Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS Petites indécences entre amis
Inscrivez-vous

Jack Marston

Humain(e)

  • -
  • Messages: 391
  • avatar


  • FicheChalant

    Description
    Jack est un ancien militaire devenu chasseur de primes. Après avoir un temps servi sur le Masterclass sous les ordres de son frères d'armes Spike Masters, il a décidé de prendre son indépendance et il trace avec optimisme et positivité de primes en galères à travers l'espace et, parfois, les dimensions.


Pour les besoins du récit, les profils des frères Dalton ont été ajustés, et Bill, qui n’a jamais maraudé avec eux, a été joint au groupe.


Robert, Gratton, William et Emmett Dalton. Bob, Grat, Bill et… Emmett Dalton. Les frères Dalton. Les fameux braqueurs et bandits de grands chemins.

C’étaient des fils de bonne famille chrétienne d’Oklahoma, et la partie connue d’une fratrie de quatorze enfants, dont trois avaient déjà été rappelés par le Seigneur. Un d’entre eux, Frank, James Franklin Dalton, avait même été U.S Marshall et tué dans une opération de police.
Bob avait même suivi ses traces ! Mais, désabusé par la corruption, l’injustice, l’inéquité du système et la retenue de sa paye, celui-là s’était rendu avec Emmett au Nouveau-Mexique pour y tenter une nouvelle vie.
C’est là-bas qu’avec d’autres gars, ils ont commis leur premier larcin, contre une bande de Chinois les ayant plumé à un jeu truqué. A partir de là, leur réputation était faite, et ces types venus d’ailleurs s’étaient vus placardés tous les délits et crimes du coin sans procès. A partir de là, ils ne pouvaient plus revenir à la vie civile.
Bob et Emmett avaient fui dans les montagnes, avec l’aide des fermiers et ranchers compatissants des environs. Arrêté dans leur ville natale pour avoir été associé aux crimes qu’on leur avait collé, leur frère Grat s’est évadé pour les rejoindre en cavale, tandis que Bill, lui aussi, avait appris la prime mise sur sa tête et les avait imité.

A 28 ans, Grat, à droite sur l’image, est de loin l’aîné de la bande, mais il n’en est pas le chef, faisant plutôt office d’autorité morale. C’est Bob, celui de gauche, le plus téméraire, qui, du haut de ses 22 ans et grâce à son charme, obtient des filles du coin les informations nécessaires aux braquages qu’ils sont bien forcés de commettre pour vivre à présent. Emmett, à côté de Grat, à 18 ans tout juste, est le cadet et le suiveur, tandis que le dernier, Bill, 24 ans, est l’enfant du milieu, et l’arbitre entre ses frères.
Évidemment, parler de moralité les concernant était assez osé. Élevés à la dure dans une société très violente, victimes de l’injustice et de l’arbitraire, ce sont des fruits sauvages de l’Ouest sauvage, des bêtes plus que des hommes, réduits à l’état de subsistance élémentaire et prenant tout ce qu’ils peuvent prendre à la gorge de l’État, de la société et de leurs semblables. Quant à leurs manières, il les ont largement perdues pour devenir les vandales assassins que l’on dépeint partout.

Au moment du récit, les Dalton ont décidé de se rapprocher de leur terre natale, et de remonter la Piste de Santa Fe en direction du Kansas via le Colorado. C’est dans une petite bourgade sans avenir se trouvant sur leur chemin, comme il en fleurissait à cette époque, étape de pionniers, de cowboys et de fermiers grincheux, que se déroule notre histoire.
La petite banque locale de Lucius M. Tanner, orgueilleux fils de banquier du Massachusetts venu ici profiter de la conquête de l’Ouest, était un endroit tranquille. Les diligences venaient y déposer les fonds des gens voyageant dans leur direction, et les gens venaient déposer ce qu’ils parvenaient à garder de leurs maigres salaires. Chaque semaine, il y avait de gros dépôts, mais personne n’était vraiment inquiet. Il y avait deux gardes armés, un ancien cowboy boiteux et bourru et un vétéran de la guerre de Sécession, et le coffre était un des meilleurs de la région, et seules trois personnes en connaissaient le code : Lucius Tanner, évidemment ; sa femme Boetia, qui tenait le comptoir ; et leur fille chérie, Calpurnia Tanner, fleur sublime du désert et principale attraction de ce coin perdu de désert de buissons épineux et de puritains anxieux.

Enfin, il n’était pas vrai que seules trois personnes connaissaient ce code. Mr Tanner avait ses habitudes au saloon, mais il cachait surtout sa liaison avec une fille de joie nommée Andrea Plower. Celle-ci avait récemment reçu la visite de Bob et, en échange d’une part, elle lui avait tout craché sur l’homme, y compris sur sa banque et ses petits secrets ; dont le code du coffre.
C’est ainsi que les Dalton, qui campaient non loin, avaient eu l’idée de se faire un peu de beurre en braquant la banque de Tanner. Ils allaient s’y prendre le jour du passage de la diligence, juste après le dépôt, pour que personne n’ait le temps de venir retirer, mais juste assez longtemps après pour que les convoyeurs de fonds aient, eux, eu le temps de filer assez loin pour ne pas entendre les coups de feu.
Car il y aurait des coups de feu. Les Dalton savaient que, pour faire bouger les gens, il fallait leur faire peur, et qu’il fallait donc frapper fort.

Les quatre hommes étaient connus. Ils ne pouvaient pas juste se poster dans la rue en repérage. Ils étaient donc postés sur un promontoire proche, et Plower devait les avertir du départ de la diligence avec un signal convenu d’avance. Ils avaient attendu et avaient vu la fumée poussiéreuse laissée par la diligence à son approche. Un moment plus tard, un drap rouge avait été agité à une fenêtre, et ils avaient vu se redresser la poussière sur le passage de la diligence en sens inverse.
Il était temps d’y aller. Armés jusqu’aux dents et déterminés, ils montèrent leurs chevaux et descendirent droit vers la bourgade isolée et tranquille, prêts à faire parler la poudre, la rage et la colère, et à repartir bien plus riches qu’ils étaient arrivés.
« Modifié: dimanche 07 décembre 2025, 02:07:17 par Jack Marston »
--

Catalina Taylor

Humain(e)

  • -
  • Messages: 706
  • avatar


  • FicheChalant

    Description
    Riche veuve, par treize fois, qui s'est exilée à Seïkusu et qui investit dans différents secteurs d'économie de la ville.
    Peu farouche quand elle trouve quelqu'un à son goût, mais secrète quant à son passé.

Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!

Réponse 1 dimanche 07 décembre 2025, 16:48:03


Calpurnia Tanner était le joyau de la famille. Fille unique, mais pas par la volonté de ses parents, elle se voit passer tous ses caprices. A 23 ans, sa réputation dépasse les frontières de sa petite ville natale du nom de Chastity Falls. Surnommée parfois « La fleur du désert » ou « L’ange de Chastity Falls », la jeune femme était en effet toute en beauté. Une silhouette menue mais pourvue d’attributs féminins généreux, une crinière d’or que le soleil entretient, une peau pâle qui bronzait facilement, un visage d’ange avec ses grands yeux dont ont dirait que la teinte de ses iris ressemble à la couleur de la lavande et ses lèvres rosées, pulpeuses… Elle suscitait l’envie et la jalousie.

Malgré son âge « avancé », la belle était toujours célibataire. Elle aurait pu être considéré comme une vieille fille si l’on ne savait pas qu’elle entretenait des liaisons avec certains hommes qui passaient en ville. Bien sûr, ces rumeurs n’atteignaient pas les oreilles de son père, Lucius, ou de sa mère, Boetia. Les commères les plus puritaines n’en savaient rien non plus, où elles se seraient empressées de traîner le nom de cette libertine dans la boue. Si elle n’était toujours pas mariée, toutefois, c’était parce qu’aucun de ses « prétendants » n’obtenait l’approbation parentale. Autant Boetia était encline à la laisser épouser le fils du shérif, un grand gaillard aux épaules carré appelé Colton Lockwood, autant Lucius aurait préféré quelqu’un comme un autre banquier qui ne venait pas d’une petite ville perdue dans le désert. Incapable de s’entendre sur le choix du futur époux de la belle, ils rejetaient donc toutes les demandes.

Pendant que Lucius se délassait au saloon, dans les bras de la ravissante Andrea Plower, Boetia tenait la boutique en flirtant innocemment avec Marshall McCready, l’un des gardes de la banque, et Calpurnia faisait des avances au révérend Gideon Fairlove, sa dernière proie en date. Une bonne petite famille dysfonctionnelle comme il en existait tant.

Le jour du braquage, alors que la diligence repartait, Lucius se disputait encore une fois avec Boetia -tout en rangeant l’argent dans le coffre- au sujet du futur époux de leur fille unique. Calpurnia tenait compagnie au cow-boy boiteux -Buck Weaver- en l’entretenant de sujets variant de la meilleure manière de dresser un cheval jusqu’à l’arme la plus indiquée pour chasser les vautours d’une carcasse de vache. Elle voulait retirer un peu d’argent pour aller boire un coup au saloon, mais son père insistait pour qu’elle attende l’ouverture comme les autres.

Adossée au chambranle de la porte, habillée d’une robe corsetée de couleur sable dont les boutons dorés brillaient au soleil, la blonde levait les yeux au ciel en entendant la discussion de ses parents sur les attributs que devaient avoir son époux. Elle enfoui ses mains dans les poches de ses jupons -longs pour l'instant, tant qu'elle était en vue de ses parents- et échangea un regard amusé avec Buck pendant que Marshall aidait son père à vider les sacs d'argent dans le coffre.

« Il vaut mieux une tête bien faite qu’un corps de barbare, répétait Lucius pour la millième fois. A quoi ça va lui servir d’avoir un époux musclé s’il ne peut pas aligner deux pensées et faire fructifier l’argent de sa dot ?
- Et à quoi ça lui servirait d’avoir un gros cerveau s’il n’est pas capable de protéger ma petite fleur des dangers du désert ? Tu crois que réciter du Whitman lui permettra d’éviter de se faire rançonner par des bandits ? Je maintiens que Colton Lockwood est le parti le plus intéressant de cette ville. Et je refuse que mon bébé s’éloigne pour aller vivre à des milliers de kilomètres de moi ! Elle aura besoin de mon aide quand elle aura des enfants à son tour !
- Même si elle vit loin, elle aura du monde pour l’aider ! Le fils de mon ami banquier, Dale Whitmore, est très proche de sa mère et de ses sœurs. Elle ne sera pas toute seule !
- C’est non ! Et si tu ne veux pas que ton repas soit trop salé ce soir, je te conseille d’arrêter de proposer ce petit prétentieux qui ne saurait pas reconnaître sa queue de la crosse d’un révolver, Lucius. »

Bien que très puritaine, Boetia n’hésitait pas à utiliser un langage plus vulgaire quand elle était furieuse. Et son époux savait très bien qu’il devait abandonner la lutte quand elle commençait, au risque de se retrouver affamé et avec des affaires trouées sur le dos. Quand il fermerait la banque, ce soir, il lui laisserait le temps de se calmer en allant se détendre dans les bras d’Andrea.

« Calpurnia, chérie. Tu voulais retirer combien ? Et attention, je ne veux pas que tu boives autre chose que du thé ! Madame Marlowe m’a mis au courant pour la bouteille de whisky de la semaine dernière ! Ce n’est pas digne d’une jeune femme de bonne famille !
- Pèèèère !, Geignit la blondinette en ajustant la ceinture de cuir qui ceignait sa taille fine. Je ne suis plus une enfant ! Je sais ce que je fais ! Tu as bien vu que j’ai réussi à atteindre toutes les cibles à l’exercice de tir ce week-end !
- Ton père a raison, jeune fille. Tu n’es pas l’une de ces catins du saloon, tu dois te comporter avec grâce et élégance ! Complètement ivre n’est pas un état flatteur. Et si j’entends que tu nous as désobéi, je te confisque ce révolver et j’annule tes sessions d’entraînement ! Est-ce que je me suis bien fait comprendre, Calpurnia Rosalie Tanner ? »

Baissant la tête à la mention de son nom complet, la jeune femme masque le roulement de ses yeux en murmurant d’une voix penaude mais absolument pas sincère.

« Oui, mère. C’est compris. Je peux avoir 2$ ? »

Avec un soupir, sa mère se retourna en direction du coffre que son père venait de refermer. Aucun des trois -des cinq si l’on comptait les deux gardes- ne se doutaient que les choses allaient bientôt dégénérer.
Compte en banque blindé.
RPs & Idées.

Evangile selon Sainte Cata 28:11 : "Venez à moi, vous tous qui avez envie de RP, on va s'enjailler grave j'm'en bats les couilles j'vous prends tous"
Evangile selon Sainte Cata 28:12 : "Vous trouverez du repos pour vos âmes en mon sein, à condition que vous soyez un mâle bien membré et prêts à me casser le bassin"

"Elle attire les bites comme le miel attire les abeilles" - Destin.

<3 <3

2eab41 - Paroles de Catalina.

Jack Marston

Humain(e)

  • -
  • Messages: 391
  • avatar


  • FicheChalant

    Description
    Jack est un ancien militaire devenu chasseur de primes. Après avoir un temps servi sur le Masterclass sous les ordres de son frères d'armes Spike Masters, il a décidé de prendre son indépendance et il trace avec optimisme et positivité de primes en galères à travers l'espace et, parfois, les dimensions.

Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!

Réponse 2 vendredi 09 janvier 2026, 02:07:31

Amanda Plower quittait la ville dans un petit attelage lorsque les Dalton y entrèrent. Ils se glissèrent entre deux bicoques en bois avec leurs montures et firent irruption dans la rue ; la seule rue de la ville, en effet. Et celle-ci était assez animée, surtout selon les standards des environs. Ici, les gens connaissaient le jour du passage de la diligence. Ils venaient alors de partout pour déposer leur courrier avant de venir retirer leurs paies et récupérer les lettres arrivées. Ensuite, peut-être, ils iraient s’acheter quelque chose, et probablement se saouler un peu plus au saloon.
Celui-ci était plein à craquer et l’ambiance y était à son comble, signe que les hommes s’y amusaient encore. Ils finiraient par se calmer et par sortir, mais pas tout de suite. C’était tant mieux. Ça leur laissait un peu de temps.

Les quatre frères ne s’arrêtèrent pas directement à la banque, mais attachèrent leurs chevaux au poteau du tailleur, juste à côté. Ils ne comptaient pas alerter immédiatement le gardien à la porte, le vieux Buck. L’ancien cow-boy était peut-être boiteux et constamment figé sur la chaise sur le perron de l’établissement, mais il avait une réputation de fine gâchette et de bon œil. Ils avaient de la chance : il était en train de sourire après qu’une blonde stupéfiante soit rentrée dans la banque. Emmett l’avait vue en premier et n’avait pas refermé la bouche jusqu’à ce que Grat s’en occupe avec un ricanement, et Bob avait étouffé un sifflement.

Bob — « Merde, ça doit être la fille des Tanner. Amanda en avait parlé, mais elle a clairement pas rendu justice à la gamine. »

Bill — « Elle a dû avoir peur que tu la délaisses pour la petite jeunette pimpante du coin ? »

Bill ricana, accompagné d’un Emmett un peu intimidé. Bob lui lança un regard noir, mais ricana à son tour :

Bob — « Elle a un peu raison, surtout que c’est pas une jeune fille. Elle a l’âge de maturité et tout. »

Emmett — « Elle m’a quand même l’air sacrément fraîche encore. »

La remarque d’Emmett prit ses deux frères de court, qui faillirent exploser de rire en le voyant rougir de sa propre audace. Mais Grat les remit d’équerre, comme souvent :

Grat — « On se concentre sur la banque, les p’tits. Vous pourrez baiser tout ce qui bouge sur la route si on réussit ce coup. »

Ça, les frères Dalton l’entendaient bien. La perspective renouvelée de centaines, peut-être quelques milliers, de dollars les ramena à la réalité et à leur objectif. Et, vérifiant leurs armes et leurs chaussures, jetant des regards alentour, ils longèrent enfin le tailleur pour approcher de la banque dans l’angle mort de Buck.
Ce dernier les entendit malgré tout arriver, et il grommela une menace sévère.

Buck — « Je connais les hommes, messieurs, et vos pas ne me disent rien de bon. Pourquoi ne pas aller vous tranquilliser au saloon et me laisser finir une autre journée tranquille ? »

Les frères s’étaient figés, mais ils étaient prêts. Et ils étaient, aussi, tout près. En tête, Bill le toisa en remarquant la main ridée se diriger vers son holster.

Bill — « Ta main n’est plus assez rapide pour ça, Weaver. »

Buck — « Va dire ça à celui que j’ai dessoudé la semaine dernière, caqueta le vieux de son timbre usé. Allez, gamin, va donc vivre ta vie sans histoires. »

Le vieux Buck tourna son regard vers eux et examina leurs regards. Il connaissait la réponse sans devoir l’entendre : ces gens ne reculeraient pas. Tant pis.
Il essaya de se lever assez vite, son arme déjà en main mais bloquée par le bras de la chaise. Bill en profita et frappa ses vieilles jointures, lui faisant lâcher son revolver dans un grognement douloureux. Derrière lui, Grat et Bob et s’emparèrent du vieux pour passer la porte avec lui et le jeter par terre au milieu du petit établissement. Il y avait là le révérend, venu quêter l’attention de la petite, qui sursauta et tomba de sa chaise. Weaver s’étala au sol en geignant et les Dalton envahirent les lieux.
Tout alla très vite. Emmett se posta à la porte tandis que Bill fonçait bloquer l’accès arrière. Boetia cria, Lucius pâlit en se figeant et le courageux McCready se jeta sur sa carabine, prêt à en découdre. Grand mal lui prit, mais il n’attendait que de mourir au feu depuis la guerre, en vérité, et ce jour était venu. Bondissant sur le comptoir, Bob lui décocha trois balles en pleine poitrine et l’homme se relâcha soudain, s’effondrant piteusement au sol, totalement désarticulé, mort sur le coup. Boetia cria encore, les larmes se joignant à la peur, et elle saisit sa fille avec angoisse tandis que Bob sautait enfin sur le banquier. Grat, méticuleux, posa la semelle dans le dos de Weaver et lui siffla de rester immobile. Le cowboy lutta, mollement, mais dut se résoudre à son impuissance, et il s’écrasa en reniflant de dépit.

Buck — « Merde… Désolé, je… Merde… »

Bob — « Ecoutez-moi bien, bande de cochons dodus, lança un Bob au sommet de sa forme ! Nous venons retirer une forte somme du coffre. Merci de ne pas nous emmerder!! pendant ce temps, ou vous finirez comme ce con de vétéran trop fier. Vu ?! »

Il glissa son regard sur Calpurnia, la détaillant de bas en haut et croisant son regard en se léchant les lèvres du bout de la langue. Ouais, elle était maigrichonne, mais sacrément bonne. S’il n’était pas si excité par la violence du moment, elle l’aurait assez excité pour lui donner une gaule de tous les dieux.

Grat — « Mr Tanner, je suis Grat Dalton. Je vais vous demander d’ouvrir à mon cher frère, Bob, afin que nous puissions procéder. »

Et l’aîné braqua sa femme pour le motiver. Le banquier faillit flancher sur ses jambes de coton, pâle comme un mort, mais il secoua la tête, se refusant à s’exécuter. Il savait que s’il perdait cet argent, ce serait la ruine pour lui. Il n’avait pas pris la peine de prendre une assurance, se pensant bien assez loin de la vraie frontière et bien protégé par ses deux soudards. Et puis, les Dalton n’étaient pas censés être ici !

Lucius — « [color=ad85e4]Vvvv-vous pou-pou-pouvez la-la-la flinguer, si vous voulez ! Je ne vous donnerai pas le code ! Non ![/color] »

Les Dalton s’exclamèrent, pas étonnés mais amusés par le tour de la situation.

Bob — « Tu veux voir claquer ta femme, alors ? »

Lucius — « [color=ad85e4]Cette femme infidèle ?! V-v-vous croyez q-q-q-que je ne la voyais pas flirter avec ce salaud d’Écossais ?! Bon débarras ![/color] »

La mère piailla, scandalisée, avant de rétorquer, d’une voix rendue suraiguë par la peur autant que par l’indignation :

Boetia — « [color=acf079]Tu crois peut-être que je ne sais pas que tu couches avec cette traînée, espèce de porc ?![/color] »

Les frères éclatèrent de joie, stimulés par la situation et, cette fois, bien étonnés. C’était bien vrai, ce qu’on disait : il ne fallait jamais sous-estimer une femme.
Mais ils perdaient aussi du temps, et les cris et les coups de feux allaient alerter la population. Il fallait agir, vite, avant que les habitants commencent à s’activer et préviennent le shérif.

Bob — « Bon, allez, allez, c’est pas si grave… Je le connais, le code. »

Pendant ce temps, Grat fit un signe au petit.

Emmett — « Emmett, laisse tomber, amène les chevaux derrière tant que c’est possible. »

Emmett hocha la tête et sortit, rangeant son arme et allant, tête basse, détacher les chevaux pour les conduire à la porte de derrière tant que personne n’y regardait de trop près. Grat, lui, rappela à Weaver de ne pas bouger et alla prendre sa place.
Bob, lui, continuait de cuisiner Lucius en le secouant.

Bob — « Alors, t’as déjà entré un code ?! T’en étais à combien ?! 24 ?! Ou 18 ?! »

Le banquier, anéanti par l’humiliation de son accusation publique et par l’ampleur de son échec, restait coi. Finalement, Bob le frappa de sa crosse sur la tempe et la laissa se vautrer au sol, lui crachant dessus.

Bob — « Putain de goret ! Bill ! Garde-les à l’œil ! »

Bob se mit au travail sur la porte du coffre et entama la séquence de déverrouillage, espérant ne pas la prendre en cours de route. Si c’était le cas, ils allaient encore perdre un temps précieux. Et ils devaient faire vite.
De son côté, Bill, dans l’embrasure de la porte de service, pointa son arme sur les deux femmes, croisant leurs regards d’un air inquiet. Le révérend, lui, restait silencieux et immobile, marmonnant des prières muettes en tremblant comme une feuille.
--

Catalina Taylor

Humain(e)

  • -
  • Messages: 706
  • avatar


  • FicheChalant

    Description
    Riche veuve, par treize fois, qui s'est exilée à Seïkusu et qui investit dans différents secteurs d'économie de la ville.
    Peu farouche quand elle trouve quelqu'un à son goût, mais secrète quant à son passé.
Tout se passa très vite. Calpurnia plaidait sa cause pour avoir 2$ à dépenser au saloon -et pas en thé contrairement à ce qu’elle affirmait- quand Buck atterri face contre terre à l’intérieur de la banque. Surprise, la belle s’était retournée au fracas de la chute du vieux Weaver. Elle avait alors assisté à l’irruption des quatre frères, tétanisée, et à la mort de McCready. Le cri de sa mère -perçant- ne la sortit pas de cette transe terrifiée, pas plus que la prise de celle-ci qui se dépêcha de la serrer contre elle -derrière elle- comme pour la protéger de son corps aux proportions généreuses. Le refus de son père de coopérer, en revanche, lui fit écarquiller les yeux. Et le déballage du linge sale au milieu de ce petit comité la fit grimacer. Lucius n’avait aucun scrupules pour protéger son train de vie, sa richesse. La perte de sa femme -qui n’avait fait que flirter sans jamais aller au-delà- lui paraissait un prix bien faible si ça lui permettait de ne pas perdre la face parmi ses confrères banquiers.

Manque de bol, les malfrat n’étaient pas pris au dépourvu pour autant. Amusés par la situation, certainement. Prêt à abandonner un si beau butin ? Absolument pas. Calpurnia était agrippée à sa mère, cherchant à la faire reculer pour ne pas rester dans la ligne de mire du bandit. Elle ne voulait pas la voir se vider de son sang comme McCready, dont les yeux fixaient sans le voir le plafond de la banque. Elle se fichait que les frères Dalton vident la banque, tant qu’ils ne tuaient pas sa mère. Même si elle ne s’entendait pas toujours avec elle, elle ne voulait pas la voir mourir pour autant.

Quand son père refusa de réponde à la question de l’homme -qui connaissait le code, mais comment ?- et fut assommé par un coup de crosse sur la tempe, Calpurnia raffermit un peu plus son étreinte sur Boetia, les jointures blanchies par la force de sa prise. Elle aurait voulu agir, sortir le revolver qui était sagement rangé dans son étui, mais la crainte la paralysait. Elle se savait bonne tireuse. Elle aurait facilement pu, avec discrétion, sortir le flingue et viser la poitrine de l’homme qui les tenait en joue. Mais elle n’avait pas prévu de se retrouver tétanisée pendant l’action. Tout son entraînement au tir ne servait à rien si elle n’était pas foutue de bouger le petit doigt pour se défendre.

Par chance pour Bob, qui se débrouillait avec le code, ni Lucius ni Boetia n’avait commencé à entrer les chiffres qui déverrouilleraient l’ensemble. Et il put finalement contempler les tas de billets soigneusement rangés. Il y avait même encore les sacs dans lesquels ils avaient été rangés dans la diligence, méticuleusement pliés à côté.

Pendant ce temps, il régnait un silence de mort dans la banque. Buck Weaver, agissant aussi discrètement que possible, se préparait à se jeter sur Grat, qui gardait la porte d’entrée. Il savait qu’il n’avait qu’une seule chance. Il savait aussi que ça laissait les deux autres malfrats libre de trouer de balles les deux femmes toujours tenue en joue. Mais, avec un peu de chance, il récupérerait le flingue de Grat. Et Calpurnia sortirait de sa torpeur pour dégainer à son tour. Il essayait d’ailleurs d’attirer son regard depuis tout à l’heure.

Le révérend, tremblant et priant, restait prostré au sol. De temps en temps, un sanglot étouffé était audible. Et c’est à l’un de ces instants que Calpurnia croisa le regard de Weaver. C’est à l’un de ces instants que la détermination de se défendre irradia dans tout son être alors qu’elle voyait le vieux cow-boy froncer les sourcils à son encontre. D’un geste discret, il montra trois doigts. Cillant, la blonde affirma avoir compris le message.

Buck replia un doigt. Calpurnia expira profondément et utilisa la carrure de sa mère pour glisser une main vers la crosse de son révolver.

Buck replia un second doigt. La jeune femme inspira profondément cette fois, ses doigts se refermant sur l’arme.

Buck replia le troisième doigt. Et tout se précipita :

- Buck se jeta sur Grat avec un hurlement désespéré. Il se prit une balle. Deux. La troisième fut la bonne. Mais il était à bonne distance et s’écroula sur le bandit en exhalant son dernier souffle.
- Le révérend hurla, terrifié, se protégeant la tête de ses mains et de son chapelet.
- Calpurnia poussa sa mère, qui trébucha sur Lucius et s’écroula au sol, en sortant le révolver de sa ceinture. Si un coup de feu parti de l’arme de Bill -qui les tenait en joue-, il manqua. Mais Calpurnia n’avait pas le temps de viser, aussi sa propre balle parti se planter dans le chambranle de la porte arrière.

La banque n’avait plus ses deux protecteurs. Mais elle avait encore une femme armée pour essayer de la défendre. Une femme qui tenta de prendre le temps de viser, mais qui se savait pressée par le temps avec trois malfrats armés dans le bâtiment -sans compter le quatrième qui arrivait avec les chevaux à la porte de secours- prêts à tout pour repartir avec le butin.

« Non, Calpurnia, ne faites pas ça ! Tuer c’est péché ! Ne vous abaissez pas à leur niveau ! Hurla soudain le révérend, les yeux écarquillés en voyant celle qui flirtait avec lui se préparer à faire feu de nouveau, la distrayant ainsi. »
Compte en banque blindé.
RPs & Idées.

Evangile selon Sainte Cata 28:11 : "Venez à moi, vous tous qui avez envie de RP, on va s'enjailler grave j'm'en bats les couilles j'vous prends tous"
Evangile selon Sainte Cata 28:12 : "Vous trouverez du repos pour vos âmes en mon sein, à condition que vous soyez un mâle bien membré et prêts à me casser le bassin"

"Elle attire les bites comme le miel attire les abeilles" - Destin.

<3 <3

2eab41 - Paroles de Catalina.


Répondre
Tags :