Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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From Hell With Love. [Mogak]

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Stephen Connor

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    Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 
    
    Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.
    
    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

From Hell With Love. [Mogak]

vendredi 27 mai 2022, 20:33:31

« Vingt lieues au sud. » Annonça Mithra, les yeux fermés, ses oreilles félines à l’aguet. Elle se lécha les lèvres, l’air sérieux, comme pour ne rater aucune particule de l’air environnant. Son nez se retroussa légèrement, alors qu’elle inspirait avec puissance. « Le vent me l’a dit. »

Doucement, la chasseuse se redressa, rouvrant les yeux. Elle était certaine d’elle. Mithra, fille du démon Buer, fille de Pardia, la plus grande chasseuse des enfers. La jeune femme, du haut de sa centaine d’années, s’était entrainée toute sa vie pour remporter le tournoi d’Aamon, le loup qui régnait sur le domaine de la Chasse.

Elle n’était pas la plus grande des créatures présentes en ces lieux. Du haut d’un mètre quatre-vingt-dix, elle restait svelte malgré sa grande force. Elle ressemblait en tous points à une humaine au physique amazonien. Ne trahissaient son héritage que des oreilles de chat et un œil démoniaque contenu par un bandeau sur son visage. En compétition avec elle se trouvaient des loups monstrueux, des ours bipèdes couverts d’armures d’acier lourd et d’autres créatures qui exsudaient la force brute. Mais elle gagnerait.

« Sors de là, Vasili. » Ordonna la chasseuse en crachant au sol. « Quelle victoire serait-ce pour toi ? Traquer la favorite et lui voler sa proie ? » Moqueuse, l’héritière démoniaque serra le poing, faisant jaillir deux imposantes griffes de son gant. Les règles étaient claires : il n’était pas permis de tuer ses opposants. Mais les neutraliser… C’était une autre histoire.

***
Le loup-garou était cloué au sol, geignant d’une petite voix. Sa fourrure noire cachait la violence des hématomes sur son corps, et un peu de sang au niveau de sa cheville laissait deviner ce que lui avait fait Mithra. Une chose était sûre, régénération ou non, il lui faudrait quelque temps avant de se remettre en chasse.

« Souhaitez-vous abandonner, Sieur Vasili ? » Demanda une chouette perchée sur sa branche, le regardant d’en haut, penchée sur son visage tuméfié. « Admirable travail, Dame Mithra, votre père sera fier de vous. »

Mithra grogna, entre l’approbation et l’énervement. Elle ne pouvait pas rester ici plus longtemps, le bruit attirerait d’autres rivaux, encore et encore. S’approchant d’un buisson de baies violacées, elle les écrasa entre ses doigts pour répandre leur jus sur son armure et son corps, masquant l’odeur écrasante de l’ennemi qu’elle venait de vaincre, et la sienne.
 
***

La chasse d’or, la grande traque, la course au cerf des bois dorés. Beaucoup de noms pour le même évènement. Ici, tous les cent ans, Aamon élisait son nouveau champion, offrant une partie de ses pouvoirs à quiconque remportait la compétition. C’était un tournoi de chasse, et pas une arène de gladiateur.

Le but ultime était de défaire le Grand Cerf, un avatar d’Aamon lui-même. Il semblait risible de demander la tête d’un simple bestiau ahuri à des monstres et démons dotés de pouvoirs implacables. Et pourtant, beaucoup s’en mordaient les dents. La dernière invitation avait pris une année entière à toucher son terme, tant la créature convoitée était intelligente et furtive.

Pour les Princes de l’enfer, c’était une bonne raison de se rassembler et d’apprécier la beauté d’un sport noble. Ils séjournaient dans une loge luxueuse, ayant le loisir d’observer la compétition à travers les yeux des divers avatars d’Aamon, corbeaux, chouettes et autres lapins croupis dans leurs terriers.

« Ta fille est impressionnante, Buer. » Complimenta Helel, affalé sur son siège, jambes négligemment croisées alors qu’il engloutissait son verre de vin d’une seule traite. « Il est dommage qu’elle participe cette année, la compétition est bien dérisoire en comparaison. »

Le lion des sables éclata de rires, le torse bombé, plein de fierté face aux exploits de sa progéniture. Aamon, lui, restait silencieux, observant avec calme la scène. Il n’utilisait que rarement une forme humanoïde, préférant rester un gigantesque loup avec un serpent en guise de queue. Mais pour l’occasion, il avait revêtu son enveloppe humaine, ayant l’apparence d’un homme barbu à la peau d’ébène, mature, à la crinière noire comme le jais.

« Pouvoir défaire n’importe quel ennemi et savoir masquer ses traces ne suffit à faire de quelqu’un un grand chasseur. Mithra a encore beaucoup à apprendre. » Commenta le maître des lieux d’une voix calme, un sourire en coin. « Il faut être en phase avec soi-même. Savoir ce que l’on veut. Apprécier le calme, s’accorder la méditation, qui vient avec la solitude étouffante de la nature. »

Savait-il quelque chose que tous ignoraient ?

***

« Hey, toi, la verte ! C’pas l’endroit pour faire une sieste. » Grommela Ujjayi, l’ours noir des plaines désolées. Il ressemblait à s’y méprendre à un terranide, si ce n’était la présence de cornes de bouc sur son crane et des yeux jaunes de serpent. L’air, chargé d’odeurs des enfers, masquait la nature mortelle de Mogak, la jeune orc assoupie sous un arbre. « T’gagn’ras pas la chasse en dormant ici. J’veux installer un piège là, alors bouge s’tu comptes pas aider ! » Négligemment, le colosse en haillons de cuir poussa Mogak sur le côté. « Grmblll putain de débutants… » Marmonna le monstre en installant divers pièges près des racines.

Ils n’étaient pas pour le Cerf, non. Simplement pour de la viande, de quoi se sustenter. La chasse avait déjà commencé depuis trois semaines, et Ujjayi avait…

« La dalle putain. »

Mogak gra-Urog

Créature

Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 1 samedi 28 mai 2022, 00:16:06

La vie seule, à la dure, je m'y étais accoutumée facilement, je chassais du gros gibier pour me nourrir, je buvais dans les rivières et je dormais dans les arbres pour éviter les prédateurs. Simple et efficace. Mes prochains objectifs étaient d'entretenir mes relations avec les marchands, pouvoir rivaliser avec les clans et que je sois en tête haute pour le troc. Certains clans faibles ramènent de la camelote, les marchands arrêtent de traiter avec et il est plus difficile de vivre confortablement. Si j'arrive à tenir une forte place sur le marché, on viendrait à s'arracher mes services. L'argent chez moi n'était pas la ressource la plus importante, mais certains remèdes, des peaux pour l'hiver, des boissons… Sont primordiaux pour survivre sur le long terme. Pour le moment, tout se passe bien, sauf que dans la nature tout peut très vite basculer. Une entaille… J'ai beau être une créature robuste, une infection peut me terrasser si elle est prise à la légère.

Dans la pénombre de la nuit, mes bras puissants soulèvent mon corps pour me hisser sur une branche bien en hauteur pour pouvoir analyser la situation. Mes jambes balancent de chaque côté, je croise mes bras en dessous de ma poitrine. D'main… Je grogne, parlant à voix haute. J'irais au village à plusieurs lieues d'ici pour commencer les négociations en attendant une bonne nuit de sommeil va me faire du bien. Il ne fait pas froid, il n'y a pas de pluie, le temps parfait pour profiter du ciel étoilé.

Je ferme les yeux, à ma ceinture est accroché mon gourdin si je dois me défendre dans la nuit et je commence à sombrer au palais des rêves.

MOGAK ! MOGAK !

Les tambours de mon clan résonnent dans ma tête, les voix s'élèvent de plus en plus fort. Je me vois depuis le ciel au milieu d'une foule, des créatures de mon espèce que je ne connais pas. À la vue des parures qu'ils portent, ce sont de puissants shamans. Ils dansent autour de moi, je me vois en état de transe les yeux révulsés, tenant debout mais tremblante dans tous les sens. Merde. Je ne peux rien faire d'où je suis, je n'arrive pas à sentir ma présence dans le ciel. La sensation de ne pas pouvoir agir même pas glisser un mot.

DESTINÉE ! DESTINÉE !

Les shamans lèvent les yeux dans ma direction semblant percevoir ma présence, ils lèvent les bras vers le ciel. Les youyous deviennent plus forts, pendant que le shaman suprême frappe le sol de bâton divin.

MOGAK TU ACCOMPLIRAS TA DESTINÉE !

Un dernier coup où je me sens me faire expulser de mon rêve, rejeter à travers le ciel, dans le sombre voile de la nuit avant d'ouvrir les yeux sous l'astre du matin. Brrrrrr… Je pousse un grognement désapprobateur à ce réveil forcé même si je me souviens très vaguement de ce qu'il s'est passé. Juste cette sensation d'avoir oublié des choses, que cette nuit n'a pas été du tout reposante et qu'elle semblait ne durer que quelques secondes.

Les yeux ouverts, je vois une créature s'agiter devant moi. Qu'est-ce que… Je n'étais pas censé être dans un arbre ? Je serais tombée dans la nuit et je me suis assommée. Impossible. Je me redresse en posant une main à mon pagne et l'autre sur le manche de mon gourdin. La créature n'a pas l'air agressive préoccupée à vouloir poser son piège et s'il voulait m'attaquer il l'aurait fait pendant mon sommeil.

Débutant… C'toi qui n'sais pas t'y prendre avec ton piège… T'comptes attraper quoi devant les racines d'un arbre ? Des champignons ?

Je crache au niveau d'un de ses pièges, avant de donner un coup de pied levant la terre pour l'activer alors qu'il venait de le poser.

Avec tout le bordel qu'on a fait et nos odeurs si une bête v'nait à arriver, elle f'rait demi-tour sans attendre. Je lui grogne dessus, mes dents qui sortent de ma bouche, accentuent mes expressions. Je lui fais clairement la morale.

Et sérieusement, si proche des racines on trouve quoi des écureuils et autres rongeurs. Avec sa carrure, il devait en manger une vingtaine pour calmer sa faim… Tout comme moi, il lui faut du gros gibier pour réussir à calmer son estomac. Tssss… Zamgrob. C'est une insulte dans ma langue. Et c'était quoi cette histoire de chasse s'il participait il n'était pas prêt de gagner non plus. Où sinon c'était le roi des champignons.

Stephen Connor

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 2 samedi 28 mai 2022, 02:24:36

Ujjayi grommela à nouveau. En effet, il n’avait rien d’un expert chasseur. Sa stratégie de chasse préférée consistait surtout à se mettre sur ses quatre pattes, puis à courir derrière le gibier comme un forcené. Cependant, mieux valait rester sur ses gardes ici. Certaines créatures, en ces lieux, ne craignaient pas le moins du monde un démon mineur.

« Bah fais mieux si tu l’peux, greluche ! » Répondit l’ursidé, reculant brusquement pour éviter que son piège à loup ne lui claque les doigts alors que l’orc y mettait un bon coup de pied. « Détends ton cul la verte, on joue tous réglo ici. Pas d’meurtres entre participants. »

Le démon avait envie de passer un sacré savon verbal à Mogak. Mais il se retint. Il n’était pas de ces compétiteurs qui cherchent constamment à se battre pour éliminer la concurrence, perdant l’objectif de vue. Déjà, il n’était qu’un démon mineur, pas franchement un des plus coriaces malgré sa carrure, et de plus, il avait participé suffisamment de fois pour savoir une chose…

« Personne gagne en utilisant d’piège, de toute façon. » Ujjayi ricana bruyamment, avant de renifler l’air. « C’est toi qui sens la sueur, pas moi. » Il cogna ses pectoraux couverts d’une épaisse fourrure, faisant ressortir le parfum des baies dans lesquelles il s’était roulé. C’était sa cinquième grande chasse, et cette fois-ci, ce serait la bonne.

« A ce stade là j’boufferais un moineau s’il me tombait sous les pattes. Mais pour le coup, j’me contenterai d’un Stromoff ou même d’un gros lapin. »

Pas besoin d’expliquer ce qu’est un Stromoff à une participante de la chasse, pas vrai ? Ces créatures étranges dont l’apparence n’était pas sans rappeler des taupes velues à cornes, grasses comme de grosses dindes, et qui vivaient dans des terriers sous les racines de grands arbres. Ah, et nul besoin de préciser que ces bestioles à l’apparence inoffensives avaient un penchant pour électrocuter quiconque les touchait de ses mains.

« Première fois que j’te vois ici. C’est ta première chasse ? » Demanda l’ours, s’écartant de ses pièges pour aller rassembler quelques pierres. Il jeta son lourd sac à dos au sol, et traça un petit cercle à l’aide nombreux cailloux non loin, avant de déposer des branchages au centre du camp. De là, il souffla doucement sur les fagots, crachant un feu bleuté qui embrasa le petit tas. « J’suis un habitué. Jamais gagné, j’dois l’avouer. Mais j’ai rien contre aider la bleusaille, si tu sais t’rendre utile. »

Mogak n’avait probablement aucune idée de ce que racontait l’ours, inconsciente du lieu dans lequel elle se trouvait, et de la nature des créatures qui l’entouraient. Mais il semblait clair que pour son attitude, son gabarit et son arsenal, Ujjayi se montrait étonnamment conciliant. Aussi devait-il sembler clair à l’orc qu’il lui fallait jouer le jeu. Sa participation supposée à ce « tournoi » était ce qui lui évitait des ennuis, lui attirait même une amitié toute relative.

« Cinq cent putains d’années que j’flaire ce foutu cerf. Personne m’croit mais j’te l’dis, j’ai déjà flairé la bestiole ! L’était à pas plus d’un mètre de moi. J’aurais juste eu à toucher le bousin mais… » Il cracha au sol, agacé. « Les putains de casseroles dans mon sac ont tinté et j’l’ai fait flipper. Cette fois on m’aura pas, j’ai fait enchanter mon sac, mon armure, même mes armes. Un sort qui couvre le moindre bruit. »

De son lourd sac à dos, Ujjayi sortit une panoplie de casseroles et quelques maigres morceaux de viande séchée. Observant à droite, puis à gauche, il réunit autant de légumes comestibles qu’il put en trouver et les jeta dans sa plus grosse casserole ajoutant un peu d’eau de sa gourde au tout afin de créer un bouillon très rudimentaire.

« J’t’invite le temps que ça morde. Ça fatigue de devoir utiliser une enveloppe charnelle, putain. J’ai passé tellement de temps en enfer, j’oublie à chaque fois. » Il sortit également une énorme gourde en métal, clairement remplie d’un épais liquide s’apparentant à du vin, qu’il dilua dans des timbales avec un peu de son eau. « T’imagines ? La bénédiction, les pouvoirs d’un des plus puissants démons d’ce monde, juste pour avoir reniflé l’cul d’un con d’cerf… ça fait perdre la tête aux gens, j’te l’dis. A la tienne. Moi c’est Ujjayi. »

***

« Ne quittez pas vos sièges tout de suite, messieurs. » Annonça Aamon, souriant à pleines dents. « Je sens le vent dans mes cheveux. Et il me murmure des choses, des promesses d’une tempête. »

Helel lança un regard interrogatif en direction de son vieil ami, puis en direction de tous les autres démons présents. Certains, prêts à quitter les lieux pour la journée, se rassirent, respectant les paroles du Grand Loup. Car personne ne savait mieux que lui, ce que préparait la forêt.

« Je vous l’ai dit. » Jouant avec un de ses longs dreadlocks, le démon, tourna son regard vers Buer, le père de la favorite. « Ne le prends pas mal, mon frère en ce bas-monde. Mithra n’est pas encore prête. » Ajouta le bel homme noir à l’air sauvage.

***

Ujjayi ignorait en réalité à quel point il était proche du but. Plusieurs dizaines de mètres plus loin, Mithra observait l’ours et l’orc. Ils étaient bien trop calmes, pour deux chasseurs à seulement quelques lieues du Cerf. C’était habituellement le moment où les amitiés étaient mises à rude épreuve.

« Ce serait tellement plus simple si je pouvais vous tuer tous les deux. » Murmura Mithra.

Pour l’instant, elle restait tapie dans l’ombre. La journée serait encore longue, et le vent ne saurait tarder à se lever.  Elle le sentait, jusque dans sa chair. Tout son être lui annonçait la venue des Vents Hurlants, une des premières épreuves de la Chasse. Le nom laissait penser à une tornade furieuse, un cyclone détruisant tout sur son passage. Mais ce n’était pas tout à fait exact.

***

« T’entends ça !? » S’affola l’ours, jetant un regard vers le ciel. « Les vents hurlants ! » D’un seul coup, il se redressa, alors que deux condors démesurés, probablement lourds d’une tonne, survolaient la forêt. Leur cri infernal avait de quoi donner des migraines à quiconque. Mais ce n’était pas une migraine qui attendait ceux dont le chemin croisait ces créatures. « Ces trucs attaquent ceux qui s’approchent trop du Cerf. Ils z’ont pas l’air loin… C’est ptet bon signe. J’te propose de faire équipe jusqu’à ce qu’on se débarrasse d’eux. »

Chose qui serait compliquée sans arc, arbalète ou flèches.

« T’sais faire une lance ? » Demanda l’ours en sortant de son sac plusieurs têtes de lances fabriquées dans des métaux étrange. « Sers-toi. »

Mogak gra-Urog

Créature

Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 3 dimanche 29 mai 2022, 19:13:09

Faire mieux ? Ce n’était pas dur, il s’y prenait comme un manche. Après chacun sa technique de chasse, déjà de mon côté je préférais fabriquer mes propres pièges avec ce que me donne la nature. La ferraille laisse une étrange saveur sur la viande et après il faut tout nettoyer… C’est chiant. T’devrais faire… J’allais lui faire de nouveau la morale quand je l'entendais me dire que nous n’avons pas le droit de tuer les participants. Attention aux placements de tes pièges. C'était sorti tout seul pour ne pas laisser le silence trop longtemps et ne pas lui mettre le doute sur ma présence ici et mes intentions.

Je pousse un grognement, semblable à un raclement de gorge. Cette dernière phrase continue de me perturber… Comment j'ai pu arriver ici dans ce lieu où il est permis de combattre des participants sans pour autant les tuer. Un flash me revient… Ma destinée ! Un vieux orc au visage couvert de peinture qui hurle en direction du ciel. Je serais donc dans une arène pour affronter d'autres créatures ? Sans le savoir je me rapprochais un peu de la vérité. Et au fond je savais que j'allais devoir la jouer finement pour ne pas laisser voir que je ne savais rien des règles, du lieu, des participants et des organisateurs.

C'est pas un piège qui va te tuer.

Je lui colle une tape dans le dos, laissant ma large main lui caresser le poil avant de la retirer, laissant ma deuxième main sur le manche de mon gourdin en bois décoré de pique pointus. Moi… Je tourne ma tête, en direction de mon aisselle pour prendre une grande inspiration, reniflant mon odeur corporelle. Non. Enfin, pas plus que d'habitude. Je crois…

Avec tout l'bordel qu'on fait t'peux manger les racines.

Aucun lapin ne serait près de risquer sa vie avec nous et de même pour le… Stromoff. Je n'avais jamais entendu le nom de cette espèce de gibier. Et pourtant j'en avais fait de la route à travers le monde, on m'en avait demandé des missions. Ouais c'est la première fois. P 'tain, heureusement pour moi ce terranide à la langue bien pendue et ne s'arrête pas de parler. Il me donne les détails que je veux sur cette situation sans que j'aie à poser des questions.

Ce n'est pas une arène, mais un terrain de chasse. On doit se chasser entre nous sans se tuer ? La logique est bizarre quand même. À quel moment on doit s'arrêter si l'autre ne veut pas capituler. Et pourquoi l'ours n'en a pas profité pendant mon sommeil, c'était l'occasion d'éliminer facilement une concurrente. Il y avait encore des zones de flous dans cette histoire.

Je le regarde allumer un feu avec sa magie… Et en plus les chasseurs ici sont des putains de magiciens ! Non, sérieusement ! Je suis censée faire quoi ? Je n'ai aucune raison d'être ici avec mon seul gourdin. Destinée, destinée… Tu peux te la foutre au cul ta destinée le vieux. Je n’ai jamais voulu être là, affronter des magiciens et quoi… Il venait de dire quoi le débile là. UN CERF ? Pendant CINQ CENT ANS !

Cinq cents années que t'es là ?

Nos races n'arrivent même pas à dépasser les cent ans… Et lui là, il devait limite arriver à milles. À cause de casseroles… Comment rester le plus naturel possible, quand il se met à me parler d'enveloppe charnelle, des enfers et des pouvoirs d'un démon. Le tout dans une arène de chasse. Je me crispe sur le manche de mon gourdin, les veines de ma main ressortent jusqu'à dans mon bras. Mon autre main vient saisir la timbale, enfonçant le métal sous la tension qui me parcoure. Bordel, je dois me calmer.

J'imagine ! On va l'avoir cette année c'con d'cerf. Jamais il pourra nous échapper. À la tienne Ujiayi. Je lève ma timbale à ma lèvre, sentant déjà le contenu pour voir si je ne crains rien avant d'y tremper mes lèvres. Ahhh ça fait du bien par où ça passe. Moi c'est Mogak. Je m'abstiens de lui dire le reste qui signifie dans ma langue fille d'Urog et qui pourrait faire battre de l'aile ma couverture. Déjà que je ne dois pas être la plus naturelle possible…

Je replonge mes lèvres dans la tasse, trop d'informations s'entrechoquent dans ma tête. J'ai beau être une espèce évoluée de l'orc je ne suis pas non plus la plus brillante. Je préfère faire jouer mes poings que ma cervelle. Et peut-être bien que ça allait arriver, mes longues oreilles frétillent au sont des bourrasques des énormes condors qui planent dans le ciel.

Les vents hurlants… Je grogne, bombant ma poitrine alors que la timbale dans à mes pieds laissant le liquide couler autour de mes orteils surplombés de griffes noires. Le voilà ton moineau à t'mettre sous la dent.

Si j'étais partante ? Vazy. J'avais besoin d'évacuer la pression. Même si je n'étais pas une experte avec les lances j'avais des bonnes bases.

Je saute pour m'accrocher à une branche d'arbre qui cède facilement sous mon poids, j'arrache tout ce qui dépasse pour avoir une branche presque droite pour qu'elle dévie le moins possible quand je vais la lancer. J'attrape une tête de lance que je viens attacher avec quelques cheveux que je m'arrache. Le poil d'orc est souvent utilisé pour la fabrication d'armes. En quelques minutes la lance est montée prête à être envoyée dans les airs… Je trouve une bonne poigne, je recule mon bras prend un peu d'élan et la lance va fendre le ciel. HENNNNNN… J'y mets une grande partie de ma force et très vite on ne la voit plus.

Je préfère le combat au sol… La lance est partie à plusieurs mètres de la cible pour disparaître. J'espère que l'ours va mieux savoir viser et avoir la force de les atteindre… Je recommence à fabriquer une lance.

T'as d'la corde ? Elle pourrait servir à y attacher la lance pour la ramener plus facilement et éviter de perdre toutes nos munitions dans le néant. Et si on arrive à toucher notre cible on pourrait la ramener jusqu'à nous plus facilement. Un pigeon de cette taille… Je suis sûr de pouvoir le ramener à la force de mes bras si on arrive à le harponner.

Et une autre idée me passe dans la tête. Et un filet ! C'est l'option de secours, si Ujiayi est une tanche dans mon genre dans le lancer de bâton il va falloir trouver une solution. Et le filet peut en être une. Vazy lance ton truc pour voir. Le plan est d'attacher à chaque extrémité des lances, on étire le filet et en même temps on envoie les lances vers le ciel. Grâce au filet on va couvrir une plus grande partie de l'air et augmenter nos chances de capture. Travail d'équipe, augmentation des chances de réussite, ce n'est pas mal. Si je vois que l'ours n'y arrive pas, je lui en parle directement pour ne pas traîner. Après il est possible qu'il m'impressionne mais je n'attends rien d'un ours qui doit enchanter ses casseroles pour éviter de faire du bruit.

Stephen Connor

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 4 dimanche 29 mai 2022, 20:34:03

Ujjayi n’était pas le meilleur juge d’expérience et de caractère qui soit. Mais le physique de Mogak donnait confiance au vieil ours. Elle avait les cicatrices d’une guerrière, la musculature d’une cheffe. Il n’y avait pas des montagnes d’orc chez les démons, mais en mille années d’existence, l’ours avait connu plus insolite.

« J’aime ta mentalité, Mogak. Le dernier type avec qui j’ai fait équipe était une putain d’chiffe molle, ça me fait plaisir de voir une gamine avec du cran ! » En tous cas, le démon supposait que cette diablesse était jeune. La chasse attirait les habitués. Enfin, cette année, on ne misait pas sur les anciens pour remporter le trophée.

Mais, fort heureusement pour la jeune orc. Une série de cris stridents vint déranger la conversation, lui évitant de ne s’exposer en tant qu’intrue. En tous cas, la force et le caractère de Mogak étaient une excellente couverture pour elle. Ujayyi l’observa attentivement faire, alors qu’il récupérait lui-même une branche et la taillait de façon rudimentaire avec ses griffes.

Le monstre observa ensuite le lancer de Mogak, grognant avec approbation en entendant le sifflement puissant de la lance dans le ciel. Elle avait de la force, c’était certain. Mais la précision lui manquait. C’était compréhensible, si c’était sa première fois. L’ours non plus n’avait rien d’exceptionnel en lancer. Si l’on omettait un léger détail…

« Malheureusement, j’me balade jamais avec d’la corde. » Le démon appuya ses dires en démontrant la façon dont il fabriquait ses lances.

Plutôt que d’affixer les têtes de lance avec une fibre quelconque, le colossal chasseur en mordait la base, enfonçant le métal dans le bois en le faisant plier sous ses dents. L’air pensif, il finit par murmurer des incantations aux lances rudimentaires. Celles-ci brillèrent intensément, des runes enflammant la longueur de la hampe pour y laisser leur marque brulée.

« T’en fais pas gamine, j’sais pas viser non plus, mais en général j’ai pas b’soin. » Dit le colossal ours dans un ricanement gras. Il donna cinq lances à son alliée de fortune, avant de viser le ciel d’un œil fermé. Dans un hurlement de tonnerre qui retentit avec violence, il lança l’arme vers un des deux oiseaux. Comme pour Mogak, la lance passa plusieurs mètres au-dessus du premier condor. « Ferme les yeux. » Annonça le démon.

Le silence, un moment de calme absolu au milieu de la forêt. Puis, en l’espace d’un instant, une violente déflagration explosa dans le ciel. La lance venait de voler en éclats, relâchant une boule de feu dont le bruit sourd rivalisait avec les cris des condors. Visiblement, un des deux oiseaux était touché, s’effondrant avec violence au sol, plusieurs centaines de mètres plus bas.

« L’est pas mort, crois-moi. » Ujjayi saisit une deuxième lance, visant l’autre créature, qui était visiblement paniquée, cherchant avec insistance l’endroit d’où était venu ce premier projectile. « R’garde bien ça la bleusaille, prends-en d’la graine ! » Vaniteux, l’ours jeta sa deuxième lance.

Le sifflement de l’arme fendit une nouvelle fois l’air. Mais cette fois-ci, l’autre oiseau se tourna rapidement vers la provenance de la lance, et ouvrit son bec. Une puissante bourrasque rencontra le chemin de l’arme, et celle -ci sembla flotter un instant dans les airs, avant de ne repartir mollement vers sa provenance.

« Oh put… » Pas le temps de finir cette phrase. L’arme enchantée tomba à une vingtaine de mètres des deux chasseurs, accompagnée par une petite tempête qui les balaya plus loin. Sans doute cela sauvait il leurs vies, car l’explosion qui survint ensuite ne fit alors que leur donner un bon coup de chaud. « Arghhhh… » Grogna Ujjayi, ôtant une branche qui s’était plantée dans sa cuisse. « ‘Con… »

Plusieurs arbres avaient éclaté en morceaux, projetant des débris à une vitesse dangereuse dans toutes les directions. L’ours constatait, légèrement rassuré, qu’il n’avait pas été touché de façon trop sérieuse. Sa régénération naturelle aurait tôt fait de le remettre sur pattes. Mais pour l’instant, il ne pouvait pas se redresser complètement.

« J’nous ai mis dans une belle merde… » Remarqua-t’il, alors que le condor perdait en altitude pour se positionner face à Mogak, bec grand ouvert, prêt à lui hurler à nouveau dessus.

Mithra, toujours tapie dans des buissons, observait la scène. Elle aurait enfin l’occasion de démontrer sa force. Mais d’un autre côté, elle ne souhaitait pas révéler sa position. Mieux encore, il lui aurait suffit de rejoindre le corps du premier condor pour s’approcher du but. Orgueilleuse, elle restait cependant sur place, guettant le moment idéal.

***

« Elle devrait juste aller chercher le Cerf !!! » Gronda Buer avec colère, observant l’orgueil de sa fille lui porter à nouveau préjudice. « Bon sang, Mithra !!! »

Helel sourit, observant lui aussi le combat à travers les yeux mêmes du Condor. Il appréciait Mithra. Mais, il comprenait enfin ce que voulait dire Aamon. Elle était immature, encore désireuse de faire ses preuves de par sa force et sa ténacité. Un autre chasseur expérimenté aurait su se concentrer sur la proie, sur la traque. Mais elle n’était pas tout à fait une chasseuse. Encore une enfant cherchant la reconnaissance.

« Ujjayi, l’éternel second. Peut-être gagnera-t ’il cette fois ? » S’amusa Helel, plissant alors les yeux. C’était la première fois qu’il voyait cette femme amazonienne à la peau verte. « Et qui est sa ravissante acolyte ? Aamon ? »

Le Grand-Duc n’aurait pas oublié le nom d’une guerrière pareille, s’il l’avait connu. Il aimait son air féroce, son corps furieux. Restait à voir s’il aimerait sa fougue et sa hargne au combat.

« Je dois avouer que son nom m’échappe. J’imagine qu’elle est à ton goût ? » Le loup noir sourit. « Espérons que mon oiseau ne la réduise pas en charpie, dans ce cas. » La mort n’était que temporaire pour les démons. Mais Mogak devait ressentir une peur bien réelle, en ce moment.

Mogak gra-Urog

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 5 lundi 30 mai 2022, 15:13:50

La magie… Si je devais me faire griller dans ce lieu c’était bien à cause de ça… Je ne savais rien envoûter, rien faire disparaître, je ne possédais aucun pouvoir. Si on me demandait même la plus simple incantation je ne saurais la réaliser. J'espérais au fond de moi que certains démons étaient comme moi, qu’il avait juste un aspect démoniaque, une puissance hors-norme et c’est tout. Je laisse l’ours finir son incantation aux lances, sans dire un mot, je vais éviter de revenir sur ce détail très important que je n’ai pas.

Je tiens les lances, le regardant se préparer pour son lancer ! Et c’est parti… Déception… La lance passe à côté. Pas mieux… Je pensais qu’il avait créé des lances à tête chercheuses qui ne pouvaient pas louper la cible. Sauf que ce n’était pas terminé. Je n’ai pas le temps de fermer les yeux, que je me fais éblouir la gueule par une énorme explosion, je lève le bras devant mon visage pour me protéger pendant que je vois un des oiseaux tomber comme un poids dans le décor.

Bordel ! Au fond de moi, je ressens peut-être pour la première fois de la jalousie. Si seulement je pouvais maîtriser moi aussi la magie… Défonce le deuxième et on va les chercher. La deuxième lance s’envole comme la première, je me tiens prête à courir droit devant pour aller l’achever quand il viendra à tomber. Brrrrr… Sauf que quelque chose cloche, la lance s’arrête dans les airs sous le cri de l’oiseau, je la vois redescendre sur nous. Pas le temps de courir on est envoyé valser dans les airs à cause de la tempête…

Ujiayi je te déteste… Cinq cents ans ici et ne pas savoir qu’ils pouvaient faire ça. Je sens mon corps se décoller du sol, se retourner pour avoir la tête en bas, je glisse sur quelques mètres avant de tendre les bras en avant pour réussir à m’arrêter, me tenant aux racines d’un arbre. Je ferme les yeux, me prenant des débris dans le visage à cause de l'explosion. Avant de retomber lourdement sur le sol…

T’savais pas qu’ils pouvaient faire ça bordel ? Je grogne de rage vers l’ours, tout en me relevant avec du mal, mon corps est griffé des branches que je me suis prises, je m’en tire mieux que mon partenaire qui s’est fait planter. Comparé à lui, je ne peux pas guérir, une blessure pourrait me conduire à la mort ici. Fait chier…

À peine debout, l’énorme oiseau se place devant moi le bec grand ouvert, battant légèrement des ailes pour faire du rase-motte. Deux options se présentent, fuir avec énormément de chance de me prendre la rafale de plein fouet ou lui sauter dessus. La question ne se pose pas venant de moi… Je me lance en avant, tête baissée pour éviter un éventuel coup de bec et je réalise mon plus beau plongeon pour m’accrocher à ses pattes. Les serres pourraient facilement m’arracher la tête. Je retrouve facilement mon équilibre, pour fléchir les genoux et le traîner vers le sol. GRAAAAAAAAAAA… Je dois lutter comme une folle, ce putain de piaf bats des ailes pour résister à la pression.

Mes muscles se bandent, les veines ressortent le long de mes bras jusqu’à mon cou, je ne respire même plus pour garder la pression. Mes pieds glissent sur le sol, avant de trouver un appui, mes griffes rentrant dans la terre. Un nouveau grognement sort de ma gueule béante, avant que le condor commence à basculer sur le côté pour s’effondrer avec moi. Je viens enfin de le mettre à terre, une bonne chose, avec son envergure il devra prendre beaucoup d’élan pour retourner dans les airs. On va pouvoir prendre le dessus, si mon partenaire se bouge le fiak.

Je lâche ma prise sous les coups des ailes que je me prends dans la gueule, à terre je dois ramper sur le côté pour prendre mes distances sauf qu’au passage je me prends un coup de serre dans l’épaule, entaillant ma peau comme du beurre pour laisser couler du sang noir. P’tain…

Je me mets sur les genoux, pour me relever et sauter sur le dos du condor qui se met à crier envoyant une rafale de vent juste devant lui, arrachant tout sur son passage, soulevant même l’herbe et la terre laissant une marque profonde dans le sol. J’ai bien fait de lui sauter dessus la première fois, se prendre autant de jet de plein fouet et c’est la fin. Je m’accroche à ses plumes pour me hisser le plus haut possible jusqu’à atteindre son cou. Le piaf bouge dans tous les sens pour me faire tomber, envoyant des rafales dans tous les sens, qu’est-ce que je fais maintenant que je suis là ? Je ne peux pas attraper mon gourdin pour lui en mettre un coup, ça serait trop dangereux, je pourrais facilement perdre l’équilibre.

Bouge ton cul l’ours !

Je viens simplement lui planter mes griffes dans le cou, je dois l’affaiblir le plus possible, pour qu’il arrête de bouger. Je l’entaille à plusieurs reprises, des plumes volent dans tous les sens, je lève la main pour essayer de lui viser les yeux manquant de tomber à chaque coup.

Balance lui une lance dans la gueule !

Normalement, j’aurai le temps de me jeter avant qu’elle explose si je calcule bien. M’avoir sur le dos l’empêche de bouger dans tous les sens et de nous foncer dessus, avec la pression que je mets sur son cou et ses yeux j’arrive à peu près à le faire tenir à la même place. VAZY !!!

Je suis forte, mais je ne vais pas pouvoir tenir éternellement comme ça, il y a de forte chance que je lâche avant qu’il soit totalement épuisé vu la force qu’il a. Et il ne faudrait pas que son copain rapplique… Tous les coups que je lui mets, déclenchent des rafales, Ujiayi devra calculer le bon timing pour son lancé… Et moi de même pour sauter. J’ai déjà l’épaule en sang, me prendre une déflagration ne va rien arranger à mon sort. Ce rodéo sauvage me demande d’utiliser beaucoup de force, cet oiseau possède une envergure délirante. Je transpire, ma peau verte aux rayures blanches brille, mon haut en peau de bête qui cache ma poitrine à fait le saut depuis longtemps entourant ma taille, me laissant me battre les seins à l’air.

Stephen Connor

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    Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 
    
    Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.
    
    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 6 lundi 30 mai 2022, 17:12:33

Ujjayi était un bon chasseur, à n’en pas douter. Mais il souffrait de la même tare dont était atteinte Mithra. L’orgueil, l’envie de se montrer supérieur aux autres. Il n’aurait su se contenter d’être victorieux, il lui fallait écraser la compétition, se hisser loin au-dessus de ses rivaux.

« Rrrrrrghhh… » Grogna l’ours, se relevant avec lenteur. Mogak faisait un bon boulot, elle tenait le coup contre un animal féroce, et la peur n’avait pas d’emprise sur elle. Les lourdes pattes du démon se posèrent sur ses cuisses, cherchant la force et l’appui pour se relever, mais il trébucha lourdement, tombant à nouveau sur ses genoux. Haletant, Ujjayi chercha du regard les lances qu’il avait produit plus tôt. « Attends un peu, connard de piaf. »

Un démon ne s’embarrasse pas de sentiments comme le sentiment de culpabilité. Un démon se moque bien de ce qui peut arriver aux autres, tant qu’il triomphe. C’était la théorie, mais elle se vérifiait bien peu souvent. Et, si l’ours ne ressentait pas non plus une culpabilité écrasante à l’idée d’avoir mis cette « jeune diablesse » dans un pétrin inextricable, il n’en était pas pour autant fier de lui.

« HEY ! » Hurla l’ursidé à l’attention du Condor gigantesque, attirant le regard de celui-ci, offrant à Mogak quelques secondes de répit alors que l’oiseau ouvrait à nouveau son bec. Un instant, c’était tout ce qu’il fallait au démon. S’il percutait le thorax de la créature, l’explosion devrait être amortie pour que son associée en ressorte majoritairement indemne. Une nouvelle fois, Ujjayi tenta de trouver un appui pour se redresser, mais sans succès. Sa plaie ne se régénérait pas assez vite. « Mange ça, enfoiré ! »

A cette distance, plus facile de viser dans le mille. Dans un sifflement, la lance quitta les pattes du chasseur, frappant juste. La pointe de l’arme peina à pénétrer les épaisses plumes du monstre, entrant à peine entre ses cotes. Heureusement, la bête avait été suffisamment affaiblie par Mogak pour voir son souffle épuisé, ses ailes battant mollement leur chant du cygne.

Une violente explosion survint alors, similaire à la première et la seconde. Le condor était assez lourd et grand pour ne pas se retrouver jeté à la renverse plusieurs mètres plus loin. A la place, il fut pris d’une violente secousse, qui jeta Mogak en arrière malgré ses puissants appuis, et sans doute avait-elle elle-même sauté au moment de l’explosion.

Peu de créatures pouvaient survivre à une telle violence. Ujjayi n’était pas assez loin pour que la déflagration le laisse indemne. Il y avait perdu quelques poils, grillés par l’explosion, et avoir ainsi forcé sur sa jambe l’avait encore plus amoché. Il lui faudrait certainement une bonne pause pour s’en remettre. Malheureusement…

« C’pas possible… » Etait-ce de la peur qui se lisait dans le regard de l’ours ? Il affrontait la réalité. Le condor lui faisait toujours face, sa cage thoracique ensanglantée et ouverte par une blessure béante que le feu avait sitôt fait de cautériser. Similaire à Ujayyi lui-même, l’oiseau devait se tenir sur ses ailes pour ne pas s’effondrer lamentablement au sol. Il ne lui restait que quelques instants, mais le gibier semblait prêt à faire compter ses dernières secondes. « MOGAK, TIRE-TOI ! »

Observant le soleil étincelant, l’oiseau ouvrit son bec une dernière fois, alors que ce qui lui restait de poumons se gorgeait d’une ultime bouffée d’air. Comme des lames de rasoir, son dernier soupir découperait toute la forêt alentour, écrasant ses deux ennemis sous une avalanche de bois tailladé. Les millisecondes parurent des heures pour les yeux et l’ouïe de l’ours, qui ne put rien faire à part couvrir ses oreilles dans un futile espoir de tenir le choc.

« Pas aujourd’hui ! » Retentit une voix ferme. La voix d’une femme pleine d’assurance.

Un déluge de lames s’abattit sur le cou de l’oiseau. Mithra avait couvert une distance incroyable en l’espace d’un instant. De son gant avaient jailli deux griffes, plantées profondément dans le dos du condor, perforant ses poumons, alors que d’une longue dague, elle lui assénait un orage d’acier contre la gorge.

Avec hésitation, Ujjayi rouvrit un œil, puis décolla lentement ses pattes de ses oreilles. Il était rarement aussi heureux de croiser le chemin d’un favori du tournoi.

« Hmrf… » Grogna-t’il tout de même, profondément humilié.

Le dernier souffle du Vent Hurlant fut un simple soupir, suivi d’un silence mortel. Mithra descendit du dos de la bête, alors que celle-ci s’effondrait lourdement au sol. Un sourire était collé sur ses lèvres, alors qu’elle jetait un regard narquois en direction d’Ujjayi.

« Ce n’est que la première épreuve, mon gros. » Elle éclata de rire, coupant un morceau de l’oiseau pour le manger cru, affamée. « Mais merci, j’aurai eu beaucoup plus de mal sans votre aide. » Du sang coulait sur son menton, mais cela ne dérangeait pas Mithra, qui ne se donna même pas la peine d’essuyer le liquide.

L’amazone se tourna vers Mogak, l’observant d’un œil neutre. C’était comme se voir dans un miroir. En plus… Vert. Mithra aimait les femmes, les hommes, tout ce qui dégageait de la force et de la férocité. Mais elle savait mettre de coté ses désirs. Ou tout du moins, elle savait mettre en avant le seul désir qui importait réellement : la victoire.

« Intéressant… Que fais-tu là ? » Mithra inspirait avec force, lentement. Elle sentait la véritable nature de Mogak, même à travers le fumet infernal qui parcourait la forêt. « Ne t’en fais pas, ton petit secret est en sécurité ici. » Ajouta la guerrière en tapotant sa tempe. Peu lui importait la nature des rivaux. L’orc avait fait ses preuves, aux yeux de la jeune noble.

 « Je vous aurais bien proposé quelques grillades d’Hurleur, mais je crois que son ami est toujours en vie, par là. » Ajouta la chasseuse en désignant un chemin, dégagé par la suite d’explosions. « Tu as de quoi rhabiller ton amie et soigner vos blessures, gros balourd ? »

Dans un grognement, Ujjayi désigna son sac du bout de son museau. Le feu de camp était foutu, et le sac lui-même avait été écrasé par plusieurs branches d’arbres, mais sans doute y avait-il encore quelques onguents destinés à accélérer la cicatrisation, et de quoi maintenir la poitrine de l’orc pour la suite du programme.

« A bientôt. » Minauda la guerrière à l’attention du duo, faisant un petit clin d’œil à Magok alors qu’elle les devançait d’un pas agile.

Mogak gra-Urog

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 7 mardi 31 mai 2022, 15:57:04

J’alterne entre vérifier mes points d'appui sur le gigantesque oiseau et Ujiayi qui essaie tant bien que mal de contenir la douleur à sa jambe pour pouvoir effectuer le lancer le plus important de sa vie. Car sans lui… Je risque bien de quitter ce monde. Une frame d'inattention de ma part car je manque de perdre l’équilibre et j’entends l’objet fendre l’air pour se planter dans le thorax de l’oiseau. P'tain… Je lâche ma prise pour me laisser tomber en arrière, par chance le condor absorbe l’intégralité de l’onde de choc comme un énorme bouclier. Cette bête est vraiment incroyable, dire qu’il y en a un deuxième à abattre… Et si ce cerf est si important, j’imagine bien qu’il y aura d’autres épreuves. Destinée de merde…

J’étais encore une fois au sol, mes mains sur ma tête pour me protéger de l’explosion qui n’avait pas été aussi violente que je le pensais grâce à l’oiseau, mais j’avais été secoué et ce rodéo avait bien entamé mes forces. Je redresse la tête pour apprécier les résultats, imaginant voir le condor au sol. NON ! Pas possible il était encore debout face à Ujiayi, à la vue du visage de mon coéquipier je comprends directement ce qui va se passer. Le cri d’adieu de la bête va résonner.

CASSE-TOI UJIAYI… Il se trouvait juste devant, il allait se prendre la rafale de plein fouet et il ne pouvait pas bouger à cause de sa jambe. Si je fuyais de mon côté ça n’allait rien changer, je devais aller l’achever et vite. Je pose mes mains sur le sol pour essayer de me redresser, avec la pression je retombe en avant, deuxième essaie en me traînant par terre. Allez… J’y arrive, le buste en avant manquant de perdre l’équilibre à la moindre occasion, ma main vient détacher le gourdin à ma ceinture, je vais le décapiter ce bâtard.

Je suis à quelques mètres, je sais que c’est trop tard, mais au fond de moi j’y crois. Je vais y arriver… Quand je vois une ombre surgir de nulle part pour venir clouer le bec du condor en seulement quelques secondes. Des lames sortent de son avant-bras pour détruire son adversaire qui tombe lourdement au sol quand les griffes sortent de sa gorge. La minette se réceptionne adroitement, se servant un morceau de barbaque au passage. Je pourrais me laisser tomber au sol, mais je sens que ce n'est pas le moment de flancher devant cette chatte, je pose mon gourdin en appuie pour m’en servir de canne pour atteindre presque sa hauteur. Sans notre aide… La bougresse était cachée attendant qu’on épuise le piaf pour l’achever et en tirer les honneurs… Si elle était venue plus tôt on ne serait pas dans cet état ! Et si je n'étais pas dans un état aussi piteux… Elle ne viendrait pas à se trémousser avec autant d’assurance devant nous et à poser des questions qui me glacent le sang… Dans son regard, je sens qu’elle est au courant de ma nature. Que je n’ai rien d’un démon.

J’chasse le cerf comme tout l’monde non ? Je m’assure de lui répondre du tac o tac, de ne pas perdre la face, fronçant les sourcils pour lui faire comprendre d’arrêter de parler de ce sujet. Si Ujiayi venait à entendre… Avec sa langue pendue, il n’allait pas me lâcher. Ouais, merci. Rien de plus ! Je ne sais pas comment cerner la minette, elle m’agace d’être venue juste pour tuer l’oiseau, nous sauvant au passage, donnant l’impression de tout lui devoir et de l’autre côté elle ne dit rien sur ma situation… Intensifiant encore plus l’impression que je dois la remercier et l'honorer pour sa bienséance. Tsssss…

Je la regarde se casser, chasser l’autre condor qui doit être touché par la première explosion, me retournant vers mon équipier qui est mal en point. Bouge pas, repose ta guibolle... J’arrive...

Toujours avec l’aide de mon gourdin je me déplace jusqu’à son sac, je pousse avec difficulté les cadavres d’arbres qui le recouvrent pour extirper son sac en piteux état, s’il y avait des choses fragiles à l’intérieur tout était en miettes. Je le laisse glisser sur le sol pendant que je vais vers l’ours, de toute façon ça ne va rien changer à ce qu’il y a dedans… Tiens ! D’un dernier coup de force je lui lance le sac vers ses pieds avant de me laisser tomber sur le sol, épuisée.

Je m’allonge sur le dos, tournant simplement la tête pour voir l’ours, je lâche enfin mon arme pour remonter ma peau de bête jusqu’à ma poitrine cachant mes tétons et mes seins comme je pouvais. Il avait pris cher dans la bataille, mes seins venaient à déborder de part et d'autre du tissu. C’est qui la minette ? T’as l’air d’bien la connaître !

Mon épaule me faisait terriblement souffrir, le sang avait arrêté de couler heureusement, ça voulait dire que ce n’était pas trop profond même si je ne faisais rien la plaie allait s’infecter rapidement. À chaque mouvement un peu trop brusque je me mettais à grimacer. Elle aurait pas pu nous aider avant avec le piaf ? Il faudra la battre pour gagner la chasse… Et ça n’allait pas être facile, elle avait de l’avance sur nous à ce stade.

Un nouveau mouvement me tire un grognement de douleur. T’as trouvé de quoi nous soigner ? J'espérais vraiment qu’il reste des objets de soins dans son sac, lui pouvait se régénérer dans mon cas s'était compliqué. J’allais devoir cacher ma blessure sous un bandage pour ne pas attirer l’attention avec Ujiayi.

Et t’vas m’dire c’est quoi les prochaines épreuves qu’on puisse s’y préparer… Si ce cerf avait une garde rapprochée, je devais savoir de quoi ça en tenait. On va s’reposer et y retourner. Montrer à ta minette de quoi on est capable. L’gros balourd et la verte !

On avait de la bouffe à volonté autant en profiter pour se remettre en forme, avec de la magie il pouvait rallumer un feu et s’il pouvait pas je m’en chargerais avec des pierres à l’ancienne. Ça nous laisserait le temps de monter un plan pour la suite… La bleusaille lui avait sauvé la mise, je n'étais pas un boulet. À deux il y avait moyen de faire des choses.

Stephen Connor

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 8 mardi 31 mai 2022, 16:54:50

Tous les participants connaissaient Mithra. Ujjayi n’était pas de ceux qui s’embarrassent des lignées et du sang de ses adversaires. Il respectait une inconnue comme Mogak autant qu’une noble au sang royal comme la féline qui venait de le sauver. Et même ainsi, il était difficile de nier que Mithra était de loin la favorite pour remporter le tournoi.

Qui était-elle ? Ujjayi lança un regard curieux en direction de Mogak. Était-ce une véritable question ? Cette diablesse verte était décidemment arrivée avec les mains dans les poches et pas grand-chose d’autre. Ce n’était pas une mauvaise chose, pensa néanmoins le chasseur. Il était bon de ne pas s’embarrasser d’informations inutiles et de se concentrer sur la tâche principale.

Grognant de douleur, le démon se mit à fouiller dans son sac. Toutes ses fioles d’onguents et ses potions étaient réduites en éclats, leur contenu vidé contre le rembourrage étanche. Il soupira un long moment. Des mois de préparations, en ruines. Heureusement, une petite boite pleine de rations de secours était toujours intacte. Alors qu’il l’ouvrait pour en extraite deux minuscules fioles, l’ours reprit la conversation en offrant une des potions à Mogak. 

« Mithra. La fille de Pardia, qui était la championne y’a deux siècles. Son père c’est le Lion des Sables, Buer. J’imagine que j’ai pas besoin d’te faire un rappel sur qui est c’mec. » Répondit l’ours en grognant. Il vida le petit contenant sur sa main, appliquant le liquide sirupeux à ses diverses plaies. « J’l’ai entrainée quand elle était gamine, à la d’mande de son père. »

Heureusement pour l’orc, le démon qui l’accompagnait ne semblait pas se soucier des étranges observations de Mithra. En réalité, la chance était du coté de Mogak, car l’ours n’en avait rien entendu, concentré sur sa propre douleur et son plan d’action à venir. Les prochaines épreuves… C’était une question compliquée.

Après seulement quelques secondes, le démon était comme neuf, se redressant sur ses jambes et s’étirant un instant, avant de s’accorder un long soupir de soulagement. Il s’assit sur un des arbres tombés au sol, croisant ses bras sur son torse d’un air pensif. Aamon était un maître de cérémonie des plus inventifs. Peut-être avait-il préparé de nouvelles épreuves, mais Ujjayi se concentrerait sur celles qu’il connaissait déjà.

Il y avait les Vents Hurlants, avec lesquels le groupe venait de faire rencontre. En général, l’épreuve suivante était celle des Grottes de la Chouette. La chouette était un des familiers du maître des lieux, et suivait constamment les participants, servant d’yeux aux démons nobles qui suivaient l’évolution des jeux en temps réel. Et ces grottes étaient un endroit où le cerf avait tendance à se cacher après le brouhaha causé par les Vents Hurlants.

« Y’a pas b’soin de tuer les condors ou d’affronter la cave, à vrai dire. Tout ce qui compte, c’est de toucher le cerf. C’est juste qu’le bestiau aime pas trop le bruit, et il a tendance à s’cacher dans ces grottes. » Avec une lenteur méthodique, probablement causée par l’épuisement, l’ours se mit à reconstruire un petit feu de camp, l’allumant à nouveau de son souffle enflammé. « Compliqué d’te dire c’qui nous attend là-d’dans. Pas d’bête sauvage, en tous cas. »

Un moment de silence. A la force de ses griffes, le monstre découpa quelques morceaux de viandes sur l’oiseau mort, avant de les embrocher sur des branches qu’il disposa au-dessus du feu de camp. La compétition pouvait prendre des semaines, mois, voir des années. Il ne fallait pas perdre l’objectif de vue, certes, mais il fallait aussi ne pas trop se presser, ne pas s’épuiser dans un élan obsessif.

« La Grotte de la Chouette. C’est la grotte des fantômes. » Ujjayi fit signe à Mogak de lui donner son gourdin, auquel il murmura quelques paroles. « T’y affronteras les esprits d’tes adversaires les plus puissants. Et la Chouette essaiera d’te faire te perdre dans la grotte, aussi. C’t’un putain de labyrinthe. » Les couloirs rocheux existaient dans l’immatériel, changeant constamment, se fermant et s’ouvrant dans un cycle illogique. La lumière mourrait et naissait à des intervalles irréguliers, éclairant les lieux au bon vouloir du plus pur hasard.

Alors qu’Ujjayi finissait son explication sur les fantômes et la géométrie étrange de l’endroit, un cri d’agonie retentit au loin. Plusieurs oiseaux s’envolèrent, d’où provenait le dernier souffle de l’autre Condor. Mithra devait avoir fini le travail. De la nuée volante qui avait quitté l’autre champ de bataille, vint se poser un oiseau d’une grande élégance.

« Toujours aussi juste, Sieur Ours. » Roucoula une voix distinguée, amusée. « Ujjayi, je suis de tout cœur avec vous. » Annonça la Chouette, venue se percher sur la branche d’un des rares arbres intacts. « Et vous, dame… Mogak. Sachez que vous plaisez beaucoup à notre public. Ils vous observent avec grand intérêt. » Un roucoulement ressemblant à un rire amical quitta le bec de l’oiseau, avant qu’il ne reprenne parole. « Comme vous et Dame Mithra avez achevé la première épreuve, vous avez une journée d’avance sur le reste des participants. Et vous avez deviné juste, le cerf s’est réfugié dans la Grotte. Je vous y attendrai avec impatience ! » Sans plus de cérémonie, l’oiseau de malheur décolla, volant vers une superbe clairière où, derrière d’épais buissons, se cachait l’entrée d’une Grotte.

« J’déteste ce sale piaf. » Commenta l’ours, ôtant une broche du feu pour se repaître de la chair bien cuite. Le condor hurlant n’avait pas le meilleur goût qui soit, alors autant bien le faire chauffer. « On partira quand tu seras prête. On doit être à quelques jours de marche, tout au plus. »

***
Helel se leva de son siège. Il était, avec Buer et Aamon, le dernier à être resté pour observer le dénouement de la première épreuve.

« N’hésite pas à me contacter lorsqu’ils arriveront dans les Grottes. Je dois avouer que c’est toujours mon moment préféré. » Minauda le Grand-Duc à l’attention de l’organisateur. « Ah, et préviens moi aussi s’il arrive quoique ce soit d’intéressant avec cette Mogak. »

Le nom de l’orc, de par sa propre admission et les paroles d’Ujjayi, était désormais connu des observateurs. Et aucun des proches d’Helel n’avait manqué le fait que cette beauté amazonienne ait tapé dans l’œil du démon.

« Souhaites-tu la voir remporter le tournoi ? » S’amusa Aamon.

Le rire tonitruant d’Helel retentit en réponse.

« Non, je m’en voudrai de te voler ta championne juste après sa victoire. » Dit-il, fermant la porte derrière lui.

Mogak gra-Urog

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 9 mercredi 01 juin 2022, 02:06:11

Une fille de championne, voilà bien qu’elle devait avoir la pression pour honorer cette grande lignée de chasseurs. Et son père le Lion des Sables, je n’avais aucune idée de qui c’était, mais son nom en imposait déjà ! Et vu la remarque de mon Ujiayi, il faut être débile pour ne pas comprendre que ce Buer est quelqu’un d’important… J’vois… Dommage, j’aurais aimé poser des questions encore pour connaître un peu les têtes pensantes de ce concours de chasse. C’est toi qui l’a entraîné… Et elle t’parle comme ça. Je ricane dans la douleur, me crispant, serrant les poings sans écraser la fiole que mon équipier venait de me donner. Comme un gamin.

Je me calme arrêtant de me moquer, ouvrant la fiole et regardant comment l’ours l’utilisait pour faire de même. Merci. Je me verse le liquide sur l’épaule, passant mes doigts entre les plaies béantes quand le condor m’a laissé. Puis je m’occupe des petites blessures superficielles, autant se remettre complètement. Il faut quelques secondes pour sentir le produit agir, laissant ma chair se régénérer petit à petit. Impressionnant… Si seulement je pouvais avoir ça en dehors de ce monde.

Je reste allongée sur le sol, tant que l’ours arrive à s’en sortir tout seul pour rallumer le feu autant profité pour se reposer et laisser le produit agir. Des grottes ! C’est peut-être l’occasion de l’coincer plus facilement. On l’emmène dans un coupe gorge… L’cerf est à nous !

Mes yeux brillent, je me voyais déjà triompher dans la grotte ! Si c’était si simple, l’ours ne serait pas ici depuis si longtemps… Le monde des démons réservait bien des surprises et la grotte n’allait pas être une partie de plaisir. Le fumet de la viande arrive à mes narines, je me redresse pour me traîner devant le feu de camp d’Ujiayi, je salive en voyant les petites brochettes qu’il a préparées. Ça a une meilleure gueule que sa soupe de légumes qu’on n’a même pas pu manger juste avant le combat.

La Chouette… Les Vents hurlants… Grosse passion pour les oiseaux du maître du jeu. Est-ce que c’était ce Buer qui tenait les ficelles ? Je pense que je ne vais jamais le savoir sauf si j’arrive à toucher la queue du cerf. Les esprits d’mes adversaires ! Je pose ma main sur le haut de ma poitrine pour ricaner. J’vais en faire qu’une bouchée une nouvelle fois ! Ça m’fais pas peur. Affronter une nouvelle fois Yargol, ne pourra que me ravir, déchaîner encore une fois ma haine contre lui et qu’il comprenne que même dans l'au-delà il ne pourra jamais me vaincre. Après il n’y a pas que lui, depuis toute jeune j’ai beaucoup combattu, des orcs, des créatures, des humains, des espèces étranges… S’il y a tout ce beau monde, ça risque d’être un joyeux bordel.

Je tends la main pour attraper une brochette, pendant que mes oreilles frétillent sous le cri d’agonie du dernier oiseau laissant une nuée s’élever dans le ciel. C'était rapide. Je regarde l’oiseau s’approcher, Ujiayi ne se montre pas agressif, ni même en alerte, je n’ai pas besoin de m’inquiéter pour ce qui arrive. Si c’est un nouveau concurrent j’aurai vraiment tout vu ! Un ours, un chat, un piaf… Ce n’est pas les enfers, c’est un zoo le bordel.

Je plante mes crocs dans la viande de condor hurlant, du caoutchouc le bordel, je suis obligée de mâcher de longues secondes avant d’aller. Manquant de m’étouffer quand l’oiseau vient à s’adresser à moi, signalant que je venais à plaire au public et qu’ils m’observaient avec attention. Je tousse plusieurs fois, frappant sur le haut de ma poitrine pour cracher le morceau de viande devant moi. J’pensais pas avoir un public ! J’suis surprise...

C’est bien ma veine, je ne pensais pas qu’on nous observait ! C’est un vrai spectacle le bordel… Ça doit être les têtes pensantes où les plus forts démons qui nous regardent. Si la minette avait remarqué que je n’étais pas l’une des leurs alors eux… Peut-être qu’ils ne pouvaient pas le savoir, comme ils n’étaient pas sur le lieu. Oh bordel… S’ils venaient à s’en apercevoir j’étais cuite. Je sentais cette pression s’alourdir sur mes épaules, alors que la chouette partait en ricanant.

On pourrait la fumer maintenant la chouette si c’est celle des grottes, nan ? Une petite lance explosive dans le cul-là, elle a l’air moins robuste que les condors. Plus de chouette, plus d’entourloupe dans la grotte. Et en plus tu l’déteste c’est l’occasion. Je viens chercher le morceau de viande que j’ai fait tomber juste avant, enlevant la poussière dessus pour le remettre dans ma bouche. Rien ne se perd !

On pourra commencer la route après l'repas ! L’mieux serait de trouver un coin d’eau pour s’rafraîchir, boire avant d'entrer dans la grotte. Il devait bien avoir besoin de s’hydrater aussi pour un démon, il avait bien besoin de manger, ça devait aller dans les deux sens. Je m’acharne sur ma brochette pour y arracher la viande, mastiquant bruyamment la viande entre mes dents. Pour toi la grotte sera une partie d’plaisir t’l’as déjà faite !

Je finis ma brochette, en prenant directement une deuxième ça fait du bien de manger ! Même si la viande n’est pas très bonne, elle est très bourrative. Quand j’ai fini, je me redresse en bougeant mon épaule, faisant des petits cercles pour remarquer qu’elle est presque guérie. Je m’approche de mon gourdin pour le ramasser et le remettre après mon pagne T’as fait quoi avec mon arme ? Attendant la réponse de l’ours, j’en profite pour ramasser des feuilles d’arbres, les plus grandes pour venir emballer de la viande cuite et crue pour le voyage. Autant se faire des réserves si on a plusieurs jours de marche devant nous, je charge le tout dans le sac d’Ujiayi bouchant les trous dedans avec des feuilles pour ne pas tout perdre.

En route, gros balourd.

Je le laisse finir et se préparer pour commencer notre route vers les grottes, on fera sûrement des pauses pour reprendre des forces, manger, dormir etc. Les basiques. Autant arriver en forme à notre objectif et éviter toute fatigue inutile, même s’il me tarde de retrouver la minette… C’est peut-être bien la seule à qui je peux poser des questions sans rien risquer… Mais en attendant je me contente de mon compagnon d'aventure. Dans la grotte c'était qui ton adversaire ?

Stephen Connor

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    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 10 mercredi 01 juin 2022, 04:51:42

Ujjayi savait que ce n’était pas le bon moment pour faire remarquer à Mogak qu’elle n’était pas si différente de Mithra. L’ours avait formé la noble pendant une vingtaine d’années, alors qu’elle était encore une enfant. Il avait une relation cordiale avec elle, et ces paroles échangées étaient la façon bien étrange dont la démone témoignait son affection. Ses paroles l’amusaient plus qu’autre chose.

« T’es pas mieux, la verte. » Grommela Ujjayi, légèrement amusé. « A mon époque, on respectait ses ainés. Tout fout l’camp. »

Il était pénible de manger la chair presque caoutchouteuse du Condor, et même les dents féroces de l’ours y parvenaient avec difficulté. Ce n’était pas le met le plus fameux, mais au moins il y avait de quoi nourrir deux chasseurs pour quelques jours.

Ce domaine était à la croisée des mondes. Pas tout à fait l’enfer, pas non plus le plan des mortels. Il fallait aux démons une enveloppe charnelle pour exister en ces lieux, autrement que sous la forme d’apparitions ou de mirages. Cela impliquait alors des choses auxquelles certains infernaux n’étaient pas habitués. Devoir respirer, manger, boire. Tant de choses que l’on oublie lorsque l’on passe trop de temps dans le domaine éthéré des enfers.

Perdu dans ses pensées, Ujjayi fut surpris par l’arrivée de la Chouette. La politesse forcée du piaf était comme un crissement pour les oreilles franches de l’ours. Il n’aimait pas les fausses manières et les rappels pleins de sous-entendus, dont était friand l’oiseau qui servait de messager à la compétition. Bien entendu, attaquer le majordome attitré d’Aamon était un moyen garanti d’être expulsé sans plus de cérémonie.

Un soupir de soulagement quitta les babines du démon, lorsque l’oiseau quitta les lieux. Pas seulement parce que ce piaf de malheur était parti, mais également car la bestiole avait confirmé une question importante : ils étaient proches du but. La seule compétition était Mithra, pour le moment. C’était une compétition de taille, à n’en pas douter, mais au moins le démon savait à qui il faisait face.

Coller une lance dans le fion de cette salope de chouette ? Qui dans cette compétition n’avait jamais été tenté de le faire. Mais les règles sont les règles. Ujjayi avait d’ailleurs eu l’occasion de constater par lui-même comment étaient punis ceux qui s’en prenaient aux émissaires du Loup Noir.

« Calme tes ardeurs, gamine. » Annonça-t’il, le ton sérieux, la voix grave. « C’est le majordome d’Aamon, et j’ai pas envie d’me faire griller le cul sur place par un dieu démoniaque furax. » Il récupéra sa gourde en métal, se servant une petite choppe de vin qu’il vida d’une traite. « Voire encore pire, d’être disqualifié. »

La grotte, une partie de plaisir. Ujjayi se mit à ricaner, les yeux dans le vide. C’était vraiment une petite bleusaille. Affronter les fantômes du passé ne signifiait pas qu’affronter physiquement des ennemis déjà vaincus. L’ours n’était pas né démon. C’était un terranide autrefois, vendu en esclavage, condamné à trimer sur un galion de la marine Ashnardienne jusqu’à sa mort.

Même devenu un être immortel d’une puissance inimaginable pour le commun des mortels, il en était venu à se sentir impuissant, déboussolé la première fois que la magie de la grotte lui avait fait revivre ces moments de sa vie. C’était au milieu de cette hallucination, alors qu’il se croyait en plein milieu de l’océan sur un galion d’esclave, que l’ours avait combattu à nouveau son plus grand rival.

« Sous-estime pas c’que les esprits peuvent apprendre de tes peurs en te voyant. » Répondit simplement le gros balourd. Il se leva et entreprit de découper plusieurs fines lanières de viande, qu’il enferma dans un conteneur rempli de sel. Un peu de viande à conserver pour la route. « Et pour t’répondre, j’ai fait la même chose à ton gourdin qu’à mes lances. » Ujjayi se tut un moment, avant de se reprendre. « Pardon, j’veux pas dire que ça va t’exploser entre les mains. Disons plutôt que tes coups pourront enflammer c’qu’ils touchent.

En si peu de temps, le moment était venu de partir. La casse était assez considérable, mais Ujjayi était encore confiant sur leurs chances de triompher. Il leur faudrait quelques jours pour rejoindre la clairière où se trouvait la grotte, et Mithra avait pris de l’avance. De plus, elle était bien plus rapide qu’eux. Il restait à espérer que la grotte soit un contretemps suffisant.

Sur le chemin, l’ours échangea des banalités avec la jeune femme. Par chance, il était plus concentré sur le tournoi que sur les paroles de l’orc, ne relevant aucune incohérence ou n’écoutant que d’une oreille distraite lorsqu’elle livrait des histoires qui auraient pu trahir sa véritable nature. Il y en aurait pour plusieurs jours, plusieurs nuits à la belle étoile, au milieu des sons de la nature. Parfois tombaient-ils sur une carcasse, un rappel que Mithra les devançait légèrement.

Ujjayi raconta également son passé à la chasseuse. Comment il était né esclave, avait lancé une mutinerie contre son capitaine avant de récupérer le galion et devenir pirate plusieurs années durant. Il lui décrivit avec enthousiasme la façon dont il terrorisait les navires d’Ashnard il y avait de cela presque mille ans. Puis, il ne manqua pas de raconter comment il fut à son tour renversé par une mutinerie, déporté sur une ile abandonnée où il avait dû survivre deux décennies durant, sans espoir de s’échapper un jour.

De là, il conclut sur sa rencontre fortuite avec une grotte abandonnée où avait eu lieu un rituel ancestral. Comment il avait recréé ledit rituel, avait rencontré l’organisateur de la chasse elle-même, Aamon, et comment il était finalement devenu un démon. Heureusement pour Mogak, il n’eut pas le temps de lui demander comment elle-même était devenue une infernale, interrompu par la fin de leur trajet.

« Ah, enfin ! » Grogna l’ours en dégageant plusieurs branchages de devant son visage. Une clairière les attendait, accompagnée d’un petit lac où ils pourraient remplir à nouveau leurs gourdes. L’entrée de la grotte avait visiblement déjà été dégagée peu de temps auparavant. Il n’y avait pas de temps à perdre. « Possible que la grotte nous sépare. S’il fait sombre, pense à du feu et ton gourdin te servira de torche. » Expliqua Ujjayi en tapotant la rune sur l’arme de son associée.

Comme une prophétie, Mogak se rendrait bien vite compte, à son premier pas dans la grotte, que celle-ci avait déjà changé de forme, fermée derrière elle et ne laissant qu’un long chemin droit devant vers l’inconnu. Son allié avait disparu, ne répondant plus aux appels et incapable lui-même d’atteindre Mogak par sa voix ou ses gestes. Les hallucinations commenceraient après les premières heures à errer sans but, suivies des premières apparitions. L’ours l’avait prévenue : elle ne devait pas oublier que, quoiqu’il advienne au paysage, elle était toujours dans la grotte.

Mogak gra-Urog

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 11 mercredi 01 juin 2022, 16:20:59

Respecter les aînées… J’avais arraché la tête de mon chef à mains nues et dans la nuit, j’avais décidé de fuir mon clan, est-ce que c’était vraiment une référence… C’est vrai, tout se perd, mais parfois ça a du bon pour changer les traditions. Parfois. Juste avant de partir, j’en apprends un peu plus sur cette chouette qui est en réalité majordome… J’en avais déjà vu dans des villes, des hommes habillés en costume qui servent les puissants. Cette chouette n’avait rien d’un majordome ! Et c’était quoi le nom du type… Aamon ? Je crois, ouais. Récapitulons. Aamon, Buer avec sa fille Mithra la minette. Je les répète en boucle dans ma tête pour ne pas les oublier. Je suis plus intelligente que les orcs des montagnes, mais il arrive que ma mémoire diverge rapidement.

J’écoute ce qu'Ujiayi me raconte sur les esprits de la grotte de la Chouette, un orc n’a peur de rien ! Extérieurement oui, intérieurement c’est autre chose. Sinon je n’aurais jamais pris la fuite et je n’aurai pas attendu des années pour défier le chef. Mais si on ne le montre pas, jamais ils ne pourront le savoir. Enfin… Tout cela sera la surprise quand on arrivera dans la grotte. Il m’indique rapidement qu’il a enchanté mon gourdin pour qu’il enflamme les objets que je frappe. Super ! Un sourire déforme mon visage. C’est vraiment le feu sans mauvais jeu de mots.

Et la route pour la grotte de la Chouette débuta.

Les deux venaient à parler de tout et de rien, Ujiayi en profita pour me raconter sa vie avant de devenir un être infernal. Passer de terranide à démon respecté, voilà une progression dans la société bien importante. Je pense qu’être démon offre certains passe-droits, permet de faire bien des choses sur terra… Après, il devait sûrement rendre des comptes à des êtres plus puissants que lui, accomplir des missions pour certains… Des points positifs, comme négatifs. Finalement, ça ne change pas chaque race à des obligations même chez les démons.

Après plusieurs jours, nous arrivons devant la grotte, j’en profite pour remplir ma gourde qu'Ujiayi m’a donné que j’attache de l’autre côté de mon pagne. Sans sac c’est un peu compliqué de stocker des affaires, tant que j’ai de l’eau et mon gourdin pour me défendre ça ira. La nourriture je peux m’en passer quelques jours sans problème. On va y arriver ! Et si on est séparé… Bon courage Ujiayi !

Je fais mes premiers pas dans la grotte et en seulement quelques secondes, l’entrée venait de se refermer derrière moi avalant mon coéquipier dans l’obscurité. C’était rapide…UJIAYI !! T’ES LA ? UJIAYI ? Je monte la voix derrière le mur pour l’appeler. Je fais régulièrement des pauses pour essayer d’entendre une réponse, sauf que je suis bien toute seule ici. Bon… Pas le choix, je dois me mettre en route et essayer de trouver ce cerf le plus vite possible.

Pour le moment, j’ai de la chance, des petites bestioles brillantes éclairent mon passage et je n’ai pas besoin d’utiliser mon gourdin pouvant garder les mains libres pour avancer, le sol humide ne m’aide pas dans ma progression manquant de glisser à de nombreuses reprises. Sans le soleil, il est dur de savoir depuis combien de temps je suis là, une heure, deux heures ? Seulement vingt minutes ? Voilà, bien une problématique qui peut mener à la folie.

DESTINÉE !

Je sursaute quand j’entends la voix du vieux de mes rêves derrière moi, je me retourne brusquement regardant dans ce long tunnel noir qui semble avaler les ténèbres… Il y a quelqu’un ? Seulement le bruit des gouttes d’eau qui tombent sur le sol arrive à mes oreilles… Les premières hallucinations auditives arrivent… Je ne sais pas si les organisateurs de cette chasse arrivent à savoir ce que nous voyons ou ce que nous entendons, si c’est le cas je suis potentiellement dans la merde.

La voix du vieux va me crier dans les horaires pendant un long moment. J’AI COMPRIS !! Ma patience à des limites de cinq minutes je dirais… Je grogne dans la grotte pour le couvrir ce qui n’a aucun effet puisqu’il parle encore plus fort. FERME LA !!! J’ai l’impression que quand je me retourne, je peux avoir un peu de repos donc régulièrement je me tourne brusquement pour le faire taire. TA GUEU… MITHRA ? Je crois voir une paire d'oreilles de chat passer en ligne droite pour s’échapper dans un tunnel.

HEY MITHRA J’SUIS LÀ ! Je cours dans la direction que je l’ai vu, passant dans le tunnel pour avancer, j’ai l’impression d’entendre des bruits de pas devant moi et à chaque virage la silhouette fine de la minette me saute aux yeux. C’est vraiment moi !!! Arrête de courir !! Elle doit me prendre pour une hallucination ! Et je me stop net… À moins que ce soit moi ? Non, c’est pas possible je suis ici depuis même pas une heure, Ujiayi m’avait prévenu que les hallucinations arrivaient bien plus tard.

Je me remets à courir dans les tunnels étroits de la grotte, venant parfois à ramper pour suivre la silhouette devant moi. En me redressant, j’arrive dans une cave très haute, me permettant de me redresser complètement, la lumière venant d’un trou met en évidence une espèce de piédestal, je m’approche doucement restant sur mes gardes. Hey oh ? Mithra t’es là ? Gardant toujours l’idée de retrouver la minette qui doit avoir peur de moi.

Mogak fille d'Urog ? C’est toi !

Une voix grave familière surgit du piédestal, l’ombre étrange qui se trouve dessus tourne pour me faire face et devant moi la tête de Yargol, mon ancien chef me fait face. P’tain. Des crocs plus grands que la moyenne remontant sur ses joues, des piercings dans ses narines, ses yeux noirs, sur sa tête des dreadlocks rabattues sur l’arrière. Yargol…

Mogak à genoux qu’j’te baise ça fait longtemps.

Ma main se pose en un instant sur mon gourdin pour le décrocher et tomber un coup rapide dans cette tête parlante, l’envoyant comme un boulet de feu au fond de la cave. C’est ça les esprits ? Ridicule. Je dois bien avouer que j’ai eu un coup de pression… Le revoir ainsi me donne des frissons. Enfin, c’était rapide je dois trouver un chemin pour sortir, sauf que j’ai l’impression qu’il n’y a pas de couloirs.

Mets-toi à quatre pattes Mogak !

Le revoilà !! La tête était de retour à sa place, me soutenant du regard, son sourire narquois qu’il avait quand il venait me chercher pour me monter et se vider les bourses. Dégage !!! Un nouveau coup de gourdin… Et c’est ainsi que va commencer véritablement mon calvaire dans la pièce… Ne pouvant sortir, accompagnée de cette tête qui revient en permanence pour me déstabiliser au maximum, sans le savoir dans l’obscurité se trouvait son corps qui était peut-être prêt à me sauter dessus si l’occasion venait à se présenter. Ou peut-être que ma chance m’aidera à trouver une sortie… Cette grotte n’est qu’une énigme de toute façon.

Stephen Connor

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 12 mercredi 01 juin 2022, 17:24:34

Mithra errait en ces lieux depuis quelques heures déjà. Cette épreuve était certainement celle qu’elle redoutait le plus. De nombreuses fois, elle s’était demandé ce que lui imposerait la grotte, lequel de ses plus douloureux souvenirs elle devrait affronter. Sa puissance n’était pas venue sans coût, sans sacrifice.
 
La princesse trouvait sans doute normal qu’elle ait souffert toute sa vie, dans le simple but de devenir plus puissante. Il était rare que les démons n’aient qu’un seul enfant. Après tout, le but n’était-il pas d’étendre son pouvoir et son influence ? Mithra avait lutté bec et ongles pour être respectée au sein de sa fratrie. En retour, elle ne haïssait personne autant que ses frères et sœurs.

« Alors, la lèche-cul, toujours à jouer les petits soldats pour faire plaisir à papa ? » Sonna la voix de son demi-frère, Ifris. « Ta mère n’est même pas noble, espèce de gueuse ! »

Les bras du démon, fantomatiques mais bien réels, vinrent chercher les poignets de la diablesse pour lui faire une clef de bras. Un frisson de dégoût parcouru l’échine de Mithra, et elle hurla de rage, brisant l’emprise sur ses bras en donnant un violent coup de pied derrière elle, projetant la forme de son frère contre une des parois de la cave.

« Va te faire foutre ! Toi et ton sang de MERDE ! » Dans un élan de rage, elle fondit sur ce spectre, qui refusait de mourir, la combattant encore et encore. Les coups qu’il lui infligeait étaient bien réels, marquant de bleus et de coupures le corps de la chasseuse, qui hurlait de rage et de frustration. Revivant les pires instants de son existence, affrontant toute sa frustration. Combien de fois devrait-elle tuer ce putain de fantôme !?

Les souvenirs de son entrainement, la douleur et les pleurs lui revenaient. Elle repensait à ceux qui s’étaient moqué d’elle dans sa famille, car sa mère n’était pas noble, car elle était la plus jeune, car ses pouvoirs ne voulaient pas se manifester. Mais elle comprenait maintenant, elle acceptait le poids du passé. Elle n’avait plus à le fuir, car bien longtemps depuis, elle avait accepté la réalité : elle avait été faible. Plus maintenant.

« JE. SUIS. MEILLEURE. QUE. TOI ! » Elle hurla, cessant de se battre, affrontant son premier cauchemar. Cette fois, les poings du spectre passèrent à travers elle.

Mithra soupira, constatant que seul son écho l’accompagnait encore dans les tréfonds de cette grotte reculée. Ifris avait disparu devant son affirmation. Elle voulait s’asseoir un moment, oublier les souvenirs frustrants qui remontaient jusqu’à elle. Mais elle n’avait pas le temps. Elle savait que la magie noire de cet endroit n’attendait que ça. « Hmf. »

***

« Voilà pourquoi je surveille avec attention les relations de mes enfants. » Remarqua Helel d’un ton narquois. La cave entière agissait comme les yeux des observateurs. Le chalet cossu où séjournaient les grands démons contenait un couloir parsemé d’un ensemble de porte, chacune menant à une simulation où ils pouvaient suivre le périple de chaque personne qui entreprenait cette épreuve. « Ne sois pas trop dur avec elle, si elle échoue. » Ajouta le Grand-Duc.

« Je ne lui ai jamais insufflé ce besoin maladif de toujours obtenir la victoire. C’est le travail de sa mère. Mais c’est cette obsession qui fait les champions. » Remarqua Buer, tournant autour de la projection qui était faite de sa fille. Ces hologrammes magiques étaient plus vrais que nature. Le bruit d’une porte se déverrouillant retentit alors dans le couloir adjacent, arrachant un sourire au Lion des Sables. « Tiens, je pense que ta favorite et son acolyte ont rejoint la grotte. »

Helel éclata de rire, avant de faire un signe d’au revoir à l’attention de Buer. Il se considérait comme un oncle pour Mithra, arborant une affection sincère pour sa hargne, sa détermination et sa puissance. Mais ses yeux le guidaient vers une toute autre personne. Il aurait été facile de résumé l’attrait du Grand-Duc envers Mogak à son corps obscène, à sa musculature, au fait qu’Helel puisse imaginer cette amante résister aux plus violentes passions qu’il pourrait lui infliger.

Mais la vérité était légèrement différente. Le Grand-Duc de l’orgueil n’aimait rien de plus que sentir le besoin de liberté. Il n’appréciait rien de plus que de prendre sous son aile des mortels et immortels à la recherche d’un peu plus de pouvoir, pour leur gain personnel. Alors qu’il entrait, seul, dans la pièce qui lui retranscrivait les actions de Mogak, il s’approcha de la projection, cherchant à lui caresser la nuque et soupirant contre son oreille.

Le désir d’Helel ne faisait que se heurter à l’intangibilité de cette image, et il passait à travers elle. Pourtant, mille lieues plus loin, Mogak pouvait ressentir comme un souffle lui caresser le creux du cou. Un instant, bref mais intense, elle pouvait sentir le parfum boisé du mâle qui la convoitait sans qu’elle le sache. Le parfum d’un puissant démon, de quoi la faire bruler de l’intérieur. Un mélange de peur et d’envie, certainement.


« L’orc ? » Répondit Mithra, entendant la voix de Mogak l’appeler. Elle siffla avec intensité, essayant d’interpeller l’intrue tout en donnant sa position. Cet endroit était détestable, et si elle devait s’associer à cette étrange inconnue pour se tirer d’ici, elle n’hésiterait pas. Pourtant, la voix de Mogak s’atténuait, s’éloignait. Déterminée, Mithra se mit en route, courant à travers les couloirs vers l’endroit où se trouvait l’orc. « Ne bouge pas ! J’arrive. »

***

« Ça te manque d’être bien baisée, pas vrai Mogak !? » Tonna la voix moqueuse de Yargol « Tu m’as ptet tué salope, mais tu m’appartiendras toujours, t’as compris !? »

La tête revenait en continu sur le piédestal, se moquant éternellement de l’orc, malgré les brulures, écrasements et autres coups de massue l’envoyant paitre contre un mur. Le corps, tapi dans l’ombre, attendait que Mogak perde patience, déchaine un océan de fureur contre le visage de Yargol.

Et quand enfin l’orc se fut perdue dans un déferlement de violence, l’imposant corps décapité de l’ancien chef s’empara brutalement de son ancienne concubine. Il était aussi fort que dans ses souvenirs, peut-être même plus encore. Et il la soulevait en lui écrasant aussi fort que possible les cotes et le dos, piégeant ses bras le long de son buste dans cette étreinte. Elle pouvait sentir le sexe dur de son ancien tortionnaire contre ses fesses, alors que la tête réapparaissait une nouvelle fois pour la narguer.

« T’vas etre en cloque cette fois, sale truie, j’te l’promets ! » Se moqua l’orc.

***

Les esprits étaient parfois bien plus puissants que ce qu’ils imitaient. Parfois moins. Ils étaient au final simplement des invocations des plus banales, tirant leurs pouvoirs du majordome d’Aamon, qui était un démon mineur parmi tant d’autres. En l’occurrence, pour une mortelle comme Mogak, Yargol devait paraître bien plus puissant qu’il ne l’avait jamais été.

Le souvenir d’être une adolescente fragile devait lui revenir, les moments d’impuissance où elle n’avait d’autre choix que de se soumettre à lui.

Seul observateur, Helel haussa un sourcil. Il était assailli par la même constatation que celle tirée par Mithra peu avant. Sa bouche s’entrouvrit de surprise. C’était une mortelle. Il le sentait même à travers la projection. Jamais il ne se serait trompé. Aamon serait rouge de rage, s’il apprenait qu’Helel avait triché…

« Espérons alors qu’il ne l’apprenne jamais. » Haussant les épaules, Helel vint ensuite poser sa main sur la poitrine de Mogak, où se trouvait son cœur. Le sein de l’orc s’illumina d’un « H » au sommet du pectoral, lui donnant, l’espace d’un instant, la force de briser l’étreinte, de se battre contre Yagol. Même si ce n’était que pour lui éviter de mourir ici, aucune force ne l’aiderait contre la magie démoniaque et ses propres traumatismes.

« Ce ne sont pas la force, la violence et la rage qui te sortiront d’ici. » Annonça Helel, dont la voix retentit dans les os de Mogak. « Mais d’accepter tes faiblesses, tes souffrances, tes peurs et tes frustrations. »

A elle d’en tirer ses conclusions.

Mogak gra-Urog

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Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 13 jeudi 02 juin 2022, 01:34:48

Je passe ma main dans mon cou, sentant comme un espèce de souffle me caresser, il provient d’où ? Je ne vois aucun trou dans les murs et cette odeur qui contraste avec l’humidité…

Femelle… Pas le temps de réfléchir trop longtemps, cette tête ne veut jamais arrêter de parler, elle revient toujours à la même place et je ne peux pas m’échapper. Obligée d’entendre sa voix grave remplir cette cave. FERME… Je viens éjecter sa tête une nouvelle fois contre le mur, qui revient instantanément en place. TA… Une explosion plus forte frappe la pierre pour laisser encore cette tête sur place. PUTAIN… Je laisse mon gourdin tomber à mes pieds, attrapant la tête entre mes mains, plantant mes doigts dans ses yeux pour les crever. DE GUEULEEEEEEE !!

Les globes oculaires éclatent sous la pression, laissant le sang noir couler sur mes mains et ses joues. Mon visage est déformé par la rage, les sourcils froncés, mes crocs sortent de ma bouche. J’vais t’baiser femelle ! Cette énième phrase m’enrage, toujours plantée dans ses orbites, je viens fracasser la tête contre la pierre aussi fort que je le peux, en hurlant de la fermer alors que je peux encore entendre sa voix m’appeler. AHHHHHHHH !

Je ne me contrôle plus, la pierre commence à se briser, des éclats partent sur les côtés pendant qu’une fissure apparaît sur la longueur, ce sourire sur ce visage. Je viens abaisser mes bras encore une fois sans pouvoir atteindre mon but, quelque chose vient me soulever, me serrer, compresser tout mon corps. Je grogne en envoyant ma salive devant moi, je tourne ma tête voyant que c’était le corps cette fois de Yargol. Un nouveau cri déchirant sortant de mes entrailles résonne dans la grotte… Ce n’est pas possible !

Je respire comme une folle essayant de me dégager au plus vite de cette étreinte, le sentir si proche de moi me rend dingue et cette verge qui vient se coller entre mes fesses, soulevant mon pagne. GRRAAAAAAAAAAA… Je n’arrive à rien, cette impression que sa force n’est pas la même que de son vivant. Ses muscles me compressaient de part et d’autres, immobilisant mes bras, me soulevant comme si j’étais une simple humaine. Comme si c’étaient les premières fois que j’étais avec… À mes premiers sangs, quand je voulais fuir et qu’il retenait l’enfant que j’étais.

LACHE-MOIIIIIIIIIII !!!

Des cris toujours aussi puissants à m’en déchirer la gorge, pendant que le haut de ma poitrine se mettait à s’illuminer d’une teinte rouge. Sentant une force surprenante s’emparer de mon corps, j’arrive à tendre les bras pour m’échapper de cette étreinte et avoir le temps de faire volte-face à ce corps qui venait de retrouver sa tête comme neuve après ce que je lui avais fait subir.

Mogak… Femelle… J’vais te briser les jambes pour que t’restes avec moi l’éternité.

Je vois les lèvres de Yargol bouger et pourtant ce n’est pas lui que j’entends au fond de moi, c’est celle d’un inconnu… Encore une hallucination ? Le vieux le retour qui change enfin de disque ? Il est fini le discours sur la destinée… À bien me concentrer, je perçois que ce n’est pas lui…

Faiblesses ? J’connais pas. Souffrances ? J’connais pas. Peurs ? J’connais pas. Frustrations ? J’connais pas. J’vais l’réduire en cendres.

Des conseils qui venaient de me passer par-dessus la tête avec la rage que je contenais, je n’avais qu’une envie éclater encore une fois Yargol, lui faire fermer définitivement sa putain de gueule. Et ce n’était pas comme ça qu’on nous éduquait dans notre clan, il fallait toujours se montrer le plus fort possible même chez les femelles, les faibles étaient mis de côté, assuré les bases besognes avant de se faire chasser quand ils ne servaient plus à rien. Je baisse les genoux tendant la main vers le sol pour attraper mon gourdin, cette fois c’était fini pour lui.

Mes yeux noirs arrivent quand même à refléter la folie qui me parcourt, ma main serre si fort mon arme que mes veines ressortent jusqu’à mon cou, ma salive sort de ma bouche au niveau de mes crocs visibles. Je me lance tête la première vers Yargol, abattant mon arme au niveau de son visage, il lève simplement le bras pour bloquer le coup amorçant une première explosion. Suivi d’une deuxième, d’une troisième. Je ne m’arrête pas, cette force en moi va m’aider à le mettre à terre. Des flashs réguliers illuminent la cave à la cadence de mes coups, Yargol n’a pas bougé d’un pouce. J’ai beau le toucher sur toutes les parties du corps dites sensibles, il n’a pas reculé, il s’amuse à bloquer les coups avec ce même sourire que j’ai envie de détruire.

CRÈVE ! CRÈVE !

Et d’un coup, il lève sa main dans ma direction, je me la prends de plein fouet volant à travers la cave pour percuter le mur derrière. Le choc me fait cracher du sang et me coupe la respiration net, me donnant de la peine pour me relever… Alors Mogak ? Il est déjà là, putain… Ses mains viennent s'abattre sur moi, enchaînant les coups sur mon visage, mon sang chaud commence à couler au fond de ma gorge alors que je reste clouée sur le sol humide. J’veux pas te tuer… J’veux juste te baiser.

Sa main vient m’attraper au niveau du cou pour me soulever de nouveau, bloquant ma respiration de sa main libre, il vient tirer sur la peau de bête couvrant ma poitrine pour la mettre à nu. Puis il défait mon pagne qui tombe au sol, me laissant nue suspendu devant lui. Yargol se lèche les lèvres en me voyant, de mon côté des centaines et des centaines de mauvais souvenirs reviennent dans ma tête. Je m’agite encore plus, battant mes mains devant son visage pour le griffer du bout des ongles, mes pieds se posent sur ses cuisses pour faire levier et essayer de me tirer de ses griffes.

Non… NON ! J’peux pas !!!!

Accepter ses faiblesses, ses souffrances, ses peurs… Faut-il avoir le courage de le faire. Dans cette solution, je me vois retomber dans les bras de Yargol, le sentir entre mes cuisses… Je ne veux plus. Je m’étais jurée que cela n’allait plus recommencer. J’avais tué ce mâle pour être libre… Et voilà qu’une voix venue de nul part me demande de laisser paraître mes failles.

AHHHHHHHHHHHH…

Stephen Connor

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    Description
    Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 
    
    Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.
    
    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

Re : From Hell With Love. [Mogak]

Réponse 14 jeudi 02 juin 2022, 16:57:12

Mithra courait à travers les dédales de la cave. Elle entendait les hurlements de Mogak, signe qu’elles n’étaient pas si loin que ça l’une de l’autre. Malgré cela, il était difficile pour la chasseuse de deviner quel couloir emprunter. D’autant plus que ceux-ci changeaient de façon aléatoire, cherchant clairement à perdre la diablesse.

« Saloperie… » Grommela la princesse en prenant un autre tournant, et en étant accueillie par un autre cul de sac. Un instant, l’idée de lever son bandeau pour user du pouvoir de son œil lui traversa l’esprit, mais elle se ravisa. Elle s’était promis qu’elle n’userait pas de ses pouvoirs pour gagner, qu’elle prouverait à ceux qui la croyaient incapable que ce n’était pas le sang de son père qui faisait d’elle la meilleure. « HEY ! L’ORC, T’ES OÙ ? »

La féline l’ignorait, mais sa compétitrice aurait bien du mal à lui répondre. Car en ce moment même, elle affrontait son passé, étranglée par la poigne d’un Yargol apparemment immortel et doté d’une force insurmontable. Toujours pressée, la démone continuait sa recherche, ignorant la suite des épreuves qui l’attendait plus bas. Mithra n’était pas aussi cruelle qu’elle le laissait penser, et elle savait aussi que Mogak était en danger, toute mortelle qu’elle était.

***
On peut donner les clefs des plus occultes arts mystiques à un tigre, il ne fera toujours que mordre et griffer. Helel n’était pas surpris que ses conseils passent à la trappe, mais il ne s’y était tout de même pas attendu. L’instant de force dont avait été dotée Mogak n’était visiblement pas suffisant.

Le beau diable ne connaissait rien de cette inconnue, si ce n’était son nom. Bien sûr, la scène lui laissait deviner ce qu’elle avait vécu autrefois. Helel employait quelques démons ayant connu un passé similaire. Il était assez au courant des coutumes des orcs. Dans sa hargne et sa colère, la chasseuse rappelait plutôt une enfant terrifiée, battant des pieds et des mains pour éloigner sa peur et sa douleur.

« Tant pis. » Murmura le Grand-Duc. Il incanta quelques paroles, verrouillant la salle dans laquelle il se trouvait. Puis, il fit un geste de la main, avant de frapper le sol du pied. Un épais nuage de fumée envahi la pièce, jusqu’à étouffer le moindre centimètre, avant de s’effondrer complètement, emportant Helel avec lui.

***

Yargol avait le sexe dur, s’amusant de la façon dont la petite Mogak se débattait, prenant clairement un plaisir malsain à la voir ainsi dégoutée et apeurée. Ses grandes mains ôtaient doucement la vie à cette petite pétasse, bien qu’elle pût se douter qu’il ne la tuerait pas, pas tout de suite. Non, il allait essayer de l’engrosser encore une fois avant.

« C’est suffisant. » Un murmure. La même voix qui avait parlé à l’orc un peu plus tôt. Deux mains se posèrent délicatement sur les épaules de Mogak, la réceptionnant alors qu’elle tombait au sol. Yargol s’était désagrégé, devant muscles, chair et os avant de finir en une flaque sanguinolente en l’espace de quelques instants. « Quelle fougue. Remarquable. »

Les grandes paluches du beau diable quittèrent la délicate peau verte de Mogak, et il recula pour mieux l’observer. Doucement, il leva une paume, les vêtements de l’orc lévitèrent un instant, se reformant avant de se réajuster sur le corps de la jeune femme. Helel s’assura enfin que la grotte ne laisse pas passer Mithra, alors qu’elle s’approchait dangereusement. Il essayait aussi tant bien que mal de dissimuler son odeur et les traces de sa propre magie.

« Je ne suis pas ton ennemi. Cette partie de l’épreuve est finie pour toi. » Annonça le monstre, s’approchant un peu plus de sa favorite. Elle était à peine plus petite que lui, quoique la taille d’Helel fasse partie des choses qu’il pouvait aisément contrôler. Même s’il était un démon, le noble infernal était conscient que toucher Mogak après un tel évènement soit de mauvais ton, aussi se contenta-t’il de la jauger, son souffle chaud étant la seule chose qui heurtait le corps de l’orc. « Les nobles ne sont pas supposés intervenir, tu ne dois dire à personne que je suis venu t’aider, c’est bien compris ? Si tu refuses mon aide, les prochaines épreuves te tueront, je peux te l’assurer. »

Helel plaça les doigts de sa main droite devant ses lèvres charnues, soufflant doucement une épaisse fumée blanche qui devint une petite boule flottante au contact de sa peau. Lentement, le démon guida la bille vers les lèvres pulpeuses de Mogak.

« Une partie de ma force. Comme tu auras une partie de la force d’Aamon lorsque tu auras remporté ce tournoi. » Affirma le beau diable, guidant la fumée enroulée dans la bouche bien confortable de l’orc. Il lui caressa doucement les lèvres, titillant sa langue du bout des doigts alors qu’il guidait l’enchantement profondément dans la bouche de Mogak. « Au plaisir, adorable petite orc pleine de rage. » Minauda le monstre, s’éclipsant dans un éclat de fumée en léchant ses doigts, enduits de salive orc.

Une partie de sa force ? Voilà qui était bien cryptique. Peut-être l’orc sentirait-elle sa force décuplée, une capacité à sentir des odeurs qui lui étaient jusque là inconnues. Le reste était à découvrir.


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