Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Serenos Sombrechant, Souverain de Trois Royaumes [REFONTE] [Valilouvée]

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Serenos Sombrechant

Humain(e)

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  • FicheChalant

    Description
    Le Roi des Trois Royaumes et le personnage le plus influent d'Ayshanra. Derrière ses allures détendues et son sourire charmeur, Serenos est un homme dangereux et incontrôlable, et une constante menace pour les royaumes continentaux. Son mépris pour le protocole lui ont attiré le titre de "Roi Fou".
Nom : Sombrechant
Prénom : Serenos
Surnom : L’Usurpateur, Son Honorable Altesse Royale Serenos I, Roi de Meisa, Souverain des Terres du Nord et Empereur de l'Aranie Unifiée.
Âge : 45 ans (en parait dix de moins en raison de sa longévité)
Sexe : Masculin
O.S : Bisexuel avec préférence pour les femmes
Race : Humain avec héritage Ashansha.


Histoire


Les bâtards n’ont jamais eu la vie aisée. Quand ils naissent dans les familles du peuple, ils sont soit abandonnés, marginalisés ou tués sans que quiconque ne ressente la moindre culpabilité. Une erreur de jeunesse. Quand ils naissent dans la royauté, alors, c’est une catastrophe. Les traditions interdisaient l’infanticide, ainsi que les lois, autant celles des hommes que des dieux. Mon père biologique, Talion XVI, était le Roi de Meisa, et mon prédécesseur sur le trône, lorsque je fus conçu, mis au monde puis abandonné sur le bas de la porte du palais royal par ma mère biologique, dont j’ignore et ignorerai toujours le nom. Si ma généalogie fut un temps remise en question et condamnée comme étant une farce de mauvais goût la première semaine de mon arrivée au Palais des Anciens, Talion ne douta jamais de notre lien de sang. Peut-être cela fut son seul moment de bon sens à mon égard, car à partir de ce moment, il brisa ce qui aurait pu être un lien fort, quelque chose qui aurait justifié que le reste de ma vie ne soit pas teinté de mépris pour mon géniteur, car horrifié d’avoir dans sa généalogie un enfant doté du Don, le puissant Roi de Meisa me fit immédiatement enfermer dans les oubliettes pour m’y laisser disparaître dans les méandres de l’histoire, en espérant que personne ne vienne jamais à découvrir mon identité, hormis une poignée de gens, sélectionnés pour leur discrétion (ou par l’obligation à la discrétion sous risque de terribles représailles), qu’il m’affecta comme gardiens.

Ce n’est pas par honneur ou par tendresse que Talion m’a épargné. Il n’avait aucun autre fils, sa femme, la Reine Bonté, ne lui ayant accordé que des filles, mes demi-sœurs, donc son héritage patrimonial était en danger s’il me mettait à mort. Il m’assigna une nourrice et un tuteur, simplement pour que je ne meurs pas de faim et que mon esprit puisse se développer, s’il venait un jour à trouver une utilité à son bâtard, et passa de nombreuses nuits de son règne à tenter de mettre au monde un fils avec la Reine, et les maîtresses qui avait obtenu la bénédiction de la Reine. Heureusement pour moi, cela fut sans succès. Quelle bénédiction pour moi que dans sa haine de la magie, il ne s’était pas tourné vers un de mes semblables; un sort pour influencer le sexe d’un fœtus n’était pas bien cher à obtenir.

Quatre murs, voilà ce qui fut ma chambre, ma classe et mon aire de jeu. À deux ans, je ne pouvais m’en rendre compte, puisque je ne faisais que découvrir cette cellule, mais même à deux ans, on finissait par se rendre compte que les quatre murs étaient toujours les mêmes. J’aurais pu devenir un sauvage, sans éducation ni savoir, si ce n’était pas d’Histocratus, mon vieil mais néanmoins sage enseignant. Histocratus n’était pas ce qu’on pouvait appeler un pédagogue très habile, mais ses connaissances et ses histoires me firent découvrir un monde que je ne pouvais voir de ma cellule. Je dus être bon élève, puisqu’il intercéda en ma faveur auprès du Roi pour avoir le droit d’apporter du matériel, tel un Projecteur de Lumière et des livres imagés pour poursuivre mon éducation.

J’en vins à comprendre, avec le temps, que je ne vivais pas dans cet endroit. Toutes les histoires parlaient de chevaliers qui partaient à l’aventure, qui exploraient des endroits fantastiques. Alors, pourquoi n’avais-je pas le droit de franchir le pas de la porte de fer qui me séparait du monde extérieur? Quel crime avais-je bien pu commettre pour être ainsi condamné à la solitude et l’isolation? « Aucun ». Aucun autre crime qu’être né aux mauvais parents dans les mauvaises circonstances. Et plus j’apprenais ce que ce concept impliquait, plus je comprenais que sortir de cette geôle ne changerait rien. Il me fallut attendre l’adolescence pour qu’on me révèle mon propre nom et mon titre. Passer de « Petit » à Serenos aurait dû être une bonne nouvelle… mais finalement, tout ce que j’avais, c’était ce nom, au final.

Une offre vint alors de l'Empereur d'Aranie, à savoir un otage en échange d'une paix et potentielle alliance. Ne voulant pas sacrifier l'une de ses filles légitimes, je fus légalement élevé au rang de Prince du royaume et je fus envoyé vivre au coeur de l'Empîre. L'Empereur de l'époque était un homme honorable, comme j'en rencontrerai peu au cours de ma vie.


L’Empereur prit un soin particulier à m’éduquer convenablement. Contrairement à mon père, il ne nourrissait aucun déplaisir envers les bâtards. Un jour, il me dit que les enfants ne sont pas responsables de leur conception, et tous naissent innocents des crimes de leurs pères. Une phrase que je m’efforçai de garder à l’esprit au courant de mon règne. Comme ses propres fils de sang, je fus entrainé au maniement des armes, à l’équitation, au commandement de troupes, ainsi que les arts diplomatiques, tels que l’écriture, la lecture, la philosophie et même l’étiquette, bien loin des quelques modalités que mon père m’avait autorisé à apprendre. J’étais bon élève, et l’Empereur récompensa cette dédication par une affection presque filiale, m’invitant régulièrement lors de ses chasses et je fus régulièrement convié à sa table. C’est dans cet environnement que je passai de l’enfance à la maturité. Si à mes dix-huit ans, comme tous mes frères meisaens, je ne présentais pas encore mes traits masculins secondaires, j’étais jugé un homme par l’Empire, et mes talents furent rapidement mis à profit.

Pendant près de quatre ans, je fus l’homme de main de mon Empereur; comme ses autres fils, je me vis confié une compagnie et je fus envoyé dans l’Empire pour garder la paix. Nombre de brigands tombèrent, des criminels furent exécutés et la loi maintenue par ma main, et ma réputation grandit au rythme de mes succès, ainsi. Je fis également la rencontre d’Hadrian de la maison d’Eresbanan, qui devint à la fois mon ami, mon compagnon et, pendant un temps, mon amant. Le guerrier surpassait toutes mes espérances en matière d’intelligence et de force, à la fois un tacticien génial, un militaire aguerri et d’un poète charismatique, et grâce à lui et à son savoir, mes opérations sur le territoire d’Aranie ne furent presque exclusivement que des succès. Je m’empressai de suivre son exemple, et ma réputation comme meneur d’homme suivit.

Cependant, comme toute histoire, cette période bénie et couronnée d’excellence ne put durer. L’Empereur tomba rudement malade, et malgré les efforts de ses guérisseurs, sa vie allait bientôt s’éteindre. Nous abandonnâmes notre patrouille pour que je puisse me présenter à son chevet, mais malgré notre marche pressée, je ne pus regagner la capitale assez rapidement. L’Empereur, mon protecteur et ami, s’était éteint tout juste quelques heures avant mon arrivée. Je me recueillis à son chevet, et je pleurai mon bienfaiteur. Mon deuil fut interrompu par une annonce qui ne présageait rien de bon; le prochain empereur avait été nommé, et il s’agissait de Medhan. Connaissant les ambitions du nouvel empereur, je m’empressai de faire parvenir un message à mon père; l’Empire allait chercher à s’étendre.

Attendant une réponse, je pris part à l’organisation des funérailles impériales, notamment l’organisation de la procession du cortège funéraire. Les funérailles Aranes étaient très cérémonieuses et riches en tradition, qui exigeait une préparation impeccable au risque de la voir bâclée, et pour un homme aussi honorable et bon que l’Empereur, il n’était pas question que je faille à la tâche. Des lettres furent envoyés à tous les grands noms du royaume, incluant des hommes de modeste naissance reconnus par l’Empereur comme étant des paragons de vertu qui représentait son idéal de l’Aran comme il devait l’être; droit, chevaleresque, ainsi qu’hardi et intelligent. Mon travail fut interrompu lorsqu’une division de gardes fit irruption dans mes quartiers et tentèrent de me capturer. Je remerciai ma passion, car cette même nuit, je la partageais avec Hadrian, et sans son secours, mon histoire aurait probablement pris fin à ce moment-là. Nous tuâmes nos assaillants, mais prîmes soin d’en garder un pour l’interroger, découvrant que le futur empereur avait découvert ma lettre à mon père et avait décidé de me mettre à mort. Cette nuit-même, je quitta la capitale, et le nouvel empereur me décrivit comme un traître, ordonnant ma capture et mon exécution.

Malgré ma disgrâce, je parvins à prendre le contrôle de ma compagnie; quelques archers, une cavalerie légère et des fantassins, et nous fuîmes l’Aranie pour les Terres du Nord. Pendant mon trajet, je m’arrêtai chez le Duc d’Elthem, qui me proposa un marché; il me fournirait plus d’hommes et même des vivres pour le voyage si je parvenais à chasser ce qui semblait s’être logé dans les confins d’une mine abandonnée, supposément riche en or et pierres précieuses, mais inexploitable puisque tous les mineurs disparaissaient mystérieusement. C’est dans les confins de cette mine que je découvris une des plus importantes personnes de toute ma vie. La Grande Pécheresse, la Divine Punition, la Sorcière des Morts, la plus puissante utilisatrice de la magie encore jamais répertoriée à ce jour, Mélisende, ainsi que l’épée qui serait la mienne pour le reste de mes jours; Ehredna, l’arme capable d’enchainer jusqu’au plus puissant adversaire par les liens de la magie. En échange de mon aide pour la sortir de sa prison magique plurimillénaire, elle accepta de me porter assistance jusqu’à la fin de la guerre.


La situation dégénéra, et comme prévu, Medhan déclara une guerre, qui dura plus d’une décade. Mon père refusant d’accorder des troupes à la défense des Terres du Nord, le Duc, Hadrian, Melisende et moi-même dûmes prendre en main la défense, espérant des renforts qui ne vint jamais. Au courant de nos batailles, moi et Mélisende développèrent une relation que je qualifierais d’amoureuse, bien que je suspecte aujourd’hui qu’elle nourrissait quelque plan à l’époque. Même si le territoire envahi appartenait au Haut-Roi Harald le Balafré, celui-ci n’avait déjà plus le contrôle de son territoire en raison des dissidences. Certains Nordiens ne croyaient pas pouvoir gagner un conflit avec l’Empire et préféraient se soumettre, alors que les autres n’avaient pas les ressources nécessaires pour participer à l’effort de guerre, forçant le Roi, trop peu populaire, à l’inaction. En raison du manque de soutien, le front recula de plus en plus, car si nous arrivions à limiter les pertes grâce à des frappes éclairs et évitant les combats directs, l’Empire avait une armée très conséquente et parvint à nous repousser. De désespoir, je me présentai devant la fille du Haut Roi pour qu’elle intervienne auprès de son père. Celui-ci m’accompagna jusqu’au front pour évaluer les dégâts, et devant la force de l’Aranie, il s’apprêta à rencontrer un des officiers Arans pour offrir sa reddition. Feignant la soumission, je l’accompagnais jusqu’à la Passe, où Melisende déclencha à mon ordre une avalanche dans laquelle je fus également pris. L’avalanche ne suffit pas à prendre la vie du Roi, et je l’étranglai de mes propres mains après un combat; aussi lâche soit-il, il refusait de mourir sans se battre.

À la suite de l’assassinat du Roi, Laryë, sa fille, et moi-même organisèrent la combinaison de nos troupes, puisqu’en tant que fille unique de son père et une meneuse d’hommes émérite, elle était également héritière de ses forces armées, et, avec le temps, nous gagnèrent de plus en plus de support, jusqu’à ce que la guerre prenne fin avec la mort de Medhan pendant la Bataille des Quatre Corbeaux, une bataille qui fut couronnée de succès grâce à l’arrivée des troupes Meisaennes dans le conflit, des troupes qui furent placés sous mon commandement par un décret royal de mon père. Sans empereur, l’armée désorganisée de l’Aranie fut graduellement repoussée, puis je pris la charge de la capitale d’Aranie, que j’assiégeai pendant sept mois avant que les ressources de la ville ne soient complètement épuisées et que les portes me soient ouvertes. Avec le support d’Hadrian et celui, moins volontaires, des autres nobles d’Aranie, je montai sur le trône impérial.

La fin de la guerre d’Aranie signa non seulement mon entrée officielle dans le monde politique, mais également la mort inexpliquée de mon père, Talion XVI, pendant les célébrations de la victoire. Si tous les regards étaient rivés sur l’opportuniste bâtard qui s’était non seulement emparé du Royaume d’Anderran et de la totalité de l’Empire d’Aranie en l’espace de quelques mois, j’étais probablement l’un des rares à savoir que je ne pouvais être possiblement responsable d’une tentative d’assassinat, puisque je ne comptais pas prendre le contrôle de Meisa en raison de son instabilité politique. Cependant, il me fallut démontrer mon innocence en trouvant le coupable. Le Chevalier Errant Leonidas fut celui qui me tira de ce très mauvais pas en apportant à la Chambre des Nobles une preuve irréfutable de l’implication d’un parti qui ne m’était pas du tout lié; un poison qui ne pouvait être produit que dans des circonstances précises qui pouvait être celui ayant causé le régicide. On remonta la piste de ce poison jusqu’à deux membres de la Garde Royale, qui furent interrogés et qui avouèrent avoir effectivement administré le poison à mon père, le tout sous les ordres de la Princesse Morgiana, nommée depuis peu Princesse Régente, ma demi-sœur et ainée des héritiers du trône, et seconde dans la ligne de succession du trône de Meisa.

Comme il était impossible de prouver l’implication de la Princesse dans un Coup d’État faute de preuve accablante, la faute fut rapportée sur les deux gardes qui furent inculpés de régicide et condamnés à la peine capitale. Même moi, avec mon autorité, je n’aurais pu possiblement m’interposer dans cette décision sans causer de dangereuses répercussions. Une fois l’affaire « élucidée », je fus sacré Roi de Meisa et officialisé Haut Roi des Terres du Nord, et l’un des plus puissants monarques du Continent Inconnu de l’histoire, avec la puissance de trois royaumes à ma botte.

Cependant, une telle puissance ne venait pas sans une opposition aussi forte. Dès ma prise de possession du trône de Meisa, je créais le Code de Loi et établis que tous étaient égaux devant ma Loi, autant les Seigneurs que les paysans et les esclaves. Je fis de nombreuses réformes qui donnèrent le Royaume de Meisa que nous connaissons aujourd’hui. Mais ces reformes venaient avec leur prix, un prix que je ne m’attendais pas à être aussi élevé.


Malgré la révolte qui grondait parmi les nobles et mes tentatives de les remettre dans le droit chemin, j'eus droit à quelques bonheurs. Ma relation avec ma Reine, Laryë, fut l'une des premières choses que je tentai de réparer. La guerre nous avait beaucoup distancé, et les efforts que nous avions tous deux mis semblaient n'avaient rien fait pour améliorer notre vie de couple. J’eus trois fils et deux filles de Larÿe. Grymauch, Aldericht, Cyric, Annabelle et Milianne. Lorsque Grymauch atteignit l’âge de 5 ans, le jour même de son anniversaire, j’essuyais une tentative d’assassinats par un groupe d’inconnus s’étant infiltré dans mon palais. Nous survécûmes à cet assaut, et nous apprîmes qu’au même moment, un mouvement politique rebelle, dirigé par un groupe de nobles et avec le support de Myriam, avait dévoilé son intention de renverser mon règne et de placer ma sœur sur son trône « légitime ».

Avec l’aide de Mélisende, je repoussai des vagues incessantes de rebelles venant des quatre coins de mon royaume, sans jamais pouvoir complètement endiguer la rébellion. Pendant ces conflits qui dura deux courtes années, je frappa finalement la puberté Meisaenne, gagnant non seulement en taille, mais en muscles et en virilité, une chose qui sembla amuser grandement la magicienne.

Le malheur voulut que je détourne mes yeux du Palais des Anciens lorsque soudainement, les assauts prirent fin, sans explication. Je me lançai alors dans une chasse à l’homme pour débusquer mes opposants, avant qu’un sombre pressentiment ne m’amène à réaliser que je venais de tomber dans un piège vicieux qui me porta un coup dévastateur. Malgré mes pouvoirs, je ne regagnai Eist’Shabal que trop tard, et je découvris à mon retour le corps ensanglanté de Larÿe, avec dans les bras le fœtus de notre enfant à venir. Devant ce portrait macabre, je ne me rendis guère compte de la présence d’un autre groupe d’assassins, plus experts et habiles que ceux qui m’avaient assailli quelques semaines plus tôt, et dans ma négligence, je fus fatalement touché par les poignards de mes ennemis. Alors que je gisais, agonisant, dans les jardins du Palais, Mélisende se présenta à moi avec une offre; en échange d’un enfant, elle m’offrirait non seulement son pouvoir, mais également son sang, me sauvant la vie. Dévoré par la haine et la soif de vengeance, j’acceptai son offre. Elle me remit suffisamment en forme pour obtenir de moi ce qu’elle désirait, et nous consumâmes notre pacte la nuit venue. Mélisende disparut la semaine même, sans m’expliquer ce qui allait désormais faire partie de mon être. Lorsque je guéris, je me sentis différent. Plus puissant, plus vivant, plus… conscient, même. Je sentis en moi un contrôle supérieur à tout ce que j’aurais pu imaginer sur la magie, au point où je me risquai même de sortir une arme que je n’aurais jamais pensé être capable de maîtriser; le Catalyseur, Eglendal, une source de puissance qui servait à la fois d’alimentation pour le royaume de Meisa, autant dans ses sols que dans la magie environnante.

Avec l’aide de mes nouvelles capacités, je débusquai et tuai tous mes opposants, jusqu’à mettre définitivement fin à la rébellion par le fil de l’épée. Ma puissance fut démontrée à un tel point que j’obtins le titre de Tyran pour avoir mis fin à toute opposition par la force des armes, quoi que je ne levai plus jamais les armes contre mon peuple suite à cet événement. Ma vengeance était certes assouvie, mais il me restait encore beaucoup de choses à apprendre sur mes nouveaux pouvoirs.

J’appris la véritable nature des changements qui m’avaient été fait. Mélisende n’était pas humaine, et que ce soit son sang ou sa magie, il semblait que je ne le sois plus entièrement moi-même. Le sang qu’elle m’avait transfusé était si vieux que Jamïel suspecta d’être celui d’une race antérieure à la race humaine, et même celle des elfes. À force de recherches, et avec l’aide de nombreux historiens et chercheurs, nous vîmes avec un nom pour cette race. Les Ashanshi, Ashansha au singulier. Ce nom nous était venu d’une très vieille inscription gravée au socle d’Eglendal. Si leur nature nous échappait encore, Jamïel et moi étions convaincus que cette race possédait une affinité extraordinaire avec la magie, ce qui expliquait pourquoi je me sentais si fort en présence d’une source d’énergie et pourquoi mes pouvoirs étaient accentués depuis ma mutation. Leurs capacités n’étaient répertoriées nulle part, mais de ce que j’ai pu tester jusqu’à aujourd’hui, et de ce que je sais d’eux grâce à mon lien avec Ehredna, c’est que leurs talents pouvaient affecter jusqu’à la création elle-même, et les rendait réceptifs à des signaux qui laissaient le commun des mortels indifférents.

Je n’ai jamais su ce qui était advenu de Mélisende, ou de mon enfant avant la onzième année de mon règne, une date qui coïncidait étrangement avec le naufrage de la famille royale de Nexus, et l’éveil d’une puissante menace.

En 1328, la deuxième nuit du quatrième mois de la Saison des Tempêtes du calendrier de Meisa, je fus assailli d’une série de visions cauchemardesques. J’ignore encore s’il s’agissait de prémonitions ou d’un message capté par mes nouvelles capacités, mais j’y vis la naissance d’une calamité sous forme humaine. Je vis la mort et la destruction. À mon réveil, je n’étais pas dans ma chambre dans mon palais. J’étais… autre part. Dans le monde astral, je crois, puisque tout me semblait à la fois irréel et pourtant bien réel en même temps. Et elle était là. Mélisende. Je fus pris d’enthousiasme, et pourtant, mes sens me mirent immédiatement sur mes gardes. Je compris alors que cette Convocation était un piège. Nous luttâmes dans le monde des rêves, et peu importe mes questions, elle se refusa à me répondre, et son silence ne fit que multiplier ma rage. Je ne comprenais pas. Je voulais comprendre, mais elle ne me révélait rien. Dans les derniers instants du combat, elle réussit à me porter un coup important, mais j’usai de mon Don pour la première fois depuis longtemps et invoqua le pouvoir d’Ehredna; dominant la conscience de la Sorcière, je pris possession de son esprit et je le scellai du même sceau qui l’avait confinée aux mines du Duc d’Elthem. Conscient que je ne possédais pas la puissance requise pour la contrôler indéfiniment, je commis un acte que j’espère ne plus jamais avoir à faire; j’ai utilisé Eglendal et le conditionna pour qu’il absorbe toute la puissance de Mélisende en lui-même, la laissant constamment affaiblie. Je fis condamner et sceller la Salle du Catalyseur par plusieurs méthodes physiques et magiques, assurant l’accès à cette pièce à une seule et unique personne; moi-même. Mélisende fut incarcérée sous le crime de haute trahison, de tentative de régicide, d’enlèvement et d’usage illégal de la magie à des fins dangereuses. Encore aujourd’hui, je la garde sous haute surveillance et me rend régulièrement dans sa prison pour m’assurer que le sceau ne faiblissait pas.

À travers l’esprit de la Sorcière, j’appris beaucoup de choses sur la nature de ce monde. J’appris l’existence de deux êtres primaux, que les Ashanshi appelaient Althea et Althenos, la Créatrice et le Destructeur. J’appris également la raison pour laquelle la Sorcière avait été scellée; elle avait violé les règles de sa société et usé de magie noire pour lutter contre la Première Purge, une guerre totale entre les sbires d’Althenos et tous les êtres vivants. La raison derrière cette purge m’échappait, mais selon la sorcière, Althenos voulait recréer le monde, considérant que celui-ci était souillé par l’existence du libre-arbitre qui causait, au final, du tort à la Créatrice, qui souffrait de l’énergie noire que les êtres vivants, principalement les humains, pouvaient produire lorsqu’ils étaient dévorés par la haine et la colère. Évidemment, je n’eus pas la possibilité de fouiller l’esprit solidement fermé de Mélisende, car malgré l’état second dans lequel je l’avais plongée, elle restait tout de même très puissante dans l’art de l’esprit, et m’y aventurer me laissait vulnérable à ses pièges.

En 1330, deux ans après son emprisonnement, avec l’aide de mon fils rebelle Cyric, Mélisende parvint à se libérer de sa cellule. Causant d’énormes ravages et manquant presque de me tuer, elle s’assura de bien faire comprendre à tout le monde qu’elle était non seulement très mécontente de son incarcération, quoi qu’elle dû la trouver drôlement courte par rapport à la première, mais qu’elle avait de quoi répondre à la prochaine offense qu’elle encaisserait. J’ignore d’ailleurs pourquoi elle ne m’a pas tué sur le champ. Elle aurait pu le faire. C’était dans ses moyens. Et pourtant… Plutôt que de me tuer, elle m’a volé un fils.

Nous voilà en 1344.

Et je n’ai pas dit mon dernier mot.


Physique


L’environnement et la génétique meisaenne ont fait des habitants de Meisa des êtres possédant une longévité plus longue que la moyenne des êtres humains. Bien que physiologiquement humain, l’horloge biologique de ces gens tourne beaucoup plus lentement, d’où l’absence d’empressement ou d’anxiété chez ce peuple qui semblait, parfois, plutôt béat. Serenos étant Meisaen de par son père, il a hérité de ce ralentissement, qui marque ses débuts en même temps que la puberté, ce qui lui donne un âge remarquablement plus jeune que ce qu’il aurait dû avoir s’il avait vu le jour hors de Meisa.

Parmi ses signes distinctifs, on peut compter les yeux particuliers du Roi de Meisa. Naturellement bleu roi, ces yeux ont la fascinante particularité de changer de couleur, passant du bleu au doré lorsqu’il est en présence de magie, ou à proximité d’une personne (ou d’un environnement) où celle-ci se retrouve très concentrée. Malgré une vue parfaite, il lui arrive de s’affubler d’une paire de lunettes, non pas pour corriger sa vue, mais pour l’entraver et réduire sa performance. En effet, sa vue a été améliorée par le Sang Ancien à un tel point que regarder de trop près, à une distance de 20 mètres, par exemple, pouvait lui donner de sérieuses migraines, en raison du nombre très élevé d’information que ses yeux pouvaient percevoir et que son cerveau ne pouvait traiter sans s’épuiser. Autre la couleur dorée, ses yeux prennent une couleur argenté lorsqu’il fait agir la magie internement, comme pour régénérer une blessure reçue ou pour améliorer ses propres performances physiques.

De complexion pâle, Serenos a le physique Anderran standard, c’est-à-dire une taille moyenne entre 1m75 et 1m90 et des yeux pâles. Son corps est celui d’un guerrier aguerri, donc musculeux, mais également porteur du fardeau des anciennes batailles. Comme n’importe qui, s’il est blessé de manière permanente, il en ressent les effet pour toujours. Son bras gauche, par exemple, n’est pas aussi fort que son bras droit et il doit le ménager au possible. Il arbore également une impressionnante collection de cicatrices. En contrepartie, il a hérité des meisaens sa chevelure noire, naturellement raide (pas de frisés en Meisa), bien qu’il néglige tant son apparence qu’il est constamment vu avec des cheveux en bataille. Grand amateur d’exercice physique, il ne les garderait pas impeccable bien longtemps de toute façon. Serenos pèse 158 lbs, le tout en muscle.

Psychologie

On peut décrire Serenos comme bien des choses. Certains le diront fou, d’autres vanteront sa soif de savoir et sa curiosité. En bref, Serenos est un scientifique. Il s’intéresse à la magie de la même manière qu’un chimiste s’intéresse aux différentes manières d’obtenir une nouvelle recette. Cependant, il a tracé très tôt les limites qu’il se refusait de franchir concernant la magie; il refusait les expérimentations humaines ou sur des créatures vivantes, et il ne jouait pas avec la mort. Les raisons étaient évidemment d’ordre éthique, et n’engageait que lui, mais il imposait ce genre de règles à tous les magiciens, refusant qu’on s’amuse avec la vie et la mort.

Serenos, en tant que Roi, est un souverain qui se veut bienveillant. Grand réformateur, il était également un défenseur de l’équité et de la liberté individuelle, ce qui l’amena à abolir l’esclavage en Meisa. Bien que cela prit du temps, ceux qui choisissaient d’abandonner leur liberté, nommés Serrk, pour se consacrer à un Milhan le faisait de leur propre choix, mais ce n’était qu’un esclavage de nom, car il y avait toujours possibilité de partir ou de regagner sa pleine liberté sur un coup de tête. Il établit de nombreuses lois, et en abolit d’autres, et instaura une époque de grands changements qui pouvaient parfois prendre les petites gens de court, mais dans lequel il espérait qu’ils apprendraient à évoluer. Il se départit également d’un grand nombre de pouvoirs et de responsabilités pour permettre au royaume de se gérer sans qu’il ne doive tout superviser.

Le Roi de Meisa est également un homme très doux de nature. Bien qu’il affectionne le combat et tester ses limites, il est doux autant en amour qu’avec ceux qui gagnent son amitié. Sans être le père parfait, il est dévoué envers ses fils et ses filles, avec lesquels il partage un lien qu’il chérit sincèrement. Il est courtois avec les dames, et sympathique envers les hommes, mais il semble toujours se distancer de ce qui pourrait l’affecter davantage. Il a peur de tomber amoureux, tout comme il craint d’être haï, malgré ses actes qui pourraient porter à croire le contraire. Serenos recherche l’approbation de son entourage, ainsi que le réconfort d’un chaleureux foyer, une chose qui lui a constamment été refusé à la fois par son statut de bâtard et d’Érudit.

Serenos a également un point faible envers celle qui est responsable de son état actuel, Mélisende. Dû à leur relation d’antagonisme, il n’a jamais vraiment su pourquoi elle s’était autant dévouée à lui pour ensuite le trahir. Quelque part en lui, il nourrit autant de haine que d’affection pour la Sorcière Ashansha, et souhaiterait parfois arranger leur situation, bien qu’une telle chose était certainement impossible pour eux, à ce point. Depuis son évasion, il est constamment à l’affût d’informations la concernant et la cherche assidument.

Du à son incarcération de jeunesse, Serenos est également claustrophobe. Être enfermé ou être dans un espace fermé le met profondément mal à l’aise et lui cause des crises sévères de panique. Pour cette raison, il préfère de loin dormir à la belle étoile plutôt que dans une petite chambre d’auberge sur le bord du chemin. Il est également incapable de supporter colliers ou bracelets pour cette même raison. La panique le prend avec une telle force qu’il en perd le contrôle de lui-même.

Encore bien des choses sont à savoir sur Serenos… Mais ce sera à vous de le découvrir.

Autres :

Arcaniste –
En tant qu’Arcaniste, Serenos est un très puissant jeteur de sort. Son potentiel est cependant limité par la Corruption, une énergie néfaste qui se manifeste lorsqu’un mage persiste à se servir de la magie dans un but contraire à la nature, incluant le meurtre.

Projection Astrale –
Serenos est capable d’entrer dans un état supérieur de conscience qui le transporte mentalement dans le plan astral, lui permettant d’interagir avec les esprits, les dieux, voire même les personnifications des concepts et des idéologies.
« Modifié: samedi 23 mai 2020, 15:27:48 par Serenos Sombrechant »

Shad Hoshisora

Terranide

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  • Messages: 4465


  • FicheChalant

    Description
    A un putain de réseau social.

Re : Serenos Sombrechant, Roi de Meisa et d'Anterran [REFONTE] [Shad]

Réponse 1 mercredi 30 septembre 2015, 08:27:41

Validé !
Bon retour et bon jeu !

Catalina Taylor

Modérateur

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  • Messages: 701


  • FicheChalant

    Description
    Riche veuve, par treize fois, qui s'est exilée à Seïkusu et qui investit dans différents secteurs d'économie de la ville.
    Peu farouche quand elle trouve quelqu'un à son goût, mais secrète quant à son passé.
Comment ? Tu ne parle pas de moi, ta femme adorée ?

Belle refonte, sinon :D
« Modifié: mercredi 30 septembre 2015, 18:18:26 par Catalina Taylor »
Compte en banque blindé.
RPs & Idées.

Evangile selon Sainte Cata 28:11 : "Venez à moi, vous tous qui avez envie de RP, on va s'enjailler grave j'm'en bats les couilles j'vous prends tous"
Evangile selon Sainte Cata 28:12 : "Vous trouverez du repos pour vos âmes en mon sein, à condition que vous soyez un mâle bien membré et prêts à me casser le bassin"

"Elle attire les bites comme le miel attire les abeilles" - Destin.

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Serenos Sombrechant

Humain(e)

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  • FicheChalant

    Description
    Le Roi des Trois Royaumes et le personnage le plus influent d'Ayshanra. Derrière ses allures détendues et son sourire charmeur, Serenos est un homme dangereux et incontrôlable, et une constante menace pour les royaumes continentaux. Son mépris pour le protocole lui ont attiré le titre de "Roi Fou".
Faut le faire officiellement pour ça, mais ça peut s'arranger, ma tendre et létale épouse ;)

Cassidy Green

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re bienvenue ;D
Voici mon topic pour découvrir mes autres comptes. Veuillez aussi me contacter sous ce compte pour mes autres personnages, vu que je suis plus souvent connecter avec Cassidy Green qu'avec les autre ;D


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