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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: A roadman's blues [pv]  (Lu 1404 fois)
Zinaida
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FicheChalant
« le: Juillet 14, 2016, 03:52:32 »

Ça devait bien faire une heure qu'elle poireautait, la clope au bec. Même pas un verre à la main. L'hospitalité de la triade avait bien diminué ces derniers temps. Il faut dire que leur situation n'était pas particulièrement enviable. Comme partout au japon, ce sont les yakuzas qui font la loi, alors même s'ils sont bien soutenus les chinois ont beaucoup de difficultés à se faire une place potable. Ils étaient désespérés, et du coup ils payaient double pour du boulot bien fait. C'est pour ça que Zinaida était là. Le chef de la cellule locale l'avait contactée pour lui proposer un petit travail adapté à ses compétences. Elle regarda l'heure, 21h13. La nuit était encore jeune, et elle espérait pouvoir attendre le lendemain pour effectuer la mission, quelle qu'elle soit. Pour l'heure elle avait surtout une furieuse envie de trainer les bars jusqu'à pas d'heure. Une porte s'ouvrit finalement, et on l'invita à rentrer.

-Salut Zin, ça fait un moment qu'on s'est pas vu.

-M'appelle pas Zin. Tu sais c'que c'est, un boulot à droite, un boulot à gauche, et quand on a un peu d'temps libre on prend soin d'son foie. Bon alors, qu'est-c'que j'peux faire pour toi?

-Directement dans le vif du sujet, hein? Y'a un sous-chef du clan local qui nous a mis pas mal de plomb dans l'aile ces derniers temps. Je veux que tu le descendes, mais ça doit rester discret. En ce moment il fait la chasse à la petite friture, histoire de nettoyer le quartier. Lui et 3 ou 4 hommes, pas plus. Rien d'insurmontable quand on a ton talent. Le truc c'est d'attendre le bon moment pour faire croire qu'un gars s'est défendu et que ça a mal tourné. Voilà sa photo, et ses endroits habituels.

-Intéressant. Combien?

-40, frais inclus.

-C'qui f'ra 42 pour m'avoir fait poireauter sans une goutte d'alcool. Payable d'avance.

-T'es dure avec un pauvre vieux comme moi. Mais c'est d'accord. Passe voir Li avant de partir, il te donnera ton dû.

-C'est parti, j'men occupe tout d'suite. A la prochaine "le vieux".

Elle se contenta de lever la main en guise d'au revoir puis quitta la pièce. Une fois l'argent en poche, elle enfourcha sa moto et partit faire le tour de la ville. Même en sachant où il trainait, il lui fallut plus de 2h pour mettre la main sur le gus. Elle le suivait de loin, attendant la bonne occasion. On était déjà passé au lendemain quand elle se présenta. Lui et ses trois gars coursaient un mec plus jeune avec acharnement. Il était plus rapide qu'eux, mais ils connaissaient bien les rues. En jouant sur leur nombre ils réussirent à le rabattre dans une impasse à l'abri des regards.
C'était le moment tant attendu. La moto fut laissée non loin, et elle arriva dans la ruelle en marchant tout à fait normalement. Elle tira, 2 hommes tombèrent. Le temps que les deux se retournent elle les avait déjà alignés et pressé la détente. Visiblement déçue car elle s'attendait à plus de résistance, elle se rapprocha du pauvre gars qui fuyait sa cible un peu plus tôt en s'allumant une nouvelle cigarette. Puis elle le mit en joue d'un air blasé.

-Bon, qu'est-c'que j'vais bien pouvoir faire de toi?

Soupirant, elle baissa son arme et marcha en direction de la sortie de la ruelle.

-Allez viens, j'te paye une bière. J'ai 2/3 trucs à t'dire.
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Amélie
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Juillet 18, 2016, 10:20:01 »

« Pour qui tu te prends, hein, p’tit con ? Tu croyais p’t’ête qu’on avait pas repéré ton manège ?
 -  Ah, putain ! Merde, lâchez-moi, c’était juste pour rire ! »

En réponse, le coup partit. Une claque formidable, qui aurait pu lui déboîter le crâne, et qui l’envoya heurter douloureusement le mur. Il sentit ses jambes vaciller, mais l’homme l’attrapa à nouveau par le col de sa veste noire, l’empêchant de tomber, et le souleva, lui balançant son haleine puante à la figure. D’un naturel très provocateur d’habitude, Zetsu n’en menait aujourd’hui pas large. Il était malmené par un malabar, le bras droit de Tatsuo Mishimi, membre du clan yakuza des Mishimi, où il était le wakagashira, soit le premier lieutenant, directement sous les ordres de l’Oyabun, qui s’avérait être son grand-frère. Or, les Mishimi travaillaient pour le plus grand clan yakuza de la ville, les redoutables Guramu, et, à ce titre, n’aimaient pas particulièrement qu’on déconne avec eux… Or, c’était exactement ce que Zet’ avait fait.

« T’entends ça ? Y nous prend pour des putains de clowns ? Le respect, sale babouin, ça te dit quelque chose, peut-être ?! »

L’homme s’appelait Guido. Zetsu avait entendu parler de lui. On disait qu’il aimait les Pokemon, qu’il les collectionnait depuis sa plus tendre enfance, pour autant que l’enfance d’un type comme Guido puisse avoir été tendre. À l’école, déjà, Guido aimait racketter les autres, usant de ses muscles. Trapu de naissance, il était très costaud, en plus d’être grand. Et c’était le fidèle bras droit de Tatsuo, là encore, depuis l’enfance.

Zetsu aimait se faire passer pour un Yakuza, même s’il n’en était pas un. C’était souvent un moyen facile pour obtenir de l’argent des commerçants, ou divers trucs. Pour ça, il disposait d’un pistolet-mitrailleur, un vrai… Le genre de trucs qu’on trouvait dans n’importe quelle poubelle aux États-Unis, mais qui étaient super rares au Japon, un pays connu pour être l’un des plus stricts au monde concernant la règlementation des armes à feu. Hélas, il avait eu la bonne idée de refaire son petit coup en présence de vrais Yakuzas, des types qui avaient entendu parler d’un vaurien de la zone se faisant passer pour l’un des leurs.

Et, si Zetsu trouvait l’idée géniale, eux ne partageaient pas du tout le même avis. Et, comme pour s’en assurer, Guido lui envoya un puissant coup de poing dans le ventre, qui lui coupa la respiration, et l’envoya cette fois au sol, une main en appui sur le sol, l’autre sur son ventre.

« Ooooohh… Puuutain, meerde… »

Zet’ respirait douloureusement, une douleur lancinante et furieuse remontant dans son torse. Au-dessus de lui, Guido, derrière ses lunettes de soleil, envoya son pied dans ses côtes, et Zet’ grogna à nouveau, s’étalant sur le sol.

Guido était en compagnie de deux autres Yakuzas, et ils fumaient nerveusement, en se demandant comment le tuer. Zetsu ne pleurait pas, car il savait que ça ne servirait à rien, et espérait plutôt un miracle. Il avait tenté de leur échapper, pour sûr, mais ces diables étaient rapides, et l’un des trois l’avait poursuivi en moto, lui fauchant les jambes dans la rue, avant que Guido ne le traîne dans cette impasse. Il était donc là, à se faire bastonner, et l’homme le releva, puis le plaqua contre le mur, et commença à l’étrangler.

« Haaaa… Hnnnnn…
 -  Sale petite merde, les bâtards comme toi ont rien à faire au Japon.. »

Guido était bien décidé à le tuer, et Zet’ se débattait sur place… Quand il entendit comme un coup de tonnerre, puis se retrouva avec de la sauce tomate sur les yeux, tandis que ses oreilles sifflaient, comme si on avait fait exploser un pétard juste à côté d’elles. Et, alors qu’il tombait au sol, il constata que ce qu’il prenait pour de la sauce tomate était un peu plus poisseux, et qu’il avait aussi des bouts durs sur le visage, ainsi que des espèces de morceaux visqueux et rosâtres… Zetsu réalisa alors que Guido s’était écroulé devant lui, avec un trou à la place d’une partie du visage, dont son sang s’écoulait, ainsi que son cerveau.

Il rampait lentement sur le sol, hagard, avant de voir une femme se rapprocher. Une sorte de tueuse, dont le pistolet était encore fumant, et qui le pointa vers son visage. Incapable de parler, Zet’, qui avait perdu sa superbe verve, fixait ce trou noir béant, entendant la femme lui parler, comme si elle venait d’un rêve.

Puis elle relâcha l’arme, et lui indiqua qu’elle lui offrait un verre au bar du coin.

« H-Hein… ? Q-Quoi… ?! »

Hébété, il se redressa lentement.

« V-Vous… Vous avez tué ces gars… Putain, vous avez tué ces gars… Merde, vous les avez vraiment butés ! »

Zetsu constata qu’il avait un bout de cerveau dans les cheveux quand il passa sa main dessus, et sentit quelque chose se serrer dans son ventre, avant de remonter. Il s’appuya contre le mur, et se mit à vomir pendant quelques secondes, avant de soupirer, ses lèvres tremblant nerveusement. Il tenta ensuite de se reculer, mais glissa sur le pied de Guido, et s’affala sur le sol.

« Merde, merde, vous les avez butés… Putain, mais… Vous êtes qui ?! »

Perturbé, voilà ce que Zetsu était cette nuit…
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Zinaida
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Juillet 20, 2016, 06:05:47 »

Arrivée au bout de la petite impasse, elle se retourna pour découvrir le gars qu'elle avait sauvé un peu par hasard les quatre fers en l'air en train de paniquer. Tout en se demandant sur quel cas elle avait bien pu tomber cette fois-ci, elle soupira tellement fort que sa cigarette faillit quitter sa bouche. Elle retourna finalement sur ses pas, l'attrapant par le col pour le remettre debout sans ménagement.

-Bienv'nue dans l'monde des yakuzas, d'la pègre et autres marginaux nocturnes. Ouais j'les ai butés, ouais. Et j'suis plutôt bien payée pour ça. Maintenant ramène ton cul, j'pas qu'ça à foutre non plus.

Malgré tout, elle lui laissa une ou deux minutes pour s'en remettre. Le temps de terminer de fumer, en fait. La soirée risquait d'être longue avec cet énergumène, il lui fallait une bonne dose de nicotine. Et une encore plus grande d'alcool fort. Le mégot fut jeté sans ménagement sur le trottoir, la propreté des espaces urbain étant un sujet totalement indifférent pour Zinaida.

-C'est bon mon chaton, tu t'es r'mis d'tes émotions? Sérieusement, à quoi tu t'attendais en t'frottant à des types comme ça? Encore quelques minutes et t'étais dans le même état, tu sais. Quant à qui j'suis, disons qu'pour cette nuit j'suis ton ange gardien.

Elle le pressa à monter sur la moto, derrière elle. Pas de casque cependant. Cela faisait belle lurette que sa sécurité avait été reléguée au second plan dans la vie de tous les jours. L'important pour le moment c'était de ne pas trainer là. La disparition des yaks n'allait pas rester sans réaction bien longtemps, et valait mieux être loin lorsque les recherches commenceraient. C'est pourquoi le bar devant lequel elle arrêta l'engin se situait presque à l'autre bout du quartier. Une fois plus, elle fit signe à son "invité" de la suivre alors qu'elle pénétrait dans l'endroit. Pas vraiment un truc de la haute société. L'établissement était réputé être neutre pour les diverses factions qui se disputaient la ville. C'était là que l'on pouvait trouver la plupart des mercenaires/hommes à tout faire quand on avait un boulot que l'on ne pouvait pas confier à ses propres hommes. Même la police avait parfois recours à eux. Ce n'était pas pour autant un truc de clodos. Le coin était propre et il y avait plusieurs employés, dont une bonne moitié se dénudait sur scène, autour d'un poteau en métal. Et si un client se montrait particulièrement généreux, elles allaient parfois un peu plus loin. S'installant à une table tranquille où ils pourraient discuter sans être entendus, elle fit un signe au barman qui sembla acquiescer de la tête.

-Bon. Désolée d'te décevoir, mais t'es pas tiré d'affaire. Les yaks vont surement penser qu'c'est toi qu'a buté leurs copains et ils vont t'chercher, te torturer, et si t'as d'la chance, te tuer. Et ça m'embêterais beaucoup qu'tu leur parles de moi, tu vois? Donc y'a deux solutions. Soit j'te montre à quoi ressemble ta cervelle en te taillant un troisième œil, soit tu te mets au vert quelques mois le temps qu'ce merdier s'calme un peu.

Une serveuse arriva avec deux verres de vodka. Elle en mit un juste sous le nez du jeune homme et descendit l'autre d'un trait avant de le claquer sur la table.

-Tu t'doutes bien que si j'avais choisi la première option ce s'rait fait d'puis longtemps. Alors dans ton intérêt comme dans le mien, on va se faire confiance, ok?

Et elle commanda une autre tournée.
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Amélie
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Juillet 20, 2016, 11:23:07 »

C’était... C’était du délire, comme dans un film, sauf que... Sauf que c’était en vrai, putain ! Morts... Ils étaient morts. Refroidis secs, avec ce bruit affreux de déchirement, comme une espèce d’éponge qui aurait explosé (pour autant que Zet’ ait jamais pu voir une éponge qui explose). Des pastèques s’étalaient sur le sol, et il tremblait en regardant ces corps. L’air avait beau être doux ce soir, Zetsu se sentait frigorifié, et ne savait plus quoi faire. En réalité, c’était un miracle si sa vessie n’avait pas lâché. Il devait sûrement rêver... Ouais, c’est ça, un rêve ! Comme pour s’en convaincre, l’homme entreprit de se pincer, et serra les dents sous la douleur naissante.

*Aïe ! Putain, quel con...*

Évidemment qu’il ne rêvait pas ! Comment pouvait-on rêver de ça ? Rêver d’Amélie nue et de lui lui faisant l’amour, ça, c’était un rêve ! Là, c’était... Un cauchemar ! Un fuckin’ nightmare, comme dirait si bien Mél’. Seul avec cette psychopathe, Zetsu ne donnait pas cher de sa peau, et s’évertua à la suivre, bien conscient que fuir serait suicidaire. Cette femme était comme une sorte de Terminator avec des nichons, genre Kristanna Loken en... En plus costaud. Elle avait une belle bécane, et Zetsu, toujours aussi nerveux, grimpa derrière elle.

« O-O-Okay, je grimpe a-a-a-vec vous, mais... »

Putain, voilà qu’il bégayait, maintenant ! Zetu se sermonna intérieurement, et reprit son souffle, tentant de dire à la femme de ne pas le tuer, mais elle démarra alors. Surpris par ce démarrage brutal, Zet’ faillit partir à la renverse, et s’agrippa aux hanches de la femme, se crispant à elle pour la suivre. Il s’affala contre son dos au début, et tenta presque de lui dire d’aller moins vite... Avant de réaliser qu’il avait laissé son pistolet-mitrailleur au milieu des cadavres.

*Merde, merde !!*

C’était son arme, son moyen de pression ! Dieu, Dieu, dans quelle merde est-ce qu’il venait de se foutre ? Et qui était donc cette nana ? Il avait la frousse, ouais. Zetsu était quelqu’un de bravache devant Amélie et Misha, mais, en réalité, l’homme était plutôt un couard, et sa rossée avec les Yakuzas l’avait plutôt bien calmé. De plus, il avait oublié son arme, et craignait que, grâce à ça, les Mishimi ne remontent jusqu’à lui... Ou pire, les Guramu. Après tout, c’était le chef des Mishimi qui avait été buté dans la ruelle, et les Guramu ne risquaient pas de tolérer ça. Zetsu se mettait à craindre pour sa vie, non seulement pour la soirée à venir, avec cette tueuse, qui avait dessoudé ces trois types sans ciller, mais aussi pour les prochains mois. Non, il y aurait des conséquences à ce triple homicide, et l’imagination fertile de Zetsu imaginait déjà quantité de scénarios possible.

La motarde, elle, rejoignit un bar assez discret. Zetsu déglutit lentement, se demandant ce qu’elle lui voulait. C’est vrai, ce n’est pas comme s’il était un riche héritier, il était un simple paumé, un comique qui se faisait passer pour un Yakuza pour mener quelques arnaques à la petite semaine. Pourquoi avait-elle choisi de l’emmener ? Et ils étaient quand même assez loin de l’ancienne usine où Zetsu avait sa planque. À force, les filles allaient finir par s’inquiéter, même si, fort heureusement, il avait toujours son téléphone portable, niché dans sa poche.

L’esprit toujours plein de confusion, il rejoignit le bar, et s’assit face à la femme, voyant différents individus l’observer sans rien dire. Zet’ déglutit lentement, ayant l’impression d’être la seule ombre dans le tableau de ce rade sinistre. Il s’assit face à elle, n’osant rien dire, et elle commença par énoncer une évidence, qui le fit sourire.

« Ouais, j’crois avoir capté que j’étais dans la merde jusqu’au cou... »

Elle énonça calmement qu’elle avait deux options pour l’empêcher de parler : soit le tuer, soit l’épargner, et semblait pencher pour la seconde option.

*Pourquoi ? Enfin... Le choix le plus logique, ce serait quand même de me buter...*

Inconsciemment, c’était même ce qu’il avait redouté, qu’elle ne parte avec sa moto dans la forêt, le force à creuser sa propre tombe, et lui explose la cervelle, afin de dissimuler le corps. Laisser le cadavre près des Yakuzas morts aurait permis de révéler la présence d’un autre tueur, alors il était logique de l’éloigner... Seulement, si Zet’ avait redouté ça pendant le trajet, parmi tant d’autres choses, le fait est que la tueuse, qui avala la vodka comme du petit lait, semblait vouloir qu’ils se fassent confiance.

« Euh... Vous savez, les mecs que vous avez... Euh... Enfin, que vous avez tué, quoi... Leur clan travaille pour les Guramu, alors... Comme vous dites, c’est franchement pas dans mon intérêt de me faire remarquer. »

Il se massa l’arrière du crâne, et, après quelques secondes d’hésitation, finit par reprendre :

« Écoutez, je... Je comprends pas, et... Qu’est-ce que vous me voulez, exactement ? Même si les Guramu me capturent, je vois pas bien ce que je pourrais leur dire, si ce n’est qu’une espèce de variante militaire de Kristanna Loken façon Terminator a déboulé dans la ruelle pour dessouder ces trois types... »

Alors, qu’est-ce que tout ça voulait dire ?
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Juillet 28, 2016, 12:06:55 »

La russe regarda  le jeune homme d'un air un peu blasé. Soit il était vraiment impressionnable, soit il réfléchissait pas beaucoup. Mais vu comme il était nerveux la première hypothèse était vraisemblablement la bonne. En tout cas, il s'avérait qu'il en connaissait moins sur le milieu que ce à quoi elle s'était attendue. Juste un gosse qui jouait au yakuza, c'était bien sa veine. Le truc étant qu'elle devait le faire passer pour le responsable du meurtre, donc le tuer était à éviter si possible. Elle n'avait guère le choix que de l'éduquer un peu. Et ça elle n'appréciait pas, mais alors pas du tout.

-Bois. Ça t'f'ra du bien.

A peine arrivé que son nouveau verre se retrouva vide quasi instantanément. Elle en profita que la serveuse était toujours là pour lui demander la suite.

-T'sais quoi Hitomi? Ramène la bouteille, la nuit va être longue.

-Ok Zinie, mais t'as pas intérêt à foutre le bordel, cette fois. J'ai pas envie de passer ma journée à nettoyer.

-T'inquiètes ma belle, j'ai rien à fêter c'soir. Pis va falloir un peu plus qu'une bouteille pour deux pour qu'je sois dans cet état.

La jeune Hitomi s'en retournant à son travail, la freelancer reporta son attention sur qui de droit. Elle ne savait pas trop par où commencer, d'autant plus qu'elle ne pouvait pas risquer de lui donner des infos sensibles. Ni de le chaperonner de A à Z.

-J'ai l'air d'avoir l'physique du coin? J'sais pas qui c'est ta kristatruc, mais j'doute pas qu'ça suffira à m'identifier. Les blondes occidentales en treillis, y'en n'a pas quinze dans l'quartier. Quant à toi, t'es juste un pauv' gars qui s'est r'trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Te v'là impliqué dans un truc qui t'concernait pas. T'y es pour rien et t'y peux rien, c'est pour ça qu'j'aimerais éviter d'te tuer. Ça peut t'paraître bizarre après c'que t'as vu d't'à l'heure, mais j'tue pas les gens sans raison.

Elle prit une pause le temps de s'allumer une nouvelle clope. Elle ne fumait pas tant d'habitude, mais là, elle en avait besoin. Ne serait-ce que pour passer ses nerfs. La bouteille arriva peu après. Remerciant la serveuse d'un clin d'œil, elle remplit les verres sans tarder.

-Hmm, et c'est une bonne chose si tu comprends pas. C'est l'meilleur moyen d'rester en vie. J'sais très bien pour qui ces tocards bossaient, et j'm'en tamponne les ovaires. L'seul truc que j'vois, c'est qu's'ils te choppent j'risque de perdre un client. Et ça, ça m'plait pas. Donc pour résumer c'que j'attends d'toi c'est qu'tu r'tournes dans ton trou à rats et qu't'en bouges pas pendant deux mois. Si les yaks pensent que t'as quitté la ville ils laisseront tomber. Y vont pas insister pour un paumé comme toi. Leur honneur part vite aux chiottes quand y'a pas un peu d'thunes à s'faire au passage.

Le troisième verre fut englouti. Alcoolisée depuis bien longtemps, il faudrait beaucoup plus qu'une bouteille de vodka pour la rendre minable. Elle ne comptait pas finir bourrée ce soir, mais ça n'empêchait pas de jouer un peu.

-Fais pas cette tête mon lapin, j'connais un paquet d'mecs qui auraient bien aimé avoir ta chance. Allez, j'te propose un p'tit jeu pour s'détendre un peu. Vl'à les règles. On va boire un verre chacun son tour jusqu'à c'que la bouteille soit vide. Celui qui boit l'dernier verre a gagné. Deux plaques si tu gagnes. C'est plutôt honnête, non? Et j'te laisse même choisir qui boit en premier.

Elle ne l'avouerait jamais, mais c'était sa charité à elle. Elle lui laissait toutes les clés en main pour gagner facilement. A condition qu'il tienne suffisamment l'alcool pour voir la fin du divertissement. Elle n'avait pas l'intention de l'emporter, c'est pourquoi elle n'avait même pas pris la peine de demander quoi que ce soit si il venait à perdre.
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Août 05, 2016, 01:27:51 »

Ce que cette femme buvait n’était pas un petit soda à 50 yens qu’on achetait dans l’épicerie du coin. C’était de la pure boisson, de la vodka, la boisson qui vous enflammait le gosier. Et cette femme buvait ça comme du petit lait. Zetsu trouvait ça fascinant. Et puis, il lui semblait reconnaître, dans son accent, une sorte de consonance russe, ce qui lui fit se dire qu’il était probablement face à une Spetsnaz. Une sorte de tueuse d’élite qui avait dû se reconvertir dans le privé, une mercenaire qui menait des missions pour le compte de multimilliardaires à la Al Pacino, qui vivaient dans d’immenses villas le long de la Côte d’Azur, et se prélassaient dans un jacuzzi en or, gigantesque, avec deux putes dans chaque bras. Une fille qui tuait sans hésitation, mais qui, pour autant, se sentait coupable à l’idée de tuer quelqu’un qui n’avait rien à se reprocher. Zetsu était un peu jeune, clairement patraque, mais suffisamment lucide pour deviner que ce n’était pas la vraie raison. Une Terminator comme ça, avoir des remords ? Autant dire que les Russes avaient le sens de l’humour ! Zet’ n’était donc pas spécialement rassuré, surtout quand elle lui expliqua qu’il allait devoir se terrer pendant deux mois dans sa planque.

Zetsu se voyait mal passer deux mois dans un entrepôt, surtout qu’il était fréquent qu’il se fasse des planques secondaires, et qu’il était dans tout un tas de coups. Ceci étant dit, il n’allait pas contrarier cette femme. Après tout, elle avait beau être d’humeur conciliante, quelque chose lui disait que lui faire sauter le caisson ne ferait, ni chaud, ni froid, à cette femme. Sentant alors son trouble, Zinaida lui demanda de se détendre, en l’appelant « mon lapin ». Tandis que lui avait la gorge en feu après avoir bu de la vodka, elle entreprit de le rassurer en lui disant qu’ils allaient jouer à un concours de boissons.

« Euh... Vous savez que je suis encore mineur, légalement parlant ? »

Au Japon, la majorité civile s’acquérait à l’âge de 21 ans, et Zetsu n’avait que 20 ans, mais il sentait bien que cet argument était totalement creux pour la femme. Il soupira donc, se pinçant encore les lèvres, sentant quelque chose pointer entre ses jambes. Maintenant que son esprit se détendait, et qu’il prenait peu à peu conscience qu’il n’allait pas mourir, le Japonais portait sur cette femme en acier un autre regard, celui qu’on portait sur une femme forte, forte et belle, qui n’avait pas froid aux yeux. Zetsu avait beau protéger Mishi et Amélie, il était loin d’avoir le profil-type du mâle dominant. C’était, en réalité, un simple roublard, toujours à faire des petits coups pour toucher de quoi survivre. Entre lui et Zinaida, il y avait une grosse différence de niveaux. Ils ne jouaient pas dans la même cour, mais il se voyait mal se défiler.

Il contempla donc la bouteille, et reprit :

« Je... Ben, vous pouvez commencer... Madame... »

Il déglutit,  et la vit enchaîner le verre, puis remplit à son tour le sien, et l’avala. Ses joues rougirent, et il prit une ou deux gorgées, avant de le reposer, se raclant la gorge, ayant l’impression de boire du feu.

« Ah ! Ah, la vache, putain, c’est... C’est super fort !! Comment vous faites pour boire ça comme du petit lait, c’est dingue ?! »

Lui éternua alors, en soupirant encore, mais le verre était encore loin d’être fini. Il continua donc à le prendre en bouche, tant bien que mal, tout en continuant à régulièrement regarder la femme.

« A-Alors, vous... Euh... Vous comptez faire quoi... Dans la ville ? Vous habitez ici, ou... Ou vous faites juste un tour, genre... Comme James Bond ? »

Zetsu rougissait légèrement, peinant à trouver des choses intelligentes à dire. Cette femme l’intimidait énormément, et éveillait en lui des sentiments contradictoires, un mélange de peur et de... De fascination.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Août 10, 2016, 01:34:40 »

Mineur? Elle ne le pensait pas jeune à ce point. Et vu la réaction, il n'avait vraiment pas l'habitude de boire. Ça aurait surement été un petit gars bien dans d'autres circonstances. C'était très certainement le manque d'argent qui le poussait à se faire passer pour un yakuza. Et il flippait tellement qu'il ne penserait même pas à lui désobéir. C'était peut-être pas plus mal. En fait si. Quand on a les jetons, on fait des conneries. Et c'était pas le moment pour ça. Elle allait laisser la soirée suivre son cours, papoter avec lui, et elle aviserait au moment de sortir.

-Haha! Grandir dans la rue en Russie, ça veut dire être alcoolisé avant tes 10 ans. Dès qu'on arrivait à chopper 2/3 boutanches on s'mettait minable. C'tait l'bon temps, on s'occupait d'rien.

Au rythme où il buvait, ils seraient encore sur leur bouteille demain soir. Et de toute façon il tiendrait difficilement jusqu'à la fin. Elle décida donc de prendre deux verres d'affilée au cours de la conversation, pour ne pas qu'il le remarque. Juste histoire de l'aider un peu. Mais elle faillit tout recracher en entendant la suite. Zinaida tenta tant bien que mal de répondre, s'étouffant à moitié de rire. Au moins dans ce bar personne ne prêterait attention à ses éclats de voix.

-HAHAHA! James Bond! HAHA! M'compare pas à ces merdes made in Hollywood, la réalité est 100 fois plus excitante. Hooooo, putain! J'm'y attendais pas à celle-là. James Bond... C'que j'fait en ville? Mon boulot, qui consiste en toutes sortes de p'tites missions, de la livraison à l'élimination. Combien d'temps j'vais rester? Tant qu'j'peux bosser et qu'j'ai pas trop d'emmerdes. Ça peut être demain comme jamais.

Une vie simple et sans prise de tête, au final. Elle faisait ce qu'elle savait faire de mieux et était payée pour. En restant neutre envers les différents groupes elle s'assurait non seulement d'avoir toujours du travail, ce dont ils ne peuvent se charger eux-mêmes, et les éventuelles représailles étaient dirigées contre son employeur, pas contre elle. Mais il y avait parfois des exceptions, et là les chinois voulaient rester discrets, elle n'avait donc pas de couverture. En même temps, c'est pas tous les jours qu'on pouvait se faire 40 000$ en tuant 3 pauvres types. Mais il était temps d'en apprendre un peu plus sur son complice involontaire. Plus elle en saurait sur lui, plus il serait facile de le cacher.

-Et toi, c'est quoi ta p'tite histoire? Comment t'as pu finir à jouer les yak en sachant qu't'aurais forcément des problèmes un jour?

La bouteille se vidait peu à peu. Elle prit une petite pause dans la boisson pour griller une nouvelle cigarette. Normalement personne ne devrait s'inquiéter des disparus avant demain, ce qui leur laissait assez de temps pour se préparer comme il faut. Ou plutôt le préparer comme il faut.
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Amélie
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FicheChalant
« Répondre #7 le: Août 11, 2016, 02:57:46 »

Sa comparaison avec James Bond amena la femme à éclater de rire, ce qui le surprit. Une Russe qui riait, ça n’arrivait pas tous les jours. Elle avait un rire fort, mais franc et sincère. Zetsu, lui, sembla se tasser davantage sur sa chaise, ne sachant pas trop où se mettre, ni quoi dire. Finalement, la blonde, qui enfilait les verres de vodka, sembla se calmer, lui expliquant qu’elle était ici pour du taf’, allant de « livraison » à élimination. Zet’ se retint d’être trop curieux, en demandant de quelle type de « livraison » il devait bien s’agir. Parfois, la curiosité était un vilain défaut, et, quand on était face à une espèce de mercenaire issue de la Sibérie, ce vieux dicton se vérifiait à la perfection. La femme lui demanda alors de se confier à son tour, et l’Asiatique déglutit légèrement. Il réfléchit calmement, avant de lui répondre :

« Je zone dans la rue, et j’essaie de survivre. C’est aussi simple que ça. Je... Je sais que c’est débile de se faire passer pour un Yakuza, mais ça marchait plutôt bien. Dans cette ville, les gens sont plus effrayés quand vous leur dites que vous appartenez aux Guramu, que quand vous menacez de s’en prendre à eux. J’faisais juste ça pour avoir de quoi grignoter, et entretenir mon foyer. »

Zetsu ne s’avérait pas particulièrement prolixe en matière d’informations. De fait, il ne comptait nullement dire ce qu’il était avant d’être dans la rue, car le dire reviendrait à évoquer les motifs de sa fugue. Et c’était un truc dont les fugueurs ne parlaient jamais entre eux. Entre fugueur, on essayait rarement de jouer les moralisateurs, car on savait ce que les autres avaient traversé. Il était fort possible que la famille de Zetsu le recherche encore, mais le jeune homme en doutait. Et, quand bien même, pour rien au monde, il n’y retournerait.

Or, ce n’était clairement pas à une Russe tueuse et amatrice de vodkas qu’il comptait se confier. Il haussa donc les épaules.

« J’ai rien fait de mal... J’pensais pas que ces types seraient aussi tarés. Ils m’auraient tué si vous aviez pas été là, vous savez... J’ai jamais eu aussi peur de ma vie, et je... J’vous remercie pour ce que vous avez fait, vraiment... Vous êtes super flippante, mais j’vous dois la vie, alors... Si jamais vous voulez que j’fasse un truc pour vous... Tant qu’ça implique pas de tuer des mecs, ou... Ou faire tous ces trucs de fou, vous voyez... Ben, j’vous suis redevable, quoi... »

L’homme était un peu confus, et se tut donc, se réfugiant dans la vodka, sentant, encore une fois, sa gorge flamber au contact du liquide. Comment diable pouvait-on boire ça comme du petit lait ? Pour lui, c’était de l’acide !
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DC d’Alice Korvander.

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