Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Jack Marston

Pages: [1] 2 3 ... 29
1
Prélude / Re : Prisonnière sans le savoir (Collection Black Rose, Harlequin)
« le: samedi 19 septembre 2026, 07:33:29 »
Voilà un personnage passionnant ! Je connais un type aux airs d'albinos qui pourrait avoir une curieuse alchimie avec. ;D

Rebienvenue à toi, à tes idées et à ta plume ! :D

2
Prélude / Re : Alysse Evans [Validée]
« le: samedi 12 septembre 2026, 23:53:10 »
J'ai même pas eu le temps de lire que Shion a poppé ! Fiiiioooooon!!! (Enfin, Shion!, oui, enfin... D'accord...)

Et bien, bienvenue à toi, et bravo pour ta prompte validation ! Amuse-toi bien dans ce terrible établissement ! :D

3
Base Spatiale / Re : Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« le: samedi 12 septembre 2026, 04:30:11 »
A la manière dont la fille était restée figée à sa question, Jack craignit d’avoir fait une bourde en la posant, et d’avoir eu tort d’associer une valeur pécuniaire à la vie de cet homme. De ce qu’il savait de ce monde et de cette société, similaire à toutes celles ayant conduit à ce genre d’enfer et y perdurant, il en doutait beaucoup. Mais il y avait toujours des originaux. Il faillit se redresser et lui demander d’agir mais, à peine ses muscles avaient-ils commencé à s’agiter que la belle se mit en action, d’un coup net, appelant un drone et entamant sa procédure.

Jack se détendit et se décida à attendre, suivant l’opération avec une fascination prudente. Il avait fait la guerre. Il connaissait les blessures et ce qu’il fallait faire pour les soigner, ou pour éviter qu’elles ne tuent. Il connaissait aussi certains mots, sans forcément en connaître le sens. A force de rapporter des blessés à l’arrière, on apprenait lesquels impliquaient quelles chances de survie, aussi grimaça-t-il à hépatique et serra-t-il les dents en suivant le début des événements, impuissant et condamné à l’attente.

Appuyé là où il était, il avait une vue imprenable sur les choses. Ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde, mais il avait les boyaux solides. Non, il se prit surtout assez vite de curiosité pour cet environnement si curieux pour un établissement de santé, un univers si loin du cadre souvent très neutre et formel de la plupart des établissements. On trouvait des mondes où la couleur était considérée comme une part du processus curatif, mais jamais ainsi. Pas à sa connaissance.

Et puis, il y avait cette musique, toujours là. Quand elle changea et que la fille approuva avec enthousiasme sans cesser de travailler, sa contemplation fut immédiatement tirée des lieux à la propriétaire, tandis que ses oreilles se tendaient à la recherche de ce qu’elle aimait, pas pour plaire, mais par simple curiosité.

Le morceau de rock, ses percussions et ses vers graves, remplirent littéralement salle, corps et esprits tandis que l’intervention s’engageait pour de bon, et Jack la regardait faire. Ou plutôt, il la regardait, elle, sous les néons bleutés. Ses cheveux violets brillants aux racines d’un bleu stellaire en chignon, sa tenue à la fois pratique et informelle, les marques des prothèses autrement invisibles à ses bras. Choix ou contrainte ? Il l’ignorait. Il le découvrait. Il découvrait une femme forte, sauvage et professionnelle, qui se donnait à fond sur la musique comme sur son patient, prospérant dans cette ambiance de guerre en battant le rythme d’un chant sur les instincts primaires et le désir de conquête et de possession, sur les pulsions sexuelles naturelles et profondes guidant tout être. Il la découvrait médecin, et il la découvrait femme. Il voyait ces mains plonger dans la plaie pour sauver ce patient. Il voyait cette silhouette féminine et puissante vivre pleinement toute sa passion et ses instincts. Il entendait cette voix défier la Mort avec conviction, et voyait ces yeux brillants exprimer tout son plaisir d’être là.

Oui, Jack resta scotché là, bêtement, bloquant sur elle avec fascination. Il se trouva admiratif de la beauté pure se tenant devant lui comme de la vie palpitante courant dans toute chose en elle. Il se trouva attiré par son aura vive et entière, désireux de sa proximité, rêveur de son contact.

« Hémorragie contrôlée. Pression stabilisée. »

« Merci. »

Quand Dronix annonça la fin de la récré, le mercenaire sortit de sa transe tourmentée en un clignement d’yeux et chassa rapidement ses pensées d’un redressement et d’un soupir, et d’un secouement de tête. Il ne pouvait pas se faire des idées pareilles, comme ça, alors qu’elle était juste en train de bosser et qu’il repartirait dès que Fisk serait transportable ! Il se maudit et reposa un regard vaguement plus raisonnable sur la scène, la voyant finir ses sutures.

La musique n’était pas encore finie. Elle avait été très rapide. Les paroles et le rythme continuaient à vibrer en lui, jouant les cordes de son être comme les fils d’un pantin. Et comme elle se tournait vers lui et plantait ses yeux d’un bleu improbable sur lui, il se surprit à frissonner et à déglutir. Pas de peur. Ou plutôt, pas de peur pour lui. Mais de peur d’être tenté de dépasser les bornes.

Autant dire qu’il fut contraint de garder les yeux droit devant lui lorsqu’elle s’accroupit devant lui et que ses doigts, de fer dans des gants de velours, commencèrent à le saisir, à le palper et à l’ausculter. Elle travaillait. Il dut se le rappeler. Ne pas laisser ses pulsions sauvages dominer ses songes, même si cette chanson entretenait vivement la tentation.

Il se risqua à rabaisser le regard lorsque, le toucher cessant, les machines l’examinant à la place, il se résolut à recueillir son diagnostic les yeux dans les yeux ; pour la trouver là, souriante en levant la tête vers lui, accroupie devant lui. Il déglutit encore et hocha la tête plutôt que de répondre, avant qu’un sourire ne soit rendu comme elle le rassurait sur son état et se relevait, enfin, lui permettant de souffler. Quoique cette proximité entre eux n’aidait en rien, en vérité, comme il sentait subitement sur elle le mélange de produits d’hygiène, de désinfectants et d’effort émanant d’elle, mélange brut et complet épousant à merveille sa personnalité. Il la fixa un instant sans un mot, l’air hagard, suspendu à son regard cyan, à son souffle chaud glissant une fraction de seconde sous son nez, captif de cette torpeur voulue par la lutte contre une fascination confinant à l’obsession.

« Alors, parvint-il quand même à dire, humectant ses lèvres sèches, on ne coupe pas ? »

C’était la question classique du soldat blessé au front. La peur de tous et la blague cruelle qu’on se faisait à l’idée d’une blessure. Il s’y était rabattu par instinct, se sauvant de la transe, brisant le sort d’un renvoi brutal à ses bases, et il ricana doucement, se préparant à s’excuser pour la question de mauvais goût quand, tout d’un coup, à sa gauche, la porte s’ouvrit brutalement, attirant leur attention.

Trois individus patibulaires entrèrent. Là encore, l’instinct entra en jeu. Jack ne les sentait pas. Il repéra vite l’absence de malade ou de blessé apparent. Et il repéra les armes une fraction de seconde après. Sa main était déjà au holster, qu’il avait déboutonné par réflexe, et il ira son revolver pour mettre la bande en joue dans un réflexe conditionné, pivotant sur sa bonne jambe pour leur montrer son profil, et attrapant Kaz de sa main libre pour la glisser derrière sa stature robuste et la couvrir de sa personne.

« Doc ! Il est temps de passer à la caisse ! »

Des collecteurs de dettes ?! Jack n’aimait pas leur ton. Ils étaient venus pour en découdre, pour casser du mobilier, et peut-être une partie de leur créancière. Bien qu’il n’aurait pas dû s’en mêler, le vétéran n’était pas du genre à regarder bêtement sans rien faire. Il avait décidé qu’il aimait bien le doc, même si une bonne partie de ce jugement rapide reposait sur une appréciation qui n’avait rien ni de raisonnable ni de raisonné.

« Et si vous me disiez qui vous êtes et pourquoi vous êtes là ? »

Deux des bandits tirèrent enfin leurs armes, les pointant vers lui. Le meneur, lui, le découvrit avec surprise, mais retrouva vite un air suffisant et condescendant en écartant les mains avec bonhommie.

« Et t’es qui, toi ?! Bah, rien à foutre… Marek a contracté une grosse dette pour sauver sa p’tite Kaz. Et l’échéance est passée depuis belle lurette. Alors, où est la thune ? J’espère qu’elle a pas servi à payer tes services de protection, mec, parce que tu m’fais pas peur, et tu fais pas l’poids. »

Il tira son arme à son tour. En effet, Jack était largement dépassé. Il était bon. Vraiment bon. Et les munitions qu’il avait chargé… Disons qu’elles avaient de quoi les surprendre s’ils en arrivaient là. Mais il serait forcément blessé, cette fois. Pourtant, il n’avait pas peur. La Mort, lui l’avait exorcisée de longue date. Et il sourit narquoisement en tenant sa position.

« Allons, messieurs, on ne va pas en arriver là, non ? Laissez un rappel à Madame et rentrez chez vous, et nous dormirons tous dans nos lits dans quelques heures plutôt que de moisir ici. »

4
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« le: mardi 08 septembre 2026, 13:16:40 »
Jack ne s’attendait pas à grand-chose de la part d’Adel. Ce n’était pas condescendant de sa part. Il avait vu un jeune homme plus intellectuel que dynamique ayant du mal à avancer les limites de son pouvoir. C’est plus par défaut qu’il faisait front seul, en espérant pouvoir arrêter leurs ennemis, en espérant pouvoir protéger ses compagnons, en espérant qu’une agréable surprise vienne bousculer la faiblesse de ses attentes.

Ainsi, quand, tandis qu’il rechargeait, Adel se glissa derrière lui, tendit son bras, pointa un index, puis produisit un trait enflammé, il se figea avec stupeur. Le trait frappa la nuque du fuyard, qui se figea à son tour, certainement de douleur, tandis que le projectile d’énergie incandescente irradiait son système nerveux central.
Au choc, instantané, succéda un écroulement presque aussi rapide. Sans le moindre doute, le feu avait dû brûler le système nerveux central. La victime se retrouvait alors paralysée, incapable de contrôler son corps, tandis que le feu continuait de se répandre, qu’une fièvre brutale l’abattait, et que son cerveau lui-même commençait à mourir, cuit par l’attaque.
C’était un sort absolument horrible.

Mais, en dépit de l’horreur, Jack vit l’homme s’effondrer avant d’avoir pu rejoindre son vaisseau, et il resta bouche bée tandis qu’il se tournait vers l’arcaniste, le fixant quelques secondes avec un mélange de fascination et d’intérêt. Puis, il déclama son nom puissamment en le serrant d’un bras :

« Adel l’Arcaniste ! Tu caches bien ton jeu ! »

Il le relâcha après l’avoir peut-être serré un peu trop fort, sous le coup de l’adrénaline. Il respirait lourdement, sous le coup de l’effort, mais aussi de la tension maintenue au combat, et de la peur qui, toujours, accompagnait, au moins en arrière-pensée, chaque combat de tout guerrier encore attaché à son existence mortelle et n’accueillant pas la Mort avec le détachement que seule la dépression pouvait leur accorder.

« Ça va les faire réfléchir, se réjouissait-il. Mais ils vont sûrement préparer une autre attaque. »

Il se rembrunit en y songeant, perdant un instant ses yeux dans le vide avant de raccrocher ceux du mage et de lui demander :

« Tu n’aurais pas un tour susceptible de les prendre par surprise, par hasard ? »

5
Base Spatiale / Re : Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« le: samedi 05 septembre 2026, 03:00:27 »
En ouvrant la porte et en découvrant la clinique, qui faisait plus penser à un atelier et à un salon de tatouage edgy qu’à un établissement médical, Jack arriva très vite à la réalisation qu’il devait passer pour un gros benêt. Arme à la main, il réalisa, la musique baissant, qu’il avait pris une série de battements particulièrement secs et puissants pour des coups de feu. C’était extrêmement embarrassant, et encore plus dans la mesure où la praticienne l’accueillit d’une passivité flagrante avant de se tourner vers lui et de presque lui reprocher de prendre son temps.

Secoué, mais conscient de l’urgence, Jack remit vite la sécurité de son pistolet avant de le ranger et de récupérer son contrat au sol. Il était fatigué et devait effectivement avoir l’air d’avoir traversé le no man’s land pour tomber sur une tranchée poussiéreuse en plein été, mais Jack était plein de ressources. Ses amis le connaissaient bien pour ça. Il n’eut aucun mal à récupérer le blessé et, celui-ci fatiguant, en revanche, nettement plus, et tournant de l’œil maintenant qu’il était assis, il le hissa sur ses épaules avant de lui faire passer prudemment la porte et de la porter d’un pas preste vers la table désignée.

Il le posa de cette manière rude mais courtoise que développaient les soldats à force d’évacuer des camarades. Les fesses trouvèrent la surface froide avec un léger choc, et il le manipula rapidement, mais avec une précision née de l’habitude, et avec une prudence lui évitant tout choc supplémentaire. En se reculant, il eut un regard pour l’autre patient, mais il le détourna vite par pudeur, et il s’écarta pour laisser la place à la jeune femme qui, à sa surprise, le prit aussi en charge. Elle lui fit remarquer son boitement et le vétéran baissa la tête pour examiner sa jambe. Il renifla en notant l’absence de blessure mais, maintenant qu’elle le disait et qu’il ignorait les effets de l’adrénaline, il réalisait que, oui, il avait mal.

« Cet homme vaut cher, remarqua-t-il finalement en repérant un tabouret. Vous pensez pouvoir le sauver ? »

Il boitilla jusqu’à l’assise repérée et s’y installa avec un soupir de soulagement. L’excitation descendait vite, maintenant, et le dégrisement s’accompagnait d’une prise de conscience tout aussi rapide de la fatigue et des commotions, et des douleurs les accompagnant. Maintenant qu’il se posait, aussi, il prenait davantage conscience de son environnement, et en particulier de la personne chez qui il avait débarqué. C’était un cadre extrêmement inorthodoxe, mais il s’y était attendu. Ce qui l’étonnait peut-être était la jeunesse apparente du médecin qui, selon la femme l’ayant envoyée là, avait excellente réputation. S’était-il fait avoir par la grand-mère d’une arnaqueuse ? Il le verrait vite.

6
Base Spatiale / Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« le: jeudi 06 août 2026, 03:56:33 »
Fisk était bien connu des gens du bloc. Dans les tréfonds de cette interminable mégalopole, sur ce monde sans fond, la proximité était redevenue la seule norme, la seule référence accessible à l’esprit humain. Ici, on ne se sentait pas concerné par les affaires des hauteurs. Chaque bloc de chaque fondation de chaque arcologie de la cité gigantesque les surmontant fonctionnant comme son propre petit monde à l’insu de ceux vivant au-dessus. Ici, des gens comme Fisk étaient connus. Ils étaient connus parce que leurs actes influençaient des vies.

En l’occurrence, Fisk était un chasseur de têtes pour le réseau de proxénétisme le payant. C’était un organisme criminel tentaculaire dont les extrémités couvraient de nombreux blocs et allaient se perdre jusqu’aux cimes, et personne ne cherchait donc à saisir son existence. Fisk était le proxénète. Il échangeait des profils intéressants contre de belles sommes de devises et obtenait souvent une réponse favorable. Les gens étaient, tout simplement, plongés dans la misère plus souvent que bercés par le confort.

Mais Fisk était aussi un escroc. Lorsqu’il ne trouvait pas ce qu’il cherchait par des moyens conventionnels, des moyens que certains ici diraient honorables, ou honnêtes, il s’arrangeait pour forcer ses cibles, les plongeant dans des situations dont lui seul pouvait les sortir. C’était déjà d’une cruauté sans nom, mais il avait aussi fini par atteindre le plus bas creux du caniveau en payant ses victimes avec des faux. Une association de victimes avait fini par se constituer et avait survécu assez longtemps pour rassembler une somme suffisante pour solder Fisk. Il semblait que même ses patrons cherchaient désormais une excuse pour le remplacer.

Jack avait répondu présent. Il avait conduit la Banshee ici pour faire installer la dernière optimisation de son scanner de failles auprès d’un mécanicien d’un bloc voisin, et il avait reçu l’annonce et pris le contrat le temps d’attendre que ce soit fait. Un malfrat prétentieux à prendre vivant. Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?


◕ Ѫ ¯ º ѧ


« Et merde ! Me claque pas entre les doigts ! »

Fisk s’étouffa dans un rire sanguinolent, apparemment indifférent à son sort. Il avait compris que si son agresseur mystérieux le voulait en vie, c’était pour le livrer à quelqu’un. Ca voulait dire qu’il allait se faire torturer un moment avant de crever. Il en avait conscience. Pourtant, une partie de lui espérait encore de survivre, aussi tenait-il son pansement compressif gorgé de sang fermement pour chercher à limiter le saignement.

Jack râlait. Ça s’était mal passé. Très mal. L’informateur qu’il avait dégoté l’avait envoyé dans un guet-apens, lui donnant l’adresse non pas de la planque personnelle du trafiquant d’âmes damnées, mais d’un tripot clandestin rempli de criminels et de joueurs peu enclins à se laisser déranger. Dès qu’il avait poussé la porte, et après quelques secondes de réalisation des deux côtés, les armes avaient commencé à sortir et les détonations s’étaient déchaînées. Le Tanexien ignorait comment il s’en était sorti. Il lui semblait que certains en avaient profité pour tenter de régler une dette et que la fusillade était devenue confuse, beaucoup de tireurs se reportant vers d’autres cibles avec inquiétude et tirant sur tous ceux qui faisaient mine de diriger leurs viseurs sur eux avec la même anxiété.

Il avait fini par coincer Fisk, mais le gars l’avait accueilli en se jetant sur lui avec un poignard à monofilament. C’était une belle saloperie, extrêmement coupante. Jack avait réagi pour survivre, esquivé le coup, détourné la force du bandit et retourné l’arme contre lui, lui perçant le foie dans un coup sec et brutal avant de réaliser son erreur. Maintenant, il traînait sa prime en passe de périmer, vomissante et chancelante, jusqu’au dispensaire que quelqu’un lui avait indiqué de quelques mots, semblant comprendre qu’une vie devait être sauvée.

On lui avait dit qu’à un moment, il pourrait se guider aux vibrations des basses. Qu’il y serait presque alors. Et il se savait donc presque rendu. Il ne cherchait pas à comprendre dans quel genre d’endroit il arrivait. Il voulait juste empocher sa prime. Tant pis s’il en dépensait une bonne partie dans les soins de ce tocard.

Quelque chose, cependant, lui laissa penser qu’il risquait d’avoir du mal à y parvenir. En effet, comme il approchait de la porte, son oreille entraînée remarqua soudain un autre rythme irrégulier accompagner les drones mathématiques. Il y avait une fusillade à l’intérieur. Quelle veine ! Il risquait de retrouver le médecin mort à présent. Refusant de laisser tomber et concentré sur son objectif, il laissa Fisk glisser le long du mur et s’asseoir près de la porte avant de se préparer à intervenir, et de faire tout son possible pour secourir la personne tenant ce curieux établissement.

7
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« le: jeudi 06 août 2026, 02:22:58 »
Curieusement, Adel l’Arcaniste ne semblait pas trop inquiet de la situation dont il prenait conscience. Il semblait certes déboussolé, ou alors sous le choc, mais il était présent et disponible, et c’était déjà cela. Il était capable de contribuer, et c’était tout ce que Jack pouvait lui demander.

Par la verrière du poste de contrôle, ils purent voir l’engin manœuvrer autour d’eux en cherchant l’écoutille. Ils la trouveraient bientôt, si ce n’était déjà fait, et il fallait qu’ils soient en place à ce moment.

En comparaison du leur, ce n’était pas un gros appareil. Leur embarcation était un ancien cargo militaire, avec de larges soutes, cela dit, alors que celui de leurs agresseurs était sûrement optimisé pour le transport de troupes lui-même et les actions offensives. Le chasseur de primes inspira profondément, expira doucement, regardant l’appareil adverse disparaître dans un angle mort avant de se retourner vers Adel.

« Tu te rappelles notre discussion sur nos rôles respectifs ? »

En apprenant que l’invité de dernière minute était capable de soigner, Jack lui avait glissé, pour plaisanter, qu’il pourrait le remettre sur pieds après qu’il ait dessoudé tous ceux qui se mettraient sur leur chemin. Il ne s’attendait pas à ce que cet échange devienne prophétique, mais ils y étaient, et le Tanexien sortit son énorme revolver pour en ouvrir le barillet. Il était déchargé, mais il commença à chercher des balles du bout des doigts pour y remédier. Même s’il n’y connaissait sûrement pas grand-chose, Adel avait dû voir des images de balles sur Terre. Elles étaient à la fois similaires et très différentes, clairement plus complexes et dotées de pointes colorées, ainsi que de traits de couleur comme sur les vieilles résistances électriques qu’on étudiait encore à l’école à certains endroits. Jack connaissait ses codes couleur et, pour éviter tout dégât à sa nouvelle acquisition, il avait opté pour des têtes creuses à détonation ciblée. C’était moins méchant qu’une balle explosive et ça ne perçait pas grand-chose mais, quand ça faisait mouche, ça faisait de sérieux dégâts sans en mettre partout ni risquer de faire des trous indésirables. Avec de la chance, les bandits auraient eu la même idée, pour peu qu’ils aient ce qu’il fallait.

« Viens avec moi, et fais ce que tu peux. »

Il referma le barillet, et remit l’arme dans son rangement. Le moment était grave et solennel. C’était le type d’instant où, sur Terre, le réalisateur sortirait les cuivres larmoyants pour saluer le courage des guerriers condamnés. Mais Jack adressa un regard serein à son compagnon, et un sourire tranquille.

« On peut les avoir. »

Il n’en savait rien. Mais il devait y croire. Il ne pouvait pas douter, ou ce serait déjà fini.

« Suis-moi ! Il faut y être avant eux ! »

Le gaillard s’élança dans la coursive et prit un escalier les conduisant au niveau inférieur. Il trotta plus loin et prit un autre escalier, plus long, plus profond, les conduisant dans une salle spacieuse et entièrement vide. Peut-être les grandes portes trahiraient la fonction du lieu : c’était le petit hangar du bord. Mais ce n’était pas leur destination. Jack ouvrit une porte pour déboucher sur un espace bien plus vaste. Il s’étirait devant eux sur des dizaines de mètres et peut-être le tiers ou la moitié de cette distance en largeur. Le plafond était très haut. Ça ressemblait à un entrepôt. C’était la fameuse soute. Jack avait le pressentiment qu’ils essaieraient d’attaquer par là, là où l’espace et les obstacles leur fourniraient le plus d’options tactiques et le meilleur avantage. Ils ignoraient que ce grand espace était entièrement vide.

Le Tanexien alla vers une cloison et la longea, avant de s’arrêter derrière une des larges charpentes métalliques de la structure du vaisseau, alors qu’un choc lourd suivi de claquements se faisaient entendre. Jack ressortit son arme, se mit aux aguets. Les agresseurs étaient en train de forcer l’écoutille, et ils y parviendraient assez vite. Ils n’avaient pas le temps de beaucoup tergiverser, et il se tourna vers Adel une fois de plus, lui adressant un sourire déterminé.

« Paré ? »

Un crissement annonça le forçage de l’écoutille et des bandits surpris commencèrent à débouler un par un par l’accès circulaire étroit qu’ils s’étaient ouverts. Le chasseur de primes souffla, désenclencha la sécurité de son arme, et finit par s’élancer.

« Go ! »

Il y avait quatre malfrats déjà à bord. Une première vague chargée d’établir la meilleure position d’entrée possible. Ils étaient lourdement armés pour cette tâche, sans doute avec les meilleures armes de la bande. Ils étaient là, déçus, se demandant où se mettre, quand la masse de Jack les prit de court. Le vétéran poussa un cri et caressa la détente de son revolver. Les quatre coups trouvèrent une cible et les bandits se retrouvèrent à terre, réduits à l’état de poupées de chiffon sans vie, avant d’avoir réussi à réagir réellement.

Jack déboula devant l’écoutille ouverte et tomba nez à nez avec un autre bandit qui, effaré, lui adressa des yeux ronds avant qu’une balle lui troue le front et fasse éclater sa cervelle dans un double bang. Derrière lui, le second leva son arme, mais il s’écroula vite. Le troisième tenta un repli, se retrouva face à son camarade restant et, pris de panique, le poussa à terre. Jack visa l’homme à terre et mit fin à ses jours avant de se remettre à couvert. Il adorait ce flingue, mais il n’avait que sept balles au barillet, l’obligeant à recharger au plus vite. Il espérait juste qu’Adel ait suivi et puisse trouver une chose à faire.

8
Prélude / Re : Prométhée
« le: mercredi 05 août 2026, 07:56:02 »
Bienvenue! :D

9
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: jeudi 30 juillet 2026, 08:56:22 »
Compte jusqu'à 3 et tu verras ! :D

10
T'es incroyable ! Bienvenue à bord !  :-* 8)

C'est validé pour moi !  :D

11
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« le: vendredi 10 juillet 2026, 04:57:43 »
La discussion avait repris un tour productif et Adel pensait effectivement que sa transformation lors de son sort avait pu causer la formation de cette poussière d’étoiles sur lui. Quoi qu’il en soit, ils n’en auraient pas le cœur net sans pouvoir les examiner, et l’arcaniste n’était pas prêt à se relancer dans des expériences hasardeuses pour le moment. Jack pensait que c’était plutôt judicieux. Au vu du résultat de son dernier sort, nul ne pouvait dire ce qu’il adviendrait s’il s’y réessayait. Aucun moyen de savoir s’il s’en sortirait mieux, et on ne savait pas ce qu’il était advenu de son point de départ. Qui sait si le phénomène avait causé des dégâts sur Terre ? Le capitaine n’était pas non plus d’avis de tirer la queue du Diable.

« Quoi qu’il en soit, tu devrais avoir du temps. »

Il sourit au jeune homme en lui tapant l’épaule.

« Tant que l’hyperdrive n’a pas de ratés, personne ne nous embêtera. Pas même les types que tu as laissés sur leur faim là-bas. »

Il disait à peine ces mots lorsqu’un son nouveau se fit entendre. Adel ne le connaissait pas, mais il put voir Jack tendre l’oreille tandis que son visage blanchissait et se décomposait. Le son descendait en gamme et un instinct viscéral devait lui dire que quelque chose était en train de tomber en panne. Comme pour lui confirmer son intuition, le chasseur de primes soupira :

« C’est pas vrai, il fallait que j’ouvre ma gueule... »

Jack attrapa le tableau faisant face à Adel et l’entoura d’un bras juste avant une soudaine sensation de décélération. Ce n’était pas comme un coup de frein. C’était comme se retrouver en roue libre dans la boue et se faire ralentir soudainement par la nasse poisseuse. Sauf que l’appareil sortait d’un couloir hyperspatial et qu’il en sortit proche de la vitesse de la lumière en perdant une vitesse phénoménale en quelques dizaines de secondes. Les amortisseurs inertiels compensèrent, mais ne suffirent pas. Les jointures de Jack blanchissaient tandis qu’il se tenait et empêchait son invité de partir à la volée. Tout tournait et tanguait et bousculait les tripes. C’était comme les pires montagnes russes. Mais pire.

La brutale décélération fut relativement courte, mais sembla durer une éternité, brutale et inévitable. Ils tinrent bon jusqu’à ce que tout s’arrête en douceur, le vaisseau dérivant désormais à une vitesse élevée dans l’espace réel, dans les limites des capacités de ses amortisseurs inertiels. Le capitaine lâcha ses prises avec difficulté, raide, avant de se relever et de partir en courant en se couvrant la bouche.

Jack courut jusqu’aux sanitaires, tapant un sprint record malgré la nausée qui le tenaillait et menaçait de tout emporter, ou la sensation extrêmement désagréable que ses tripes avaient été complètement mélangées et menaçaient d’exploser en passant par quelque part. Par miracle, il arriva à destination, prit une cuvette au hasard et se libéra enfin. Il se sentit vaseux et chancelant, faillit perdre connaissance, son corps tout entier se remettant durement du choc physiologique terrible. Il s’assit là, respira profondément, garda prise avec la réalité comme il le pouvait et retrouva lentement ses esprits.

Ce faisant, il repéra un des membres d’équipage de fortune non loin. Il n’avait pas eu autant de chance que lui, mais il était presque arrivé à destination. L’Humain d’âge moyen à la peau parcheminée par l’intoxication aux stupéfiants qu’il avait consommé plus jeune, Cyril, le regardait en haletant, les yeux voilés par son malaise. Il l’avait engagé comme machiniste, mais il était clair qu’il n’avait pas réussi à tenir les machines en état de marche. A voir son état, ça ne risquait d’ailleurs pas de changer de si tôt.

Il se renfrognait et allait le héler pour le réveiller quand Rick entra, dans un état parfaitement normal.

« Merde alors, cet imbécile a tout fait sauter ! On a de sérieux ennuis ! »

Jack inspira et prit la parole aussi assurément que possible en se relevant.

« S’il n’y a rien de trop grave… On aura un peu de temps pour… réparer et reprendre la route. »

Le senior en blouse blanche l’avisa d’un regard désabusé.

« On pourrait si on n’avait pas été suivi. »

« … Suivi ?! »

« Sûrement les copains de ton nouvel amoureux. »

« Je… Mais que… ? »

Pris par surprise et incrédule, remettant de l’ordre dans ses pensées, Jack secoua la tête et se concentra sur l’essentiel.

« Les bandits sont après nous ? Tu en es sûr ? »

Rick hocha mollement la tête.

« Je peux relancer les machines, mais il va falloir qu’on survive jusque là. »

Jack ne chercha pas à le questionner. Il hocha la tête avec assurance et lui commanda de faire cela avant de revenir sur ses pas, se précipitant à toute vitesse sur la passerelle. Lorsqu’il y arriva, il se jeta sur une console pour examiner les relevés des senseurs, et il constata avec effroi qu’un engin à peu près moitié aussi gros que le leur avait effectivement suivi et s’approchait. En jetant un œil par la verrière, il le vit. C’était, à première vue, un vieux transport de troupes mal entretenu. Il devait leur servir de facteur d’intimidation sur leur monde, mais il avait gardé ses capacités interstellaires. Et il avait sûrement de quoi réaliser un abordage. Ce qui se confirma lorsqu’il le vit manœuvrer pour venir se présenter à l’écoutille.

« Merde… »

Il attrapa son revolver, vérifia ses munitions et ses poches, souffla, et réfléchit vite. Il allait avoir besoin d’aide. Cyril n’était pas en état, Rick était au travail, et Adel…

« Adel ?! »

Avec tout ce bazar, il l’avait complètement oublié. Il ne savait ni où il était ni s’il était même encore conscient. Merde ! Son premier instinct fut de faire volte-face pour voir s’il se trouvait là où il l’avait laissé.

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Le Spatioport / Re : [Jack Marston & Thanasia ] Meeting In Transit
« le: samedi 04 juillet 2026, 04:25:35 »
Jack était comme spectateur de ses actes, esclave de ses désirs. La vampire lui inspirait une vénération comme il n’en avait jamais connu. Ça n’avait rien de sentimental, mais c’était plus que du sexe pur. Il y avait comme un bouton dans sa tête que les pouvoirs de la créature savaient atteindre. Tant qu’il se trouvait sous son emprise, il ne pouvait juste plus l’ignorer. Il ne pouvait ni ne pas la vouloir ni ignorer ses volontés. Il avait déjà entendu parler de races capables d’en contrôler d’autres par la pensée, de les transformer en serviles exécutants, jamais acquis mais incapables de faire autrement. Etait-ce ce que l’on ressentait, dans ces cas-là ? Ça en avait tout l’air. Car la belle dévêtue, leurs sexes intimement pressés l’un contre l’autre, les petites jambes d’acier rivées dans ses reins pour le faire basculer, l’attraper, retourner la situation avec cet air suffisant et sans le moindre effort, l’homme n’avait que deux choses en tête : elle et sa volonté.

Prenant ses abdominaux comme selle, elle s’était tranquillement épanouie sur lui, s’étendant de toute sa longueur. Petite, sa fine silhouette, fragile en apparence seulement, lui donnaient l’air plus grande qu’elle ne l’était lorsqu’elle s’étirait ainsi, ses lignes s’étendant, souples et élastiques. Si elle n’avait pas été perchée sur lui, l’illusion aurait été réussie, mais le brun était juste trop grand et solidement bâti pour qu’elle fonctionne véritablement dans ce cas. Quoi qu’il en soit, lui-même restait captivé, ses mains remontant à elle et parcourant ce buste aux pointes dures tandis qu’elle palpait à l’aveugle sa verge qui réagit par palpitements en durcissant encore, de plus en plus raide.

Elle avait vite repris le contrôle, et il n’avait pas protesté. Il l’avait regardée descendre sur lui et frotter son nez presque bestialement sur son torse en approchant. Lorsqu’elle arriva, ses yeux retrouvant les siens en se collant à lui, et lui libéra les mains en réclamant sa compagnie, il s’exécuta vite. Dans son esprit, les choses n’avaient pas changé. Pas encore. Mais il y avait soudain une nuance qui s’installait. Il n’avait pas juste obéi pour obéir. Il avait obéi pour obéir, mais aussi pour répondre de sa propre volonté à sa demande. Son instinct protecteur avait émergé en désirant la couvrir de ses bras, et il glissa ses mains derrière ses épaules, dessinant ses omoplates avant de l’enlacer. Quand elle lui prit le visage pour l’embrasser, les caresses devinrent moins complaisantes, cela dit ; plus sensuelles. Il répondit à ses lèvres rapidement et accueillit sa langue de la sienne sans une hésitation, dans un frisson double né tant de la sensation curieuse de ces longues canines pointues, mais qui ne le blessèrent pourtant pas, que de cette envie qui restait tout en se transformant lentement, à mesure que sa volonté propre lui était subtilement rendue et qu’il remplace l’emprise par l’engagement.

« Reviens. »

Il la serra fort quand elle le voulut, par pur désir, répondant à ce voile de désir vulnérable perçu dans ses grands yeux bleus. Il serra, la sachant forte, ignorant la prudence que voulait lui imposer sa stature, et la vissa à lui en se cramponnant à sa peau satinée en l’embrassant, encore, de plus en plus à l’aise et de moins en moins obsédé. Il se sentait, simplement, progressivement, heureux d’être là, avec elle. Sans doute l’emprise avait-elle laissée son empreinte en reculant. Il ne le saurait sans doute jamais. Mais Jack n’était pas non plus un moine. La compagnie d’une femme nubile et manifestant son envie pour lui était toujours un plaisir pour lui. Une tendance qui lui jouerait sûrement bien des tours dans sa vie.

Et puis, il y avait quelque chose… C’était comme un souvenir, mais il n’était pas à lui. Il n’avait jamais été là où il s’était soudain vu avec elle. Il ne l’avait jamais vue avant aujourd’hui, de toute façon. Mais il se revoyait pourtant avec elle, dans ce cadre différent de tout ce qu’il avait vu, avec cette femme qui lui ressemblait tant sans vraiment être elle. Peut-être celle qu’elle avait pu être avant. Il ne parvenait pas à faire sens de ce qu’il vit et vécut presque pendant un instant. Il n’était pas sûr de le pouvoir et il était bien trop occupé à cet instant. Mais il se sentit étrangement familier contre elle, après cela. Comme s’il avait retrouvé une vieille amie. Quelqu’un d’important qu’il avait bien connu. Qu’il avait beaucoup aimé. Ça n’était pas lui, pourtant c’était tout comme. Manipulation télépathique ? Flash d’une vie antérieure ? Qui pouvait le dire ? Pas lui. Pas maintenant. Sans doute jamais. Mais il voulait être avec elle, maintenant, dans ce présent bien palpable.

Puis, leurs baisers cessèrent, et elle parla en agissant avec lui avec une tendresse et une attention contrastant magistralement avec son attitude précédente. Avait-elle connu le même genre d’expérience ou le manipulait-elle ? Il ne posa pas de question et écouta juste, enregistrant les aveux qu’elle lui faisait. Elle était donc une vampire. Une buveuse de sang. Il frissonna, trembla un peu, les yeux un peu ronds, mais ne se déroba pas. D’ailleurs, elle ne lui en laisserait pas l’occasion. Ces jambes imperceptiblement campées autour de lui étaient puissantes, il le savait. Et elle lui tint le visage avec une autorité d’autant plus ferme qu’elle était soutenue par une très probable supériorité physique, contre toute probabilité. Sur Tanex, il y avait des histoires sur les vampires. Ça n’était pas les mêmes que sur d’autres mondes, mais les bases étaient toujours les mêmes. Il savait un peu à quoi s’en tenir. Et il la croyait sur parole lorsqu’elle affirmait qu’il n’était qu’une poussière sur la trame infinie de son existence. Il faillit presque lui demander combien de temps, exactement, mais on ne demandait pas son âge à une femme.

Et puis, il eut ce tressaut, cette surprise soudaine face à une sensation étrange, celle d’avoir été atteint du bout des doigts là où rien ne devrait normalement passer. Comme la fin de trajectoire d’une balle, mais sans la douleur et les dégâts associés. Juste cette curieuse sensation entre la démangeaison, la gêne et le chatouillement. Une main se porta d’instinct à cet endroit, et c’est là qu’il sentit l’avant-bras de la vampire, le début de son poignet, qui s’arrêtaient là, pour s’enfoncer dans sa peau. Il eut une sueur froide et pencha la tête pour regarder comme la main de la voyageuse, de sa blancheur immaculée, ressortait de lui sans laisser ni sensation, ni trace, ni rien que ce soit. Autant dire qu’il eut un sérieux bug au cerveau, une distorsion dont la seule issue fut l’inexplicable explication de Thanasia. Il se retourna vers son visage pour examiner l’expression frustrée et contrariée de la belle comme elle évoquait cette malédiction qui, en vérité, avait probablement sauvé la vie de Jack et de nombreux autres.

Un bref instant, il respecta la fracture d’égo que représentait cet aveu impossible, et pourtant manifestement vrai. Il garda le silence en posant sur elle un regard mêlé de curiosité, de crainte et de compassion. Ne pas pouvoir se nourrir et vivre selon sa nature, aussi cruelle soit-elle, devait être terrible. Mais, comme l’étau de l’emprise se défaisait presque pour de bon et que son esprit lui était rendu fixé sur elle mais bien intact, il put quand même balbutier, marmonner :

« Ma… permission… ? »

La confusion renfermait bien des questions dont aucune n’aurait su prendre préséance. Heureusement, il ne fit pas de trait d’humour. Il n’en avait pas l’envie en cet instant. Elle l’aurait sûrement très mal pris, dans son état. Et elle lui explicita vite ce qu’elle attendait de lui, prenant autant de hauteur qu’elle le pouvait sur lui à défaut de pouvoir encore le contrôler. Cela, il le sentait enfin. Il remarquait son stratagème, cette tentative d’en imposer lorsqu’il pouvait bien sentir qu’elle se tenait quasiment sur son plexus, petite chose menue perchée sur lui tentant de se grossir pour l’impressionner. Oui, le fait qu’il puisse le conscientiser confirmait qu’il avait repris le contrôle de lui-même.

D’ailleurs, il voyait aussi les fêlures dans son jeu. Maintenant qu’elle se trouvait forcée de dévoiler ses failles pour qu’il puisse l’aider, elle avait perdu beaucoup de sa hauteur. Il savait qu’elle ne pouvait rien lui faire. Qu’elle ne pouvait pas le contrôler non plus pour le forcer à accepter de la nourrir. Qu’elle devait s’en remettre à lui. C’était clairement terrible pour elle. Elle devait, dans un sens, mendier sa pitance pour pouvoir se sustenter, dépendre du bon vouloir de ses proies dont elle n’était plus le prédateur, mais la pupille. Elle faisait même des promesses audacieuses face à son silence songeur, assurant qu’il connaîtrait une jouissance inédite quand elle le mordrait. Il doutait. Elle rageait. Il sentit de légères pointes de pression dans son épaule et devina qu’elle tentait de le griffer au sang par exaspération, bien qu’elle ne puisse vraiment rien faire de la sorte. Il gardait le silence et la fêlure s’accentuait chez la vampire, qui chercha une autre garantie, fourchant au moment de se trahir, évitant un autre aveu d’impuissance, que le chasseur de primes avait bien saisi, pour prétexter qu’elle ne le retiendrait pas par désintérêt.

Et il sourit. Ce fut léger, d’abord. Mais il la voyait suspendue à ses paroles, tendue par l’angoisse et par la colère, et rendue désespérée par un appétit vorace. L’appétit, d’ailleurs, était double. S’il ne doutait pas qu’elle veuille vraiment le mordre au sang et lui puiser quelques décilitres pour survivre encore un temps, elle en trahissait un autre par la moiteur chaude qu’il ressentait contre son plexus. Elle ne transpirait pas, aussi n’avait-il aucun doute sur l’origine manifeste de la sensation humide laissée par son entrejambe sur lui. Il réalisa que Thanasia, cette prédatrice maudite rompue à la solitude et à la supercherie, n’était pas différente d’une autre personne. Elle voulait manger. Mais elle voulait aussi du contact humain. Des marques d’affection. Du plaisir. La sensation d’exister. Elle ne l’avait pas juste attiré pour essayer de le convaincre de lui donner son sang. Elle se sentait seule et il y avait plus d’une chose lui passant par la tête à son propos. Rétrospectivement, il comprit soudain mieux cette proximité qu’elle avait eu avec lui. Il se rappelait bien s’être souvent remarqué qu’elle le collait beaucoup, au point de devoir lui faire mal, même s’il ne sentait rien de tel. Cherchait-elle à se frotter et à lui et à ressentir quelque chose, et à lui faire ressentir quelque chose ?

Et puis, son sourire s’élargit, et il gloussa derrière ses lèvres closes. Ce n’était pas un rire cruel. C’était nerveux. Un relâchement de tension et une réalisation bouleversante qui agitaient tant son esprit qu’il se devait d’expulser le trouble d’une manière ou d’une autre.

« Tu veux bien me baiser, mais pas me garder. »

La remarque, provocatrice, faisait autant allusion à sa cyprine traîtresse qu’au démasquage de sa posture désintéressée. Il lui faisait savoir qu’il y voyait plus clair qu’elle le pensait. Il savait que, de toute façon, elle ne pourrait pas le blesser dans un accès de rage. Mais au trouble succéda quand même la colère, et il profita d’un coup de sang pour retourner sa force surnaturelle contre elle, roulant sur le lit en se recalant sur elle, reposant totalement sur elle, entre ses cuisses ouvertes, le bassin toujours à son abdomen. Il tint ses poignets sans espoir de pouvoir les retenir plus de quelques secondes mais, souriant et joueur, il en profita quand même pour lui mettre un autre coup à l’égo.

« Tu crois que je vais obéir et me faire vider alors que tu ne peux rien pour me forcer ? Pas même tenir ton emprise pour l’occasion ? Cette malédiction est bien foutue ! »

Il se fit bien sûr retourner par une Thanasia excédée, mais il éclata d’un rire en quintes comme il se faisait plaquer à nouveau sur le matelas, et il soutint son regard en souriant.

« Tu sais quoi ? Arrête ton numéro, fais-moi confiance, et je te ferai confiance. »

Il marqua une petite pause. C’était au tour de la vampire, certainement, d’être aussi incrédule que dubitative face à ses propos.

« Chacun peut avoir ce qu’il veut et prendre son pied en prime. Je ne sens plus ton contrôle sur moi, mais tu peux vérifier toi-même, j’ai clairement envie de toi. Alors laisse-moi être ton mâle pendant un moment, laisse-moi m’amuser et te faire jouir, et je te promets que tu auras ta pinte de sang. »

Son sourire se tordit un peu, malicieux, narquois. Il était un homme de grands appétits et l’agilité, l’élasticité, la petitesse et la relative inoffensivité de la vampire lui creusaient vraiment l’appétit. Si sa proposition était un bon moment partagé en échange de son sang, il comptait bien la prendre au mot, mais il ne comptait pas poser de limite de temps ou de pratique à ce moment.

« Deal ? »

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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« le: vendredi 26 juin 2026, 03:43:16 »
Oui, comme le disait Adel, qu’est-ce qui en empêcherait d’autres de vouloir développer la technologie ? De comprendre ? Qu’importait le but final, la plupart des espèces sentientes qu’il avait croisé avaient un point commun, et c’était la volonté de comprendre et d’avancer, d’en savoir et d’en faire plus. Jack s’imaginait à terme vendre ou commercialiser le concept et prendre sa retraite. Des corporations le feraient pour engranger d’autres trilliards. Des scientifiques y travaillaient sans doute seulement au nom de l’avancement scientifique et avec l’humble ambition qu’on donne leur nom à quelque chose. Mais il se demandait quand même, parfois, pourquoi personne n’avait encore jamais réussi.

Enfin, si ! Il y avait l’immense base spatiale au cœur de l’univers connu, cette station mégalithique mue par une intelligence artificielle aussi vaste que l’infini dont des portails s’ouvraient sur certaines destinations, et où certains voyageurs malchanceux finissaient comme après avoir pris le mauvais train, se retrouvant au milieu d’un monde inconnu plein d’horreurs et de merveilles au lieu de la soirée bière-pong chez François. Personne ne savait comment ça se faisait, et Mnemnys, elle, restait silencieuse.

Les deux hommes ne semblaient en tout cas pas très avancés par leur échange. L’arcaniste était bien peiné de ne pas avoir pu récupérer cette poussière sur lui et Jack, lui, était au bout de ses capacités. Au-delà des rumeurs et d’un peu de jargon technique, il était largué. Il y eut un silence comme chacun regardait dans le vide, incertain. Un silence bientôt brisé par une voix éraillée derrière eux à la suite d’un rot vulgaire.

« Particules d’Angström. »

Ils se tournèrent pour voir Rick, le vieux gars alcoolique qui rôdait en silence jusque là. L’homme n’avait rien à faire là et ils ne l’avaient pas remarqué. Difficile de dire ce qu’il était venu faire ici, mais il avait finalement décidé de les regarder avec une lassitude exaspérée en leur jetant une paire de mots comme si ça allait résoudre leur problème. Le passager grommela, se pinça l’arête du nez et commença à gesticuler rigidement, une bouteille dans une main, en expliquant rapidement, sur un ton agacé.

« Rien ne se crée, rien ne se perd… Quand on se déplace, on déplace autre chose. Le multivers a une façon bien à lui d’éviter que tout déraille quand des macaques savants comme nous se mettent à se promener partout sans réfléchir. Le résidu de la réaction sont des particules d’Angström. Si la réaction est contrôlée, on ne les voit pas, mais si on bâcle son truc comme l’autre sagouin, elles font le nécessaire pour éviter une contamination transvectorielle des deux points. D’où la poussière. Il a fallu rendre un paquet de choses inertes pour qu’elles ne s’en mêlent pas. »

Jack et Adel le dévisagèrent avec stupéfaction. Le capitaine fut le premier à réagir, se redressant en se raclant la gorge et forçant une posture d’autorité malgré son évidente alerte.

« Qui êtes-vous, au juste… ? »

Rick garda le silence quelques secondes, puis maugréa.

« Rick Sanchez 735. Celui qui parle toujours trop. Et j’en ai encore trop dit. Attendez, je vais régler ça. »

Il avait déjà posé sa bouteille et enfilé des lunettes de soleil. Quand il sortit un petit appareil argenté et leur demanda de regarder bien fixement, les deux n’eurent pas le temps de réagir avant de se faire flashouiller. Rick soupira, rangea l’appareil et les lunettes et reprit sa bouteille avant d’en revenir aux protagonistes figés.

« Peut-être que c’était de la cendre et pas de la poussière. »

Il reprit une rasade d’alcool et sortit de la pièce, laissant Jack se ressaisir doucement, avec la drôle d’impression d’avoir raté quelque chose mais la certitude que le vieux Rick n’avait pas eu grand-chose d’intéressant à dire. Se tournant vers Adel, il haussa les épaules et sourit.

« Drôle de spécimen, décidément, hein ? »

Puis, il fronça les sourcils, pensif.

« Il a peut-être une idée, cela dit. On ne s’explique pas comment les failles font pour ne pas que les deux destinations se contaminent. Elles doivent exercer une sorte de… réaction protectrice. Peut-être que ton sort a réalisé une autre réaction ou l’a réalisée de façon incomplète, et qu’il y a eu des résidus. Que des molécules ont brûlé autour de toi pendant le voyage ? Je ne sais pas. Mais qui dit réaction dit produit. Je crois ? »

L’école était loin et il n’avait pas été le plus attentif, mais il avait essayé de se rattraper un peu après la guerre, et en écoutant les autres.

« Si on isole le produit de la réaction, on peut le mesurer et créer une… une règle ? »

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Prélude / Re : La Chasse est ouverte ! [Serepinalidée]
« le: jeudi 11 juin 2026, 23:04:45 »
Bon retour ?  ::)

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Blabla / Re : Stoat
« le: jeudi 11 juin 2026, 23:01:40 »
Stoat a des limites encore, sur Android en particulier, mais est très pratique et offre des "avantages Nitro" de Discord pour zéro €. Bien sûr que j'y suis ! ;D

Entre furets, entraidons-nous ! Tu peux m'ajouter avec : antisocial_socdem#6520 ... Et vous pouvez tous m'ajouter !

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