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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Where the fuck am I ? || Pv. Zorro Wolfen  (Lu 43 fois)
Lyra Scytha
E.S.P.er
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FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« le: Juin 06, 2019, 09:21:18 »

La pluie tombe sur les toits, la tôle résonne. Les éclairs jaillissent et le tonnerre tonne. L’orage gronde et bientôt, les rues sont emplies d’hommes et de femmes grouillant. La foule s’épaissit à cette heure de pointe, ils se bousculent. Fendant la foule, un homme en costume noir s’avance rapidement, une mallette dans la main droite. Et elle passe de mains en mains cette belle mallette noire. Suivie de près par l’ombre, sa position est tracée et annoncée chaque croisement. En effet, plus loin, cette ombre murmure à l’oreillette les tournants, les rues, les boulevards, ses pas se font plus pressants chaque fois. Sa hantise ? Perdre le sujet de sa mission. Elle a le don de s’attirer des ennuis et pourtant, elle le fait, cette belle ombre. Elle suit cette pochette de cuir qui circule, qui danse en rythme avec les pas des passants. Les regards s’échangent, des poignées de mains également. Les sueurs se mélangent à force, la petite fouineuse pense que sur cette valise se trouve plus de liquides corporels que dans n’importe quel utérus de prostituée. Cette image lui semble étrange. Elle étire un sourire sous sa capuche et continue sa poursuite. Soudain, la valise est emportée dans un bâtiment. Privé. Elle devait certainement avoir une autorisation, un passe pour entrer. Comme le témoigne d’ailleurs le lecteur de carte à l’entrée. Elle serre les poings et fait son rapport. Le résultat fut sans appel. Suis cette foutue mallette.

Lyra baissa le regard vers ses mains trempées. La foule s’était dissipée, elle attendit un moment et soupira. Avait-elle vraiment le choix ? Bien sûr qu’elle l’avait. Elle avait toujours le choix. Soudain, son visage se fit plus froid, elle repéra un homme qui s’avançait vers le bâtiment. L’homme fut soudain interpellé par une belle voix enivrante. L’homme étira un sourire bête, la bête étira un rictus carnassier et resserra ses filets sur sa proie. En l’entraînant à l’écart, elle l’assomma sans difficulté et enfila ses vêtements. Elle mit des lunettes de soleil. Woman in Black. How entertaining. En entrant dans le bâtiment, elle sentit soudain un courant d’air chaud passer dans ses cheveux. Bon. La valise. Ce n’était pas une bonne idée d’être ici et elle le savait. Elle le savait même très bien ! La silhouette eut bientôt tous les gardes à ses trousses. Echec cuisant de la mission. Elle écrasa avec rapidité l’oreillette et le micro. Dans son infiltration, elle avait tout de même réussi à aller au cinquième étage sans se faire repérer. Au cinquième, elle s’était faite attraper. La belle brune avait alors sourit et s’était enfuie. Dans les couloirs, elle était ralentie par les hommes qui discutaient en buvant un café. Bientôt acculée dans une salle de réunion, entourée de vitres, elle recula. Les homme s’avance. Pas d’échappatoire. Elle le craint. Elle le sait. Courbée vers l’avant, bien ancrée sur ses appuis, la voilà qui pose son dos contre la vitre. Ils s’avancent, vainqueurs. Elle recule. Piètre femme face à des hommes forts. HA. Qui pense sérieusement cela d’elle ? Elle vivante ? Jamais personne ne l’enverra en prison. Elle fait volte-face, donne un coup de pied dans la baie vitrée en son plein centre. Pas d’effet, cette fois, c’est son épaule qui cogne le verre. Alors, il cède. Un homme tente de l’attraper, mais sa main se referme sur du vide. Un courant d’air emporte le verre, les documents et laisse la salle bien vide d’un coup. Elle observe le sol s’approcher bien vite. Il vient. Elle sourit. Il est là pour elle. Et l’étreinte de la mort également, une seconde fois. Ses yeux se ferment.

Pas un bruit. Juste le vent qui caresse ses cheveux. Sous ses pieds, des pavés s’étendent de part et d’autre d’une rue. Mais la pauvre ne voit plus rien. Le bruit d’un trot est de plus en plus proche et, finalement s’éloigne. Elle est consciente, ses yeux sont ouverts, mais elle ne voit rien. Son visage est couvert de sang. Lyra entend ses oreilles bourdonner. Elle se couche sur le côté droit, ses côtes effleurent le sol. Les mains posées sur ses oreilles, elle se tord atrocement. Pas de parole, pas de son, pas de bruit, ni un murmure, ni un cri. Seul le silence l’envahit. Incapable de parler. Elle veut hurler et pourtant elle ne s’entend pas. Le sang coule de son visage, ses yeux ont une pupille blanche. Elle est livide, presque maladive. La belle reprend son souffle… Tout se stabilise, sa vision également… Ses oreilles se débouchent. Elle peut sentir sa respiration, son corps mouillé au contact d’un sol froid. Elle est dans une ruelle, silencieuse… Lyra se relève… Les bâtiments ont l’air d’un âge ancien… Où est donc Seikusu ? Amusant, est-elle enfin morte ? Son père serait certainement très heureux de l’apprendre. Voilà la belle qui s’avance dans une rue passante, commerciale, habillée étrangement. Elle allait vite s’attirer des emmerdes ici. Une habitude, certes, mais elle n’avait pas vraiment compris ce qui venait de se passer… Elle essuya son visage d’un revers de manche. Les vêtements de l’homme qu’elle avait volé étaient trop grands pour elle, alors, elle avait serré la chemise blanche avec sa ceinture, à sa taille. La veste noire avait été abandonnée. Elle releva le regard vers le ciel… Où était-elle ? Elle posa sa main sur sa tête… Voilà la douleur qui reprenait. Elle posa son dos contre le mur d’une maison… Un bruit sourd l’assaillit, elle posa ses mains sur ses tempes, se massant douloureusement le crâne…

Où était-elle ? Quand la douleur fut calmée, elle déglutit nerveusement en croisant les regards interloqués. Loin de sa zone de confort, dans un monde qu’elle ne connait pas, elle se glisse dans une ruelle et essaie de raisonner.

Okay… Alors je suis tombée. Et je suis morte. C’est sûr et certain… Mais alors… où est-ce que je suis ?

Pourquoi parler seule à voix haute ? Se rassurer ? Possible.
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