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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: vendredi 09 janvier 2026, 18:31:00 »
« Oh… Um… Rare, je ne saurais dire. Mais si les deux sœurs de Medusa sont immortelles, elles n'en sont pas moins fertiles. À sa mort, Medusa avait déjà quatre neveux et six nièces. Je ne doute pas que le… Le gène responsable de cette mutation, de cette malédiction, s'est multiplié encore après. D’après les souvenirs de Medusa, ses sœurs étaient très friandes de sexe. Et elles aimaient tout autant la progéniture qui en résultait souvent. Non, je ne pense pas que les gorgones soient aussi rares que les Caïnites… Mais j'ignore si les descendants de Stheno et Euryale sont aussi immortels. Medusa ne le savait pas encore, à sa mort. Et Ophione est partie découvrir le monde avant de le savoir également… Corrigea doucement Cypress, le menton posé sur ses poings alors que Vanessa s'employait à laver la vaisselle utilisée. »

Elle se perdit par la suite dans ses pensées, songeant à ce qui avait pu advenir de ses semblables. Si les neveux et nièces de Medusa étaient immortels (ou vivant jusqu’à trois cents ans), et que chacun avait eu au moins deux enfants… Et que ces enfants, immortels -ou vivant au moins trois cents ans- à leurs tours, avaient eu au moins deux enfants… Essayer de calculer le nombre de gorgones qui parcouraient la terre -en assumant qu'ils étaient immortels ou vivant longtemps au moins- en prenant en compte un taux de mortalité infantile, un refus d’enfanter et un taux d’infertilité… Mmmh, cela lui donna mal au crâne et elle ne put aller au bout de ses calculs, se perdant dans ses mathématiques. Chat GPT aurait aisément pu calculer tout ça, en venant à la conclusion qu’il y aurait environ 60 millions de descendants de Stheno et Euryale, dont environ 12 millions seraient des gorgones à part entière. Mais pas Cypress, certainement pas.

Revenant à la réalité et à l’instant présent quand Vanessa se rapprocha d’elle, l’étudiante leva les yeux tandis que la goule examinait les verres de ses lunettes. Un petit sourire répondit d’abord à la question, avant que la jeune femme ne caresse du bout du doigt la monture qui encadrait les verres teintés.

« J’en ai acheté tout un stock quand j’en ai eu l’occasion, et j’ai confectionné deux paires en rab. J’ai une paire de secours dans mon sac à main, et l’autre est à la maison sur ma table de chevet. Quant au cristal utilisé, je le garde dans un coffre que je loue à la banque. Si vous voulez, j’ai un double des clés dans mon sac également. Ils ne demandent pas de pièce d’identité, juste un papier signé et un mail prévenant du retrait par une personne tiers 48h avant. »

La perspective de pouvoir avoir des lentilles était trop bonne pour la laisser passer. Cypress était consciente de la nécessité de garder ses lunettes en toute circonstance pour éviter de malheureux accidents, mais parfois c’était plutôt fastidieux. Sous la pluie, par exemple. Ou quand le soleil brillait haut et que des lunettes de soleil auraient été appréciables. Ou encore en passant d’un endroit très froid à un endroit chaud, la buée était très pénible.

Fronçant les sourcils à la question suivante, la gorgone réfléchit un instant.

« Mmmh, je ne sais pas trop… Objectivement, je dirais que mes frères et sœurs sont plutôt… Quelconques ? Une beauté classique, peut-être, mais sans plus ? Si vous voulez, je dois avoir des photos dans mon téléphone. Je ne saurais vraiment juger… »

Et son téléphone était quelque part dans son sac. Elle ne l’avait pas consulté depuis son enlèvement, à vrai dire. Toute pensée concernant l’appareil technologique s’évapora cependant quand Vanessa lui conseilla de commencer à s’entourer. Probablement de personnes -ou de créatures- capables de la protéger, voulait-elle dire. Il est vrai qu’en dehors d’ôter ses lunettes pour pétrifier ceux qui voudraient lui faire du mal, Cypress n’avait pas vraiment d’autres armes contre le surnaturel. Elle n’avait pas forcément de force herculéenne, elle ne se déplaçait pas plus vite que la lumière, elle n’avait pas de capacité de régénération accrue (en omettant les serpents sur sa tête, même si c’était super douloureux).

Avec un petit sourire, comme en réponse au regard lancé par la goule, l’étudiante opina doucement.

« Vous avez un « bouton d’urgence » pour vous contacter, ou une sorte de « bat-signal » ?, plaisanta-t-elle doucement. Mais je prendrais mes précautions, oui. Et même si vous avoir rencontré, Hadrian et vous, n’a pas commencé sous un jour favorable, je n’imagine pas ne plus vous revoir quand j’aurais traduit l’intégralité du Livre… »

Parlant de traduction lui fit jeter un coup d’œil à la pendule, d’ailleurs. Il était tard. Ou tôt. Encore peu habituée au rythme nocturne des vampires, la gorgone sentit la fatigue s’abattre sur elle d’un coup. Peut-être un effet de la digestion, mais elle ne pensait pas être capable de se concentrer sur son travail avant une bonne nuit de sommeil. Ou journée.

Secouant la tête, et réprimant le bâillement qui voulait sortir, elle s’étira légèrement les épaules avant d’indiquer sa somnolence à Vanessa.

« Si ça ne vous dérange pas, je crois que je vais aller me coucher. Changer de rythme ainsi est plutôt éprouvant… »

Elle lui souhaita alors une bonne nuit, ou une bonne journée si la brune avait d’autres tâches à accomplir, et se retira dans la chambre d’Hadrian par réflexe. Ce n’est que le lendemain, au réveil -en fin de journée- qu’elle se demanderait si elle privait le vampire de sa retraite habituelle.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: jeudi 25 décembre 2025, 12:12:58 »
Savourant la tourte, Cypress surprit les micro-expressions de la goule. Un sourire étira ses lèvres alors qu'elle s'en essuyait le coin pour boire une gorgée d'eau. Puis elle repartit à attaquer son assiette, se gorgeant du goût divin. Cela faisait un long moment qu’elle n'avait pas prit le temps de confectionner une Chicken Pie. Dire que ça lui avait manqué serait un euphémisme.

« Um… L'aide d'un professionnel serait la bienvenue. J'ai moi-même confectionné mes lunettes, sous les conseils de mes ancêtres. Je crains que personne d’autre ne soit au courant. »

En moins de temps qu'il n'en avait fallu pour la préparer, l'assiette de la gorgone était vidée et elle exhala un soupir de satisfaction, repue.

Si l'étudiante avait bien compris que l'illégalité était chose courante dans les affaires d’Hadrian, elle n’était pas encore tout à fait à l'aise à l'idée de se faire aider de la sorte. Mais elle n'y était pas forcément opposée non plus, ayant une vision bien à elle de ce qu'elle considérait légal ou pas, armée des ressentis des gorgones du passé.

Bien que rassasiée, la brune ne dédaigna certainement pas le dessert apporté à table par Vanessa. Ni le verre de vin pour l'accompagner. Elle ne retint d'ailleurs pas le petit gémissement de plaisir pur alors qu'elle goûtait le gâteau, les yeux fermés en savourant le goût qui enivrait ses papilles.

« Absolument délicieux ! »

Terminant sa part, la gorgone laissa finalement ses couverts dans son assiette en s'adossant à sa chaise pour terminer le vin.

« Um… Non, je suis la seule. Mes frères et sœurs sont tous d'un père différent, et comme ils n'ont aucune particularité surnaturelle, j'en ai déduit que ce gène me vient de mon père. »

Elle avait passé de longues années à titiller sa mère pour avoir au moins le nom de son père, et autant de temps pour trouver quoi que ce soit à son sujet. Ses ancêtres lui avaient dit qu'il ne savait probablement rien de cette particularité de sa lignée, et quand elle l'avait enfin rencontré, dans une foule, elle avait pu constater qu'il ne voyait absolument pas les serpents et que lui-même était parfaitement normal. Quand elle s'était interrogée sur la possibilité d'avoir des demi-sœurs, et comment ça marchait pour la présence de l'âme de ses ancêtres, celles-ci lui avaient alors apprit que seule l'aînée héritait de la malédiction.

Cypress expliqua d'ailleurs tout cela à la goule en terminant son verre de vin. Sans vraiment s'en rendre compte, elle en vint aussi à parler de la différence d'âge avec sa fratrie, des difficultés qu'il y avait à trouver un lien avec eux au départ, du fait qu'elle n’avait pas vraiment été prévue mais qu'elle avait quand même grandi en étant aimée.

Elle devrait peut-être vraiment se faire des amies pour éviter d'utiliser Vanessa comme confidente, songea-t-elle en étouffant un soudain bâillement.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: dimanche 21 décembre 2025, 12:45:17 »
Avant que Vanessa ne commence ses explications sur les créatures surnaturelles, Cypress avait été baisser la température du four après un petit « ding » du minuteur. Puis elle s’était réinstallée, les mains autour de sa tasse chaude, écoutant attentivement les anecdotes de la goule. Elle y prêta une attention toute particulière après un sifflement de Medusa qui lui suggérait presque de prendre des notes. Le monde paranormal n'était pas à prendre à la légère. Il était plein de dangers, malgré l'aspect romantique que les romans bit-lit d'aujourd'hui voulait lui donner.

« D’après mes ancêtres, ça marcherait sur tout le monde, musa-t-elle en se levant après le geste en direction de la cuisine d’où un autre « ding » provenait quelques secondes plus tard. C'est la permanence des effets qui peut changer selon la puissance de l'être visé. Un dieu, par exemple, ne sera soumit aux effets qu'une poignée d'heures, tandis que l'effet est permanent et irréversible sur des humains. A moins que je ne donne mon sang volontairement pour les en guérir… »

Accompagnée de sifflements des serpents qui se battaient presque pour savoir laquelle avait eu à faire à l'être surnaturel le plus puissant, la gorgone entreprit de sortir le plat du four avec des gants ignifugés, le posant sur un dessous de plat en céramique qu'elle avait trouvé dans le placard.

Amenant la tourte sur la table, ainsi qu'un grand couteau et une pelle à tarte, l'étudiante brune entreprit alors de découper le plat qui sentait délicieusement bon. Après un regard vers Vanessa pour connaître la taille qu'elle désirait, Cypress déposa une part dans l'assiette présentée, puis une autre dans la sienne.

« Bon appétit, Vanessa, sourit-elle avant d’empoigner ses couverts. »

Le fumet délicieusement épicé de la tourte embaumait l’air et fit de nouveau gargouiller son estomac vide. Un petit soupir de plaisir indiqua la première bouchée qu'elle prit après avoir soufflé dessus pour la refroidir légèrement. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas fait de Chicken Pie, et le résultat était toujours aussi bon. Surtout avec les épices rajoutées par la goule.

Du regard, elle questionna Vanessa pour savoir si elle appréciait aussi, avant de reprendre leur discussion sur les êtres paranormaux qui semblaient hanter la ville. Et sur l'effet de son regard pétrifiant. Elle lui livra alors le résultat des expériences des originelles gorgones, Medusa profitant de l'instant pour approfondir quelques thèmes comme ‘si le cristal poli différait d'un cristal brut’ ou quelles couleurs elles avaient à l’époque pour tester leurs regards.

« Quand je me suis renseignée sur la discipline d'ophtalmologie ainsi que tout ce qui avait trait à l'optique, Medusa a suggéré que les méthodes modernes pouvait peut-être receler des manières différentes de contrer l'effet pétrifiant de nos regards. Mais je ne m'y suis pas attardée plus que ça, mon attention étant fermement fixée sur les études que je poursuis aujourd’hui. »

Il est vrai, cependant, que la perspective de trouver autre chose que ses lunettes pour neutraliser son regard était attrayante. Surtout après la nuit passée dans les bras du vampire. Les lunettes n'étaient pas forcément très pratiques, en particulier sous la douche. Peut-être que des lentilles… ? Il faudrait qu’elle se replonge dans le sujet. Peut-être qu'elle pourrait aller voir les étudiants en optique, et sonder discrètement pour savoir si l'un d’eux voyait le serpents sur son crâne ? Elle n'aurait ainsi pas besoin de révéler l’existence d'un monde paranormal à un simple humain…

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: jeudi 18 décembre 2025, 20:19:55 »
Cypress frémit légèrement à la mention du sang, mais parut toutefois soulagée que Vanessa puisse se nourrir normalement.  Se nourrir tout court, d’ailleurs. Il est vrai que la phrase « être nourrie occasionnellement » l'avait quelque peu inquiétée.

Observant la goule prendre ses cachets, puis leur préparer une boisson chaude, la gorgone apprécia la simple présence de l’assistante du vampire. Non pas qu'elle dédaignait être seule, mais depuis qu'elle se surprenait à apprécier Vanessa, elle comprenait un peu mieux les jeunes de son âge qui passaient leurs temps chez leurs amis.

« Oooh, ça sent délicieusement bon, s'extasia-t-elle en refermant ses doigts autour de la tasse de thé. »

Et c'était délicieux tout court, amenda-t-elle pour elle-même après avoir goûté une gorgée. Il faudrait qu'elle farfouille dans ces herbes pour voir ce qu'il y avait. Vanessa avait peut-être dû le constater en allant chez elle, mais outre son amour pour l’élégance vestimentaire, la gorgone avait probablement plus de variétés de thé que toute autre nourritures. Pas de là à rivaliser avec sa collection de lingerie ou de chaussures, mais quand même. Elle avait un placard entier dédié aux thés, tisanes et infusions.

Relevant la tête alors qu'elle s'était perdue dans la contemplation du liquide fumant, l'étudiante réfléchit un instant à la question posée.

« Oui, vous êtes les premiers êtres surnaturels que je rencontre. Je me doute qu'il y en a tout un florilège, outre les vampires, les goules et les gorgones, mais il ne me semble pas en avoir croisé. »

Buvant une autre gorgée -délicieuse-, la brunette passa une main dans sa crinière détachée, caressant de la pulpe de son index les serpents qui venaient à sa rencontre.

« J'aimerais, un jour, rencontrer mes… cousines, je pense que je peux les appeler. Aucune de mes ancêtres, mis à part Medusa et Ophione, n’a rencontré Stheno ou Euryale. Mais elles sont immortelles, alors elles se sont probablement adaptées avec le temps qui passait. Et le monde est vaste… »

Avec un petit soupir, la jeune femme se reconcentra sur le moment présent. Et alla vérifier autant la température du four que le temps qui était passé. Encore un peu, et elle baisserait le thermostat.

« Et vous ? En avez-vous rencontré beaucoup, des êtres surnaturels ? »

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mercredi 17 décembre 2025, 20:26:43 »
Rassurée, malgré tout un tas d'informations alarmantes, Cypress offrit un sourire à Vanessa quand celle-ci rajouta quelques épices au poulet. Acceptant son aide alors qu’elle se mettait à faire la pâte feuilleté nécessaire à la Chicken Pie, la gorgone s’occupa de faire sauter ses champignons à la sauteuse tout en écoutant la réponse pour évacuer les effets des substances vampiriques plus rapidement.

« Oh, oui, je serais ravie que vous me montriez la recette. J’imagine que maintenant que… Um… Enfin. Etant donné comment la situation a évolué, ce ne sera pas du luxe si je ne veux pas me transformer en… En nymphomane totalement frappée, finit-elle sa phrase en murmurant presque, choquée rien qu’à cette idée. »

Réservant les champignons, elle mit un peu de beurre -salé !- dans la sauteuse avant d’y faire blondir les oignons émincés. Tout en remuant régulièrement, la brune réfléchissait intensément à tout ce qu’elle venait d’apprendre. Notamment, le fait que le vampire ne mangeait pas de nourriture à l’exception du sang qu’il buvait.

Se sentant coupable, il n’avait probablement fait honneur à son repas que par pitié, elle se demanda alors si Vanessa aussi ne mangeait que pour la faire se sentir normale ou si, n’étant pas une vampire mais une goule, son système digestif supportait la nourriture solide.

Ajoutant de la farine dans les oignons, et remuant vigoureusement, elle versa ensuite la solution de bouillon de volaille qu’elle avait trouvé dans les placards, baissant doucement le feu. Puis une première partie du lait nécessaire, remuant consciencieusement, avant d’ajouter le reste et de continuer de remuer. Bientôt, la béchamel avait pris forme.

Peut-être qu’elle avait senti ses pensées coupables, mais Vanessa entreprit alors de la rassurer sur ce qu’être une goule signifiait. La brunette étouffa même un petit rire en l’écoutant, alors que son corps se relâchait légèrement. Ses doigts se resserrèrent autour de ceux de la goule, ressentant -peut-être avec soulagement- le cœur qui battait contre sa peau fine.

Expirant doucement, elle relâcha son étreinte pour retrouver sa liberté afin d’ajouter le poulet et les champignons au mélange qui bouillonnait doucement. Elle remua encore un peu, mélangeant bien le tout, avant de chercher du regard les pâtes préparées.

« J’espère que vous apprécierez ma cuisine en ce cas, vu que nous n’avez pas besoin de… Um… Régurgiter. Surtout si vous ne vous nourrissez qu’occasionnellement ? Souffla-t-elle en fronçant les sourcils à la fin de sa phrase, se demandant si c’était bien ce qu’elle avait compris ou si c’était une façon de parler. »

Ouvrant le placard où elle avait repéré le plat à tarte, laissant la sauteuse mijoter à feu doux, elle s’empara d’une des pâtes afin de l’installer dans le fond du plat avec un peu de papier sulfurisé. Et hop, on pique avec la fourchette ! Cypress adorait faire ça, étant gamine, les rares fois où sa mère tenait de cuisiner. Après avoir mis le four à préchauffer, elle versa ensuite le mélange dans le plat, répartissant le tout avec la fourchette, méticuleusement, et ajoutant une pincée d’herbes qui se mariaient bien avec les épices rajoutées par Vanessa.

La deuxième partie de la pâte servi à couvrir le tout. Elle coupa nettement tout ce qui dépassait avant de souder les deux parties ensemble. L’air pensif, elle observa un instant ce qui restait de pâte, avant de se décider pour une décoration simple. Elle roula des petits boudins et s’en servi pour inscrire « Chicken Pie » sur le dessus. Un œuf battu plus tard, et elle tartinait le tout pour que ça dore bien quand ça serait au four.

Fouillant ensuite dans les tiroirs, la gorgone chercha un instant avant de trouver ce qu’elle désirait. Un petit emporte-pièce cylindrique dont elle beurra l’extérieur. Après avoir couper au centre de la tourte avec la pointe d’un couteau, elle y inséra l’emporte-pièce pour faire office de cheminée qui permettrait à la vapeur de s’échapper.

« Et hop, au four ! Je baisserais la température d’ici 20 minutes, et 20 minutes plus tard nous pourrons manger. Si ça ne vous gêne pas d’attendre un peu ? »

Plus son séjour chez Hadrian avançait, plus elle passait de temps avec Vanessa, et plus Cypress s’attachait à elle. A sa façon bien à elle de répondre, d’être très -trop- précise, sa manière d’agir toute en retenue même si l’intention était là… La gorgone ne pouvait pas s’empêcher de l’apprécier. Et même si elle se doutait que la goule avait probablement eu -ou avait encore- des relations particulières avec Hadrian, elle ne s’en souciait pas assez pour freiner ce sentiment d’affection qui grandissait.

6
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mercredi 17 décembre 2025, 13:15:06 »
A mesure que parlait Vanessa, les yeux de la gorgone s’écarquillaient de plus en plus et ses sourcils remontaient presque jusqu’à la naissance de ses cheveux. C'était… détaillé. Très. Trop ?

Non, il valait mieux qu'elle sache à quoi s'en tenir, après tout. Et c'était elle qui avait posé la question. Elle ne pouvait s'en prendre qu’à elle-même si elle recevait une réponse plus détaillée que ce à quoi elle s'attendait.

Cillant plusieurs fois quand la goule eut fini ses explications, deux choses étaient évidentes pour Cypress. La première, c'était qu'elle ne comptait certainement pas boire le sang d'Hadrian, sauf en cas d'extrême extrême urgence. Elle en frémissait presque d'horreur rien qu’à la pensée d’être ainsi subjuguée. Et la deuxième, c'est qu'elle y réfléchirait peut-être à deux fois avant de lui proposer une fellation où elle avalerait…

La brunette fronça soudainement les sourcils.

« Est-ce que les effets induits par le… um… sperme, la salive et la sueur… -Mmh, les trois S ? Non, ça ferait quatre avec le sang, ce serait perturbant…- Est-ce que ce sont des effets permanents, comme le sang ingéré, ou bien il y a une limite de temps à leur… Efficacité ? Demanda-t-elle en manquant de se laisser distraire par les allitérations de tout ces fluides. »

Elle reprit le trajet jusqu’à la cuisine en parlant, décidant de fouiller dans les placards en écoutant la réponse de Vanessa.

Constatant qu'ils étaient plus remplis que quand elle s'était réveillée, sans aucun doute un effort de la goule, Cypress réfléchit rapidement avant de proposer un plat britannique typique.

« Chicken Pie ? »

Si Vanessa répondait positivement, la gorgone commencerait la préparation. Sinon, elle chercherait une autre idée.

Heureusement, la réponse fut positive. Ou, du moins, Cypress l'interpréta ainsi. Tout en sortant, et commençant à couper, l'oignon et le poulet, la gorgone se retrouva à repenser à la dernière phrase de Vanessa, plus tôt.

« Il y a un processus pour se purger de ces effets ? Je serais curieuse de le connaître, au cas où… Oh, et, aucun rapport avec.. Um… Le sexe. Mais… Est-ce que c'est gênant ai jamais je cuisine avec de l'ail ? Je ne voudrais pas vous empoisonner, vous ou Hadrian. Ni vous indisposer si l'odeur est repoussante… »

Elle jeta presque les petits cubes de poulet dans la sauteuse qu'elle venait de sortir, ajouta un brin d'huile d'olive, et mis le feu en route pour saisir la viande. Farfouillant un peu dans les placards, elle en sortit les champignons qu’elle avait vu plus tôt. Moitié girolles, moitié champignons de paris. Hop, sur la planche à découper, et il était temps de mettre le poulet dans un récipient à part.

Elle commença à couper les champignons pour les faire saisir également, observant ensuite Vanessa alors qu'elle était bien parti dans son mode « cordon-bleu » comme disait sa mère (qui, elle, était capable de faire brûler des nouilles et se contentait donc de plats à emporter ou tout fait venant du traiteur).

7
Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: vendredi 12 décembre 2025, 23:25:58 »
Jamais Cypress n’aurait cru pouvoir rougir autant. Même la veille, avant que les choses ne se développent plus passionnément avec Hadrian, elle n'avait pas autant eu l'air de ressembler à une écrevisse. Elle ignorait s'il s’agissait du thème de la conversation -jamais la brunette n'avait abordé ce sujet à haute voix autre que ses ancêtres- ou la manière presque clinique de répondre de Vanessa. Au moins, les réponses étaient-elles informatives. Et si, la gorgone en était sûre, la chaleur de ses joues pouvait être décelée dans le noir le plus complet, au moins elle repartait avec des réponses certaines.

« [···] Considérant l'absence de jouets chez vous [···] »

Mortifiée, elle se rappela que la goule avait fait un tour chez elle pour lui ramener des affaires. Mais elle ignorait si elle pouvait être plus gênée par l'absence de sex-toys qui avait été remarquée, ou par l'hypothèse qu'elle aurait pu en avoir.

« [···] mais rien dans votre historique médical ne laisse supposer que vous êtes vulnérable à ce genre d'épuisement. »

Si Cypress était rassurée de ne pas être sujette à ces engourdissements, ces courbatures, à force de pratiquer, elle était tout autant gênée qu'impressionnée par les recherches poussées de Vanessa à son encontre. Et soulagée, aussi, de savoir qu'elle ne se sentirait pas aussi fourbue à chaque fois. Et rassérénée, également de… Vous avez l'image, là ?

La brune offrit un sourire à la jeune femme qui tentait son possible pour la réconforter, pour lui apporter ce soutien que Cypress voyait beaucoup entre deux femmes amies. Mais qu'elle n’avait jamais vraiment éprouvé, n'étant pas forcément du genre à s'épancher sur des sujets intimes, ou à rechercher particulièrement le contact amical de jeunes de son âge. La manière de s’y prendre de la goule était particulière. Distante, mais de bonne volonté.

«  [···] Les fluides des vampires ont des effets sur la physionomie humaine [···] »

A nouveau, la gorgone rougit férocement. Elle repensait clairement aux ébats de la douche la nuit dernière. A la manière dont son esprit s'était emballé au réveil, en constatant l’absence du vampire à ses côtés. Était-ce de ce genre d'effet que Vanessa évoquait ? Ou bien était-ce seulement son inexpérience des relations entre un homme et une femme ? Elle prit note de sa question pour la poser après.

« [···] ne vous aventurez pas à boire le sang de Monsieur [···] »

A ce niveau, il n'y avait aucun risque. Si ce qu'elle avait conjecturé plus tôt s'avérait être vrai, l'odeur attrayante du sang d'Hadrian recelait une vérité bien plus sombre. Elle ne tenait pas vraiment à la découvrir.

« [···] il viendra un moment où vous vous demanderez ce qu'est d'être mordue [···] je ne vivais que pour renouveler l'expérience. »

Si la possibilité d'envisager à ce qu'Hadrian la morde par curiosité aurait peut-être pu arriver, les précisions de Vanessa assurèrent que ce ne serait pas le cas. Même si de bonne composition, la gorgone restait farouchement indépendante. La possibilité de se retrouver focalisée sur une seule idée fixe, qu'une seule personne soit son monde, l'horrifiait. Elle n'était déjà pas certaine que, de se demander ce qu’une morsure vampirique provoquait, cette idée aurait pu lui effleurer l'esprit. Mais elle était absolument convaincue à présent que ça n'arriverait pas.

Après un instant de silence, une expression presque horrifiée sur les traits, l'étudiante secoua la tête en fermant les yeux un bref instant. Constatant, en ouvrant la bouche, que son estomac réclamait d'être nourrie, la jeune femme proposa d'aller faire quelque chose à manger.

« Peut-être désirez-vous quelque chose en particulier ? J'ignore ce qui se cache dans les placards encore, mais je peux tenter de voir… »

Elle se leva en même temps, se dirigeant vers la cuisine avec la ferme intention de se changer les idées après cette discussion. Avant de se figer sur place, se rappelant de la question qui lui était venue plus tôt.

« Um… Commença-t-elle alors que sa rougeur, qui avait commencé à s'estomper, revenait de plus belle. Vous avez dit que les fluides des vampires ont des effets sur la physionomie humaine… Um… Quels fluides ? Et quels effets, surtout ? »

Autrement dit, est-ce que sa réaction au réveil était la sienne ou avait-elle été influencée ? Et si oui, était-ce uniquement un certain fluide aux propriétés fertiles -inexistantes apparemment chez les vampires- ou bien la salive comptait aussi ? Elle ne se souvenait pas du nombre de fois où ils s'étaient embrassés. Est-ce que ça rentrait dans ces fluides ? Qu'en était-il de la transpiration ?

Secouant de nouveau la tête, la brunette sentait que son esprit inquisiteur s'emballait un peu trop. Mais elle attendait de voir ce que la goule lui répondrait.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: vendredi 12 décembre 2025, 13:13:49 »
Cypress n'émit absolument aucune objection lorsqu'il la tira à lui, la faisant prendre place sur ses cuisses en plaçant les siennes de chaque côté. La chemise remontait à présent franchement, dévoilant la courbe de sa croupe tandis que sa fleur à nue se calait contre l'entrejambe du vampire. Elle se livrait sans réticences aux baisers qu'il lui offrait, se gorgeant de la douceur et de la passion qu'il y mettait, moulant son buste contre son torse.

Un petit rire salua ses paroles. Elle était bien d'accord. Même si elle adoptait un rythme nocturne pour profiter de sa présence, il avait bien d'autres affaires à gérer, ce qui ne laissait sans doute que peu de temps pour le plaisir. Sa condition de vampire faisait qu'en plus, il ne choisissait pas vraiment quand il « dormait », étant soumis au lever et coucher du soleil.

« Le plus tôt ce sera réglé, le plus tôt vous serez libre de sortir à votre aise, conclut-il, même si elle n'aurait pas forcément pensé à sortir, mais plutôt à découvrir ces plaisirs qu'elle n'avait fait qu'entrevoir la nuit dernière. »

A regret, profitant des derniers baisers et des dernières caresses qu'il lui offrait, l'étudiante reprit sa place sur le lit quand il l'y reposa. Opinant légèrement quand il annonça le temps de son « absence », elle lui sourit doucement et l'observa s'habiller pour sortir. Elle scrutait sans gêne le corps nu de l’homme, appréciant chaque ligne qui le définissait, alors qu'il se couvrait d'un costume sombre, élégant, avec une touche d'écarlate coordonnée pour mettre en valeur sa silhouette, son regard et sa peau pâle.

Elle laissa échapper un éclat de rire amusé quand il spécifia que sa préparation soigneuse était nécessaire, ne le jugeant absolument pas pour vouloir donner une bonne impression, distinguée, élégante et autoritaire. Elle le trouvait d’ailleurs tout à fait séduisant, avec ou sans le costume seyant.

« Prenez soin de vous, ne put-elle s'empêcher de murmurer, rougissante, alors qu'il repartait vers la sortie après être revenu pour lui faire savoir que Vanessa passerait plus tard et complimenter sa tenue. »



La gorgone, faute d'autre chose à faire, s'était replongée dans sa traduction, reprenant sa place sur son coussin face à la table basse. C'est ainsi que la goule la trouva lorsqu’elle arriva. Absorbée par un passage délicat, occupée à converser par sifflements avec ses ancêtres en débattant de l'idée derrière les runes qu'elle déchiffrait, Cypress n'entendit pas tout de suite Vanessa poser sa valise et aller ranger les sacs de l'épicerie dans la cuisine.

Ce ne fut que lorsque le thermos tinta brusquement en tombant au sol que la brunette porta le regard vers la jeune femme, surprise, écarquillant légèrement les yeux. Avec tout ça, elle en avait oublié qu'elle devait lui apporter ses affaires.

« Oh ! Bonjour… Um… Ou bonsoir plutôt ? Quelle heure est-il déjà ? S'empêtra la gorgone dans les salutations, jetant un coup d’œil à l'ordinateur qui lui indiquait 1h56 du matin. Mmh, non, bonjour est adapté. »

La goule semblait perturbée de voir l'étudiante ainsi -peu- vêtue. Mais elle finit par se reprendre et sa première préoccupation fut de l'habiller un peu plus décemment. Acceptant la culotte, le pantalon, le pull-over et les chaussettes, la brunette se déplia de sa position en tailleur pour se relever, remerciant Vanessa d'un sourire. Elle se dirigea vers la salle de bain pour se changer avant de s'arrêter quand l'assistante d'Hadrian lui proposa son oreille si elle voulait se confier. Tournant la tête vers la jeune femme, Cypress lui sourit d'un air radieux et hocha la tête avant d'aller finalement enfiler ses vêtements. Ou plutôt « des » vêtements. Elle ne reconnaissait pas le pull-over et devina que c'était là l'un des achats qui avait été glissé dans sa valise.

Revenant de la salle de bain en étant clairement plus décente, l'étudiante tira profit de l'offre de la goule et s’installa face à elle, laissant de côté la traduction pour le moment. Se lever et marcher était étrange, sa féminité toujours endolorie de sa première expérience sexuelle.

« Est-ce que les… Um… Courbatures ? Persistent longtemps, après une première initiation ? Sont-elles toujours présentes après chaque… Étreinte ? Fut la première chose qu'elle demanda, rougissante. »

Pour Cypress, qui n’avait auparavant jamais été prête à se laisser ravir par les plaisirs de la chair, c'était une question essentielle. Une autre lui vint, d’ailleurs, alors qu'elle repensait aux ébats sous la douche.

« Mmh, plus important encore, décréta la brunette en fronçant les sourcils. Un vampire est-il fertile, nécessitant la prise de… Um… Contraceptifs ? »

Elle n'en revenait pas de ne pas y avoir pensé immédiatement. Autant il avait utilisé un préservatif pour la première fois, autant il n'y en avait pas eu sous la douche. Et probablement la gorgone était-elle fautive, trop accaparée par les délices découverts pour penser à se protéger.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: jeudi 11 décembre 2025, 23:01:51 »
Les yeux rivés sur la blessure qui se découvrait, la gorgone écoutait pourtant attentivement Hadrian. Elle repoussait les serpents qui s'approchaient parfois, goûtant l'air de leurs langues bifides, sifflant à propos de nectar divin. La jeune femme avait dans l’idée que, peu importe que l'odeur soit attrayante, laisser ses ancêtres laper ce sang coagulé autour de la plaie ne donnerait pas de bonnes choses.

Elle releva les yeux quand le vampire prit sa main, lui adressant un sourire affectueux alors qu'il terminait de parler.

« Peut-être que je me suis mal exprimée, Hadrian, mais je ne voulais pas dire que je rejetais l'idée d'une relation avec vous. Simplement que j'allais remettre de l'ordre dans mes attentes de novice, et adviendra ce qui adviendra, souffla-t-elle en serrant ses doigts contre ceux, froids, de son amant. Je me moquais de mes camarades -qui prenaient un manque de réponse immédiate par texto de la part de leur copain pour une tragédie en devenir- mais j'ai réagi de la même manière. Et c'est cette attitude qui m'agace chez elles que je ne désire pas reproduire. Mais sans doute était-ce la faute de toutes ses endorphines que vous m'avez si agréablement prodiguées… »

Un sourire en coin est adressé à l'homme alors qu'elle libère sa main pour venir se saisir de la banderole de pansements. Elle en découpa une partie d'un geste sec, un petit bout simplement, qu'elle utilisa pour nettoyer les bords de la plaie. Frémissant de surprise lorsque son regard comprit la profondeur de la blessure, elle essaya d’être le plus délicate possible pour retirer le sang séché, coagulé, qui formait une sorte de croûte sur le pourtour. Elle dut gratter un peu, de son ongle, en évitant soigneusement la tête de Medusa qui s’approchait un peu trop près, la repoussant d'un sifflement sec, autoritaire. Déjà, parce que ce n'était pas très poli de venir lécher le sang des autres -surtout sans demander l'autorisation-, et parce qu’elle ne voulait pas voir les conséquences de l'un des serpents d'une gorgone absorbant le sang d'un vampire. S'il sentait aussi bon pour ses ancêtres, ce n'était certainement pas sans une contrepartie plus vénéneuse. Comme ces plantes aux couleurs chatoyantes ou à l'odeur divine qui se révélaient être des plantes nocives et/ou particulièrement dangereuses.

Curieuse, la brune laissa sa propre langue bifide goûter l'air, et exhala de surprise alors que l'odeur particulièrement enivrante se révéla sur ses papilles.

« Au nom de l'Écume de Pontos, jura-t-elle dans un langage compréhensible par Hadrian, avant de siffler rapidement un avertissement sévère pour ses ancêtres. »

L'odeur, délicieuse, était certaine de receler des dangers si l'on osait ingérer de ce liquide -solide ?- carmin. Adressant un sourire d'excuse au vampire, l'étudiante s'employa alors à refaire le pansement pour couvrir la plaie.

« Je ne désire pas, pour le moment, terminer cette histoire, reprit-elle d'une voix douce, concentrée. Mais je ne souhaite pas non plus être… Comment dit-on déjà ? Haute maintenance ? Je ne voudrais pas vous détourner de vos affaires plus que de raison. Mais si vous avez du temps à me consacrer après cela, je ne vous dirais certainement pas non. J'aimerais… Mmmh… Prendre les choses comme elles viennent ? »

Terminant le bandage d'une main adroite, Cypress laisse alors ses doigts caresser le torse pâle du vampire, descendant contre ses abdominaux d'un air distrait avant de la remonter vers sa nuque, sa mâchoire, et s'y accrocher légèrement.

« Et je vous promet que je ne vais pas m'ennuyer pendant que vous menez vos affaires. Qui le pourrait, avec un manuscrit aussi ancien à traduire ? Mais j'attendrais chaque instant que nous pourrons partager avec une certaine impatience, je dois l'avouer. Vous m'avez ouvert les portes d'un monde de délices, après tout… »

Elle ponctue la fin de sa phrase par un baiser léger sur ses lèvres tandis que ses doigts écartaient une mèche du front de son amant.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: jeudi 11 décembre 2025, 18:18:05 »
« [···] et celui d'un cadavre inerte, figé, mort [···] »

Les jolies lèvres pulpeuses de la gorgone s’arrondirent en un « o » de surprise tandis que ses yeux s'écarquillaient alors qu'il expliquait son raisonnement. Il était possible que Cypress ait complètement oublié que son amant était un vampire, et tout ce que ça impliquait. De la soif de sang jusqu’à l'état cadavérique permanent, en passant par la soif de sang et les multiples pouvoirs dont les légendes faisaient état. Ses joues rougirent de plus belle, d'embarras cette fois, alors qu’elle opinait doucement. Trop occupée à se demander à quoi mènerait cette relation, la jeune femme n'avait plus du tout penser à leurs natures de monstres mythologiques.

C'était, du coup, une sacré bonne excuse pour ne pas avoir partagé le lit. Elle ne pouvait pas le nier, ni s’empêcher de se sentir horriblement gênée. Hadrian était si considéré avec elle, si attentionné, qu'elle en avait oublié qu'il n'était pas humain. En fait, son statut de cadavre ambulant était resté dans son esprit pendant quelques heures, tout au plus. A partir du moment où il l'avait emmenée dans son appartement, la brunette avait fini par oublier ce détail pourtant peu aisé à mettre de côté.

Incapable de dire un mot tant elle se sentait soudainement idiote, Cypress écoutait le raisonnement de son amant avec de grands yeux attentifs. La gorge serrée, c'est un petit hoquet de surprise étranglé qui lui échappa tandis qu'il la portait soudainement vers la chambre. Elle ne se débattit pas, faisant preuve d’une confiance sereine à son égard, et se blottit même un peu plus contre son torse alors qu'il s’allongeait dans le lit à ses côtés. Le cœur battant, toujours empêtrée dans ce sentiment de gêne suite à son oubli du détail crucial de leurs natures respectives, l’étudiante avait cependant un petit sourire léger qui flottait sur ses lèvres.

« … Je vous ai pardonné au moment où je me suis rendue compte que j'avais perdu de vue que vous étiez un vampire, avoua-t-elle finalement quand il eut fini d'expliquer son raisonnement et son état d'esprit. Je doute cependant que votre plan initial ait été d'un grand succès dès lors qu'il aurait été question de manipuler mon esprit. Une gorgone est, bien souvent, immunisée contre ce genre de manipulations. Peut-être le fait qu'il n'y ait pas qu'un seul esprit à convaincre ? »

Elle se tourna dans ses bras, la chemise qu’elle portait en tunique se retroussant sur ses hanches lors de ce geste, dévoilant qu’elle était en tenue d’Ève en-dessous. Ni culotte, ni soutien-gorge. Les boucles de sa crinières brunes s’étaient de nouveau emmêlées sur l’oreiller. Mais elle lui offrit un sourire amusé autant que gêné.

« Pour être tout à fait honnête, je crois que j’ai laissé mon imagination s’emballer avec les stéréotypes des relations entres adultes consentants. Avec le recul, je ne sais pas pourquoi mon esprit a choisi de traiter ce que nous avons partagé comme les débuts d’une histoire. Et je m’en excuse également. Mon intention n’était pas de vous accuser, ou quoi que ce soit, mais je crains de n’être pas encore habituée aux tourments des affaires de c…ul ? De cœur ? Mh. »

Une main aux doigts agiles se leva pour venir caresser la mâchoire du vampire alors qu’elle baissait le regard. Et tombait à nouveau sur ce pansement plein de sang.

« Et regardez-moi ça… Je vous accapare tellement que je ne vous laisse pas le temps pour autre chose. Désirez-vous un peu d’aide pour refaire ce pansement ? Et peut-être avez-vous autre chose à faire que de rasséréner votre traductrice ? »

Elle s’en voulait réellement d’avoir passé outre le fait qu’il était un vampire et souhaitait faire son possible pour ne pas être un poids pour lui. C’était bien beau de passer une grande partie de la nuit à se butiner, mais il devait avoir autre chose à faire pendant sa période d’éveil. Ou de non-mort. Si en plus elle le distrayait de ces affaires, elle ne pensait pas pouvoir se remettre de sa mortification.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mercredi 10 décembre 2025, 22:40:27 »
Le son de la voix du vampire la fit sursauter, un petit hoquet de surprise lui échappant. Absorbée par sa traduction, sifflant des questions aux gorgones par moment pour clarifier un points, la jeune femme n'avait ni vu, ni entendu Hadrian arriver dans le salon. Relevant le regard, les yeux toujours soigneusement derrière la protection du verre teinté, elle ne savait pas trop comment réagir. L'absorption par le travail, c'était bien beau quand elle était seule, pour lui éviter de réfléchir. Mais quand il fallait faire bonne figure en présence de celui qui tourmentait ses pensées…

D'un côté, elle était blessée qu'il n'ait pas eu envie de dormir avec elle. Son petit cœur de gorgone meurtri par le fait de se réveiller seule alors qu'elle s'était complètement livrée à lui la veille, qu'elle s'était offerte presque corps et âme. Elle qui n’était pas charitable envers ses camarades pour leurs peines de cœur, voilà qu'elle se retrouvait plongée dans ces états émotionnels incertains.

De l'autre, il restait son ravisseur. Ils étaient presque de parfaits inconnus. Et comme elle s'était entêtée à ne pas envisager de relations sexuelles ou amoureuses jusque là, elle ne savait pas ce qui était normal ou pas. Il pouvait très bien ne pas avoir voulu s'imposer après lui avoir ravi -avec son consentement- sa virginité jusque là préservée. Ou il pouvait préférer dormir seul. Il y avait tout un tas d'explications possibles.

Ne sachant trop comment réagir, elle préféra garder le silence. Garder ses distances. Elle se contenta de l'observer un instant alors qu'il semblait se demander ce qui avait changé entre la veille et maintenant.

Cypress se sentit rougir légèrement alors qu'il se penchait pour s'asseoir à ses côtés, son regard attiré par le torse pâle mais puissant qui se voyait sous le peignoir qui bâillait. Elle avait réussi à résister à la tentation jusque là, mais le mouvement attira son attention. Détournant finalement les yeux, notant toutefois le pansement ensanglanté qu'elle avait déjà vu hier, l'étudiante se mordit la lèvre inférieure en s’efforçant de ne pas trop songer aux souvenirs qui l’assaillaient à présent qu'Hadrian était à ses côtés.

Il ne lui rendait pas les choses faciles, d'ailleurs, avec sa proximité, son attitude attentionnée, sa voix calme… et ce petit coup d'épaule complice. Les serpents restaient silencieuses, ayant décidé la veille, quand Cypress dormait, de ne pas se mêler de ses affaires de cul. Ou de cœur.

Un soupir résigné quitta les lèvres de la brune alors que l'attention du vampire sur elle -et non sur ses progrès- abattait ses réticences mais réveillait ses insécurités.

« Bonsoir, Hadrian… Um… Oui, merci. Et vous ? Répondit-elle finalement. Vous n'aimez pas partager votre lit ? S'enquit-elle à la suite, le regard rivé sur l’écran de l'ordinateur mais l'épaule pressée contre celle de son amant. J'ai été surprise (Déçue, songea-t-elle sans le dire à haute voix) de ne pas vous trouver à mes côtés ce matin… Mmh. Tout à l'heure, plutôt. »

Elle préférait le laisser expliquer plutôt que de l'accuser -à tort ou à raison- de s'être enfui à peine leur étreinte s'était-elle conclue. Elle ne voulait ni s'avancer, ni outrepasser quoi que ce soit. Probablement lui demanderait-elle ensuite s'ils pouvaient clarifier leur relation histoire qu'elle sache à quoi s'en tenir et qu'elle ne se fasse pas de fausses idées.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 09 décembre 2025, 20:10:35 »
La gorgone était complètement vidée de ses forces, mais le vampire ne la relâcha pas une seconde. Plaquée contre son torse puissant, puis assise sur lui alors qu'il récupérait probablement ses esprits aussi, Cypress avait les yeux fermés et un sourire béat aux lèvres. Elle gloussa légèrement en l'entendant qualifier leur étreinte, mais un petit gémissement approbateur lui échappa, presque un ronronnement.

Mmmoui, absolument, compléta-t-elle un peu plus tard en rouvrant les yeux alors qu’il se dégageait doucement pour l'aider -ou le faire à sa place- à se laver. »

Entre ses paupières mi-closes, et malgré les gouttelettes d’eau qui constellaient ses verres teintés, la brune observa son amant alors qu’il prenait grand soin de ne pas la sur-stimuler tout en la nettoyant méticuleusement. Si elle était à court d’énergie, la jeune femme ne pouvaient néanmoins s’empêcher d’avoir au moins une main sur le corps d’Hadrian. Elle glissait les doigts dans ses cheveux, massant doucement le cuir chevelu, ou bien contre sa nuque, sur sa joue, traçant des arabesques sur ses épaules…

Elle se blottit ensuite dans le peignoir dans lequel il l’enroula, se lovant contre lui tandis qu’il la portant, ses mains ajustant la serviette sur ses cheveux pour ne pas gêner ses ancêtres. Plus tard, quand elle ne serait pas en train de baigner dans la plénitude que lui avait apporté ces orgasmes, elle serait probablement mortifiée que les serpents aient été témoins de tout ça. Ou peut-être qu’elle hausserait les épaules. Après tout, les âmes des gorgones de sa lignée étaient en permanence présente auprès d’elle.

Bien emmitouflée dans le peignoir, la jeune étudiante soupira de plaisir quand il la déposa sur le matelas de la chambre. Elle s’y installa aussitôt, ajustant de nouveau la serviette de ses cheveux pour que celle-ci repose sur l’oreiller et sous sa crinière mouillée, retira ses lunettes pour les poser sur la table de nuit, puis ferma les yeux un instant. Elle sourit tendrement alors que les lèvres du vampire effleurèrent sa joue après qu’il l’eut recouverte du drap, et attendit un instant qu’il s’installe à son tour. Quand elle l’entendit quitter la chambre, elle se dit qu’il avait sans doute oublié quelque chose et n’y prêta pas forcément attention, en profitant pour bâiller à s’en décrocher la mâchoire.

Voulant l’attendre, elle lutta un peu contre le sommeil. Mais ce dernier eut raison d’elle, et sa dernière pensée avant de sombrer dans l’inconscience fut « J’espère que je ne prends pas toute la place dans son lit ».



Quand elle ouvrit de nouveau les yeux, après des rêves emplis d’Hadrian et des merveilleuses sensations qu’il lui avait fait découvrir, la jeune femme s’étira de tout son long contre le matelas. Dans la nuit, elle s’était empêtrée entre le drap et le peignoir dont elle était toujours couverte. Fronçant les sourcils, elle s’en dépêtra doucement avant de constater qu’elle était seule dans ce grand lit double.

Les sifflements des serpents qui se réveillaient à leur tour lui fit tourner la tête, inspectant la place à ses côtés dans la pénombre de la pièce. A première vue, elle aurait dit qu’il n’était pas venu la rejoindre, la veille. Sans vraiment savoir pourquoi, l’étudiante eut un pincement au cœur. Sans prêter attentions aux murmures de ses ancêtres, elle se leva finalement, serrant la ceinture du peignoir autour de sa taille, et refit le lit du mieux qu’elle put avant de nettoyer rapidement ses lunettes pour les poser sur son nez. Elle récupéra la serviette qui s’était roulée en boule sur l’oreiller dans la nuit et l’emporta avec elle en quittant la chambre.

Il n’y avait pas un bruit dans l’appartement. Elle ne saurait dire quelle heure il était, n’ayant pas regardé le réveil sur la table de nuit et les vitres de l’endroit étant teintés pour empêcher les rayons solaires de pénétrer dans la pièce.

A pas de loups, craignant presque de se montrer trop intrusive, la gorgone se dirigea vers la salle de bain pour ses ablutions matinales. Chaque pas qu’elle faisait lui tirait une grimace et un sourire. La grimace parce qu’elle était quand même bien endolorie, et le sourire parce que le rappel de leurs activités de la nuit dernière faisait remonter un écho des sensations délicieuses qu’elle avait découvert.

Finissant de se coiffer convenablement -dormir les cheveux mouillés avait toujours tendance à lui donner de drôles de coiffures le lendemain matin-, Cypress chercha ses affaires du regard. Avant de se rappeler qu’elles étaient toujours dans l’ancien appartement qu’elle avait brièvement occupé. Vanessa n’avait probablement pas pensé à les ramener par ici après s’être faite congédiée par Hadrian la veille. Nue, elle dût se résoudre à remettre le peignoir avant de s’aventurer dans le reste de l’appartement. Ses affaires de la veille ne traînaient plus dans le salon, malheureusement. Fermant les yeux un instant, la brunette retourna dans la chambre du vampire -sans son occupant, hélas !- et chercha du regard si, par hasard, ses vêtements ne seraient pas posés dans le coin.

Sans succès. Débattant un instant avec elle-même, l’étudiante finit par suivre une suggestion de Melantho et ouvrit la penderie qui contenait les affaires d’Hadrian. Hésitante, elle sélectionna une chemise. Elle regarda un instant les pantalons, mais étant donné leurs différences de taille, elle doutait que l’un d’eux lui aille. La chemise, sur elle, ferait probablement tunique. Elle attrapa néanmoins une ceinture afin de la nouer contre sa taille. Le style « porter les affaires de son amant » ne lui allait pas si mal, songea-t-elle en s’observant dans le miroir de la salle de bain. Un peu trop « familier » étant donné que c’était la première nuit…

S’arrêtant net, la jeune femme se rendit compte avec effarement qu’elle n’envisageait pas que ça ne reste qu’une nuit sans lendemain. Elle voyait déjà sa « captivité » avec Hadrian se passer de la plus délicieuse des manières. Peut-être même qu’elle pourrait envisager de le fréquenter réellement une fois sa tâche finie. Partir en vacances avec lui, comme il l’avait suggéré si les choses ne se calmaient pas avec ses ennemis… Peut-être même aller au restaurant, un soir ?

Secouant la tête, la brunette se renfrogna légèrement. Il était possible que le vampire ne voit ça que comme un jeu, après tout. Il n’était pas revenu partager le lit, après leurs ébats. Sans doute préférait-il ne pas s’attacher ? Ou bien, maintenant qu’il avait vaincu les réticences de l’étudiante et profité de ce qu’elle avait à offrir, elle ne l’intéressait plus que pour sa capacité à traduire les écrits anciens ?

Pinçant les lèvres, revenue dans la chambre, la belle jeta un regard sur le cadran qui affichait 18h17. Se rendant compte de l’heure, elle entendit soudain son estomac grogner. Elle n’avait pas mangé depuis la veille, le dîner qu’elle avait préparé. Jetant un dernier regard hésitant à sa tenue -mais elle n’avait de toute façon rien d’autre à se mettre- la gorgone se dirigea vers la cuisine pour voir ce qu’il y avait dans les placards. Elle trouva du pain, du pâté importé -de France, selon l’étiquette- et de la salade ainsi que quelques tomates. Avec un petit soupir, elle se dit que ça ferait l’affaire.

Se préparant sa salade et deux tranches de pâté, ainsi qu’un verre d’eau, la jeune femme migra ensuite dans le salon. Les documents sur lesquels elle avait travaillé la veille était toujours là, tout comme l’ordinateur. Rangés plus méthodiquement, mais toujours là. Attrapant un coussin du sofa pour le glisser sous ses fesses, la brune s’installa par terre, sur la table basse. Mangeant d’une main, elle reprit son travail de l’autre. Elle ne connaissait après tout pas de meilleure façon de ne pas penser aux tourments de sa vie privée. Se focaliser sur le boulot, c’était quelque chose qui lui venait naturellement.

Et c’est ainsi qu’Hadrian trouverait Cypress lorsqu’il émergerait de son « repos ». L’air concentré, la crinière laissée détachée dont quelques mèches venaient parfois agacer la jeune femme, une assiette vide à ses côtés et son attention focalisée sur le manuscrit qu’elle traduisait.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: lundi 08 décembre 2025, 21:45:13 »
Cypress était servie, pour cette première nuit où elle se livrait corps et âme à un homme. Hadrian était attentif, doux quand il le fallait, passionné à chaque instant… Elle n'aurait pas pu rêver mieux si elle s'était autorisée à le faire.

Les sons de leurs ébats et de la douche étaient presque couverts par ceux qu'elle émettait. Des soupirs, des gémissements, des sifflements, des cris de jouissance qui quittaient sa gorge et faisait s'exercer ses cordes vocales comme jamais auparavant. Il parvenait à lui tirer des sons dont elle ne se serait pas cru capable, des aigües et des graves, entre soprano et alto. L'étudiante n'avait plus conscience de rien si ce n'était que du corps du vampire, sa queue et ses mains, qui cognait contre le sien.

Et puis la pression des jets de la douche, venant du sol, s'appliquant directement contre sa perle.

« Ooooh, exhala la gorgone, surprise, haletante, mais définitivement réceptive. Quel déli-iii-ce ! »

L'une de ses mains se détacha du mur pour venir se presser contre celle qui s’était glissée contre son abdomen, comme pour remercier son amant de cette jouissive attention. La pression qui s'ajoutait à l'équation ne tarderait pas à la faire de nouveau admirer les étoiles du septième ciel. Aussi, quand il prévint qu'il arrivait au bout de son endurance, entre deux baisers, elle ne put que répondre par un cri étranglé tandis qu'elle franchissait une fois de plus la ligne d'arrivée.

Tout son corps se verrouilla pendant de longues secondes tandis qu'elle n'aurait plus su comment elle s'appelait si on le lui avait demandé. Ses chairs emprisonnaient le sexe mâle dans ses profondeurs ardentes alors que les vagues de plaisir surgissaient et s'échouaient contre son esprit hébété. La pression de ses parois intimes contre la hampe qui coulissait en elles le défiait presque d'égaler la puissance de cet orgasme qu'il lui offrait.

« Hadriaaaan, miaula-t-elle enfin tandis que ses jambes se dérobèrent sous elle. Oooh, Hadrian… Au nom de… La matrice d'Echidna… Ne vous… retenez plus… Je vous en conjures… »

Peut-être bien que Cypress avait surestimé sa propre endurance. Elle avait l'impression que toutes ses forces l'avaient désertée, ne laissant que les langues de plaisir continuer d'électriser chaque nerfs de son corps. Elle était vidée, incapable de trouver appui sur ses jambes, ne tenant que par la protection du vampire et le mur contre lequel elle s'appuyait plus que de raison.

Pantelante, la brunette n'avait plus conscience des serpents qui se tenaient toujours à l'écart par crainte d’être entre les deux amants pour qui seul l'autre comptait, en cet instant. Elle tressaillait encore sous le jet qui continuaient de torturer délicieusement son bourgeon sur-stimulé. Les yeux fermés, elle ne pouvait qu'espérer que son amant n'était pas aussi exténué, aussi rincé, aussi vidé d'énergie qu'elle l’était. Parce qu'elle se voyait déjà céder aux sirènes de Morphée sur le sol de cette douche diablement bien équipée.

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: dimanche 07 décembre 2025, 13:14:00 »
Le dos contre le mur, les reins martelés par les coups d’Hadrian, Cypress voyait des étoiles derrière ses paupières closes. Elle murmurait le nom du vampire comme une litanie, une prière, alors que son corps était en proie aux délicieuses tourmentes de l’orgasme. Elle avait instinctivement croisé les chevilles derrière les hanches de l’homme, s’accrochant à lui autant par le biais de ses cuisses que par ses mains qui étaient revenues s’arrimer à sa nuque. La vague de chaleur qui était née dans son centre, dans les multiples petits nerfs qui se trouvaient au niveau de sa féminité, inonda chaque terminaison nerveuse que la gorgone possédait. Les vagues d’extase était peut-être encore plus intense que précédemment.

Quand les ondes de l’orgasmes se calmèrent, la brunette rouvrit de nouveau les yeux, haletante, pour observer son amant. Elle n’eut pas le temps de faire plus qu’Hadrian la retourna pour qu’elle soit contre le mur, revenant l’investir sans tarder, déclenchant quelques petits cris surpris mais extatiques alors que la position changeait l’angle de la pénétration. Sa fleur, encore sensible, encaissa ce nouvel afflux de sensations tandis que Cypress haletait, ne sachant plus où donner de la tête. Ses mains tentaient de s’agripper au mur, ses ongles glissant contre le carrelage en vain.

« Ooh, oh, Hadrian ! Exhala-t-elle en rejetant la tête en arrière tandis qu’elle fermait de nouveau les yeux. »

Elle était incapable de dire plus. Toutes ses facultés mentales étaient aux abonnées absentes. Elle n’était plus qu’un amas de nerfs sur-sollicités, une petite boule d’extase qui ne redescendait pas de son nuage. Les mains du vampire contre ses seins, son torse plaqué contre son dos, sa queue qui labourait sans merci sa fente outragée et qui cognait délicieusement contre ce petit point sensible qu’elle ne connaissait pas encore, à l’entrée de son utérus… C’était un cocktail terrible, qui lui tirait des petits cris jubilatoires, des gémissements langoureux, des soupirs lascifs. Et sa voix… Tout contre son oreille… La gorgone ne comprit pas tout de suite le sens de ses mots, trop occupée à faire le tri entre toutes ces sensations qui l’assaillaient. Quand, enfin, la signification se fit dans ses connexions neuronales…

« Haaa… Moi non plus, Hadrian ! S’exclama-t-elle d’une voix semblable à un soupir. N’arrêtez… Surtout pas… Ooooh ! »

Les doigts de son amant étaient revenus s’occuper de son bourgeon et l’esprit de la brunette dérailla complètement. Elle siffla son plaisir sans vraiment s’en rendre compte, les yeux fermés, la tête rejetés vers l’arrière pour cogner dans les épaules du vampire. Ses reins s’activaient frénétiquement contre ceux d’Hadrian, poussant contre lui quand le bassin masculin venait claquer contre le sien. Avec plus de forces qu’on ne soupçonnerait son corps menu de posséder, Cypress poussa sur ses bras, s’écartant du mur. Elle poussa avec son dos contre l’homme qui la labourait avec autant de passion… Et se pencha vers l’avant, ses coudes trouvant appui contre le carrelage tandis que son amant ne pouvait plus que s’agripper à ses hanches pour continuer à pilonner sa fleur abusée.

« Plus fort, ne put s’empêcher de réclamer la gorgone, les jambes bien planté contre le sol apparemment anti-dérapant de la douche. Oooh, juste là, oui, comme ça, aaah ! »

Sa voix était rauque à force d’exprimer les délices qu’il lui faisait ressentir. Essoufflée. Distraitement, elle songeait qu’il faudrait sûrement qu’il la porte vers le lit lorsqu’elle serait finalement épuisée, lorsqu’ils seraient repus, encore et encore, tous les deux. Et peut-être qu’elle rencontrerait quelques difficultés à marcher le lendemain. Mais ça en valait certainement le coup. Sur l’instant, en tout cas, elle le pensait avec conviction tandis qu’elle miaulait presque sous les assauts virils du vampire. Elle ne savait pas si elle pourrait lui dire d’arrêter tant son cerveau était court-circuité par l’extase. Peut-être que le signal serait quand elle perdrait conscience ?

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« le: mardi 02 décembre 2025, 12:43:54 »
Un sourire radieux salua l'acceptation de son exploration, et Cypress se prit à soupirer de plus belle en sentant les mains de son amant contre ses hanches, son sexe se nichant entre ses fesse alors qu'il la faisait asseoir sur lui. Elle ne perdit pas de temps à retourner le baiser offert, ses lèvres semblant ne pas se rassasier de goûter celles du vampire.

Ses reins ondulèrent doucement alors qu'il pétrissait sa croupe, frottant sa perle contre son aine, ses seins contre son torse. Son bassin se releva sans se faire prier quand il en donna l'impulsion et ses genoux supportèrent son poids le temps qu'il se positionne correctement à son entrée.

Quand sa fleur se fit de nouveau ouvrir par la virilité d’Hadrian, la gorgone exhala langoureusement, sentant chaque centimètre repousser ses parois tout juste étrennées, encore sensible. Mais la brune adora chaque instant jusqu’à ce qu'elle se retrouve de nouveau remplie, frémissante contre le vampire, ses lèvres soupirant son extase contre celles d'Hadrian.

« Aaah, moi aussi… Um… Vous aussi… Pareil… Balbutia l’étudiante, incapable de trouver ses mots pour exprimer la plénitude qu'il lui apportait. »

Ses mains, jusque là agrippées aux épaules de l'homme, à sa nuque, caressèrent sa peau pâle tandis que ses cuisses se serraient autour de celles du vampire. Après un nouveau baiser, la gorgone ne semblant pas s'en lasser, elle lui offrit un sourire tendre, affectueux. Peut-être teinté d'une pointe de perversité alors qu'elle commençait à relever son bassin pour mieux le sentir coulisser en elle, pour mieux revenir s'empaler juste avant que le gland ne ressortent de ses chairs moites et brûlantes.

« Mmmh, ce ne serait… pas déplacé du tout… souffla-t-elle contre son oreille en venant lui embrasser le cou. »

Et la jeune femme commença alors à découvrir le plaisir qu'il y avait à chevaucher son amant, sur un rythme d'abord langoureux pour faire monter le plaisir, pour détendre ses chairs encore sensibles. A chaque fois qu'elle venait se rasseoir sur ses cuisses, son bourgeon frottait délicieusement contre le pubis d’Hadrian, lui tirant des petits sifflements de plaisir alors que sa langue fourchue venait caresser le cou du vampire, le lobe de son oreille ou, par instant, directement sa joue.

Cypress se découvrait joueuse, taquine, maintenant qu’elle savait à quoi s'attendre. La pluie de la douche lui paraissait bien plus fraîche que son corps qui surchauffait, qui s'embrasait sous le plaisir qui courait dans ses veines. Ses mains continuaient leur manège tandis que ses reins prenaient de la vitesse, venant tantôt s'agripper à ses épaules, tantôt se glisser dans ses cheveux, griffant parfois légèrement quand elle ressentait l'extrémité du sexe mâle frotter un point sensible, orgasmique, au creux de ses reins.

« Hadrian, ne pouvait-elle s’empêcher de murmurer. De soupirer. De gémir. Oh, Hadrian… Chantait-elle alors que la force avec laquelle elle se laissait retomber sur son sexe s'intensifiait. »

Si la gorgone n'avait jamais su mentir de façon convaincante, c'est parce que son visage -les expressions que l'on pouvait y lire- la trahissait. C'était bien embêtant quand il s’agissait de nier être une humaine parfaitement normale. Mais, dans ce cas précis, à l’instant présent, ce devait être une aubaine pour le vampire car il pouvait y lire l'extase qui se reflétait sur ses traits. Chaque micro-expression trahissant son plaisir, dénotant le moment précis où sin chibre touchait un point sensible, l'aidant à repérer de quelle manière l'amener plus tard à l’orgasme en quelques coups de reins.

« Hadrian, répéta la jeune femme, délogeant l'une des mains de l'homme pour l'amener avec la paume contre sa perle. Frottez ici… S'il vous plaît… »

Et son rythme augmenta encore, devenant plus vif, plus vigoureux, alors qu'elle chassait l'orgasme qui enflait entre ses reins. Le souffle court, la brunette s'empalait avec force contre le membre rigide, ses parois intimes se contractant de plus en plus autour de lui, annonçant sa jouissance proche.

Les yeux fermés derrière ses lunettes aux verres trempés de gouttelettes, Cypress finit par se verrouiller toute entière autour du vampire. Autour de son sexe, de ses cuisses, de ses épaules. Le plaisir déferla en elle alors qu'elle haleta encore le prénom de son amant, les reins arqués, secouée de petits soubresauts alors qu'elle ondulait presque frénétiquement contre lui.

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