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Soirée de merde en fait, putain [PV]

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Megumi Peu importe

Humain(e)

Soirée de merde en fait, putain [PV]

lundi 09 novembre 2020, 00:24:36

L'appartement n'est pas très grand ; 40m². On a vu pire, mais ça reste peu pour héberger deux personnes, surtout si l'une est une peintre quasi obsessionnelle dont les toiles pas sèches occupent en permanence l'espace. En principe, Leslie et Megumi se sont mises d'accord sur des règles :
  • pas plus de trois chevalets en même temps dans le séjour ;
  • le matos qui ne sert pas doit être rangé à sa place ;
  • qui salit, nettoie.
En pratique, la théorie est souvent mise en défaut. En pratique, c'est quand même plus simple de laisser cette couche de papier journal en permanence sur le sol. En pratique, il y a des tâches qui ne se récupèrent pas. Mais puisque Leslie est d'une infinie patience, Megumi peut tout de même s'adonner à sa passion. Et quand elle s'y adonne, elle s'y laisse absorber, parfois des heures durant - chose inattendue chez une personne qui peine à lire les recettes de cuisine en une seule fois. Faire naitre des formes sur sa toile est un bonheur immédiat ; dès qu'elle commence, sa conscience se fixe sur un objectif unique : donner vie au tableau. Facile, dans ces conditions, d'oublier le reste du monde et de perdre la notion du temps.

Ce samedi, Leslie est partie en début d'après midi, et Megumi en profite. Vers 15h, elle a enfilé ses "vêtements d'artiste" (un vieux jean et un t-shirt rose délavé, tous deux couverts de vieilles taches de couleur), puis elle s'est plongée dans ses ouvrages, une playlist électro sans fin en fond sonore. Et cela fait longtemps qu'elle travaille, lorsque que la sonnerie désagréable d'un vieux téléphone portable fait éclater sa bulle.

Agacée, elle pose le pinceau sur sa palette, et se retourne pour chercher l'origine du bruit. Ce n'est pas son smartphone qui sonne ainsi. Leslie, en revanche, possède plusieurs vieux Nokias increvables - au moins deux qu'elle utilise régulièrement. Megumi déniche finalement le portable dans un sac à dos de son amie. L'écran annonce "Proprio". Hm. Leslie n'aimerait pas que Meg décroche à sa place. Cette dernière pose donc l'appareil sur une table et retourne à son chevalet. La sonnerie finit par se taire. Arh, je n'aime pas ce que j'ai fait avec l'ombre de ce bloc... Attends, quelle heure est-il ? Elle retourne au téléphone quelle avait laissé : 21h23. Déjà ? Leslie devait pourtant revenir vers 18. Je devrais peut être faire à manger. Elle aura faim en arrivant. Et d'ailleurs, Megumi a faim.

Elle dégaine son propre téléphone et appelle le portable principal de Leslie. Elle a peut être déjà mangé après tout ? Mais qu'est-ce qu'elle fabrique ? La tonalité se répète pendant de longues secondes ; répondeur. Hm. Le Nokia lance à nouveau sa mélodie stridente : "Proprio". Pressée, Megumi retente sa chance : attente, tonalité, répondeur. Elle soupire, agacée. Elle entre dans la cuisine, débarrasse rapidement ses mains de leur peinture dans l'évier, et s'essuie dans son jean. Elle ouvre le frigo, le placard, et réfléchit : il n'y a plus grand chose d'intéressant, et puis elle veut manger maintenant : ça sera des nouilles dans l'eau chaude, donc. Elle met de l'eau à bouillir, déballe les nouilles et commence à les manger crues, une par une. Le Nokia sonne à nouveau. Merde, mais y'a quoi de si urgent ?... La sensation que quelque chose ne va pas commence à s'installer dans son ventre. Elle essaie encore de joindre Leslie : répondeur. Son pouls accélère : petite panique. Merde, qu'est-ce que je dois faire ? Le Nokia sonne encore. Elle l'ignore, il se tait. Angoissée, elle retourne au séjour éteindre la musique. Dans le silence revenue, elle se masse les tempes avec les mains. Y'a peut être un vrai problème ? Le seul moyen d'être fixée serait de joindre Leslie. Mais peut être que son absence et les appels du proprio sont liés. Elle est peut être avec lui ? Elle hésite à le rappeler : après tout, il n'y a pas grand chose d'autre à faire. Mais c'est peut être une connerie ? Le téléphone coupe court à ses hésitations en sonnant encore : elle décroche.

« Oui, bonsoir ? »
« Modifié: mardi 30 mars 2021, 22:26:14 par Le Grand Jeu »
Avatar de Fdasuarez.

James Howlett

E.S.P.er

Re : Soirée de merde en fait, putain [PV]

Réponse 1 vendredi 13 novembre 2020, 12:57:18

"Ecoute Toshio, ma livreuse a peut-être eu un accident, ça ne lui arrive jamais. Tu l’as vue non ? Mignonne, maligne, ponctuelle. Pas un pépin en six mois. Attends, attends calmes-toi, je vais voir ce que je peux faire, et le paquet de ce soir est pour moi, okay.. ?”

Lorsqu’il raccroche, Franck Cooney, passe une grosse main baguée d’argent sur son collier de barbe soigneusement taillé. En bras de chemise, le col largement ouvert sur son torse, le quinquagénaire est soucieux. Où diable peut donc se trouver cette foutue péronnelle ? Une bonne demie heure qu’il l’appelle en boucle sur ses téléphones portables; le business et le perso. Silence radio. Les élucubrations de ce gros porc de Toshio ne l’effraient pas outre-mesure - Franck a lui-même un service de sécurité très performant -, mais le Japonais constitue une partie importante (17% très exactement) de son chiffre d'affaires dans cette branche d’activité. 

“Vous voulez qu’on la cherche, m’sieu Conney ? Je peux en profiter pour aller apporter le paquet moi-même”

C’est le plus loquace de ses gardes du corps - un Ghanéen musculeux au crâne rasé - qui vient de s’exprimer, du seuil de la porte où il est gentiment posté, les mains croisées devant son entrejambe. Le second, un natif, se contente de hausser un sourcil inquisiteur.

“Non. Je veux pas attirer l’attention de la police sur nous en ce moment. On s’occupera de la gamine plus tard, je pense pas qu’elle m’aie planté, j’la connais.”

Officiellement, Conney est galeriste. Il organise des expositions absconses pour bourgeois et parvenus dans les plus beaux endroits de Seikusu. Officieusement… Il a des activités moins reluisantes. Activités qui lui rapportent infiniment plus que les mondanités qui lui servent de couverture.

“Mhh.”

L’homme pianote sur l’écran de son téléphone de ses gros doigts. Il y a bien un numéro qu’il n’a pas appelé, celui du mobile qu’elle est censée laisser en permanence à l’appart… Mais pourquoi diable serait-elle à l’appartement ? Peut-être qu’elle est malade. Impossible, elle l’aurait prévenu. Elle connaît l'importance de ses courses. Elles payent une bonne partie de son loyer après tout. Il appelle, toutefois, active le haut parleur et se renfonce dans son fauteuil de cuir mat. Répondeur. Une fois. Deux fois. “Bordel.” Et puis…

Citer
Oui, bonsoir ?

Putain mais qu'est-ce que tu fous ? Ca fait 1h que Toshio t'attends, t'as pas paumé le paquet quand même ?"

... euh, excusez moi, Leslie est absente, je ne sais pas où elle est...

Hm ? Ah, mais t'es qui toi ? La colloc ? T'as ...

Oui monsieur !

"... son téléphone perso ? 'faut impérativement que je la joigne."

En fait je... elle ne répond pas, je sais pas du tout comment la joindre...

Ecoute c'est Franck. Le proprio. C'est... J'avais besoin qu'elle fasse un truc pour moi. Un truc hyper important...

(silence de quelques secondes)

Ecoute, va falloir que tu la remplaces. Pas le choix... Sinon je suis dans la merde. ON est dans la merde.

(voix tremblante) Ok, je vais essayer... qu'est-ce que je peux faire ?

"Va à la commode dans le coin... Celle qui est prêt de la fenêtre. C'est bon, t'y es ?

... oui j'y suis !

"Ok ouvre le deuxième... Non le troisième tiroir je crois. Tu devrais trouver une grosse boite métallique, en fouillant un peu...

(bruit de fatras qu'on déplace) ... oui je l'ai !

Ok. Alors dedans, t'as un petit paquet blanc, avec une date dessus hm ?

Oui !

Ok prends-le. Tu vas l'amener au... Non, attends je vais t'envoyer l'adresse par texte à ce numéro. Tu l'effaces juste après OK ?

Ok ... ok !

Tu m'appelles pas. Sauf si y'a un problème... Et il devrait pas y en avoir. Quelqu'un t'attendra devant.

D'accord... euh... (silence)

bip...bip....

Franck a raccroché, partagé entre le soulagement et la perplexité. Un peu à l’ouest cette nana. C’est quoi déjà son prénom ? Un truc comme Midori. Ça fait un bail que deux gamines vivent là, mais il a jamais croisé la coloc' de Leslie.  Les sourcils froncés, il tape rapidement l’adresse de la soirée de Toshio. Il est déjà fort tard, presque 22h. L’appartement est à une vingtaine de minutes à pied de la planque de Toshio et il ne voit pas trop ce qui pourrait mal se passer. Pourtant, il a un mauvais pressentiment. Il ajoute quelques mots.

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“Tu dis bonjour, tu souris, tu donnes le paquet, tu déguerpis et tu m’appelle, OK Midori ?”


Megumi Peu importe

Humain(e)

Re : Soirée de merde en fait, putain [PV]

Réponse 2 vendredi 13 novembre 2020, 20:13:46

La tonalité résonne à son oreille. D'une main tremblante, elle range le téléphone dans sa poche, et marche nerveusement d'un coin à l'autre du séjour en réfléchissant. Il faut agir vite ! Prendre son portable, mettre des chaussures, rincer les pinceaux. Non, pas le temps pour les pinceaux. Regarder sur Google Maps où se trouve le lieu de livraison. Ah mais non... je dois attendre l'adresse par sms. Idiote ! Du coup je commence par quoi ?... Elle se prend la tête entre les mains, perdue dans la foule des actions nécessaires. Du calme. Méthode. Méthode, méthode, méthode. Méthode. Même routine qu'avec toutes les tâches banales et difficiles. D'abord, elle sort un carnet et un crayon de son vieux sac à dos gris. Bon.

1) Formuler clairement la tâche. Il faut livrer le paquet. OK.
2) Décomposer en étapes simples :
   - D'abord sortir, OK.
   - Aller... à pieds ou en bus ? Ça dépend de la distance. Mais c'est où en fait ? Et MERDE, j'ai toujours pas l'adresse, je peux pas avancer !..

Le Nokia vibre, elle s'en empare vivement. Un message avec l'adresse, comme promis. Puis un deuxième :

« Tu dis bonjour, tu souris, tu donnes le paquet, tu déguerpis et tu m’appelle, OK Midori ?
- OK »


Elle copie l'adresse sur l'application Maps de son téléphone et trace un itinéraire : 45 minutes à pieds. Probablement la moitié si elle prend sa trotinette. Elle abandonne l'idée du bus : trop compliqué. Bon, retour à l'étape deux.

2) Décomposer en étapes simples :
   - Sortir. OK.
   - Faire le trajet en trotinette : elle a l'itinéraire sur son téléphone. Elle note "téléphone".
   - Trouver l'adresse. OK.
   - Sonner, donner le paquet : elle note "paquet".
   - Appeler le propriétaire : elle note "téléphone de Leslie".

3) Préparer ses affaires. Elle enfile son manteaux, ses baskettes, s'empare de son sac à dos. Mécaniquement, elle raye un à un les éléments de la liste, les rangeant dans le sac ou dans la poche de vêtement appropriée.

Bon. Elle prend une inspiration : rien ne sert d'angoisser ; la méthode est efficace.

Quelques instants plus tard, sur sa trottinette,  elle file dangereusement vite sur le trottoir humide. Une chance que les rues soient plutôt dégagées à cette heure. Lorsque des silhouettes humanoïdes se dessinent dans la lumière orange des lampadaires, elle les évite en sautant sur la chaussée. À chaque intersection, elle s'arrête brutalement et vérifie la direction sur son portable, puis repart en kickant comme une folle.

Elle arrive finalement dans la rue de sa destination, essoufflée et les quadriceps en feu. Elle ralentit. Plus qu'à trouver le numéro. Le coin est plutôt chic, et éloigné du centre ville. On a là pas mal d'habitations individuelles de bonne taille, avec portail et jardin. Un petit évènement semble avoir lieu quelques maisons plus loin, si Megumi en croit les sons et lumières qui lui parviennent. Un homme, qui fume devant le portail, la regarde approcher. Elle cherche des yeux le numéro : c'est bon, c'est là. Elle descend de son bolide et s'approche de l'inconnu, auquel elle s'adresse sur un ton poli :

« Bonjooour... J'ai un paquet à livrer. Je suis au bon endroit ? »
Avatar de Fdasuarez.

James Howlett

E.S.P.er

Re : Soirée de merde en fait, putain [PV]

Réponse 3 dimanche 22 novembre 2020, 12:50:04

Le gorille adossé au portail hausse un sourcil sous ses lunettes de soleil, sans prendre la peine de décroiser ses bras massifs. Derrière lui, un pavillon cossu, bordé d’un jardin soigneusement entretenu. Finalement l’homme décolle son dos de la pierre pour s’approcher d’elle, et la palper silencieusement, promenant ses énormes mains de ses épaules à ses hanches, puis de ses fesses à ses chevilles sans vraiment s’y attarder. Si ce qu'il effleure lui plaît, il n'en laisse absolument rien paraître, bien que la rue soit parfaitement déserte, exception faite d'une voiture qui passe lentement en sens inverse avant de tourner à la première intersection.

“Le sac”.

Lorsque Megumi le lui présente, l’homme abaisse ses lunettes, sort une petite lampe torche de la poche de son costume pour en inspecter l’intérieur, puis hoche la tête, visiblement satisfait. Il place une main contre ses omoplates, actionnant le système électronique du portail pour l’inciter avant de la pousser fermement - mais sans violence - à l’intérieur du patio, puis de tourner les talons pour retourner à son poste. Au bout d’une allée éclairée de lampions, Megumi peut apercevoir la porte d’entrée entrouverte du pavillon. Il s’en échappe des éclats de voix et une musique pop de mauvais goût. Lorsqu’elle en aura franchi le seuil, elle pénétrera dans une pièce rectangulaire garnie d’une demi-douzaine de canapé sur lesquels sont affalés une dizaine d’individus aux allures patibulaires, en compagnie de plusieurs prostituées déjà largement dévêtues, des liasses de billets glissés dans leurs affriolants dessous. Au beau milieu de tout ce petit monde, une immense table en verre garnie de bouteilles d’alcool et de malbouffe en tout genre.

“Oi, gamine ! viens par là, un peu. Fais-moi ce que tu m’as apporté...”

Elle sera interpellé par un gros gabarit volubile d’âge moyen, engoncé dans un costume blanc sportwear défiant toutes les règles du bon goût, aux gros doigts garnis de bagues d’or et d’argent.

A une dizaine de kilomètres de là, le commanditaire de Megumi, bien loin de se douter que cette petite course est sur le point de tourner au vinaigre, soupire en lisant le SMS qu’il vient de recevoir de l’un de ses gars qu’il a envoyé surveiller les environs en voiture.

Citer
La petite vient de rentrer chez Toshio.
 

Quant à Leslie, il ne lui a fallu que quelques coups de fil pour comprendre qu’elle se trouve en garde à vue depuis quelques heures, a priori pour une broutille qui n’incrimine pas directement son business. Mais Franck est prudent. L’un de ses avocats est déjà en route pour la sortir du trou avant qu’elle ne se décide à devenir un peu trop bavarde. Il suffit parfois de quelques baffes, le mafieux en sait quelque chose…



Megumi Peu importe

Humain(e)

Re : Soirée de merde en fait, putain [PV]

Réponse 4 mardi 24 novembre 2020, 23:18:23

La jeune fille se tend à l'approche du gros balaise. Elle se laisse palper avec déplaisir, droite comme I. Elle ne s'attendant pas à un tel accueil ; c'est plus sérieux que prévu. Elle avait imaginé poser des questions sur Leslie à son arrivée, mais la mine du gardien ne l'encourage pas à desserrer la mâchoire.

« Le sac. »

Elle doit se faire violence pour ouvrir son sac devant l'inconnu, mais la peur aide. Elle l'observe observer en silence. Il ne me demande pas le paquet ? Apparemment non, il préfère la pousser à l'intérieur. Elle n'ose pas broncher, elle qui ne pige jamais rien, face à ce protocole apparemment bien rodé. Elle n'avait pas prévu de rentrer -"tu livres le paquet et tu te tires" avait ordonné le poprio - mais d'un autre côté le mieux est peut être de ne pas faire de vagues et de simplement s'exécuter. Hésitante, elle lance un regard en arrière vers le gardien qui l'ignore déjà. Bon, en avant...

Un pré-sentiment lugubre paralyse son esprit tandis qu'elle s'approche de la maison. Elle ne va jamais ressortir de cet endroit. En poussant la porte, elle débouche sur une pièce où se trouvent plusieurs homme à l'allure dangereuse. Les regards se braquent sur elle. C'est la scène d'exposition d'un mauvais film, et les mafieux font leur première apparition. Ils sont calmes, faussement amicaux, imprévisibles et violents. Arrêtes de délirer. Tu livres, tu sors...

« Oi, gamine ! viens par là, un peu. Fais-moi ce que tu m’as apporté... »

Le script se déroule et l'entraine malgré elle. S'avançant de quelques pas, elle sort le colis du sac et le tend d'aussi loin qu'elle peut à l'homme en blanc. Dès que celui-ci s'en saisit, elle le salue d'un hochement de tête.

« Bonne soirée à vous ! »


Elle fait aussitôt mine de partir, pressée de briser le scenario macabre qu'elle s'est inventé malgré elle.
Avatar de Fdasuarez.


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