Empereur Weyrith d’Ashnard
Identité : Weyrith de son nom de naissance, surnommé
Vive-Lame,
Fendragon,
Primarque,
Éole,
Trompe-la-Mort ou encore
Grand-Nid, fondateur de la lignée des Weyrith.
Âge : 67 ans et toutes ses dents.
Sexe : Masculin.
Profession : Il est
Empereur d’Ashnard, dictateur et chef de ses armées. Il est aussi
Grand-Maître du Cercle de l’Oubli, société secrète et cabale mystique à laquelle il doit sa vie et sa position.
Orientation sexuelle : Weyrith se qualifie comme
hétérosexuel.
Statut civil : Il est
marié et polygame, son harem étant constitué de son épouse principale ainsi que des filles de chaque famille ou clan majeur d’Ashnard et de chaque état inféodé à l’empire, tandis que le palais, son camp et l’empire en général sont parsemés de concubines, d’amantes et d’esclaves personnelles.
Race : Se croyant Elfe, il est en réalité
l’enfant d’un démon majeur infernal, et s’il pense être qualifiable d’E.S.Per, il se classe en fait comme
Avatar.
Physique : Weyrith porte les traits caractéristiques des Elfes, avec une silhouette fine, un visage long aux traits nobles et d’autres traits rares. Mais il est aussi atypique par sa carrure et sa puissance physique, plus développées que la moyenne de son espèce supposée.
C’est donc, en apparence, un Elfe solide, aux épaules carrées, à la musculature nerveuse, clairement bâti par et pour le combat, porteur de toute la beauté et la noblesse de ses origines. Sa mère était, en effet, la dernière d’une grande lignée elfique s’étant donnée à un baron indépendant pour sa protection, et elle était considérée comme d’une splendeur rare.
Lui, bien sûr, est plus rugueux, et sa beauté n’affecte pas l’aura de puissance qu’il cherche à projeter. Son visage, certes, est fin, long, sans impuretés, dénué de ridules et plein de santé, ses lèvres fines affectant un rose profond sur le grain clair et lisse de sa peau, qui reflète subtilement les lueurs environnantes. L’arête droite de son nez anguleux s’achève de sourcils dressés et arqués fins et d’un noir profond sur des yeux bridés d’une couleur lavande brillant comme de fines améthystes dans le noir et à la lueur des torches. Ses pommettes, hautes et saillantes, accompagnent des oreilles pointues perdues dans une crinière de boucles de jais cascadant dans son dos, couronnant un front haut et sévère au milieu duquel est incrustée une gemme noire aux reflets émeraude, renvoyant la lumière sans sembler la laisser le pénétrer, qui lui a été posée lorsqu’il a rejoint le Cercle de l’Oubli.
En tant qu’empereur du plus vaste empire terranien, Weyrith ne se pare que des meilleures étoffes au quotidien, tuniques, chemises et pantalons de soie, de satin, de velours ou de fourrures exotiques et rares, souvent noirs et brodés d’or en motifs et bandes complexes et élégants. S’il doit apparaître en public, il n’est pas rare que sa tenue régalienne soit sertie de pierres précieuses, mais aussi de gemmes enchantées chargées de le défendre des agressions potentielles. Il est alors aussi coiffé d’une couronne légère, elle aussi sertie de puissantes gemmes enchantées.
S’il doit vraiment quitter le palais ou tout endroit
sûr, ou qu’il s’agit de faire une démonstration de puissance, il le fait en chef militaire, en maître de guerre, apparaissant en armure de plates de jais et d’or de chevalier-dragon, paré d’une ceinture d’or sertie de gemmes et rubis et d’une exubérante cape de pourpre et d’hermine tenue par une broche de la même richesse et utilité. Il sera alors toujours armé et, en dépit de la richesse ornementale des poignées et fourreaux, toutes ses lames sont enchantées, très dangereuses, et manipulées par un des plus grands maîtres d’armes de la planète.
Caractère : Weyrith s’est élevé depuis la plus basse dépossession dans la société ashnardienne, ce qui indique déjà la combativité, la ressource et la soif de vivre de l’individu. Mais c’est plus que cela encore.
Ayant grandi dans le besoin, il lui a fallu apprendre à chasser, à se battre et à s’affirmer tôt pour ne pas être juste écrasé par les circonstances ou par son père. Il a appris à affronter des adversaires bien plus dangereux que lui, tant physiquement que mentalement, et il est capable de faire preuve de tant de calme face à l’adversité que certains l’ont supposé fou. C’est que, même désavantagé, il a appris que l’attitude pouvait faire la différence en instillant le doute chez l’autre.
C’est l’adversité qui a forgé son caractère et, en cela, il est logique de deviner qu’il s’agit d’un individu dur et pragmatique, capable de prendre des décisions graves sans y accorder de seconde réflexion. Il lui en a fallu tant pour survivre et s’élever au-dessus des autres.
Machiavélisme est un terme terrien qui lui irait particulièrement bien. Autoritaire, aussi impitoyable que son empire, redoutable et assertif, Weyrith est un individu aux idées claires et aux modes d’exécution simple aimant que les choses soient faites efficacement et sans gaspiller de temps inutile.
Cela dit, malgré cette image sévère, il se montre extrêmement fidèle et solidaire vis-à-vis de ses compagnons, ses amis, ceux qui ont trouvé une place à ses côtés. Ils ont évidemment accompagné son ascension et forment son cercle privé, des individus de pouvoir et de talent possédant tant sa confiance que son soutien inconditionnel, en faisant certains des exécutants et administrateurs les plus puissants de l’empire. Pour eux et pour ses invités, il est d’un charme certain, paraissant généreux mais nourrissant toujours des attentes cependant.
De même, il protège et promeut ses enfants, suit leur éducation et leur évolution avec attention, et est un père absent mais disponible dans les moments importants. Lui qui a vu sa mère mourir des mains d’un père cruel et a grandi sans amour offre sa présence et son pouvoir à tous ceux qui sont issus de lui et portent son nom. Au fil des décennies, la liste de ses enfants s’est évidemment bien allongée et ils sont de plus en plus nombreux à atteindre la majorité et à prendre leur propre place au sein de l’appareil d’état ashnardien, renforçant le pouvoir dynastique autant qu’ils multiplient les possibles failles du pouvoir personnel de leur paternel.
Ceci étant dit, il est très mal avisé de trahir cette confiance rarement donnée. La fureur qu’il réserve à ses ennemis n’est rien à côté de celle qu’il réserve pour les traîtres.
Outre cela, et ses talents militaires, Weyrith est un individu pour le moins limité en termes politiques et philosophiques. En tant qu’empereur, il est médiocre, et il se repose sur la qualité de son cercle privé et surtout de ses puissants conseillers pour gérer les affaires dans leur ensemble, ne se penchant que très peu sur les problèmes de l’empire en général. Cette confiance qu’il accorde ainsi à des légats de familles ambitieuses est dangereuse et malavisée, et a déjà coûté la vie à plus d’un empereur par le passé, mais il semble protégé des trahisons autant par sa capacité à occire n’importe quelle menace se présentant que par l’action d’une protection secrète et discrète. En effet, les vents lui portent les murmures des complots s’ourdissant contre lui, et le Cercle de l’Oubli s’assure de sa survie tant qu’il se montre utile, et se sert de sa platitude d’esprit pour accomplir ses desseins par son entremise.
Du reste, il ne possède guère de qualités salvatrices. C’est un individu violent, hédoniste et égoïste ne faisant pas de manières quant à la façon dont sont traités ceux en-dehors de son cercle privé, et qui se moque bien de changer la condition quotidienne des Ashnardiens.
En tant qu’amant, c’est un étalon inépuisable et un prédateur toujours affamé. Il peut enchaîner les femmes avec fermeté et appétit pendant des heures et sa marmaille témoigne de sa fertilité. On pourrait croire qu’épouser une succube et que ses épouses secondaires seraient assez pour le fatiguer, mais il aussi libertin et volage qu’insatiable, et il aime prendre ce qu’il veut, quand il le veut et comme il le veut, et il n’aime pas se voir refusé.
Qualités : - Fidèle (en amitié)
- Assertif
- Optimiste
- Vigoureux
- Déterminé
- Grégaire
- Pragmatique
- Malicieux
Défauts : - Naïf
- Violent
- Amoral
- Condescendant
- Tyrannique
- Sadique
- Intéressé
- Égoïste
Alignement : Loyal-Mauvais.
Histoire : OriginesLa mère de Weyrith, Mirwen, était la dernière d’une haute lignée d’Elfes. Tributaire d’une immense beauté, disait-on, elle intéressa un jour un jeune chevalier, seul fils et héritier d’un baron indépendant proche d’Ashnard, qui lui jura protection et l’épousa. Soucieuse de sa sécurité, Mirwen avait accepté, espérant se trouver affection et même amour pour l’Humain un jour ; mais l’affection, jamais ne vint, et l’ennui s’imposa tandis que le baron devenait gris, décadent et alcoolique, son domaine drainé par les tributs ashnardiens et les attaques de monstres et de bandits.
Tout partit à vau-l’eau quand un richissime Elfe noir volubile s’invita à la cour et ravit le cœur de la belle, la faisant sienne chaque nuit, quand le baron était ivre et endormi, avant de disparaître. De cette aventure passionnée naquit un enfant. Par peur des réactions de son époux, Mirwen tenta bien de s’en débarrasser, mais il semblait que la semence du bel inconnu se refusait à mourir. Alors, elle mit Weyrith au monde et le garda dans sa tour, occupé en silence, le couvant et l’aimant comme jamais elle n’avait aimé.
Ainsi naquit Weyrith, fruit secret d’un pari pervers entre deux démons. Pazuzu, démon majeur des vents, de la pestilence et de la guérison, avait pris l’apparence de cet idéal rêvé de Mirwen pour produire un enfant qui devait remplir son pari mystérieux. Ses serviteurs, les vents, protégèrent l’enfant comme le leur.
EnfanceLes premières années de Weyrith furent heureuses. Bercé par les vents qui lui parlaient, et aimé par sa mère, le petit grandit fort et téméraire. Mais l’âge avançant accroissait la force de son corps comme de sa voix, et des jeux qu’il tentait. Son « père » le baron finit par découvrir son existence et, fou de rage, se sachant bien cocu, il jeta Mirwen du haut de sa tour.
Il se refusa cependant à tuer l’enfant ; mais il ne lui fit pas de cadeau. Il comptait le faire souffrir et trimer, et il ne dut sa survie initiale qu’à la bienveillance d’un des derniers gardes, qui creusa aussi pour sa mère une tombe discrète sur laquelle il pourrait se recueillir. Pour un temps, les vents, muselés, par Pazuzu, laissèrent Weyrith seul.
Les années passant, le fief mourut pleinement, les dépendances du château n’étant plus que ruines et nature sauvage. Weyrith devait chasser et fourrager pour subvenir aux besoins du château, du baron, du dernier bon garde, et aux siens bien sûr. La fureur du vieil humain avait baissé avec le temps, l’âge et la dépendance, mais sa colère persistait pourtant, nourrissant la rancœur d’un garçon qui ne voulait qu’être reconnu et respecté, prêt à oublier pour pouvoir être la fierté de la seule figure paternelle qu’il ait connu.
BasculeDevenu un jeune homme, Weyrith enterra finalement le vieux garde qui l’avait aidé, oncle adopté qui le laissa seul face au baron après son départ. En peu de temps, l’hostilité entre les deux derniers résidents du château explosa, et elle prit un tour irréversible lorsque Weyrith, attaqué par un chevalier errant l’ayant pris pour un vagabond, occit celui-ci, ramenant ses armure, armes et monture.
En vérité, Pazuzu avait instillé l’obsession du chevalier pour pousser son fils à cet acte délicat. Comme attendu, le baron n’eut aucune empathie pour le jeune Elfe, qu’il insulta, ainsi que sa mère. Une rixe en résulta, et Weyrith, laissant le baron au sol, se prépara à partir. Il fut cependant acculé dans la tour par le vieux guerrier, et pressé jusqu’au sommet de la tour dont l’homme chercha à le jeter comme il l’avait fait pour sa mère. Mais le vieil alcoolique trébucha et l’Elfe, fou de rage, sentit une pulsion percer en lui et l’envahir, crevant un abcès ancien fermé par l’amour.
De l’épée du chevalier, il trancha les doigts du baron, le laissant tomber à sa mort et, récupérant ses affaires et les biens du chevalier, il quitta la baronnie, suivi des vents, enfin relâchés par Pazuzu pour l’accompagner dans son errance furibonde.
A ce jour, la baronnie n’existe plus sur aucune carte ni dans aucun livre ashnardien. Elle n’existe plus que comme une apostrophe dans quelques chroniques conservées à Nexus, dans d’obscurs tomes anciens. Son baron et sa lignée ont été oubliés. Seul se rappelle Weyrith, et à côté des ruines envahies par le lière se dresse désormais un mausolée anonyme accueillant sa mère, Mirwen, et son vieux protecteur.
Service et trahisonDurant son errance, Weyrith rencontra le malicieux voleur Nolovar, ancien chef de bande en cavale, qui lui apprit les choses du monde et de la rue, le sortant de l’inculture de son isolement rural. Les deux Elfes conduisirent nombre de rapines, mais finirent par devoir faire profil bas et trouver un moyen de se faire oublier.
Paradoxalement, leurs noms et visages étant inconnus, ils intégrèrent donc une troupe de piétons pour le compte d’Ashnard, et ils furent rapidement envoyés à travers provinces, états vassaux et limitrophes, pour assurer la coopération de tous et, surtout, le versement des taxes et les contributions humaines aux forces armées. C’était un travail bête et méchant consistant à intimider les citoyens, quitte à faire payer quelques esclaves pour la peine. Ce qui restait de sensibilité à Weyrith disparut pendant ces années.
Évidemment, il arrivait que des royaumes inféodés et territoires récemment conquis se soulèvent ou subissent des rébellions. Ils avaient alors droit à de vraies batailles, et Weyrith se distingua particulièrement lors d’une opération de répression en Papua. C’est ainsi que Nolovar et lui finirent par intégrer une unité plus sérieuse, destinée aux campagnes extérieures, et particulièrement au harcèlement de Nexus.
C’est lors d’une de ces dernières campagnes que sa troupe se fit cependant massacrer lors de l’attaque d’une grande plantation limitrophe nexusienne. Le pire était qu’ils n’avaient pas été frappés par des Nexusiens, mais par des bandits de grand chemin venus récolter leur propre dû. Les deux compagnons faisaient partie des rares survivants et ils furent montrés à leur chef, Mogdarr Côtes-de-Fer, un Orque en armure monstrueux.
Plutôt que de les achever comme d’autres, cependant, il se prit d’une appréciation facétieuse pour l’esprit de Nolovar, et il épargna Weyrith que celui-ci désignait comme un guerrier de valeur dénué de loyauté à Ashnard ; ce qui était vrai.
Weyrith passa les années suivantes à suivre Mogdarr sur son chemin de pillages, de rapines et d’extorsions à travers les zones frontalières nexusiennes peu défendues. Il fréquenta sa première compagne, Vanaiel, une Elfe aussi belle que mortelle qui lui apprit bien des choses sur le monde sauvage, sur le combat et sur l’amour. Il s’éleva dans la hiérarchie, ses talents étant effectivement redoutables et appréciés, et devint finalement un des lieutenants de l’Orque.
Mais même si la réaction de Nexus ne fut pas rapide, elle arriva finalement sous la forme d’une troupe de l’Ordre Immaculé, qui mit le siège au bourg où les bandits avaient récemment pris leurs quartiers pour l’hiver. Weyrith l’avait senti venir, harcelé par des rêves anxiogènes et des voix portées par le vent depuis leur arrivée, mais il n’avait osé en parler qu’à un sorcier clairvoyant séjournant là également, Lodohen, qui lui conseilla de consulter un mystérieux oracle dans les montagnes.
Après des semaines de lutte, la faim poussa Mogdarr à charger pour tenter de fuir, pour qu’ils tentent leur chance en fuite dans la campagne enneigée. Les bandits furent taillés en pièces, Weyrith défendant un Mogdarr grièvement blessé avec acharnement jusqu’à ce qu’une tempête soudaine et terrible se lève, plongeant le champ de bataille dans la confusion sous l’effet du blizzard de grêle martelante. Mogdarr chargea Weyrith de guider ceux qu’ils pouvaient à l’abri, et il prit Nolovar, Vanaiel et quelques rescapés avec lui, laissant les autres derrière lui.
ErranceFuyant le territoire nexusien, les derniers bandits périrent dans la traversée des Terres du Chaos pour gagner l’empire. Les survivants se dispersèrent, un Weyrith désemparé et perdu s’installant pour un temps dans une bourgade frontalière pour s’y perdre dans l’alcool avec un Nolovar complaisant et une Vanaiel inquiète.
Il fit la connaissance d’un insulaire oriental, Yoritomo, guerrier sage et sans maître qui lui parla longuement de destinée et de métaphysique. Weyrith n’y entendait rien mais, s’ouvrant à lui sur les voix lui murmurant par vent clair, il se vit enjoint de suivre cette curiosité.
Peu convaincu, mais s’ennuyant et cherchant tout de même une raison de continuer, Weyrith se renseigna sur l’oracle dont avait parlé Lodohen, et il trouva la piste d’un lieu ancien situé dans les Terres du Chaos. Yoritomo offrit de se joindre à eux lorsqu’il l’informa de son projet de s’y rendre avec ses compagnons qui étaient, eux, trop heureux de le voir bouger à nouveau, et ils voyagèrent jusqu’à un ancien temple en ruines qu’ils pensaient désert, et où ils pensaient trouver quelques réponses.
Ils trouvèrent cependant un hiérophante sans âge et sa magnifique épouse silencieuse, et le prêtre-mage offrit sa sagesse pour la suite du voyage. Après avoir isolé Weyrith, il s’avéra cependant que celui-ci avait d’autres projets. Il ignorait pourquoi, mais l’homme voulait subtiliser sa puissance pour retrouver sa jeunesse et gagner en pouvoir. Face à une mort certaine, piégé et sous le coup d’un sortilège ancien, Weyrith entra en transe et parvint à se dégager. Il ne se rappelle rien, mais il s’est réveillé sur le corps mutilé du hiérophante, sans une égratignure.
La femme, elle, implora sa pitié, plaidant avoir été sous le joug d’un sortilège la forçant à servir le défunt. Il reçut d’elle le chemin jusqu’à l’antique Temple des Vents et son Oracle, mais, animé d’une rage et d’une fureur nouvelles, il l’embrocha avec son épée et la laissa pour morte.
RévélationsWeyrith, Nolovar, Vanaiel et Yoritomo quittèrent ainsi ce temple pour un autre, rejoignant une route qui leur était inconnue, anonyme mais fréquentée, jusqu’au fameux temple autour duquel un hameau de bric-et-de-broc de pèlerins et de charlatans s’agglutinait. L’Oracle mystique n’ouvrait que très rarement ses portes, mais les portes s’ouvrirent pour Weyrith. Là, au sommet du pic, sur un autel froid, il fut encerclé par les Vents et l’Oracle lui révéla une grande destinée et un plan secret pour son avenir. Il voulut en savoir plus, mais n’eut rien d’autre, et il quitta les lieux perturbé, mais étrangement rassuré et déterminé, conscient maintenant d’avoir un destin.
Retrouvant ses compagnons, il fut choqué de retrouver parmi eux Mogdarr et quelques autres survivants. L’Orque souhaitait les reprendre à son service et se remettre au banditisme, mais Weyrith avait maintenant d’autres plans, et il le somma plutôt de se mettre à son service. L’Orque prit la chose à la façon des siens, en le provoquant en duel, se sachant bien plus fort et puissant que l’Elfe. Pourtant, la fureur nouvelle débloquée sous le joug du hiérophante les mit sur un pied d’égalité et, pendant leur duel, Weyrith finit par invoquer les Vents pour désarmer son ancien chef qui, dominé, se résolut à obéir. Évidemment, tout le monde était sans mots face à son nouveau tour, à commencer par Weyrith lui-même, mais il mit cela sur le compte de l’Oracle et se dépêcha de lever le camp tant que les pèlerins débattaient encore sur la raison de ce prodige.
Prenant la route d’Ashnard, Weyrith fit escale dans un village frontalier de l’empire. Les lieux étaient étrangement vivants et animés d’une joie contagieuse. Ses compagnons et lui se laissèrent prendre au jeu des paysans heureux, relâchant leur garde et oubliant tout de leur voyage.
Avant que le sort ne fasse complètement effet, cependant, la femme du hiérophante lui apparut à nouveau. Le sortant de sa transe, elle révéla son vrai visage, celui d’une succube mortelle cherchant vengeance pour son affront violent. Durant leur combat, elle lui révéla qu’il était tombé par mégarde dans un piège tendu par un Démon de la Paresse, maître oniriste.
Après un long combat qui lui coûta presque la vie, Weyrith finit par la battre et la soumettre, et elle s’identifia elle-même comme la succube Lethyssia, lui donnant pouvoir sur elle. Elle lui confia alors qu’elle voyait, elle aussi, un grand destin en lui, et qu’elle souhaitait le sortir de là.
Weyrith insista pour sortir ses compagnons également, mais il ne parvint par à sortir Vanaiel, le démon se dévoilant pour s’en emparer et, rancunier, affirmer sa propriété sur elle pour les 66 prochaines années avant de tous les éjecter de sa vision. Nombre de bandits y restèrent aussi. Furieux, il exigea de la succube qu’elle ouvre un chemin occulte pour le suivre, mais elle n’en avait pas le pouvoir. Elle était une créature de Terra, et non des Enfers.
Certains s’en doutent déjà, mais Lethyssia et l’autre démon étaient, en vérité, de mèche et au service de Pazuzu, chargés d’isoler Weyrith de cette aimée qui ralentissait son avilissement. Et si la succube avait formellement prêté allégeance, sa corruption serait certaine d’œuvrer dans le bon sens.
DestinéeEndeuillé, Weyrith observa un jour de mémoire avant de reprendre sa route, sa compagnie ayant perdu un membre pour en gagner un autre. Lethyssia commença immédiatement à prendre de la place aux côtés de Weyrith, l’influençant tout en cherchant clairement à se faire une bonne place. Elle n’était pas juste belle, elle était aussi fougueuse, dangereuse, et sage, lui soufflant des conseils avisés à plus d’une reprise. Avant longtemps, il avait trouvé la catharsis dans ses bras, la succube jurant de ne jamais aspirer sa force, et elle le convainquit de changer de chemin pour faire un détour par un manoir isolé au cœur d’une plantation minable proche de la frontière.
Là, il fut finalement rattrapé par la même troupe nexusienne ayant initialement détruit la troupe de Mogdarr, et qui avait suivi sa trace jusqu’ici. Les fanatiques de l’Ordre Immaculé étaient déterminés à les prendre avant qu’ils ne passent la frontière, aussi encerclèrent-ils la propriété et s’y attaquèrent-ils immédiatement. Les bandits et les quelques occupants du manoir se fortifièrent pour tenter de les repousser, en vain. Les croisés firent irruption dans le bâtiment et commencèrent à forcer salle après salle.
Lors de l’affrontement, Weyrith fut mortellement blessé à son tour. Il s’attendait à rendre son dernier soupir sans comprendre pourquoi son grand destin lui était refusé, mais c’est à cet instant que le maître des lieux lui révéla qu’il possédait le pouvoir de le sauver, et de le rendre plus fort qu’il ne l’avait jamais été. Désespéré, Weyrith accepta et fut porté jusqu’à une obscure salle occulte où un sombre rituel eut lieu. Il fut traversé d’une énergie incommensurable, qui le guérit et le régénéra. Elle amplifia aussi sa force, ses sens, ses pouvoirs, lui donnant une profonde acuité de ses capacités et de la manière de s’en servir.
Devenu un mystérieux héraut de vengeance, Weyrith revint des morts pour reprendre la tête de ses compagnons. Il pourfendit les agresseurs par vagues, les éviscérant de sa lame et les déstabilisant par de violentes bourrasques spontanées. Le sang inonda le manoir jusqu’à ce que les Nexusiens se replient enfin, une fois leur capitaine saisi et décapité sur-le-champ, son chef brandi à la troupe, son sang éparpillé aux quatre vents en une pluie sinistre sur ses hommes restants.
Enfin, Weyrith arrêta de marcher. Il s’assit dans un salon épargné, dans le silence, rejoint par le maître des lieux, un certain Arkhavel Solmyrion. Il lui révéla qu’il faisait partie du Cercle de l’Oubli, une société secrète très discrète cherchant depuis longtemps le moyen de permettre à Ashnard de dominer Terra. Sans que Weyrith sache s’il disait la vérité, il disait le Cercle plus vieux que l’empire et instrumental dans son expansion. Surtout, il lui révéla que l’Empereur Varkhion comptait engager les opérations pour conclure une paix durable et profitable avec Nexus, favorisant les gains à court terme au détriment de la domination totale à laquelle Ashnard se destinait depuis toujours. Il envisageait de se convertir à la religion de l’Immaculé et de déclarer une paix éternelle. Et Solmyrion voyait en lui l’Élu pour porter l’empire vers son achèvement.
Weyrith était fatigué, mais il vit là le chemin de sa destinée, bien qu’il refusât de rencontrer les parjurés à Ashnard, se réservant quant à son rôle dans le complot ourdi par son sauveur inattendu. Quant à son nouveau pouvoir, Arkhavel lui assura que l’opération n’avait fait que lui révéler des choses lors de son expérience de mort imminente, sans qu’il puisse toujours dire si c’était vrai ou non.
Seigneur ashnardienLe jeune forban avait fait bien du chemin. Arkhavel se chargea de faire jouer ses contacts pour lui obtenir la grâce de toute faute passée et le commandement d’une place forte proche d’Ashnard, Grendel. En tant que baron ashnardien, Weyrith avait désormais une position enviable et ses compagnons acceptèrent de remplir des rôles subalternes tandis qu’il se dissolvait dans une intimité vicieuse en compagnie de Lethyssia.
Des années passèrent et Weyrith, baron de Grendel, oublia ses plus grandes peines et les plans du Cercle. Mais il s’ennuyait, et il ruminait ce destin qu’il avait choisi de laisser derrière lui. Il s’entraînait toujours, se préparant officiellement à une future guerre, mais restant en fait affûté pour toute possibilité. Il était vrai que Varkhion avait fait la paix avec Nexus et semblait s’y tenir. Les armées en souffraient, perdant en compétence, tandis que l’absence de butin forçait Ashnard à remercier des compagnies entières faute de pouvoir les payer de sa poche.
Les mécontents étaient nombreux, et, lorsqu’une ambassade fut apprêtée pour gagner Nexus, ce qui devait arriver arriva, et les dizaines de milliers d’anciens soldats devenus bandits, mercenaires, chasseurs de primes et mendiants se soulevèrent, s’organisant en armée pour marcher sur Ashnard.
Varkhion, cependant, n’était pas devenu Empereur sans raison. Avec sa propre armée, assisté de sorciers, démons et créatures, il écrasa la rébellion. Il y perdit beaucoup de forces, mais il pensait avoir purgé la dissension et ne tenait qu’à contrôler son empire.
De son côté, Weyrith reçut, peu après, la visite impromptue d’Arkhavel Solymrion. L’occultiste lui révéla que le Cercle de l’Oubli avait joué un rôle dans cette rébellion, mais que ses plans n’avaient pas été déjoués par cette défaite. Encore une fois, il appela Weyrith à accepter sa destinée et à prendre Ashnard en leur nom. Le plan était tout fait. Il ne devait qu’accepter. Et, pour lui graisser la patte, l’homme lui jura qu’il éliminerait toute trace au monde du sang de son père le baron, et qu’il ferait disparaître jusqu’à leur souvenir. Se pensant guéri de ce traumatisme, Weyrith se trouva bien intéressé pourtant, son sang échauffé par le souvenir, et, finalement, il accepta.
On pourrait croire ici qu’Arkhavel Solmyrion fut un autre avatar de Pazuzu, mais il n’en était rien. Le Cercle avait senti son ascendance démoniaque et son potentiel, mais il n’était pas impliqué dans ces plans, nourrissant les leurs, bien plus sombres d’une certaine manière.
ConjuréQuittant Grendel pour Ashnard, Weyrith apporta avec lui ses taxes, les arriérés de son prédécesseur et nombre de cadeaux pour plaire à l’Empereur et être accepté par l’aristocratie ashnardienne. Il fut néanmoins rejeté, ce qui était, en vérité, escompté. Weyrith insulta la trône avant de quitter la ville, un acte suffisant pour justifier une possible exécution.
De retour chez lui, une nouvelle épreuve l’attendait. Le Cercle entier s’était réuni et le retrouva dans les oubliettes de son donjon pour le soumettre à des épreuves intenses. Conduit aux limites de son endurance et de ce que son corps pouvait supporter de douleur et de blessures, maintenu en vie par la magie, il fut instillé en lui une puissance nouvelle. En vérité, ce qu’il possédait de mortel, ce que lui avait légué sa mère, était drainé de lui. Sa part mortelle mourait pour que ne reste que l’héritage mystérieux de son père anonyme. Il atteignit un seuil de puissance sans précédent et, son front orné d’une gemme noire enchantée semblant contenir toute cette puissance dans son enveloppe faillible, il fut intronisé comme Grand-Maître du Cercle de l’Oubli, Élu de la Prophétie.
Ce rôle, bien que rutilant et lui donnant l’impression de contrôler désormais le Cercle et son destin, était en fait une manière de le sceller au sein du Cercle et d’obtenir de lui exactement ce que celui-ci désirait ; quoi qu’il s’agisse en vérité.
Peu après, un émissaire de Varkhion annonça à Weyrith que l’Empereur l’accepterait au palais s’il retrouvait pour lui les artefacts de pouvoir du premier empereur ashnardien au sein d’une nécropole oubliée. Il comptait, en effet, les porter en ambassade, et, peut-être, s’en servir comme preuve de bonne foi en cadeau aux Nexusiens. C’était un outrage et un blasphème, mais Weyrith accepta. Se rendant sur place, il découvrit cependant que la nécropole, hantée, était défendue par l’armée de morts y étant enterrée. Le plan n’avait jamais été de le voir revenir, et Varkhion l’avait ainsi condamné à mort pour son insolence. Qu’à cela ne tienne : ses compagnons et lui taillèrent l’armée de zombies en pièces sur leur chemin, les troupes gardant la voie libre pour leur retour. Face à la dépouille réanimée du premier empereur ashnardien, Weyrith fit front, et il la défit à l’issue d’un duel brutal.
Lorsqu’ils émergèrent de la nécropole, les symboles de pouvoir impériaux originels en mains, ils furent rejoints par les reliquats des rebelles écrasés par Varkhion, qui prêtèrent allégeance à Weyrith en lui signalant que l’ambassade pour Nexus avait pris la route. A la tête de sa nouvelle armée, Weyrith tomba sur un Varkhion qui, trop confiant, surpris, avait négligé éclaireurs et escorte. La bataille fut serrée, mais Weyrith et Varkhion s’affrontèrent finalement en duel. Plus aguerri et frais, l’empereur transperça le baron de sa lance. Pourtant, celui-ci, étonné lui-même, se releva sans mal après s’être attendu à une courte agonie.
Dans une déferlante de rage et de violence, Weyrith frappa à son tour, taillant son adversaire en charpie par l’acier et par le vent, et revendiquant le titre impérial pour lui-même. Lethyssia apparut à ses côtés pour poser sur lui les sceaux impériaux anciens avec fierté, et ce qui restait des armées baissa les armes pour prêter unanimement allégeance.
Maître absoluSa victoire en mains, Weyrith passa un temps de convalescence à Grendel jusqu’à ce qu’Ashnard soit pacifiée par Mogdarr, Nolovar, Yoritomo, ses troupes et les agents du Cercle. Il passa aussi ce temps à nouer des relations et des alliances, garantissant des amnisties et des concessions cimentées par des fiançailles qui se multipliaient. Arkhavel, évidemment, était l’artisan de cette politique. Lethyssia les observait avec suspicion, mais elle était trop contente de voir son élu s’élever au sommet, d’autant que Weyrith, après moult acrobaties, avait exigé que la succube soit son épouse principale. Ainsi, aucune fille d’Ashnard ne serait supérieure à une autre. C’était un choix osé, mais somme toute accidentellement intelligent et avisé. Sylvandell, contrée des fiers chevaliers-dragons, fut la seule à s’y opposer militairement, et Weyrith marcha sur eux, pourfendant leur souverain et Grand-Maître et revendiquant ses titres, dragons et symboles.
Lorsqu’il gagna finalement Ashnard pour son couronnement officiel, Weyrith célébra l’occasion par un mariage de masse, et il déclara une orgie pour l’occasion. L’idée souleva des sourcils, mais tous y participèrent, et, ainsi, orgie commémorative après orgie anniversaire, nul ne pourrait tracer le lignage des enfants des nombreuses épouses impériales, et nul ne porterait de coup contre un d’entre eux de peur de faire couler son propre sang, sang qui pourrait être exploité s’il devait être un jour révélé.
Cette décision comme d’autres assurèrent son pouvoir. Même s’il était un homme d’état calamiteux, Weyrith était bien entouré et, surtout, il savait se battre. Et il comptait se battre. En opposition totale à Varkhion, Weyrith relança les hostilités avec Nexus rapidement, reconstituant les armées décimées par la guerre civile pendant que la cité marchande attendait une ambassade absente. Lorsque les raids reprirent à la frontière, il devint clair que la paix ne serait pas, et les hostilités ouvertes reprirent.
Plusieurs décennies ont passé depuis. Plusieurs complots ont été tués dans l’œuf, plusieurs guerres se sont succédées, et Weyrith reste au pouvoir, en passe de devenir l’Empereur le plus pérenne qu’Ashnard ait connu. Sa dynastie commence à prendre elle-même l’administration en mains et il semble que son pouvoir doive encore durer.
En attendant, son lignage reste inconnu. Et les plans d’Arkhavel Solmyrion le restent tout autant. La vie à Ashnard ne s’est pas améliorée. Au contraire, elle semble toujours plus sombre et chaotique, et les Terres du Chaos semblent proliférer de monstres toujours plus corrompus et féroces. On met cela sur le compte des guerres incessantes et des affrontements magiques s’y déroulant, mais autre chose semble rôder dans les ombres des troupes et des tours palatiales ashnardiennes.
Ce n’est néanmoins pas ce tyran hédoniste et dissolu qui cherchera les raisons de ces problèmes et leurs solutions. Weyrith adore le pouvoir, la guerre et la luxure, et il les a en quantité, pourvu qu’il continue à faire ce qu’il sait si bien faire sans trop y réfléchir ni poser trop de questions.
Capacités :S’il est protégé par la garde palatiale, son cercle privé et même par son harem si nécessaire, Weyrith a plus d’une fois démontré qu’il était un guerrier extraordinaire, capable de mener ses propres combats. Il s’est révélé bien au-dessus de l’Elfe commun, même les guerriers anciens de son espèce présumée.
Vigueur exceptionnelleBien que l’errance et la guerre l’aient endurcies, elles n’expliquent pas l’énergie inextinguible animant son corps. Il déploie une puissance physique insoupçonnée, maintient l’effort des heures durant, et supporte coups et blessures sans ciller. Il dort extrêmement peu, même pour un Elfe.
Santé inaltérableIl faut remarquer que Weyrith ne tombe presque jamais malade, ni ne souffre-t-il longtemps de quelque affection que ce soit ; ce qui est étonnant puisque seules les pires épidémies l’affectent. Il en tire une aura surnaturelle renforçant son culte impérial, mais cette capacité est surtout liée à sa propre nature.
Maître d’armesAu fil des décennies, il a combattu dans toutes les conditions et avec la plupart des armes existantes, et a fait face à ou pratiqué avec des guerriers des quatre coins d’Ashnard et de Terra. Il est aussi féroce à pieds qu’à la montée et chevauche même les dragons de Sylvandell cédés lors de sa victoire et comme dot de sa dernière épouse issue de ces terres.
Bretteur exceptionnelS’il est fort avec toute arme, il est particulièrement exceptionnel avec une lame en mains. Surin, dague, épée longue, bâtarde ou estramaçon, il dévoile une affinité particulière avec ces armes emblématiques. Sa possession de reliques enchantées n’arrange évidemment pas le cas de ses adversaires.
Chevaucheur de dragonsComme dit plus haut, depuis la soumission de Sylvandell, il possède plusieurs dragons, et il en chevauche régulièrement. Il est devenu un dragonnier talentueux avec le temps.
Maître des arts romantiquesC’est une façon élégante de traduire son savoir-faire dans les choses du corps et de l’amour discourtois. C’est un amant inépuisable pour qui le harem conséquent et les aventures nombreuses ne sont pas que des trophées. Il est bon de noter qu’il se plaît dans l’exploration de pratiques sadiques et qu’il n’est pas jaloux du tout, en témoignent les orgies organisées au palais avec la participation de son harem.
Artefacts : Par ses aventures, par pillage, par acquisition du Trésor impérial ou par cadeau, Weyrith dispose d’objets remarquables en quantité. Il en est certains qui l’accompagnent souvent, cependant, aussi cette liste non-exhaustive n’aborde-t-elle que ses possessions remarquables de choix.
Regalia AshnardiaContre toute attente, sa troupe et lui sont parvenus à extirper les attributs originels du pouvoir impérial des griffes de leur propriétaire trop possessif. Ils lui ont accordé une légitimité supplémentaire, mais ces parures sont aussi enchantées afin d’accorder une aura de majesté supérieure à leur porteur. En les arborant, Weyrith fait une impression inoubliable et paraît beaucoup plus charismatique et intelligent qu’il ne l’est réellement.
Gemme de l’OubliCette gemme enchantée noire est singulière et lui a été posée lors de son intronisation comme Grand-Maître du Cercle de l’Oubli. C’est un secret bien gardé dont personne n’a connaissance en-dehors de quelques proches de confiance. En apparence, elle se contente de canaliser la puissance magique brute traversant le corps de Weyrith en permanence, afin d’empêcher son enveloppe mortelle de dépérir sous leur effet. Si c’est bien le cas, elle est aussi, dans les faits, un instrument de contrôle, influençant pernicieusement son porteur tout en donnant à son maître la capacité d’inhiber ses pouvoirs, par exemple, ou, au contraire, de briser la gemme, provoquant une réaction en chaîne mortelle pour son porteur. A travers elle, Arkhavel Solmyrion est le véritable maître d’Ashnard.
Néantine et BrasemortLes deux épées fétiches de l’Empereur. Si Brasemort est plus courante à sa ceinture et a aussi un rôle cérémoniel, cette lame enflammée est aussi redoutable entre ses mains. Son tranchant est bien réel, ses flammes ardentes brûlent et appellent un instinct de préservation viscéral, et ce feu peut être « craché » pour incendier une rangée d’hommes entière. Ce n’est cependant pas la plus mortelle, puisque Néantine, longtemps reléguée au placard pour le nombre de porteurs qu’elle a tué, est animée d’un champ de nullification magique qui désintègre tout bonnement ceux qu’elle touche, les effaçant à jamais. En bretteur exceptionnel, Weyrith est le seul empereur depuis longtemps à avoir osé la sortir, et à ne pas s’être lui-même anéanti avec… pour le moment.
Aegira AureaProduite à partir des meilleurs alliages d’Inferis et dotée de sortilèges et enchantements puissants, l’armure impériale de Weyrith n’est pas juste l’armure de plates d’or et noire rutilante et ostentatoire du Grand-Maître des dragonniers de Sylvandell, c’est aussi une protection réelle tant contre les agressions que contre la magie. Elle le couvre de divers champs protecteurs et peut même nullifier la magie dans ses alentours directs.
Pouvoirs : Tout le monde sait que les Elfes ont une capacité magique latente supérieure à la normale, et que même un enfant est capable de tours simples sans trop d’efforts. Mais Weyrith possède un pouvoir anormal, qui n’a fait que se décupler et s’affiner au gré de ses initiations par le Cercle et de ses instructions reçues de divers maîtres. C’est là que son ascendance inconnue entre en jeu, puisqu’il est le fils d’un puissant Démon et n’a plus que son essence en lui. Il est techniquement un Démon dans le corps inadapté d’un Elfe.
Vents guérisseursA son insu, ou presque, Weyrith est protégé par une fine pellicule de vents protecteurs, le protégeant de la plupart des infections. Seules les maladies les plus pernicieuses peuvent l’atteindre, avant de rapidement succomber sous le coup de son énergie démoniaque. Il faut aussi remarquer que son entourage tombe bien moins malade que l’on pourrait s’y attendre, à commencer par Lethyssia. C’est qu’il peut aussi protéger et guérir de nombreuses maladies. Ceci dit, comme il est égocentrique et égoïste, il n’ira jamais poser ses mains sur les esclaves des ghettos lorsque la grippe les frappe.
Maîtrise des VentsUn pouvoir dont découle le précédent, mais plus généraliste. Weyrith peut influencer le vent et le manipuler de manière très agressive au combat. Il peut ainsi désarmer des troupes entières, ou les mettre à terre, déchirer leurs tuniques et les écorcher avec les pierres et débris portés par les bourrasques… Il peut aussi s’en servir pour créer des couloirs propices au vol de son dragon, pour disséminer des fumées toxiques, ou pour disperser plus encore les flammes de Brasemort, par exemple, et il en a aussi fait usage, depuis longtemps, pour disséminer le sang de ses victimes sur le champ de bataille, à des fins purement psychologiques. Lui-même peut flotter dans les airs et amortir ses chutes.
Drain de vieLe principal
cadeau que lui a fait le Cercle de l’Oubli est la capacité à drainer naturellement et inconsciemment la force vitale autour de lui, dans le but de se régénérer. Il l’a appris sans le savoir durant ses épreuves afin d’y survivre, et cela lui a permis, par exemple, de survivre au coup supposément mortel de Varkhion lors de leur duel. Il n’en est rien paru alors car ils étaient entourés de milliers d’hommes dont l’épuisement était justifié par leur âpre combat, mais il pourrait très bien aspirer totalement la vitalité d’une personne en un très bref instant afin de se soigner d’une blessure ou de lutter contre les dégâts d’un poison. En soi, si ce n’est pas un sort d’invulnérabilité, le tuer devient dès lors beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît.
Pouvoirs démoniaques latentsOn pourrait s’attendre à ce que Weyrith ait exploré toutes ses capacités, depuis le temps, mais ce n’est pas le cas. Pas curieux du tout, il fait ce qu’il sait faire et peut s’en découvrir par hasard, comme il l’a déjà fait, par le passé, dans des circonstances particulièrement difficiles. Il est peu probable qu’il se retrouve encore dans ce genre de situations au vu de son pouvoir actuel, mais ce n’est pas exclu. En attendant, il gâche quantité de pouvoirs classiques mais indémodables tournant autour de la pyrokinésie, de la manipulation des ténèbres, de la télépathie et de l’illusion, de l’altération, des conjurations et invocations, de manipulation des failles et de la création de portails transplanaires et transdimensionnels, etc. Les Nexusiens en sont ravis !
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