Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Jack Marston

Pages: [1] 2 3 ... 27
1
One Shot / Re : Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: vendredi 09 janvier 2026, 05:20:54 »
Maintenant qu’il avait décidé de se laisser aller, Enzo oubliait progressivement ses réserves du début, la timidité que lui avait inspiré la femme d’expérience, la légendaire Himeko. Il avait cédé à l’appel du fantasme et le fantasme, en se réalisant, lui ouvrait de nouvelles portes insoupçonnées. Il avait craint qu’il n’éclate, ne se brise entre ses mains, mais il était bien là, elle était bien vissée à sa queue, le goûtant avec appétit, branlant un gars à côté de lui, se touchant avec un chou suintant de liqueur, et la seule chose qui le frappa fut le naturel de la situation, et il perdit toute appréhension.

Jin n’avait pas eu cette difficulté. Passer outre l’angoisse et l’appréhension était devenu naturel pour lui. Être host, c’était s’exposer sans arrêt et prendre des raclées morales monumentales, c’était vivre à la marge aussi. Malgré son jeune âge, ce qui inquiétait les Japonais de sa génération était bien éloigné de ses propres anxiétés. Quand elle l’avait saisi fermement de la main, il avait juste souri et avait commencé à coulisser du bassin en chœur avec elle, se faisant du bien dans sa main tout en contrôlant quand même la chose. Il ne s’agissait pas d’ajouter sa crème trop vite.

« T’es trop bonne avec nous, mamie. Continue, tu me fais jouir. »

« Oh, oh ouais m… mamie, suce bien ma sucette. »

L’Australien, de son côté, leva les yeux au ciel avec un sourire et se détacha enfin de son point d’observation pour venir tranquillement les rejoindre. Arrivant dans le dos d’Himeko, il posa un genou à terre en se plaçant contre elle, et il passa un bras sous le sien pour attraper sa poitrine opulente et la palper joyeusement tandis que l’autre main allait rejoindre les doigts farfouillant sa fente, se glissant sous la petite lingerie superflue en la faisant craquer à moitié et la frottant sournoisement.

« Ca va, tu t’amuses bien, mommy ? »

Le salaud prenait le rôle du paternel des deux autres et entrait clairement dans son jeu incestueux, lui donnant de la maman sans laisser douter une seule seconde de ses intentions dégueulasses. D’ailleurs, il poussa le chou dans son vagin avec deux de ses épais doigts en les enfonçant en elle, glissant les six phalanges sans se tenir pour venir la frotter au fond et taquiner ses points les plus sensibles.

« Vas-y, fais-leur bien plaisir. Quand ils seront mûrs, je vais les faire remplir ta grosse poche à douille et j’y rajouterai ma dose. Et ça ne fera que commencer, là, vilaine gourmande. »

2
Cette inconnue était angoissante. Jack ne s’expliquait déjà pas comment elle avait pu survivre, ce que pouvait bien être cette capacité qui lui avait permis de se protéger ainsi. Il ne savait pas si elle était humaine. Il ne savait rien, pas même son nom. Alors, quand elle commença à approcher, il avait bien failli dégainer, cette fois. Il avait fait le pas en arrière, prêt à mettre en joue et à tirer, mais… quelque chose, une impression, le flair peut-être, le persuada de ne rien faire.
Et il reçut des informations. Rien de personnel, mais une vague mise en contexte. Il y avait eu des combats. Une bombe. Quelque chose avait très mal tourné, et les responsables étaient en fuite. Ceux qui avaient tué son ami et tous ces gens s’en étaient sortis et devaient profiter de ce pour quoi ils avaient laissé une telle désolation derrière eux.
Et elle… Elle était persuadée que son frère était leur prisonnier. Il voyait un tableau se dessiner, et il était prêt à agir lorsqu’il sursauta à son coup sur la carlingue. Mais sa main avait déjà quitté son arme, aussi ne fit-il que froncer les sourcils et se gratter la gorge.

« Ouais, ben, ne me dégomme pas Lina avec tes gros poings, parce qu’on va en avoir besoin. »

Sans un mot de plus, il pivota et alla se glisser dans le cockpit, entrant des coordonnées. Le vaisseau se mit en mouvement et il la rejoignit aussitôt.

« En arrivant, j’ai remarqué que la plupart des satellites avaient échappé au pire. On peut peut-être se connecter au réseau de gestion du trafic et voir les derniers vaisseaux à être partis d’ici. »

En tant que chasseur de primes sous licence, il avait un accès à ce genre d’informations, et il en usait beaucoup. Il allait vite trouver une piste.

« En attendant… »

Il avisa la femme, nue et épuisée, et il fronça le nez. Elle était sacrément bien foutue dans son genre. Elle était dans un sale état et elle lui foutait les jetons, mais elle était sacrément jolie. Dommage qu’il faille couvrir une silhouette pareille.
Il ouvrit un casier et en sortit des habits simples : boxer, pantalon de survêtement gris, t-shirt noir, sweater gris… Une tenue de sport et de détente banale qui détonnait avec sa combinaison tactique et pratique, grande pour elle, mais suffisante pour l’urgence des besoins.

« T’as de la bouffe dans le coffre là, au bout derrière toi. Enfile ça, mange un truc et repose-toi, tu veux bien ? Je te tiens au courant. On va les choper, ces enculés. »

Retournant à la cabine, Jack attendit la sortie du champ de débris et put se reconnecter au réseau satellitaire. Il trouva vite une entrée dans le réseau trafic et commença sa petite enquête. Ils devaient aller vite pour éviter que la piste refroidisse.

3
One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« le: vendredi 09 janvier 2026, 02:07:31 »
Amanda Plower quittait la ville dans un petit attelage lorsque les Dalton y entrèrent. Ils se glissèrent entre deux bicoques en bois avec leurs montures et firent irruption dans la rue ; la seule rue de la ville, en effet. Et celle-ci était assez animée, surtout selon les standards des environs. Ici, les gens connaissaient le jour du passage de la diligence. Ils venaient alors de partout pour déposer leur courrier avant de venir retirer leurs paies et récupérer les lettres arrivées. Ensuite, peut-être, ils iraient s’acheter quelque chose, et probablement se saouler un peu plus au saloon.
Celui-ci était plein à craquer et l’ambiance y était à son comble, signe que les hommes s’y amusaient encore. Ils finiraient par se calmer et par sortir, mais pas tout de suite. C’était tant mieux. Ça leur laissait un peu de temps.

Les quatre frères ne s’arrêtèrent pas directement à la banque, mais attachèrent leurs chevaux au poteau du tailleur, juste à côté. Ils ne comptaient pas alerter immédiatement le gardien à la porte, le vieux Buck. L’ancien cow-boy était peut-être boiteux et constamment figé sur la chaise sur le perron de l’établissement, mais il avait une réputation de fine gâchette et de bon œil. Ils avaient de la chance : il était en train de sourire après qu’une blonde stupéfiante soit rentrée dans la banque. Emmett l’avait vue en premier et n’avait pas refermé la bouche jusqu’à ce que Grat s’en occupe avec un ricanement, et Bob avait étouffé un sifflement.

Bob — « Merde, ça doit être la fille des Tanner. Amanda en avait parlé, mais elle a clairement pas rendu justice à la gamine. »

Bill — « Elle a dû avoir peur que tu la délaisses pour la petite jeunette pimpante du coin ? »

Bill ricana, accompagné d’un Emmett un peu intimidé. Bob lui lança un regard noir, mais ricana à son tour :

Bob — « Elle a un peu raison, surtout que c’est pas une jeune fille. Elle a l’âge de maturité et tout. »

Emmett — « Elle m’a quand même l’air sacrément fraîche encore. »

La remarque d’Emmett prit ses deux frères de court, qui faillirent exploser de rire en le voyant rougir de sa propre audace. Mais Grat les remit d’équerre, comme souvent :

Grat — « On se concentre sur la banque, les p’tits. Vous pourrez baiser tout ce qui bouge sur la route si on réussit ce coup. »

Ça, les frères Dalton l’entendaient bien. La perspective renouvelée de centaines, peut-être quelques milliers, de dollars les ramena à la réalité et à leur objectif. Et, vérifiant leurs armes et leurs chaussures, jetant des regards alentour, ils longèrent enfin le tailleur pour approcher de la banque dans l’angle mort de Buck.
Ce dernier les entendit malgré tout arriver, et il grommela une menace sévère.

Buck — « Je connais les hommes, messieurs, et vos pas ne me disent rien de bon. Pourquoi ne pas aller vous tranquilliser au saloon et me laisser finir une autre journée tranquille ? »

Les frères s’étaient figés, mais ils étaient prêts. Et ils étaient, aussi, tout près. En tête, Bill le toisa en remarquant la main ridée se diriger vers son holster.

Bill — « Ta main n’est plus assez rapide pour ça, Weaver. »

Buck — « Va dire ça à celui que j’ai dessoudé la semaine dernière, caqueta le vieux de son timbre usé. Allez, gamin, va donc vivre ta vie sans histoires. »

Le vieux Buck tourna son regard vers eux et examina leurs regards. Il connaissait la réponse sans devoir l’entendre : ces gens ne reculeraient pas. Tant pis.
Il essaya de se lever assez vite, son arme déjà en main mais bloquée par le bras de la chaise. Bill en profita et frappa ses vieilles jointures, lui faisant lâcher son revolver dans un grognement douloureux. Derrière lui, Grat et Bob et s’emparèrent du vieux pour passer la porte avec lui et le jeter par terre au milieu du petit établissement. Il y avait là le révérend, venu quêter l’attention de la petite, qui sursauta et tomba de sa chaise. Weaver s’étala au sol en geignant et les Dalton envahirent les lieux.
Tout alla très vite. Emmett se posta à la porte tandis que Bill fonçait bloquer l’accès arrière. Boetia cria, Lucius pâlit en se figeant et le courageux McCready se jeta sur sa carabine, prêt à en découdre. Grand mal lui prit, mais il n’attendait que de mourir au feu depuis la guerre, en vérité, et ce jour était venu. Bondissant sur le comptoir, Bob lui décocha trois balles en pleine poitrine et l’homme se relâcha soudain, s’effondrant piteusement au sol, totalement désarticulé, mort sur le coup. Boetia cria encore, les larmes se joignant à la peur, et elle saisit sa fille avec angoisse tandis que Bob sautait enfin sur le banquier. Grat, méticuleux, posa la semelle dans le dos de Weaver et lui siffla de rester immobile. Le cowboy lutta, mollement, mais dut se résoudre à son impuissance, et il s’écrasa en reniflant de dépit.

Buck — « Merde… Désolé, je… Merde… »

Bob — « Ecoutez-moi bien, bande de cochons dodus, lança un Bob au sommet de sa forme ! Nous venons retirer une forte somme du coffre. Merci de ne pas nous emmerder!! pendant ce temps, ou vous finirez comme ce con de vétéran trop fier. Vu ?! »

Il glissa son regard sur Calpurnia, la détaillant de bas en haut et croisant son regard en se léchant les lèvres du bout de la langue. Ouais, elle était maigrichonne, mais sacrément bonne. S’il n’était pas si excité par la violence du moment, elle l’aurait assez excité pour lui donner une gaule de tous les dieux.

Grat — « Mr Tanner, je suis Grat Dalton. Je vais vous demander d’ouvrir à mon cher frère, Bob, afin que nous puissions procéder. »

Et l’aîné braqua sa femme pour le motiver. Le banquier faillit flancher sur ses jambes de coton, pâle comme un mort, mais il secoua la tête, se refusant à s’exécuter. Il savait que s’il perdait cet argent, ce serait la ruine pour lui. Il n’avait pas pris la peine de prendre une assurance, se pensant bien assez loin de la vraie frontière et bien protégé par ses deux soudards. Et puis, les Dalton n’étaient pas censés être ici !

Lucius — « [color=ad85e4]Vvvv-vous pou-pou-pouvez la-la-la flinguer, si vous voulez ! Je ne vous donnerai pas le code ! Non ![/color] »

Les Dalton s’exclamèrent, pas étonnés mais amusés par le tour de la situation.

Bob — « Tu veux voir claquer ta femme, alors ? »

Lucius — « [color=ad85e4]Cette femme infidèle ?! V-v-vous croyez q-q-q-que je ne la voyais pas flirter avec ce salaud d’Écossais ?! Bon débarras ![/color] »

La mère piailla, scandalisée, avant de rétorquer, d’une voix rendue suraiguë par la peur autant que par l’indignation :

Boetia — « [color=acf079]Tu crois peut-être que je ne sais pas que tu couches avec cette traînée, espèce de porc ?![/color] »

Les frères éclatèrent de joie, stimulés par la situation et, cette fois, bien étonnés. C’était bien vrai, ce qu’on disait : il ne fallait jamais sous-estimer une femme.
Mais ils perdaient aussi du temps, et les cris et les coups de feux allaient alerter la population. Il fallait agir, vite, avant que les habitants commencent à s’activer et préviennent le shérif.

Bob — « Bon, allez, allez, c’est pas si grave… Je le connais, le code. »

Pendant ce temps, Grat fit un signe au petit.

Emmett — « Emmett, laisse tomber, amène les chevaux derrière tant que c’est possible. »

Emmett hocha la tête et sortit, rangeant son arme et allant, tête basse, détacher les chevaux pour les conduire à la porte de derrière tant que personne n’y regardait de trop près. Grat, lui, rappela à Weaver de ne pas bouger et alla prendre sa place.
Bob, lui, continuait de cuisiner Lucius en le secouant.

Bob — « Alors, t’as déjà entré un code ?! T’en étais à combien ?! 24 ?! Ou 18 ?! »

Le banquier, anéanti par l’humiliation de son accusation publique et par l’ampleur de son échec, restait coi. Finalement, Bob le frappa de sa crosse sur la tempe et la laissa se vautrer au sol, lui crachant dessus.

Bob — « Putain de goret ! Bill ! Garde-les à l’œil ! »

Bob se mit au travail sur la porte du coffre et entama la séquence de déverrouillage, espérant ne pas la prendre en cours de route. Si c’était le cas, ils allaient encore perdre un temps précieux. Et ils devaient faire vite.
De son côté, Bill, dans l’embrasure de la porte de service, pointa son arme sur les deux femmes, croisant leurs regards d’un air inquiet. Le révérend, lui, restait silencieux et immobile, marmonnant des prières muettes en tremblant comme une feuille.

4
Base Spatiale / Re : Les rescapés d'Hypérion IV [Pv.]
« le: jeudi 08 janvier 2026, 09:49:53 »
Acte 3
Exterminatus et Evacuatus

▪ ▪ ▪

Une fois de plus, il y avait eu la violence, le sang, la puanteur, l’épuisement. Les sens s’étaient presque éteints, se limitant au strict essentiel pour continuer d’avancer, ne pas paniquer, réagir, pousser plus loin. En arrivant à destination, il n’y avait plus qu’un seul impératif : se débarrasser de l’arme de fortune qu’il avait ramassé et installer la petite. Puis, s’installer. Et puis…

Il n’y avait eu que cacophonie et agitation, puis tout s’était arrêté, le calme avant la tempête. La pressurisation avait instinctivement prévenu Jack, qui avait placé ses bras en croix, vidé lentement ses poumons et fermé sa bouche, contracté tous ses muscles, et supporté l’ascension du mieux qu’il le pouvait avant de rouvrir les yeux, enfin.

En impesanteur, il reprit ses esprits, lentement. Le silence s’était posé sur leur scène ; ou du moins le croyait-il. Il tâtonna pour trouver Newt en premier, et, en la sentant agripper sa main et pleurer, il réalisa qu’il n’entendait simplement rien. Il ouvrit grand la bouche, bailla du mieux qu’il put, encore et encore, jusqu’à ce qu’un sifflement lui débouche les oreilles.
Ouf !
La petite geignait et pleurait. Elle s’accrocha à son bras et, se désanglant et se penchant sur elle pour l’enlacer, il tendit ensuite la main pour prendre le pouls de Rory qui, barbouillée de vomi, fut réveillée par le contact, groggy mais saine et sauve.

Enfin, Kiralynn se réveillait. Jack l’entendit et vit Rory lui lever un pouce las, mais heureux, tandis que, se retournant avec un sourire, Jack la vit flotter jusqu’à lui, se caler sur ses genoux, avant de se faire embrasser. Il passa ses mains autour de sa taille et le lui rendit. Pendant une seconde, son esprit lutta et mélangea la mercenaire et sa défunte sœur. Mais ils avaient traversé assez de choses ensembles pour que Kira devienne sa propre personne en lui, et le souvenir de Lina s’effaça pour leur laisser la place.

« De rien. »

Newt leur lançait un regards circonspect et un brin dégoûté tandis que la technicienne, harassée, leur leva des sourcils défaits en avisant sa tenue souillée, sous-entendant presque qu’elle les aurait rejoint si elle n’avait pas été bonne à se dégoûter elle-même.

Et puis, tout le monde se mit à chercher. Le berceau orbital avait des réserves, et une balise de secours. Mais il devait aussi y avoir des propulseurs de manœuvre. Rien qui soit capable de les faire voyager, mais peut-être assez pour se déplacer un peu et s’assurer d’atteindre un système proche et assez fréquenté. Sur un écran, Jack réussit à afficher l’état de la capsule, ses réserves, une interface de commande et un rapport de senseur basique, envoyé depuis la surface sans doute. Le système H4o2 était là, au centre, et lui venait de…
Jack trouva le système dont il venait, dernière escale habitée avant l’inconnu, avant ici, et il prévint tout le monde de la petite manœuvre à venir. Tout le monde sentit une force les pousser sur le côté tandis qu’un propulseur RCS du berceau les faisait dériver selon un angle légèrement altéré, les mettant à portée du système.

« Bien. On devrait nous entendre, maintenant. »

▪ ▪ ▪

« Si tu crois que je vais te laisser m’abandonner là… »

« Voilà, reste conscient ! Parle-moi ! »

« Tu as trouvé quelque chose ? »

Badger soupira.

« Pas grand-chose. Mais il y a peut-être une solution. Peut-être… »

Dave garda le silence, mais il le fixait attentivement, respirant lourdement. Alors, il continua :

« Un des derniers messages signale qu’un ouvrier s’est blessé en tombant de son pod de maintenance lors de l’entretien de la verrière panoramique de la cantine. Le rapport dit que le pod a été laissé là pendant l’évacuation. J’ai fouillé, et personne ne rapporte l’avoir récupéré. En plus, il est noté absent dans un contrôle datant du jour de la perte de contact. »

« Cette cantine, c’est loin ? »

Badger fit la moue, et Dave hocha mollement la tête. Dans son état, tout était un lourd effort, et il mit quelques minutes avant de finalement conclure à voix haute :

« On verra s’il y a urgence. »

Le valide soupira et se releva, retournant travailler sur un petit chariot de transport de matériel qu’il tâchait de remettre en état. Il lui fallut un instant pour le remettre en service, appelant régulièrement Dave pour s’assurer qu’il restait conscient. Et, comme le plateau s’élevait sous un sourire joyeux du mercenaire, une alarme sinistre se déclencha soudain.

Attention, attention – Incident nucléaire en cours – veuillez vous diriger vers les moyens d’évacuation les plus proches

Les deux hommes se regardèrent, sidérés. Il ne manquait plus que ça ! Mais peut-être que les autres avaient en fait réussi leur mission, quoi que dans des conditions bien loin de l’optimum. Dave jeta un œil au chariot et grogna.

« Aide-moi à monter sur cette merde ! »

Un instant plus tard, Badger poussait le plateau flottant à travers les coursives, cherchant un chemin dégagé vers la cantine. Les monstres étaient absents, mais les dégâts qu’ils avaient causé, eux comme les Fortunas eux-mêmes, rendaient plus d’un passage impossible à emprunter avec le souffrant.

« Lâche-moi, tu vas pas y arriver ! »

« Ferme ta gueule ! Me tente pas ! »

Badger soufflait et ahanait en poussant aussi vite que possible, forçant les suspenseurs à leur extrême limite. Il lui fallut beaucoup de temps pour arriver jusqu’à la cantine. Il fila immédiatement vers la baie vitrée, y collant son visage et cherchant pour repérer le pod de maintenance, petit engin jaune utilitaire collé à la façade extérieure, encore intact, gyrophare allumé. Il sauta de joie avant de saisir l’arme de fortune que les autres lui avaient confectionné. Il vint à côté de Dave, tenta de deviner où le verre blindé serait le plus faible, et il commença à tirer, encore, et encore, creusant le verre petit à petit, désespérant en voyant ses munitions s’épuiser lentement et en sentant le temps s’écouler.

On va crever...

Et puis, de l’extérieur, l’impensable arriva. Une silhouette grossit rapidement sous ses yeux, un monstre ailé de cette putain de lune de merde se jetant sur la vitre en pensant peut-être lui tomber dessus, sans avoir vu l’obstacle transparent les séparant. La bête s’écrasa dessus, faisant céder le verre endommagé dans un craquement d’alliages et de chitine blindée, le tout formant une triste masse d’encombrants et de biomasse éclatée au sol. Badger souffla, sidéré, et vida le reste des munitions dans la bête, juste au cas où, avant de sortir avec son chef.

Ils se glissèrent le long de la fine corniche, un exercice extrêmement ardu dans leur état, et ils gagnèrent enfin le pod. Dave fut poussé et allongé dans le coffre, vidé à la hâte, et Badger prit le manche, faisant mentalement une prière avant de détacher l’appareil, de mettre les gaz et de s’élever vers les nuages.

« Qu’est-ce que tu fous, demanda rapidement Dave ? Ce machin branle comme pas deux et tu veux monter ?! On va étouffer ! »

« Mon père pilotait un machin comme ça ! Ils doivent pouvoir évoluer en environnement toxique, alors ils sont étanches. Normalement. »

« Normalement ?! »

« Je… Merde ! C’est étanche, d’accord, somma-t-il avant de se murmurer : Enfin, on va bien voir… et de conclure : Accroche-toi ! C’est ça ou Hiroshima dans ta gueule ! »

« Hiro chie quoi ?! »

« J’en sais rien, un vagabond paumé m’a dit ça, une fois… »

Le petit appareil s’éleva avec peine, et les deux hommes serrèrent les dents, se préparant à tout, jusqu’à ce qu’un flash les enveloppe et qu’un blast les secoue, embarque l’engin léger et le projette en l’air, moteur coupé.

▪ ▪ ▪

Badger fut réveillé par un signal sourd. Sur le tableau de bord en veille, un point clignotait conjointement. C’était une balise d’urgence automatique ; mais seulement une balise de courte portée.

« Merde… Dave ? »

Au moins, il était vivant. Et Dave ?! Il voulut se détacher pour aller vérifier, mais il se sentit alors flotter. Perplexe, il secoua la tête pour découvrir que, dehors, il ne faisait pas nuit. Ils avaient été catapultés en orbite, le peu de chemin à faire ayant été assuré par le blast du réacteur. Sacré morceau pour une petite opération…
Prudemment, il choisit de remettre le problème à plus tard et il alla s’occuper de Dave, qui était encore en vie mais délirait, à l’agonie. La situation était désespérée. Personne n’allait les retrouver ici.

Puis, dans un tour inattendu du sort, des projecteurs illuminèrent la cabine. Instinctivement, Badger alla faire signe, s’inquiétant peu de qui cela pouvait être et, quelques secondes plus tard, un bras télécommandé attrapa le petit pod dérivant et l’entraîna dans le ventre de l’énorme remorqueur interstellaire.

A l’intérieur l’attendait le reste de l’équipe et un élément surprise. Leur balise avait atteint le vaisseau quelques minutes plus tôt, et le faible signal de leur pod avait été capté à la faveur de leur passage.

Finalement, tout semblait bien se terminer.

5
Blabla / Re : Profil MBTI - Votre personnalité
« le: dimanche 28 décembre 2025, 16:49:08 »
J'ai (enfin) fini par le faire pour le partager ici. Mais mon profil change régulièrement. ;D




6
Prélude / Re : Déesse, pardonne-lui, il n'a pas encore péché [Validée]
« le: mercredi 10 décembre 2025, 22:12:25 »
Bienvenue à toi (vous?) ici bas ! Et amuse-toi bien ! ;D

7
One Shot / Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« le: samedi 06 décembre 2025, 00:08:17 »


Pour les besoins du récit, les profils des frères Dalton ont été ajustés, et Bill, qui n’a jamais maraudé avec eux, a été joint au groupe.


Robert, Gratton, William et Emmett Dalton. Bob, Grat, Bill et… Emmett Dalton. Les frères Dalton. Les fameux braqueurs et bandits de grands chemins.

C’étaient des fils de bonne famille chrétienne d’Oklahoma, et la partie connue d’une fratrie de quatorze enfants, dont trois avaient déjà été rappelés par le Seigneur. Un d’entre eux, Frank, James Franklin Dalton, avait même été U.S Marshall et tué dans une opération de police.
Bob avait même suivi ses traces ! Mais, désabusé par la corruption, l’injustice, l’inéquité du système et la retenue de sa paye, celui-là s’était rendu avec Emmett au Nouveau-Mexique pour y tenter une nouvelle vie.
C’est là-bas qu’avec d’autres gars, ils ont commis leur premier larcin, contre une bande de Chinois les ayant plumé à un jeu truqué. A partir de là, leur réputation était faite, et ces types venus d’ailleurs s’étaient vus placardés tous les délits et crimes du coin sans procès. A partir de là, ils ne pouvaient plus revenir à la vie civile.
Bob et Emmett avaient fui dans les montagnes, avec l’aide des fermiers et ranchers compatissants des environs. Arrêté dans leur ville natale pour avoir été associé aux crimes qu’on leur avait collé, leur frère Grat s’est évadé pour les rejoindre en cavale, tandis que Bill, lui aussi, avait appris la prime mise sur sa tête et les avait imité.

A 28 ans, Grat, à droite sur l’image, est de loin l’aîné de la bande, mais il n’en est pas le chef, faisant plutôt office d’autorité morale. C’est Bob, celui de gauche, le plus téméraire, qui, du haut de ses 22 ans et grâce à son charme, obtient des filles du coin les informations nécessaires aux braquages qu’ils sont bien forcés de commettre pour vivre à présent. Emmett, à côté de Grat, à 18 ans tout juste, est le cadet et le suiveur, tandis que le dernier, Bill, 24 ans, est l’enfant du milieu, et l’arbitre entre ses frères.
Évidemment, parler de moralité les concernant était assez osé. Élevés à la dure dans une société très violente, victimes de l’injustice et de l’arbitraire, ce sont des fruits sauvages de l’Ouest sauvage, des bêtes plus que des hommes, réduits à l’état de subsistance élémentaire et prenant tout ce qu’ils peuvent prendre à la gorge de l’État, de la société et de leurs semblables. Quant à leurs manières, il les ont largement perdues pour devenir les vandales assassins que l’on dépeint partout.

Au moment du récit, les Dalton ont décidé de se rapprocher de leur terre natale, et de remonter la Piste de Santa Fe en direction du Kansas via le Colorado. C’est dans une petite bourgade sans avenir se trouvant sur leur chemin, comme il en fleurissait à cette époque, étape de pionniers, de cowboys et de fermiers grincheux, que se déroule notre histoire.
La petite banque locale de Lucius M. Tanner, orgueilleux fils de banquier du Massachusetts venu ici profiter de la conquête de l’Ouest, était un endroit tranquille. Les diligences venaient y déposer les fonds des gens voyageant dans leur direction, et les gens venaient déposer ce qu’ils parvenaient à garder de leurs maigres salaires. Chaque semaine, il y avait de gros dépôts, mais personne n’était vraiment inquiet. Il y avait deux gardes armés, un ancien cowboy boiteux et bourru et un vétéran de la guerre de Sécession, et le coffre était un des meilleurs de la région, et seules trois personnes en connaissaient le code : Lucius Tanner, évidemment ; sa femme Boetia, qui tenait le comptoir ; et leur fille chérie, Calpurnia Tanner, fleur sublime du désert et principale attraction de ce coin perdu de désert de buissons épineux et de puritains anxieux.

Enfin, il n’était pas vrai que seules trois personnes connaissaient ce code. Mr Tanner avait ses habitudes au saloon, mais il cachait surtout sa liaison avec une fille de joie nommée Andrea Plower. Celle-ci avait récemment reçu la visite de Bob et, en échange d’une part, elle lui avait tout craché sur l’homme, y compris sur sa banque et ses petits secrets ; dont le code du coffre.
C’est ainsi que les Dalton, qui campaient non loin, avaient eu l’idée de se faire un peu de beurre en braquant la banque de Tanner. Ils allaient s’y prendre le jour du passage de la diligence, juste après le dépôt, pour que personne n’ait le temps de venir retirer, mais juste assez longtemps après pour que les convoyeurs de fonds aient, eux, eu le temps de filer assez loin pour ne pas entendre les coups de feu.
Car il y aurait des coups de feu. Les Dalton savaient que, pour faire bouger les gens, il fallait leur faire peur, et qu’il fallait donc frapper fort.

Les quatre hommes étaient connus. Ils ne pouvaient pas juste se poster dans la rue en repérage. Ils étaient donc postés sur un promontoire proche, et Plower devait les avertir du départ de la diligence avec un signal convenu d’avance. Ils avaient attendu et avaient vu la fumée poussiéreuse laissée par la diligence à son approche. Un moment plus tard, un drap rouge avait été agité à une fenêtre, et ils avaient vu se redresser la poussière sur le passage de la diligence en sens inverse.
Il était temps d’y aller. Armés jusqu’aux dents et déterminés, ils montèrent leurs chevaux et descendirent droit vers la bourgade isolée et tranquille, prêts à faire parler la poudre, la rage et la colère, et à repartir bien plus riches qu’ils étaient arrivés.

8
Base Spatiale / Re : Je te trouverai aux confins de l'univers [Jack Marston]
« le: vendredi 05 décembre 2025, 04:59:17 »
Si Jack n’avait pas osé, initialement, aller aussi loin qu’il pouvait aimer le faire, la retenue lui passait de plus en plus rapidement. Sans constater de résistance ou de refus du côté d’Anéa, il avait commencé à s’adonner avec plus d’entrain et de joie à leur exercice, et il fut surpris de sentir soudain une nouvelle sensation, à l’un de ses retours. Il connaissait cette sensation, elle était causée par un certain type de piercing lingual, mais l’Ange n’en portait pas auparavant. Ou ne l’avait-il pas remarqué ? Non, il s’amusait avec elle depuis trop longtemps. Il aurait pu le remarquer en lui parlant et, dans tous les cas, il la remplissait bien et l’aurait déjà senti sur sa langue. C’était…

La sensation avait disparu alors même qu’elle commençait à faire son effet. Légèrement frustré et un peu désemparé, le chasseur de primes s’était légèrement calmé, s’était extirpé de sa gorge pour l’épargner un instant, la laisser inspirer, lui donner le temps, à elle, de se remettre et, à lui, de laisser passer ses drôles d’impressions. Avait-elle fait quelque chose, ou s’imaginait-il des trucs ? Il était bien sûr d’avoir senti quelque chose de nouveau pendant un instant, cela dit. Ça ne pouvait pas être son imagination.

Anéa, elle, n’avait clairement pas de grand débat à mener avec elle-même. Le regard arctique qu’elle releva vers lui en disait long sur ses pensées et les lui transmettait avec clarté, le ramenant au présent, et à ses désirs. Il revint à ses yeux d’un bleu glacé, à ce visage rosi par l’excitation et par l’afflux de sang. Les Anges étaient si semblables à lui, et aux Humains en général… Il se demandait s’il en existait de semblables à d’autres espèces, ou si ce n’était qu’une spécificité humaine ? Il n’avait jamais demandé à des aliens. C’était une question vraiment bizarre à poser, aussi. S’il recroisait ce prêcheur globulien, sur la base, peut-être ?

Etait-elle seulement un Ange ? On les lui avait décrit comme des êtres vertueux, chastes et pieux. Rien à voir avec cette créature sublime qui se doigtait presque à genoux devant lui et suçotait ses doigts sous ses doigts avec appétit, lui lançant un frisson à travers l’échine, tendant son érection dans une palpitation, lui donnant envie d’y revenir. Comme une transmission de pensée, elle se retournait et, se pavanant à quatre pattes sur le canapé, elle se pencha en avant, la croupe dressée, gigotante, réclamant une attention qu’elle ne tarderait pas à avoir.

Il l’avait suivie de près, subjugué par le désir et par son petit jeu. Dès qu’elle se fut arrêtée, une main large aux doigts épais glissa sur sa croupe, et Jack poussa la majeur dans sa fente, la pénétrant sans la moindre tendresse ; non pas qu’elle semble en vouloir, tant elle était mouillée et détendue, prête à recevoir plus encore. L’annulaire suivit donc, et il caressa ses chairs intimes et chaudes un instant jusqu’à trouver un point sensible. Lorsqu’il la sentit pousser sur le bout de ses doigts, il insista là, et se mit à la doigter frénétiquement, accélérant de plus en plus le rythme en ne quittant pas ce point, la faisant rapidement piailler de plaisir tandis qu’il la tenait en place de l’autre main posée sur ses reins.

Il arrêta vite son manège, la laissa reprendre un souffle, et claqua ses fesses d’albâtre, une fois chacune, dans un claquement sec qui les fit rougir instantanément. Mais il n’en avait pas fini non plus. Il grimpa enfin sur le canapé à son tour, mais d’un pied seulement. Il se plaça derrière elle, bien campé, bien dressé, et tendit le bras en se penchant en avant, saisissant ses cheveux en une grosse poignée, la cambrant en tirant légèrement mais fermement tandis que son vît épais venait prendre la place délaissée par ses doigts taquins. Il poussa sans mal et sans se contenir, prenant très rapidement sa place en elle, poussant en la remplissant pleinement jusqu’à atteindre son fond, la tendant jusqu’à presser son aine contre elle. Il la laissa sentir sa présence et sa poigne, ne bougeant pas, la laissant palpiter et gigoter autour de lui avant d’entamer son jeu de bassin, lentement, d’abord , puis, de plus en plus vite, en claquant fort, il s’en donna à cœur joie sans plus lui donner le temps de souffler, trop bien à sa place, trop bon dans ce rôle, et bien décider à jouir d’elle.

9
Base Spatiale / Re : Les rescapés d'Hypérion IV [Pv.]
« le: samedi 29 novembre 2025, 05:39:00 »
Pour diverses raisons, Jack n’avait pas reconnu l’attirance évidente entre Kira et lui ; et certainement pas les œillades discrètes mais un peu jalouses de Rory. Ils étaient dans une situation extrêmement dangereuse et toutes ses pensées étaient tournées vers le combat et la survie. En outre, ce n’était certainement pas le meilleur cadre pour se mettre en valeur. Et puis, la brune était la sœur de sa défunte Lina. Il était difficile d’éprouver une attirance pareille et de se regarder dans le miroir.
Malgré tout, il y avait quelque chose qu’il était impossible de nier, une tension palpable et presque électrique entre eux. Peut-être était-ce la tenue de la mercenaire, qui avait abandonné ses effets vestimentaires jusqu’au minimum décent, peut-être était-ce l’intensité trop dure avec laquelle elle avait immédiatement refusé l’idée de le laisser, peut-être aussi était-ce seulement un concours de circonstances, le fameux instinct de procréation souvent cité dans le cadre de contextes propices à la mort. Peut-être était-ce un peu tout cela.

A ce stade, Jack l’aurait soulevé s’ils n’avaient pas été interrompus. Et il était peut-être mieux qu’ils aient été interrompus. La petite créature blonde qu’il avait tiré du trou n’était pas juste une distraction bienvenue. C’était une trace de vie, un témoignage de résilience et leur chance de sauver une âme innocente de cet enfer. Certes, l’âme en question était certainement noircie par un traumatisme qui mettrait une vie à s’estomper, mais c’était quelque chose et, en la reposant, le chasseur de primes sentait quelque chose de rassurant et de positif, en même temps que son côté le plus bonhomme ressortait, à mi-chemin entre papa et grand-frère.
A la fois déconcerté par le contact de la petite, attendri, et sentant Kira plus douée en la matière que lui, il resta silencieux, souriant et saluant quand il fut présenté, et attendit de voir ce qui allait arriver. Il eut un éclair optimiste quand elle fit signe qu’elle n’était pas seule, mais celui-ci mourut bien vite. Ils étaient bien seuls avec elle, et sa seule chance de survivre désormais.

Merde.

Quoi qu’il en soit, le nom de l’ours en peluche qu’elle gardait fermement, seul compagnon d’infortune de la petite, ancre silencieuse de son esprit immature, faillit lui faire lâcher un hoquet rieur. Il se retint avec peine en continuant d’écouter. Enfin, la petite parlait et, désormais, elle s’ouvrait. Elle s’appelait Nora. Newt. C’était mignon. Kira était clairement aussi bouleversée que lui lorsqu’elle saisit sa main et se précipita dans les bras de la mercenaire. Jack fit un pas en avant, restant près d’elles tandis que le silence réconfortant se prolongeait.

« Heureux de faire ta connaissance, Newt. »

La fillette ne répondit pas. Elle avait besoin de se réconforter et d’oublier un instant, sans doute. L’attention de Jack, elle, ne pouvait pas débrancher. Il la dirigea vers leurs alentours. Il croisa le regard brillant de larmes, ému mais joyeux, de Rory, et, derrière elle, la salle du réacteur. Les monstres avaient arrêté d’essayer de les déloger, mais ils semblaient agités. Avec l’arrêt du réacteur, leur reine allait être coupée de cette source d’énergie corruptrice. Peut-être les choses reviendraient-elles à la normale. Peut-être mourrait-elle, laissant sa marmaille sans cap ni espoir de perpétuation ; à moins que d’autres mécaniques existent pour sauver la situation ?
Jack n’en savait rien. Il savait qu’un réacteur nucléaire mettait des heures, peut-être même des jours, à s’arrêter. Cela dit, il voyait bien que quelque chose se passait. Il le sentait au comportement de ces saloperies et à la posture de la créature massive. Sentaient-ils déjà le changement ? Se sentait-elle malade ?

« D’accord, on ne se sépare pas, valida-t-il enfin. Mais on ne peut pas rester là. Quelque chose se prépare, je le sens. »

« Oui, on dirait que quelque chose se prépare. »

Rory semblait avoir eu la même impression que lui, et elle se tendit, l’air grave, avant d’ajouter :

« D’ailleurs… On n’a pas trois heures devant nous. Le réacteur est déjà entré en fusion. »

« Je vois. »

C’était donc ça, le problème. Il n’avait pas vu venir quelque chose de si grave, mais il était bizarrement rassuré d’en être conscient ; jusqu’à ce qu’une question lui vienne, anxieuse.

« On a combien de temps ? »

« Je dirais… Trente minutes ? »

« AH ! »

L’exclamation sortit sans contrôle, vive, mêlant surprise, angoisse, colère et frustration. Le Tanexien, une main toujours captive, se retint de s’arracher de la menotte de la petite et resta calme pour elle, mais la situation était dramatique. Sans obstacle, ils avaient à peine le temps de se précipiter dehors et, peut-être, de se mettre à l’abri du blast. Mais les radiations et, surtout, la vague de chaleur… Il était impossible de savoir s’ils y échapperaient. Ses vagues cours sur les effets des armes nucléaires lui revinrent à l’esprit et il frissonna.

« Okay, on n’a plus le temps. On s’en va. On tente le tout pour le tout. Je porte Newt. Newt ? »

La petite décrocha son visage de l’épaule de Kira pour croiser son regard.

« Tu veux bien que je te porte. »

La petite blonde hocha la tête et quitta les bras de la mercenaire pour tendre les siens vers Jack, qui l’attrapa et, malgré la fatigue, la souleva jusqu’à son épaule comme si elle ne pesait rien.

« On va prendre le chariot ? »

« On va courir, Newt. Aussi vite que possible. Il faut que tu t’accroches. »

« Ce serait plus rapide avec le chariot. »

« Je suis désolé, mais… Le quoi ? De quoi est-ce que tu parles ? »

La petite se redressa et expliqua la chose avec l’air le plus sérieux du monde.

« Une fois, papa m’a amenée ici. Il m’a dit qu’en cas d’urgence, et elle prit le ton grave d’un homme adulte aussi bien que possible, il fallait rapidement évacuer et emprunter le chariot. Il m’a montré, c’était rigolo. »

« Ça ressemble à quoi ? Est-ce que c’est comme… une rangée de sièges, avec de gros trucs qui descendent pour tenir les gens, et qui monte très très vite sur un rail ? »

Newt sembla confronter ses souvenirs et son propre vocabulaire à l’image que voulait lui véhiculer Rory, et elle finit par hocher la tête. La technicienne sauta en criant de joie.

« Ils ont un lift ! »

« Un quoi ? »

« C’est long à expliquer. Mais c’est devenu courant sur ces centrales souterraines. C’est comme des sièges de manège à sensations. D’accord ? Sauf qu’au lieu de monter pour retomber, ils montent jusqu’à un transport d’évacuation. »

« Alors... »

« On va s’en sortir ! »

« On va s’en sortir ! »

« On va s’en sortiiiir ! »

« Newt. Est-ce que tu connais le chemin ? »

La petite réfléchit, puis elle hocha vivement la tête et pointa la porte avec détermination.

« C’est à côté. »

« D’accord. Guide-moi ! Kira, Rory, on fonce ! »

Et Jack s’élança, attentif aux indications de Newt. Il ne pouvait pas penser aux éventuels dommages subis par le chariot. Il fallait que ça marche. Il fallait que le transport marche. Mais si tout marchait, alors il saurait le faire bouger, et ils seraient bientôt à l’abri. Peut-être qu’ils croiseraient les gars. Peut-être que l’engin volerait et les conduirait hors d’ici. Peut-être…

10
One Shot / Re : Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: jeudi 13 novembre 2025, 04:38:02 »
Wade gloussa à la réaction franche de Himeko à l’initiative de Jin. Il se trouvait un peu soulagé, car autant le détachement initial était caractéristique et était une tactique classique du Japonais, autant l’Italien aurait pu faire honneur à la réputation de ses compatriotes. Il aurait pu prendre les devants et montrer l’exemple, mais il ne voulait pas forcer l’initiation et comptait sur les poulains pour qu’ils montrent ce dont ils étaient capables.

Tandis que l’hôtesse rejoignait son compatriote avec enthousiasme, l’Australien se dirigea d’ailleurs discrètement vers l’Européen pour avoir une petite conversation avec lui.

De son côté, Jin ne lésinait pas sur son effet. Il regardait la star approcher d’un air toujours tranquille, mais sans arrêter ce qu’il faisait, et la queue raidie par le frottement et par l’anticipation. Il ne faisait pas de quartiers à la pâtisserie, dont le sucrage fit long feu jusqu’à ce que la belle s’avance et se baisse.

« J’attends que ça, mamie. »

Il écarta la pâtisserie pour se laisser lécher, ne la quittant pas des yeux et esquissant un léger sourire narquois maintenant qu’elle commençait à s’occuper de lui, et il ne fit pas mine de protester lorsqu’elle lui prit le délice sucré pour le sucer salement et venir engloutir son manche et le couvrir du napage qui brillait en collant mollement à ses lèvres.

« Vas-y, fais-toi plaisir, j’vois que t’aimes ça. »

En jouant le jeu et en l’encourageant, il posait sa main sur sa tête et l’attirait à lui, la redirigeant vers son sexe raide et brillant, qu’il lui fit regober sans ménagement, la laissant aller et venir en suivant du bassin d’abord, amplifiant progressivement en lui imposant ses élans de la main pour rapidement pousser jusqu’à baiser sa gorge avec de légers soupirs traîtres.

L’attention se focalisait sur leur duo coquin jusqu’à ce qu’une main vigoureuse claque soudain une fesse de Himeko, lui faisant réaliser que Enzo s’était avancé à son tour, et s’était permis de l’entarter de crème sur une fesse avant de la contourner, tandis qu’il se répandait la crème chantilly et le coulis de fraise d’un autre gâteau sur la verge. Il semblait intimidé, mais déterminé, son mandrin veiné bien raide, long à souhait et bien épais, palpitant sous la couche de sucreries le couvrant.

« Les mélanges sont délicieux, il paraît, réussit-il à articuler en se présentant bien fièrement. »

En arrière, Wade éclata de rire mais, pour le moment, il restait spectateur, prêt à se mêler une fois que la dame aurait fait connaissance des jeunes. D’ailleurs, Jin jouait le jeu encore, lui tournant doucement la tête tandis que Enzo, légèrement hésitant, mais clairement surexcité par la situation, prenait le relais en attrapant ses cheveux et en lui glissant sa queue dans la bouche à son tour.
Pourvu que cette excitation ne le fasse pas cracher trop vite !

11
Prélude / Re : Celindra, tête de Tigre ? [Seremialidée]
« le: mercredi 12 novembre 2025, 22:09:19 »
Elle donne envie de vérifier si elle a neuf vies. ;D

Amuse-toi bien avec elle !

12
One Shot / Re : Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: samedi 08 novembre 2025, 05:46:25 »
Himeko pouvait être déroutante par son extrémisme dans le domaine du sexe. Rien ne semblait la choquer ou la déranger et, si Wade n’était jamais choqué par son comportement, il savait que la vieille dame avait un jardin secret toujours inexploré et, sachant ce qu’elle avait pu faire, il avait des raisons de ne pas vouloir fouiller. Savoir que son plaisir d’anniversaire était une tournante avec trois mâles plus jeunes qu’elle le rassurait, dans un sens, et il ne pouvait donc que l’encourager en ce sens.
Ou était-ce malsain, ça aussi ?

L’Australien tâchait de montrer l’exemple en se faisant entreprenant avec la Japonaise, qui ne rechignait pas à profiter de sa main autant que lui de manière parfaitement équivoque tout en marchant, tandis qu’elle en disait assez pour faire rougir le jeune Italien, hausser un sourcil de son compatriote, et faire rire son ami.

« Oh, je vois que tu n’as pas vu toute ma filmographie ! Je suis outré ! »

Il éclata de rire de bon cœur, se fichant bien qu’elle ait vu tous ses films ou aucun. Elle avait tourné avec lui plus d’une fois, quand il était un jeune premier prometteur et une star en fin de carrière, ou du moins le croyait-on. Mais il avait joué des centaines, peut-être des milliers de scènes, et dans des dizaines de films, et il n’attendait de personne d’avoir tout vu. Il en avait fait pour pas mal de goûts et il jouait souvent le beau-père, voire le père, voire le boomer violent ces jours-ci.
Et il avait tourné tant au Japon qu’ailleurs, la Californie l’ayant vu enfourcher les starlettes du moment plus souvent qu’il n’aurait pu le dire et ses voyages aux États-Unis ayant peu à voir avec le tourisme, et beaucoup avec des semaines de tournage intensives le laissant sur les rotules. Alors, non, il ne reprocherait jamais à personne de ne pas avoir tout vu.

« Une fois, les interrompit soudain Enzo, tandis qu’elle évoquait la piscine de chocolat, une copine m’a tartiné la queue de Nutella. Ça collait grave et ça fondait. Mais elle était gourmande et elle a tout mangé, chocolat et foutre. Et c’était ma première gorge profonde. Et la sienne aussi. »

Ils s’étaient interrompus un instant, et même Jin l’Impassible semblait pris de court par les paroles de l’Italien. Finalement, Wade avait ricané.

« Voilà ! C’est ça qu’on veut, ragazzo ! »

Le garçon bronzé détourna le regard, rougissant en souriant, et le Japonais avisait le buffet, mains dans les poches, l’air distant, semblant chercher quelles sucreries seraient les moins dures avec son taux de graisse minimaliste. Pourtant, ses paroles suivantes leur laissèrent entendre que ce couillon béni des dieux faisait bien moins attention qu’on le pensait.

« T’as du Coca, mamie ? Ah, ouais, juste là ! »

Il avait attrapé une canette et l’avait ouverte sans cérémonie, en prenant une autre pour la proposer tour à tour à chacun. Wade l’accepta et en ouvrit une lui aussi, tandis qu’Enzo se rabattait sur des pâtisseries. Le fait que Jin joue le jeu des petits noms avait contribué à débloquer les choses, et l’Italien, plus calme, fit un bruit approbateur en ajoutant :

« C’est super bon, Hime—mamie ! Je n’en ai pas goûté d’aussi bonne depuis que j’ai quitté l’Europe ! Jin, tu dois goûter ça ! »

Le Japonais s’avança d’un air suspicieux, examinant la pâtisserie luisante de sucre qu’il lui tendait, et la prit en main prudemment avant de se tourner soudainement vers Himeko, avec un air détaché qui n’annonçait pas la suite.

« C’est vrai que c’est bon, mamie ? »

Nonchalamment, il avait défait le nœud de son pantalon sous le regard de Wade et de la belle plantureuse. Le visage de l’Australien afficha une surprise joyeuse tandis que le bellâtre glissait l’élastique, et celui de son caleçon, sous ses bourses et commençait à frotter le glaçage sucré sur son sexe.

« Tu veux bien goûter et me dire ? »

« Ha ! T’as un talent naturel ! »

Enzo, lui, regardait d’un air effaré et déglutit, mais il réalisait bien, et c’était clair à son regard, qu’il allait devoir se mettre au niveau assez vite.

13
One Shot / Re : Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: vendredi 07 novembre 2025, 02:03:23 »
« Ça va aller ? »

La porte du jardin poussée, Wade tourna un sourire amusé vers les deux jeunes hommes. Jin, avec son pantalon de survêtement à la mode et sa chemise largement ouverte sur son torse taillé à la serpe, détourna le regard dédaigneusement tandis qu’Enzo, avec son pantalon de coton moulant et son maillot sans manches noir, déglutissait en hochant la tête. L’Australien poussa pour de bon et entra d’un pas assuré, suivi par un Italien anxieux et un Japonais nonchalant.

Quand ils arrivèrent à la porte de la maison, la vieille pornstar apparut. Au premier abord, elle semblait porter un tablier maculé de farine sur une tenue légère, mais un second regard révélait aux hommes la réalité : la nudité sous le tablier, à l’exception de ce dessous noir en dentelles, et les escarpins rouges pour seule note de sophistication. La vision semblait sortie droit d’un de ses films cochons, mais c’était différent. Aujourd’hui, elle ne tournait rien. Elle fêtait son anniversaire. Et elle comptait bien donner le change à ses cadeaux pour se faire bien gâter.

« Momma ! »

L’Australien enlaça la Japonaise en répondant sans détour à son petit surnom. Elle semblait avoir décidé de son scénario en avance, et il lui adressa un clin d’œil complice avant de se retourner vers ces messieurs et de les lui pointer tour à tour.

« Voilà Enzo, le petit Italien. Il est un peu intimidé. Viens là, bambino ! »

Le garçon, qui se tenait nerveusement le bras en s’essuyant la main dessus, souffla brusquement et s’avança vite, hésitant clairement quant à la chose à faire. Il allait venir l’enlacer, mais il se recula subitement, commença à saluer, hésita à lui tendre la main, mais finit par saluer bien bas.

« Sakuraki-sama, c’est un immense honneur ! »

Wade et Himeko échangèrent un regard. L’Australien haussa les épaules avec une grimace et tapa paternellement la tête touffue.

« Entre, va ! Passe-toi de l’eau sur la figure et détends-toi ! »

Enzo s’étrangla et, la tête baissée, il se précipita à l’intérieur, suivi de Jin, qui s’arrêta finalement devant Himeko avec un intérêt qui tranchait radicalement avec le détachement qu’il avait eu jusque là. Il dévisagea sa compatriote avec un regard analytique, la détaillant des pieds à la tête avec intérêts, les lèvres légèrement desserrées, avant de croiser son regard.

« Ohayoh… »

« Jin est bien plus rôdé, comme tu le vois, observa Wade avec satisfaction, et avec soulagement aussi. Vas-y, on te suit ! »

« Gotcha, boss! »

Le Japonais entra à son tour, d’un pas léger et traînant, délaissant ses chaussures expertement à l’entrée avant de grimper sur les tatamis et d’aller retrouver son compagnon.

De son côté, Wade, qui n’avait pas retiré une main du dos de la star du soir, baissa la main à ses fesses et les palpa tranquillement en imitant Jin. Il reniflait l’air, un brin étonné.

« Ca sent le sucre. Tu as vraiment préparé un gâteau d’anniversaire ? »

14
One Shot / Faux casting pour un anniversaire réussi
« le: jeudi 06 novembre 2025, 02:47:41 »
« Belle baraque. J’aurais dû me faire payer en fait. »

Jin avisait la jolie petite bicoque de la banlieue tranquille de Seikusu devant laquelle il se tenait avec ses deux compagnons. Difficile de croire ce qu’il pouvait se passer derrière les murets propres, les haies sages et les murs muets, à l’abri de fenêtres bien voilées. Lui le savait bien. Il jouait les découvreurs, mais ce n’était pas la première fois qu’il venait dans ce quartier, ou dans d’autres, pour faire son travail.
Le Japonais de la bande était un type grand, svelte et sculptural, aux épaules larges et au regard désabusé. Avec ses multiples colliers, bagues et boucles d’oreilles et son style soigné, il pouvait avoir des airs d’idol. Et c’était bien ce qui était prévu, à l’origine. Son boys band avait foiré, comme d’autres, et il s’était retrouvé à Kabukicho, coincé dans un club de hosts où il faisait fureur. Mais il avait fui la mafia de la capitale pour une vie plus tranquille ici, même si, pour garder un niveau de vie acceptable, il lui avait fallu devenir gigolo et participer à des tournages pornographiques, où il faisait office de bite anonyme pour les money shots.

« Tu peux toujours faire demi-tour, Jin. J’en trouverai un autre pour te remplacer, prêt à arriver en vingt minutes. »

Le regard du Japonais se tourna vers celui qui l’avait conduit jusque là et recruté pour l’occasion. Wade, un Australien d’âge mûr, mais foutrement bien bâti, taillé à la salle, avec une barbe et une coupe impeccables d’un gris argenté par endroits. C’était un beau mec, une star du gaijin porn au pays depuis bien longtemps, réputé pour sa gueule et la taille de sa queue autant que pour son bon esprit en coulisses.


Wade retournait son regard à Jin, le scrutant avec un sourire défiant. Le host n’était peut-être pas le plus enthousiaste des deux gars qu’il avait recruté, mais il avait les critères demandés par son amie : une belle gueule, de jolis muscles, et un bon mandrin dont il saurait se servir. Dans le métier, c’était un peu la malédiction de Jin, bien trop gros pour vraiment doubler les acteurs japonais habituels, et bien trop japonais pour jouer autre chose que les trucs habituels.
Le gars avait du mal à s’intégrer au métier, mais il s’impliquait, et c’était pour ça que Wade l’avait recruté pour ce soir. Il avait été cash tout de suite lorsqu’il avait répondu à la petite annonce de casting postée par la vedette du jour : « Réal cherche grands apollons larges d'épaules et bien membrés pour projet d'avenir ! »

Ce n’était pas un casting, mais ça n’était pas une occasion à louper s’il voulait se faire remarquer et se donner des chances. Ici, c’était le domicile de la grande Himeko Sakuraki ; son amie, une vedette du X au Japon et ailleurs, et toujours une travailleuse et consommatrice active. Aujourd’hui, c’était son anniversaire, et elle voulait s’éclater. Elle lui avait confié la tâche de filtrer les participants pour elle, et il s’en était acquitté diligemment, lui trouvant ce qu’elle voulait en faisant miroiter le potentiel de gains futurs.
Ce n’était pas un casting. C’était une promotion canapé.

Son regard se tourna vers le deuxième gars, d’ailleurs. C’était le plus grand, et aussi le plus jeune, un Italien aventureux au teint hâlé, à la barbe clairsemée et à l’air innocent, bâti comme un dieu gréco-romain et aussi nouille qu’une véritable nouille. Le garçon était allé se perdre en Chine dans des boulots de white monkey mal payés avant de venir au Japon et de s’y faire alpaguer par de vieux yakuzas malins.
Depuis, il tournait du gaijin porn à la pelle et se vendait pour rien. Mais, le pire, c’était qu’il brillait. Il avait un talent naturel et il menaçait d’éclipser un jour la renommée de Wade lui-même. C’était la relève, un type sans talent, sinon de se servir de sa bite comme un étalon en rut permanent.

« Enzo ! Tu rêves ? »


L’Italien sursauta et cligna des yeux, souriant bêtement aux deux autres en se frottant le bras tandis qu’il essayait de s’expliquer. Il était nerveux. Il en avait vu, depuis qu’il avait décidé de quitter sa Naples natale pour aller vivre la grande vie en Asie ! Il avait pas mal déchanté, mais il avait trouvé une voie possible un peu malgré lui. Quand le grand Wade l’avait approché pour lui expliquer ce qu’était vraiment ce casting, et qu’il pourrait y gagner en opportunités, il y avait tout de suite vu une échappatoire à sa servitude mafieuse, et il avait foncé tête baissée et avec le plus grand enthousiasme au monde.
Ici, il était certainement le plus excité, non seulement pour ça, mais aussi parce qu’il réalisait qu’il allait rencontrer Himeko Sakuraki, dont quelques vidéos avaient accompagné certains de ses émois adolescents, plus souvent qu’il aurait aimé l’avouer. Et il n’allait pas juste la voir en chair et en os. Il allait la toucher, et la…

« Oui, désolé, répondit-il en déglutissant. Je suis un peu intimidé. »

« D’accord. Pense quand même à te mettre en condition, Italian Stallion, ou c’en est fini pour toi ! »

L’Australien souriait de manière rassurante, mais Enzo le prit à coeur. Il déglutit encore et haleta et secoua les mains en gloussant timidement.

« Non mais pas d’inquiétude ! Je n’ai ja-mais-de-pan-ne ! »

« J’espère bien, Himeko est… enfin ! Vous allez vite le voir. »

L’aîné du trio éclata de rire en s’avançant vers la porte pour sonner. Une mélodie typique résonna dans la rue le temps que la star du soir daigne se pointer à son interphone pour leur ouvrir et les accueillir, et l’Australien lui décocha un beau sourire à l’objectif en expliquant qu’il lui amenait des types pour démonter son lit. C’était faux, et n’importe qui verrait bien, à leurs tenues, que ça l’était, mais le code faisait bonne figure auprès des voisins indiscrets.

Enzo soupira, souffla, se calmant en frottant ses mains moites à son maillot.

Jin mit son téléphone en mode avion en vérifiant les plis de sa chemise et l’état de ses ongles.

Wade, quant à lui, portant son jean et son pull à col roulé bien sage avec le charme d’un paternel bien rangé, sans laisser songer à la bête qu’il cachait derrière ses airs tranquilles.

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Base Spatiale / Re : Les rescapés d'Hypérion IV [Pv.]
« le: mardi 04 novembre 2025, 15:44:30 »
Contre toute attente, ils arrivèrent donc dans la salle de contrôle du réacteur. Jack s’écroula au sol, fesses les premières, tombant sur les épaules, se redressant sur les coudes seulement pour voir l’horreur les haranguant de l’extérieur. Un ballet moderne de gueules baveuses immondes hérissées de dents inégales et acérées les lorgnait, cherchant à les atteindre. La masse de corps se précipitant après eux diffusait des chocs sourds dans la pièce confinée et le métal grinça légèrement, mais les Humains furent vite rassurés : la pression se détendit et rien ne donna le moindre signe de faiblesse.

Après un instant de tension, Jack se relâcha, soufflant bruyamment en se laissant retomber. Allongé sur le sol, là même où il était tombé, il respirait lourdement, le corps entièrement relâché. Bras et jambes étaient vidés, et il devait se reposer. La masse pouvait être un avantage, mais elle jouait sur l’endurance ; toujours.
Heureusement, le Tanexien était robuste et récupérait vite. Quand la voix de Kira le tira de son effondrement, il se redressa vite et se glissa jusqu’à l’ouverture qu’elle indiquait. C’était très étroit. C’était une bonne cachette au vu des monstres qu’ils avaient affronté, et la salle semblait lourdement blindée. Par contre, c’était très étroit, et il n’osa pas soulever verbalement son doute quant à sa capacité à les suivre, cette fois. Il avait déjà dû ramper à plat ventre et bras rentrés et s’était blessé dans la conduite de refroidissement, et il était certain de ne pas passer.
Il devait y réfléchir. En se redressant, il était plongé dans ses pensées, écoutant Rory distraitement tandis que la technicienne évoquait la suite du programme. Il hocha la tête mollement, et s’écarta en silence vers un moniteur auquel il s’installa.

Jack sortit les plans du complexe et repéra leur position, et commença à s’y intéresser dans un silence inhabituel, mais lourd de sens. Il devait trouver une solution, ou il devrait rester en arrière. Ils étaient entrés par un accès très irrégulier, et il devait bien y avoir un cheminement normal pouvant leur rendre service.
Finalement, il se recula, après une dizaine de minutes, et fit pivoter le fauteuil de bureau pour retrouver Kiralynn.

« Je ne passerai pas par cette conduite, observa-t-il tout de suite. Mais vous devriez l’emprunter. Le chemin normal semble assez simple à suivre, mais il sera peut-être infesté. »

C’était une évidence qu’il devait néanmoins souligner. Si elles comptaient le suivre, elles se mettraient en terrible danger.

« Sur le chemin, il y a un atelier et un poste de sécurité. Je devrais pouvoir y trouver des armes et des outils pour des réparations de fortune. Viens voir ! »

Il revint vers le moniteur et lui montra du doigt ce qu’il voulait lui faire voir.

« Le chemin emprunté par Badger devrait le mener ici, et cette conduite mène jusqu’à une centrale de ventilation dont l’accès mène tout près. Moi, en prenant ce chemin, je peux arriver là, un peu plus loin. En gros, une fois sortis, on pourrait vite se regrouper et se mettre en action. Je- »

Il fut soudainement coupé par un bruit venu de la grille ouverte. Il posa un doigt sur la bouche, plus pour lui-même que pour les autres. Tout le monde était en alerte, mais désarmé. La tension était à son comble. Jack se releva et, prudemment, se rapprocha de la grille. Il se pencha au-dessus, puis, soudain, se plaqua au sol, plongea le bras dedans et en tira une petite silhouette criante et vociférante.
Ils venaient de découvrir un.e rescapé.e, mais difficile de l’identifier pour le moment, tandis que Jack tentait d’éviter coups de griffes et coups de pieds en portant l’individu à bout d’un bras malgré la fatigue.

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