Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Jack Marston

Pages: [1] 2 3 ... 27
1
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« le: vendredi 27 mars 2026, 02:59:16 »
Jack aurait dû tenter sa chance et déplacer directement son nouvel engin vers la Base. Là-bas, avec la couverture de Mnemnys et les services disponibles, il aurait pu le remettre à neuf en attendant de se trouver un véritable équipage digne de ce nom. Mais, sur ce roc reculé où seuls les retraités de la vague de colonisation étaient restés, il ne trouvait rien de bien convenable. Ses rêves d’équipage brillant à l’assaut des primes s’envolait peu à peu tandis que Kira, elle, ne donnait plus de nouvelles.

A l’origine, l’accord stipulait que les propriétaires l’aideraient à amener le vaisseau à bon port, prévoyant un déplacement jusqu’à la Base pour rejoindre rapidement leur monde natal pour leur retraite. Mais les plans avaient changé : les vieux avaient trépassé et l’héritier, vieux célibataire débraillé et pilier de comptoir local réputé, avait donné une bonne ristourne en plus de celle convenue pour prendre son cash et partir le claquer. Depuis, Jack était coincé ici, mais il avait réussi à mettre la main sur un ancien mécanicien de fond, un pilote de navette stellaire et un autre débrouillard clairsemé qui voulait juste un taxi et payerait de ses services en cas d’avarie. En théorie, il avait de quoi partir, mais c’était loin d’être idéal. Si seulement il avait trouvé un médecin, un infirmier, un secouriste, qui que ce soit capable de gérer une blessure s’il était indisponible en cas d’accident !

Le sort allait lui donner une chance tout en lui jouant un tour. Il venait de finir de brancher son scanner de faille tekhan modifié au poste de navigation et prenait un bol d’air pour se rafraîchir les idées et se décider sur son départ quand il vit une silhouette dégingandée courir dans la direction de la petite aire de service où plusieurs vaisseaux séjournaient outre le sien. Pour être honnête, en-dehors du ravitailleur en eau qui faisait tous les jours la navette et était en train de regonfler le réseau public de la colonie à ce moment, son vaisseau était le seul ayant l’air de pouvoir voler, et le seul disponible. Mais ce type solitaire, qui qu’il soit, devait avoir repéré les formes au loin et espéré de l’aide. S’il s’était accidenté dans le désert, nul doute qu’il avait hâte de recevoir de l’aide.

« Rick ! »

Le vieux squatteur passa sa tête au haut de la passerelle.

« Amène de l’eau, tu veux ? Et les jumelles. »

Le vieux ne dit rien, disparut, et revint un instant plus tard avec une gourde et des jumelles. Jack le remercia, récupéra les objets et passa la gourde dans une poche de sa tenue de pilotage pratique avant de porter les jumelles à ses yeux, découvrant enfin l’individu qui haletait en accourant par ici. C’était juste un Humain, en apparence. Mais il semblait plus anxieux que joyeux de voir de la vie. Est-ce que… ?

« Putain de merde… »

Jack n’était pas là depuis longtemps, mais il savait que cette colonie était en proie à un problème de criminalité endémique. Pas assez peuplée et rentable pour la corporation l’ayant bâtie, pas assez importante pour que des autorités interstellaires proposent leur soutien, et déjà trop sous la coupe du banditisme pour inciter des courageux à fonder une milice, elle était soumise au régime quasi féodal de plusieurs bandes se disputant les miettes restantes. En voyant une silhouette voler derrière lui et plusieurs tirs d’arme énergétique suivre dans sa direction, le chasseur de primes comprit immédiatement le problème.

Montant sur la passerelle, il gueula des ordres sans appel :

« On se tire ! Allumez les moteurs ! Cap sur Epsion ! »

Pendant qu’il réfléchissait, Jack avait repéré une prime intéressante et à sa portée sur le chemin de la Base. C’était un léger détour, et ça lui permettrait de payer les gars pour le voyage avant de s’occuper des affaires sérieuses une fois rendu. C’est donc là-bas qu’il allait. Mais, pour ça, il devait déjà décoller, et il préférait prendre les devants avant de faire la connerie qu’il allait faire.

Retournant au sol, il commença à marcher vers l’inconnu en lui faisant de grands signes. Tant pis si le mec était du gibier de potence, il ne pouvait pas le laisser se faire lyncher, ce qui finirait par arriver s’il le laissait là. Et si c’était le cas, il finirait par le savoir, et c’est lui qui le livrerait aux autorités contre prime.

« Hé ! Toi là-bas ! cria-t-il, Par ici ! Vite ! Allez ! »

Jack défit son holster, alluma son pistolet par prudence, et continua d’avancer, se préparant à l’attraper. Lorsque le gars arriva à son niveau, il l’attrapa sous les bras et le souleva presque en se mettant à courir avec lui. Le reste de la distance fut une formalité pour Adel, qui se retrouva presque traîné dans la poussière rocailleuse, puis en haut de la passerelle d’embarquement. En haut, Jack enfonça un bouton et la passerelle se rangea.

« Go ! Go ! Go ! On y va ! »

Un vrombissement fit trembler l’engin et la force qui menaça de les clouer au sol leur laissa savoir que le vaisseau s’élevait rapidement dans les airs. Il y eut un instant de flottement et de fureur avant que le calme ne vienne. La force centrifuge se calma, puis disparut, et le moteur prit un rythme de croisière. Des crissements métalliques peu rassurants firent grincer Jack des dents tandis qu’il observait, alerte, la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Mais il se détendit en soupirant et aida Adel à se mettre sur pieds.

« Tu t’étais mis dans de sacrés ennuis, observa-t-il calmement. Je m’appelle Jack. Toi, t’es qui ? »

2
Vous nous quittez déjà ? / Re : Très chers, votre hypocrite Lecter.
« le: jeudi 26 mars 2026, 22:30:37 »
Notre aventure t'attend toujours. Prends soin de toi ! Au plaisir de lire ta nouvelle inspiration. :D

3
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: mardi 17 mars 2026, 05:27:04 »
Il va falloir au moins 8 Je Vous Salue Marie après des pensées pareilles...

4
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: lundi 16 mars 2026, 00:24:36 »
Puis rire en trinquant pendant 6 au moins, oui!

5
Le coin du chalant / Re : Adel Esplana, ouichalant
« le: mercredi 11 mars 2026, 22:32:04 »
Hola, et bienvenue encore !

Je peux te proposer des trucs SFW, si tu en recherches. ;D

Avec Jack ici présent, le côté science-fiction peut être exploré. La perspective du décalage me fait beaucoup rire et j'ai déjà en tête une ébauche potentielle de scénario dans lequel Adel se retrouve dans des ennuis après avoir fait une grave erreur (tomber sur un deal, violer une zone défendue en cherchant un hublot...) et trouverait une place sur le nouveau vaisseau de Jack (en mentant peut-être sur ses compétences, pour pouvoir s'enfuir ?) où il apprendrait pas mal de choses sur le vaste univers avant d'être déposé à bon port. Jack connaissant les failles et ayant acquis et fait améliorer un détecteur, il pourrait retrouver le chemin de son monde à terme.

Je vois une autre possibilité avec Weyrith, mon nouvel empereur d'Ashnard. Là, je me dis qu'Adel peut être pris dans le sillage d'une armée ashnardienne, être emprisonné, repérer une corruption sur lui (rien que la gemme a son front est magiquement programmée pour le consumer s'il se tournait contre le Cercle de l'Oubli, on peut parler détails si tu es intéressé) et tenter de l'avertir. Il ne parviendra pas forcément à régler le problème ou à obtenir l'objet problématique, mais il sera pris au sérieux à terme et relâché avec une petite indemnité en guise de discret remerciement.

Dis-moi si ça te va !

Tu peux m'écrire sur ce compte en MP, ou passer par Discord. ;)

6
Prélude / Re : Adel Esplana [Vanéalidé !]
« le: mardi 10 mars 2026, 09:52:53 »
Bienvenue à toi ! Et merci à Dei' de harceler encourager des ami.e.s à nous rejoindre !


7
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: lundi 09 mars 2026, 07:39:05 »
Est-ce que c'est à 8 clos, ou on peut regarder ?

8
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: vendredi 06 mars 2026, 20:30:38 »
Rendez-vous au 7 heures pour le savoir !

9
Base Spatiale / Des vies dans les étoiles Acte 2 - Nouveau départ sur Ravena
« le: samedi 28 février 2026, 07:03:40 »
Cinq semaines étaient passées depuis les événements d’Hyperion IV, mais, pour les six survivants de l’horreur, les choses étaient encore fraîches. Ils revoyaient les monstres la nuit, lorsqu’ils fermaient les yeux. Newt, surtout. La DAC n’avait rien arrangé à la situation, ajoutant une paperasserie toute formelle et matérielle sur une tragédie humaine de proportion catastrophique, mais qui n’était malheureusement ni exclusive ni solitaire dans la vaste expansion erratique de leur espèce à travers l’espace infini. Le darwinisme était la règle de la Frontière.

Voilà donc deux semaines à peine que les derniers Fortuna MERCS et leur camarade le chasseur de primes indépendant étaient arrivés sur Ravena, attendant des papiers leur permettant officiellement de toucher leurs indemnités et officieusement de prendre congé.

Deux semaines pendant lesquelles leur groupe s’était réduit d’un membre, Newt ayant été saisie par les services sociaux et envoyée, huit jours plus tôt, vers une autre planète où l’attendait un oncle, son plus proche parent.

Deux semaines pendant lesquelles on s’était résolu à se lâcher un peu, à se reposer et à prendre des quartiers séparés, chacun prenant un petit logement trouvé pour eux sur place par la DAC et payé par la compagnie, à titre provisoire, le temps que la désagréable bureaucratie corporatiste en ait fini avec eux.

Pourtant, les frères et sœurs d’armes se visitaient souvent, et ils buvaient toujours ensemble le soir, au même bar bruyant où ils pouvaient parler sans qu’on les entende.

Mais ils se visitaient rarement pour discuter. En fait, depuis le départ de Newt, la porte de Jack s’ouvrait régulièrement. Parfois, c’était Rory qui venait le tirer de ses songes. Le plus souvent, ceci dit, c’était Kiralynn. L’une comme l’autre venaient chercher du réconfort et un moment d’oubli auprès de lui, et il s’exécutait toujours avec joie. Avec Kira, cela dit, c’était différent. Sa ressemblance avec sa défunte sœur rendait toujours les choses plus intenses, mais aussi plus compliquées.

Un verre d’eau à la main, le Tanexien se perdait dans les cieux pâles de la petite étape coloniale en pensant à la petite Newt. Il espérait qu’elle trouverait un oncle digne et une famille aimante. On avait refusé de les renseigner. Le chasseur de primes comptait quand même faire jouer ses contacts pour la retrouver, un jour, et s’assurer de son bonheur.

D’abord, il devait évidemment remplacer Lina. Pas remplacer la sœur morte par une autre, mais son petit appareil personnel, laissé sur les sables rocheux. Il l’avait accompagné depuis presque aussi loin qu’il avait déserté l’armée ; presque aussi longtemps que la mort de sa Lina. Aujourd’hui, le deuil de son vaisseau en portait un autre. Il en était conscient et se sentait mélancolique.

Pour ne pas sombrer dans celle-ci, et dans l’attente, il pensait à l’avenir. A un renouveau. Il avait quitté le Masterclass et il était temps de faire sa propre route. Proprement. Le chèque qu’il allait recevoir pour son silence, négocié indépendamment avec la DAC, allait lui permettre, avec ses économies et un prêt relativement léger, d’acquérir son propre bâtiment, un enfin de chasse digne de ce nom, avec cellules et quartiers, propre et en bon état. C’était un nouveau départ qui se dessinait. A Ravena, petite bourgade de quelques milliers d’habitants au bout de l’espace intégré, il ne trouverait rien. Mais il avait potassé les réseaux pour repérer des opportunités et était à quelques correspondances de navette d’occasions vraiment alléchantes.

La grande question était de savoir si cet avenir inclurait Kiralynn. Il n’aimait pas considérer un avenir avec elle, comme elle le renvoyait à sa sœur qu’il avait toujours peine à oublier, mais il ne pouvait pas ne pas prendre en compte l’éventualité. Un truc se passait entre eux et il lui semblait correct d’évaluer toutes les options, avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Il était vrai que Kira ferait un excellent second, en plus de tout le reste.

Ses pensées s’arrêtèrent lorsqu’il entendit sa porte claquer dans son dos, et bientôt les mains de la brune glissèrent autour de ses flancs et sur son ventre pour l’enlacer. Il recula d’un pas pour quitter le balcon et se tourna vers elle, croisant son regard en silence et portant sa main à sa nuque pour, se penchant sur elle, attirer sa bouche à la sienne et l’embrasser passionnément.

« Tu n’es pas déjà restée tard, hier soir, la taquina-t-il ?»

Il est vrai qu’hier soir, déjà, son passage s’était prolongé. Ils avaient été particulièrement vigoureux et demandeurs et elle était repartie éreintée. Il avait voulu la raccompagner, mais elle habitait tout près, et la ville était, au moins, extrêmement tranquille. C’était souvent le cas des villes possédées par des corporations, surtout quand il n’y avait pas de ville sur la planète où se replier pour pas cher en cas de soucis.

10
Le plan se déroulait divinement bien. En tant qu’ancien marshall, Bob avait déjà eu affaire à des coffres. Il savait comment les utiliser, les manipuler, et il était allé très vite, lâchant un ricanement de triomphe en découvrant les billets et en attrapant un premier sac pour le remplir des liasses bien rangées, les soulevant par pelletées des deux mains pour les redéposer dans leur écrin de jute, remplissant un sac avant de passer au suivant. Il allait vite. Trop vite.

Tout le monde était distrait, par l’avidité ou par l’abattement. Tout le monde, sauf Calpurnia et Buck, qui faillirent bien sauver la situation et mener un vrai coup d’éclat dans leur action. C’était sans compter sur le sort ; sur Grat se tournant juste à cet instant pour prévenir ses frères que le saloon commençait à se vider doucement et qu’il fallait accélérer encore, et qui se trouvait en parfaite position pour éliminer le vieux garde avant qu’il cherche à le désarmer ; sur Bill qui, hésitant, ne manqua pas d’armer le chien de son revolver, pressant la jolie blonde juste assez pour la faire tirer trop tôt, sans viser, abîmant le chambranle de la porte de service tout en se sauvant elle-même, Bill faisant un écart et la loupant de peu.

Pendant une seconde, il y eut un flottement, puis il y eut l’interruption du prêtre qui gâcha tout. Il stupéfia les victimes, et donna aux malfaiteurs le temps de répondre. Attrapant un sac, sautant sur le dos des propriétaires affalés au sol, Bob s’était jeté sur Calpurnia et la chute du lourd et âpre sac de toile rempli sur son poignet la désarma net. Son colt frappa le sol brutalement, se déchargeant sous le choc et, tel un acte de Dieu, la balle alla se loger entre les yeux de l’homme de foi, qui périt net. Bill se jeta sur elle à son tour, la percutant de l’épaule et l’écrasant sur le mur, lui coupant le souffle et la sonnant.

Bob — « Putain de merde ! cria un Bob contrarié. »

Grat — « Les gars, interrompait Grat en se dépatouillant et en se relevant, on doit y aller ! »

Bob lâcha un autre juron et Bill, se frottant l’épaule, courut vers le coffre pour reprendre le travail. Trois sacs étaient remplis. Un autre sac était presque rempli. Un dernier, et ils auraient tout. Ils seraient riches. Et le voleur, refusant d’abandonner, s’y attela avec l’énergie du désespoir.

De son côté, Emmett arriva et se figea en découvrant les morts. Bob lui demanda si les chevaux étaient toujours là, et il acquiesça. Alors, le meneur soupira et il se baissa devant Calpurnia, armant le chien de son arme et la lui glissant brutalement en bouche.

Bob — « J’devrais te faire péter le caisson, salope. C’est ta faute tout ça ! »

C’était tout autant la sienne, sinon plus, mais il était en position de force et donc en position de faire la pluie et le beau temps. Son regard croisa l’azur de ceux de la fille, et il la détailla plus. Son regard se teinta d’une lueur morbide et il appela Grat.

Bob — « Combien de temps ? »

Grat — « On devrait déjà être parti, s’agaçait l’aîné. Pffff je sais pas… Deux, trois minutes ? Ça va être chaud, putain ! Le shérif est là, je crois que ça parle des coups de feu. »

Bob sourit sournoisement et l’appela. Grat quitta son poste, soucieux de participer à finir tout cela et à fuir maintenant que son rôle de guetteur à l’avant était devenu désuet. Il mit Calpurnia en joue à son tour, et garda un œil sur les banquiers désespérés et tremblants, tandis que Bob alla cruellement défaire les deux gardes décédés de leurs ceintures.

Grat — « Qu’est-ce que tu fous, putain ?! »

Bob — « Je nous souscris une assurance-vie. »

Grat — « Quoi ?! »

Lorsque Bob revint et attrapa les bras de la blonde, Grat comprit vite et il aida son frère pour empêcher la fille encore à moitié dans les vapes de se débattre trop fort. Ils prirent quelques coups de griffes et de talons, mais ils en sortirent à bons frais et ligotèrent fermement poignets et chevilles.

Dans le même temps, Bill avait appelé Emmett à la porte et ils avaient chargé les sacs remplis.

Bill — « Vous foutez quoi ?! On y va ! Allez ! Allez ! »

Bob lança un dernier regard aux banquiers avant de ranger son arme.

Bob — « Vous avez de la chance que le plomb coûte cher… »

Sur ce, il saisit Calpurnia par les épaules, et Grat par les jambes, après lui avoir enfoncé un mouchoir dans la bouche et avoir tiré la ceinture du prête pour la bâillonner sans douceur. Les deux aînés foncèrent par la porte de service avec leur otage, furieuse, qui tentait de se débattre et de crier en vain. Ils la chargèrent sur le cheval de Bill, le plus en forme, et Emmett, plus léger des frères, prit son sac en plus du sien.

Au moment de partir, les frères furent néanmoins surpris par l’irruption de deux hommes au coin. Ils portaient des étoiles en laiton. C’étaient le shérif Russ Lockwood et son fils et son fils et adjoint de circonstance, Colton. Le vieux roublard avait déjà épaulé son fusil et était prêt à tuer lorsque son second hurla et poussa le canon en l’air. La détonation partit vers les cieux, alertant toute la population, mais aussi les chevaux. Toute stupeur fana chez les Dalton et ils prirent la poudre d’escampette dans la seconde pendant que les deux hommes de loi luttaient. Rouge de colère, le shérif braillait sur son con de fils, mais celui-ci bégayait, les larmes aux yeux, refusant de mettre en danger son aimée.

L’assurance-vie avait fonctionné et Dieu, aujourd’hui, ne favorisait que les mauvais. Ceux-là filèrent au-dessus de la colline et, à bride abattue, se dirigèrent vers le ruisseau tout proche, à sec, mais rocheux, pour ne pas laisser de piste et compliquer les recherches inévitables qui auraient déjà de longues minutes de retard sur eux à présent, et peut-être jusqu’à une heure pour rameuter des adjoints, leur faire prêter serment, donner les ordres et préparer les équipements.

Les Dalton avaient presque réussi leur coup. Il fallait maintenant qu’ils confirment leur fuite. Car les Lockwood ne les laisseraient pas filer si facilement.

Dans leur précipitation, ils avaient convenablement oublié Andrea Plower. Grande perdante de l’affaire, elle finirait certainement au bout d’une corde sur la rue principale lorsque, lassée d’attendre au point de rendez-vous, elle rentrerait faire ses bagages, et se ferait intercepter par la foule en colère.

11
Coucou tout le monde !

C'est fou ce que le temps passe vite quand on galère !

Je tiens à vous signaler que je suis en vie. En fait, je reviens. J'ai été retenu par pas mal de soucis, de bouleversements variés et d'affaires personnelles qui m'ont clairement trop longtemps tenu la jambe et je n'en peux plus de ne pas m'amuser !

Alors, le bon côté c'est que je suis gonflé à bloc pour écrire, même si le temps me manque toujours. Disons que, quand j'écrirai, j'écrirai bien et avec grand plaisir, et j'espère donc retrouver mes chères et chers camarades en grande forme !

N'hésitez pas à me poker en DM ou sur Discord si vous voulez discuter de ce qui va se passer !
D'ailleurs, en parlant de ça, je fais partie de ces paranos qui ont largement débranché de Discord, mais je reste sur place pour rester en contact avec vous. Je réponds aux DMs et je m'implique dans ce qui relève du RP. Pour ce qui est personnel, vous pouvez toujours me suivre sur SimpleX ou sur Stoat, si vous êtes le même genre de révolté.e numérique. ;D

A très vite !

12
One Shot / Re : Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: vendredi 09 janvier 2026, 05:20:54 »
Maintenant qu’il avait décidé de se laisser aller, Enzo oubliait progressivement ses réserves du début, la timidité que lui avait inspiré la femme d’expérience, la légendaire Himeko. Il avait cédé à l’appel du fantasme et le fantasme, en se réalisant, lui ouvrait de nouvelles portes insoupçonnées. Il avait craint qu’il n’éclate, ne se brise entre ses mains, mais il était bien là, elle était bien vissée à sa queue, le goûtant avec appétit, branlant un gars à côté de lui, se touchant avec un chou suintant de liqueur, et la seule chose qui le frappa fut le naturel de la situation, et il perdit toute appréhension.

Jin n’avait pas eu cette difficulté. Passer outre l’angoisse et l’appréhension était devenu naturel pour lui. Être host, c’était s’exposer sans arrêt et prendre des raclées morales monumentales, c’était vivre à la marge aussi. Malgré son jeune âge, ce qui inquiétait les Japonais de sa génération était bien éloigné de ses propres anxiétés. Quand elle l’avait saisi fermement de la main, il avait juste souri et avait commencé à coulisser du bassin en chœur avec elle, se faisant du bien dans sa main tout en contrôlant quand même la chose. Il ne s’agissait pas d’ajouter sa crème trop vite.

« T’es trop bonne avec nous, mamie. Continue, tu me fais jouir. »

« Oh, oh ouais m… mamie, suce bien ma sucette. »

L’Australien, de son côté, leva les yeux au ciel avec un sourire et se détacha enfin de son point d’observation pour venir tranquillement les rejoindre. Arrivant dans le dos d’Himeko, il posa un genou à terre en se plaçant contre elle, et il passa un bras sous le sien pour attraper sa poitrine opulente et la palper joyeusement tandis que l’autre main allait rejoindre les doigts farfouillant sa fente, se glissant sous la petite lingerie superflue en la faisant craquer à moitié et la frottant sournoisement.

« Ca va, tu t’amuses bien, mommy ? »

Le salaud prenait le rôle du paternel des deux autres et entrait clairement dans son jeu incestueux, lui donnant de la maman sans laisser douter une seule seconde de ses intentions dégueulasses. D’ailleurs, il poussa le chou dans son vagin avec deux de ses épais doigts en les enfonçant en elle, glissant les six phalanges sans se tenir pour venir la frotter au fond et taquiner ses points les plus sensibles.

« Vas-y, fais-leur bien plaisir. Quand ils seront mûrs, je vais les faire remplir ta grosse poche à douille et j’y rajouterai ma dose. Et ça ne fera que commencer, là, vilaine gourmande. »

13
Cette inconnue était angoissante. Jack ne s’expliquait déjà pas comment elle avait pu survivre, ce que pouvait bien être cette capacité qui lui avait permis de se protéger ainsi. Il ne savait pas si elle était humaine. Il ne savait rien, pas même son nom. Alors, quand elle commença à approcher, il avait bien failli dégainer, cette fois. Il avait fait le pas en arrière, prêt à mettre en joue et à tirer, mais… quelque chose, une impression, le flair peut-être, le persuada de ne rien faire.
Et il reçut des informations. Rien de personnel, mais une vague mise en contexte. Il y avait eu des combats. Une bombe. Quelque chose avait très mal tourné, et les responsables étaient en fuite. Ceux qui avaient tué son ami et tous ces gens s’en étaient sortis et devaient profiter de ce pour quoi ils avaient laissé une telle désolation derrière eux.
Et elle… Elle était persuadée que son frère était leur prisonnier. Il voyait un tableau se dessiner, et il était prêt à agir lorsqu’il sursauta à son coup sur la carlingue. Mais sa main avait déjà quitté son arme, aussi ne fit-il que froncer les sourcils et se gratter la gorge.

« Ouais, ben, ne me dégomme pas Lina avec tes gros poings, parce qu’on va en avoir besoin. »

Sans un mot de plus, il pivota et alla se glisser dans le cockpit, entrant des coordonnées. Le vaisseau se mit en mouvement et il la rejoignit aussitôt.

« En arrivant, j’ai remarqué que la plupart des satellites avaient échappé au pire. On peut peut-être se connecter au réseau de gestion du trafic et voir les derniers vaisseaux à être partis d’ici. »

En tant que chasseur de primes sous licence, il avait un accès à ce genre d’informations, et il en usait beaucoup. Il allait vite trouver une piste.

« En attendant… »

Il avisa la femme, nue et épuisée, et il fronça le nez. Elle était sacrément bien foutue dans son genre. Elle était dans un sale état et elle lui foutait les jetons, mais elle était sacrément jolie. Dommage qu’il faille couvrir une silhouette pareille.
Il ouvrit un casier et en sortit des habits simples : boxer, pantalon de survêtement gris, t-shirt noir, sweater gris… Une tenue de sport et de détente banale qui détonnait avec sa combinaison tactique et pratique, grande pour elle, mais suffisante pour l’urgence des besoins.

« T’as de la bouffe dans le coffre là, au bout derrière toi. Enfile ça, mange un truc et repose-toi, tu veux bien ? Je te tiens au courant. On va les choper, ces enculés. »

Retournant à la cabine, Jack attendit la sortie du champ de débris et put se reconnecter au réseau satellitaire. Il trouva vite une entrée dans le réseau trafic et commença sa petite enquête. Ils devaient aller vite pour éviter que la piste refroidisse.

14
One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« le: vendredi 09 janvier 2026, 02:07:31 »
Amanda Plower quittait la ville dans un petit attelage lorsque les Dalton y entrèrent. Ils se glissèrent entre deux bicoques en bois avec leurs montures et firent irruption dans la rue ; la seule rue de la ville, en effet. Et celle-ci était assez animée, surtout selon les standards des environs. Ici, les gens connaissaient le jour du passage de la diligence. Ils venaient alors de partout pour déposer leur courrier avant de venir retirer leurs paies et récupérer les lettres arrivées. Ensuite, peut-être, ils iraient s’acheter quelque chose, et probablement se saouler un peu plus au saloon.
Celui-ci était plein à craquer et l’ambiance y était à son comble, signe que les hommes s’y amusaient encore. Ils finiraient par se calmer et par sortir, mais pas tout de suite. C’était tant mieux. Ça leur laissait un peu de temps.

Les quatre frères ne s’arrêtèrent pas directement à la banque, mais attachèrent leurs chevaux au poteau du tailleur, juste à côté. Ils ne comptaient pas alerter immédiatement le gardien à la porte, le vieux Buck. L’ancien cow-boy était peut-être boiteux et constamment figé sur la chaise sur le perron de l’établissement, mais il avait une réputation de fine gâchette et de bon œil. Ils avaient de la chance : il était en train de sourire après qu’une blonde stupéfiante soit rentrée dans la banque. Emmett l’avait vue en premier et n’avait pas refermé la bouche jusqu’à ce que Grat s’en occupe avec un ricanement, et Bob avait étouffé un sifflement.

Bob — « Merde, ça doit être la fille des Tanner. Amanda en avait parlé, mais elle a clairement pas rendu justice à la gamine. »

Bill — « Elle a dû avoir peur que tu la délaisses pour la petite jeunette pimpante du coin ? »

Bill ricana, accompagné d’un Emmett un peu intimidé. Bob lui lança un regard noir, mais ricana à son tour :

Bob — « Elle a un peu raison, surtout que c’est pas une jeune fille. Elle a l’âge de maturité et tout. »

Emmett — « Elle m’a quand même l’air sacrément fraîche encore. »

La remarque d’Emmett prit ses deux frères de court, qui faillirent exploser de rire en le voyant rougir de sa propre audace. Mais Grat les remit d’équerre, comme souvent :

Grat — « On se concentre sur la banque, les p’tits. Vous pourrez baiser tout ce qui bouge sur la route si on réussit ce coup. »

Ça, les frères Dalton l’entendaient bien. La perspective renouvelée de centaines, peut-être quelques milliers, de dollars les ramena à la réalité et à leur objectif. Et, vérifiant leurs armes et leurs chaussures, jetant des regards alentour, ils longèrent enfin le tailleur pour approcher de la banque dans l’angle mort de Buck.
Ce dernier les entendit malgré tout arriver, et il grommela une menace sévère.

Buck — « Je connais les hommes, messieurs, et vos pas ne me disent rien de bon. Pourquoi ne pas aller vous tranquilliser au saloon et me laisser finir une autre journée tranquille ? »

Les frères s’étaient figés, mais ils étaient prêts. Et ils étaient, aussi, tout près. En tête, Bill le toisa en remarquant la main ridée se diriger vers son holster.

Bill — « Ta main n’est plus assez rapide pour ça, Weaver. »

Buck — « Va dire ça à celui que j’ai dessoudé la semaine dernière, caqueta le vieux de son timbre usé. Allez, gamin, va donc vivre ta vie sans histoires. »

Le vieux Buck tourna son regard vers eux et examina leurs regards. Il connaissait la réponse sans devoir l’entendre : ces gens ne reculeraient pas. Tant pis.
Il essaya de se lever assez vite, son arme déjà en main mais bloquée par le bras de la chaise. Bill en profita et frappa ses vieilles jointures, lui faisant lâcher son revolver dans un grognement douloureux. Derrière lui, Grat et Bob et s’emparèrent du vieux pour passer la porte avec lui et le jeter par terre au milieu du petit établissement. Il y avait là le révérend, venu quêter l’attention de la petite, qui sursauta et tomba de sa chaise. Weaver s’étala au sol en geignant et les Dalton envahirent les lieux.
Tout alla très vite. Emmett se posta à la porte tandis que Bill fonçait bloquer l’accès arrière. Boetia cria, Lucius pâlit en se figeant et le courageux McCready se jeta sur sa carabine, prêt à en découdre. Grand mal lui prit, mais il n’attendait que de mourir au feu depuis la guerre, en vérité, et ce jour était venu. Bondissant sur le comptoir, Bob lui décocha trois balles en pleine poitrine et l’homme se relâcha soudain, s’effondrant piteusement au sol, totalement désarticulé, mort sur le coup. Boetia cria encore, les larmes se joignant à la peur, et elle saisit sa fille avec angoisse tandis que Bob sautait enfin sur le banquier. Grat, méticuleux, posa la semelle dans le dos de Weaver et lui siffla de rester immobile. Le cowboy lutta, mollement, mais dut se résoudre à son impuissance, et il s’écrasa en reniflant de dépit.

Buck — « Merde… Désolé, je… Merde… »

Bob — « Ecoutez-moi bien, bande de cochons dodus, lança un Bob au sommet de sa forme ! Nous venons retirer une forte somme du coffre. Merci de ne pas nous emmerder!! pendant ce temps, ou vous finirez comme ce con de vétéran trop fier. Vu ?! »

Il glissa son regard sur Calpurnia, la détaillant de bas en haut et croisant son regard en se léchant les lèvres du bout de la langue. Ouais, elle était maigrichonne, mais sacrément bonne. S’il n’était pas si excité par la violence du moment, elle l’aurait assez excité pour lui donner une gaule de tous les dieux.

Grat — « Mr Tanner, je suis Grat Dalton. Je vais vous demander d’ouvrir à mon cher frère, Bob, afin que nous puissions procéder. »

Et l’aîné braqua sa femme pour le motiver. Le banquier faillit flancher sur ses jambes de coton, pâle comme un mort, mais il secoua la tête, se refusant à s’exécuter. Il savait que s’il perdait cet argent, ce serait la ruine pour lui. Il n’avait pas pris la peine de prendre une assurance, se pensant bien assez loin de la vraie frontière et bien protégé par ses deux soudards. Et puis, les Dalton n’étaient pas censés être ici !

Lucius — « [color=ad85e4]Vvvv-vous pou-pou-pouvez la-la-la flinguer, si vous voulez ! Je ne vous donnerai pas le code ! Non ![/color] »

Les Dalton s’exclamèrent, pas étonnés mais amusés par le tour de la situation.

Bob — « Tu veux voir claquer ta femme, alors ? »

Lucius — « [color=ad85e4]Cette femme infidèle ?! V-v-vous croyez q-q-q-que je ne la voyais pas flirter avec ce salaud d’Écossais ?! Bon débarras ![/color] »

La mère piailla, scandalisée, avant de rétorquer, d’une voix rendue suraiguë par la peur autant que par l’indignation :

Boetia — « [color=acf079]Tu crois peut-être que je ne sais pas que tu couches avec cette traînée, espèce de porc ?![/color] »

Les frères éclatèrent de joie, stimulés par la situation et, cette fois, bien étonnés. C’était bien vrai, ce qu’on disait : il ne fallait jamais sous-estimer une femme.
Mais ils perdaient aussi du temps, et les cris et les coups de feux allaient alerter la population. Il fallait agir, vite, avant que les habitants commencent à s’activer et préviennent le shérif.

Bob — « Bon, allez, allez, c’est pas si grave… Je le connais, le code. »

Pendant ce temps, Grat fit un signe au petit.

Emmett — « Emmett, laisse tomber, amène les chevaux derrière tant que c’est possible. »

Emmett hocha la tête et sortit, rangeant son arme et allant, tête basse, détacher les chevaux pour les conduire à la porte de derrière tant que personne n’y regardait de trop près. Grat, lui, rappela à Weaver de ne pas bouger et alla prendre sa place.
Bob, lui, continuait de cuisiner Lucius en le secouant.

Bob — « Alors, t’as déjà entré un code ?! T’en étais à combien ?! 24 ?! Ou 18 ?! »

Le banquier, anéanti par l’humiliation de son accusation publique et par l’ampleur de son échec, restait coi. Finalement, Bob le frappa de sa crosse sur la tempe et la laissa se vautrer au sol, lui crachant dessus.

Bob — « Putain de goret ! Bill ! Garde-les à l’œil ! »

Bob se mit au travail sur la porte du coffre et entama la séquence de déverrouillage, espérant ne pas la prendre en cours de route. Si c’était le cas, ils allaient encore perdre un temps précieux. Et ils devaient faire vite.
De son côté, Bill, dans l’embrasure de la porte de service, pointa son arme sur les deux femmes, croisant leurs regards d’un air inquiet. Le révérend, lui, restait silencieux et immobile, marmonnant des prières muettes en tremblant comme une feuille.

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Base Spatiale / Re : Les rescapés d'Hypérion IV [Pv.]
« le: jeudi 08 janvier 2026, 09:49:53 »
Acte 3
Exterminatus et Evacuatus

▪ ▪ ▪

Une fois de plus, il y avait eu la violence, le sang, la puanteur, l’épuisement. Les sens s’étaient presque éteints, se limitant au strict essentiel pour continuer d’avancer, ne pas paniquer, réagir, pousser plus loin. En arrivant à destination, il n’y avait plus qu’un seul impératif : se débarrasser de l’arme de fortune qu’il avait ramassé et installer la petite. Puis, s’installer. Et puis…

Il n’y avait eu que cacophonie et agitation, puis tout s’était arrêté, le calme avant la tempête. La pressurisation avait instinctivement prévenu Jack, qui avait placé ses bras en croix, vidé lentement ses poumons et fermé sa bouche, contracté tous ses muscles, et supporté l’ascension du mieux qu’il le pouvait avant de rouvrir les yeux, enfin.

En impesanteur, il reprit ses esprits, lentement. Le silence s’était posé sur leur scène ; ou du moins le croyait-il. Il tâtonna pour trouver Newt en premier, et, en la sentant agripper sa main et pleurer, il réalisa qu’il n’entendait simplement rien. Il ouvrit grand la bouche, bailla du mieux qu’il put, encore et encore, jusqu’à ce qu’un sifflement lui débouche les oreilles.
Ouf !
La petite geignait et pleurait. Elle s’accrocha à son bras et, se désanglant et se penchant sur elle pour l’enlacer, il tendit ensuite la main pour prendre le pouls de Rory qui, barbouillée de vomi, fut réveillée par le contact, groggy mais saine et sauve.

Enfin, Kiralynn se réveillait. Jack l’entendit et vit Rory lui lever un pouce las, mais heureux, tandis que, se retournant avec un sourire, Jack la vit flotter jusqu’à lui, se caler sur ses genoux, avant de se faire embrasser. Il passa ses mains autour de sa taille et le lui rendit. Pendant une seconde, son esprit lutta et mélangea la mercenaire et sa défunte sœur. Mais ils avaient traversé assez de choses ensembles pour que Kira devienne sa propre personne en lui, et le souvenir de Lina s’effaça pour leur laisser la place.

« De rien. »

Newt leur lançait un regards circonspect et un brin dégoûté tandis que la technicienne, harassée, leur leva des sourcils défaits en avisant sa tenue souillée, sous-entendant presque qu’elle les aurait rejoint si elle n’avait pas été bonne à se dégoûter elle-même.

Et puis, tout le monde se mit à chercher. Le berceau orbital avait des réserves, et une balise de secours. Mais il devait aussi y avoir des propulseurs de manœuvre. Rien qui soit capable de les faire voyager, mais peut-être assez pour se déplacer un peu et s’assurer d’atteindre un système proche et assez fréquenté. Sur un écran, Jack réussit à afficher l’état de la capsule, ses réserves, une interface de commande et un rapport de senseur basique, envoyé depuis la surface sans doute. Le système H4o2 était là, au centre, et lui venait de…
Jack trouva le système dont il venait, dernière escale habitée avant l’inconnu, avant ici, et il prévint tout le monde de la petite manœuvre à venir. Tout le monde sentit une force les pousser sur le côté tandis qu’un propulseur RCS du berceau les faisait dériver selon un angle légèrement altéré, les mettant à portée du système.

« Bien. On devrait nous entendre, maintenant. »

▪ ▪ ▪

« Si tu crois que je vais te laisser m’abandonner là… »

« Voilà, reste conscient ! Parle-moi ! »

« Tu as trouvé quelque chose ? »

Badger soupira.

« Pas grand-chose. Mais il y a peut-être une solution. Peut-être… »

Dave garda le silence, mais il le fixait attentivement, respirant lourdement. Alors, il continua :

« Un des derniers messages signale qu’un ouvrier s’est blessé en tombant de son pod de maintenance lors de l’entretien de la verrière panoramique de la cantine. Le rapport dit que le pod a été laissé là pendant l’évacuation. J’ai fouillé, et personne ne rapporte l’avoir récupéré. En plus, il est noté absent dans un contrôle datant du jour de la perte de contact. »

« Cette cantine, c’est loin ? »

Badger fit la moue, et Dave hocha mollement la tête. Dans son état, tout était un lourd effort, et il mit quelques minutes avant de finalement conclure à voix haute :

« On verra s’il y a urgence. »

Le valide soupira et se releva, retournant travailler sur un petit chariot de transport de matériel qu’il tâchait de remettre en état. Il lui fallut un instant pour le remettre en service, appelant régulièrement Dave pour s’assurer qu’il restait conscient. Et, comme le plateau s’élevait sous un sourire joyeux du mercenaire, une alarme sinistre se déclencha soudain.

Attention, attention – Incident nucléaire en cours – veuillez vous diriger vers les moyens d’évacuation les plus proches

Les deux hommes se regardèrent, sidérés. Il ne manquait plus que ça ! Mais peut-être que les autres avaient en fait réussi leur mission, quoi que dans des conditions bien loin de l’optimum. Dave jeta un œil au chariot et grogna.

« Aide-moi à monter sur cette merde ! »

Un instant plus tard, Badger poussait le plateau flottant à travers les coursives, cherchant un chemin dégagé vers la cantine. Les monstres étaient absents, mais les dégâts qu’ils avaient causé, eux comme les Fortunas eux-mêmes, rendaient plus d’un passage impossible à emprunter avec le souffrant.

« Lâche-moi, tu vas pas y arriver ! »

« Ferme ta gueule ! Me tente pas ! »

Badger soufflait et ahanait en poussant aussi vite que possible, forçant les suspenseurs à leur extrême limite. Il lui fallut beaucoup de temps pour arriver jusqu’à la cantine. Il fila immédiatement vers la baie vitrée, y collant son visage et cherchant pour repérer le pod de maintenance, petit engin jaune utilitaire collé à la façade extérieure, encore intact, gyrophare allumé. Il sauta de joie avant de saisir l’arme de fortune que les autres lui avaient confectionné. Il vint à côté de Dave, tenta de deviner où le verre blindé serait le plus faible, et il commença à tirer, encore, et encore, creusant le verre petit à petit, désespérant en voyant ses munitions s’épuiser lentement et en sentant le temps s’écouler.

On va crever...

Et puis, de l’extérieur, l’impensable arriva. Une silhouette grossit rapidement sous ses yeux, un monstre ailé de cette putain de lune de merde se jetant sur la vitre en pensant peut-être lui tomber dessus, sans avoir vu l’obstacle transparent les séparant. La bête s’écrasa dessus, faisant céder le verre endommagé dans un craquement d’alliages et de chitine blindée, le tout formant une triste masse d’encombrants et de biomasse éclatée au sol. Badger souffla, sidéré, et vida le reste des munitions dans la bête, juste au cas où, avant de sortir avec son chef.

Ils se glissèrent le long de la fine corniche, un exercice extrêmement ardu dans leur état, et ils gagnèrent enfin le pod. Dave fut poussé et allongé dans le coffre, vidé à la hâte, et Badger prit le manche, faisant mentalement une prière avant de détacher l’appareil, de mettre les gaz et de s’élever vers les nuages.

« Qu’est-ce que tu fous, demanda rapidement Dave ? Ce machin branle comme pas deux et tu veux monter ?! On va étouffer ! »

« Mon père pilotait un machin comme ça ! Ils doivent pouvoir évoluer en environnement toxique, alors ils sont étanches. Normalement. »

« Normalement ?! »

« Je… Merde ! C’est étanche, d’accord, somma-t-il avant de se murmurer : Enfin, on va bien voir… et de conclure : Accroche-toi ! C’est ça ou Hiroshima dans ta gueule ! »

« Hiro chie quoi ?! »

« J’en sais rien, un vagabond paumé m’a dit ça, une fois… »

Le petit appareil s’éleva avec peine, et les deux hommes serrèrent les dents, se préparant à tout, jusqu’à ce qu’un flash les enveloppe et qu’un blast les secoue, embarque l’engin léger et le projette en l’air, moteur coupé.

▪ ▪ ▪

Badger fut réveillé par un signal sourd. Sur le tableau de bord en veille, un point clignotait conjointement. C’était une balise d’urgence automatique ; mais seulement une balise de courte portée.

« Merde… Dave ? »

Au moins, il était vivant. Et Dave ?! Il voulut se détacher pour aller vérifier, mais il se sentit alors flotter. Perplexe, il secoua la tête pour découvrir que, dehors, il ne faisait pas nuit. Ils avaient été catapultés en orbite, le peu de chemin à faire ayant été assuré par le blast du réacteur. Sacré morceau pour une petite opération…
Prudemment, il choisit de remettre le problème à plus tard et il alla s’occuper de Dave, qui était encore en vie mais délirait, à l’agonie. La situation était désespérée. Personne n’allait les retrouver ici.

Puis, dans un tour inattendu du sort, des projecteurs illuminèrent la cabine. Instinctivement, Badger alla faire signe, s’inquiétant peu de qui cela pouvait être et, quelques secondes plus tard, un bras télécommandé attrapa le petit pod dérivant et l’entraîna dans le ventre de l’énorme remorqueur interstellaire.

A l’intérieur l’attendait le reste de l’équipe et un élément surprise. Leur balise avait atteint le vaisseau quelques minutes plus tôt, et le faible signal de leur pod avait été capté à la faveur de leur passage.

Finalement, tout semblait bien se terminer.

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