Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Pages: [1] 2
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Le quartier de la Toussaint / Re : Chase The Devil [Leah]
« le: lundi 09 avril 2018, 01:08:14 »
Les Saintes formaient effectivement une congrégation atypique. Des religieuses qui utilisaient les armes à feu et le sexe pour se battre. Aux yeux de l’Ordre Immaculé, elles formaient un ordre apocryphe, qui n’était pas reconnu officiellement. Pourtant, il leur arrivait fréquemment d’accepter des missions au nom de l’Ordre Immaculé, des quêtes divines. Elles avaient des manières très particulières d’agir, notamment face à un tel envoûtement. Contrairement à ce qu’on pensait, des prières ne fonctionnaient pas. Du moins, de simples prières. Quand la possession était trop forte, il fallait agir en conséquence. C’est pour ça que, tandis que Sœur Nora se rapprochait, avec sa verge tendue, les autres nonnes utilisèrent un nouveau sortilège. Il était une croyance faussement répandue chez les hommes qui voulait que le sexe soit luxure. Les Saintes utilisaient donc une prière religieuse sexuelle, une ancienne prière utilisée pour donner envie aux femmes de procréer, et pour les rendre plus fertiles. C’était une longue prière, très efficace, que les Saintes connaissaient. Impossible pour Sœur Leah d’avoir mal, et le point de vue des Saintes était que le sexe allait permettre à sa personnalité d’émerger, tout en affaiblissant celle du démon.

« Silence, vil démon ! Tes mots sont du poison à nos oreilles !
 -  Le sexe n’est point l’apanage des démons. C’est par le sexe que les êtres vivants se reproduisent, et donnent la vie. »

C’était le point de vue des Saintes, et, tandis qu’elles répétaient leur prière, Sœur Nora s’enfonça en elle. Elle s’allongea sur le corps de la religieuse, tandis que le sceau magique se mettait à luire intensivement, dégageant une sainte chaleur. Elle la pénétrait donc, et entendit, par-delà les ricanements du démon, les soupirs de Leah.

« Oui, ma sœur, hmmm... Reviens parmi nous, Leah. Ce démon te contrôle à travers le sexe, laisse le sexe te libérer ! »

Et Nora s’empressa de l’embrasser généreusement, rompant ensuite le baiser, et accéléra les coups de reins. La formule magique continuait à fonctionner à la perfection, de sorte que Sœur Leah ne devrait ressentir qu’une douleur très modérée, largement contrebalancée par le plaisir intense qu’elle ressentait.

« Là, là, hmmm... Laisse-toi aller, haaaa, ma sœur... !! »

Que l’amour du Seigneur la pourfende de part en part !

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Le quartier de la Toussaint / Re : Chase The Devil [Leah]
« le: lundi 18 septembre 2017, 01:03:45 »
Le démon était plus résistant que ce que les Saintes pensaient, et réagit en envoyant un sortilège magique qui repoussa les sœurs. Leah était possédée par un démon puissant… Mais, au-delà de ça, les exorcismes n’avaient toujours eu qu’une efficacité réduite. Ils dépendaient directement de la sainteté de la personne les utilisant, mais aussi du degré de corruption de la personne possédée, et de multiples autres critères les rendant souvent délicats. En l’état, ce démon était lié à la luxure, et, rapidement, les Saintes comprirent que leur plan allait devoir subir quelques modifications. C’est simple, Leah avait sûrement perdu sa virginité grâce à ce démon, et l’emprise de ce dernier sur elle était donc très forte, ce qu’il confirma en balançant leurs incantations au vent, lançant un sort qui les repoussa. Jason, inerte, s’envola également, sans que les quatre Saintes ne daignent s’y intéresser à un seul moment.

Les sœurs Kiny agirent rapidement, en bondissant à droite et à gauche de Leah, et l’immobilisèrent avec des sorts, générant sur son corps des cordes magiques, plaquant ses bras et ses jambes au sol, les cordes s’enroulant autour de ses poignets et de ses chevilles, tandis que Goetia posa sa main gantée sur le sol, et généra un sceau magique, qui entoura Leah, et brilla au sol.

« Nous te vaincrons, démon ! s’exclama Goétia. Ceci ne fait aucun doute ! »

Mais comment faire ? Inutile de réciter encore des prières, l’emprise du démon était sexuelle.

« Nous n’avons pas le choix, Sœur Goétia, tu sais ce qu’il faut faire, glissa alors Sœur Nora.
 -  C’est risqué, il se nourrit de luxure, et cette femme est innocente…
 -  Elle ne l’est plus, nuança Goétia, ce démon l’a souillé. »

Goétia se pinça les lèvres, pendant que la démone continuait à se débattre, toujours aussi puissante.

« On ne va pas pouvoir la retenir longtemps ! expliqua Jun.
 -  Il est très fort, il faut agir, poursuivre le rituel ! » renchérit Amélie Kiny.

Le doute n’était en ce moment plus permis, et Goétia acquiesça.

« Très bien… On fait comme ça, Nora ! »

Goétia se mit sur le côté, et s’agenouilla, avant de prier, tout en récitant une prière, pendant que Nora se dressait devant Leah. Que comptaient-elles faire ? Reprendre l’exorcisme… Mais de manière particulière. Les mains de Nora se crispèrent, puis elle tira sur la fermeture Éclair de sa culotte rouge en latex, et, quand elle l’abaissa, et se concentra, une belle verge se dressa alors, ressortant de sa culotte, les testicules pointant également. Nora gémit longuement, les joues rougies. Bien que la doctrine majoritaire de l’Ordre Immaculé mette en avant les vertus de la chasteté, les Saintes savaient que, face à un démon sexuel, il fallait battre le feu par le feu.

Nora se rapprocha alors, pendant que les cordes retenant les jambes de Leah tirèrent sur elle, la forçant à ouvrir les cuisses.

« Je vais te baiser, sale démon, briser ta concentration, et permettre à Sœur Leah de se libérer de ton emprise… »

C’était à n’en pas douter une approche originale… Mais qui, contre toute attente, avait souvent eu des résultats inattendus. Et puis, les Saintes n’avaient jamais prétendu être des religieuses comme les autres. Des Saintes-Écritures, elles retenaient les passages sur les marchands, vantant la violence légitime : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée ». Parfois, seul le combat permettait de vaincre des ennemis, et c’était typiquement le cas actuellement, face au démon ayant pris le contrôle du corps de Sœur Leah.

Et c’est pour ça que Sœur Nora la pénétra en grognant, et que le rituel d’exorcisme se mit à reprendre de plus bel…

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Le quartier de la Toussaint / Re : Chase The Devil [Leah]
« le: samedi 10 septembre 2016, 13:21:52 »
Les Saintes n’étaient pas, contrairement à ce qu’on pourrait penser, des modèles de vertu, de tempérance, et de compréhension. Leurs tenues moulantes et outrancières marquaient bien le fait qu’elles n’étaient pas des nonnes chevaleresques et aimantes, mais de véritables Valkyries, sœurs guerrières et tueuses, entraînées dans un monastère qui s’apparentait davantage à un terrain d’entraînement paramilitaire qu’à un lieu de recueillement. Goetia avait tiré sans hésitation, et sa balle transperça le crâne de Leah, repoussant cette dernière, l’envoyant valdinguer au sol, libérant ainsi le pauvre hère qui avait eu l’imbécilité de suivre sa queue plutôt que son crâne. Elles virent l’homme tomber dans les pommes, et, vu la manière dont sa queue s’était dégonflée, il avait eu le temps de jouir dans le corps de la femme, ce qui signifiait que le démon en avait peut-être déjà profité pour absorber son âme.

Goetia avait fait feu pour empêcher le rituel de se terminer, mais, en entendant le rire gras et maléfique du démon, elle comprit qu’il était peut-être déjà trop tard. « Leah » se releva donc, et les Saintes purent entendre la nonne, piégée par le démon, implorer qu’on la délivre de ce cauchemar.

« Nous sommes prêtes à tout pour délivrer cette âme de ta présence, créature du Mal ! répliqua Nora, dans sa robe rouge seyante.
 -  Si on ne peut pas sauver son enveloppe charnelle, alors nous sauverons son âme de tes griffes, démon ! Ton règne s’achève ici ! »

Les exorcismes étaient toujours difficiles à réaliser, et, bien sûr, dans l’idéal, il fallait sauver l’enveloppe physique de la personne possédée. Mais, dans le pire des cas, les Saintes avaient montré qu’elles étaient prêtes à la tuer. Cependant, la facilité avec laquelle ce démon avait soigné de sa blessure signifiait qu’il devait être pleinement rechargé. Jason, en effet, n’avait pas fait que s’endormir, et, même s’il n’avait pas été égorgé, le fait de jouir avait ouvert son âme à la faim dévorante du démon.

Autrement dit, les Saintes s’attendaient à ce que ce dernier se défende, et les sœurs Kiny s’approchèrent alors. Contrairement à Nora ou à Goetia, elles maîtrisaient un peu la magie, et en faisaient appel, leurs mains se mettant à luire.

« Tu n’es pas le bienvenu ici, démon ! Sors de ce corps !
 -  Nous te bannissons ! »

Elles y allaient avec entrain... Mais est-ce que ce serait suffisant ?

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La zone industrielle / Re : Deux arts pour tuer [Les Saintes]
« le: mercredi 28 octobre 2015, 17:13:14 »
Tuer des policiers ne faisait pas partie des prérogatives des Saintes. Ces femmes avaient beau être des tueuses impitoyables menant une croisade sanguinaire et brutale, elles avaient des règles à respecter, un code de conduite... Et ce code imposait de ne pas sacrifier de personnes innocentes, ou de s’attaquer aux forces représentant le pouvoir temporel, sauf à ce que ce pouvoir soit corrompu, et que lesdits représentants n’agissent pas dans l’intérêt de la Nation. Laura, Lasandra et Heather s’avançaient rapidement, les deux Saintes n’arrivant pas à croire que leur Matriarche n’ait proposé à cette étrangère de les suivre. Tout ça ne faisait pas partie du plan, mais, à bien y réfléchir, il n’avait jamais non plus fait partie du plan de tomber si rapidement sur les flics. Lasandra savait improviser, et c’était tout ce qu’on attendait d’elle.

L’effrayant hélicoptère les poursuivait, ses rotors vrombissant dans le ciel, son projecteur éclairant les silhouettes filant vers le fond du chantier. Des balles jaillirent alors de tireurs montés sur l’hélicoptère, faisant voler la poussière autour d’elles. Lasandra ordonna à Heather d’ouvrir la grille, et elle-même se retourna, et utilisa l’un de ses pistolets pour tirer sur l’hélicoptère. Les balles frappèrent autour du projecteur. La femme était l’une des tueuses les plus précises de l’organisation, mais, même malgré ça, vu la distance, il y avait une bonne dose de hasard. Néanmoins, une balle réussit à atteindre la vitre du cockpit, provoquant un impact, ce qui amena prudemment l’hélicoptère à s’écarter.

« Les flics raboulent ! »

Laura leur tira dessus, non pas pour les blesser, mais pour les forcer à reculer. Cependant, outre les simples policiers en patrouille, des commandos se rapprochaient également. Heather ouvrit alors la grille en la soulevant. Cette grille donnait tout droit sur une conduite d’eau, et elle bondit à l’intérieur. Heather bondit à son tour, et Lasandra se retourna vers la mystérieuse femme, son sexe reconnaissable à sa silhouette, mais aussi à la manière dont elle se déplaçait.

« Libre à toi de nous suivre ou non... »

On pouvait entendre les policiers hurler, au milieu du son tonitruant des gyrophares. Lasandra bondit à son tour dans la conduite, et, tout en marchant, tenta de contacter Vanessa, leur sniper.

« Vanessa ? Tu es en position sécurisée ? Vanessa ?
 -  *KREEEEEEEEEEEEEEEEEEEE...* »

Aucune réponse, rien d’autre que des nuages.

Les Saintes filèrent le long de la conduite, qui les amena dans les égouts. C’était un vaste réseau de routes souterraines, mais, alors qu’elles commençaient à se repérer, elles entendirent du bruit venant de leur droite, ainsi que des reflets lumineux.

« Ces flics sont aussi tenaces que des sangsues... commenta Heather.
 -  Pourquoi on embarque cette fille ? s’exclama alors Laura en désignant la tueuse au visage dissimulé derrière son masque. On doit échapper aux flics, pas faire du baby-sitting ! »

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La zone industrielle / Re : Deux arts pour tuer [Les Saintes]
« le: mardi 06 octobre 2015, 10:32:34 »
Depuis sa position, Vanessa Sinclair pouvait voir les lumières des gyrophares de police. Les explosions et les détonations avaient dû se faire entendre dans tout le quartier, et il valait mieux que les Saintes filent, avant de se heurter aux forces de l’ordre. À l’intérieur du bâtiment en construction, Lasandra, Heather et Laura venaient de se regrouper. Les mystérieux tueurs cybernétiques allaient être un problème dont il allait falloir s’occuper, mais, pour l’heure, elles devaient s’enfuir, et réfléchir sur la suite du plan. Les trois femmes se rendirent donc dans un couloir, près du hall de l’immeuble. Lasandra allait s’élancer quand elle entendit des bruits de pas venant d’une porte. Elle se retourna brusquement et vit une silhouette se rapprocher rapidement, venant renverser Heather.

« Ah ! »

Lasandra vit une femme courir à vive allure, se tenant l’épaule. Qui était-ce ? Une esclave ? Une piste possible ? Lasandra se retourna vers Laura.

« Passe par-dehors, je la poursuis ! »

Lasandra se mit à courir, traversant le couloir, et vit la silhouette descendre en contrebas, cherchant à s’enfuir en filant le long de l’escalator en construction. Lasandra opta pour un raccourci, et sauta par-dessus le parapet. Elle tomba sur plusieurs mètres, et atterrit sur une bâche recouvrant des plaques de placo. Elle roula sur la plaque pour se réceptionner, puis se mit à courir vers la femme. Dehors, Laura avait filé par une fenêtre, et courait le long de l’échafaudage, afin d’atteindre la mystérieuse femme.

« Merde, dépêchez-vous, toute une cavalerie arrive ! »

On pouvait entendre des rotors d’hélicoptère, et Vanessa se releva, en comprenant que sa position était compromise. Elle eut à peine le temps de ranger son fusil à lunettes qu’un projecteur de police vint l’englober.

« Police de Seikusu ! rugit une voix dans un mégaphone. Rendez-vous immédiatement ! »

La Sainte, pour seule réponse, courut le long de la grue, et fit un saut en se rapprochant du toit d’un entrepôt, et roula sur ce dernier. Vanessa se redressa rapidement, usant de ses exercices physiques, sentant l’oiseau métallique la poursuivre, sans faire feu, Vanessa ne menaçant pas ce dernier avec une arme à feu. La situation était en train de virer au cauchemar, et d’autres voitures de police débarquèrent à l’entrée du chantier, venant bloquer toutes les femmes dans leur sortie.

Devant Sakura, plusieurs voitures débarquèrent ainsi, ainsi que des fourgons abritant les forces spéciales. Lasandra apparut alors à côté d’elle, et posa une main sur son épaule.

« Suis-moi si tu ne veux pas te faire arrêter... »

Les policiers sortirent leurs armes à feu, et Laura intervint alors. Depuis le côté, elle bénéficiait d’une couverture discrète, et lança plusieurs flash bangs près des voitures de police, contraignant les policiers à se dissimuler. Lasandra retourna alors vers le chantier, et chercha un moyen de fuite. Heather vint également les rejoindre.

« Il y a un accès aux égouts là-bas...
 -  Alors, on se dépêche... Ces putains de flics n’ont pas traîné ! »

La fuite en question était une canalisation que les ouvriers étaient en train de faire pour raccorder cet immeuble au réseau urbain. Ils avaient creusé dans le béton, formant des trous menant dans les égouts. C’est par là qu’il fallait fuir, et les Saintes entreprirent donc de s’y rendre, sans guère avoir le temps de discuter pour le moment.

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La zone industrielle / Re : Deux arts pour tuer [Les Saintes]
« le: dimanche 09 août 2015, 02:08:11 »
Le fumigène se répandit dans la pièce, et Heather, l’arme pointée, attendit que la personne à l’intérieur sorte... Mais il n’y avait personne.

*Bizarre...*

Elle entendit alors du bruit sur sa droite. Lasandra et Laura grimpaient au second étage du bâtiment en construction, et Heather se releva, puis se rapprocha.

« Nous ne sommes pas seules ici...
 -  Vanessa m’a averti, oui... Raison de plus pour être vigilantes. »

Le trio rejoignit le deuxième étage. Le bâtiment était construit tout autour du hall central. Ce n’était donc qu’une succession de mezzanines circulaires tournant autour du centre du bâtiment. Lasandra imaginait sans peine que, dans un futur proche, ce bâtiment puisse accueillir bureaux et boutiques, afin de redynamiser le quartier de la zone portuaire. En attendant, il servait d’endroit parfait pour des transactions illégales. Les esclaves étaient partis, mais il y avait sûrement des informations à récupérer ici.

Les trois Saintes atteignirent donc le palier du second étage... Et plusieurs balles les accueillirent. Laura répliqua la première, car elle était celle qui était devant. Ses balles explosèrent plusieurs vitres, mais leur agresseur était déjà parti par une porte. Sans attendre plus longtemps, Laura s’élança à sa poursuite.

« Laura, attends ! » hurla en vain Lasandra.

Laura Cartridge était rapide, une vraie flèche, et elle n’avait pas spécialement envie d’attendre. Elle se rapprocha du couloir, et, à l’intérieur, un homme armé d’un fusil à pompe l’accueillit, l’une des chevrotines faisant voler un morceau de plâtre. Elle répliqua rapidement, et plusieurs balles frappèrent le mur, avant d’atteindre l’homme, l’envoyant s’étaler sur le sol.

Les survivants s’étaient réfugiés au fond d’un couloir, et une pluie de balles fila vers le couloir. Laura s’abrita dans une succursale sur la droite, une pièce encorne en construction.

« Putain, mais vous êtes qui, bande de salopes ?
 -  Dites-nous où sont les esclaves, et on vous laissera vivre ! » répliqua Lasandra.

Heather et Lasandra avaient rejoint Laura, mais de l’autre côté du couloir. Laura se trouvait sur la droite, et les deux Saintes sur la gauche. Deux pièces assez longues qui longeaient le couloir pour rejoindre la pièce au fond de ce dernier, là où les membres de SoM se trouvaient.

« On en sait rien, bordel ! Vous avez cramé notre fric !
 -  Mauvaise réponse... »

Lasandra commença à s’avancer, fusil d’assaut pointé vers l’avant.

Pendant ce temps, les tueurs, eux, se trouvaient recroquevillés dans un bureau, avec une grande fenêtre... Quand cette dernière explosa subitement.

« Que... ?!
 -  Haaa... !! »

Les Saintes entendirent des détonations, puis des hurlements déchirants. Elles se dépêchèrent de remonter, et virent une scène d’horreur... Les quelques membres de SoM gisaient sur le sol, la tête décapitée, ou le ventre ouvert, vomissant leurs organes, des projections de sang sur le sol ou contre les murs... Et, au milieu de cette scène de carnage, il y avait une espèce d’être futuriste, un ninja noirâtre avec une combinaison intégrale et des yeux rouges.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc... ? »

Heather eut à peine posé cette question que le ninja se retourna, et sauta par là où il était venu : la fenêtre. Les Saintes se précipitèrent vers cette dernière. Il atterrit en contrebas en faisant une roulade, puis sembla alors se fondre dans l’obscurité, enclenchant un camouflage optique qui le fit disparaître.

« Et ben ça alors... murmura Heather.
 -  ’Chier ! » pesta, quant à elle, Lasandra.

Leur meilleure piste pour retrouver les esclaves venait de disparaître dans le sang et la douleur...

« La police arrive, les filles ! Vous devriez vous dépêcher de filer ! »

Lasandra acquiesça, puis fit signe aux deux autres Saintes de se dépêcher. Les nonnes en tenue de latex rebroussèrent alors chemin, en retournant au premier étage...

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La zone industrielle / Re : Deux arts pour tuer [Les Saintes]
« le: samedi 08 août 2015, 11:36:17 »
La Congrégation n’était pas qu’un simple monastère situé dans les Badlands et ayant pour but de recueillir les anciens esclaves, les pauvres et les démunis. Ceci était la couverture officielle du mouvement fondé par Lasandra Dixon. La Congrégation, en réalité, était un véritable camp d’entraînement, strict et dur, où l’objectif était de faire des sœurs venant sur place des Saintes. L’équivalent moderne des Croisés ancestraux, dont le but était de punir les pêcheurs, et de sauver les esclaves et de protéger les faibles. On pouvait s’interroger sur les méthodes employées par la Congrégation, mais elles n’étaient pas bien différentes de celles que l’Ordre Immaculé employait avec son Inquisition. Le bûcher et les séances de tortures étaient remplacés par des actions expéditives et sanglantes envers des personnes qui étaient des impies.

L’effet de surprise avait permis aux Saintes de marquer les premiers points, mais elles se replièrent très vite. Heather se mit derrière un mur, et Laura à l’opposé. Les deux femmes répliquèrent à leurs ennemis, tandis que, pendant ce temps, des renforts débarquaient depuis un préfabriqué situé dans un coin du chantier.

« Ça, c’est pour moi... Comme un tir aux pigeons. »

Depuis sa position sécurisée, Oiseau, dont le vrai nom était Vanessa Sinclair, ouvrit le bal (sans mauvais jeu de mots). Un tir explosa la tête d’un des tueurs, l’envoyant s’étaler sur le sol. Surpris, les autres tournèrent la tête, et elle appuya à nouveau sur la gâchette, transperçant la poitrine d’un deuxième larron. Les trois autres tueurs comprirent alors qu’il y avait un tireur d’élite, et entreprirent de se disperser. En souriant, Vanessa tira à nouveau, et explosa la jambe d’un des tueurs, l’envoyant s’étaler sur le sol. Un autre courait à bride abattue vers la clôture longeant le chantier, et bondit sur cette dernière. Une balle lui transperça l’un de ses yeux, et l’envoya rouler sur le sol.

Le cinquième fut le plus malin, car il fila s’abriter derrière une grosse pile de planches de bois. Frustrée, Vanessa grogna, et n’attendit pas plus longtemps, continuant à assurer son rôle de couverture, tout en sachant que sa position était maintenant compromise. Il était impossible que le cinquième agent d’HYDRA ne l’ait pas repéré, mais elle devait couvrir les fesses de ses sœurs.

*C’est comme ça que ça marche... Solidaire et tout...*

Laura et Heather continuaient à ouvrir le feu dans le hall principal. La plupart des esclaves avaient fui dans l’autre sens, et Lasandra, elle, s’était écartée volontairement. Elle se rapprocha près d’une grosse mallette, mais, en entendant des gémissements, tourna la tête, curieuse. La femme vit alors le corps rampant de l’agent d’HYDRA, celui à la jambe broyée, qui se tortillait misérablement sur le sol. Sans en tenir davantage compte, elle ouvrit la grosse mallette qu’elle avait déposée sur le sol, et sourit en voyant le long objet se trouvant à l’intérieur.

« Mon bébé... »

Lasandra souleva alors son lance-roquettes, et le posa sur son épaule, puis visa l’une des ouvertures. Elle attendit alors quelques secondes, se sentant bien obligée de déclarer quelques mots :

« Allez chier en Enfer, connards. »

Le missile fusa ensuite, laissant une traînée de poussière derrière lui, puis passa dans la fenêtre, et explosa en heurtant un pilier, à côté de la table avec les mallettes remplies de billets. La violente explosion souffla plusieurs tueurs, et tous les billets se vaporisèrent sur place.

« Bazooka ! Elles ont un bazooka !
 -  C’est un piège ! »

La chef des Saintes esquissa un sourire, puis fléchit le genou. Elle avait d’autres munitions, mais elle entendit soudain, sur sa gauche, des bruits de pas. Le cinquième agent d’HYDRA qui était sorti du préfabriqué, celui que Vanessa n’avait pas eu, lui tirait dessus depuis son abri précaire avec un pistolet. Dans l’obscurité, les tirs de l’homme étaient imprécis, mais loupèrent de peu Lasandra. Cependant, la main de l’homme dépassait légèrement des planches de bois, et ce fut suffisamment pour Vanessa. Son tir atteignit la main de l’homme, et explosa ses doigts, le forçant à lâcher son arme.

Lasandra brandit immédiatement son pistolet, et tira à son tour. Au bout de trois ou quatre tirs, elle fit mouche, et l’homme s’affala lourdement sur le sol.

« Heureusement que je couvre tes arrières !
 -  Tu parles...
 -  Ils se replient ! lâcha soudain Heather. Mais HYDRA a les esclaves, ils filent vers le parking !
 -  Poursuivez-les ! »

Les esclaves étaient la priorité de la Congrégation. Lasandra délesta son lance-roquettes, et récupéra un fusil d’assaut, puis s’approcha de l’immeuble en construction. Un début d’incendie éclatait dans ce dernier, et des alarmes résonnaient partout. Il y eut encore quelques coups de feu, car plusieurs ennemis étaient partis se réfugier dans les bureaux, en hauteur. Heather dut s’abriter derrière un pilier, et Laura fit feu avec ses pistolets-mitrailleurs, les balles crépitant sur la rambarde de la mezzanine en hauteur.

Pestant, Lasandra s’approcha, quand elle entendit des bruits de voiture. Depuis une autre entrée, celle menant au parking souterrain, des vans filèrent à toute allure, emmenant les esclaves.

« Merde ! Ils se sont barrés !
 -  Il reste encore des tueurs là-haut à interroger...
 -  Il nous en faut au moins deux vivants ! »

Avec deux prisonniers, les interrogatoires étaient toujours plus faciles. L’homme qui avait canardé les Saintes depuis la mezzanine venait de partir, et les trois femmes grimpèrent alors, par l’escalier, prudemment.

« Fouillez les pièces, mais soyez prudentes ! »

Heather acquiesça, et s’approcha d’un bureau sombre, utilisant la lampe-torche de son fusil d’assaut. Elle fronça les sourcils en voyant deux cadavres sur le sol, dans l’embrasure de la porte.

*Ça, ce n’est pas nous...*

Prudente, Heather resta à l’entrée de la pièce, et sortit de ses affaires une grenade fumigène. Elle la dégoupilla, puis la lança dans la porte. Une précaution peut-être inutile, certes, mais les corps étaient frais, et il était donc tout à fait possible que leur assassin soit encore à l’intérieur...

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La zone industrielle / Re : Deux arts pour tuer [Les Saintes]
« le: vendredi 07 août 2015, 23:37:19 »
C’était un immeuble en construction, destiné à abriter d’ici quelques semaines les bureaux d’une quelconque société. On avait commencé à passer la peinture sur les murs extérieurs, et à poser les planchers et les étages. L’immeuble était entouré par une clôture de construction, et plusieurs véhicules de construction étaient à l’arrêt en cette soirée. Ce n’était toutefois pas eux qui intéressait la femme située sur la cabine de la grue à côté, mais le van noir qui s’approcha rapidement, rejoint par un autre van. Le portail d’entrée de l’immeuble était ouvert, et les deux véhicules s’y immiscèrent.

« Les petites souris sont là, Leader...
 -  Très bien. Continue à surveiller, Oiseau. »

Oiseau hocha la tête, et abaissa ses jumelles, puis ouvrit la mallette noire qu’elle avait amenée au sommet de la cabine. Il y avait, à l’intérieur, un élégant PSG1, qu’elle releva, et se mit ensuite en position, s’allongeant le long du sol de la grue. Le froid ne dérangeait nullement « Oiseau », et la Sainte acceptait pleinement sa mission. Une mission relativement simple, au demeurant, qui se bornait à surveiller, et à couvrir ses autres sœurs si jamais la situation venait à s’envenimer, ce qui allait très certainement avoir lieu d’ici peu. Quand la Congrégation agissait, ce n’était jamais dans la douceur et le calme... En un sens, c’était presque dommage, car cette nuit était claire, et, pour l’heure, relativement calme. Avec son viseur, la Sainte vit des sentinelles faisant le tour. Elle essayait surtout de visualiser la scène à travers les grandes fenêtres du rez-de-chaussée. Le deal, ce deal qu’elles traquaient depuis les Badlands de Terra, allait avoir lieu ici. La femme se mordilla les lèvres, pestant, car n’arrivant pas à trouver un angle suffisamment dégagé pour couvrir à distance ses consœurs.

Ils étaient nombreux, ces salopards... Des Yakuzas d’un côté, des trafiquants d’esclaves terrans de l’autre. Les SoM, une abréviation pour désigner une milice tekhane pro-masculine, les Son Of Men. SoM était une redoutable milice, disposant d’un équipement militaire, de camps d’entraînements, et de multiples contacts au sein du milieu du crime organisé, contacts qui leur servaient à s’enrichir. Ils trempaient dans différents trafics, allant du trafic de stupéfiants au trafic d’armes... En passant par le trafic d’esclaves. Leurs cibles préférées étaient les Terranides, mais aussi les mutants, les fameux ESPers, et, sur Terre, ils avaient de très bons vendeurs. La Congrégation remontait leur trace depuis les landes désertiques et arides des Badlands, et cette traque les avait conduites jusqu’ici, face à cet immeuble en construction, où elles allaient faire un sacré ménage.

« Voici les biens que vous avez demandé... Je gage qu’ils vous apporteront entière satisfaction ! »

Au rez-de-chaussée de l’immeuble, dans ce qui devrait être le grand hall d’accueil, les deux vans étaient garés, et de multiples hommes armés se tenaient là. De loin, on pourrait les prendre pour des Yakuzas... Mais, ce soir, ce n’était pas à une vulgaire mafia que SoM vendait. La cargaison ne comprenait pas de Terranides, mais des mutants, et, dans ce cas, les miliciens avaient un partenaire privilégié. Face à lui, un homme hocha la tête.

« Montrez-nous la cargaison. L’argent se trouve là. »

Sur une table de travail, on avait disposé quatre mallettes blindées remplies de billets de banque et de devises. Il suffisait juste de convertir ce tas de fric en monnaie tekhane pour être tranquille. Le Capitaine Krüeger hocha la tête, d’un air satisfait. C’était un membre assez bien placé au sein de SoM, qui s’assurait de tout le pôle relationnel avec les partenaires commerciaux. Il siffla entre ses doigts, et plusieurs de ses hommes ouvrirent des portes, et firent descendre des hommes et des femmes amaigris, fatigués. On les avait battus, électrocutés, humiliés, et on avait mis autour de leurs cous des colliers explosifs. On les faisait sauter à distance, empêchant ainsi toute envie de fuite.

Oiseau nota alors la présence d’une silhouette le long d’uné chafaudage, et fronça les sourcils.

« Leader... Nous ne sommes pas seules sur le coup. Une espèce de ninja vient de débarquer après avoir tué quelqu’un. Elle se trouve à l’étage.
 -  Hum... »

Elle laissa Leader réfléchir. La Sainte, elle, continuait à essayer de trouver un angle de tir. Elle serra les dents en voyant les esclaves. Leurs corps portaient les marques des coups de fouet et des tortures qu’ils recevaient quotidiennement dans les camps de travail de SoM.

« Les esclaves sont là ?
 -  Affirmatif.
 -  Okay... On poursuit le plan, alors. »

Acquiesçant, Oiseau commença à abattre tranquillement les sentinnelles éloignées, son silencieux ne faisant aucun bruit. Les autres Saintes en profitèrent alors pour avancer.

Pendant ce temps, les hommes de Kruëger inspectaient les billets, et les terroristes déplacèrent les esclaves.

« Ça m’a l’air bon...
 -  HYDRA a pour habitude d’honorer ses dettes, rétorqua l’agent de la sinistre organisation terroriste.
 -  Et c’est pour ça que nous aimons faire affaire avec vous... »

Des talons aiguilles claquèrent alors à l’entrée du hall. Kruëger, surpris, se retourna. Une femme venait d’arriver, fumant un cigare cubain.

« Alors, c’est comme ça que vous monnayez la vie humaine ? Pour quelques billets verts ? Ironique...
 -  T’es qui, toi ?! »

Lasandra Dixon, la Mère Supérieure de la Congrégation, esquissa un sourire, et jeta son cigare sur le sol... Puis, jaillissant d’un angle, Heather McCarthy débarqua, pointant un fusil d’assaut, et balança une grenade située sous le canon principal. Les hommes hurlèrent, et la grenade heurta l’un des vans noirs de SoM, le faisant violemment exploser.

Alors que le van flamboyait, une autre Sainte approcha, équipée de deux solides pistolets-mitrailleurs. Laura Cartridge fit alors feu, et faucha plusieurs des agents d’HYDRA, contraignant les autres à se replier. Une balle jaillit alors à travers l’une des fenêtres, et explosa le crâne d’un milicien cherchant un abri.

« Mais c’est qui, ces salopes ?!
 -  HAIL HYDRA !! Tuez-les !!!
 -  Butez ces impies, mes sœurs ! Flinguez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens !! »

Et l’enfer s’abattit sur Terre !

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Le quartier de la Toussaint / Chase The Devil [Leah]
« le: vendredi 15 mai 2015, 01:50:12 »
Lucifer son of the mourning, I'm gonna chase you out of earth !

Dans l’habitacle du gros 4x4 SUV aux vitres fumées, la musique de Max Romeo déferlait, alors que, lentement, ce dernier s’approchait de la petite église de quartier, dans les tréfonds de la Toussaint. Un quartier dangereux de Seikusu, durablement marqué par la crise économique, qui avait peu à peu vidé les rues, et obligé tous les commerces à fermer. Beaucoup n’avaient pas trouvé de revendeurs, et les bâtiments vides se dressaient de part et d’autre, recouverts par les clôtures et les herses de sécurité.

« La misère et le désespoir… Le lie de l’incroyance et de la criminalité.
 -  C’est dans cette église… Je peux la sentir. »

La pilote acquiesça. Le soleil était lentement de train de se coucher, et cette petite église de quartier avait tout de l’endroit sinistre où plus personne ne se rendait pour la messe. Les vitraux brisés se mélangeaient aux planches de bois recouvrant des fenêtres solitaires. On avait taggué les murs, et, alors que le véhicule s’approchait, des jeunes s’écartèrent. L’église était déserte, avec un petit jardin en friche à côté… Inhabituel, de la part d’un quartier aussi populaire. La voiture s’arrêta, et les femmes se regardèrent entre elles.

« Allons-y. »

Elles coupèrent la musique, et les portes s’ouvrirent. Pour les curieux regardant depuis leurs fenêtres, dissimulés derrière leurs rideaux, ils virent le curieux spectacle de quatre femmes enroulées dans de longues bures de nonnes, qui ouvrirent le coffre du SUV, chacune portant des lunettes de soleil. Une caisse métallique assez grande ornait le coffre, et elles en sortirent différentes armes à feu : des Desert Eagle, des Ingrams, des fusils d’assaut, et un fusil à pompe. Le Mal rôdait dans cette église, et les riverains le savaient, mais, comme tout témoin digne de ce nom, ils choisissaient de se taire, de garder le silence sur ce qu’ils pouvaient entendre émanant de cette église. Avec un peu de chance, peut-être n’était-il pas trop tard… Mais, dans le cas contraire, l’heure de l’exorcisme était arrivée. Les sœurs vérifièrent leurs chargeurs, puis délaissèrent ensuite leurs bures.

Quatre Saintes avaient été affectées à cette mission :

  • Goetia était une Sainte originaire de la Terre, une ancienne esclave serbe qui avait été vendue comme prostituée, avant d’être finalement libérée, et de rejoindre la Congrégation ;
  • Nora était, elle aussi, et comme bien des Saintes, une ancienne esclave originaire des Badlands, qui avait une robe rouge moulante, et tenait entre ses mains un redoutable fusil à pompe ;
  • Jun & Amélie Kiny étaient deux sœurs jumelles, qui, à l’instar des autres, avaient été des esclaves sur Terra.



Toutes, maintenant, appartenaient à la Congrégation, aux Saintes. Un ordre religieux qui agissait essentiellement dans les Badlands, en lutte contre les esclaves, les criminels, les démons, les salopards… Et un peu tout ce merdier. Les quatre femmes s’approchèrent de la lourde porte d’entrée. Elles avaient senti une présence démoniaque à Seikusu, et avaient remonté la piste, qui les conduisait ici. Goetia, qui les guidait, tenait un Desert Eagle dans chaque main, et s’avança vers la porte. D’un coup de pied, elle fit voler la porte d’entrée… Et eut droit à un spectacle des plus sinistres.

Le chœur de l’église ressemblait à tout, sauf à un endroit sacré. Quelqu’un avait retourné la croix de Jésus, des bougies avaient été allumées dans le coin, et des cadavres d’animaux étaient cloués le long des piliers. Des têtes de chats décapitées, et du sang se trouvait partout… Ou alors de la peinture rouge. Les bougies étaient allumées, et tout était fait pour donner à la scène invraisemblable et sinistre se déroulant devant leurs yeux une ambiance sataniste.

Un pentagramme avait été tracé sur le sol, et un homme, nu, était attaché par les poignets et par les chevilles, le visage partagé entre des vagues irrépressibles de plaisir et une terreur profonde. Il tourna la tête vers les quatre femmes, ses cuisses soutenant le corps d’une femme, dans une sorte de bure largement ouverte. Le sexe de l’homme était englouti dans le corps de la femme, et il portait des lunettes, ainsi qu’une alliance autour du doigt. Ses poignets étaient rouges, à force de se frotter contre les cordes, attachées au sol par de gros clous.

La femme tenait un couteau dans la main, et du sang coulait le long de son corps, s’égouttant sur celui de l’homme.

« Un sacrifice…
 -  Il n’est pas encore trop tard… »

Goetia s’avança en pointant son arme vers la tête de la femme.

« Démon ! Je t’ordonne de quitter ce corps, et de retourner dans les Enfers ! Là où sied ta véritable place, engeance infernale ! »

C’était une possession… Et, si le Démon tuait un innocent, ce que cet homme devait être, alors il aurait sur sa proie une emprise quasiment infaillible et totale. La main de Goetia ne tremblait pas, visant le front de la femme, prête à tirer.

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Prélude / Re : In God They Trust [Valawdées !]
« le: samedi 27 juillet 2013, 12:22:31 »
Petite MAJ de la fiche.

J'ai modifié quelques images des Saintes, après une récente recherche sur DeviantArt m'ayant permis d'en trouver plusieurs. Si vous en avez en stock, n'hésitez pas, soit à me contacter par MP sur mon compte principal (Alice Korvander), soit à poster ici, le mieux restant sans doute l'usage de MP.

(Juste pour précision, inutile de me souhaiter la bienvenue ; non seulement ça m'agace, mais vous passerez également pour des c*ns incapables de différencier une fiche de bienvenue d'une simple MAJ sur une fiche.)

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Dictature d'Ashnard / Re : A sinfull man meets the Saints
« le: lundi 22 avril 2013, 20:15:58 »
Lisandra ne s’était pas spécialement attende à ce qu’Hiro ait, tout d’un coup, une divine révélation. Les ordures ont la vie dure, et il était improbable que celui-là change. C’était un salopard, et il resterait ainsi. A vrai dire, il était de plus en plus tentant de l’abattre ici, comme un chien. Après tout, c’était précisément ce qu’il était. Cependant, Lisandra savait que l’argent était quelque chose dont son organisation avait besoin pour survivre, ainsi que pour financer les différents établissements qui dépendaient de l’aide. Elle ne dit donc rien pendant la longue tirade d’Hiro, qui reprenait le thème classique. « J’ai des informations, donc je suis intouchable ». Pauvre fou. Lisandra ne cherchait même plus à argumenter. Ses informations seraient autant ce qui le sauverait que ce qui le condamnerait, car il serait torturé pour ça. Personne n’appréciait les traîtres. Lisandra se demandait si elle n’allait pas le mettre aux enchères, tant tout le monde semblait le vouloir. Nexus, Ashnard, Sylvandell, mais aussi Caelestis, Tekhos... Les Celkhanes feraient peut-être un bon choix, car, pour le coup, Lisandra était assurée qu’Hiro n’en reviendrait pas vivant .Ceci dit, les Celkhanes n’hésiteraient pas non plus à attaquer les Saintes pour s’emparer d’Atayoshi. C’était un gros poisson, trop gros pour agir sans réfléchir, et sans tirer compte des conséquences. Hiro lança alors à Lisandra connaître, et cette dernière fronça les sourcils.

*Qu’est ce que ça veut... ?!*

Elle n’eut pas le temps d’achever sa pensée que le van partit à la renverse, et s’écrasa contre un rocher, se renversant sur la piste. Lisandra et plusieurs Saintes poussèrent des hurlements de surprise. Elle tomba contre le mur, et les battants arrières s’ouvrirent en claquant, tandis que des tirs se mirent à résonner, ricochant contre les parois blindées des vans.

« Je me suis cassée le bras ! gémi douloureusement une Sainte.
 -  Atayoshi ! Il s’enfuit ! »

Lisandra secoua la tête. Sa vision était floue, mais elle vit effectivement Hiro ramper misérablement hors du van, avant de se mettre à courir. Pestant, la jeune femme se redressa à son tour, et attrapa son pistolet-mitrailleur, puis tira une rafale. Les balles se logèrent dans le sable, autour d’Hiro, et plusieurs balles éclatèrent devant ses pieds, résonnant. Elle put voir que plusieurs Saintes du van de derrière étaient sorties, et se faisaient canarder.

« Mettez-vous à l’abri ! » hurla Lisandra.

Une Sainte se reçut une balle dans le bras, et poussa un hurlement en tombant au sol, avant qu’une balle ne l’atteigne en pleine tête. Elle fit un léger bond, avant de s’écrouler sur le dos, une flaque de sang grossissant sous sa tête. Lisandra serra les lèvres, furieuse.

« BANDE D’ENCULÉS ! » clama-t-elle en ouvrant rageusement le feu au hasard.

Elle n’atteignit naturellement personne, et se rendit à l’avant. Elle tapa contre la vitre grillagée, qui permettait de communiquer avec le cockpit.

« Appelez les putains de ren... »

Elle se tut, en voyant que le pare-brise était criblé d’impacts de balles. Les deux autres Saintes étaient mortes. C’était une véritable hécatombe. Elle se mordilla les lèvres.

*Ils ont du viser les pneus... Quelle merde !*

Elle n’aurait pas cru que les Ashnardiens seraient aussi rapides à la détente, et elle le payait avec la mort de trois de ses sœurs. C’était un lourd tribut à payer. Elle se promit de s’occuper tout particulièrement d’Hiro Atayoshi dès qu’elle lui remettrait le grappin dessus. Il était hors-de-question qu’il s’échappe.

Ce fut à ce moment qu’une autre puissante explosion rugit, mais pas pour elles. Ce fut la diversion que Lisandra attendait. Elle bondit hors du van, et ouvrit le feu vers les ennemis. Ils avaient attaqué à un virage, depuis une position surélevée, et une fumée noire s’échappait de leur position. Lisandra visait des rochers, là où les ennemis devaient être repliés. Les vans étaient couchées sur le sol, près d’un profond canyon, qui offrait des positions de repli.

« Flinguez ces connards ! hurla Lisandra. Balancez tout ce que vous avez ! »

*
*  *

Sabrina ne faisait pas partie du convoi principal, comme plusieurs autres Saintes. Pour en assurer la sécurité, elle le longeait, sur une motocross, de l’autre côté du canyon que les trois vans longeaient pour rejoindre Las Estrellas. Elle avait entendu les coups de feu, et s’était rapidement arrêtée, couchant la moto sur le sol, avant de chercher rapidement un angle de tir. Elle avait trouvé une petite corniche, et s’était allongée. Elle avait ainsi rapidement vu la situation. Les trois vans étaient exposés le long du canyon, et c’était en soi un miracle qu’aucun ne soit tombé. Les ennemis étaient regroupés autour en hauteur, et avaient plusieurs véhicules qui lui faisaient penser à du matériel militaire tekhan : des espèces de lourdes Jeeps faites pour rouler dans le désert. Elle avait vu des femmes en armure, et avait compris qu’il devait probablement s’agir de rivales. Son viseur s’était ensuite planté sur la tête de Jeden. Elle savait que l’homme était un mercenaire proche des Ashnardiens, et avait réfléchi sur une attaque. Elle avait tiré sciemment au-dessus de la tête de Jeden, visant le réservoir d’essence d’une Jeep. Son premier tir avait échoué, mais, dans la confusion, personne ne l’avait remarqué. Elle s’était un peu mieux concentrée, baissant légèrement, de quelques millimètres, le viseur, et avait atteint le réservoir d’essence, provoquant une belle explosion qui avait offert la diversion suffisante pour offrir à ses sœurs la capacité de se mettre à couvert.

*Elles doivent avoir des tireuses d’élite...*

Pour réussir à dégommer les vans, il fallait des tirs précis, car elle ne voyait trace d’aucun piège sur la piste. Elle préféra donc se concentrer sur la position des tireurs d’élite, et dézooma, cherchant des traces.

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Dictature d'Ashnard / Re : A sinfull man meets the Saints
« le: lundi 15 avril 2013, 23:26:01 »
Lisandra ne s’attendait pas spécialement à voir Hiro leur supplier. Ce ne serait pas conforme avec les informations qu’elle avait eue sur Atayoshi. Et il y fut conforme. Prisonnier, après avoir été capturé lors d’une opération coup de poing qui avait vu la mort d’une vingtaine de personnes, il leur balança qu’il était bien trop important pour être ramené à Nexus sans difficulté. Il leur asséna que ce que les Ashnardiens et les Nexusiens voulaient étaient les informations qu’il possédait. C’était probablement le cas. Un simple esclavagiste ne devait pas beaucoup intéresser les Ashnardiens, qui en avaient déjà un peu trop. Mais Hiro Atayoshi n’était pas n’importe quel esclavagiste ; depuis des années, il aidait autant les Nexusiens que les Ashnardiens, et n’avait quasiment aucune empathie, ou aucun sens de la morale, ou du patriotisme. C’était une pourriture, mais une pourriture qui avait du apprendre bien des choses. Et l’information était le nerf de la guerre. Les Ashnardiens avaient besoin d’en savoir plus sur les rapports de force qui existaient à Nexus, sur les nobles qui étaient le plus susceptibles de trahir la Couronne, sur ceux qui resteraient obstinément fidèles à Nexus, sur toutes les manières d’exacerber les tensions, sur la position des troupes, sur les configurations défensives des superforts nexusiens. Quant à Nexus, ils avaient, non seulement besoin qu’Hiro ne parle pas de ce genre de choses, mais aussi de connaître les principaux dirigeants ashnardiens, les leaders, la localisation des maréchaux, ou des plans de bataille. Si Nexus adoptait, dans le conflit, une stratégie défensive, ceci n’empêchait pas l’armée d’envoyer parfois des commandos de l’autre côté du continent, afin d’accomplir des missions d’assassinat, ou de sabotage.

« Vous n’avez pas la moindre idée à qui vous vous êtes attaqué… » conclut-il.

Lisandra, qui l’observait, poussa un léger soupir, avant de se redresser. Le van filait le long du désert, et rencontrait peu de cailloux ou d’obstacles, ce qui permettait de ne pas risquer de tomber sur le sol.

« Je sais très bien qui tu es, Hiro Atayoshi... Un misérable opportuniste qui vendrait sa propre mère pour quelques pièces d’ors... Tu crois vraiment avoir des amis ? Tu n’as que des ennemis. Ils ne t’accueilleront pas à bras ouverts, non. Pour les Nexusiens, tu es un traître, et, connaissant la réputation des bourreaux nexusiens, je suis prête à parier que tu ne passerais pas un très bon moment là-bas. Et, pour les Ashnardiens, tu es également un traître. Ils ne sont pas assez stupides pour faire confiance à un homme qui a déjà trahi Nexus. Ils se sont contentés de t’amadouer ici, mais, si jamais tu étais arrivé devant l’Empereur, tu aurais fini dans les prisons impériales. »

Comme quoi, il existait parfois, dans le monde, une forme de justice élémentaire. Les Ashnardiens étaient moins corrompus que les Nexusiens, bien plus honnêtes. Il était certes possible qu’ils n’envoient pas Hiro dans leurs cellules, mais ils en savaient probablement sur les Atayoshi pour s’assurer que ce dernier ne serait pas tenté de leur fausser compagnie.

« Qui sont donc tes amis, hum ? Car, quand je vois l’étendue des gens qui te recherchent, je n’ai que l’embarras du choix. Si on ne peut plus retourner à Nexus, il nous suffira d’aller voir d’autres personnes, qui, j’en suis sûre, paieraient très cher pour avoir ta tête au bout d’une pique. Tu crois qu’on ne s’est pas renseignés sur ton cas, limace baveuse ? La femme d’une princesse dans soin château, serait, je pense, ravie de pouvoir t’arracher tes poils du cul et te les faire bouffer à la petite cuillère. »

Le ton était dit. Lisandra n’aurait absolument aucune difficulté à livrer Hiro à des clients. Peut-être devrait-elle procéder à une mise aux enchères ? Elle savait que Sylvandell était bien plus près de leur position que de Nexus, puisque le royaume était de l’autre côté du désert, hors des Badlands, le long de la frontière ashnardienne. Remettre l’homme aux Nexusiens étaient le plus intéressant, car ils paieraient probablement le plus, mais, concrètement, les Saintes ne s’étaient engagées à rien. Les Nexusiens avaient diffusé une prime, et elles l’avaient relevé.

Lisandra s’approcha du bout du van, près de la cabine de pilotage, et écarta un panneau, révélant un grillage permettant de voir deux autres Saintes en train de conduire. Une musique déferla de l’autoradio : Big Iron.

« Tout se passe bien avec le colis ? s’enquit l’une des Saintes.
 -  Il pète plus haut que son cul... Rien de bien surprenant. Quand serons-nous à Las Estrellas ?
 -  Dans une demie-heure... »

Lisandra la remercia. Las Estrellas était un monastère où les Saintes allaient libérer les esclaves. La mère supérieur connaissait les Saintes, et approuvait leurs méthodes. Elle serait ravie de devoir s’occuper d’anciens esclaves, et les aiderait à rebondir bien mieux que les Saintes ne pourraient le faire.

« Rassure-toi, Atayoshi, on ne te lâche pas aux Estrellas. Toi, tu viens avec nous. On ne voudrait pas se priver de la présence d’un si beau parleur. »

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Dictature d'Ashnard / Re : A sinfull man meets the Saints
« le: vendredi 05 avril 2013, 18:26:39 »
Dans le saloon, la bataille se solda bien vite par le succès des Saintes. Pris en sandwich, les Ashnardiens désemparés n’étaient pas de taille. Les balles fusaient et les abattaient. Jennifer et Louisa en abattirent plusieurs, avant que les autres Saintes n’interviennent. Elles défoncèrent la principale porte d’entrée, et mitraillèrent le bar, explosant des bouteilles, des miroirs, et de nombreux verres, fauchant les Ashnardiens. Ils s’abritèrent derrière, répliquant avec des carabines, des pistolets, et des fusils. Une véritable fusillade. Les Ashnardiens étaient acculés, et les Saintes avaient un meilleur équipement, et une meilleure maîtrise de la situation. Elles entraient dans le saloon, les coups de feu rugissant à gauche et à droite. Jennifer et Louisa avançaient lentement, et continuèrent à tirer, tout en étant prudentes. Au bout de plusieurs minutes, la situation se calma. Lisandra entra, ses deux pistolets-mitrailleurs fumant au niveau des canons. Il régnait une odeur de poudre et d’alcool. Le saloon ne ressemblait plus à grand-chose, jonché de cadavres.

« Où est la cible ?
 -  Pas ici... répliqua une Sainte.
 -  Heather ! Tu montes avec les sœurs Radoncic. Fouillez les chambres à l’étage ! »

Les Saintes hochèrent la tête, et s’approchèrent de l’escalier. Le cadavre d’un Ashnardien reposait au sol, des traînées de sang ayant maculé les escaliers et le mur. Heather monta la première, tenant un fusil à pompe. Les planches en bois craquèrent, tandis que les Saintes fouillèrent les autres parties de l’auberge. Elles entrèrent dans les toilettes, et trouvèrent un Ashnardien qui tenta inutilement de les supplier. Une balle en pleine tête régla son sort. Les Saintes ne feraient aucun prisonnier. Sûrement pas des esclavagistes. A l’étage, Heather abattit un Ashnardien armé d’un Colt, lui envoyant des chevrotines qui l’envoyèrent heurter le mur opposé. Là encore, les Ashnardiens tentèrent de se rendre, et se reçurent des coups de feu. Certains tentèrent de se planquer dans des armoires, et furent abattus à travers les portes.

Dans la cuisine, une Sainte trouva un escalier en bois menant à la cave, et plusieurs Saintes descendirent, dont Lisandra. La cave était remplie de tonneaux d’alcool et de provisions, et il n’y avait visiblement personne, à part une porte solidement fermée. Les Saintes s’en approchèrent, de part et d’autre. On pouvait encore entendre quelques coups de feu, mais la bataille était terminée. Il n’y avait que quelques Saintes blessées. C’était un franc succès. Lisandra entendit alors du bruit derrière elle, et se retourna subitement... Pour voir leur client. Elle sourit, et une Sainte lui tira dessus, logeant contre sa poitrine une fléchette tranquillisante, qui l’envoya sur le sol. On ouvrit la porte, permettant de voir tous els esclaves, terrorisés, avec des colliers autour du cou.

« Retirez leurs colliers, et amenez notre client dans le van ! On fout le camp ! » ordonna Lisandra.

Les Saintes se mirent en marche, rangeant leurs armes, et ôtèrent aux captifs leurs colliers équipées de charges explosives. Deux Saintes traînèrent Hiro, et le groupe sortit du saloon. Les vans et les voitures des Saintes venaient d’arriver ici, dans la poussière. On chargea les esclaves dans les vans. Ils seraient libérés dans un monastère à proximité, qui n’était pas celui des Saintes. Hiro, de son côté, commençait à se réveiller lentement, et on choisit de l’enchaîner dans le van. Lisandra le surveillait, se dressant debout devant lui, alors qu’il se réveillait.

« Nexus ne voulait pas envoyer ses troupes pour me capturer ?... Tellement typique d’eux, ils n’aiment pas avoir à se salir les mains ! »

Une moue contrariée traversa le visage de la femme noire, qui abattit le canon de son arme sur la joue de l’esclavagiste. Elle n’avait clairement que du mépris pour lui, et le tuer ne la dérangerait pas du tout.

« Ta tête a été mise à prix. Te réfugier dans les Badlands t’a permis d’échapper aux chevaliers nexusiens, mais les Badlands sont notre territoire. Et un homme aussi célèbre qu’Hiro Atayoshi ne peut décemment pas rester discret guère longtemps. J’ignore ce que les Ashnardiens te voulaient, mais tu seras bientôt ramené à Nexus, où j’espère que tu seras dépecé vivant. »

Elle se retourna, tandis que les vans se mettaient en marche. Lisandra regarda derrière elle, alors que la vilel fantôme, ravagée par leur passage, disparaissait progressivement.

*
*  *

« Des... Des putains de bonnes sœurs... Elles ont commencé à nous arroser, et... »

La femme hocha lentement la tête, avant de se redresser. Elle n’accorda plus aucun regard sur l’homme mourant, qui se tenait la poitrine, où une grosse tâche de sang montrait son état de souffrance extrême. Elle se retourna lentement, observant ses guerrières. D’élégantes femmes en armure, des criminelles tekhanes. Elle tourna également son regard vers le seul homme de l’unité, un homme originaire des Badlands, Jeden.

« Elles sont venues pour Atayoshi...
 -  Ce sont les Saintes. Des mercenaires tueuses à gages avec une morale à deux balles. »

La femme ne répondit pas. Elle travaillait pour le compte d’Ashnard, et était, comme son unité, une ancienne Tekhane, qui avait choisi de suivre l’Empire, plutôt que les Tekhanes, pour des raisons qui variaient selon chaque femme. Son manteau rouge recouvrait son élégante armure de combat qui renforçait ses capacités. Hiro Atayoshi était un homme d’une grande valeur pour Ashnard, car il avait été un esclavagiste nexusien influent, quelqu’un qui pouvait donc leur fournir des informations. Jeden avait inspecté plusieurs douilles.

« Elles utilisent des armes automatiques. J’ignore où se trouve leur repaire, toutefois...
 -  Alors, il faudra les trouver. Elles vont sûrement chercher à ramener Atayoshi à Nexus. On ne peut pas se le permettre ! »

Et, sur ce point, le Capitaine Hope était catégorique. Elle retrouverait Atayoshi.

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Dictature d'Ashnard / Re : A sinfull man meets the Saints
« le: dimanche 31 mars 2013, 12:30:51 »
Vanessa fut assez déçue de voir que la plupart des hommes suivirent Hiro, se réfugiant dans le saloon. Rares furent ceux qui choisirent de désobéir pour tenter de s’enfuir, les balles de Vanessa les poursuivant pour les abattre. Elle disposait d’un puissant fusil à lunettes, et les suivit, tirant, faisant mouche à chaque coup. Les retardataires éliminés, il ne restait plus que les Ashnardiens regroupés dans l’auberge, qui évitaient soigneusement de s’approcher des fenêtres. Vanessa poussa un léger soupir, tout en voyant ses sœurs se mettre en position, se rapprochant de l’auberge. Elles avaient leurs armes à feu, et les pointèrent vers l’auberge, en position. Plusieurs Saintes avaient été blessées, mais il n’y avait rien de grave. Aucun renfort ennemi ne devrait venir. Les Ashnardiens étaient piégés dans la bâtisse, et, s’il n’y avait pas eu les esclaves, les Saintes auraient probablement utilisé des explosifs pour les déloger de là. Au lieu de ça, elles se positionnaient en visant l’auberge. Cette dernière semblait déserte, mais on entendait parfois des bruits de pas. Vanessa regardait scrupuleusement, et vit le canon du pistolet d’un Ashnardien dépassant de la fenêtre. Un sourire sur les lèvres, elle déplaça son viseur, et fit feu à travers le bois. Le sang se mit à gicler, et elle imagina sans peine le hurlement de douleur. Il fallait leur mettre la pression, afin de les forcer à faire des erreurs. Vanessa regrettait silencieusement de ne pas avoir de viseurs thermiques. Ce gadget lui aurait permis de faire un carton.

En contrebas, Lasandra et plusieurs Saintes rejoignirent les autres sœurs, observant le saloon.

« Ils se sont solidement retranchés ! »

Une moue contrariée traversa les lèvres de Lasandra. Il était futile d’espérer les faire sortir de là. Lasandra donna rapidement ses ordres.

« Louisa, Jennifer, faites le tour, cherchez une autre entrée. »

Les deux Saintes obtempérèrent silencieusement, et se redressèrent. Quelques Saintes tiraient à travers les fenêtres, simplement pour intimider les criminels dissimulés à l’intérieur. Louisa Cain et Jennifer Paxton filèrent le long d’une allée latérale, faisant ainsi le tour du saloon. Elles passèrent par des jardins, observant plusieurs cadavres d’Ashnardiens, des impacts de balles. Elles longèrent un précipice leur permettant de voir, en contrebas, une sorte de carrière à ciel ouvert. C’était probablement l’un des chemins que les Ashnardiens utilisaient pour convoyer discrètement les élèves, la carrière devant être reliée à des grottes. Louisa et Jennifer continuèrent à s’avancer, et atteignirent le flanc de l’auberge, se dissimulant prudemment.

Jennifer passa la première, brandissant un fusil automatique, et elles s’avancèrent dans une ruelle jonchée de tonneaux, avec un chariot. Elles s’abritèrent derrière un muret, avant d’entendre des bruits venant de l’auberge. Il y avait effectivement une porte en bois à l’arrière, qui s’ouvrit lentement. Jennifer pointa le canon de son arme, avant de se raviser.

« Elles ne sont pas là ! s’exclama l’un des tueurs.
Ces salopes ne vont pas tarder, il faut se dépêcher de fuir. Ce chemin mène droit vers la carrière. A l’intérieur, on y sera à l’abri. »

Les deux soldats s’avancèrent silencieusement. Jennifer se décala sur la gauche. Il fallait opter pour des éliminations silencieuses. Elle délaissa donc son fusil, et sortit deux petits poignards, des lames effilées et tranchantes. Elle jeta un bref regard. Les deux Ashnardiens étaient proches. Elle hésita brièvement, puis se redressa, et balança les deux poignards, l’un après l’autre. Le premier se figea dans la nuque du premier Ashnardien, et le second se planta entre les deux yeux hagards du second. Jennifer et Louisa se rapprochèrent des corps.

« On n’a pas le temps de prévenir Lasandra », décréta rapidement Louisa.

Jennifer acquiesça, et les deux femmes décidèrent de s’enfoncer dans l’auberge. Elles avancèrent dans un couloir menant vers la salle principale. Il y avait des portes à gauche et à droite, donnant sur les cuisines, les toilettes, l’administration, et une sorte de salon VIP avec de belles tables, et un bar. Jennifer s’arrêta, et pénétra à l’intérieur, repérant un jukebox.

« Les esclaves ne sont pas là. Ils les ont probablement enfermés dans le sous-sol. »

Ceci revenait à dire qu’on pouvait ouvrir le feu. Toutefois, Jennifer avait quelque chose à faire. Elle s’approcha du jukebox, glissa une pièce, et esquissa un léger sourire en trouvant une musique intéressante.

« Renvoyons ces fils de putes en Enfer. »

Et, disant ça, Jennifer enclencha la musique. Louisa ouvrit ensuite le feu, atteignant un Ashnardien dans le dos. Les autres réagirent rapidement, et, à l’extérieur, les Saintes interprétèrent ça comme une invitation à ouvrir le feu, et se mirent à canarder l’auberge, trouant les murs en bois comme du gruyère. Les canons rugissaient sous Dean Martin.

Toute une poésie.

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Dictature d'Ashnard / Re : A sinfull man meets the Saints
« le: vendredi 22 mars 2013, 14:33:10 »
Les Saintes auraient pu agir dans la dentelle et dans la finesse, opter pour une opération d’infiltration, mais ce n’était pas le plan décidé. Vanessa avait annoncé leur venue, et Lasandra Dixon avait finalisé cette approche, avec un lance-roquettes. Elle le tenait sur l’épaule, et avait lancé une roquette, qui avait pulvérisé une maison. Les autres avaient ensuite chargé, utilisant leurs armes automatiques, abattant les sentinelles postées dans les fenêtres. Les Ashnardiens n’avaient pas leur élégante armure noire, et ressemblaient plutôt à des espèces de cow-boys des temps modernes. Les Saintes ouvrirent le feu en poussant des sifflements et des hurlements, comme des espèces d’Amazones. En retrait, Lasandra continuait à balancer ses roquettes sur le village fantôme. Dixon aimait bien les belles explosions, le bruit, le souffle de la déflagration. Elle aimait voir le chaos à l’œuvre, la destruction en marche. Les maisons de bois qui explosaient, répandant des morceaux partout, formaient un spectacle ravissant.

« Tuez-les ! »

Pris par surprise, les gardes avaient du mal à s’organiser, d’autant plus que Vanessa veillait au grain. Attentive, elle vit deux tueurs essayer de contourner ses sœurs, et fit feu. Elle en atteignit un à la jambe, l’arrachant dans un inaudible hurlement de douleur. Elle se contenta d’un léger sourire, rechargea, et fit à nouveau feu, atteignant l’autre à la poitrine. Elle observa ensuite la place principale. Les soldats y étaient massivement regroupés, et forçaient les esclaves, terrorisés, à filer dans les cachots du saloon. Sa cible était là, et Vanessa hésita brièvement à l’abattre. Elle connaissait la réputation des Atayoshi, et s’était renseignée sur ce contrat. Sinclair savait qui était cet homme : un arriviste sans scrupules, qui avait fait souffrir des milliers de gens, usant de sa cruauté sur eux. Même en disgrâce, il continuait à les torturer. Le vice était en lui.

Les Saintes avançaient dans le centre de la ville, avançant principalement le long de la rue principale. Avant d’attaquer, elles avaient soigneusement planifié leur assaut, en sachant que leur cible, et la plupart des esclavagistes, se trouveraient près du saloon. C’était la solution la plus prévisible. Elles avaient vu que la rue principale y menait directement, et qu’elle risquait d’être défendue. Ainsi, tandis que les Saintes avançaient lentement le long de la rue principale, d’autres groupes évoluaient sur les flancs. Elles avaient essentiellement des armes automatiques, mais les Ashnardiens sortirent rapidement de leur torpeur. Il s’agissait de militaires, après tout, même si ceux des Badlands étaient généralement les moins talentueux, et souvent corrompus.

Le long de plusieurs jardins à l’arrière des maisons, plusieurs Saintes canardaient un groupe de tueurs. Ils employaient des Colt, des carabines, des fusils, et quelques armes automatiques. Derrière de modestes barrières blanches, les Saintes répliquaient.

« Ils s’accrochent !
 -  Tant mieux, je n’avais pas défouraillé depuis longtemps ! »

Une Sainte se redressa, et canarda un homme sur une terrasse. Il dévala les escaliers, mortellement blessé. Les balles continuaient à fuser, et une Sainte fut touchée à l’épaule. Elle poussa un léger cri de douleur en tombant sur le sol, du sang s’échappant de sa tenue en latex. Les autres répliquèrent, appliquant un feu un peu plus intensif, et abattirent un autre Ashnardien, contraignant les autres à se replier. Vanessa esquissa un sourire, voyant les soldats se rapprocher d’Hiro. Il semblait relativement calme, et elle essaya de le paniquer un peu. Elle fit feu alors qu’un garde se rapprochait d’Hiro.

« Ces putes sont... » fut tout ce que l’homme parvint à dire.

Une balle l’atteignit dans le dos, lui transperçant la poitrine, et il cracha du sang sur les vêtements de l’esclavagiste, avant de tomber sur le sol. Lasandra, de son côté, avait déposé son lance-roquettes, et sortit deux pistolets-mitrailleurs, avant de s’avancer. Ses filles étaient entraînées et rapides. Des tueuses professionnelles, qui avançaient en groupe, et avaient abattu de nombreux ennemis. Elles se rapprochaient ainsi du saloon, jusqu’à pouvoir se positionner. Certaines Saintes filaient dans les maisons, tandis que les Ashnardiens se regroupaient dans le saloon.

« Il nous le faut vivant ! Capturez l’esclavagiste ! »

Vanessa évitait de tirer à travers les fenêtres, de peur de blesser l’esclavagiste. Il le fallait vivant. Elle restait donc en position, en essayant d’abattre un suicidaire qui chercherait à sortir sur les balcons. Les Ashnardiens semblaient toutefois être prudents. Vanessa était une tireuse mortelle, et ils préféraient éviter de sortir, de peur de se faire abattre.

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