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« le: jeudi 18 décembre 2025, 18:40:59 »
La conversation tournait un peu en rond comme une athée essayant de piégé un religieux sur les zones d’ombres de sa Foi, ce petit jeu ne déplaisait pas à Nannaka car cela était un exercice assez courant mais il ne faudrait qu’elle perdre patience non plus. Le culte dont faisait l’objet Nannaka était aussi multiple que les peuples ayant décidé de la vénérer au fil du temps et des lieux, quelle soit perçu comme une divinité bonne ou mauvaise le socle commun était son appétence pour les passions de la chair. La question sur les non-humains ressemblait à un piège, il y en avait un certains nombre à Seikusu mais ils vivaient souvent en marge en essayant de ne pas attirer l’attention :
« Malheureusement, nous n’organisons pas d’orgie aujourd’hui c’est pourquoi le lieu est silencieux, si vous voulez participer vous aurez besoin du petit boost que je vous ai précédemment proposé. Quand aux non-humains, la Déesse est une divinité d’amour alors s’ils existent les accueilleraient sans mal. »
Elle avait énoncer la partie sur l’orgie d’un tout à moitié blagueur, de quoi laisser planer le doute sur si ce genre de pratique pouvait effectivement avoir lieu ici, elle lui avait également retendu une hostie pour l’occasion. Même si l’autre femme était une humaine, elle ne savait pas d’où elle venait même si son comportement à se méfier de tout en lançant de vifs coup d’oeil à chaque recoin de la cathédrale donnait des indices.
« Au contraire de vous, nous considérons les passions comme des forces. Les refouler est source de souffrance invraisemblablement elles finissent par arriver sans prévenir. Apprendre à les dompter, là réside la vrai force. Que ferez vous demain vous rencontrez votre âme sœur ? Le genre de personne si compatible qu’elle peut briser toute vos barrières mentales, à ce moment là vous serez prise au dépourvu et là vous serez effectivement en position de faiblesse. »
Les princes charmants qui se transformaient en véritable tyran manipulateur, elles en avaient vu beaucoup, elle en avait aussi créer beaucoup et elle savait que même la plus forte des femmes pouvaient tomber dans ce piège, c’était d’ailleurs un de ses plaisirs.
« Je ne fais que répondre à vos questions en vous exposant ma Foi. Si je vous convainc c’est que votre cœur sait que notre cause n’est pas malfaisante. Comme tous les cultes, nous avons des interdits et des recommandations, très peu d’obligation. »
Elle ouvre les bras pour désigner les différentes statues, chacune plus explicites que les autres :
« Ne pas avoir honte de ce que l’on ressent. Quelqu’un vous attire, allez le lui dire et acceptez sa réponse. Même si la déesse pardonne les passions les plus immorales, elles sont tout de même soumis à l’obligation de les restreindre et de les purger lorsqu’elles sont illégales dans le monde des Hommes. »
Elle se retourne pour remonter le chemin vers l’autel central, chacun de ses pas gracieux faisaient rebondir son fessier sous sa robe, comme l’avait fait la descente des marches avec sa poitrine un peu plus tôt, ce n’était évidemment pas des coïncidences. Malgré son habits dissimulant ses formes, elle avait tout de même de quoi aider à susciter le désir :
« En somme nous avons une ligne de conduite assez simple. Accepter et comprendre ses désirs est plutôt sain pour se connaître et vivre en harmonie avec le monde. Nous ne condamnons ni infidélité, ni aucunes pratiques spécifiques tant que cela va dans le sens des différents protagonistes impliqués, il en va de soi. »
Un culte des plus vertueux en somme que tout le monde peut suivre sans soucis, c’était bien pour cela qu’à chaque fois qu’elle retournait sur un des lieux la vénérant elle était surpris d’avoir toujours plus de fidèle sans n’avoir rien à faire. Nannaka ajoutait simplement le piquant qui manquait pour son propre plaisir, même si cela pouvait également l’amuser de jouer la déesse réellement bienveillante de temps en temps mais ça ne durait pas longtemps.