Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

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Pere_Yves

Humain(e)

En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

mardi 28 décembre 2021, 20:52:41

Ras le bol ! Oui, j'en ai ras le bol ! Pourtant, j'avais sollicité l'un des plus influents cardinaux, l'un des plus proches du Pape, pour qu'il appuie mon projet et me décroche un financement. Et voilà que cet imbécile, ce répugnant personnage devrais-je dire, se fait mettre de côté au motif d'attouchements, voire pire. C'était pourtant le meilleur appui pour mon projet d'exorcisme sur un territoire où rien n'a été fait. Certes, il avait fallu convaincre toutes les étapes, expliquer la pertinence de développer l'exorcisme dans un pays où les esprits font partie intégrante des croyances, parfois même leur sont indispensables. C'est aussi un peu pour ça que le Japon me tentait, moins que Haïti certes, mais avec la certitude de davantage de confort.

C'est vrai que je n'ai pas été déçu ; l'accueil, l'église, le confort du presbytère, les quelques paroissiens et même de chaudes paroissiennes d'ailleurs. C'est peinard, mais ça m'ennuie ! D'où le retour dans mes pensées de cette idée d'obtenir le statut de prêtre exorciste. Bref, raté, encore raté !

Est-ce pour ça que j'ai flashé sur la maison d'hôtes de Madame Shi ? Mystère ! Le site décrit une belle demeure, perdue au fin fond de la campagne, une maison d'hôtes comme tant d'autres, banale. Si ce n'est que, en cherchant des renseignements, j'ai été attiré par des commentaires sur des esprits qui y demeureraient. Sacrée coïncidence ! Si je réussis quelque chose là-bas, ça va faire monter mon projet direct au Pape. Peu importe que je chope un pauvre esprit errant ou un proche suppôt de Satan, l'essentiel est de faire le buzz ; Rome ne pourra plus me refuser l'investiture.

Très agréable au téléphone cette Madame Shi, une voix très douce, mais mes lectures m'ont appris que le Diable se cache parfois sous l'innocence. J'avais presque l'impression de voir ses courbettes à travers le téléphone. Aller jusqu'à accepter de poser un crucifix dans la chambre que j'ai réservée, alors que je voulais simplement apporter le mien, est-ce une bonne volonté d'accueillir ou un piège tendu par le Diable, à moins qu'elle n'ait vu l'aubaine d'avoir un curé qui vire les esprits ?

J'aurai le temps de m'en rendre compte. Avec tout mon barda à exorciser, ce sont trois valises que je charge dans la voiture. Pire qu'une femme ! Ce n'est pas loin de Seikusu, mais les petites routes me semblent interminables. C'est aussi la certitude que je serai loin de tout, que je couperai le lien quelque temps avec les paroissiens, que je pourrai me consacrer à ce qui me motive.

« au cœur de la campagne », le site disait vrai ! Mais quelle révélation en la découvrant, au détour d'un chemin, bien dissimulée par des arbres. L'endroit idéal pour se reposer ? L'endroit idéal pour des esprits ? On verra...

J'avais prévenu Madame Shi de mon heure approximative d'arrivée, mais je ne peux qu'être surpris par la porte qui s'ouvre, comme par magie. Quoique la magie soit tout autre ! Ce doit être Madame Shi sur le seuil. Quel rayon de soleil dans cet endroit ombragé ! Belle sans être exceptionnelle, mais si délicatement dessinée par des vêtements presque diaphanes, échancrés comme si elle avait oublié de les fermer, je ne parviens qu'avec peine à ôter mon regard de cette belle poitrine cachée sans vraiment l'être.

« Yves, ressaisis-toi ! Tu n'es pas là pour ça. Tu as déjà péché avec quelques paroissiennes, n'en rajoute pas. ». Maudite conscience, ne pouvait-elle pas se mettre en vacances ?

« Madame Shi ? », je prends ma voix la plus douce, comme pour m'adapter au calme ambiant. Un calme que j'imagine déjà troublé par ces esprits qui, paraît-il, ont amusé quelques visiteurs. Moi, je veux en faire mon fonds de commerce, ma gloire. J'essaie de me concentrer, pour percevoir l'atmosphère, accrocher quelque sensation, repérer quelque signe. Néant ! Rien ! La seule sensation qui occupe mon esprit est la silhouette de mon hôtesse. Si je ne me concentre pas, mener mon projet est déjà voué à l'échec.

Shikimurami Nagata

Humain(e)

Re : En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

Réponse 1 dimanche 02 janvier 2022, 19:24:27

Une visite qui sortait de l’ordinaire pour aujourd’hui, un prête ! Je ne savais pas que les hommes d’églises avaient le droit de prendre du repos ou des vacances, c’était presque un honneur qu’il ait eu l’idée de choisir ma maison pour venir prendre un peu de répit. Je voulais qu’il puisse se sentir comme chez lui, c’est pour ça que j’avais accepté toutes les demandes qu’il m’avait fait parvenir y compris de mettre un crucifix dans sa chambre. J’en avais préparé un, mais j’allais le placer seulement à la dernière minute, car je savais que les fantômes n’allaient pas être très contents… J’avais pris soin de le ranger dans un drap et dans une boîte en carton avant de rentrer à la maison pour qu’aucun esprit ne puisse le voir, ni le sentir…

Père Yves m’avait informé de son heure d'arrivée, j’avais pris soin de vérifier que tout était en ordre avant qu’il débarque dans ma maison. Sa chambre était toute propre, j’avais sorti la boite pour y accrocher le crucifix et sans attendre un vent froid glissa contre mes chevilles ainsi qu’un son violent percuta le mur.

‘Ce n’est qu’un client, il ne va pas rester longtemps, ne vous en faites pas…’

Je voulais les rassurer, mais ma voix me trahissait légèrement au fond de moi, j’espérais que Père Yves puisse les faire partir d’ici, il connaissait ce genre d’histoire, il ne devait pas avoir peur. Oui, j’avais envie qu’il me libère de cette histoire qui me fait tourner en bourrique tous les jours, j’ai envie de pouvoir me promener comme je le veux chez moi sans avoir la trouille qu’il arrive quelque chose que ce soit le jour ou la nuit.

‘Tout va bien se passer, je vous le promets.’

Je ferme la porte et un nouveau bruit sourd retentit à l’intérieur, je m’en vais ne voulant pas voir ce qu’il s’y passe. Et c’est bientôt l’heure que mon client arrive, je descends vite au rez-de-chaussée pour me calmer un peu, vérifiant que mon kimono est propre une dernière fois. Un beau vêtement de qualité qui fait très traditionnel, l’ensemble est noir avec les bords blancs, à mon habitude, je ne mettais pas de soutien-gorge en dessous pour qu’on ne puisse pas voir les bretelles ou les bonnets par contre je portais bien une petite culotte, il ne faut pas abuser.

J’entends une voiture arriver et directement j’ouvre la porte pour me mettre sur le bas de la porte pour faire un signe de la main à la silhouette que j'essayais d’identifier à travers les vitres. Peu de temps après il descend de la voiture pour s’assurer de la personne qu’il a en face de lui.

‘Père Yves, oui, c’est bien moi, je suis très heureuse de vous accueillir chez moi ! J’espère que vous avez fait une bonne route et que vous n’avez pas trop eu de mal à trouver ?’

Je m’approche de la voiture tout sourire pour le saluer convenablement avec une courbette en avant.

'Je vais vous aidez à porter vos valises à l'entrée, j'ai préparé un pot d'accueil pour vous rafraîchir avant de monter dans votre chambre !'

Les esprits avaient tout le temps pour se calmer pendant cette pause… Le pot était dans le salon d'accueil autour d'une table basse, j'avais installé des coussins sur le sol pour s'asseoir dessus. J'avais préparé du thé froid, des gâteaux et des fruits, je me suis dit qu'il ne devait pas boire d'alcool comme il était prêtre alors j'avais préféré ne pas en mettre. On avait plus cas se mettre en route.

Pere_Yves

Humain(e)

En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

Réponse 2 mercredi 05 janvier 2022, 10:18:50

J'en ai pourtant fait, des retraites dans des bâtisses loin de tout, des séminaires de toutes sortes, de ceux où on se faisait chier à écouter des sermons à longueur de journée, mais aussi certains où il y avait des distractions avec les jolies serveuses. Je ne me suis jamais fait prendre, tant mieux ! Mais sauter une jolie minette dans une froide cellule monacale met une de ces chaleurs dans les lieux ! Seul souci : elle ne pouvait pas crier. Pourtant, je recommencerais volontiers.

Bon, là, c'est tout autre. Mon hôtesse a un charme exquis et une rigueur extrême, mis à part quand même cette tenue certes élégante mais quand même troublante, et elle ne se vautrera pas dans la chambre qu'elle m'a préparée, avec toute la fougue d'une jeunette en manque de sexe, même si je cache le crucifix pour pas que Dieu nous voie.

Là, c'est sûr qu'il doit voir mon trouble. Mon pantalon règlementaire de prêtre en déplacement doit masquer mon excitation, mais je ne peux nier que je bande. Le kimono de Madame Shi n'est pas des coutumes du pays d'où je viens, mais elle porte cette tenue traditionnelle avec une élégance rare. Je ne saurais dire avec certitude si je devine ses tétons dessous, mais rien que d'y penser ne calme pas mon excitation.

« je suis très heureuse de vous accueillir »
Même sa légère courbette respectueuse n'apportera pas, hélas, la réponse à mes yeux en quête de la naissance de la ligne entre ses seins.

Tout prêtre et toute hôtesse que nous soyons, je refuse qu'elle porte mes valises.
« Merci, Madame Shi, pour cet accueil. Je sens que je serai très bien ici, mais je n'en oublie pas que je souhaite profiter de ce temps pour réaliser certaines actions ».

Etrange comme tout est apaisant en ces lieux, pourtant réputés habités par des esprits malfaisants. Ça me rappelle un exorcisme précédent, officieux bien sûr, où la maîtresse des lieux s'est avérée être une succube habilement déguisée.
Elle aussi, j'étais tombé sous son charme.
Avec elle aussi, je m'étais retrouvé au lit.
Et ce n'est que parce que le crucifix s'est soudain mis à trembler en cognant contre le mur, que je me suis réveillé en pleine nuit, son corps nu au dessus du mien, son visage métamorphosé, ses yeux injectés de sang. Disparue la douce hôtesse ! Ce n'est qu'en empoignant le crucifix pour la frapper de toutes mes forces que j'en ai réchappé.

Pourtant, Madame Shi est encore plus douce, encore plus posée, encore plus belle aussi. Si radieuse même, sur ces coussins posés au sol. Nous sommes tout proches, près de cette table basse. Des gâteaux, du thé, des fruits, c'est tellement à son image.
Encore plus aux antipodes de l'image des lieux. Je n'ai encore ni vu ni entendu un esprit. Pourtant, ils sont là. J'ai acquis ce réflexe, cette prudence. Il y a même quelque chose de plus. Les esprits malins, ceux de moindre importance, il y en a dans bien des endroits, et ceux-là ne m'inquiètent pas.
Mais, ici, je ressens autre chose. Il y a come une espèce de chose qui semble mener tout ça, un peu comme un général qui envoie ses troupes au front sans intervenir lui-même, sauf si le combat venait à nécessiter sa force propre. Et là, plus je hume l'atmosphère, plus je le perçois.
Je venais pour frapper un grand coup, acquérir enfin mon statut d'exorciseur ; il se peut que ça aille au delà de mes attentes.

Mais bon, je n'ai pas que ça comme attentes.
«  Merci, chère Madame, pour cette collation. J'aime le calme de votre demeure. »

Je regarde autour de moi ; tout est à son image, les couleurs, la décoration, à la fois épurée et présente, comme si c'était un écrin bâti autour d'un bijou.

Yves, tu divagues, ressaisis-toi !

D'une drôle de façon !

Le haut de son kimono s'est entrouvert, et le doute n'est plus permis : non seulement cela augure de jolis seins cachés dessous, mais ça confirme que nul soutien-gorge ne les tient. Une aussi jolie poitrine qui se tient droite sans rien, voilà qui laisse rêveur. Sait-elle l'effet que ça fait ? Et est-elle aussi sans culotte ? Ces questionnements surpassent ma quête du démon.

« Ces pâtisseries sont délicieuses. Est-ce vous qui les avez faites ? »

Je me dois de faire diversion, car ma posture sur les coussins risque de révéler mon excitation.

« Mais je ne voudrais pas vous importuner, si vous avez à faire ».

Je me rends surtout compte que j'ai plutôt envie de me la faire. Clairement ! Si c'est le diable qui m'envoie la tentation pour me damner, c'est foutu. Pourtant, Madame Shi est différente de ce que j'ai pu baiser depuis ma prise de fonction à Seikusu. Elle est élégante, quand d'autres étaient vulgaires. Elle est douce, quand d'autres étaient gueulardes. Trop polie pour être honnête ! Une succube sous une apparence de sainte ?

Et je me rends aussi compte que, si je me lève des coussins, elle risque de remarquer une bosse bien incongrue vu mon statut.
« Modifié: mercredi 05 janvier 2022, 13:41:37 par Pere_Yves »

Shikimurami Nagata

Humain(e)

Re : En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

Réponse 3 dimanche 09 janvier 2022, 16:09:10

Le prêtre ne souhaite pas que je l'aide à sortir ses valises de la voiture, je tire un peu la tête, car je voulais vraiment lui rendre service. Je le laisse donc se débrouiller, mais au moment de lui montrer sa chambre, je ne lui laisserais pas le choix ça sera plus simple. Je suis l'hôte de maison et plus jeune que lui, il est de mon devoir de l'aider quoi qu'il arrive.

Nous nous dirigeons dans l'entrée pour le pot d'accueil, que tout est prêt, je m'installe en face de mon client pour pouvoir le servir convenablement à sa demande. Dans un verre acheté chez l'artisan du village, je lui sers du thé, avant de faire de même pour moi. Je n'allais pas le regarder boire et manger sans rien faire, ce moment servait d'échange… Apprendre à faire connaissance, jauger l'autre, c'était important surtout pour moi ! Si je pouvais personnaliser l'accueil pour le rendre plus unique, c'était marquer des points facilement.

'Merci, c'est une grande qualité de ce lieu : la tranquillité ! En pleine campagne, je ne suis pas trop dérangée. Pour les pâtisseries… Elles sont bien de moi ! Tout est fait maison ici, j'aime passer du temps derrière les fourneaux. J'ai appris la cuisine avec ma maman il y a bien longtemps, c'est une façon de lui rendre hommage à ma façon !'

Ma maman n'était pas morte, mais elle était malade et avait perdu la tête la pauvre… Elle ne pouvait même plus tenir une fourchette seule, alors faire tout ça était vraiment ma façon de penser à elle. Même si dans ma cuisine rodait un esprit bien pervers en journée… Souvent, je prenais le temps d'y aller tôt le matin pour ne pas le croiser sous peine de me retrouver contre la table à me débattre pour ne pas me prendre des coups de rouleau à pâtisserie sur les fesses ou bien pire… Un jour, je voulais faire un gâteau à la carotte… Celle-ci n'a pas fini dans le cake.

'J'espère que ça va vous plaire ! J'ai un cake au four, j'irai le chercher dans quelques minutes. Et il ne faut pas vous inquiéter mon Père, vous ne m'importunez pas du tout, je suis là pour vous, vous bichonnez quoi qu'il arrive. Au petit soin à n'importe quelle heure et moment de la journée. Vous êtes mon seul client en ce moment, vous avez de la chance de m'avoir pour vous tout seul, il faut en profiter !'

Je ricane tout en me levant, prenant appui sur la table, je me penche un peu en avant ouvrant légèrement mon kimono devant mon client avant de me dresser complètement.

'J'arrive je vais chercher le gâteau qui devrait être prêt, j'en ai pour quelques minutes.'

Je disparais dans une des pièces voisines pour aller vers le four à pain chercher mon gâteau laissant mon client seul… Ou pas. À peine, je quitte la pièce que le tableau derrière le Père se met à trembler, puis c'est autour de la table avant qu'il ne puisse sentir quelque chose tomber sur son épaule. Une petite culotte qui m'appartenait, blanche comme neige légèrement transparente quand on passait ses doigts sur le tissu. Dedans, se trouvait un papier avec un mot très simple dessus : pervers. Derrière le papier, se trouvait une photographie, on aurait dit qu'elle était prise à la volée vu l'angle et le lieu. C'était moi de dos, vu du bas, sous ma jupe avec la même petite culotte que le Prêtre avait dans la main.

Et une autre photo fit son apparition comme par magie, me représentant sortant le gâteau du four, suivi d'une autre, d'une autre, encore. À chaque fois, l'angle changeait pour passer sous mon kimono et prendre des clichés de mon postérieur, presque le même modèle que ma culotte… Sauf qu'il manquait du tissu sur les côtés, cette ficelle, qui me rentrait dans les fesses était bien mise en évidence sur les photos qui venaient d'arrêter d'apparaître au même moment où j'allais revenir.

'J'arrive avec un bon gâteau bien chaud ! Vous allez m'en dire des nouvelles mon Père.'

Deux minutes après me revoilà, je le pose sur la table basse ne le quittant pas du regard pour ne pas faire une bourde avec les bouteilles et les verres à côté, ne me doutant pas de ce qu'il venait de se passer ici.

'Un gros bout ou un petit ? Ici, il ne faut pas se gêner !'

Pendant que j'attendais sa réponse pour couper le gâteau, dans mon dos se mirent à flotter des sous-vêtements : des culottes, des strings, des ensembles sexy, il y avait de tout et tout était à moi.

Pere_Yves

Humain(e)

En quête des esprits (Shikimurami Nagata)

Réponse 4 lundi 10 janvier 2022, 13:44:26

Je suis sous le charme ! Le charme essentiel, celui par lequel un ensemble de qualités rend une personne irrésistible, et Madame Shi est de celles-là. Il règne, à sa seule initiative, une telle sérénité dans cette demeure, que j'en comprends d'autant moins les rumeurs insistantes sur la présence d'esprits.
Mais je sais trop combien le Diable peut prendre les figures les plus imprévisibles, engendrer les actions les plus dévastatrices, pour demeurer un peu sur mes gardes. J'ai néanmoins du mal à croire que Madame Shi serait une entité diabolique. C'est donc ailleurs que je dois chercher cela.
Mon expérience m'a appris bien des choses. Arriver dans une bicoque lugubre n'est pas certitude d'un contexte hautement diabolique. Arriver dans une maison bourgeoise n'est pas certitude d'un contexte apaisé.

Le plaisir de cette collation est de savourer également les mots de mon hôtesse.
« vous bichonner », jamais une aussi troublante femme ne m'avait proposé cela.
« à n'importe quelle heure de la journée », voilà mon premier regret, que ceci ne concerne que la journée.
« m'avoir pour vous tout seul », je ne sais si mon hôtesse mesure le double sens de ses propos dans un esprit aussi aiguisé que le mien.
« il faut en profiter »,, voilà sans doute la plus belle des conclusions, des invitations.
C'est étrange ce qui m'arrive. Je ne suis un saint homme que selon mon ordination, et pas vraiment selon mon mode de vie. Je réalise que, depuis des années, je mène une vie dissolue, contraire aux préceptes primordiaux. Je le réalise d'autant plus que Madame Shi est différente de certaines femmes qui me firent rompre mes vœux de chasteté.
L'adage ne dit-il pas que « quand le Diable veut une âme, le mal devient séduisant » ?
D'ailleurs, son kimono qui s'entrouvre à nouveau, alors qu'elle se lève, semble le confirmer.

J'ai toujours gardé ma lucidité en toutes circonstances, ou presque. Mais jamais je n'ai connu ça ! Alors que Madame Shi s'est éclipsée pour aller chercher son fameux cake, des tremblements agitent la pièce, un tableau, la table. Bon, ça, je connais ; mais l'étrangeté est que ça survient quand Madame Shi a quitté la pièce, comme si elle s'était dissimulée pour engendrer ça. Toujours est-il qu'il y a bien quelque esprit dans cette demeure paisible en apparences seulement.

Un esprit pervers, me dis-je soudain, quand ma nuque est effleurée par un souffle, une sensation. D'une main négligente je balaie ce courant d'air, mais c'est un bout de tissu que ma main saisit. D'où vient-il ? Je ne le sais pas.
Ce que je sais, c'est que c'est une culotte, une jolie culotte toute blanche, presque diaphane, et surtout odorante ; aucun doute n'est permis, cette culotte s'est imprégnée de l'odeur intime d'une femme. Madame Shi, je ne sais pas, mais je le suppose. Comment sa culotte s'est retrouvée là ? Je ne le sais pas davantage. Pas plus que le petit papier qui l'accompagne, avec le simple mot « pervers ». Cette fois, c'est une chose que je n'ai jamais vécue. Comment l'esprit des lieux peut-il savoir ma vie ailleurs ? Certes, le Malin voit tout, sait tout, peut tout. Mais pourquoi me viser ainsi ? Pour me faire partir ? Alors, je reste !
D'autant qu'au dos du petit papier, le doute n'est plus permis : les fesses de Madame Shi sont exquises, moulées par cette culotte, qui est donc bel et bien la sienne.

Chez un prêtre aussi, quand une photo met le trouble, la réaction se dessine sous la taille. Encore heureux que la position assise m'évite de montrer combien mon pantalon prend une silhouette sans équivoque, que je tente de dissimuler e posant ma veste par dessus.

Ce qui ne s'arrange pas ! Ce papier est maléfique, mais je ne parviens pas à le lâcher. C'est comme une tablette qui fait défiler des photos. Sur la plupart, Madame Shi semble affairée – oui je reconnais un cake sur le plateau qu'elle tient – mais les photos qui se succèdent, comme un diaporama en direct, montrent sous divers angles une culotte bien plus légère, bien plus sexy, plutôt même un string dont la ficelle me permet d'apprécier deux jolis globes fessiers.
Instinctivement, je porte la main à mon pantalon, comme pour jauger de l'effet que ça me fait, oubliant que ce doit être l'oeuvre d'un esprit du Malin, et ôtant ma main in extremis alors que Madame Shi revient.
Sauf que, là, je sais qu'elle porte une culotte bien menue sous son kimono, que la ficelle doit lui coulisser être les fesses à chaque fois qu'elle remue, et que c'est peut-être pour ça que certaines de ses postures me surprenaient juste avant.

« un gros bout », si elle pouvait savoir le gros bout qui s'agite entre mes jambes.
« un petit », c'est un petit trou à peine caché d'une ficelle qui occupe mon esprit.
« il ne faut pas se gêner », c'est sûr que je risque de ne pas me retenir longtemps.
Je ne sais pas si Madame Si se rend compte du double sens que peuvent prendre ses mots. D'ailleurs, je me demande si ce sont ses propres mots ou si le Malin a pris possession de con corps et de son âme, et vise la perdition de la mienne.

De plus en plus évident car, alors que l'avenante Madame Shi coupe une part de cake, sa garde-robe commence à virevolter dans son dos. Garde-robe ? Je rirais plutôt tiroir à dessous ! Il y en a de toutes sortes. Petite cachotière ! Ça va de la très sage culotte en coton comme issue de sa grand-mère, jusqu'à des ensembles soutien-gorge et string arachnéens, que ne refuseraient pas certaines péripatéticiennes que je vis dans les vitrines d'Anvers.

Mais c'est comme si mes garde-fous tombaient, malgré la prudence de rigueur. Je ne regarde même plus Madame Shi, je suis concentré sur cette danse endiablée. Je sens mon excitation atteindre le point de non-discernement.
Je ne regarde pas Madame Shi alors que, de nouveau penchée sur la table, elle me gratifie d'un kimono bien entrebâillé, avec une vision plongeante sur ses seins.

C'est donc en regardant, par dessus son épaule,, la danse endiablée de ses sous-vêtements, que je lui réponds : « oh, mais je compte bien profiter de tout ce que je vois ; je suis sûr qu'il y en a encore plein à découvrir ».

Puisque cet esprit malin a décidé de jouer, je vais en faire de même ; on va voir jusqu'où il osera aller, me défier même.
Va-t-il laisser ces dessous continuer leur ballet, et faire se retourner Madame Shi, qui devrait en devenir rouge écarlate ?
Va-t-il me défier aussi ? Après tout, je suis là pour le neutraliser et, s'il s'amuse pour le moment, il pourrait changer de registre.
Je ne mets pas longtemps à savoir. Alors que je ne fais pas le moindre geste, c'est comme si un violent courant d'air fait tomber à terre ma veste, posée sur mes genoux pour masquer mon trouble. Penchée comme elle l'est sur son cake, Madame Shi ne peut ignorer cela.

Il faut vite faire diversion !
A mon tour, je me lève, me penchant en avant pour prendre l'assiette, le morceau de cake.
Je me penche si fort, que le parfum de Madame Shi envahit mon odorat.
Je me penche si fort, que la poitrine de Madame Shi m'apparaît plus grosse encore.
Je me penche si fort que, par dessus la table, je vois, sur le coussin où était assise Madame Shi, un objet ovoïde et joliment décoré, que j'identifie aussitôt pour en avoir vu sur le Net : un œuf vibrant ! Encore un effet de cet esprit qui a l'air d'être très joueur, ou un oubli de la tenancière des lieux ?
Je me rassieds, aussitôt, mais cette vision ne m'a pas calmé du tout, bien au contraire !


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