Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Braquer son Héritage | Osiris

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS Petites indécences entre amis
Inscrivez-vous

Jake Grimwood

Créature

Braquer son Héritage | Osiris

jeudi 22 octobre 2026, 22:10:31


Les musées, j'aime pas ça.

Trop de lumière, trop de gens qui parlent doucement devant des trucs morts depuis trois mille piges, et toujours un connard pour t'expliquer qu'un caillou vaut plus cher que ta bagnole. J'préfère les garages. Au moins, quand quelque chose disparaît, y a généralement un type qui s'est barré avec.

Sauf qu'à Seikusu, les types en question ont décidé d'être plus malins.

Trois musées cambriolés en moins de deux semaines. Pas de vitrine explosée, pas de gardien refroidi, pas même une putain d'alarme déclenchée sur le dernier site. Les caméras ? Des trous de plusieurs minutes dans les enregistrements. Les serrures ? Intactes. Les objets volés ? Des reliques égyptiennes appartenant toutes à une période bien précise d'une ancienne dynastie.

Pas les bijoux les plus chers. Pas les pièces les plus célèbres. Non. Des trucs dont personne n'aurait entendu parler sans consulter trois catalogues poussiéreux et un universitaire insomniaque. Mon Organisation m'a transmis le dossier avec une consigne simple : retrouver les pièces avant qu'elles ne terminent dans une collection privée, un réseau de recèle ou entre les mains d'un illuminé persuadé qu'un scarabée doré peut lui offrir la vie éternelle ; offrant son fion de chitine dans un halo de lumière avec la voix enrayée d’un mégaphone.

J'ai connu des boulots plus simples. Mais rarement des boulots où les clients avaient autant de raisons de mentir.

Alors j'ai commencé par les gens. Les conservateurs, les responsables de la sécurité, les convoyeurs, les types chargés de l'inventaire. J'ai écouté leurs versions, comparé les horaires, récupéré les plans des bâtiments et passé assez de nuits à éplucher des enregistrements pour avoir envie d'étrangler quelqu'un avec un câble HDMI. Un détail revenait pourtant dans chaque affaire : les pièces volées avaient toutes été déplacées, inventoriées ou photographiées quelques jours avant leur disparition. Quelqu'un connaissait leur emplacement exact. Quelqu'un savait ce qu'il cherchait.

Et quelqu'un avait pris soin de ne rien laisser derrière lui.

Enfin, presque.

Une plaque d'immatriculation aperçue sur une caméra de circulation. Un véhicule de location. Un nom d'emprunt. Une réservation dans un établissement discret du vieux quartier. Des miettes, quoi. Le genre de piste qui fait rire les flics jusqu'au moment où elle les mène devant une porte qu'ils auraient préféré ne jamais ouvrir.

Moi, j'ai continué.

La nuit avait déjà bouffé les rues quand j'ai fini par remonter jusqu'à un ancien bâtiment commercial, coincé entre deux façades décrépites. Pas de gardien, pas de voiture devant l'entrée. Juste une lumière filtrant sous une porte et ce silence un peu trop propre qui pue le piège à plein nez.

J'ai poussé la porte.

À l'intérieur, l'air sentait la pierre froide, le bois ancien et cette odeur sèche des vieux objets qu'on conserve loin du soleil. Des caisses ouvertes encombraient la pièce. Certaines contenaient des fragments de statues, d'autres des étoffes protégées sous du plastique. Sur une table, des photographies montraient des pièces exposées dans les musées cambriolés.

Mon regard s'est arrêté sur une silhouette.

Une femme dans l’obscurité, je n’ai que le contour de son corps comme première info. Très opulente, avec une présence qui aurait dû remplir la pièce à elle seule. Et pourtant, elle se tenait là avec une discrétion presque insultante, on aurait dit qu’elle avait appris à occuper l'espace sans jamais attirer l'attention.

J'ai laissé la porte se refermer derrière moi.

Deux mètres de viande, des épaules taillées pour déplacer des meubles sans demander l'aide de personne, les mains assez larges pour faire passer une mâchoire pour un jouet. J'ai pas besoin de hausser la voix. En général, ma gueule fait déjà le travail. Et si elle ne suffit, je n’aurais qu’à avoisiner les 3 mètres de poils pour terminer le boulot.

Mes yeux ont glissé vers les caisses, puis vers elle. J’dégaine mon désert eagle dans un cliquetis métallique sinistre.

« J'vais t'épargner les conneries habituelles. T'as deux options : tu m'expliques pourquoi des morceaux de l'Égypte antique se baladent dans ton salon, ou j'commence à démonter cette baraque jusqu'à c'que les réponses tombent toutes seules. »

J'ai marqué une pause, le regard planté dans le sien.

« Et crois-moi, j'suis nettement moins soigneux qu'un archéologue. »

J'ai pas bougé d'un pouce. En tout cas pas encore.

Parce que quelque chose clochait. Cette femme n'avait pas l'air d'une receleuse qui venait de se faire prendre la main dans le sac. Elle avait l'air d'être exactement là où elle avait prévu d'être.

Et ça, ça commençait sérieusement à m'emmerder.

Honey Osiris

Humain(e)

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 1 jeudi 22 octobre 2026, 22:13:07



Pour la bienséance sur son acte de naissance on lui avait attribué un nom plutôt basique Honey mais son nom de famille était bien plus éloquent Osiris, était vraiment la plus belle des coïncidence certainement pas notre jeune fille était la dernière descendante d’une lignée pharaonique qui avait été jusque-là oublié dans les âges les historiens qui travaillaient sur les arbres généalogiques tombèrent tous sur un casse-tête pas possible un trou béant dans une branche qui ne permettait pas de concevoir la suite de l’aligné ce fut une modification intentionnel des scripts protéger une lignée noble au-dessus des hommes…

C’était bien elle maintenant tombé dans l’oubli libre de tout mouvement sans que personne ne vienne l’inquiéter elle était bien décidé à réunir les trésors les souvenirs qui lui était dû tout ce qui était entreposé dans tous ces musées n’ont été que les sources de pillage de son héritage une chose qui la mettait follement en rage. Au fil des années après avoir découvert son pedigree elle s’était mis en chasse et personne ne l’arrêterait car personne n’en avait le droit mais comment annoncer un tribunal la finalité d’une obsession archéologique qui n’avait jamais abouti même si l’épreuve pouvaient être tout simplement dans la génétique.

Grâce aux différents trésors et à molette et décoction la belle Osiris avait réussi à entamer un cheminement sans faire de victime sans faire de bruit des fois il ne fallait pas grand-chose faire allumer un Manson qui pouvait endormir n’importe qui pour laisser des vigiles sur le carreau un peu de magie dans le dans les doigts pour graisser la patte et s’assurer d’une fidélité des petits secrets qu’elle compte bien garder et qu’elle détient de nombreux par chemin utiliser à l’époque

Elle avait fait une belle cote sur les trois derniers musées, et fit  l’acquisition d’un immeuble qui n’a payait pas de mine en tout cas les premiers étages lui servait d’entrepôt alors que les derniers étaient bien plus luxueux sa pièce à vivre dépourvue de fenêtre pour ne pas attirer les regards, Comme à son habitude lorsqu’elle était chez elle elle se devait de revêtir les vêtements traditionnels familiaux. Quelques bouts de tissu pour en cacher les vis de sa poitrine une longue doge de Phil de soi Free vol pour nappe son postérieur magnifique et son entrejambe délicat

Elle était accoudé sur l’une des Imen stables qu’elle avait fait faire confectionner afin de mettre les différents parchemins soigneusement emballé plus loin dans la pièce il y avait des machines pour procéder à l’évaluation aux data carbone procéder à l’étiquetage et à l’emballage soigneux de reliques qui pourrait s’effriter mais tout cela aucune vente n’était prévu au programme. Elle était en train de chantonner discrètement les avoir bras sur la table le corps cambré mais quelque chose vient alourdir la pièce un frisson parcourt le long de son échine et un petit clic d’une arme que l’on met en joue via titiller et son oreille avant de se redresser

qui est là !!! vous n’avez aucun droit de venir ici vous êtes sur une propriété privée en somme chez quelqu’un

Elle se tourne légèrement pour essayer d’apercevoir l’intrus et elle pouvait se rendre compte d’une silhouette gigantesque un homme sans aucune hésitation elle le laisse un peu s’avancer dans les quelques faisceaux de lumière avant de le tuer d’eau en bas. Celui-ci commence à déblatérer son speech du flic ou de l’enquêteur ou du détective bref elle s’en foutait royalement c’était toujours les mêmes conneries des voleurs n’hésite pas à reprendre ce qu’ils ont pillé. Osiris croise les bras sur sa poitrine plutôt puante et mes restes à sa place ce n’était pas elle d’aller vers les gens mais c’était aux gens de venir chelou aux pieds d’une lignée de prestige

de plus j’ai l’impression que vous n’êtes pas une autorité disons conventionnelle quand on entre chez les gens on frappe et on dit bonjour la politesse est de mise il me semble et me laisser deux options qui sont totalement inéluctables relève d’un abrutissement car voyez-vous tous ces objets m’appartiennent de droit et démonter mon appartement ne vous donnerait pas la légitimité de me les reprendre

Osiris était une femme plutôt confiante elle vient lever l’une de ses mains et avec son index elle fait signe à intrus de s’avancer alors qu’elle se retourne pour aller éteindre quelques machines qui avait fini de tourner pour attraper un parchemin délicatement restaurer pour le poser sur la table ou seul quelques lumières d’appoint à faible luminosité pour les éclairer et sans faire cas de la personne qui était chez elle et Dieu sait qui était en train de la mettre en joue elle se démonte pas

je trouve ça fascinant comment l’histoire peut trouver des similitudes quelque soit l’époque où l’on se trouve regardez-moi cette beauté on peut même y voir inscrit quelqu’un qui m’est cher, c’est plutôt risible n’est-ce pas

Jake Grimwood

Créature

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 2 jeudi 22 octobre 2026, 22:14:09



J'baisse pas mon arme tout de suite.

On est pas dans l’ambiance de la fusillade, et j'ai pas particulièrement envie de lui coller une balle dans le buffet. J'ai passé assez d'années derrière des barreaux pour savoir qu'un type qui se précipite, c'est surtout un type qui finit par terre, menotté, la joue écrasée contre les gravas et les éclats de verre avec sa vie libre défiler devant les yeux. Nope, j'aime simplement pas les pièces où les gens se sentent assez chez eux pour oublier qu'ils peuvent être dangereux.

Et celle-là, elle a l'air sacrément chez elle pour une voleuse.

Mes yeux passent sur les machines, les caisses, les parchemins soigneusement emballés. Rien d'un bordel improvisé par trois types qui cherchent à fourguer des antiquités au premier collectionneur venu. Tout est organisé, entretenu, presque méticuleux. J'ai même droit à une visite guidée, sans avoir eu besoin de demander. Manque plus que le café et les petits biscuits.

J'reporte mon attention sur la femme.

La première chose qui sautait aux yeux chez elle, c'était difficilement le décor.

Faut dire que la dame avait de quoi faire concurrence aux statues qu'elle collectionnait. Une silhouette sacrément opulente, des courbes généreuses à vous faire oublier la raison de votre visite et une poitrine si monumentale que j'me demandais sérieusement comment elle pouvait se pencher sans déclencher un séisme. La nature avait pas fait les choses à moitié, et visiblement, elle avait pas non plus été foutue de retrouver le bouton pour s'arrêter.

J'ai remonté mon regard jusqu'à son visage. Un carré noir de jais lui encadrait les joues, impeccable, avec une frange droite qui soulignait ses yeux étirés, maquillés de rouge. Un regard félin, un sourire tranquille et cette petite gueule de quelqu'un qui vous voit déjà agenouillé avant même que vous ayez ouvert la bouche. Sur son front trônait un diadème doré, finement ciselé et serti de pierres bleues. Même tarif pour les bijoux qui ornaient son cou et ses bras : de l'or, des couleurs, des motifs anciens. La panoplie complète. Manquait plus que les pyramides dans le jardin et les types avec des palmes pour lui éventer la tronche.

Sa tenue, se résumait à de la soie blanche savamment drapée autour de son corps. Quelques pans de tissu, des nœuds bien placés et suffisamment de savoir-faire pour transformer trois bouts d'étoffe en tenue de souveraine. Le contraste avec sa peau hâlée était saisissant. J'avais vu des types se trimballer avec des montres plus chères que mon appartement pour se donner de l'importance ; elle, elle portait trois mille ans d'histoire sur la gueule et semblait trouver ça parfaitement normal.

Mais c'était surtout son attitude qui m'emmerdait.

Parce qu'avec un physique pareil, on aurait pu s'attendre à ce qu'elle occupe toute la pièce. Et techniquement, c'était plutôt réussi. Pourtant, elle bougeait sans bruit, avec une tranquillité presque insultante. Pas de gestes inutiles, pas de précipitation. Elle se glissait entre ses caisses et ses antiquités comme si elle avait passé sa vie à marcher au milieu de trésors que le reste du monde aurait vendu un rein pour approcher.

J'avais devant moi une femme qui ressemblait à une reine sortie d'un tombeau, qui se comportait comme si le bâtiment entier lui appartenait et qui avait visiblement décidé que les lois modernes étaient une invention particulièrement médiocre.

Putain.

J'avais connu des receleurs moins compliqués.

Bref, revenons à nos louveteaux.

Elle parle de propriété privée, de politesse, de légitimité. Elle a pas tort sur un point : j'suis pas exactement le genre de type qui sonne avant d'entrer. Mais quand trois musées se font vider de pièces bien précises, j'ai tendance à considérer que les convenances peuvent attendre cinq minutes.

« Ouais, j'suis pas une autorité conventionnelle. T'as l'œil. Et la prochaine fois, j'apporterai des fleurs. Des chrysanthèmes, peut-être. Ça colle plutôt bien à l'ambiance. »

Mon regard descend sur le parchemin qu'elle vient de poser. J'm'approche suffisamment pour distinguer les détails sans foutre mes grosses paluches sur une pièce qui a probablement survécu à plus de siècles que moi. Des inscriptions, des motifs, des traces d'une époque qu'on a passé des générations à découper en petits morceaux pour les ranger derrière des vitrines.

J'suis pas archéologue ou égyptologue. J'ai pas la prétention de biter tout ce que j'ai sous les yeux. Mais j'sais reconnaître quelqu'un qui tient à ce qu'il possède. Et elle, c'est pas simplement de la valeur marchande dont elle parle.

« J'vais t'accorder un truc, Cléopâtre-du-futur. Les musées ont probablement pas demandé la permission à tes ancêtres avant de foutre leurs affaires sous verre. »

J'relève les yeux vers elle.

« Mais tu sais c'qui est marrant ? Les types qui pillent des tombes depuis des siècles ont toujours une bonne raison. La gloire, la science, la religion, le pognon… Y a toujours un joli mot pour éviter de dire qu'on prend ce qui nous plaît. »

J'incline légèrement la tête vers les caisses.

« Alors j'vais te poser une question simple. Pas besoin de me faire un cours d'histoire, j'ai séché suffisamment de trucs à l'école pour remplir un musée à moi tout seul. »

J'laisse passer une seconde, le regard accroché au sien.

« Qu'est-ce que tu comptes faire de tout ça ? »

Mon arme reste basse, mais pas rangée, mon poing se resserre autour comme un avertissement silencieux. J'ai aucune envie de transformer cette rencontre en fusillade pour des bouts de parchemin. Pas trop l’ambiance pour le moment.

Puis j'ajoute, d'une voix calme :

« Parce que si tu veux simplement récupérer ton héritage, on peut peut-être causer. Si tu prépares un truc capable de foutre la ville à genoux, par contre, j'te préviens : j'ai pas l'habitude de négocier avec les catastrophes. J'leur casse les genoux avant qu'elles apprennent à marcher. »

J'reste là, massif au milieu de son entrepôt, à attendre sa réponse. Pour une fois, j'ai même pas besoin de forcer une porte pour sentir que j'viens peut-être d'en ouvrir une bien plus emmerdante.

Allez madame Pyramide, accouche ton sarcophage.

Honey Osiris

Humain(e)

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 3 jeudi 22 octobre 2026, 22:16:21





Normalement toute personne avec une composition adéquate aurait pris la fuite le plus vite possible lorsque l’intrus s’était prononcé sans invitation mais pas elle Osiris était chez elle et fuir alors que quelqu’un braque une arme sur soi n’est pas non plus l’idée la plus intelligente du siècle c’est pour ça qu’elle avait opté sur quelque chose de calme de posé elle montre clairement à l’homme qu’elle n’avait aucune intention de fuir sans pour autant avoir aucune attention de rendre quoi que ce soit alors qu’il s’était approché d’elle pour voir le parchemin et n’hésite pas à une seule seconde à le détailler de haut en bas venant même se mordiller la lèvre discrètement. Elle se redresse légèrement pour se tourner vers lui venant de tapoter son index sur ses lèvres pulpeuses en faisant mine de réfléchir à toutes les interrogations qu’il venait de lui poser et il en avait foutrement beaucoup.

OSIRIS - Mmmmh eh bien à par ou commencer…mmmmmh…ah oui dans un premier temps je suis pas trop chrysanthème mais plutôt Lys blanc je sais c’est pas très recherché comme goût de fleurs après ce n’est pas non plus mon rayon d’expertise donc réduire la prochaine fois tu pourras emmener ça après si tu préfères troquer le bouquet de fleurs avec une bonne bouteille de vin je pense que je préférerais il paraît que le vin français est un régal sous le palais

On lui répondant elle s’était approché de lui sans aucune gêne en venant poser son index sur son torse qu’elle vient tapoter comme pour évaluer l’homme qu’elle avait en face de lui il était vraiment très grand il est clair qu’il semblait ne pas vouloir passer par quatre chemins droit au but sans aucun chemin détourné une franchise saillante mais apparemment il y a d’autres choses qu’elle pourrait découvrir sur lui et elle n’en serait pas mécontente elle laisse glisser son index sur le tissu du haut comme pour trouver l’angle entre ses muscles afin d’ dessiner les contours pour finalement se retirer de cette action.

Elle reporte son attention sur le parchemin qu’elle range délicatement il y avait un grand meuble très large les tiroirs très large pour pouvoir garder les documents sans avoir les pli la luminosité était tout simplement calibré pour que les couleurs ne soient pas atténuer par le manque de lumière ou l’inverse.

OSIRIS - Bref je pense qu’on pourrait continuer cette discussion ailleurs car de toute manière si vous décidez de prendre toutes ses affaires je pense que même avec VOTRE carrure vous n’aurez pas assez de bras pour tout prendre donc je vous en prie veuillez me suivre

Elle vient alors lui tirer délicatement la langue lui faisant signe de l’index en effet encore une fois ce geste pour être vraiment perçu comme arrogant et ça l’était clairement là où une jeune femme aurait bafouillé devant le charisme de l’homme qui ne la laisse vraiment pas indifférente pour le coup elle en avait vu des forces de l’ordre elle avait toujours réussi à passer au travers des mailles du filet. Elle se dirige vers un mur pour ouvrir une encoche et taper un code soyeuse ment caché qui vient ouvrir un pont de mur vers un escalier c’était la partie pour monter cette fois-ci à son lieu de vie à salon qui respire les odeurs d’Orient et ça ce n’était que la petite partie de son lieu de vie

OSIRIS - Je vous en prie prenez place de toute façon je n’ai aucune intention de fuir comme vous le voyez donc au lieu de vous créer une tendinite a braqué votre arme sur moi autant rendre ce moment un peu plus agréable je vous sers quelque chose…

Elle attend brièvement sa réponse avant de continuer

OSIRIS - Eh bien qu’est-ce que je compte faire de tout cela avec mes placements j’ai bien l’intention d’acheter une parcelle de terre à l’abri des regards pour pouvoir réaménager et mettre en valeur tous ces objets je n’ai aucune envie ni l’intention de vendre quoi que ce soit pour un simple profil car mon attachement à ces objets dépassent largement et je suis pas non plus une adepte de secteur qui va aller chercher des disciples pour recréer une I pharaonique je suis pas si mégalomane que ça… ce serait clairement d’un ridicule et pas crédible mais peut-être que certains objets pourraient être restitué en Égypte si j’ai des garanties qu’n’y bougeront pas et qu’elles reprendront leur place mais ça c’est une idée un peu fugace sur laquelle je ne m’attarde pas vraiment pour le moment

Elle vient alors elle servir de verre pour venir à côté de lui il se penche légèrement vers la table basse pour les déposer la table basse était en verre en dessous on pouvait voir apparaître différents alcools de toutes sortes jusqu’à ce que la jeune fille prends place sur ce canapé. Posant son d’eau avec une certaine certaine élégance avant de laisser un soupir de s’échapper de célèbres pulpeuse avant de finir par croiser les jambes

OSIRIS - Maintenant j’ai une question qui me taraude la police n’est toujours pas remontée à moi mais en revanche vous oui je suis bien curieuse pourtant il me semble que j’étais assez précautionneux dans mes préparatifs alors quel génie se trouve derrière cette belle gueule ?

Jake Grimwood

Créature

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 4 jeudi 22 octobre 2026, 22:17:51



J'ai connu des interrogatoires plus chaleureux, mais rarement avec si peu de tissu blanc, d'alcool hors de prix et une héritière autoproclamée qui semblait avoir décidé que ma présence constituait le divertissement de sa soirée. Les lys blancs, le vin français, les fleurs... J'avais posé une question sur des reliques volées et j'me retrouvais à négocier les conditions d'une invitation chez une femme qui avait suffisamment de culot pour me tirer la langue après m'avoir menacé de tendinite. Putain, j'avais raté un épisode.

Et le pire, c'est qu'elle avait pas l'air de plaisanter.

Quand son index était venu se poser sur mon torse, j'avais baissé les yeux vers sa main, puis vers sa gueule. Elle avait l'air de prendre des mesures, la princesse. À croire qu'elle vérifiait si j'étais livré avec les muscles ou s'il fallait commander les options séparément.

Sauf que son doigt s'était mis à glisser.

Et, chiasserie, ce contact m'avait arraché un frisson que j'avais senti courir jusque dans la nuque. Bref. Traître. Le genre de réaction qui vous fait regretter d'avoir encore un système nerveux fonctionnel. J'avais contracté la mâchoire, mes doigts se refermant un peu plus sur mon arme. Pas pour la menacer, cette fois. Simplement pour leur donner quelque chose à foutre pendant que mon cerveau remettait de l'ordre dans la baraque.

« T'es toujours aussi tactile avec les inconnus, ou j'ai droit au traitement VIP ? »

Mon regard s'était accroché au sien. Elle avait cette façon de me détailler qui me donnait l'impression d'être passé de l'interrogateur au morceau de viande exposé derrière une vitrine. Et le pire, c'est que madame avait l'air de trouver ça parfaitement divertissant. J'avais soufflé du nez, un rictus au coin des lèvres.

« Fais gaffe, femme des sables. À force de palper la marchandise, tu vas finir par croire qu'elle t'appartient. J’suis pas une de tes reliques, faudra mériter la location. »

Elle s'était ensuite détournée pour ranger son précieux bout d'histoire dans un meuble qui devait coûter plus cher que tout ce que j'avais possédé à vingt ans. Et forcément, mes yeux avaient suivi le mouvement.

J'avais beau avoir la discrétion d'un frigo qu'on traîne dans un escalier, j'étais pas aveugle. Ses hanches larges accompagnaient chacun de ses pas avec une assurance tranquille, sa croupe généreuse se dessinant sous les pans de soie blanche, tandis que le tissu glissait le long de ses cuisses pleines. Ses jambes galbées achevaient le tableau, et cette façon qu'elle avait de se déplacer sans jamais sembler pressée donnait à l'ensemble un aplomb presque insolent.

J'avais laissé mon regard s'attarder une seconde de trop.

Puis une deuxième.

Putain. Ouais, elle est canon. J'avais fini par remonter les yeux vers le plafond, comme si les moulures orientales allaient soudain m'apprendre à devenir aveugle sur commande. J'étais venu enquêter sur des antiquités volées, pas me faire démonter la concentration par une femme qui semblait avoir été conçue pour tester les limites de ma patience.

Quand j'avais reporté mon attention sur elle, j'avais retrouvé ma gueule habituelle. À peu près. Elle m'avait invité à la suivre, et j'avais obtempéré sans oublier de jeter un œil à l'ouverture dissimulée dans le mur, au mécanisme et à l'escalier. Une habitude.

L'autre, malheureusement, avait tendance à s'égarer.

Elle montait devant moi, drapée dans sa soie blanche, et j'avais une vue parfaitement dégagée. Mon flair commençait à devenir mon ennemi. Cette odeur sucrée qui enrubanne cette femme était une torture à vivre. J'avais serré les dents, les mains enfoncées dans les poches pour éviter de leur donner des idées stupides.

C'était pas tant le fait qu'elle soit belle. J'avais déjà croisé de jolies femmes. C'était cette combinaison franchement déloyale entre son physique, son assurance et cette manière de se comporter comme si elle savait exactement ce qu'elle faisait de l'effet qu'elle produisait.

Et j'avais comme un mauvais pressentiment : elle savait.

« Tu sais, d'habitude, quand quelqu'un me conduit quelque part après que j'ai débarqué chez lui avec une arme, j'm'attends à un interrogatoire, une tentative de corruption ou un piège à loups. »

J'avais levé les yeux vers elle.

« Toi, tu me proposes de picoler. J'sais pas encore si c'est rassurant ou si j'dois commencer à m'inquiéter sérieusement. Si c’est du poison, j’saurais le flairer. »

L'appartement avait beau respirer le luxe et les parfums d'Orient, j'y voyais surtout une planque sacrément bien foutue. Aucune fenêtres, un accès dissimulé, des pièces antiques entreposées avec plus de soin que certains patients dans les hôpitaux. Elle avait investi du fric, du temps et probablement quelques neurones dans son installation.

J'm'étais laissé tomber sur le canapé, qui avait émis un petit craquement sous mon poids. J'avais attrapé le verre qu'elle me tendait, surtout pour occuper mes mains et éviter de continuer à la détailler comme un adolescent qui découvre que les femmes existent.

Ça aurait été franchement humiliant. Elle porte deux seins comme une femme moyenne en porte douze, comprenez-moi. J'toise tous les alcools proposés, et je lance mon dévolu sur un whisky sec.

J'avais bu une gorgée, pris le temps d'en apprécier le goût, puis j'avais reposé le verre. La boisson était bonne. Pas de la piquette. Dans tous les cas, j’suis pas sommelier et j’compte pas l’être. Au moins, y avait une chose dans cette pièce qui ne cherchait pas à me compliquer l'existence. J'avais reporté mon attention sur cette femme. Ses jambes croisées, ses bijoux, son sourire tranquille. Mon regard avait brièvement glissé sur ses courbes avant que je me force à retrouver ses yeux.

Elle me faisait perdre du temps. De la concentration. Et, ce qui m'emmerdait davantage, une partie de cette vigilance que j'avais passé des années à me construire. J'avais passé ma langue contre ma canine, puis esquissé un sourire mauvais.

« J'espère que ton alcool est à la hauteur de ton sens de l'hospitalité. Parce que si tu continues à me déconcentrer comme ça, j'vais finir par te facturer les heures supplémentaires. »

Son explication, justement, méritait qu'on s'y attarde.

Elle voulait récupérer son héritage. Loin de le revendre, et encore moins monter une secte de fanatiques en sandales, pas se faire couronner reine d'un royaume qui tenait sur une carte postale. Elle voulait acheter un terrain, mettre ses antiquités à l'abri, peut-être en restituer certaines à l'Égypte si les garanties lui convenaient.

Sur le papier, c'était presque raisonnable.

Le problème, c'est que les gens raisonnables ont rarement besoin d'endormir des vigiles et de faire disparaître des objets sous le nez de la sécurité.

« Ton histoire d'héritage, j'vais pas prétendre pouvoir la vérifier en cinq minutes. Peut-être que ces trucs t'appartiennent réellement. Peut-être que tes ancêtres se sont fait enfler par des types qui avaient moins de scrupules que de poils au cul. Ça s'est déjà vu. »

J'avais fait tourner le verre entre mes doigts avant de le reposer sur la table basse.

« Mais y a une différence entre réclamer ce qui t'appartient et décider toute seule que les lois s'appliquent aux autres. Trois musées, Cléo. Des alarmes contournées, des gardes neutralisés, des objets sélectionnés avec une précision qui ferait passer un chirurgien pour un boucher. »

Mon regard s'était durci.

« Et j'ai pas encore parlé de la partie qui m'intéresse vraiment : pourquoi ces reliques-là ? Pourquoi cette période précise ? Parce que si tu m'expliques que t'as simplement eu un coup de nostalgie pour les vieux bibelots de famille, j'vais avoir du mal à avaler ça avec le vin qu'on s'est promis. »

J'avais marqué une pause, laissant mes yeux parcourir une dernière fois la pièce.

Elle avait du caractère, du fric, une sacrée confiance en elle et probablement assez de secrets pour remplir les tiroirs de son entrepôt. Mais ce qui me travaillait, c'était pas son sourire ni ses manières de princesse. C'était cette sélection minutieuse. Ces objets avaient quelque chose en commun, et j'avais pas encore mis le doigt dessus. Puis elle m'avait posé sa question.

Quel génie se trouvait derrière cette belle gueule ? Un rire bref m'avait échappé. Pas franchement chaleureux.

« La belle gueule, c'est cadeau. Le génie, on repassera. »

J'm'étais penché en avant, les avant-bras sur les cuisses, mes deux mains jointes entre les genoux. Une position confortable, à défaut d'être rassurante pour la personne assise en face de moi.

« J'ai commencé par les inventaires. Les objets qui avaient disparu, ceux qui avaient été déplacés juste avant les cambriolages, les accès aux réserves. Ensuite, j'ai remonté les horaires, les véhicules, les réservations. Ton nom est pas sorti tout seul d'un chapeau, ma belle. Y a des gens qui laissent des traces sans même s'en rendre compte. Et d'autres qui pensent qu'en étant plus malins que les flics, ils sont devenus invisibles. »

J'avais penché légèrement la tête.

« Moi, j'suis pas flic. »

J'avais laissé cette phrase faire son petit bout de chemin avant de poursuivre.

« J'ai pas de mandat à te coller sous le nez, pas de commissariat à appeler pour venir te passer les menottes. J'ai une Organisation qui m'envoie quand des types commencent à jouer avec des trucs qu'ils pigent pas, et qui préfèrent régler les problèmes avant qu'ils deviennent assez gros pour faire la une des journaux. »

Mon pouce avait frotté lentement le bord de mon verre.

« Alors voilà comment on va faire. Tu vas me parler de ces reliques, de ce qu'elles ont en commun et de ce que tu comptes en faire. Et moi, j'vais essayer de déterminer si t'es juste une femme qui veut récupérer son histoire ou si t'es en train de réveiller quelque chose qui aurait mieux fait de rester enterré. »

J'avais relevé les yeux vers elle, un sourire sans joie étirant à peine ma gueule.

« Parce que si la deuxième option se confirme, ton arbre généalogique sera le cadet de tes soucis. »

J'avais laissé retomber le silence quelques secondes. Puis j'avais désigné son verre d'un mouvement du menton.

« Bon. Puisqu'on est entre gens civilisés, autant faire les choses correctement. »

J'm'étais redressé dans le canapé, sans la quitter des yeux.

« Tu connais déjà mon boulot, mes méthodes et probablement ma pointure, vu la manière dont tu m'as reluqué en entrant. Pour le nom, c’est Jake. »

Un rictus avait tiré le coin de ma bouche.

« Moi, en revanche, j'ai toujours pas eu droit à ton nom complet, petite sablière. Alors, dis-moi... »

J'avais fait tourner une dernière fois le verre entre mes doigts.

« Derrière cette robe transparente, trop serrée, et ce corps généreux impossible à cacher. Qui. Es. Tu. »

Et elle n’a pas intérêt à me faire de la flûte orientale. Même si mes yeux sont déjà envoutés et le bas-ventre déjà en feu.

Honey Osiris

Humain(e)

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 5 jeudi 22 octobre 2026, 22:18:38





Si le jeune homme ne l’avait pas lâché des yeux elle non plus et loin de là aussi elle était assise à l’autre extrémité du canapé pour mettre une distance tout à fait raisonnable sans être non plus à Kaboul  elle avait opté pour un verre de vin qu’elle vient délicatement boire avant de se mettre à rire délicatement lorsqu’il évoque une potentielle envie de l’empoisonner, quelle idée ridicule le faire surtout chez soi si cet armoire à glace décide de tomber sur son tapis d’Orient comment pourrait-elle le dégager de chez elle ce n’était pas du tout son genre d’aller séquestrer quelqu’un de le torturer pour qu’il en oublie l’ existence de cet endroit et surtout que ça aurait été impossible de le bouger tout court.

Il était clairement décidé à démêler le vrai du faux alors qu’il y avait vraiment pas de quoi casser une patte un canard il n’y avait aucun sous-entendu dans ce qu’elle faisait elle lui avait dit toutes ses intentions mais il voulait encore chercher. Mon dieu qu’il était tenace. Mais bien évidemment elle écoute chacun des mots qui sort de sa bouche

Et oui sa bouche, la belle osiris venait d’en faire une fixation, alors qu’elle était en train de verser son verre pour terminer sa gorgée ses yeux de velours dévore du regard cette bouche, il avait des lèvres fines mais assez larges une carrure de mâchoire qui tombe à la perfection même la mythologie grecque ne pouvait pas faire mieux, de toute façon ce sont des tocards mais il fallait avouer qu’ils avaient le sens de la symétrie du détail concernant l’ apologie du corps humain.

Mais au-delà de cette bouche elle venait à descendre son regard évidemment sur le torse imposant qu’elle avait déjà pu évaluer il lui restait encore une chose à mettre dans son petit dossier visuel ce qui se passait entre ses jambes la bosse que le pantalon pouvait former était tout simplement hors norme. Lorsque son regard décide de se poser littéralement dessus un frisson vient électriser son échine elle était forcée de resserrer légèrement ses cuisses pour essayer de le contenir.

OSIRIS - vous savez je ne suis pas quelqu’un de foncièrement méchante je vous avoue que le vol n’est pas non plus quelque chose qui m’excite royalement avant de continuer votre enquête il faut que vous ayez tous les éléments dans votre… poche

Elle se lève et heureusement qu’elle le fait car elle pouvait sentir l’odeur le parfum de l’homme qui était poivrée et puissant pas comme les petits garçons avec les parfums tout beau tout propre c’était autre chose qui ne faisait que renforcer la fascination de la jeune fille vers son intrus. Elle pose son verre pour ouvrir cette fois-ci un autre tiroir incrusté dans le mur avant de sortir un gros dossier elle voit alors que l’homme s’était mis à son aise cette position décontractée qui ne donnait envie que d’une chose, passer derrière pour venir caresser l’ensemble des reliefs des dorsaux…mmmh comment ne pas imaginer y planter ses ongles suavement ?

Elle vient se mettre alors devant lui venant elle-même casser la distance qu’elle avait voulu poser elle connaissait très bien ses atouts elle n’avait pas peur du jugement des autres de toute façon depuis toujours qu’elle se souvienne nombreuses ont ete les crise de jalousie des mots déplacés bref elle avait tout vu à cause de ce physique qui pouvait être une bénédiction comme un inconvénient suivant les situations mais ici… une fois qu’elle se trouve devant lui, elle vient renverser le dossier qu’elle avait ouvert et de là une montagne de papiers administratifs qui étaient tous tamponnés avec un signe de rejet, déferle sur les genoux de l’homme.  Osiris vient s’asseoir sur la table basse en face de lui avant de se pencher à son tour et viens poser son coude sur son genou pour attraper le papier qui était forcément le plus près de son entre jambe et commençait à le lire à haute voix

OSIRIS - « chère madame Honey Osiris…a tiens voila mon nom… nous avons effectivement bien reçu votre extrait de naissance ainsi que celui qui a été actée par le musée d’archéologie du Caire, nous avons également reçu votre prélèvement sanguin pour acter  de votre codification génétique au lien de parenté que vous mentionnez dans votre courrier mais malheureusement nous sommes dans le regret de vous signifier que l’ensemble de votre demande reste rejeté dans la mesure qu’il s’agit d’une réquisition de l’État sur un bien étant pas réclamé dans les délais adequates »

La belle brune balance le papier par-dessus son épaule avant de le regarder dans les yeux restant assez proche les lèvres légèrement entrouverteS

OSIRIS - cette fameuse demande de delais adéquat à une carence exactement de 203 ans elle est magnifique cette loi n’est-ce pas donc aurais je dû rester comme une petite sage à venir tous les jours me languir devant les vitrines et bien malheureusement non…

Elle laisse passer un soupir avant de se relever pour retourner vers son verre laissant la montagne de papier au pied de l’homme et reviens prendre sa place à l’extrémité du canapé passant une main dans ses cheveux pour remettre en place une petite mèche rebelle lorsqu’elle s’est penchée vers lui

OSIRIS - oh juste avant de répondre à la nature et au choix des possessions que je prends je tiens à rebondir sur vos honoraires je peux donc partir du principe que ce soir vous êtes mon escort boy… je peux vous dire que quelque soit la prestation demandée j’ai largement les moyens de vous financer et de vous accaparer pour deux jours à ma convenance et je vous avoue que ça me déplairait pas j’ai jamais encore essayé ce concept de payer un homme pour avoir sa compagnie mais je comprends les femmes qui en ont besoin n’ont pas parce que elles sont seules mais parce que c’est le seul moyen d’obtenir ce qu’elles désires… et nous les femmes nous désirons beaucoup de choses qu’elles soient matérielles ou frivoles

Il se met à rire délicatement en venant mordiller son index puis elle agit doucement sa main devant son visage comme pour chasser ce genre de pensée et revenir à ses cobras

OSIRIS - concernant mon dévolu sur certains objets c’est que tout simplement ils sont directement liés à ma lignée, les autres reliques de l’Égypte antique je les laisse volontiers pour les musées je ne prends jamais ce qui m’appartient pas de plus dans certains, de nombreuses malédictions sont contées donc vous imaginez bien que je ne prendrai pour rien au monde ce genre de choses chez moi

En disant ce mot ma malédiction elle a de nouveau un frisson complètement différent faisant un petit bruit suave avec sa bouche. Elle vient alors lui tendre la main comme pour attendre un baisemain ou alors lui présenter ses poignets

OSIRIS - alors mon bel escorte boy… maintenant qu’est-ce que l’on fait est-ce que vous venez prendre mon poignet pour me traîner dehors vers les autorités ou alors m’obliger à venir restituer tous ces objets ? Ou alors vous pouvez peut-être émettre l’idée de m’aider dans ma quete par une voie un peu plus légale… car je sens que vous ne manquez pas de ressources ce serait terriblement insultant de s’arrêter à votre physique pour en juger l’intellecte

C’était un petit jeu relativement pervers de sa part car en faisant cela elle pouvait en observer la moindre gestuelle qui pourrait trahir l’homme devant elle ou plutôt jake maintenant qu’elle connaît son nom elle allait pouvoir agir en conséquence suivant la réaction qu’il pourrait avoir mais elle était prête aussi à l’éventualité de devoir sortir les griffes comme une chatte que l’on vient d’aculer dans une impasse délabrée

OSIRIS - il va falloir choisir une offre à moins que vous ayez une contre-offre à poser sur cette table ou n’importe où dans cet appartement d’ailleurs on n’ est pas aux meubles près… et peut-être suivant ton choix si il me convient je vous dirai effectivement qui je suis


Jake Grimwood

Créature

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 6 vendredi 23 octobre 2026, 13:09:08



J'ai connu des négociations foireuses, des types qui tentaient de m'acheter avec une enveloppe kraft et des femmes capables de vous sourire tout en calculant le prix de votre cercueil. Osiris venait de réunir les trois catégories dans un seul appartement. Fallait reconnaître une certaine efficacité.

Son histoire, pourtant, me faisait moins rire que ses propositions.

J'étais installé au fond du canapé, mon verre à la main, tandis qu'elle s'était assise à l'autre extrémité. Une distance raisonnable. Suffisante pour préserver les convenances, pas assez pour m'empêcher de remarquer ses yeux qui revenaient régulièrement se promener sur ma gueule. Elle avait l'air d'apprécier le paysage. J'aurais pu m'en flatter si j'avais pas été en train d'enquêter sur trois cambriolages.

J'avais d'autres raisons de me méfier. Quand elle avait posé son doigt sur mon torse, quelques minutes plus tôt, mon système nerveux s'était permis une réaction dont j'aurais volontiers fait l'économie. Un frisson m'avait remonté la nuque, et j'avais dû serrer les dents pour empêcher mon corps de raconter des conneries à ma place.

Maintenant, elle me proposait de devenir son escorte boy.

J'ai laissé échapper un rire bref, puis j'ai fait tourner mon verre entre mes doigts.

« Désolé Majesté, j'ai déjà été traité de beaucoup de choses dans ma vie. Connard, brute, montagne de muscles, erreur de la nature... Mais escorte boy, c'est une première. J'vais finir par croire que tu cherches à enrichir mon vocabulaire. »

J'ai bu une gorgée. L’alcool était bon. Au moins, y avait une chose dans cette pièce qui ne cherchait pas à me compliquer l'existence.

« Quant aux honoraires, on verra. J'accepte les espèces, les virements et les explications qui tiennent debout. Les promesses de nuits inoubliables, j'ai arrêté. Trop de paperasse après et pas mal de déceptions. »

J'ai esquissé un sourire, avant de reporter mon attention sur les documents qu'elle avait déversés sur mes genoux. Avec une vraie volonté, dans une vraie proximité qui pourrait transformer n’importe quel mâle hétéro dans la région en un bûcher vivant. L'humour, c'est bien. Ça permet de meubler les silences, de faire croire qu'on contrôle la situation et d'éviter de parler des choses qui vous emmerdent vraiment. Mais les papiers, eux, avaient quelque chose de beaucoup moins drôle.

Des demandes de reconnaissance de filiation. Des actes de naissance. Des résultats d'analyses génétiques. Des courriers adressés aux autorités égyptiennes, des réponses officielles, des tampons de rejet. Des pages et des pages de démarches qui s'étaient fracassées contre le même mur administratif.

Deux cent trois ans de carence.

J'ai sifflé doucement entre mes dents.

« Deux cent trois ans de retard administratif. Putain, ils sont sacrément débordés, au Caire. »

J'ai relevé les yeux vers elle, un sourire en coin.

« Et moi qui pensais que les fonctionnaires étaient immortels. Ça expliquerait les délais. »

J'ai repris le document principal. La formulation était froide, mécanique. Une réquisition de l'État, des biens non réclamés dans les délais réglementaires, une demande rejetée. La loi avait parlé. Fin de l'histoire. Sauf que la loi, c'est comme une porte blindée : ça protège aussi bien les gens honnêtes que les salopards qui ont les bonnes clés.

J'ai relu le passage concernant les preuves génétiques. Osiris avait fait les démarches. Elle avait produit des documents, fourni son sang, cherché à établir un lien avec une lignée que les historiens semblaient incapables de reconstituer correctement. Et on l'avait renvoyée chez elle avec une lettre officielle.

J'ai posé le verre sur la table basse et me suis penché en avant.

« Bon. Admettons que tu dises vrai. Admettons que ces objets soient réellement liés à ta famille et que les musées les aient récupérés sans que personne se soucie de savoir à qui ils appartenaient. Ça fait de toi une héritière lésée, pas une propriétaire autorisée à te servir dans les réserves. »

J'ai levé un doigt avant qu'elle puisse me rappeler que je n'étais pas juge.

« J'ai dit admettons. Me fais pas regretter d'avoir appris ce mot. »

Mon regard est revenu aux pages éparpillées.

« Tu prétends ne prendre que ce qui t'appartient. Très bien. Mais comment tu le détermines exactement ? Les inscriptions ? Les archives ? Les liens généalogiques ? Et surtout, comment tu sais que ces reliques sont les bonnes ? »

J'ai tapoté le document du bout de l'index.

« Parce que t'as pas vidé trois musées au hasard. T'as sélectionné des pièces précises, liées à une période particulière, et tu les as récupérées sans déclencher une guerre avec les services de sécurité. Ça demande de la préparation. Beaucoup de préparation. »

J'ai relevé la tête.

« Et tu me dis que tu ne veux pas les vendre, que tu veux les mettre en sécurité, éventuellement en restituer certaines à l'Égypte. C'est presque noble. J'aurais presque envie de t'applaudir si t'avais pas endormi des vigiles pour y parvenir. »

J'ai laissé passer un silence.

« Mais y a autre chose qui me dérange. Tu m'as parlé de malédictions. T'as eu un frisson rien qu'en évoquant le sujet. Alors je vais te poser une question très simple : est-ce que tu sais quelque chose sur ces objets que tu ne m'as pas encore dit ? »

J'ai gardé les yeux sur elle. Pas besoin de hausser la voix. Les gens finissent souvent par remplir les silences quand on leur laisse suffisamment de place. Puis j'ai repris les documents, décidé à ne pas me contenter de son sourire et de ses jolies promesses. Et encore moins à ses formes généreuses qui font un soubresaut insolent à chaque micro mouvement de son propriétaire. C’est une torture pour le boulot.

J'ai relu une page, puis une autre.

Un truc clochait.

J'me suis redressé d'un coup, laissant le verre sur la table avant de me lever. Le canapé a retrouvé sa forme avec un soupir de soulagement. J'ai traversé la pièce, récupéré le document qu'Osiris avait balancé par-dessus son épaule et lissé la feuille du plat de la main.

« Attends une seconde. »

J'ai parcouru les lignes une nouvelle fois. Cette fois, j'avais oublié la picole, le canapé, et même la propriétaire des lieux. Enfin, presque. Difficile de prétendre qu'elle n'était pas là quand elle occupait autant d'espace, et pas seulement dans la pièce.

« Tu dis que t'as fait reconnaître ton lien génétique avec cette lignée. Que t'as fourni les actes, les prélèvements, les preuves. Et qu'on t'a répondu que les biens avaient été réquisitionnés par l'État parce que personne les avait réclamés dans les délais. »

J'ai tapoté le document de l'index.

« C'est légal, ça. Dégueulasse, mais légal. Enfin, si les documents sont authentiques et si personne n'a trafiqué les dates. Ce qui m'emmerde, c'est pas le refus. C'est la manière dont il a été systématiquement appliqué. »

J'ai reposé les yeux sur les pages. Puis, j'ai relevé la tête.

« Et personne n'a jamais jugé utile de vérifier si ton histoire tenait debout autrement qu'en regardant la date sur un formulaire ? »

J'ai laissé passer quelques secondes, puis j'ai repris ma marche vers le canapé, le dossier à la main. Mon cerveau commençait à assembler des morceaux qui n'avaient rien demandé à personne. Trois musées cambriolés. Des objets sélectionnés avec précision. Une femme qui prétend être l'héritière d'une lignée oubliée. Des démarches administratives rejetées pendant des années. Et des reliques qui, selon elle, lui appartiennent par le sang.

J'ai connu des coïncidences. La plupart étaient innocentes. Les autres avaient tendance à laisser des cadavres.

« Y a un truc qui me plaît pas, Osiris. Si ton seul problème était une administration bornée, tu serais probablement encore en train d'envoyer des courriers recommandés. Mais tu t'es mise à récupérer les pièces toi-même, et personne ne semble avoir essayé de t'arrêter avant maintenant. »

J'ai posé le dossier sur la table basse, puis j'ai appuyé mes deux mains sur le bord du meuble.

« Alors j'me demande si quelqu'un veut vraiment que ces objets restent dans les musées. Pas parce qu'ils sont précieux. Pas parce qu'ils appartiennent à l'État. Mais parce qu'ils doivent rester là où ils sont. »

J'ai marqué une pause.

« Et si les trois musées avaient un point commun ? Un même directeur, un même mécène, une même fondation. Quelqu'un qui aurait suffisamment d'influence pour faire disparaître une demande dans un tiroir, ou suffisamment de moyens pour s'assurer que personne ne pose les bonnes questions. »

J'ai redressé la tête, le regard devenu plus sombre.

«  Et si le vrai problème, c'était pas de savoir à qui appartiennent ces reliques... mais de comprendre pourquoi quelqu'un tient autant à ce qu'elles ne retournent jamais entre les mains de leur propriétaire légitime ? »

Une autre idée m'est venue, plus désagréable encore.

« T'as fait des recherches sur ta famille. Sur ta lignée. Mais t'as vérifié si t'étais vraiment la dernière ? »

J'ai laissé la question flotter entre nous.

« Parce que si quelqu'un a pris la peine d'effacer une branche de ton arbre généalogique, il y a peut-être une raison. Et si tu n'es pas la seule descendante, ça change pas mal de choses. »

J'ai désigné les documents d'un mouvement du menton.

« Ça voudrait dire que quelqu'un d'autre pourrait chercher les mêmes objets. Quelqu'un qui, contrairement à toi, n'aurait aucune envie de les exposer dans une jolie propriété à l'abri des regards. »

J'ai esquissé un sourire fatigué.

« C'est le genre de concurrence qui peut vite devenir mortelle. »

J'me suis adossé au canapé, les coudes sur les genoux, les doigts croisés devant moi.

« Alors voilà ma contre-offre. Tu gardes tes reliques pour l'instant. Je t'aide à vérifier ton histoire, à retrouver qui a signé ces refus et à comprendre ce que ces objets ont de si particulier. En échange, tu me racontes tout ce que tu sais, même les détails qui te paraissent insignifiants. Et si on découvre que t'as réveillé un truc qui aurait dû rester enterré, tu me laisses décider comment on l'empêche de bouffer la ville. »

J'ai levé un doigt avant qu'elle puisse répondre.

« Et pour les honoraires, on négociera quand j'aurai fini de sauver ton patrimoine et probablement quelques milliers de personnes au passage. »

Mon sourire s'est élargi.

« Quant à ton offre d'escort-boy... garde-la au chaud. J'ai pas encore décidé si tu cherchais un détective ou si tu voulais simplement me distraire assez longtemps pour que je cesse de poser les bonnes questions. »

J'ai repris mon verre. J'attendais sa réponse lorsque des pneus ont crissé dehors. Pas le petit crissement d'un conducteur qui se gare comme un manche. Non. Plusieurs véhicules, arrivés vite, freinés brutalement devant le bâtiment. Les moteurs ont continué de tourner quelques secondes avant de s'éteindre presque en même temps.

J'ai posé mon verre.

Mon regard a quitté Osiris pour se fixer sur l'accès dissimulé. J'ai tendu l'oreille. Des portières claquaient. Des pas lourds résonnaient en contrebas. Puis un bruit métallique, suivi d'un choc sourd.

Quelqu'un venait de forcer une porte à l’étage, là où se trouve les reliques.

« Merde. »

J'ai été debout avant même d'avoir fini de prononcer le mot.

Mon arme a quitté son holster. J'ai attrapé Osiris par la taille et l'ai ramenée contre moi sans lui laisser le temps de protester, avant de nous entraîner derrière un immense sarcophage installé contre le mur. La pierre a avalé notre silhouette, nous offrant juste assez de couverture pour observer une partie de la pièce sans nous exposer.

« Chut. Pour une fois, garde tes commentaires pour plus tard. »

J'ai gardé un bras fermement autour d'elle, l'autre main serrée sur mon arme. Sa proximité m'a frappé de plein fouet. Son corps généreux contre le mien, la chaleur de sa peau, son parfum qui se mêlait à l'odeur froide de la pierre. J'ai senti mes muscles se tendre, et pas uniquement à cause des types qui débarquaient dans son entrepôt.

Putain de timing.

J'ai ravalé la réaction, reporté mon attention sur l'entrée et calé ma respiration. Y avait un moment pour apprécier les circonstances, et celui-là n'en faisait certainement pas partie.

Des voix ont retenti dans l'escalier. Plusieurs hommes ont débouché dans la pièce, vêtus de noir, le visage dissimulé, des armes à la main. Ils avançaient sans hésitation, en couvrant les angles comme des types qui avaient répété la manœuvre. Pas des voleurs amateurs. Pas des collectionneurs un peu trop enthousiastes.

Des professionnels.

« Les caisses d'abord. Tout ce qui correspond à la liste. Le reste, vous laissez. »

La voix était sèche, autoritaire.

Les hommes se sont dispersés. Deux ont commencé à emballer les reliques avec une efficacité presque insultante, pendant que les autres surveillaient les accès. Ils savaient où chercher. Ils savaient quelles pièces prendre. Et surtout, ils n'avaient pas l'air de découvrir l'endroit.

J'ai baissé les yeux vers Osiris, toujours maintenue contre moi derrière le sarcophage. Ma mâchoire s'est crispée.

Elle avait passé des années à retrouver ces objets, à monter son réseau, à se battre contre une administration qui refusait de reconnaître son histoire. Et maintenant, une bande de types armés débarquait pour embarquer le tout comme s'ils venaient récupérer une commande au drive.

Je commençais à comprendre.

Quelqu'un l'avait laissée faire. Quelqu'un avait attendu qu'elle rassemble suffisamment de pièces pour que le jeu en vaille la chandelle. Les cambriolages, les démarches, les refus, tout ça avait peut-être servi à une seule chose : réunir les reliques au même endroit.

« Putain de saloperie… »

J'avais murmuré ça entre mes dents, sans quitter les hommes des yeux.

Un dernier individu est entré dans la pièce.

Contrairement aux autres, il ne portait aucune caisse. Son costume sombre était impeccable, et un masque recouvrait son visage. Lorsqu'il a parlé, sa voix a résonné avec une distorsion artificielle, grave et métallique, comme si la machine chargée de la déformer avait été conçue par un type qui détestait l'humanité.

« Vérifiez chaque caisse. Je ne veux aucun oubli. Tout doit être chargé dans l'avion. »

Il s'est arrêté devant une table, examinant les reliques emballées.

« Nous partons pour Le Caire dans deux jours. Le transfert doit être terminé avant notre départ. Une fois sur place, nous pourrons enfin commencer. »

Un silence a suivi. Puis l'homme masqué a ajouté, d'une voix toujours aussi déformée :

« Personne ne doit savoir ce que nous allons chercher. Pas avant que les pièces soient réunies. »

J'ai senti mon estomac se nouer.

Le Caire.

Les reliques n'étaient pas destinées à une collection privée. Pas à une vente clandestine. Ces types avaient un objectif précis, et tout ce qu'ils venaient de dire confirmait ce que je commençais à soupçonner : Osiris n'était peut-être pas la seule à vouloir retrouver cet héritage. Elle était peut-être simplement celle qui avait fait le travail à la place de quelqu'un d'autre.

Un putain d’outil. Ils savaient qu’Osiris allait perdre patience. Merde. J'ai attendu que le commanditaire s'éloigne, puis j'ai rapproché mes lèvres de l'oreille d'Osiris.

« Écoute-moi bien. On va les suivre. »

Mon bras s'est resserré instinctivement autour d'elle, juste assez pour la maintenir à couvert lorsque deux hommes ont déplacé une caisse à quelques mètres de nous. J'ai senti son souffle près de mon de mon bas-ventre. J'aurais préféré avoir le luxe de m'en préoccuper davantage, mais la situation avait décidé de nous gâcher ce plaisir.

« Ils viennent de nous donner quarante-huit heures, et ils ont aucune idée qu'on les a entendus. On va les laisser partir, découvrir où ils vont, qui les attend là-bas et ce qu'ils comptent foutre avec ces trucs. »

J'ai marqué une pause, les yeux rivés sur la silhouette masquée.

« Et après, on ira au Caire leur expliquer les règles de propriété privée. »

Un rictus mauvais m'a étiré la bouche.

« J'ai comme l'impression que ton histoire de famille va devenir beaucoup plus intéressante que prévu. J’ai toujours rêvé d’aller en Egypte. »

Les derniers hommes ont emporté les caisses. Le commanditaire a quitté la pièce sans se retourner, suivi de ses hommes. Quelques secondes plus tard, les moteurs ont rugi à nouveau, puis les véhicules se sont éloignés dans la nuit.

Je n'ai pas bougé tout de suite.

J'ai attendu que le silence revienne vraiment, puis j'ai baissé les yeux vers Osiris, toujours contre moi derrière le sarcophage. J'ai relâché doucement mon bras, sans pour autant m'écarter complètement.

« Bon. »

J'ai jeté un regard vers l'endroit où les reliques se trouvaient quelques minutes plus tôt.

« J'crois que ta soirée vient de prendre une tournure franchement merdique. »

J'ai reporté mon attention sur elle, un sourire en coin.

« Alors, princesse… t'as un passeport en règle ? Parce que dans deux jours, on décolle pour l'Égypte. Et j'te préviens, j'suis pas le genre de type à voyager léger. »

J'ai laissé planer un bref silence, puis j'ai ajouté :

« Quant à ton offre d'escorte boy… on aura peut-être le temps d'en reparler avant le départ. Je dois parler à l’organisation. Tu viens chez moi. »

Mon sourire s'est élargi.

« À condition que tu me promettes de pas essayer de me palper pendant qu'on traverse un aéroport. J'ai pas envie d'expliquer à la sécurité que c'est une coutume pharaonique. »

Sur cette vanne, j’finis cul-sec le verre puis cherche la sortie.
« Modifié: vendredi 23 octobre 2026, 15:11:34 par Jake Grimwood »

Honey Osiris

Humain(e)

Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 7 vendredi 23 octobre 2026, 15:58:18




Elle avait repris sa place initiale dans le canapé, elle le fixe toujours avec aplomb, il était inconcevable pour elle d’être dans la situation d’une coupable et de devoir rendre des comptes à un homme qu’elle ne connaît pas. Certes avec sa carrure n’importe qui aurait craché le morceau, l’aurait supplié à genoux de fermer les yeux sur ce qui se passe. Mais il était clairement pas de ce genre là, bien au contraire. Il avait un trait de caractère qui faisait frémir la belle égyptienne, elle aime beaucoup ce genre de brute de décoffrage, un véritable défi et challenge à mettre sur sa liste.


Elle voulait clairement intervenir à chaque fois qu’il venait émettre des suppositions, des hypothèses. Ils mettaient pleinement sur table toute sa réflexion, et on pouvait clairement s’apercevoir qu’il n’y avait pas que du muscle. Alors qu’il continuait dans ses délires ou pas, elle pose délicatement sa tête sur sa main qui était soutenue par le coude sur l’accoudoir. Mais très vite elle se détache de cette position et viens foncer les sourcils, elle voulait encore intervenir mais celui-ci continue son monologue.


HONEY - oh…


Il fallait bien l’écouter attentivement, quelque chose vient de faire éruption dans sa tête, une sensation de démangeaisons inexplicable. Elle vient alors à se lever en même temps qu’il procède à ses allers-retours entre le debout et le canapé, elle se dirige vers une armoire vitrée, elle attrape un gros bouquin poussiéreux. Celui-ci, elle ne l’avait volé à personne. Elle tourne les pages assez rapidement jusqu’à tomber sur celle de l’arbre généalogique. C’est vrai qu’il porte à confusion, son affiliation n’avait aucun doute mais il y avait autre chose qui manque dedans.

HONEY - une autre personne… proche… ou qui se sont bien concernés par cet arbre… merde…

Elle avait beau avoir fait ses recherches grâce à ses diplômes dans l’archéologie et l’histoire, il n’y avait jamais eu mention d’un autre héritier ou quoi que ce soit, mais si c’était le cas et que par malchance celui-ci était bien plus puissant qu’elle dans la hiérarchie sociale… cette idée ne lui plaît pas du tout et elle referme vivement le bouquin pour le remettre à sa place. Il y avait trop de coïncidence, en effet une mauvaise sensation dans l’estomac, qui vient clairement occulter la présence délicieuse de l’homme. Elle s’apprête donc à reprendre sa place sur le canapé, jusqu’à ce que des bruits de voiture et de pneus se font entendre dehors.


Elle pensait aller regarder sur ses moniteurs les différentes caméras, mais l’homme en décide autrement pour l’attraper contre la taille, elle se retrouve collée contre lui et pouvait en sentir chaque parcelle de ses muscles malgré la chemise. Ce n’était pas une situation à laquelle il fallait penser à des choses qui n’avait pas lieu d’être, et pourtant il y avait 50 % pour ce qui était en train de se passait dehors et 50 % pour ce qui se passait contre lui. Son odeur, sa chaleur, sa musculature… merde se dit-elle il aurait très bien pu lui prendre la main. Et c’est peut-être la première fois, que la belle égyptienne sent une faille dans sa coquille, qu’elle avait pourtant bien blindée.


Évidemment dans cette situation elle reste silencieuse, elle fait un signe de fermer sa bouche avec une fermeture éclair en le regardant. Puis tous les deux descendent dans l’entrepôt, et c’est avec une vitesse assez inouï que l’homme détecte un sarcophage assez imposant pour cacher sa carrure. Sans attendre son reste, la belle brune reste contre lui, elle vient même agripper ses doigts dans sa chemise.


** comment c’est possible, cet entrepôt n’était pas censé app apparaître sur les plans**


En effet le bâtiment qu’elle avait choisi n’était pas anodin, c’était purement réfléchi, dans les archives urbaines, celui-ci semblait être fusionné au bâtiment d’à côté à cause d’une maladresse d’impression. Elle vient donc en déduire qu’elle avait été Suivi, pas aujourd’hui c’était une certitude mais depuis un long moment. Et c’est là que l’hypothèse de l’homme vient taper dans sa tête et qu’il était sacrément doué


On pouvait clairement entendre le discours des hommes qui était en train de littéralement la braquer, cela l’exaspère au plus haut point qu’elle vient serrer les dents, par fureur. Elle n’en avait envie que d’une chose c’est d’attraper l’arme de son invité, et d’en faire fuir le plus possible. Mais il ne faut pas abuser non plus, on ne voit que ça dans les films, alors elle reste à sa place avant d’ouvrir Grand les yeux lorsqu’elle entend la destination. Sont chez elle, son lieu de naissance, voilà un brin de nostalgie qui remonte et fusionne avec sa fureur.


Les hommes prennent tout leur temps, de toute façon ils avaient la puissance de feu nécessaire pour dissuader n’importe qui de les arrêter. Elle vient tout de même tourner la tête pourra apercevoir ceux qui semble être le cerveau ou le sous fifre supérieur. S’en était trop pour elle, comment ils osent !! même la poigne chaleureuse de son invité, plantée autour de cette taille qui laisse une trace de chaleur exquise, n’est pas encore suffisante pour la calmer.


Sa seule solution, elle vient se coller davantage contre lui et attrape un bout de la chemise entre ses dents, pour mordre fermement le tissu, bien évidemment elle avait fait attention à ne pas attraper la peau avec. Ses doigts se crispe sur une autre partie de la chemise. Tant pis pour elle, si il le faut elle répare ses bêtises comme Bon lui semblera. Jusqu’au moment où l’entrepôt devient calme, un bruit blanc qui témoigne d’un vide. Alors qu’elle était en train de les insulter en cette tête en pleine fureur, elles fut revenue sur terre avec cette voix suave dans ses oreilles ou l’homme mentionne qu’ils allaient tous les deux les suivre. Il venait de formuler cette phrase au pluriel, il avait donc l’intention de rester à ses côtés.


Elle relâche instantanément la chemise de sa bouche, et prend le plus grand soin avec ses mains de venir la remettre correctement avant de lever les yeux vers lui. Ils étaient toujours collés l’un à l’autre même si elles pouvaient sentir sa main quitter ses hanches


HONEY - excusez-moi pour votre chemise, je me chargerai de la remettre en état c’est promis…


La tension venait de redescendre petit à petit, par rapport à ce braquage mais certainement pas par rapport à leur proximité. Mais il  semblait pour elle judicieux de rester encore un peu derrière ce sarcophage dans le pire des cas où l’un des hommes déciderez de refaire dernier tour de piste pour voir si rien n’avait été oublié.


L’homme aborde avec légèreté la suite des évènements et apparemment elle n’avait pas vraiment le choix que d’aller chez lui si elle voulait de son aide. Remarque c’était la meilleure chose vu que ça planque était compromis. Elle commençait à se re détendre et vient passer délicatement son index de nouveau sur son torse pour descendre le long de l’arrêt entre ces pectoraux.


HONEY - piuuf … heureusement que vous êtes là et que vous êtes restés… j’aurais peut-être pu faire une bêtise dans cette situation. Et comme vous avez fini votre version sans même proposer une goutte après ce qui vient de se passer, je vais finir celui en haut et prends effectivement un passeport et quelques vêtements. Je ne pense pas qu’une seule me conviendrait sur une durée de séjour indéterminée.


Elle se met à rire de manière élégante lorsqu’il lui parle de son projet d’escort boy et surtout de ce petit clin d’œil tactile sur d’éventuels attouchements. Et continue de remonter son doigt le long de son torse avant de mettre sa main sur ses épaules pour prendre appui, vu la taille elle se hisse sur la pointe des pieds pour venir murmurer à son oreille.


HONEY - et pourquoi êtes-vous si persuadé que la faiblesse viendrait de moi…


Et pour bien marquer cette pointe, elle s’aventure avec beaucoup d’amusement à mordiller le lobe de l’oreille de l’homme. Puis finalement, elle reste sur cette touche. Elle remet pied à terre et se défait de lui, lui mettant une délicate Pichenette sur son torse. Sans lui prendre la main ou quoi que ce soit et se décide à reprendre le chemin de l’étage, car apparemment elle avait des affaires à préparer. Elle s’arrête dans le salon pour finir son verre de vin d’une traite avant de le déposer dans la cuisine, même si elle devait partir sur le pouce il était important de garder  certain ordre. Elle avait tout de même pris le soin de rassembler les papiers qu’elle avait déversé sur le sol à une vitesse assez impressionnante.


Puis elle se dirige dans la chambre pour ouvrir ses magnifiques armoires et attraper un sac suffisamment ample et facile à transporter, elle commence à y déposer quelques tenues, des sous-vêtements, le nécessaire de toilette. Son sac était chic il reflète clairement la personnalité élégante de la jeune femme, car on pouvait clairement dire que c’était une femme et non une jeune fille. Puis elle se met à parler bien plus fort.


HONEY - si vous voulez vous pouvez prendre la bouteille de whisky avec vous, je pense qu’on aura tout le loisir de la finir, ce serait dommage de la laisser traîner ici pour un bon moment encore


Elle avait réussi à descendre un peu en pression grâce a l’attitude désinvolte de l’homme, qu’elle trouve tout simplement délicieux, elle prend de grandes respirations qui viennent soulever son énorme poitrine avant d’expirer pour reprendre son calme face à une situation dont elle n’aurait jamais soupçonné l’existence. Se faire berner comme ça lui met une claque à son égo, c’était clair et net. Et on retrouvera le coupable, elle allait lui passer un sale quart d’heure, de quelle manière elle aura deux jours pour y penser.


Jake Grimwood

Créature

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 8 Aujourd'hui à 18:00:57

J'avais baissé les yeux sur ma chemise.

Le tissu avait pris cher. Froissé, tiré de travers, il portait désormais les traces d'une frustration qui avait trouvé un drôle de moyen de s'exprimer. Dans l’adrénaline du moment, j’avais rien senti. Hormis sa corpulence généreuse s’étaler sur moi dans un orchestre moelleux difficile à encaisser. Honey s'empressait de lisser les dégâts du bout des doigts, avec cette application presque comique de quelqu'un qui venait de commettre un crime contre le textile et espérait négocier une remise de peine. Un halo de salive se colle contre ma peau, arrachant un frisson sur cette dernière.

J'avais relevé les yeux vers elle, un sourire en coin.

« T'emmerde pas. Elle a connu pire que toi. »

J'avais tiré sur le tissu pour le remettre en place, puis secoué la tête.

« Enfin, si tu comptes bouffer mes fringues chaque fois que quelque chose te contrarie, préviens-moi. J'pourrai investir dans une armure. Ou dans une muselière. J'hésite encore. »

La plaisanterie m'était venue facilement. La situation, elle, avait toujours la gueule d'un accident industriel. Une bande de types armés venait de vider son entrepôt, de charger ses reliques et de nous annoncer qu'ils filaient au Caire dans deux jours. J'avais vu des cambriolages plus discrets et des déclarations de guerre plus subtiles.

Osiris avait de quoi être furieuse. Des années de recherches, des démarches administratives à s'arracher les cheveux et toute une histoire familiale réduite à quelques caisses embarquées par des inconnus. À sa place, j'aurais probablement eu envie de leur faire avaler leurs propres armes.

J'avais cependant remarqué qu'elle ne se contentait pas de ruminer sa colère.

Son index était revenu se poser sur mon torse, glissant lentement dans le creux entre mes pectoraux. Mon corps avait enregistré le mouvement avant que mon cerveau ait eu le temps de lui rappeler que nous avions une enquête sur les bras. Un frisson m'avait remonté l'échine. Ma respiration s'était suspendue une fraction de seconde.

Je lui avais jeté un regard en biais.

Ah, elle jouait à ça. J'avais connu des interrogatoires moins éprouvants, et certains avaient pourtant impliqué des pinces rouillées.

Elle s'était ensuite rapprochée, une main posée sur mon épaule, avant de se hisser vers mon oreille. Sa voix s'était faite plus basse, plus douce, avec cette petite pointe de provocation qui semblait être devenue sa spécialité. Puis ses dents avaient effleuré mon lobe.

Putain.

Le frisson qui m'avait traversé la nuque n'avait rien eu de discret. Mon pantalon se serre d’un coup. Ma main s'était posée sur sa taille par réflexe glisse par accident à la naissance de sa croupe, et j'avais dû prendre une inspiration pour remettre un semblant d'ordre dans mes idées.

Elle venait vraiment de faire ça.

Au milieu d'une enquête qui impliquait une organisation inconnue, des reliques potentiellement dangereuses et un voyage imminent en Égypte, cette femme avait décidé que ma concentration constituait un terrain de jeu.

J'avais tourné la tête vers elle, un sourire lent se dessinant sur ma gueule.

« Continue comme ça et... À ce rythme-là, c'est moi qui vais finir par demander une avance sur mes honoraires. »

J'avais glissé deux doigts sous son menton pour lui faire relever le visage. Mon geste était resté doux, mais mon regard, lui, ne cherchait plus à dissimuler l'effet qu'elle produisait. Deux fusils ambrés lui transpercent avec la promesse muette qu’elle est face à un prédateur bien plus gros qu’elle.

« Tu veux savoir pourquoi j'pense que la faiblesse viendra de toi ? Parce que t'as l'air de passer un temps considérable à essayer de me faire perdre la tête. Et j'commence à me demander ce que tu comptes faire le jour où ça marchera. »

J'avais laissé le silence s'installer un instant, pour que mes yeux s'attardent aux siens.

« Mais joue pas trop avec le feu. J'ai pas toujours la patience d'un saint, et j'ai jamais prétendu en être un. »

J'avais relâché son menton, puis reculé d'un pas avec un rictus amusé.

« Allez. Va préparer tes affaires avant que je finisse par te facturer le temps passé à me déconcentrer. »

Je l'avais laissée monter s'occuper de ses préparatifs. De mon côté, j'avais récupéré la bouteille de whisky et jeté un dernier coup d'œil aux accès de l'entrepôt. Les hommes avaient agi avec une précision qui ne devait rien au hasard. Ils savaient où aller, quoi prendre et où expédier leur butin.

Le Caire, dans quarante-huit heures.

J'avais une sale impression. Le genre qui vous colle à la peau comme l'odeur d'une vieille cellule.

***

Ma voiture m'attendait devant le bâtiment. J'avais posé la bouteille sur le siège passager, le dossier de l'affaire calé contre la console centrale. Mes doigts tapotaient le volant tandis que j'attendais Honey. Quand elle avait enfin rejoint le véhicule, j'avais déverrouillé les portières et jeté un coup d'œil à ses bagages.

« Alors, t'as pris combien de valises ? J'dois savoir si je conduis jusqu'à l'aéroport ou si j'achète une mule. »

Je l'avais laissée s'installer avant de démarrer.

La ville défilait derrière le pare-brise, ses enseignes et ses réverbères découpant des bandes de lumière sur le tableau de bord. Mes pensées, elles, tournaient en rond. Les musées. Les reliques. Le commanditaire masqué. Cette phrase sur les pièces qu'il fallait réunir. Et cette étrange impression que tout ce qui s'était passé avant le cambriolage avait peut-être été soigneusement orchestré.

J'avais jeté un regard vers Honey.

« Si t'as d'autres informations sur ta famille, c'est le moment de les sortir. J'aime bien savoir dans quelle merde je plonge avant d'avoir de l'eau jusqu'au cou. »

Un sourire m'avait échappé.

« Et si tu comptes continuer à me mordiller pendant tout le voyage, préviens-moi. J'achèterai une chemise de rechange. »

J'avais reporté mon attention sur la route. Une chose à la fois. D'abord l'Égypte, ensuite les emmerdes qu'on y trouverait. Avec un peu de chance, les deux seraient livrés dans le même colis.

***

22h10, mon bâtiment.

Mon appartement n'avait rien d'impressionnant. Un logement fonctionnel, propre, sans fioritures. Une cuisine ouverte sur le salon, une salle de bains, deux chambres et suffisamment peu de mobilier pour qu'un cambrioleur se demande s'il avait déjà terminé sa visite avant même d'avoir commencé.

J'avais ouvert la porte et m'étais écarté pour laisser entrer Honey.

« Bienvenue dans mon palace. Le service en chambre est inexistant, le minibar se limite à ce qu'il y a dans le frigo et le propriétaire a eu la bonne idée de ne pas poser de questions. »

J'avais déposé mes clés sur le meuble de l'entrée avant de lui montrer les pièces.

« Là, c'est la salle de bains. La cuisine est ici, le salon là. Tu peux te servir, j'vais pas te faire signer un formulaire pour un verre d'eau. Si tu fouilles dans les placards, évite juste de foutre le bordel. J'ai déjà assez de problèmes avec les gens qui entrent chez moi sans invitation. »

J'avais poussé la première porte.

« Le bureau. Mon ordinateur, mes dossiers, quelques bouquins et un lit une place. Si tu veux dormir tranquille, tu peux t'installer là. Évite simplement de toucher aux papiers sans me demander. Certains sont chiants, d'autres confidentiels, et les derniers sont probablement les deux. »

J'avais refermé la porte pour désigner la seconde.

« Ma chambre. Lit deux places. Le luxe absolu, comparé à l'autre. J'te laisse choisir où tu préfères dormir. »

Mon regard avait glissé vers elle, amusé, avant que je ne regagne le salon. La reluquer ne devient plus derrière une demande d’autorisation, mes pupilles glissent sur elle comme des sangsues.

« Pour le reste, fais comme chez toi. Enfin, dans la limite où chez toi ne comprend pas le vol de mes meubles. »

J'avais posé la bouteille de whisky sur la table basse. Au centre du plateau se trouvait un petit socle noir, discret, presque invisible si on ne savait pas quoi chercher.

J'avais appuyé dessus du bout du doigt.

Une lueur bleutée s'était élevée au-dessus du dispositif. Des lignes lumineuses s'étaient assemblées en un écran holographique, puis le symbole de l'Organisation était apparu. J'avais attendu quelques secondes avant que plusieurs silhouettes ne se dessinent dans la projection. Une femme à lunette redresse ses verres, devant un regard agacé. Moya. Puis, toute son équipe, derrière.

« Grimwood. T'as intérêt à avoir une bonne raison de nous appeler à cette heure-ci.
- J'en ai une. Et elle implique un avion, une cargaison d'antiquités volées et un aller simple pour Le Caire. »

J'avais tiré une chaise pour m'asseoir à l'envers dessus, les avant-bras posés sur le dossier.

« Une équipe armée a investi un entrepôt ce soir. Ils ont récupéré plusieurs reliques égyptiennes volées dans trois musées différents. Les musées sur lesquelles VOUS m’avez demandé d’enquêter. Le commanditaire était masqué, sa voix modifiée. Ils ont annoncé un départ pour Le Caire dans quarante-huit heures. Ils veulent réunir les pièces là-bas, et ils ont expressément demandé que personne ne sache ce qu'ils recherchent avant que tout soit assemblé. »

Les visages dans l'hologramme s'étaient figés. Un des interlocuteurs avait baissé les yeux vers ses propres notes.

« On a effectivement relevé des signatures inhabituelles ces dernières semaines. Des manifestations éparses, rien d'assez net pour établir une piste solide. Mais depuis les cambriolages, les relevés se sont interrompus.
- Voilà qui tombe bien. J'ai justement trois musées, une cargaison et une destination. J'ai besoin d'un transport, de matériel et d'un accès aux informations locales. Je veux pouvoir partir dans quarante-huit heures, pas quarante-huit heures après que votre service administratif aura fini de tamponner les formulaires. »

Un autre membre de l'Organisation avait pris la parole. Son attention s'était déplacée vers Honey, et j'avais reconnu le changement dans son expression avant même qu'il ouvre la bouche.

« Et la femme qui se trouve avec toi ? On a une correspondance possible avec certaines de ces signatures. Si elle est liée aux reliques, il serait peut-être prudent de—
- Non. »

Le mot était sorti sec. Sans détour, sans place pour une négociation. J'avais redressé la tête, mon regard se durcissant face à la projection.

« Vous faites fausse route. Honey Osiris est la personne à qui on vient de voler les reliques. Elle les a récupérées parce qu'elles appartiennent à son histoire familiale. Elle n'a pas commandité le raid, et elle n'a certainement pas organisé le transfert vers Le Caire. Si vous cherchez un responsable, regardez du côté des types masqués qui viennent de charger son entrepôt comme un dépôt de marchandises. »

J'avais marqué une pause, laissant mes mots faire leur chemin.

« Elle a peut-être des réponses. Elle a peut-être aussi des choses qu'elle ignore encore. Mais j'ai pas l'intention de traiter la victime comme une suspecte simplement parce que son dossier comporte des zones d'ombre. »

La projection était restée silencieuse quelques instants. Puis la Moya avait repris, plus posée.

« Très bien. On va préparer le déplacement et mobiliser les ressources nécessaires. Tu recevras les détails du vol et les documents de couverture avant le départ. Sur place, tu devras contacter notre indic. Son nom de code est Tahar. Il connaît les réseaux locaux et pourra vous aider à retrouver la trace de la cargaison.
- Il sera où ?
- A l’aéroport du Caire. On transmettra son point de contact par canal sécurisé dès qu'il aura confirmé sa position. »

J'avais hoché la tête.

« Parfait. Et pour les signatures étranges ?
- On va reprendre les relevés en tenant compte des cambriolages. Mais pour l'instant, on n'a pas de preuve qu'ils soient directement liés à ce qui s'est passé ce soir.
- Alors on va leur en trouver une. »

La silhouette centrale avait acquiescé.

« Le transport sera prêt dans quarante-huit heures. D'ici là, repose-toi, Grimwood. Tu auras besoin d'être opérationnel. »

J'avais laissé échapper un souffle amusé.

« Vous me connaissez mal si vous pensez que j'ai prévu de faire du tourisme.
- C'est précisément ce qui nous inquiète. »

La communication s'était coupée. L'hologramme avait vacillé, puis s'était résorbé dans le socle, laissant le salon retrouver son éclairage ordinaire. J'étais resté quelques secondes immobile, les yeux posés sur la table basse. Tahar. Le Caire. Des reliques rassemblées pour une raison qu'on ignorait encore. Et des signatures étranges que l'Organisation n'avait pas réussi à identifier.

Le tableau avait de plus en plus la gueule d'une bombe dont on n'avait pas encore trouvé le détonateur. Je m'étais finalement levé.

« Bon. On a un avion, un contact sur place et quarante-huit heures pour préparer le bordel. C'est presque des vacances. »

J'avais retiré ma montre, puis retroussé les manches de ma chemise en direction de la cuisine.

« J'vais faire à manger. T'as faim ? »

J'avais sorti une poêle et y avais déposé de la viande. Le grésillement avait aussitôt rempli la cuisine. Dans une autre casserole, j'avais mis des pommes de terre et des haricots verts à cuire, histoire d'éviter que notre dîner ne se résume à du whisky et à de mauvaises décisions. L'odeur de la viande avait commencé à envahir l'appartement. J'avais baissé le feu, retourné les morceaux, puis jeté un regard vers Honey.

« C'est pas de la grande cuisine, mais ça nourrit. Si t'espérais un banquet pharaonique, faudra revoir tes ambitions à la baisse. »

J'avais attrapé une assiette dans le placard, puis m'étais interrompu en remarquant que j'avais toujours les vêtements de la soirée sur le dos. La poussière de l'entrepôt me collait à la peau et j'avais cette sensation désagréable d'avoir passé trop de temps dans un endroit où tout le monde cherchait à vous planter un couteau dans le dos.

« J'vais prendre une douche avant de manger. Surveille juste la viande, et si ça commence à fumer, baisse le feu. C'est généralement un bon indice. »

J'avais commencé à déboutonner ma chemise sans la moindre cérémonie, la retirant pour la laisser tomber sur le dossier d'une chaise. Mes épaules et mes bras tatoués s'étaient retrouvés à découvert. J'avais défait ma ceinture, puis retiré mon pantalon, restant en caleçon au milieu de la pièce comme si la présence d'une invitée n'avait jamais constitué un obstacle à mes habitudes. J’réajuste grossièrement mon paquet avant de marcher lourdement dans une direction.

J'avais tourné la tête vers elle, un sourire taquin au coin des lèvres.

« Quoi ? T'as jamais vu un homme se changer ? »

J'avais laissé mon regard s'attarder une seconde, juste pour savourer sa réaction éventuelle, puis j'avais récupéré une serviette.

« Fais pas brûler le dîner, Honey. J'aimerais éviter de devoir appeler les pompiers avant même d'avoir quitté le pays. »

Sur ces mots, j'avais disparu dans la salle de bains et refermé la porte derrière moi.

Enfin un peu de calme.

Enfin, en théorie.

J’ai beau avoir fais le malin, mon caleçon, lui a rarement été aussi serré. J’le retire, laissant s’échapper mon sexe dans un rebond grossier et palpitant, le tout en tirant un filament de pré-semence entre le textile et le bout de mon gland. J’gronde un rire. Il me faudra sûrement beaucoup d’eau chaude pour calmer tout ça.

Ou alors...Hm. Oui… Pourquoi pas.

Honey Osiris

Humain(e)

Re : Braquer son Héritage | Osiris

Réponse 9 Aujourd'hui à 20:30:27





Oh le sacré coquin…elle l’avait titillé avec amusement, elle avait senti cette main large, chaude sur sa fine taille. Imaginant les avoir ailleurs, oui ailleurs… continuez comme ça pour lui régler ses honoraires maintenant, la bonne blague ça ne marche pas comme ça avec elle et il vit très vite s’en rendre compte. Cette proximité évidemment viens la faire frissonner à l’intérieur, même si elle reste maîtresse de son contrôle. C’était une sensation plutôt grisante, qui ne manquerait pas de rajouter un peu de piment dessus.


Mais c’est elle préfère regarder son silence. Elle avait préparé ses affaires vérifier que tout l’appartement était tout de même soigneusement à sa place, elle avait remis son code de sécurité de toute façon il n’y avait plus rien à voler qui est de la valeur pour elle. Les meubles que des babioles hormis peut-être sa collection de livres, qu’elle avait bien mis sous clé. Mais dans tous les cas si un cambrioleur viendrait elle ne serait pas présente et se mordrait encore les doigts.


Toujours habillée de sa magnifique robe qui laisse clairement le loisir à tout homme d’admirer sa plastique, c’est avec élégance qu’elle rentre dans cette voiture qui ressemble relativement bien à son propriétaire. L’imaginer avec un monospace vient tout de même la faire rire intérieurement, ce serait tout de même une situation cocasse.


Durant le trajet elle reste silencieuse, quelque chose plutôt anormal elle avait ses jambes croisées le coude à l’origine de la fenêtre sa main posé sur sa joue, alors qu’elle regarde discrètement par la fenêtre. Pour le moment elle était en train de réfléchir à la suite des évènements, comment est-ce qu’il allait faire pour l’aider avec quel moyen. Tellement de questions en suspens, qu’elle n’aurait qu’une fois chez lui… probablement


Tout comme la voiture, l’appartement illustre bien l’image de l’homme, elle laisse son regard glisser sur l’ensemble des objets, quelque chose de très épuré et de très simple. Elle l’écoute attentivement avant de déposer délicatement son sac de voyage sur le côté du canapé. Faire la visite guidée ne l’empêche pas une seule seconde de laisser ce regard se glisser sur le corps de l’homme avec beaucoup de gourmandises toujours aussi dissimulé. Elle était pas le genre de femmes à venir fondre comme ça devant un homme le plaqué contre le mur, l’embrasser la pleine bouche, sortir sa queue, et le masturber, sous prétexte qu’elle ne pouvait plus contenir ses pulsions.


Honey avait bien plus de classe que ça même si dans la sphère intimes, ce mot pouvait s’envoler comme par magie quoi que, on pouvait être insatiable dans l’élégance. Et c’est ce qu’il faisait d’elle une femme contrairement à une petite jeune, tout le droit sortie de la fleur de l’âge. Ce n’était pas non plus une femme d’âge mûr mais ça m maturité ne fait nul doute qu’elle était d’une classe au-dessus de celles de sa génération


HONEY - un appartement très épuré et très simple me convient tout aussi bien que mon petit palace oriental, dont ne t’en fais pas je ne ferai pas la fine bouche loin de là


Alors qu’il lui propose de manger il commence à mettre en route les ingrédients pour une cuisine relativement simple, elle s’était permise d’observer où étaient les verres pour en attraper deux et les déposer sur l’îlot central. Alors qu’elle était prête à aller chercher la bouteille elle s’arrête d’un coup sec en voyant la technologie qu’il déploie pour appeler… Son organisation ? C’est ce qu’il avait dit avant, qu’il faisait partie d’un groupe.


Restant à sa place et vient s’asseoir sur l’un des tabourets en hauteur les jambes croisées, le corps cambré mettant en avant son galbe sulfureux. L’homme commence à entamer une longue discussion avec ses supérieurs alors qu’elle était en train de jouer discrètement avec l’un des verres, l’essence sur l’index tournait sur le rebord de manière lascive et délicate.


Si elle avait des moyens financiers et qu’elle était indépendante lui aussi avait des gros moyens, mais avec un soutien bien plus important qu’elle ne l’aurait jamais dans sa vie, en tout cas en restant ici au Japon. Car une fois en Égypte, sa notoriété était relativement connu, on ne va pas dire qu’elle était vénérée mais presque.


Elle ne s’interpose pas dans la discussion mais continue, de regarder l’homme se mordille légèrement la lèvre inférieur. Il avait une grande gueule et un franc-parler tout à fait adorable, même avec ses supérieurs il ne changeait pas d’attitude toujours égal à lui-même elle aime ce genre d’homme, qui assume pleinement ce qu’ils sont jusqu’au bout des doigts ou d’autres choses d’ailleurs. L’appel se termine et vient lui sourire lorsqu’il lui demande de surveiller le repas.


HONEY - je suis peut-être habitué à quelque chose de luxueux mais en revanche je sais aussi faire la cuisine, donc tu peux t’affaire à ce que tu dois, je me charge de ne pas laisser cette viande dépérir.


D’ailleurs elle fait un petit signe avec son nez pour pouvoir se délecter des odeurs de cuisson, enfin quelqu’un qui ne se dit pas qu’il fallait la petite salade pour la demoiselle le truc anti calorie bref elle était pas ce genre de femme à surveiller non plus sa ligne 24 heures sur 24. Elle avait surtout la chance d’avoir un métabolisme qui lui permet de réguler son poids sans aucun effort.


Et au bout du compte, l’homme décide de se mettre à l’aise, de toute façon il était chez lui et elle n’allait pas l’empêcher de faire quoi que ce soit ou de jouer les éffarouchée, surtout que le spectacle valait son pesant d’or. D’ailleurs elle puisse s’empêcher de rire délicatement à son petit sarcasmes


HONEY - bien évidemment que j’en ai vu des hommes et c’est toujours un réel bonheur de découvrir de nouvelles choses, après tout je ne vais pas bouder mon plaisir alors que mon escort boy se retrouve en caleçon…


Encore une fois un frisson vient électriser son échine pour le laisser tranquillement à sa douche. Encore une fois là ou une femme bien trop facile, verrez l’opportunité de rejoindre un homme dans la douche parce qu’elle a une confiance aveugle en son charisme et à ses atouts. Honey… certainement pas… et vu les différents échanges qu’ils ont eu lui faire ce plaisir là il était hors de question ce n’est pas elle qui sera faible du moins l’espère. Car petite voix l’alerte sur le potentiel d’Angers que l’homme reflète dans son charisme.


Une fois qu’il était parti elle se lève, prends la bouteille de whisky, pour revenir sur l’îlot central et remplir les deux verre comme il se doit. Elle s’approche de la plaque électrique réduit un peu le feu avant de voir quelques éclaboussures, elle lâche un petit grognement heureusement rien sur sa robe. Mais un large sourire vient illuminer son visage, il avait bien dit qu’elle devait faire comme chez elle, du moins elle l’ avait compris comme ça


Sans demander son reste, elle se lève pour se diriger vers la chemise noire de l’homme. La prenant avec élégance, elle la secoue légèrement pour la défroisser voyant l'endroit où elle avait mordue.


HONEY - oh mon bel escort boy…je te garantis que tu auras besoin d’autres chemises…

Alors qu’elle ne pouvait rien faire d’autre, ruminer la perte tragique de ces biens n’étaient pas la solution alors cherchons quelque chose depuis divertissant, et elle l’avait trouvé. Elle repose la chemise noire après avoir pris le soin de la plier tout de même, un petit côté maniaque. Puis sans aucune pudeur elle vient retirer sa robe à son tour pour la déposer dessus bien en évidence. Elle se dirige vers la cuisine où elle  entrevoit un tablier.


Forcément celui-ci était au gabarit de Jake ce qu’il a fait sourire elle se dit que, les planètes s’alignaient  plutôt bien pour elle. Dans sa course à la provocation. Elle le passe autour d’elle, les bretelles sont assez lâche pour dénuder ses épaules, heureusement la ceinture peut se serrer comme elle voulait, laissant son magnifique postérieur à la vue de tous.


Sa grosse poitrine maintient tout de même le devant mais avec une certaine lâcheté, alors qu’elle continue à surveiller le repas. Elle s’est mes pieds nus et de temps à autre elle venait frotter son mollet avec le dos du pied de manière lascive et sensuelle. Elle vient prendre une cuillère en bois pour venir goûter un peu l’assaisonnement venant passer sa langue sur ses lèvres machinalement.


HONEY - mmmh… je pense que l’on est pas mal…

Après plusieurs grandes longues minutes, elle entend un bruit dans le couloir, certainement qui venait de finir sa douche pour revenir dans la pièce de vie. Elle ne se retourne pas, elle ne calcule pas, elle se détache foncièrement de toute provocation avec simplement cette phrase


HONEY - je suppose que vous avez déjà vu une femme cuisiner…



Répondre
Tags :