Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

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Héraclès

Créature

On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

dimanche 24 janvier 2021, 00:21:28

 
- Allez allez les gars !
- Bien compris chef ! Qu'on chantonne en cœur.

Dans le chantier, les collègues travaillent avec la banane depuis que nous arrivons à la fin de la construction. Un parking de plusieurs étages qui a eu beaucoup de complications. Yashida me garde à l'œil et me sourit voyant que j'ai cette fois mon casque sur la tête comme les copains même si mon crâne est "presque" invincible. Mais il avait raison, l'uniformité d'une équipe est une force pour travailler. J'mets même des gants alors que ça me sert également à rien. On a une nouvelle intérimaire qui vient d'arriver dans l'équipe, une nana qui s'occupe de la peinture des murs et des flèches de circulation. Autant dire qu'un paquet s'est mis à loucher sur elle.

Elle est pas mal, mais j'trouve qu'il manque un peu de... viande. M'enfin, l'heure était de travailler. D'ailleurs Yashida me parle au talkie.

*Héra ? Tu me reçois ? A toi.*
- J'vous reçois cinq sur cinq, boss. A vous.
*Tu fais quoi ? A toi.*
- J'remets les blocs de béton dans la beine du camion m'sieur, à vous.
*Ok Héra, attention de pas te casser un ongle, rejoins Moya quand tu as finis, elle a besoin qu'on pousse le bidon de peinture. Il est lourd pour nous, simples mortels...* Qu'il ajoute, d'un ton sarcastique.
- Bien reçu, Héraclès, terminé.

J'commence à empiler les blocs, des lests de grue pour être exact, qui peuvent varier de 500 kilos à 25 tonnes, dont les amortisseurs du poids lourd commencent sérieusement à fatiguer. Faudra y jeter un œil en retournant au hangar. Ma besogne terminée, j'm'envole en cherchant l'étage de notre chère nouvelle qui pousse sa chariote péniblement. Le poing et le genou au sol, elle sursaute à mon arrivée bruyant.

- Héra ! J'ai eu si peur !
- J'voulais pas, vraiment.

J'me mets sur le flanc en posant une main derrière le bidon sur un chariot à roulettes afin de l'avancer au rythme de son utilisatrice. L'odeur de la peinture fraîche remplit l'étage, voyant bien toute les indications faites avec une habilité précise et féminine.

- T'as pas chômé, beau boulot.

Elle rougit alors qu'elle dessine une immense flèche sur un pochoir.

- C'est pas bien compliqué tu sais...
- J't'assure que pour moi si. Tu te plais ici ?
- Ouais, ça va, j'ai eu des avances de Taku par contre.
- Tout le monde a des avances de Taku.

On se regarde brièvement avant de rire doucement. Puis son visage derrière son masque devient intrigué.

- Tu mets pas de masques ?
- Euh, bah j'en ai pas vraiment besoin...
- Oh, oui on m'a parlé de toi et de tes capacités... C'est vraiment trop bien.
- Pas tout le temps.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on sort d'une norme qui rejette autrui. Sortir du cercle, à moins d'être battu, cassé et reconstruit pour y pénétrer de nouveau, impossible dans mon cas.
- On s'en fiche des normes, crois moi.

On se regarde brièvement, j'l'a remercie silencieusement de la tête. On poursuit notre route et j'entends comme des craquements. J'm'arrête, regarde le plafond, Moya également s'arrête. Juste le temps de la recouvrir de mon dos râblé que le plafond s'effondre sur nous avant de chuter et de traverser les deux derniers étages. Une quantité astronomique d'eau a fragilisé la structure avant d'inonder le bâtiment.

À présent sous les débris, j'me prends des fumées de propane faisant partie du réseau de gaz de ville en pleine poire alors que la poussière retombe. Elle n'est pas avec moi, j'me soulève de toute ma masse pour expulser un bloc de gravats à plusieurs mètres avant de constater que les dégâts sont catastrophiques. J'pousse une quinte de toux. Une grosse quinte, les gaz brulant mes sinus en énorme quantité. Des câbles électriques embrasent le miasme et propagent une déflagration qui m'enfonce dans un tas de débris plus loin. J'en sors évidemment indemne, les vêtements déchirés, mais rien de grave, hormis cette putain de toux...

J'hurle son nom en soulevant à la volée des monceaux et des monceaux de ruines. Une petite main plus loin bouge dans une fissure alors que l'incendie se propage et m'arrache les poumons.

- Moya !
- I...ci...

D'une poigne titanesque j'soulève les quelques tonnes au dessus de ma tête qui faisait barrage sans écraser sa victime toutefois pour l'envoyer valser avec les autres débris. Littéralement blessée de la tête au pieds, aucune idée si elle a des dommages internes.

- Doucement, j'vais te porter.
- Héra...Je...
- Tais-toi, économises toi.

Désormais dans mes bras et blotti contre mon torse, j'décolle comme une fusée en survolant la ville.

Pourvu qu'il ne soit pas trop tard. 

***

Arrivée à l'hôpital, j'me dis qu'effectivement appeler une ambulance aurait pu être une perte de temps, d'un franc coup d'épaule j'passe les urgences en hurlant d'une voix rauque et bestiale, non sans cacher une extrême panique.

- Elle a eu un grave accident, on a besoin d'un médecin !

Une équipe d'infirmières arrivent avec un lit avant de m'intimer à la poser dessus. Une autre quinte m'arrache la gorge et c'est de mes yeux ébahit que j'constate qu'une giclée de sang s'échappe de ma bouche pour finir dans le creux de ma main épaisse et calleuse. L'infirmière me regarde, me toise de haut en bas, j'dois pas être joli à regarder; les vêtements déchirés, carbonisés, en sueur, évidemment sans blessure si on oublie... Le filet de sang qui perle de ma bouche.

- Vous allez devoir nous suivre monsieur...
- Mais qu'est-ce qui m'arrive...

Cette quinte m'inquiète, pourquoi je souffre...? Alors c'est ça, d'être vulnérable ?

Merde.
« Modifié: mardi 30 mars 2021, 22:30:05 par Le Grand Jeu »

Teruna

Humain(e)

Re : On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

Réponse 1 dimanche 24 janvier 2021, 18:52:15

C’étaient les grandes vacances, je n’allais plus au lycée, mais j’avais rapidement trouvé un petit boulot dans l’hôpital de la ville, en même temps il faut toujours de bras en renfort dans ce genre d’endroit. Même si je n’ai pas une grande expérience, j’ai rapidement fait mes preuves et j’ai trouvé facilement ma place dans mon équipe. Depuis, ce matin les patients s'enchaînent, le plus souvent c’est des petits bobos sans trop grande gravité. Des épines dans les doigts, des points de suture à faire sur des enfants un peu trop turbulents, mamie qui est tombée dans les escaliers, monsieur qui a un peu trop bu au soleil et qui a maintenant une insolation. La routine nous allons dire. Mon équipe à même le temps de prendre une pause pour manger et se reposer un peu, ici les journées sont à rallonge on ne compte pas nos heures. Et pourtant, nous parlons tous de nos prochaines vacances dans la salle de pause comme un rêve qui ne va jamais arriver.

“Et toi Teruna, tu vas faire quoi ? T’as un petit copain en ce moment ?”

Je manque de m’étouffer en avalant de l’eau.

“Je ne sais pas encore… Et non je n’ai pas de petit copain à croire que mon boulot à prit le pas sur ma vie sociale !”

“Il faut te changer un peu les idées tu sais, tu devrais réserver une petite maison en dehors de la ville, l’air de la campagne ça fait vraiment du bien ! Et au détour d’une promenade tu vas peut-être trouver un beau jeune homme…”

Je rigole nerveusement, ce sujet me met toujours mal à l’aise pour une raison que j’ignore.

“Je verrais, tu sais j’ai quelques travaux à faire dans mon appartement… Et je voudrais bien réviser encore quelques chapitres sur les…”

Et d’un coup je suis coupée par mon chef de service qui débarque en courant dans la salle de repos, nous criant dessus, on comprend directement que nous avons à faire à une urgence. Pas de temps à perdre, on se lève pour enfiler nos tenues.

“Je veux l’équipe au complet avec moi, une femme a besoin de soin en urgence je vais vous faire un topo sur le chemin, juste Teruna t’iras t’occuper de son collègue qui attend dans le hall ! Il est pris en charge également, une intoxication, tu devrais pouvoir gérer seule !”

Pas de problème, ce n’est pas grave si je ne suis pas avec mon équipe, ma seule priorité est de venir en aide à cet homme ! Je me mets en route, alors qu’une infirmière arrive pour me donner son dossier.

“Un homme, il ne nous a pas encore donné son identité, c’est lui qui a sauvé sa collègue et qui l’a emmenée ici ! Il y a eu un effondrement sur son chantier, des canalisations ont sauté et il a dû aspirer du gaz nocif. Si tu as besoin d’aide, je garde mon bipeur sur moi !”

Je prends le dossier pour le consulter en marchant, alors que je fais un signe de la tête, l’homme a été placé dans la chambre 306, j’arrive devant en quelques minutes frappant à la porte pour rentrer.

“Bonjour Monsieur ! Je suis Teruna, l’infirmière en charge de vous !”

Je le regarde, il a l’air costaud ! Les vêtements qu’ils portent sont en lambeaux, il a différentes traces de brûlures un peu partout et autres blessures. Globalement, ça semble assez léger, le plus important et de lui apporter de l’air frais, afin de purifier ses poumons rapidement.

“Installez-vous sur le lit, nous allons déjà atténuer cette sensation de brûlure au niveau de vos poumons.”

J’attends qu’il m’écoute pour approcher un masque de son visage, je passe un fil au-dessus de ses oreilles pour qu’il puisse tenir tout seul, avant d’actionner une bonbonne juste à côté pour l’aider à respirer et renouveler l’air plus facilement dans ses poumons.

“Il faudra compter plusieurs minutes avant de sortir une différence, mais contre la douleur je peux vous donner un anti-douleur est ce que vous êtes allergique à quelques choses Monsieur ?”


Le temps qu’il me donne sa réponse j’en profite pour venir écouter les battements de son coeur avec mon petit appareil glacial ! Il n’a pas l’air d’avoir de souffle au coeur, pas de complication importante. Un homme fort comme lui devrait rapidement reprendre du poil de la bête, mais le garder sous surveillance est important, alors je ne vais pas le lâcher. Et surtout, qu’il doit aussi s'inquiéter pour son amie partie avec mes collègues, mais pour le moment je n’ai aucune nouvelle à lui donner.

Je me retourne pour aller chercher des gants et une seringue avec un liquide transparent dedans. Dans mon hôpital il est de rigueur que les infirmières portent toutes le même uniforme, une longue blouse blanche avec des boutons roses pour la fermer et en dessous un pantalon blanc en toile. Il n’y a rien de sexy là-dedans, pas comme dans les films pornographies… On travaille, alors nous avons une tenue adaptée ! La seule petite chose qu’on remarque chez moi est ma poitrine assez imposante sous ma tunique, beaucoup plus développée que mes collègues japonaises. Mais je n’ai jamais eu de problème avec ça… Enfin… Je préfère oublier.

En attendant, je laisse mon patient me parler, en l'écoutant attentivement, pour que je passe au reste des examens, il en a bien besoin.

Héraclès

Créature

Re : On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

Réponse 2 lundi 25 janvier 2021, 19:21:28

On me conduit à une chambre, le menton dans le coude, qui subit mes toux ensanglantés, s'aggravant au fil du temps sous mon regard impuissant.

- Tenez bon, monsieur.
- Ouais *kof* *kof*, je gère... *kof*

La chambre est assez grande, le lit aussi, un modèle grand format, on pourrait accueillir le plus gros des obèses là-dessus. On m'dit d'appuyer sur un bouton rouge si ça va pas. Sans doute pour la première fois de ma vie. J'suis déjà allé à l'hôpital. Mais c'était jamais pour moi. Des collègues, mes parents adoptifs, mais là... C'est pour ma gueule. Je suis en danger. J'arrive pas à concevoir cette idée.

Mes respirations deviennent douloureuses, l'impression qu'on dévore ma trachée d'une acidité que je n'avais jamais mesurée jusqu'auparavant. La main sur le torse, j'essaie de respirer doucement par le nez, mais l'effet reste le même, ça brule, ca irrite et le gout du sang dans la bouche prend le monopole sur mes sens. Le goût du fer, la texture épaisse et fluide en même temps. En résulte du coup une sale grimace, dévoré par l'incompréhension.

L'attente est longue, là, allongé à rien pouvoir faire. Mais ce supplice s'arrête quand le battant va s'ouvrir. Une infirmière rentre dans la précipitation, mes yeux s'écarquillent en la détaillant ; un teint clair d'une peau de porcelaine, une longue crinière brune coiffée d'une queue de cheval flottant dans l'air et des traits fins serties de prunelles de la couleur des émeraudes. Son poste d'infirmière se voit sur sa tenue, non sans cacher des formes voluptueuses. Encore une délicieuse créature façonnée amoureusement par Dame Nature.

Mais c'est pas le moment de jouer au docteur, Héra. Me prendre deux étages de béton, et des litres de propanes dans le pif, ça refroidis un peu, v'voyez.

- Héraclès. *kof*

J'm'installe comme on me l'intime de faire, couinant le métal se plier sous mon poids mais tout va bien. Un masque se pose sur mes lèvres et envoie une vague d'apaisement, fraîche, atténuer les brûlures de mes voies respiratoires. Mes épaules se relâchent alors que j'ferme les yeux, savourant ce moment que j'pensais pas retrouver de si tôt. Répondant silencieusement d'un pouce levé pour lui dire que j'ai quand même écouté ses instructions. Son interrogation va suivre et doucement j'retire le masque légèrement de ma bouche pour lui répondre.

- Je ... *kof* suis allergique à rien du tout... *kof* Je me régénère de mes ... Blessures... *kof*

Essuyant les dépôts carbonisés sur les zones brulées, je lui dévoile ainsi la disparition casi instantanée pour économiser tout un blabla sur la régénérescence de mes tissus.

- *Kof* D'habitude...Ca suffit... *kof* kof*

J'retire à moitié mon t-shirt alors que son stéthoscope arrive comme une pièce givrée sur mon torse puissant et brulant dévoilant également mes anciennes plaies, refermées, laissant uniquement une trainée de sang qui sèche à l'air libre. Bordel, pourquoi mon corps galère à s'occuper de tout ce gaz aspiré ? Y'en a trop ? Mes pensées vont vers Moya, espérant qu'elle n'a pas respiré autant de propane, qui sait ce qui pourrait lui arriver...

Teruna

Humain(e)

Re : On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

Réponse 3 mardi 23 mars 2021, 21:34:24

L’homme se laisse faire parfait, car il arrive que certains patients se montrent un peu plus réticents à se faire manipuler, ou à prendre des médicaments voir des piqûres. Pour le moment, tout se passe pour le mieux, jusqu’au moment où il m’explique qu’il peut se soigner tout seul… Mais oui bien sûr ! J’avais vu des choses bizarres dans cette ville, mais quand même il ne faut pas abuser des bonnes choses, mon brave Monsieur !

“Oui… Oui… Calmez-vous, je vais m’occuper de ça…”

Mais pourtant, contre toute attente, il me montre qu’il est capable de le faire, je peux voir sur son bras les tissus se refermer… Je lève les yeux au ciel, décidément ce monde je ne vais jamais m’y faire. Un jour en discutant avec ce qu’on appelle un ESper il m’a expliqué qu’il existait deux mondes, la Terre et Terra… Que là-bas se trouvait des créatures qu’on avait jamais vues ici, cet Héraclès venait peut-être de là-bas ? Dans tous les cas j’avais de la chance, car il n’avait pas l’air très méchant… Car cet ESper m’avait aussi parlé de démon et autre créature démoniaque, je n’avais pas envie d’y croire mais en voyant mon patient finalement tout doit être possible… Heureusement, qu’on m’en avait déjà parlé, car pour une simple humaine j’aurais pu parler en courant en appelant la police. Ou des scientifiques pour me faire un peu d’argent. Et si j’étais cinglée, prendre un peu de son sang pour me l’injecter pour faire des expériences étranges. Mais être humaine me va parfaitement, je ne suis pas allumée. Ma petite vie me va.

“Très bien ! Mais à vous voir tousser, je vois que vous avez du mal à guérir quand même, alors calmez vous et laissez moi faire quand même !”

Je le laisse remonter son haut pour lui coller mon stéthoscope sur le torse et écouter ce qu’il se passe un peu là-dedans… Il faudra bien surveiller ça, je ne dirais pas que c’est inquiétant, mais on ne sait jamais, reste à voir si l’oxygène va faire quelque chose.

“Vous allez rester là pour la nuit quand même, on ne sait jamais ! Je préfère vous avoir à l’oeil qu’il vous arrive quelque chose dehors.”

Je me décolle de lui pour ranger l’outil dans la poche de ma blouse, puis je sors la piqûre que j’avais préparée juste avant, attrapant son bras pour planter l’aiguille dans une veine.

"Ça devrait aussi aider…"

C’était un anti-douleur et un calmant qui devrait l’aider à se reposer un peu, après ce qu’il venait de faire Héraclès devait être sous tension et surtout ne pas savoir si son amie allait bien devait aussi l'angoisser. Le détendre devrait lui permettre de se soigner un peu plus vite.

“Je vais rester avec vous les heures qui vont suivre, pour vous garder en observation et si j’ai des nouvelles de votre amie, vous les transmettre directement ! Pour le moment, je veux que vous bougiez le moins possible, du repos, essayez de vous calmer ! Vous allez boire aussi ce dont je vais vous donnez…”

Un médicament qui allait aider à la guérison de sa gorge et des voies respiratoire, car le poison en lui était certes dans les poumons mais il avait irrité beaucoup de choses au passage, il fallait apaiser le tout. Je me retourne vers les placards pour sortir plusieurs flacons, je fais un petit mélange que je mets dans une cuillère avant de lui tendre comme à un enfant pour qu’il l’avale.

“Je suis certaine que ça va aller pour votre amie !”

Et pour finir une phrase de réconfort pour qu’il puisse se sentir un peu mieux, c’est toujours mieux que rien !

Héraclès

Créature

Re : On a besoin d'un médecin ! [PV Teruna]

Réponse 4 dimanche 28 mars 2021, 14:17:37

Ca continue de brûler dans mes poumons, ça ronge, ça déchire, l'impression que mes tissus se font incinérer par le souffle d'un volcan. Avec le désespoir et la fatalité d'accepter que pour la première fois de ma vie, je vais séjourner dans un hôpital en tant que patient. L'idée même me donnait des appréhensions. L'expérience, inédite, certes, mais avec le doute d'imaginer que rien ne pourra être comme avant. C'est marrant, parce que, j'suis le premier à râler à ne rien sentir de douloureux quand il m'arrive des accidents, et j'suis le premier à rouspéter quand cette invincibilité me file entre les doigts.

Une nuit en observation, j'suppose que la donzelle sera la référente de mon cas. Et... Elle a l'air très agréable. Pétillante, énergique, j'imagine des qualités nécessaires dans ce corps de métier. J'lambine pas, ni ne rechigne et me laisse faire docilement. Surtout que, c'est pas désagréable quand c'est une femme aussi délicieuse pour les yeux. Même si ses vêtements sont amples, on peut deviner des formes opulentes qui donnent envie de les découvrir.

La piqure se plante dans ma peau, les effets sont difficiles à cerner, mais effectivement, il y a comme une atténuation dans mes ressentis. Les instructions sont données, avec la promesse d'avoir des nouvelles de Moya. Je veux tout savoir, même les pires nouvelles s'il le faut. J'peux pas m'empêcher de me sentir responsable. Si j'avais pris mon envol une seconde plus tôt, peut-être que j'en serai pas là et elle non plus.

- Très bien, j'essaierai d'être sage, faudra venir vérifier également.

Une taquinerie qu'on pouvait interpréter par des tonnes de façons, je lui laisse le choix du quel. Une autre toux vient entre couper ma respiration, et j'essaie alors de me détendre en fermant les yeux, m'allongeant correctement, les bras le long du corps. Mais je n'avais que cette odeur dans le pif, vrai qu'elle sent aussi très bon.

Eh merde, ça y est, même là, j'suis entrain de perdre possession de mes moyens. Mes yeux s'ouvrent alors, glissant mes yeux sur elle de haut en bas, l'étincelle dans les mirettes qui traduisaient la pure prédation, et voilà commence un combat que je perds très régulièrement: la tentation bestiale contre ma conscience. Et c'est là que j'commence à faire d'énormes bêtises...

J'bois silencieusement ses médicaments. Le gout est dégueulasse, j'tire une grimace, mais faut avouer que la texture apaise directement mes irritations, et ma gorge s'ouvre pour laisser passer plus d'air. Putain, libération.

- Merci pour votre bienveillance. Je vais me reposer maintenant. Que j'finis par susurrer.

Cours, beauté, cours et laisse moi.
« Modifié: mardi 30 mars 2021, 02:18:45 par Héraclès »


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