Les alentours de la ville / Re : Un petit verre, ça fera pas de mal, pas vrai ? (pv Grayle)
« le: jeudi 18 décembre 2025, 00:05:24 »Il y avait, toutefois, une progression. Si elle ne convenait pas de l’appeler étalon, au moins était-il passé de poulain à loup, et non à louveteau. Qu’elle l’ait comparé à un errant solitaire et éternel, toutefois, le troublait un peu, car cette description était tout sauf éloignée de la réalité. Était-ce un coup de chance ? Ou la belle femme était-elle douée d’un quelconque pouvoir de prescience ? Il ne pensait pas que sa nature était aussi facilement décelable. En dehors de sa gourde magique, il n’avait rien dit ou montré qui pouvait laisser penser qu’il était autre chose qu’un simple humain voyageant d’un endroit à l’autre…
Ce constat de la part de l’inconnue, qui continue de cacher son identité, ferme ici la discussion, mais elle en ré-ouvre une autre, d’une voix claire et chantante, en apparence désintéressée, rappelant au pérégrin qu’il avait à l’origine prévu de se baigner. Alors qu’elle le moquait pour sa modestie -si peu de chose-, ses paroles un brin piquantes sonnaient autant comme un ordre que comme une demande. Un « déshabille-toi au lieu de parler ». Que cette licorne aussi belle que dénudée lui demande de se découvrir devant elle l’excitait, et il ne put réfréner un sourire. Aussi immortel soit-il, Grayle restait un homme, et la perspective d’être nu devant une belle femme n’était pas quelque chose qu’il pouvait refuser.
- Vous avez raison, dit-il avec déférence. Quelque chose en lui lui disait qu’elle préférait ce genre de parole à un « je suis d’accord avec vous ».
Aussi, se leva-t-il, défaisant les lacets de sa chemise. Le crépuscule troublait à la fois les formes, les distances et les couleurs. Ni net, ni trouble, dans cet entre-deux quasiment magique de la journée, Grayle défit sa chemise, qu’il enleva par-dessus sa tête, avant de la laisser tomber à terre, à portée de bras de l’inconnue. Le tissu était sale, humide de sa sueur d’avoir marché sous le soleil, et était imprégné de l’odeur de l’homme. Le souffle du vent frais sur son torse athlétique et bien fait fit sourire Grayle, qui inspira avec force en ouvrant les bras.
- Ah, liberté !
Le jeune homme se pencha ensuite en avant, enlevant ses bottes et ses chaussettes, avant de défaire sa ceinture avec lenteur, laissant le « clic » métallique résonner avec force, avant de baisser son pantalon, puis ses bas, se retrouvant nu comme au premier jour.
La situation l’excitait au plus haut point et une chaleur sourde avait depuis bien longtemps embrasé son bas-ventre, faisant battre son cœur avec envie, rigidifiant sa masculinité. Il n’avait pas besoin de regarder la femme avec lui pour sentir son regard sur lui.
Mais, le jeune mâle étant tourné de trois-quart face, il était difficile pour elle de faire mieux que deviner pourquoi il avait plaisanté en s’autoqualifiant d’étalon.
Elle ne pouvait que voir ses jambes puissantes et épaisses, ses fesses musclées et son dos athlétique. Et surtout, une absence surprenante, presque suspecte, de toute pilosité et de cicatrice sur son corps, quand bien même il était taillé comme un baroudeur.
Mais hélas pour son examen, car le jeune éphèbe s’éloigna, ses pieds nus s’écrasant doucement dans l’herbe, puis la rive ensablée, avant de s’enfoncer dans l’eau troublant la surface miroitée du lac, son corps se confondant avec les étoiles.
- Elle est surprenamment bonne ! s’écria-t-il avec une joie non-feinte. L’eau, en effet, était tiède. En tout cas, pas assez fraîche pour réfréner ses ardeurs, alors que la chaleur qu’il ressentait depuis qu’il avait posé son regard sur la superbe blonde continuait de gonfler encore et encore à travers chaque fibre de son être. Il se retourna vers la buveuse. L’eau lui arrivait jusqu’au nombril, et il lui fit signe de s'approcher.
- Vous ne savez pas ce que vous ratez ! Vous devriez venir…









