdr hors de tout contrôle alors qu'il enfilait la déesse du plus profondément qu'il put. Elle relevait le buste, lui présentant ses seins, et basculait la tête en arrière, caressant ses jambes allongées de ses longs cheveux libérés.

Louhi profitait ouvertement de leurs ébats à gorge déployée. La cité entière l'entendait sûrement, très nettement malgré le chaos des éléments à l’extérieur. C'était une nuit en l'honneur de Svart. Dans tous les foyers, stimulés par le murmure lointain des deux amants en pleine fusion, les couples copulaient à n'en plus pouvoir. Dans cette citée frappée d'une tempête surnaturelle, les carcans et la morale s'étaient écroulés sur eux-même, l’espace d'une nuit. Les rues vibraient d'une énergie démoniaque en expansion, d'horribles, de fantastiques choses allaient se produire ce soir... Tout cette énergie vicieuse émanait des âmes et convergeait vers le palais.

- Ressens-tu ton peuple en proie à de sanglantes orgies, ma Reine ? Ils t'acclament et te rendent hommage, en cet instant où tu m'appartiens. Car c'est ainsi que tu me plaît...

Il avait profité de cette cavalcade, l'avait laissée se frotter contre lui, autant qu'il lui plaisait. Mais il désirait alors reprendre la dominance... Et il savait parfaitement comment. Il empoigna la souveraine, au moment où il ne la couperait pas dans son élan, mais tout de même en la prenant par surprise, et la fit basculer sur le côté. Sans qu'elle eût le temps de saisir véritablement ce qu'il se passait, elle fut retournée, lui présentant son dos, à genoux dans les draps trempés. Il se tenait derrière elle, une main reposant sur son ventre, l'autre sur son sein, et, comme il aurait voulu le faire lors de son entrée dans cette pièce, il l'embrassait tendrement dans le cou et le bas des épaules.

Elle avait creusé le dos et ses fesses agréablement galbées et arrondies caressaient le sexe durci de Valfàdr. Elle avait passé une main dans sa chevelure afin de l'inviter a poursuivre ses baisers passionnés, tout en décalant légèrement la tête afin de mieux s'y offrir. Alors Svart l'avait penchée en avant, de sorte que ses épaules et son visage rejoigne les draps, tout en conservant sa croupe relevée. La levrette était - parmi de nombreuses autres - l'une de ses positions favorites.

A l'horizon, la lune grossissait de manière inquiétante.

- C'est une belle nuit... Et elle ne fait que commencer.

Et, dans un élan de démence prononcée, Valfàdr attrapa les longs cheveux de sa Dame, lui faisant immanquablement relever la tête dans un petit cri de surprise. Il l'attira brusquement contre lui de cette manière, la pénétrant violemment. Il avait épargné ses reins... Pour le moment. Svart jubilait... et un rire saccadé naquit dans les profondeurs de son être.
Il n'est pas une époque qui ne ce soit pas écoulée sous mon influence, car je suis Valfǫðr, votre Père à tous.
Entendez mon nom car je suis Svart, et Asilas, et Kâma, et Azsch'Garath, et Tlazolteotl, et Shubb Niggurath, et Anouket, et Daz'zyggar.


Louhi

Dieu

Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 12 samedi 30 juin 2012, 15:42:08



Car c'est ainsi qu'elle lui plaisait ... Le corps chaud, cambré, frémissant. Jouant le rôle de l'offrande comme celui de la déesse. Surprise, Louhi se laissa tomber sur le côté, non sans rire doucement. Elle adorait ces pulsions qui agitaient son amant, tantôt virulentes, tantôt douces. Ces baisers dans son cou et le long de son épaule avaient un arrière goût de tendresse, qui ne déplaisait guère à la déesse. Elle lui avait d'ailleurs répondu, tournant la tête un moment pour lui offrir un langoureux baisers, savourant le contact de ses mains sur son buste. La souveraine aimait tout, chez lui ; la manière qu'il avait de lui caresser la poitrine, de l'étreindre brusquement par la suite. Chaque fois que sa peau quittait la sienne, même pendant de minces secondes, elle se sentait déjà en manque ... Avec lui, Louhi devenait une sorte de créature luxurieuse et insatiable.

Puis il y eut cette prise violente sur sa chevelure au moment où il entra en elle. Elle se cambra alors violemment, dans un long cri de plaisir, tout en restant ainsi plaquée contre lui. Ses doigts agrippant une de ses mains, elle remua doucement, sentant son membre réagir en elle.

- Haa, Valfàdr ... Comment ais-je pu tenir tant d'années sans toi ?

Souffla t'elle, tout en s'abandonnant entre ses mains, courbée et offerte. Oh, ce n'était qu'un jeu, pour elle ; qui connaissait suffisamment Louhi savait qu'elle n'était jamais docile. Sauf, peut-être, avec lui, lors de leurs ébats ... A croire qu'il n'y avait que lui qui savait si bien s'y prendre avec cette déesse. La douleur qu'elle ressentait, le long de son cuir chevelu, accentuait le plaisir qu'il lui offrait en la prenant de cette manière. Beaucoup, depuis leur séparation, l'avait possédé de cette manière, mais seul lui parvenait à faire imploser en elle ce plaisir si particulier. Les autres n'étaient que des rats qui avaient rongés ses nuits.

- Je te retrouve enfin ...


Un murmure, et elle tourna son visage vers lui, tout en dirigeant une de ses mains de son amant - celle qu'elle caressait depuis quelques seconds, vers un de ses seins. Le gauche. Sous celui-ci, son coeur battait la chamade, il pouvait le sentir aisément. Comme si ce petit cœur chaud s'éveillait enfin, après un trop long sommeil. Comme si ce corps entier, d'ailleurs, reprenait vie. Son ego de reine s'abaissait, quand il la prenait ainsi.

Dehors, le tonnerre gronda encore une fois, faisant trembler les murs. C'est quand il se tut qu'elle lui murmura une phrase aussi incisive que lubrique, avec ce sourire qui revenait se poser sur ses lèvres écarlates.

- ... Même si je t'ai connu plus offensif.

On retrouvait bien là la Louhi joueuse, celle qui provoque et s'amuse. Appuyée ainsi sur ses genoux, elle commença à remuer lentement sa croupe, l'invitant, de par cette déclaration et ces mouvements, à se montrer plus direct. Il avait épargné ses reins ... Mais elle tardait de l'entendre s'y perdre. Son rire résonnait encore dans les entrailles de la belle, la faisant frémir. C'était toute une folie, toute une terrifiante et délicieuse folie qui passait dans les yeux et la voix de son amant. La belle passa, à nouveau, ses doigts dans la chevelure de son aimé, afin de l'embrasser avec une ferveur brûlante. Ce baiser ne pouvait que révéler sa passion écrasante, et son envie de jouer toute la nuit.

Un de ses bas était effilé. Elle s'en moquait complétement, désormais.
« Modifié: vendredi 01 février 2013, 22:32:30 par Louhi »



Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.

Valfàdr

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Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 13 jeudi 05 juillet 2012, 11:42:46


- "Plus offensif" ?

A ses mots, le démon envoya une large main claquer les jolies fesses de sa vilaine poupée à quatre pattes. Elle eût manifestement un léger cri suivi d'un sursaut amusé. Elle aimait tout particulièrement ses réactions lorsqu'elle le provoquait. Valfàdr l'avait alors incitée à se cambrer et de se relever vers lui en lui saisissant la gorge, afin qu'elle se sente mieux en sa possession. Il lui avait susurré des choses à l'oreille, dans la sombre langue des  créatures infernales. Son regard s'illuminait d'une lueur maligne, alors qu'un flot de ténèbres émanait de son âme tel un brouillard abyssal, une aura de démence.

Alors il la retourna, brutalement, la projetant dans les draps, après s'être retiré d'elle tout à fait brusquement. Cette moiteur autour de son sexe atténuait trop les frottements à son goût, aussi entreprit-il de la faire disparaître en vapeur alors que sa peau devenait de braise. Il s'était ensuite précipité sur elle, d'un air affamé et empressé. A genoux, Svart l'avait alors empoignée par les hanches, l'attirant à lui, l'allongeant convenablement sur le dos. Il avait ensuite glissé ses mains sous ses cuisses, la forçant à écarter les jambes tout en les relevant, afin de bien laisser dégagée la route de son entrejambe. Les puissants bras du démon étaient convenablement calés sous les jambes de la donzelle, les conservant ainsi bien écartées, tandis que ses mains venaient attraper la déesse par sa taille. Penché sur elle, Valfàdr pouvait la maîtriser à son goût... Du moins tant qu'elle le lui permettrait.

Il pénétra en elle, et la prit avec hargne et fureur, de fond en comble. Son corps était à la limite de la métamorphose, regagnant par endroits son apparence originelle. Ses mains griffaient profondément le corps de Louhi, et de petits cris de douleur vinrent se chevaucher avec ceux de plaisir. Des foyers de flammes infernales se déclarèrent par endroits sur l'enveloppe du démon, brûlant de même que l'ardeur de ses envies et de sa passion. Il était exalté. Son rire se fit de plus en plus fort, de plus en plus profond. Il assaillait son amante de coups de reins endiablés, sans cesser de l'embrasser, avide de sa bouche, remuant et s'entr'ouvrant sous les sensations qu'il faisait naître en elle.

- Le septième ciel ne nous est guère réservé, très chère... Descendons-donc dans la noirceur du septième cercle des Enfers...

Les ténèbres naissants de l'aura de Svart semblaient peu à peu engloutir la luminosité vacillante de la pièce. Seul une légère lumière tamisée filtrait au travers de l'épais voile de noirceur envahissant la chambre royale. Les ombres opaques glissaient en volutes éparses tel un goudron en apesanteur, tournant lentement autour des amants. De cette obscure matière sortit Valfàdr, son corps nu embaumé de ces mêmes ténèbres mouvantes, et il marchait vers le lit, un large sourire aux lèvres, afin de se rejoindre lui-même et Louhi, en pleins ébats. Et après ce deuxième Svart sorti de nulle part, en apparut un autre... Puis un autre.

- Un brin de compagnie ne saurait vous être désagréable, n'est-ce pas ?

Les multiples démons s'approchaient de la déesse, agités du même ricanement que celui de leur "moi" original.
Il n'est pas une époque qui ne ce soit pas écoulée sous mon influence, car je suis Valfǫðr, votre Père à tous.
Entendez mon nom car je suis Svart, et Asilas, et Kâma, et Azsch'Garath, et Tlazolteotl, et Shubb Niggurath, et Anouket, et Daz'zyggar.


Louhi

Dieu

Re : ... Je vous attendais ( Valfàdr )

Réponse 14 jeudi 05 juillet 2012, 16:25:51




(Un peu court, pardon !)



Les ténèbres.Le refuge le plus sûr et le plus chaleureux, aux yeux de la reine. Après tout, ne gouvernait-elle pas le Pohjola, royaume où se reposaient les fondations du mal ? C'était évidemment un terrain de choix pour leurs ébats. Les pouvoirs de son amant, et ses compétences aussi indécentes que délicieuses, n'en seraient que plus puissants. Il lui offrit d'ailleurs la preuve qu'il était en pleine forme … Dés lors qu'il la plaqua sur le lit, la laissant dans une position complètement offerte, elle sut que la partie commençait vraiment. Ces mots qu'il lui avait susurré l'avait littéralement fait fondre entre ses bras, si bien qu'elle s'était laissé faire. Pour un moment. Louhi était une reine, ne l'oublions pas. Tôt ou tard, elle jouerait la dominante. Mais là, elle avait bien envie de se laisser aller. Les ongles plantés dans les draps, le corps cambré, sa bouche délivrant de longs, très longs gémissements à en faire vibrer les murs, elle savourait ces violents coups de reins, qui l'agitaient toute entière. Ses mains, appuyées ainsi sur ses hanches, rendait cet acte infiniment bestial … Dieu qu'elle aimait cela.

Puis vinrent les ténèbres. Puissantes, violentes, elle enflèrent dans l’atmosphère. Les yeux à demi-fermés par l'extase du moment, elle n'y prêta guère attention. Jusqu'à entendre ricaner. Ici. Là. Tout autour d'elle. Un instant, elle tourna la tête, et les vit, tous autant qu'ils étaient. Une armée, une véritable armée. Louhi en ressentit un long et lent frisson.

- Mmmh … Je ne saurais refuser.

La reine plongea son regard étincelant dans celui de son amant. Et elle l'embrassa longuement, une de ses mains s'engouffrant dans sa chevelure. Cambrée, elle plaqua sa poitrine contre son torse, les laissant se frotter à chaque vas-et-vient. Elle se cramponnait à lui, avec une certaine passion, qui ne trahissait que trop bien ses sentiments, à son égard. Louhi ne pouvait se passer de Valfàdr, elle en était désormais convaincue.

- Tu sais ce qui me fait plaisir, n'est ce pas … ?


Souffla t'elle, fiévreuse. Ils connaissaient leur parfaites indécences, qui se répondaient sans cesse. Un double de son amant s'était approché d'eux, sur ce lit aux tissus noirs comme les cendres des Enfers. Se relevant doucement, non sans cesser d'embrasser son amant, sa main vint rejoindre le corps de ce cher sosie. Une main tiède. Qui glisse si facilement. Aussi cette main vint-elle effleurer le torse de ce second Valfàdr, pour suivre les lignes de son buste, et atterrir finalement sur son sexe, qu'elle attisa comme elle savait si bien le faire.

Les coups de bassin faisaient grimper en elle bien plus que sensations qu'elle n'osait l'espérer. Et la suite des événements, elle le savait, n'en serait que plus excitante.





Tes lèvres pourraient finir ce que tes doigts ont commencés.


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