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Messages - Cruella Trevylaine

Pages: [1]
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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: samedi 10 janvier 2026, 16:16:16 »
« Mmmh… Tu es certainement un très bon juge de caractère, ronronna Cruella en profitant des caresses qu’il dispensait sur son corps encore sensible après l’orgasme. C’est un grand oui à chacune de tes observations… »

Alors qu’il se redressait, qu’il se retirait de l’antre chaleureuse de sa féminité, la franco-britannique lui offrit un sourire félin. Se redressant elle-aussi, mais seulement sur un coude, son regard buvait la vision qu’il lui offrait. La veste et la chemise grande ouverte, dévoilant un torse bien fait où la belle avait déjà fait quelques marques même en retenant l’impulsion de planter ses ongles, le pantalon ouvert juste ce qu’il fallait pour atteindre une gourmandise délicieuse… Une vision indécente mais diablement appétissante. Et ce sexe, encore gorgé de sang, suintant toujours de l’orgasme précédent… La diablesse s’en lécha les lèvres par anticipation.

« Fort dommage, en effet, approuva-t-elle avec un petit rire de gorge, étirant sa tête vers l’arrière -et offrant la vision de son buste bien fait- avant de la ramener vers l’avant. Il n’y a pas de règles, pour ces pauses créatives. Il faut d’ailleurs parfois les renouveler plusieurs fois d’affilée pour bien s’imprégner de cette pause et booster la créativité… »

Elle ne change pas de position et pourtant son attitude refléta une faim à peine rassasiée. Les prunelles de la trentenaire ne lâchaient pas Lucian du regard. Et quand il lui demanda un petit coup de main, ses lèvres s’étirèrent en un sourire gourmand.

« C’est un besoin, oui. Mais il me faut d’abord m’imprégner un peu plus de cette vision que je cherche. Il me faut continuer à tester ce chef d’œuvre dans des circonstances différentes… Et je serais absolument ravie de te donner un coup de main tout en le faisant. De main… Ou d’autre chose…, souffla-t-elle en attrapant entre ces doigts cet appendice dont la vigueur semblait être renouvelée. »

Les enroulant autour de la hampe tendue et parcourue de veines gonflées, Cruella aida l’homme à se rapprocher tandis qu’elle glissait du canapé pour se retrouver à genoux devant lui. Sa robe -qui s’était retroussée sur ses hanches, le haut y rejoignant le bas, formant une ceinture de satin- se retrouva abandonnée à côté alors qu’elle s’était glissée hors du cercle de tissu avec grâce. C’est donc complètement nue que la jeune femme s’occupait à présent de flatter l’instrument qui lui avait fait voir des étoiles.

Relevant le regard vers Lucian, Cruella lui sourit tandis qu’une main venait flatter les bourses et que l’autre coulissait contre la longueur dressée face à elle. Avec un clin d’œil, ses lèvres se jetèrent presque avidement sur le gland, se refermant juste après pour laisser sa langue découvrir la peau violacée qui perlait encore de nectar. Autant le sien que celui de son amant. Sans le quitter des yeux, elle déglutit presque outrageusement, absorbant chaque goutte qui traînait, faisant pénétrer plus avant la verge jusqu’à ce que ses lèvres de teinte coquelicot n’épousent l’aine masculine. Alors, seulement, ferma-t-elle les yeux. Une main s’arrimant aux hanches de Lucian, l’autre s’occupant des joyaux masculins pour ne pas les délaisser, l’ambitieuse créatrice laissa libre court à ses instincts, à ses désirs.

Le sexe de l’homme coulissa bientôt entre ses lèvres. D’abord à un rythme langoureux, pour bien faire connaissance, tapant brièvement contre le fond de sa gorge pour tester les réflexes. Puis, petit à petit, à une allure plus vive. Sa muse pouvait sentir que la jeune femme appréciait énormément de le flatter de la sorte. Des gémissements étouffés faisaient vibrer sa gorge quand elle le faisait pénétrer assez profondément. Il pouvait aussi voir le corps de la belle onduler doucement, à la même cadence qu’elle avait prise pour le déguster. Pour l’avaler. Et plus les minutes passaient, plus Cruella forçait le tempo. Elle ne rouvrit les yeux que pour observer de temps à autres les réactions de Lucian, et pour l’inviter à participer activement s’il le désirait. Qu’il le fasse ou non, Cruella comptait bien extraire une nouvelle jouissance de son partenaire. Et, ensuite seulement, se sentirait-elle assez « reposée » pour continuer son œuvre textile.

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: lundi 05 janvier 2026, 21:51:30 »
« Si d’aventure vous atteigniez ces limites… Mmmh… Je vous le ferais savoir. Iceberg irait-il comme signal d’alarme ? Susurra-t-elle d’une voix basse, sensuelle, alors qu’elle ondule contre lui, sur lui, soupirant, appréciant la sensation de le sentir ainsi en elle. »

Les caresses contre sa poitrine lui font donner de la voix, de petits gémissements de délice alors qu’elle arque le dos pour mieux la lui présenter. Sentir ses lèvres, sa langue, la caresse de ses dents sur sa chair si sensible l’électrise au plus haut point. Cruella était de moins en moins maîtresse de ses actes alors que le plaisir irradiait de ses reins jusqu’à la moindre de ses extrémités. Elle n’en dédaigna pas pour autant le baiser qu’il lui offrit ensuite, y transférant au contraire toute la passion qui s’était éveillée en elle, toute son ardeur, alors que sa langue jouait contre la sienne, que ses dents se faisaient espiègles en l’attrapant par instant. Les yeux fermés, les doigts crispés contre ses épaules, contre sa nuque, la franco-britannique frissonna, frémit, trembla même déjà sous les assauts délicieux de Lucian.

Le bruit du satin doublé de coton qui se déchira ne la fit même pas ciller alors qu’elle se déhanchait langoureusement contre le bassin masculin, que ses cuisses se resserraient par moment contre les siennes.

« Oooh, Lucian, ronronna-t-elle alors qu’il la faisait basculer contre le canapé, qu’il se mettait en position de dominer l’allure de leurs ébats. Oh oui… Plus fort… Mmmh… Oui, juste là… Aaah ! »

Tandis que les coups de reins devenaient plus brusques, plus profonds, la trentenaire devenait elle plus vocale. Ses reins montaient à la rencontre de ceux de l’homme, ses doigts venaient agripper sa nuque, son crâne, pour le forcer à venir cueillir ses lèvres et étouffer les gémissements qui ne tardèrent pas à grimper en volume. Ses ongles s’enfonçaient parfois dans la nuque de l’homme, ou ses doigts jouaient avec les mèches écarlates. Il lui fallait s’occuper les doigts pour éviter de venir lui griffer le dos. Elle était très consciente de risquer de pouvoir le faire saigner si elle se laissait complètement aller.

Malgré cette retenue, elle profitait sans complexe de leur étreinte. Ecartant plus les cuisses, les remontant vers son buste, elle s’offrait avec délice aux assauts merveilleusement crescendo. Heureusement que le canapé, sans être prévu pour ce genre d'activité au sein de son atelier, était absolument confortable. Large et moelleux avec juste ce qu'il fallait de fermeté.

Ayant moins d'amplitude pour répondre à chaque coups de reins, Cruella participait quand même, jouant de ses muscles intimes pour compresser la virilité qui la pourfendait. Bien sûr, alors qu'elle était de plus en plus exaltée, ces contractions n'étaient pas toutes volontaires. La fréquence aléatoire participerait certainement à stimuler son amant.

« Lu-Lucian, haleta la jeune femme, ses cheveux bicolores étalés sous sa tête. En-encore… Ouiii… Aaah, vous… tu me fais perdre la tête… »

Aucun doute, la belle était sur le point de basculer. Une petite stimulation contre un point érogène, une caresse ou un baiser de plus et elle sombrerait, espérant bien entraîner le responsable de son état avec elle.

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: dimanche 04 janvier 2026, 22:15:31 »
Un bref rire amusé aura répondu à l'interrogation quant à la longueur de la fente, impossible à retenir par la belle qui profitait de la chaleur du corps de Lucian contre le sien.

« Plus haut serait vulgaire, très cher. Et si je fais dans la provocation, je reste avant tout dans l'élégance, aura-t-elle soufflé ensuite. »

A présent assise sur les genoux de sa muse du moment, Cruella frémissait à chaque mouvement qui faisait frotter sa fleur encore protégée contre ce sexe désormais libéré. Des soupirs s'échappaient de ses lippes entrouvertes à chaque contact de celles de Lucian contre sa peau. Et plus particulièrement quand il s'occupait d'agacer la peau si sensible de son cou. Elle n'hésitait pas à onduler son bassin pour renforcer ces contacts, ses soupirs s'alourdissant alors que son corps semblait s'enflammer toujours plus.

« Mmmh, elle n'en est en effet pas à son premier rodéo-, opina distraitement la trentenaire en venant crocheter ses doigts contre les épaules mâles. C'est un test perpétuel qu'il faut s'assurer d'employer pour chaque pièce que l'on porte… Alors seulement peut-on être sûr de la qualité que nous revêtons… »

Les doigts de l'homme ayant effleuré la fermeture éclair qui maintenait le bustier serré contre son corps, qui assurait l'entièreté de la robe sur sa silhouette, elle attendit qu'ils s'en saisissent de nouveau pour pousser sur ses genoux, sur ses cuisses, et se relever au-dessus de lui. La fermeture glissa presque silencieusement, un bruit feutré facilement couverts par les soupirs de la jeune femme à la crinière bicolore. A peine la fermeture fut-elle en butée que le bustier sembla glisser le long de son buste, révélant deux orbes diaphanes aux tétons qui pointaient avec arrogance vers celui qui serait -sous peu- son amant.

Baissant le regard vers l'homme qui était à présent en face-à-face avec sa poitrine, Cruella arborait un petit sourire en coin qui laissait présager qu'elle arrivait à court de sa patience, qu'elle allait bientôt chercher ce qu'elle désirait sans le moindre complexe.

Et alors qu'elle bougeait une main pour la passer au travers des longues mèches écarlates, pour venir agripper de ses doigts la nuque masculine à sa portée, l'autre descendit entre leurs corps si proches l'un de l'autre. Elle descendit, hardie et caressante, jusqu’à saisir l'épaisseur mâle et la guider entre ses cuisses, écartant de l'ongle de son pouce le sous-vêtement stylé mais absolument gênant dans le cas présent.

Exhalant longuement, avec volupté, la PDG de Dalmatia corp. s'abaissa langoureusement jusqu’à ce que la chaleur moite de sa féminité s'enroule totalement autour de la virilité qu'elle guidait en son cœur. Cruella ne put s’empêcher de fermer les yeux alors qu'elle verrouillait son corps contre celui de sa muse.

« Luciaaan, soupira-t-elle contre l'oreille de l'homme, démarrant l'ondulation de son bassin contre le sien. Il va falloir se montrer… Méthodique… Et Méticuleux… Mmmh… Tester la résistance dans différentes conditions… De la plus douce à la plus… Vigoureuse »

Elle ponctua sa phrase en contractant ses muscles intimes autour de la verge qui s'y logeait si naturellement.

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: samedi 03 janvier 2026, 15:23:16 »
Mutine, Cruella ne confirma ni ne nia avoir prévu tout « imprévu » de cette nature continuant plutôt de palper le corps sous le tissu. Si le doute était permis quant à ses intentions avec cette « fouille » méthodique, la vérité était qu’il y avait un peu des deux : D’une part l’aspect de sa conscience professionnelle qui vérifiait que les coutures étaient bien faites -même si elles mériteront un deuxième passage pour assurer la fiabilité des vêtements- et d’autre part l’aspect de sa curiosité et de son désir qui s’exaltait. Elle prenait note de toutes les réactions qu’elle provoquait à chaque passage de ses doigts. Elle notait avec délice que l’homme semblait se laisser entraîner par l’ivresse de ces sensations qu’elle suggérait, qu’elle provoquait sans regret.

Elle-même sait qu’elle ne résisterait pas longtemps s’il cherchait à la faire céder. La preuve en était de ses discrets soupirs alors que les doigts de l’homme caressaient sa mâchoire. Soupirs qui s’écrasèrent bien vite contre les lèvres venant s’imposer contre les siennes. Les paupières à demi-baissées, la franco-britannique se livrait sans se faire prier. Et si elle ne répondit pas tout de suite à la demande, à l’exigence de sa muse, elle cédait en revanche sans broncher à ces mains qui découvraient à leur tour son corps tout en courbes et lignes voluptueuses.

La cuisse arrimée contre les hanches de l’homme, Cruella pouvait sentir plus intimement encore l’excroissance virile qui n’attendait que son toucher. Les doigts de Lucian qui caressaient sa cuisse -en profitant de la fente de la robe- et remontaient toujours plus haut trouveraient bientôt un bout de soie doublé de coton, déjà humide, qui couvrait sa fleur en pleine éclosion. Un tanga aussi simplement taillé que confortable et qui ne laissaient que peu -ou pas- de lignes sur la robe qu’elle portait.

« Mmmh, soupira-t-elle en rouvrant un peu plus les yeux, plongeant de nouveau ses prunelles d’émeraude dans le rubis de celles de l’homme. Vous avez tout à fait raison, Lucian… Un tel chef d’œuvre ne peut qu’être accompagné par une tenue qui le complète. Bien entendu, j’en serais la créatrice, mais je serais absolument comblée d’en être également le mannequin. »

Une main était venue s’accrocher aux épaules masculine tandis que l’autre restait contre son torse après avoir déboutonné le pantalon. Et cette autre décida de continuer son exploration malgré les deux corps pressés l’un contre l’autre. Elle se fraya un chemin jusqu’à glisser sous le jacquard, sous le vêtement qui avait jusque là protéger la vertu de l’homme, afin de se presser contre cette chaire brûlante et rigide qui n’attendait que d’être libérée. Ses doigts s’enroulèrent autour sans timidité tandis que la jeune femme venait laper les lèvres de Lucian, taquine et tentatrice.

« Je verrais bien une robe dans le même style que celle que je porte. Mais avec des bretelles tombant contre les épaules plutôt qu’un bustier. En jacquard anthracite tissé de motif noirs. Et doublé de soie rouge. Avec le même style de fente, qui remonterait jusqu’à mi-cuisse… Mmmh, oui, je vois déjà le rendu. Et peut-être des gants de soirée, longs et en soie d’un noir mat doublé de soie rouge à l’intérieur. Quant aux sous-vêtements… Je pense qu’on pourrait s’atteler à leur création après une petite pause… Récréative ? »

Ses mains resserraient leurs étreintes, à la fois sur l’épaule que l’une d’elle agrippait et contre la virilité que l’autre enserrait. Du coin de l’œil, Cruella remarqua que le canapé se situait juste derrière Lucian. Avec un sourire mutin, elle le repoussa alors légèrement. Suffisamment pour qu’il recule d’un pas et que ses mollets heurtent le moelleux du mobilier de cuir. Suffisamment pour le forcer à amorcer le geste de s’asseoir et ainsi éviter de tomber sans grâce sur les coussins. Suffisamment pour ensuite venir s’installer à califourchon sur lui, ses jambes emprisonnant les siennes. La robe, fluide grâce à la fente, se retroussa assez pour dévoiler le galbe de ses mollets et de ses cuisses. Pour livrer les secrets qui se cachaient dessous, du sous-vêtement qui cachait encore sa féminité pleinement éveillée.

« Qu’en dites-vous, très cher ? Et puis, il faut bien tester la résistance du tissu contre des… « imprévus prévus », non ? »

Elle arborait un sourire lascif, un regard empli de lubricité. Ses doigts ne se montraient absolument pas hésitants alors qu’ils s’arrangeaient pour libérer enfin pleinement l’arrogante verge de son carcan. Cruella n’attendait pas tant un accord tacite qu’une réponse en mouvements.

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: jeudi 01 janvier 2026, 16:54:34 »
Même si elle était concentrée sur ce qu’elle faisait, ses mains adroites et ses épaules flexibles après le massage délicieux prodigué peu avant, Cruella gardait son invité -son modèle, sa muse- à l’œil. Elle se délectait de l’effeuillage qu’il lui offrait, ses prunelles accrochant avidement chaque parcelle de peau et de muscle offerte à ses yeux.

Quand elle lui proposa finalement d’essayer le costume -grossièrement assemblé selon son regard exigeant- afin de voir si des retouches étaient nécessaires à ce stade, elle espérait bien en voir plus. Et même si l’homme lui tournait le dos, dans la cabine dont le rideau resta ouvert, ce que son regard effleurait sembla lui plaire plus que de raison à en juger par le discret sourire en coin qui étirait ses lippes. La coupe de la veste et du pantalon était parfaite, soulignant sa silhouette sans l’alourdir, sans le faire paraître engoncé dans un tissu qui ne le laissait pas respirer. Les lignes anthracites discrètes contrastaient aisément avec le ton plus sombre du reste, donnant l’impression que l’homme avait gagné plusieurs centimètres, le faisant paraître plus imposant.

Elle se félicitait mentalement de la justesse de son œil aiguisé quand il revint vers elle. Le mouvement du tissu épousait les courbes de son corps, mettant subtilement en valeur cette musculature qu’elle avait eu sous les yeux un peu plus tôt. De près, alors qu’il s’arrêtait juste en face d’elle, elle ne trouvait pas le moindre défaut à la manière dont le costume couvrait Lucian. Un bref hochement de tête lui répondit, même si elle ne savait pas trop ce qu’elle lui permettait, alors que leur proximité soufflait sur les braises du feu qui couvait en elle.

La sensation de ses mains contre ses hanches -la fermeté de sa poigne et la puissance contenue dans ses bras lorsqu’il la souleva- manqua de la faire soupirer alors que son esprit était un champ de bataille entre ce qu’il restait à faire pour terminer le costume et les désirs qui flambaient en son sein. Un petit rire lui échappa alors qu’il la fit tournoyer dans les airs, ses doigts agiles venant s’agripper à ses épaules par réflexe. L’impression de légèreté qu’elle ressentait à cet instant était exquise. De même que la chaleur des mains masculines contre ses hanches.

Lorsque ses deux pieds touchèrent le sol de nouveau, le talon s’enfonçant sans bruit dans le tapis moelleux, la franco-britannique offrit un lent sourire amusé à son mannequin du moment. Ses prunelles pétillèrent avec espièglerie et lubricité alors qu’elle laissait sa poitrine s’appuyer contre le torse bien dessiné qu’elle avait pu admirer précédemment.

« Effectivement, il ne semble pas y avoir besoin de retouche sur la coupe générale. Mais peut-être devrions-nous pousser le test jusqu’au bout ? Il ne serait pas de bon ton de se retrouver à l’étroit durant une situation possiblement imprévue. Vous ais-je dit que j’était absolument méticuleuse dans ce que je fais ? Je préfère ne laisser aucun détail passer… Susurra-t-elle en levant une main pour venir caresser la ligne de la mâchoire masculine. »

Son autre main, elle, flattait son torse, passant sous la veste pour plaquer la chemise contre ses pectoraux, ses abdominaux, contre ses flancs, puis son dos. Avant de la laisser revenir sur le devant et glisser deux doigts sous la ceinture de pantalon, comme pour en tester la résistance. Le sourire qu’elle arborait, en combinaison avec son regard intense, devait certainement renseigner Lucian autant que les mains baladeuses quant aux intentions de la créatrice. Elle en vint d’ailleurs à palper -avec insistance- la zone dont elle comptait tester la capacité à ne pas se trouver trop étroite.

« Je pense que des boutons de manchettes en grenat seraient un choix idéal… Et remplacer le bouton du pantalon -temporaire- par de la corne polie… Mmmh… Oui, je verrais ça très bien… Continuait-elle d’expliquer sa vision alors que sa main se pressaient adroitement contre la protubérance virile qui tentait de la faire mentir en tendant le jacquard du pantalon. Peut-être remplacer les trois premiers boutons de la chemise par quelque chose de similaire aux manchettes, mais en plus discret. Afin d’accorder le tout… »

Satisfaite de la tenue du tissu sous la pression exercée de l’intérieur, Cruella approcha ses lèvres de celles de l’homme, ne s’arrêtant qu’à un souffle. Son regard se fixa sur le sien, l’émeraude rencontrant le rubis.

« Il faudra que votre partenaire pour cette assemblée s’habille de manière à complimenter votre tenue, bien entendu. Vous pouvez me l’envoyer, je saurais confectionner quelque chose qui soit à la hauteur de votre allure, souffla la jeune femme aux cheveux bicolores alors que ses doigts firent sauter le bouton du pantalon hors de son attache, peu subtilement cherchant à savoir si elle pouvait s’amuser sans complexes avec Lucian ou si elle devait mettre un terme à ce jeu ardent. »

6
Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: dimanche 28 décembre 2025, 19:05:57 »
Un frisson, le souffle qui se coince dans sa gorge, les yeux dont les pupilles se dilatent peu à peu… Autant de signes qui laissaient penser au désir qui s'éveille, qui s'étire et réchauffe chaque partie de son corps. Cruella ne le nierait pas, bien entendu. Mais ces signes signifiaient aussi la ferveur créatrice qui s'était emparée d'elle. Alors que ce matin rien ne venait, voilà que son imagination se débridait en présence de cet homme.

Peut-être que les deux sentiments se mêlaient harmonieusement. En tout cas, la jeune trentenaire ne cherchait pas à réprimer l'un ou l'autre. La main de Lucian dans son dos déclencha un autre frisson et elle lui offrit un sourire en coin.

« Votre simple présence est suffisante, Lucian. Mais, si vous insistez… Je ne dirais pas non à un massage des épaules alors que je prépare les premières pièces… »

Ses épaules, en l'absence du manteau, étaient nues, offertes. Le bustier de la robe n’arrivait qu'aux omoplates, laissant amplement la place pour laisser courir une main ou deux contre la peau diaphane offerte.

« Et vous servirez de mannequin vivant, tant qu’à faire. Que je puisse modeler le costume directement à vos proportions… Ajouta la franco-britannique en laissant une main dériver sur le torse encore couvert de l'homme. Si ça ne vous dérange pas de vous mettre à nu devant moi, bien entendu, glissa-t-elle avec un clin d'œil salace. »

S'échappant prestement, la créatrice déroula le rouleau de jacquard a plat sur la table. Penchée au-dessus, armée d'une paire de ciseaux qui était accrochée à un clou sur le mur, elle découpa d'abord grossièrement un morceau, puis un autre, et un troisième. Elle allait commencer par la veste. Se redressant, et cessant d'onduler sa croupe avec provocation, elle alla pousser l’une machines à coudre sur table roulante pour la ramener dans le coin « salon ». Tirant une chaise à roulette non loin, elle s'installa. Très honnêtement, elle aurait pu sortir les patrons afin de confectionner la veste. Mais, à ce stade de sa carrière, elle n'en avait plus besoin. D'autant plus qu'elle avait le modèle vivant sous les yeux si un doute la prenait.

Le temps qui suivit fut consacré entièrement à l'étincelle qui brûlait dans son esprit. Elle découpa, assembla, rectifia. Elle jetait de fréquents coup d’œil à Lucian, que ce soit en direct ou via l'un des nombreux miroirs de la pièce. Et ses œillades, tout en étant professionnelles, recelaient bien d’autres significations, toutes plus scabreuses les unes que les autres.

A mesure que le temps passait -elle n'avait aucune idée de l'écoulement exact, trop prise par son chef d'œuvre-, le costume prenait forme. La veste, puis le pantalon, puis la chemise. Cruella était dans sa frénésie créatrice, ne s’arrêtant que pour demander à Lucian de prendre une pose particulière afin d'imaginer le rendu.

Enfin, même s’il restait des finitions, le temps de l'essayage avait sonné. Le regard brillant, un sourire avide étirant ses lippes, la femme aix cheveux bicolore lui tendit les trois pièces de sa tenue.

« Il y a une cabine avec rideau, si vous préférez un peu d'intimité, Lucian, l'informa-t-elle sans pouvoir s'empêcher de ronronner son nom. »

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: samedi 27 décembre 2025, 23:05:21 »
Les prunelles d'émeraude accrochèrent le geste de l’homme qui desserrait sa cravate, et entreprirent de le détailler plus attentivement. Tandis qu'il se présentait à elle, son esprit créateur bouillonnait, imaginant cette silhouette mâle drapé d'un costume en soie, la veste er le pantalon étant en jacquard noir tissé avec des rayures verticales anthracites, un mouchoir de soie rouge dépassant d’une poche sur la poitrine. Son regard dessina le contour de la chemise en soir écarlate qui trancherait avec le noir, rappelant la teinte de cheveux de Lucian.

Ses doigts fuselés attrapèrent la carte de visite entre son index et son majeur, la ramenant vers elle et la tournant agilement de façon à ce qu’elle puisse lire ce qui y était inscrit. Imaginant toujours la coupe droite de la veste, cintrée à la taille, avec un revers en pointe en jacquard inversé, la jeune femme fait glisser la carte de visite dans la poche de poitrine de son manteau qu’elle n’a pas quitté.

Un sourire -que l’on pourrit qualifier de prédateur- finit par orner ses lèvres quand il demande si elle va s’occuper de lui elle-même.

« Bien entendu, Lucian, ronronne-t-elle presque en se relevant finalement, faisant danser le nom sur sa langue comme elle le ferait avec un amant. C’est ma dette, je compte bien la repayer par moi-même. Et je ne laisserais certainement pas le soin de vous habiller à n’importe qui. Une telle silhouette... Aaah, vous mettez mes sens de créatrice en ébullition ! »

Ses doigts vinrent caresser les épaules de l’homme alors qu’elle s’était approchée de lui. Sa démarche était volontairement féline, révélant le déhanché de ses hanches gainées dans le satin brillant. Il avait semblé l’observer autant qu’elle le faisait pour lui, et elle tenait à lui offrir une vision d’ensemble. Finissant de contourner le fauteuil, elle se retrouve derrière lui. Un miroir en face lui permet de constater qu’elle se penche, ses mains ancrées sur ses épaules, et la courbe de sa poitrine effleure -puis se presse- contre l’arrière de sa nuque. Posant le menton sur le haut du crâne de Lucian, Cruella lui offre un sourire dévastateur en laissant glisser ses mains le long de ses bras.

« J’imagine déjà le costume que je vous préparerais. Imaginez, vous aussi. Du jacquard noir, tissé directement avec des rayures anthracites, pour la veste et le pantalon. Pour attirer le regard, souligner votre silhouette et dégager une impression de pouvoir absolu. Le noir contraste vraiment bien avec votre chevelure d’ailleurs, souffle-t-elle en penchant la tête jusqu’à ce que ses lèvres peintes en rouge-coquelicot effleure le cartilage de son oreille, une main revenant vers elle pour glisser quelques doigts dans les mèches écarlates. Pour la mettre en valeur, en sus d'un mouchoir de même teinte et matière glissé dans la poche, une chemise rouge. En soie. »

Dans sa tête, elle voyait déjà Lucian habillé de la sorte. L’effet serait dévastateur. Il imposerait le respect, il respirerait le pouvoir et la confiance, il instillerait la terreur dans l’esprit de ceux qui voudraient le doubler. Il déchaînerait les passions des femmes -ou des hommes- désirant l'effeuiller comme une gourmandise dont l'on raffole, comme Cruella s'imaginait déjà le faire dans ce fantasme de génie créateur. Son souffle chaud se heurtait à l'oreille masculine, ses mains se faisaient caressantes sur son bras et elle agrippa même légèrement le crâne de l'homme avec ses ongles soigneusement laqués de noir brillant, iridescent.

Elle se reprit peu après, ravalant ces pulsions qui avaient été éveillées par l'adrénaline une fois le danger écarté, et adressa un sourire en coin dans le reflet du miroir.

« Bien entendu, j’ai vos mensurations à l'œil nu. La force de l'habitude, vous comprenez ? Pas besoin de les reprendre. Pas tout de suite… Et nous avons tout notre temps. J’ai même un atelier attenant à ce bureau, pour les urgences créatives… »

Se relevant soudainement, elle se dirigea d'un pas vif vers le mur couvert d'une bibliothèque et en tira un livre précis. La bibliothèque pivota, révélant l'entrée de ce fameux atelier.

« Cliché, mais j'aime l'effet théâtral… »

D'un signe de la main, elle l’invita à le suivre, à découvrir son « antre ». Elle l'invitait dans le (ou l'un des) cœur(s) de sa frénésie artistique. Retirant son manteau d'une main, elle le jeta négligemment sur le dossier d'une chaise de bureau à l'air confortable. Les murs, blancs, reflétaient avec perfection la lumière tamisée, ambrée, de l'endroit. Un bureau couverts de croquis était directement sur la gauche de l’entrée, le mur d'en face étant tapissé de photos reflétant l'inspiration hétéroclite de la franco-britannique. En continuant après le bureau, divers mannequin semblaient être là pour supporter les créations en cours. Une machine à coudre -traditionnelle, vintage- trônait sur une table à côté. Un canapé longeait une baie vitrée donnant sur un parc. Enfin, des dizaines de rouleaux d'étoffes s'empilaient dans les diverses étagères qui comblaient le vide sur les murs.

La moquette du sol absorbait le bruit sec des talons de la jeune femme alors qu'elle sortait deux verres d'un bar camouflé en miroir, et elle proposa quelques choix d'alcool si son invité en prenait.

« Vous avez enflammé mon imagination, Lucian… Susurra-t-elle en lui offrant un verre. Et mes sens, songea-t-elle sans le dire, son regard reflétant probablement ce qu’elle pensait dès qu'elle le laissait courir sur le corps de l'homme. La soirée, et la nuit, ne seront pas de trop pour le chef d'œuvre que vous porterez à votre assemblée. »

Impossible de réprimer l'énergie créatrice quand elle s'était réveillée. La femme à la crinière bicolore n'avait de toute manière aucune envie de le faire. Elle s'affairait déjà à sortir les étoffes mentionnées, déroulant les rouleaux près de l'homme pour qu'il voit de quoi elle parlait.

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: samedi 27 décembre 2025, 15:31:55 »
Cruella ferma brièvement les yeux en sentant la présence de l’homme à ses côtés, la main posée sur sa hanche, qui se voulait réconfortante. Quand elle les rouvrit, elle lui offrit un sourire malgré tout amusé, alors qu’il mentionne que ça aurait pu mal finir. Effectivement, l’issue de ce conflit aurait pu être beaucoup plus sanglante. Encore heureux que la réplique du Beretta était soigneusement faite. La seule différence se situait dans le chargeur. La recharge de balles était en réalité une petite bombe de poivre. Bien entendu, c’était un objet fait sur-mesure et la recharge également. Mais rien n’était trop cher pour assurer sa sécurité et celle de ses employés, surtout avec la législation du Japon concernant les armes à feu et les civils.

Habituée à fonctionner même sans être au top, l’aristocrate sourit pourtant à son bienfaiteur mais balaya ses inquiétudes d’un geste de la main, comme si ses blessures -ou ses pertes- n’avaient que peu d’importance.

« Oh, ce n’est rien. Les coups, je m’en remettrais, et je compte bien sur les forces de l’ordre pour choper ces malfrats. J’ai cru en voir certains qui partaient en courant dans la même direction, donc je ne m’inquiète pas trop. »

Mais elle serra malgré tout les doigts qui s’étaient glissés entre les siens, sincèrement soulagée qu’il soit intervenu et que ça ait permit cette résolution -sommes toutes- pacifique. L’arrivée des hommes en uniformes empêcha la jeune femme de répondre que c’était surtout douloureux pour son égo de se faire ainsi maîtrisée, oubliant qu’elle n’avait pas capitulé malgré tout.

Se redressant, un air neutre à tendance arrogant sur les traits, la PDG accueillit les flics avec calme tandis que les clients semblaient perdre le leur. Constatant que la menace était terminée, et que certains officiers étaient déjà à la poursuite des malfrats, le commandant de l’équipe dispatcha alors ses hommes pour interroger les témoins, cordonnant l’endroit où le criminel avait saigné suite au bout de miroir férocement enfoncé dans sa cuisse. Il se dirigea, lui, vers Cruella alors que des employés à qui elle avait fait signe entraînaient son sauveur à l’écart, lui demandant ce qu’il voulait boire ou manger. Un agent s’était dirigé vers eux et s’apprêtait à prendre la déposition de l’inconnu et des deux employés qui étaient à ses côtés.

L’interrogation de l’aristocrate ne prit pas tant de temps que ça, mais quand l’officier la remercia de sa coopération, une équipe médicale était arrivée. Levant les yeux au ciel quand il l’envoya se faire ausculter, la jeune femme obéit malgré tout après avoir reposé l’arme factice à son emplacement sous le comptoir. Elle avait démontré -sous le regard sévère du flic- que ce n’était rien de plus qu’une bombe au poivre sophistiquée.

Se pliant -presque de bonne grâce- à l’auscultation d’un médecin, Cruella ne fut heureusement pas emmenée à l’hôpital, arguant qu’elle n’en avait pas le temps -déjà- et qu’elle n’allait pas occuper un lit pour un bleu sur la joue et contre son ventre. Elle eut le droit à quelques cachets d’anti-inflammatoire et deux poches de glace. Ainsi qu’un sirop au cas où sa gorge maltraitée la ferait souffrir.

Enfin libérée, et constatant que c’était le cas de beaucoup des clients et employés, la patronne dirigea ceux qu’elle payait pour fermer la boutique au départ des flics. Elle leur offrait le reste de la journée, et les deux suivantes, pour se remettre du choc. Cruella n’était pas une mauvaise patronne. Exigeante, oui, mais pas cruelle envers ceux qui faisaient leur boulot correctement.

Retrouvant son bienfaiteur, une fois que le dernier client et que le dernier flic fut parti, elle prit place dans un fauteuil de velours et attrapa un verre d’eau qu’un employé avait laissé sorti à son intention. Avalant les cachets, elle soupira finalement, se détendant presque complètement. Son corps fourmillait encore des effets de l’adrénaline, elle ne pouvait pas le cacher. Mais elle n’en ressentait pas forcément le besoin, en tête-à-tête avec l’inconnu.

« Je pense que vous avez dû l’entendre, mais je m’appelle Cruella Trevylaine. Et, croyez-moi, vous ne repartirez pas d’ici sans une tenue complète qui hantera votre garde-robe pour les siècles à venir sans se démoder ! »

Dans sa tête, elle avait déjà pris les mensurations de l’homme et elle faisait défiler toutes les créations qu’elle avait qui pourrait lui convenir. Le génie créateur de la belle n’était cependant pas en reste et elle ne pouvait s’empêcher d’esquisser mentalement de nouvelles créations qui iraient comme un gant à l’héroïque inconnu.

« Et, avant que vous ne protestiez, c’est bien la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier. Sans votre intervention, les évènements ne se seraient pas aussi bien enchaînés. Comme vous l’avez dit, ça aurait pu mal finir. Mais je gage que ça aurait été pire si vous ne vous étiez pas interposé. J’ai une dette, monsieur, et je n’aurais de repos avant de la considérer enfin repayée, promit-elle avec ferveur, ses prunelles brillant de détermination… Et peut-être aussi d’autre chose alors qu’elle pouvait enfin le détailler à son aise. »

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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« le: samedi 27 décembre 2025, 13:06:42 »
L’intervention d’un client, celui-là même vers qui elle s’était dirigée lors de l’intrusion des malfrats, la surprit. Elle ne s’attendait pas à ce que ses clients aient en eux suffisamment de cran pour s’interposer entre ces bandits et la propriétaire des lieux. Ce n’était, pour ainsi dire, pas le genre de sa clientèle. Mais, si elle était surprise, elle n’en était pas moins soulagée. La présence de l’arme qui menaçait de la cogner jusqu’à l’inconscience disparu alors que l’homme taclait le criminel. Sous les yeux mouillés de larmes de Cruella, l’inconnu attrapa un bout du miroir brisé -et elle nierait avoir frissonné au bref effleurement qui eut lieu- pour l’enfoncer impitoyablement dans la cuisse de l’homme cagoulé à terre.

L’esprit encore brumeux -entre le coup de crosse sur la pommette, le manque d’air à la suite de l’écrasement de cet avant-bras sur sa trachée et le coup de poing dans le foie-, l’aristocrate trébucha en suivant l’impulsion donnée par son sauveur. Le talon cassé, resté fiché dans le pied du bandit, elle boitilla cependant avec célérité, se retrouvant bientôt derrière le comptoir de la boutique. Comme un réflexe, ses doigts allèrent enfoncer ce bouton rouge qui devait sonner l’alarme chez les flics. S’il s’enfonçait aussi facilement, il n’avait pas encore été pressé. Ses employés devaient être trop choqués par le braquage pour avoir eu la présence d’esprit de l’engager. Quelque part, dans un coin de sa tête, la jeune femme en prit note. Elle reviendrait sur le sujet quand elle en aurait la possibilité. Elle ne comptait pas laisser des incapables tenir la boutique quand elle n’était pas là. Peut-être une formation ? Des exercices pour qu’appuyer sur l’alarme soit un réflexe ?

Je m’en occuperais plus tard, songea-t-elle en se reconcentrant sur le moment présent. Et sur son chevalier providentiel, à qui elle décocha un sourire amusé malgré les circonstances.

« Croyez-moi, je ne serais pas celle qui vous dira que vous n’auriez pas dû intervenir, plaisanta-t-elle brièvement avant que son regard n’accroche la silhouette du chef des malfrat qui s’approchait. »

L’arme au poing, l’homme cagoulé avançait à grands pas pour venir en coller le canon contre le front du héros.

« Moi, en revanche, je vous le dirais. Pour qui vous prenez-vous ? Un super-héros ? Tout ce que vous avez gagné, c’est que je vais vous exploser le crâne et salir cette bien jolie boutique. Heureux ? »

Armée d’un sourire féroce, l’aristocrate retira sa main de sous le comptoir, brandissant elle-aussi une arme. Mais en direction du malfrat, le canon pointant pile au niveau de son cœur.

« Si vous appuyer sur la gâchette, vous ne ressortirez pas d’ici vivant, siffla-t-elle froidement, le regard toujours mouillé mais empreint d’un désir de vengeance vivace.
- Alors nous sommes dans une impasse, murmura-t-il tandis que son regard fixait le pistolet semi-automatique braqué sur lui.
- Oh, ça ne fait rien… Je suis sûre que les forces de l’ordre seront ravies de nous sortir de cette impasse…, susurra presque sensuellement l’élégante à la crinière bicolore. »

Les autres malfrats restaient figés où ils étaient durant cette petite confrontation. Tandis que Cruella braquait le Beretta 85 Two-Tone sur leur chef, ils ne savaient pas s’ils devaient prendre des clients en otages ou bien abandonner la partie et fuir tant qu’il en était encore temps. Sentant bien l’indécision de ses troupes, le leader du gang baissa lentement son arme jusqu’à ce que son bras se trouve parallèle à son corps, le canon de l’arme pointé vers le sol.

« Très bien. Vous gagnez, pour cette fois, lady Trevylaine, murmura-t-il à son intention en braquant son regard sombre sur elle, lorgnant sans se cacher sur sa silhouette voluptueuse. On dégage ! Ordonna-t-il plus haut à ses hommes. »

Gardant le butin accumulé jusque-là, le commandant de cette petite bande de braqueurs surveilla leur retraite alors que Cruella ne baissait pas le bras, gardant son arme pointé dans sa direction. Le blessé supporté entre deux de ses camarades, ils quittèrent finalement la boutique d’un pas pressé. Le chef, sortant en dernier, marcha à reculons comme pour ne pas lâcher Cruella et son sauveur des yeux. Puis ils disparurent du champ de vision de l’aristocrate alors que les sirènes de police se faisaient entendre.

Relâchant enfin les muscles tremblants de son bras, la belle laissa l’arme heurter le comptoir dans un bruit sourd.

« Heureusement qu’il ne s’est pas rendu compte que l’arme était factice, souffla-t-elle en posant les avant-bras sur le comptoir pour soutenir son corps que l’adrénaline fuyait finalement. Merci, monsieur, de tout cœur. Est-ce que ça vous intéresserait que je vous offre une tenue complète, quand les flics seront partis ? Si ça ne vous dérange pas d’attendre. Mes employés pourront vous apporter de quoi boire et manger si vous le désirez… »

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Centre-ville de Seikusu / All violence is a form of power (Lucian)
« le: vendredi 26 décembre 2025, 20:09:31 »
Malgré l'apparence qu'elle se donnait durant les soirées mondaines, ou dans les interviews avec la presse, Cruella était loin d'être oisive. Elle commençait ses journée de bonne heure et les finissait assez tard. Si elle passait une grande partie de son temps à gérer le côté administratif, il n'était pas rare de la voir régulièrement inspecter chaque boutique qu'elle avait ouvert, chaque usine qu'elle avait créée. Et ce qui lui restait en temps libre, elle le passait souvent à dessiner, tentant de nouvelles choses pour de nouvelles collections. Elle le passait aussi à découper, coudre et assembler, réalisant toujours elle-même le prototype de ses nouvelles créations. Enfin, si après tout ça il lui restait un peu de temps, elle appelait un sex-friend pour se défouler s'il n’était pas occupé. Ou elle se rendait dans des clubs le cas échéant.

Ce jour-là, l’entrepreneuse brune avait passé la matinée à dessiner, finissant bien souvent par jeter le croquis en le trouvant répétitif, pas assez audacieux, ou tout bonnement inintéressant. Avec un cri rageur, elle avait claqué la porte de la suite de pièces qui faisaient office d'atelier. Il lui fallait une nouvelle muse, des idées neuves, un changement d’air.

Mangeant sur le pouce, elle ne perdit pas de temps avant de se rendre dans la dernière de ses boutique qui avait ouvert dans le centre-ville, désirant passer faire une inspection surprise. Cela faisait un moment qu'elle n'y était pas allé et il ne faudrait pas que ses employés commencent à la croire laxiste, en profitant pour se reposer sur leurs lauriers.

Se garant dans le parking souterrain voisin, elle prit son temps pour réajuster sa tenue, comme à son habitude. Elle effaça le moindre pli qu'elle trouvait sur sa longue robe noire en satin stretch enduit de luxe dont la jupe fendue jusqu’à mi-cuisse sur un côté, réajusta le corset qui soulignait sa taille fine, ainsi que ses hanches fécondes et qui mettait en valeur son buste généreusement féminin, resserra le court manteau de fourrure immaculée car le temps s'était refroidi et sortit son miroir de poche. Retouchant un peu son rouge à lèvre brillant de teinte coquelicot, essuyant les traces de khôl qui s’était légèrement étalé au coin de son regard, elle finit par réarranger ses boucles laissées libres de cascader sur ses épaules, s’assurant que la délimitation entre le blanc et le noir était nette et non pas brouillon.

Satisfaite, la jeune presque trentenaire quitta le parking souterrain, le talon de ses stilettos claquant contre le bitume. Elle entra dans le magasin par la grande porte, provoquant l’arrêt bref de toute activité avant que les employés ne se remettent au travail en voyant que c’était la grande patronne en personne qui venait d’entrer.

Sans un mot, Cruella inspecta le moindre recoin du magasin, vérifiant la propreté, l’agencement des rayons et de la vitrine, la façon dont la lumière était orientée… Son regard d’émeraude scrute le moindre geste des employés tandis qu’elle parcourt la boutique, provoquant des petits frissons d’anxiété chez les plus susceptibles de se laisser aller à bâcler le travail.

Enfin, pacifiée par ce qu’elle constatait, l’aristocrate hocha brièvement la tête. Pas un seul employé ne se relâcha, prouvant qu’elle les avait bien choisis. Un fin sourire suffisant étira ses lippes alors qu’elle fit cette fois le tour de la boutique en s’intéressant aux clients. Elle en conseilla certains, en redirigea d’autres, et elle allait s’intéresser de près à un homme à la chevelure écarlate quand la grande double-porte vitrée s’ouvrit avec fracas.

Tournant la tête vivement -trop, à en juger par le craquement de ses vertèbres-, Cruella fixa un regard froid sur les six hommes qui venaient de pénétrer dans la boutique et qui se dispersaient rapidement, brandissant chacun une arme de poing qui risquait de faire un trou conséquent là où ils en dirigeraient le canon.

« Pas de gestes brusques, mes chers bourgeois. Ceci est un hold-up, au risque de paraître cliché. Mes hommes vont passer voir chacun de vous, et vous allez gentiment leur remettre votre portefeuille, vos bijoux et vos montres. Si vous ne faites pas d’histoires, nous ne seront pas obligés de risquer que des giclées de sang ne tâche ces belles pièces vestimentaires, ou ce beau parquet ciré, déclama celui qui était resté près de la porte d’entrée. »

Comme il l’avait dit, ses hommes alpaguèrent chaque client, chaque employé. L’un d’eux s’approchait d’ailleurs de Cruella alors que son regard restait fixé sur leur chef, venimeux et rageur. Elle savait qu’elle était impuissante dans ce contexte. Elle savait qu’elle allait devoir se résigner à se laisser dévaliser. Mais ce ne serait pas sans se battre. La jeune PDG n’était pas de ceux qui se couchaient devant la menace.

« Éloignez vos sales pattes de ma personne, siffla-t-elle d’un ton furieux quand la main du bandit s’approchait de son cou pour en arracher la rivière de diamants parfaitement calibrés qu’elle portait ce jour-là. »

En réponse, l’arme fut braquée sur son front sans hésitations. Mais l’aristocrate n’était pas facilement impressionnée. Elle espérait que l’un des employés au comptoir avait appuyé sur le bouton d’alarme qui prévenait les flics d’un soucis. Elle comptait là-dessus d’ailleurs, essayant de faire traîner les choses le plus possible.

« Votre pétoire ne m’impressionne pas, vermine. Savez-vous seulement qui je suis ? Je suis Cruella Trevylaine, fondatrice et PDG de Dalmatia Corp., propriétaire de ce magasin et créatrice de tout ce que vous voyez exposé ici, persifla-t-elle en levant la tête d’un air orgueilleux. Vous ne sortirez pas d’ici avec la moindre de mes possess- »

Cruella fut brutalement interrompue par le coup que lui assena le brigand avec la crosse de son arme. La force était telle qu’elle crut un instant qu’il lui avait brisé la pommette alors qu’elle était repoussée sans ménagement contre le miroir en pied derrière elle. Ce dernier s’étoila d’ailleurs tandis qu’elle était maintenue contre sa surface réfléchissante avec un avant-bras vêtu d’un pull noir coincé sous sa gorge.

« Allons, allons, ne faites pas l’enfant, lady Trevylaine. Tout ce que vous allez gagner, c’est un séjour à l’hôpital. Ou à la morgue, si vous nous poussez trop loin, désamorça calmement le chef. Prenez exemple sur vos employés et vos clients. Pas de rébellion, pas de tracas. Soyez une bonne petite bourge bien élevée et offrez-nous vos objets de valeur. »

Une main arracha sans ménagement la rivière de diamants, griffant sa nuque quand l’attache céda sous la force. Loin d’être impressionnée, et encore plus loin de se rendre, la franco-britannique remonta brusquement son genou contre l’entrejambe de son agresseur alors que sa main aux longs ongles manucurés griffait le cou visible sous la cagoule mal ajustée. En reposant le pied, avec assez de force pour briser le talon de sa chaussure, elle visa soigneusement pour que la pointe s’enfonce cruellement dans la botte de qualité moyenne que le malotru portait.

« Put- Salope ! Grogna l’individu masqué. »

Révélant sa discipline, il ne relâcha pas son étreinte contre la gorge de la PDG. Au contraire, il appuya plus fort, écrasant sa trachée sous l’ulna de son avant-bras, lui coupant le souffle. Un coup de poing suivi, frappant au niveau de son foie, et la jeune femme cilla rapidement alors que les larmes mouillaient son regard. Un son étouffé quitta sa gorge malmenée tandis que ses forces l’abandonnaient brusquement, la douleur irradiant du point d’impact dans tout son corps.

Profitant de sa détresse physique, l’homme arracha le sac à main qui était toujours pendu à l’épaule de la jeune femme et de le jeter à l’un de ses collègues. Il leva le bras, avec l’intention manifeste de donner un coup de crosse contre la tempe de Cruella.

Malgré la douleur et les larmes qui s’étaient échappés de ses yeux, l’aristocrate fixait un regard méprisant sur le bandit, refusant de laisser une seule preuve de faiblesse se lire dans ses prunelles. Elle acceptait -à contrecœur- qu’elle allait sûrement voir des étoiles et perdre connaissance. Mais elle ne se rendrait jamais sans lutter.

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Merci ahah

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Nom et Prénom(s) : Trevylaine, « Cruella » Calla Araminta.
Âge : 28 ans.
Sexe , Orientation et Expérience : Féminin, Hétérosexuelle, expérimentée.
Race : Humaine.
Occupation : Fondatrice et PDG de Dalmatia Corporation Ltd.

Mentalement :

Cruella est issue de l'aristocratie. De ce fait, la brune est hautaine, arrogante et peut se montrer comme étant une véritable garce. Elle a ses opinions et peut se montrer extrêmement réticente à les changer. Elle préfère généralement tourner les talons, la tête haute, avec un reniflement méprisant quand elle se trouve dans une conversation et qu’elle a tort. Il est très rare qu'elle exprime des regrets ou qu'elle présente ses excuses. Ça peut arriver, une fois toutes les treize lunes bleues, mais autant attendre qu'il se mette à neiger en Enfer si on en espère.

En dehors de ça, la belle est maline, vive, et réussit généralement à se tirer de situations gênantes ou compliquées sans ou avec très peu de séquelles. Elle ne se prive pas pour mentir de façon éhontée si ça peut servir ses intérêts d'une quelconque manière. Mentir à un gosse en lui disant que sa mère à eu un accident de voiture et qu'elle ne peut pas venir le chercher puisqu'elle est morte ? Si le but était de le faire lui lâcher les basques, elle le referait plutôt deux fois qu'une.

Car oui, l'aristo à les enfants en horreur. Tout ce qui est mignon, en fait. Autant chez les hommes qu'en règle générale. Elle aime le rugueux, le dangereux, le sale et le vicieux. Elle-même peut se montrer particulièrement vicieuse, que ce soit en affaire ou en amour. Si tant est qu'elle puisse aimer.  Elle est farouchement indépendante et refuse de faire des compromis. Cruella est plutôt le genre de femme à vous marcher sur les couilles et à vous faire vous excuser d'avoir Sali ses beaux stilettos.

Est-ce qu'elle a des qualités parmi tous ces défauts ? Possible, mais il faut creuser loin pour réussir à trouver un peu de bonté ou de sollicitude.

Pour finir, malgré cette apparence intouchable et sa garcitude assumée, il n'est pas rare de la voir métamorphosée dès lors qu'il s'agit de sexe. Elle ne veut pas d'un bête missionnaire routinier. Oh non. Elle recherche le frisson, la passion, la douleur pourquoi pas. Cruella sait se montrer chienne et pourrait combler des fantasmes bien sales si les gens savaient qu'elle n'était pas contre de genre de choses.

Physiquement :

On pourrait décrire Cruella comme étant une belle femme, mais ça serait réducteur et ne suffirait pas. La jeune presque trentenaire possède une silhouette globalement menue mais exagérément féminine. Si elle ne dépasse pas le mètre soixante-deux en hauteur, sa poitrine et ses hanches (oui, je veux bien sûr parler de son cul) compensent généreusement.  Elle peut se targuer d'avoir en plus eu ces atouts tout à fait naturellement. Et elle en joue. Elle privilégie donc les vêtements près du corps, les robes aux décolletés vertigineux, les dos nus indécent…

Complexée par sa petite taille par rapport à sa famille (presque des géants comparés à elle), vous ne la verrez que très rarement sans ses stilettos fétiches. Surtout que ça allonge ses jambes déjà galbées et leur donne une allure vertigineuse. Et, allant de pair avec son style d'aristocrate dédaigneuse, elle sait que l'effet qu’elle renvoie provoque autant de cœurs brisés que de jalousie. Et une grande dose de fantasmes inavoués (ou assumés).

Mais assez parlé de son corps à la peau douce et diaphane. Cruella est une femme qui fait plus jeune que son âge malgré la crinière à moitié blanche qu'elle arbore. Et n'allez pas croire qu'elle se les teint de la sorte ! La trentenaire est née ainsi. Toute une partie de sa chevelure de jais se retrouve sans pigments. Mais, loin de la gêner, la belle en joue. Elle garde sa chevelure longue, appréciant les boucles qui retombent jusqu’à ses reins. Elle est toujours bien apprêtée, les cheveux coiffés avec élégance, que ce soit lâchés dans son dos, remontés en chignon, ou toute autre coiffure qu’elle pourrait arborer.

Elle ne sort d’ailleurs jamais de chez elle sans avoir souligné ses prunelles d’émeraude de khôl noir. Du mascara allonge ses cils et les recourbe gracieusement contre ses paupières. Un rouge à lèvre de teinte « coquelicot » rehausse sa bouche pulpeuse. Enfin, une touche de blush souligne ses pommettes hautes et bien dessinées.

Il était une fois :

Calla Araminta Trevylaine est née il y a 28 ans, dans un grand manoir perdu dans la campagne du Wiltshire. Sa mère, Andrea Trevylaine (née Ashcombe), est une aristocrate de la région. Son père, Lucien Trevylaine, est un aristocrate français. Les deux se sont rencontrés lors de vacances à Deauville, en Normandie. Ils se sont vus, se sont plu, et se sont mariés. Si Calla est née dans le Wiltshire, elle n’en a pas moins grandi entre la France et l’Angleterre.

Son frère aîné, Luc, est né cinq ans avant elle. Sa sœur aînée, Margaux, seulement trois. Mais ce n’est pas pour autant que les frères et sœurs s’entendaient parfaitement. Luc, en tant qu’aîné et héritier, était hautain et imbu de sa personne. Il ne prêtait que très peu d’attention à sa dernière petite sœur, ayant déjà jeté son dévolu sur Margaux qu’il protégeait et chérissait comme un trésor. Quant à Margaux, c’était une peste -comme Calla, mais en pire !- et les deux sœurs s’entendaient comme chien et chat. Devant rivaliser avec ses aînés, la cadette emprunta le chemin de la cruauté et la part sombre de son être. C’est d’ailleurs à partir du moment où elle commença à s’affirmer de la sorte à l’école que son surnom commença à émerger. Cruelle Calla, qu’on l’appelait après qu’elle eut humilié une camarade si minutieusement que la pauvre gosse changea d’école. Et de pays. Cruella, a-t-on contracté, quand elle a roulé sur le chiot d’une autre camarade à la fin du lycée, pour se venger que la petite bimbo cheerleader lui ait piqué son mec du moment.

Et la légende enfla à mesure que la jeune femme grandit. Et Calla arborait son surnom avec fierté, ne répondant bientôt plus qu’au nom de Cruella.

Très tôt, la dernière-née des Trevylaine démontra son ambition. Elle créait des designs de Haute Couture dans ses cahiers, étudiait la création de parfums pour composer les siens. Elle apprit à coudre pour pouvoir réaliser ses propres créations. Rien ne l’arrêtait dans son désir d’avoir son nom, sa marque, écoulée partout dans le monde. Pas même la mort de ses parents dans un accident d’avion quand elle avait seize ans.

Quand elle fut majeure, avec sa part de l’héritage, elle créa Dalmatia Corporation Ltd. Elle bossa dur, sans s’arrêter, pendant plusieurs années. Et enfin, le succès lui sourit. Sa première boutique à Londres rencontra un succès fou. Une seconde suivit. Une troisième, à Paris. Une quatrième, à Milan. Et ainsi de suite.

Et maintenant, son nom est sur toutes les couvertures, dans tous les magazines. Elle a un empire.



Extrait d’un article sur Dalmatia Corporation dans un grand journal quotidien :

Citer
Dalmatia Corporation - “L’élégance n’est jamais innocente.”

Fondée par Cruella Trevylaine, visionnaire de la mode et alchimiste du style, Dalmatia Corporation s’impose comme l’un des empires les plus audacieux de l’industrie du luxe.
Née de la rencontre entre la rébellion et le raffinement, la marque revendique une philosophie claire : transformer le danger en beauté, et la provocation en élégance.

De la haute couture aux fragrances, des accessoires à la technologie du style, chaque création signée Dalmatia explore le pouvoir des contrastes — lumière et ombre, douceur et cruauté, perfection et folie créative.

Le symbole de la maison, le monochrome, rappelle ses origines : un hommage à l’audace, à l’instinct et à la dualité de la femme moderne. Les collections jouent sur la tension entre l’animal et le divin, la grâce et la rage. Chez Dalmatia, la beauté n’obéit à personne.

Plus qu’une marque, Dalmatia Corporation est une déclaration de pouvoir.
Chaque pièce est pensée comme une œuvre à porter — un manifeste pour celles et ceux qui osent régner, même seuls.



Extrait d’une publicité sur de grandes chaînes de télévision :

Citer
(voix off, ton grave et sensuel)

« Dans un monde où la conformité règne, une femme choisit la démesure. »

Sous la lune d’un soir d’orage, les projecteurs s’allument. Le silence s’habille de cuir, de verre et d’ombre.

Dalmatia Corporation — née de la vision de Cruella Trevylaine, impératrice des contrastes.

Ici, le noir et le blanc ne s’opposent plus : ils se consument.

Chaque parfum, chaque robe, chaque ligne de couture est une morsure d’élégance — une promesse de pouvoir.

Parce que la beauté n’obéit à personne. Parce que l’audace se paie, mais la gloire, elle, ne s’excuse jamais.

DALMATIA CORPORATION
L’élégance n’est jamais innocente.



Quelques collections de Dalmatia Corporation :

1. Haute couture & mode

La Ligne Monochrome — des tenues de haute couture en noir, blanc et argent, jouant sur le contraste entre le chaos et le contrôle.

Collection Dalmatia Noir — robes et manteaux du soir inspirés par l’ombre, la fumée et la rébellion.

Le Manteau Signature Trevylaine — manteaux de luxe en fausse fourrure aux motifs animaux stylisés, silhouettes audacieuses et imposantes.

Cruel Dentelle — une ligne de lingerie provocante et élégante, mêlant raffinement et symboles de puissance (épines, yeux, flammes).

La Série Immaculée — tailleurs et ensembles blanc immaculé, incarnant l’obsession de Cruella pour la perfection absolue.

2. Beauté & parfum

Venin – Eau de Parfum — notes fumées et cuirées, mêlées de jasmin et d’ambre : envoûtant, sensuel, et un peu dangereux.

Collection Lèvres Two-Tone — rouges à lèvres bicolores fusionnant les contraires (par exemple, rouge sang dégradé vers le blanc).

Dalmatia Skin Alchemy — marque de soins de luxe prônant “le contraste parfait” : une peau pâle, lumineuse, impeccable.

Ink & Ivory — collection de vernis monochromes aux reflets métalliques acérés.

3. Accessoires & art de vivre

Le Sac Fang — sac à main en cuir de luxe avec des finitions métalliques angulaires évoquant des crocs.

Vellum – Lunettes de soleil — montures oversize aux verres miroir : “pour celles qui préfèrent voir sans être vues.”

Talons Dalmatia — escarpins noir et blanc à talon asymétrique, dont la courbe rappelle subtilement une griffe ou une queue.

Cruella Maison — ligne de décoration intérieure minimaliste et luxueuse : marbre d’obsidienne, soie blanche, chrome poli.

4. Lignes avant-gardistes & conceptuelles

Bloodlines – Joaillerie — pièces héritage inspirées par le pouvoir, la domination et la vengeance.

Dalmatia Digital — expériences de mode en réalité augmentée, défilés virtuels, couture holographique.

The Reclamation Project — campagne de fausse fourrure éthique, réinventant le passé controversé de la fourrure à travers l’innovation.



Cruella vient maintenant d’arriver au Japon. Après avoir visité plusieurs localisations pour ses locaux, elle se décide finalement pour Seïkusu. Et quand tout est installé, quand le lancement est enfin fait… Succès. Mais n’allez pas croire que la presque-trentenaire se repose sur ses lauriers…

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