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Ce n'est qu'un malentendu [PV: Ahri]

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Esmeralda de Nulle-Part

Humain(e)

Ce n'est qu'un malentendu [PV: Ahri]

jeudi 21 mai 2020, 20:14:18

De tous les royaumes qu’elle a visités, Ashnard restait l’un de ceux avec lequel elle n’entretenait pas de bonnes relations. Sans avoir officiellement interdit les aventuriers et les Pionniers, la plupart de ceux qui voulaient faire carrière sur le territoire se voyait régulièrement harcelé par les autorités pour une raison ou pour une autre. Pour cette raison, Esmeralda ne s’y rendait que rarement, mais même si elle n’avait aucune affection pour l’Empire, elle n’était pas femme à ignorer une opportunité en or; une annonce sur un panneau d’affichage en Frugrem, et la voilà qui faisait route pour rencontrer un client dans une petite bourgade frontalière. Le voyage entre Frugrem et Ashnard prenait moins de quatre jours, mais la chance voulut qu’elle croise une caravane marchande lors d’une pause, et le propriétaire de celle-ci lui offrit de la laisser l’accompagner sur son chemin en échange de lui offrir sa protection, comme les routes ashnardiennes étaient infestées de brigands et de bandits de grand chemin.

Évidemment, aucun brigand ne dérangea la caravane; l’aura de l’amulette faisait que les brigands perdaient l’intérêt, comme s’ils étaient instinctivement alertés d’un danger. Les brigands étaient bien des choses, mais la bravoure ne faisait pas parti de leurs vertus, donc ils préféraient laisser une caravane passer plutôt que risquer de perdre des hommes, ce qui revient, plus ou moins, à une perte de profit au long terme; moins d’hommes signifie moins de puissance, moins de puissance signifie qu’ils deviennent vulnérables aux autres groupes de bandits, et cela n’en valait pas la peine pour cambrioler une caravane de peaux de vache. Enfin, cela était le raisonnement de la jeune aventurière, les véritables raisons variaient largement, et loin d’elle l’idée de prétendre connaître le procédé exact de la magie qui émanait de son amulette.

Après quelques jours de voyage, Esmeralda mit enfin le pied à terre, arrivant finalement à destination, et souhaita bonne route au marchand qui l’avait accompagnée, et fit route pour la plus proche taverne, le lieu par excellence pour les aventuriers de rencontrer leurs clients. Elle approcha le tavernier, et l’interrogea sur son client. Celui-ci lui expliqua que son client était déjà présent, mais qu’il espérait que cela ne perdure pas; sa nervosité commençait à affecter sa clientèle et cela lui déplaisait. La Rose d’Estancar lui adressa un sourire et le rassura qu’elle tâcherait de le débarrasser de cet importun. Le tavernier sembla apprécier, et lui offrit une chope, qu’elle saisit et leva à sa générosité, prenant une gorgée avant d’aller rencontrer son client.

Le terranide, à peine plus grand qu’un enfant, arborait des signes distinctifs de la famille des mustélidés. Peut-être une hermine? Enfin. Il ne se montra pas bien accueillant. Dès qu’il aperçut l’aventurière, il tenta de prendre la fuite, la méprenant pour une chasseuse de prime, mais elle l’agrippa par la peau touffue de son cou et lui frappa les jambes, le plaquant violemment au sol. Il se débattit, mais elle n’en avait que faire, continuant de boire sa chopine avant de l’aider à se relever et de lui dire pourquoi elle était là. Dès qu’elle parla de la raison de sa venue, il sembla se détendre au moins un peu. Même si cela ne voulait pas dire qu’il lui faisait confiance, cela suffisait amplement pour qu’il relate son histoire à la demoiselle. Il lui raconta sa capture par des esclavagistes, et son transport vers Ashnard. Après une brève altercation, une femme inconnue se débarrassa des esclavagistes et s’empara de leur butin. Il parvint à s’échapper pendant les combats dû à sa petite taille. Il révéla avoir suivit le convoi jusqu’à une demeure en lisière de la capitale impériale. Si l’histoire semblait plausible, Esmeralda ne montra rien, demandant plutôt ce qu’il était prêt à payer pour la libération de ses proches toujours emprisonnés. Il lui dit que sa famille était fortunée et pourrait facilement payer une rançon. Pour mille pièces d’or par survivant. C’était une sacrée somme, et Esmeralda pourrait en faire très bon usage, donc elle accepta et lui signala qu’il aurait de ses nouvelles d’ici une semaine, le temps d’arriver à la capitale et de se mettre au travail.

Elle emprunta l’un des nombreux cercles de téléportation commerciaux d’Ashnard pour gagner la capitale. Comme toute voyageuse digne de ce nom qui traversait un territoire hostile, elle prit soin de masquer ses traits les plus notables, échangeant la robe et les talons-aiguilles pour des bottes de cuirs et un pantalon et passant un lourd manteau à capuchon sur ses épaules pour masquer ses formes féminines. Elle rangea également ses deux épées longues dans sa pochette, considérant sa réputation et la description que les gardes auraient pu avoir d’elle. Elle n’était pas nécessairement pressée d’attirer l’attention du beau Télémaque, bien qu’elle appréciât la dévotion que le chevalier montrait à sa capture, mais quand il avait la fâcheuse tendance de lui coûter ses contrats, donc elle préférait qu’il ignore sa présence. Au moins pour le moment.

Moins d’une demi-heure après son arrivée, elle trouva la demeure décrite par le jeune mustélidé, pile à l’endroit décrit. Selon la description du terranide, l’esclavagiste était capable d’affronter et de tuer rapidement un groupe d’hommes entrainés à maîtriser des terranides de toutes les tailles. La possibilité que la créature fût capable d’utiliser la magie n’était pas à écarter, car beaucoup d’êtres sur Terra la pratiquait. Il lui fallait donc de quoi encaisser des punitions sévères. Elle passa à son doigt une bague de protection, dans l’espoir de parer les assauts physiques, et accéléra la guérison de ses blessures à l’aide d’une bénédiction divine, avant de s’approcher de la demeure de l’esclavagiste. Elle poussa la porte d’entrée, une main sur la garde de son épée, prête à affronter un assaillant.


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