Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Journée bien méritée, serum de vérité

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Hana Ueno

Humain(e)

Journée bien méritée, serum de vérité

lundi 23 novembre 2020, 22:54:17

Les voyages spatiaux sont des missions qui s'effectuent en groupe, c'est la base. Pour préserver l'équilibre psychologique de l'équipage, déjà. Pour des raisons de sécurité, ensuite : deux hommes ou plus peuvent dormir en décalé afin que l'un d'entre eux soit constamment éveillé ; les membres d'équipage ne sont pas livrés à eux même en cas de problème ou de blessure grave ; il est bien plus facile de surveiller le vaisseau tout en explorant des zones inconnues ; la concertation permet d'éviter pas mal d'erreurs de jugement. Bref : les voyages spatiaux s'effectuent en groupe.

Le problème, c'est que le Saihyo-sen est bêtement conçu : sa zone d'habitation et ses stocks de nourriture sont trop petits pour accueillir plus d'une personne pendant la durée typique d'une cession d'exploration, qui est de deux à trois mois. Pour cette raison, le navire est souvent resté inutilisé. La plupart des pilotes refusent tout simplement de partir en solitaire, et ce d'autant plus qu'ils sont expérimentés. Le Saihyo-sen est donc resté en état de quasi-abandon pendant deux décennies et n'a retrouvé un usage régulier que deux ans auparavant, lorsque Hana s'est portée candidate aux recrutements de la BFF. La petite n'était, de loin, pas la meilleure du classement. Mais elle était la meilleure de ceux qui s'étaient déclarés prêts à voyager à bord du Saihyo-sen.

* * *

« Qu-quel v-vais-seau de me-E-e-rde ..! . »

Hana s'est encasquée et sanglée solidement au siège du poste de pilotage. Ce dernier la secoue maintenant comme s'il voulait lui briser la nuque. Elle tente de faire abstraction et manipule tant bien que mal les boutons de son poste de commande afin d'ajuster la descente à travers l'atmosphère. Tout autour d'elle, l'immense charpente d'acier vrombit et tremble comme si elle allait se rompre.

« Jvais tni-..quer ta race...gros... ta-as dmerde .. . »

Elle plaisante bien sûr. Le navire et elle ont créé du lien, ces deux dernières années. Et la descente se passe en fait très bien. Dans une dizaine de secondes viendra la partie plus ou moins délicate, qui consiste à se poser au milieu du désert de sable. Mais Hana en a vu d'autres, et puis le sable est un terrain amical qui amortit les mauvais chocs. Enfin, probablement.

De dehors, la baleine d'acier semble descendre à une allure maitrisée en direction des dunes. Tranquillement, avec force grondements et tourbillons de sable, elle dépose entre deux dunes sa carcasse de 10^5 kilos. Elle ronronne encore un peu, puis ses moteurs s'éteignent un a un, laissant le bruit du vent reprendre le devant de la scène. Quelques minutes plus tard, à deux mètres de hauteur, une lourde porte de sas s'ouvre et laisse la pilote apparaitre sous la lumière brulante, avec un râle de bonheur.

« HAAAAN ! Enfin putain ! »

Le vent chaud et sec s'engouffre dans la tenue légère d'Hana. On se croirait devant un four ouvert.

« HAN c'est chaud ! ... il va falloir faire gaffe à l'eau quand même. » note-t-elle. « Pas dit que le lac contienne de quoi boire. ».

La gravité n'étant ici que de 0.5g, Hana s'est préparée un sac d'une trentaine de kilos, dont 20 litres d'eau. De quoi passer un peu de temps à l'extérieur sans craindre de se dessécher. Sans se soucier de déployer la rampe de débarquement, elle jette son paquetage en contrebas et saute à son tour, prête à se réceptionner sur le sable. Elle y atterrit à pieds joints en creusant des sillons, et y laisse tomber ses fesses en riant bêtement. Puis elle y plonge les mains et les retire de suite avec un « AH ! » de surprise : ça brûle. Ses fesses commençant à chauffer de même à travers le pantalon de toile, elle se lève. Voilà donc pourquoi sa tenue d'exploration du désert inclue des bottes. Elle sort de sa poche un petit écran muni d'un clavier rustique couvert de caoutchouc, sur lequel elle tape la commande de fermeture du SAS. Elle pianote à nouveau pour afficher un plan schématique des environs, où apparaissent la position du vaisseau, la sienne, et celle de la destination qu'elle a marquée. Elle s'oriente rapidement : un petit lac devrait se trouver à quelques minutes au nord-ouest, au centre d'un genre de cratère. En montant sur la dune, elle aperçoit un monticule de sable dont la forme évoque étrangement celle d'un volcan. « Yes, facile. »

Une dizaine de minutes de marche lui suffit pour arriver au pied du dit volcan et le gravir jusqu'à l’arête du cratère. Au fond de celui-ci repose bel et bien un lac de, quelques dizaines de mètres de diamètre. Le sol, à l'intérieur du cratère, est légèrement plus clair que le sable environnant. Aucun signe de vie, pour l'instant. Le sol est drôlement stable, ici. pense-t-elle en silence, la chaleur sèche de l'air lui ayant passé l'envie de verbaliser. Le cratère, en forme d’assiette creuse, est bien escarpé sur le bords ; trop escarpé pour être fait de sable. Hana fait un pas à l'intérieur, précautionneusement, craignant de perdre l'équilibre et de dégringoler jusqu'en bas. Ses pieds ne s'enfoncent plus dans le sol, dont la surface semble plus ou moins flexible. Quelques pas de plus, en progressant de profil : la température diminue, on dirait. Elle s'accroupit et tâte le terrain de la main.

« Wow, c'est végétal ? »

Sous ses doigts et ses semelles, semble-t-il, quelque chose vit. quelque chose, quelque chose comme du lierre ou des racines très fines. Des fibres à peine plus épaisses que des cheveux formant un tissage beige clair, qui tapisse apparemment la totalité du cratère et... le maintient ? Bien vite, l'idée que le cratère est vivant suggère à Hana qu'elle a affaire à une bouche titanesque en attente de nourriture. C'est donc exaltée par une terreur irrationnelle qu'elle continue sa descente.
« Modifié: lundi 23 novembre 2020, 23:09:50 par Hana Ueno »

Joy

Terranide

Re : Journée bien méritée, serum de vérité

Réponse 1 dimanche 06 décembre 2020, 23:31:55

Sous les pieds de la jeune femme, le sol tremble un peu. Rien de très inquiétant, pas de quoi compromettre la stabilité de la structure sur lequel elle a grimpé. Les secousses semblent être localisées en un seul point, au centre même du cratère. Soudain, une ouverture se fait en son centre : un joli trou cylindrique. Miraculeusement, l'eau ne semble pas tomber dans le précipice, retenue comme par les bords de verre d'une bouteille.

De toute façon, le trou est rapidement bouché. En effet, une silhouette humanoïde en émerge, comme portée par un improbable monte-charge souterrain. L’individu est entièrement couvert d’une combinaison rigide et bombée, à la manière d’un scaphandre hérissé de piques métalliques. Une vitre opaque, découpée en un V agressif, masque ce qui devrait être son visage. Ses mouvements sont incroyablement vifs pour quelqu’un de pareillement équipé, mais c’est en fait assez lentement qu’il progresse vers Hana. Il semble marcher sur l'eau, quoiqu'il soit peu probable que sa densité soit suffisamment basse pour permettre sa flottaison en temps normal.

Outre cette armure qui évoquerait presque la période médiévale terrienne, son attirail fait froid dans le dos. Il porte en bandoulière ce qui ressemble à un long fusil, et l’étrange lame recourbée qu’il serre dans sa main droite évoque un croc de boucher.

Les détails de sa tenue, cependant, ne sont pas facile à distinguer, même lorsqu’on est un colon avec 16/10 à chaque œil. En effet, il mesure environ vingt-cinq centimètres de haut. Une voix aiguë mais sentencieuse et qui porte bien se fait entendre. La langue employée est, comme il se doit pour les échanges internationaux, le dialecte spatial commun. Cependant il est parlé avec un accent très britannique assez désagréable.

Halte ! Vous avez pénétré sans autorisation sur les terres sacrées du Dominion de Winoflède ! En vertu du décret magistral portant sur l’exode illégale d’aliens de plus de douze pouces, vous êtes dès à présent la propriété exclusive de sa majesté illustre le tyran-consul Chlodion CVLIVème du nom ! Moi, Pidelièvre MCLVII, préposé de sa majesté illustre au contrôle des frontières, je vous ordonne de me suivre pour que vous soyez mise aux fers et que soient accomplis les divers autres préparatifs relatifs à votre servitude à durée indéterminée.

Le minuscule chevalier se tient bien droit sur le bord du lac, à un demi-mètre d’Hanna. Il s’arrête alors, et désigne de sa main gantée d'acier le centre du cratère. Une nouvelle secousse, un peu plus notable, se produit : il est facile de deviner qu’elle est provoquée par l’ascension d’un nouveau monte-charge, cette fois à la taille de l’exploratrice.
« Modifié: dimanche 06 décembre 2020, 23:51:38 par Joy »

Hana Ueno

Humain(e)

Re : Journée bien méritée, serum de vérité

Réponse 2 jeudi 10 décembre 2020, 23:33:37

Au sud de la capitale de la Colonie se dresse une chaine de montagnes où pullule une sorte de zèbre de montagne un peu trapu. L'animal est connu pour l'aisance déconcertante avec laquelle il évolue sur les pentes les plus inclinées, malgré son allure massive. Une aisance qu'Hana envie un peu, tandis qu'elle descend sans assurance les premières dizaines de mètres du cratère en suant sous les bretelles de son paquetage. Elle se met a ricaner bêtement en repensant à la manière dont ces animaux sont utilisés lorsque la FaCC veut faire la publicité de l'une de ses nouvelles armes à feu. On les dispose côtes à côtes, bien en ligne, et on tire dedans. Cela donne toujours un spectacle extrêmement burlesque. Le pistolet d'Hana, par exemple, traverse 15 bêtes et sépare l'avant de l'arrière des deux premières. Autant dire qu'elle ne s'en sépare jamais, en terrain inconnu. Il bénéficie d'une poche rigide spéciale, en bas à droite de son sac à dos, de manière à pouvoir être dégainé en quelques secondes.

En progressant vers le centre du cratère, la pente se fait plus douce et la progression plus facile ; Hana arrive finalement au bord de l'eau. Se produit alors un événement surnaturel qui la laisse hébétée : un petit individu à l'allure gothique et menaçante s'approche d'elle en progressant à la surface de l'eau. Hana met quelques seconde à réaliser : la planète est habitée par une espèce technologiquement avancée. Elle prend peur et recule face à l'inconnu qui continue d'approcher, s'assurant de garder 5 bons mètres de distance avec lui. Qui sait à quelle vitesse il pourrait bondir ?

« Halte !... » commence-t-il. Les annonces qui viennent ensuite pourraient être risibles, mais elles sont à prendre aux premier degré, ça ne fait aucun doute. Une bouffée d'adrénaline fait frémir Hana ; sa glande de RESET s'active spontanément tandis que le soldat achève sa tirade. Coopérer n'est pas envisageable. Le combat ou la fuite. Mais elle ne peut déguerpir et tourner le dos à un ennemi armé. Hana répète mentalement les gestes nécessaires pour dégainer et faire feu. Elle devrait pouvoir tirer la première, mais si elle rate sa cible ? Et puis elle ne peut abattre un incconu sans somation. Proposer de se retirer et d'en rester là. Peut être s'en tirer sans danger. Elle prend la parole d'une voix monocorde et sans timbre.

« J'ignorais que cet endroit était habité. Je suis disposée à partir. »

Sa main gauche tire la fermeture éclaire de la poche de son arme et ouvre le battant de tissu. Pour l'instant, son bras droit pend immobile, mais elle ne quitte pas l'étranger des yeux : s'il fait mine de prendre son fusil, elle l'abattra. S'il est perspicace, il a déjà compris quel genre d'instrument elle vient de dévoiler. Les secondes pèsent.

« Je suis citoyenne de la Colonie Libre du Bec de l'Aigle. Je ne peux être soumise à des obligations envers un étranger que par la signature d'un contrat. Je vais quitter cette planète, et je répondrais à toute tentative de m'en empêcher, avec la force nécessaire. »

Elle se tait, en attente une réponse. Jamais de sa vie elle n'a été si immobile.


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