banniere
 
  Nouvelles:
Venez féliciter nos nouvelles administratrices pour les 9 prochains mois ici !

Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Sujet: Fall Into Madness ? || Pv. Jack Tailor  (Lu 328 fois)
Lyra Scytha
E.S.P.er
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 29

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« le: Juin 06, 2019, 06:02:00 »

Un. Deux. Trois. Inlassablement elle tombe. Tap. Tap. Tap. Elle décompte les secondes, elle ne s’arrête jamais. Lumière. Flash. Caméras. Trop de lumière. Tout est blanc ici, les vêtements le sont, la nourriture l’est, ses mains sont devenues livides. Plus aucun éclat au fond de ses yeux, seul son coeur se bat encore. Dans l’inconfort le plus total, l’ombre cachée par ses cheveux étire un sourire et reprend contenance. Boom. Boom. Boom. Elle semble être devenue une belle compagnie cette goutte qui tombe inlassablement sur le sol. Interdit de parler. Interdit de sourire. Interdit de souffrir. Interdit de vivre. Seule cette goutte l’accompagne et l’aide à rester éveiller. Les pieds nus, assise sur le lit le plus haut des deux lits superposés, l’ombre est recroquevillée. Les barreaux de cette cage sont blancs également, le couloir est blanc. Pas de musique, personne, seules des caméras l’observent froidement. L’objectif est clair. Seule la petite led rouge qui clignote en rythme avec la goutte lui apporte une couleur. Cette led hante ses rêves. Aucune stimulation de sens. Pas le droit de parler sans y avoir été invité. Les draps sont froissés, déchirés, témoins d’une récente altercation avec un garde sommé d’arrêter la soudaine pendaison tant désirée et planifiée par la belle ombre. Alors voilà ce petit oiseau en cage, ses yeux sont noirs de haine, ses cheveux également. Un carré touchant ses épaules, les effleurant comme un murmure de vent. Depuis combien de temps cet oiseau n’a-t-il pas volé ? Depuis combien de temps est-il ici ? Cet oiseau a les ailes brisées, son visage est pur et pourtant, un bleu commence à s’effacer de ce joli minois… Combien de fois cette silhouette a voulu se révolter, sortir de cet enfer ? Sortir d’ici ? Prisonnière de ses pensées, de ses responsabilités, elle est forcée de rester ici. Entre ces trois murs et ses barreaux. Entre ce plafond et ce sol interminables qui, chaque fois qu’elle les regardait, semblaient s’éloigner. L’ombre tendait les bras, mais jamais ne les atteignait. Elle avait beau grimper, essayer, jamais elle ne parvenait à toucher du bout des ongles ce ciel blanc.

Alors, dans ces cas-là, l’ombre s’échoue sur son matelas ou sur le sol, dépitée. Alors elle veut pleurer, pourtant rien ne lui vient, plus rien n’est possible pas même pleurer. Elle descend de son perchoir, accroupie, silencieuse. Elle s’était dit de faire un programme, de faire du sport, mais elle fut bien vite forcée de constater qu’elle était stoppée à chaque fois. Violentée chaque moment et ses sens devenaient défaillants. L’ombre était ici car il le fallait. Pas le choix. Ses souvenirs, même les douloureux, lui semblaient de vastes chimères. Même la douleur d’une jambe cassée était plus douce que les lamentations présentes... Le dos à présent posé contre le sol, la créature prend une inspiration et, saisit de ses ongles son haut blanc. Elle a envie de le déchirer et pourtant… En faisant cela, cela ne ferait qu’aggraver une situation, donner une raison de plus de menacer une innocente. Alors, cette forme oublie les tribulations, les horreurs lorsque vient le repas. Avec celui-ci, toujours se présentent des médicaments. Pourquoi traite-t-on ? Une folie naissante ? Alors prise de tremblements une demi-heure plus tard, l’ombre se jette aux barreaux, une chaleur emplit son corps, son esprit et, crispant ses muscles dans une maudite supplication. Ondulant contre le sol, cet oiseau lève les yeux, mordant faiblement son haut. Cette drogue l’asservissait,  contrôlait, détruisait. Lumière. Trop de lumière. Cette drogue était mauvaise… Mais… Tellement désirable. Le rapace reconnaît les pas réguliers de l’homme en blouse blanche. Celui-ci a un sourire constant. Un rictus qui froisse, fait trembler, apeure. Le lendemain, il apaise, caresse et martyrise. Alors l’oisillon hait cet homme. Celui-ci est accroupi à côté de la cellule. Il penche la tête. Avec une lenteur exagérée. L’animal en cage s’éloigne, posant son dos contre le mur en face de l’entrée. Il a peur. Oui. Il craint la prochaine piqûre comme il la désire. Un murmure froid, grinçant, le fait frémir de dégoût.

J’ai un cadeau pour toi.

Le scientifique lui fit signe d’approcher. Mais la créature n’avança pas. Au contraire, son dos se plaqua d’autant plus contre le mur. Il entra, l’autre ne bougea pas mais ramena ses jambes vers elle, contre son thorax. Il posa son pouce sur les lèvres, l’autre tenta de mordre et se ravisa en sentant une main saisir son cou. Alors, le pouce se glissa entre ses lèvres. Le scientifique était quarantenaire, avait un visage parfaitement rasé, des yeux d’un noir profond. La créature secoua la tête. En face, le diable rit. Il grinça à nouveau:

Il arrivera d’ici peu. Tu devras me remercier. Gaby.

Le scientifique
chercha sa langue, docile, l’esclave donna un unique coup de langue qui parut alors satisfaire le tortionnaire. Il se redressa et disparut. La porte était restée ouverte… Lumière. Trop de lumière. L’ombre se redressa lentement, des gardes approchaient, tout vêtus de blanc, ils emmenaient un homme. Conscient ? Inconscient ? Gaby… Ce surnom l’énervait. Gaby ne pouvait pas le savoir, reculant face aux gardes, Gaby se hâta de retourner sur le lit superposé, dans le coin de la pièce, observant l’être qui venait d’arriver. La silhouette était féminine, gracieuse, discrète, intriguée… Elle n’allait pas entamer la conversation… Mais… Voir quelqu’un d’autre la remplissait de crainte et de bonheur à la fois. Depuis longtemps, l’espoir venait de revenir. Gaby était magnifique, tout en finesse, calme et pourtant nerveux, plein de paradoxes, un regard profond. Des jambes quasiment nues, couvertes seulement par un sous-vêtement blanc et par le haut trop grand qui lui arrive au ras des fesses. Dans un moment, la dose de nourriture apparaîtrait, pour l’heure, tout était stable. Mais pour combien de temps ?

Lumière. Trop de lumière.
« Dernière édition: Juin 07, 2019, 09:06:38 par Lyra Scytha » Journalisée

- Freedom -
Jack Taylor
Humain(e)
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 169

avatar


Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #1 le: Juin 07, 2019, 01:28:49 »

Andrew trébuche. Le sol est glacé sous ses pieds nus, humide parfois. L’espèce de sac en toile de jute qu’ils ont jeté sur son visage lui permet de respirer, mais pas de voir. Il manque de s’affaler, mais on le retient sous les aisselles. « Débout, 5508. Vous êtes attendu. » Les menottes lui meurtrissent les poignets depuis des semaines, mais jamais elles ne lui sont retirées lorsqu’il est seul. « Hmff ! » La morsure du taser dans le creux de ses reins le force à allonger ses foulées. 5508. Il ne se souvient même plus de la dernière fois que quelqu’un l’a appelé par son prénom. Son avocate, peut-être. Ce deal avec le procureur… Jamais il n’aurait dû l’accepter. Son dossier est simple comme bonjour. Une vie sans histoire, une ravissante petite copine – Karen. Musculation après le bureau, basket le dimanche après-midi. Puis un jour, un mauvais regard sur le parking d’un supermarché. Il frappe le premier, l’autre tombe, se fend le crâne contre une borne en ciment. 5 ans. Mais après quelques mois, le proc’ demande à le revoir. Se porte-il bien ? Il a entendu dire qu’il déprimait beaucoup. Peut-être que la prison n’est pas vraiment pour lui. Peut-être qu’il a une solution à lui proposer. Une expérience. Dure, dangereuse, mais quelques mois plus tard, il serait dehors. Alors il accepte, bien sûr. Le lendemain, on le transfère dans un autre établissement. Il est reçu par un homme au regard singulier, qui l’étudie soigneusement sous toutes ses coutures. Il soupèse froidement son pénis, palpe la densité de ses muscles, lui pose des questions étranges. Préfère-il les hommes ou les femmes – les femmes, bien sûr.  Combien de rapports sexuels par semaine ? Dix, peut-être douze, ils essayent d’avoir un enfant. Quantité de sperme produite ? Heu, normale. L’homme semble déçu. Il coche les petites cases d’un formulaire, complètes les champs d’une écriture nerveuse qu’il ne parvient pas à déchiffrer, même en plissant les yeux. Il lui fait une première injection, rappelle les gardes pour qu’on l’emmène. La suite ? Elle est floue. Une cellule capitonnée. Le silence, les pilules, les piqûres. De temps en temps on l’installe dans un siège métallique, face à un écran. On le force à regarder des scènes pornographiques honteuses, dégradantes. D’autres jours, on le fait courir sur un tapis, soulever des poids. On ne lui sert que de la viande crue trois fois par semaine. Il la refuse au début, puis vaincu par la faim, la tolère, puis la dévore. Parfois il oublie son prénom, son nom, ou les confond. 5508.

Les jours passent. Puis les semaines. Sa conscience s’efface devant deux impératifs primitifs. La viande, le sang, qu’on lui accorde parfois, et le sexe, qu’on lui refuse toujours. Ses érections sont douloureuses, presque permanente. Si on le surprend à caresser son vit, à frotter son bassin contre sa couche, des gardiens déboulent, l’aspergent d’eau glacée avec des sceaux. Il n’aurait jamais cru que l’abstinence puisse être si difficile. Il tremble parfois pendant des heures, les dents serrées, le sexe raide. Dans son sommeil, il lui arrive d’éjaculer un peu, stimulé par les rêves obscènes qui l’assaillissent sitôt que ses paupières se ferment. Il songe énormément à Karen bien sûr, à son corps souple, à sa peau de pêche, à toutes ces choses horribles qu’il lui fera subir quand il sortira. Mais pourra-il simplement se contenter d’elle, de l’amour de sa vie ? Il ne sait pas, ne sait plus. Et cette faim dévorante le consume.
 
Le bruit métallique d’un loquet que l’on tire le ramène à l’instant présent. Une autre cellule ? On le pousse sans ménagement à l’intérieur. De nouveau, il chancelle, mais retrouve son équilibre seul, alors que dans son dos, la porte claque. Sous le sac de jute, ses lèvres sont sèches, gercées. Droit comme un piquet, il se tient immobile quelques secondes, les yeux plissés. Sa silhouette est épaisse, robuste. Ses muscles saillants se devinent sous le tissu tendu de sa combinaison de bagnard. Il doit y avoir énormément de lumière, puisqu’il est presque aveuglé, à travers le tissu.  Une odeur fruitée. Des semaines passées dans le noir l’ont aidé à développer certains de ses autres sens. Son ouïe, son odorat surtout. « Bonjour ? » Une femme, c’est probablement une femme. Mais pourquoi ? « Je… M’appelle Andrew. Andy. » On lui avait dit qu’il y avait deux parties à l’expérience. La préparation, puis la mise en situation. Derrière son épaule, un cliquetis. Quelque chose est tombé, ou a été lâché sur le sol.  Il avance d’un pas mal assuré, tend ses bras entravés vers l’avant. Finit par rencontrer un mur puis pivote pour s’y adosser, avant de se laisser lentement glisser au sol en soupirant. Un froissement de tissu sur sa gauche. « Et toi ? » Ce matin, avant de quitter sa cellule, le docteur lui a rendu visite, en personne. Il l’a trouvé très agité, et lui a fait une piqûre, qui l’a calmé. Il a accueilli le relaxant musculaire avec bonheur, sentant son sexe douloureux s’amollir, son esprit ravagé devenir brumeux, volatil. Il comprend mieux à présent. La femme. Mais il le sait, l’effet de la drogue se dissipera dans quelques heures et alors… Il se redresse brusquement, un peu hagard. « Il faut absolument que je sorte d’ici », murmure-il, sans avoir la force de se lever. "C'est dangereux."
Journalisée
Lyra Scytha
E.S.P.er
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 29

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #2 le: Juin 07, 2019, 10:16:44 »

Les supplications de plus en plus viscérales conduisaient très vite à un désir de souffrance et de plaisir mêlés. Elles emmenaient dans un monde paradisiaque qui s’effaçait une fois avoir croisé le regard du violeur. Pourquoi Gaby était ici ? Ils ont quelqu’un. Ils l’ont elle. Parfois en fermant les yeux, Gaby peut entendre sa voix, une voix fluette, gentille. Calme. Elle demande: quand rentrerons-nous à la maison? Alors, Gaby répond de sa voix douce, mi-grave, aussi douce qu’une caresse, une voix presque maternelle … Que tout irait bien. Il avait promis de ne pas l’abuser. Il lui avait donné sa parole, mais comment donc vérifier les dires de ce foutu tortionnaire ? Lumière. Cette lumière, symbolise ici la folie, ici la souffrance, ici la mort, ici la douleur. Ici la haine. ICI L’ENFER. Il lui est arrivé de ne pas dormir pendant des lunes, à cette ombre. Heureusement, dans cette aile, elle peut manger de bons plats, pourquoi un tel traitement de faveur ? Discipline, torture, lobotomie, DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ES-TU ICI ? Cette voix résonne parfois, le temps s’arrête ici, mais les larmes coulent. La goutte tombe, inlassablement, elle tambourine, frappe contre le sol. Et rappelle assez souvent les horribles sentences, les brimades, les coups, les coupures. Souvent Gaby a cru mourir, jamais cette délivrance ne lui a été permise. Il lui semble avoir tout perdu, sauf une chose, sa soeur. Elle avait dix ans quand elle a été kidnappée. Et Gaby… seize ans. Pourtant, la silhouette était celle d’une femme d’environ une vingtaine d’années. Aucune idée de ce qu’il se passe en dehors de ces murs. Aucune idée de ce qui va lui arriver ensuite. Le jour se passe comme une vie, une vie se passe comme une éternité, une éternité se fragmente en une seconde à chaque battement de cils et de coeur. Que faisait Gaby avant ? Aucune idée. Qu’est-ce que Gaby fera après ? Ce surnom l’insupporte.

La forme ombragée par le mur observa l’homme entrer. Il était grand, très grand, même si Gaby ne pouvait pas se mesurer, ainsi placé sur le lit suspendu au mur. L’homme ne voit pas, il tâtonne. Pas de réponse. Pendant un long instant d’ailleurs. Juste le silence. L’ombre reste perchée, silencieuse, il se présente. Pas Gaby. Il s’assoit, Gaby se lève. Il ne voit pas, Gaby l’observe. La poutre des deux lits suspendus est saisie, sa main glisse dessus sans bruit, Gaby descend de son perchoir. Ses pieds effleurent le sol après un claquement agréable. Comment donc acquérir une telle souplesse en si peu de temps…? C’était l’unique chose que les gardes lui accordent, être souple. Tant de grâce est presque indécent, ses pieds glissent sur le sol blanc. Aucune parole, aucune réponse. Plongé dans l’obscurité, il doit certainement se sentir à l’étroit dans ce sac. Ses mains sont attachées. Pourquoi ? Ses mains grisâtres se glissent sur le tissu, près des oreilles de l’homme et retirent l'entrave. Gaby connaît la procédure pour les choses amenées qui doivent être retirées. La silhouette observe la caméra un instant. Elle n’a pas détaillé le visage de l’homme pour l’instant. Non… D’abord, elle s’avança vers la caméra, puis recula, sans regarder derrière elle, elle posa le sac entre les barreaux pour qu’un gardes viennent récupérer cela plus tard.

Debout, lui, assis, Gaby le surplombait, mais exposait également ses jambes légères, douces et éthérées. Immaculées. La lumière du soleil lui était inconnue. Les carences en vitamines étaient comblées par des cachets, des médicaments toujours plus nombreux. Toujours aucun mot, Gaby s’avança vers lui. Dangereux? Qu’entendait-il par-là ? L’homme est beau, la silhouette féminine ne lui tend pas la main, elle le fixe. D’un regard neutre, glacial, haut. Andy? Gaby? Andy et Gaby ? Cet enfoiré avait le sens de l’humour. Tant mieux, Gaby l’avait perdu.

... Gabrielle.Entendit l’homme assis.

Gaby continuait de sonder ses yeux en quête de réponses. Il n’avait pas l’air méchant, loin de là. Voir du beige lui faisait du bien, du brun également. Voir quelque chose d'autre que du blanc lui faisait du bien. Les hallucinations visuelles se calmaient un peu en présence d’une stimulation visuelle. Les lamentations allaient visiblement s’arrêter pendant un moment.  Gaby n’avait pas l’habitude de parler, en général on lui demandait d’ouvrir la bouche pour autre chose. L’éclat de ses yeux brilla un peu plus, Gaby se pencha vers lui pour l’observer. Pas un sourire, plus un mot, juste le silence à nouveau de sa part. Les lèvres de l’homme étaient sèches, les siennes étaient humides. Gaby était son soulagement, son ange dans les ténèbres. D’ailleurs, l’ange releva le regard vers la caméra et la fixa. Il était derrière l’écran, c’était certain, il allait analyser les prochaines paroles, les prochaines actions, les prochains mouvements. Tout serait filmé, et réutilisé pour la science. Gaby tourna ses prunelles vers Andrew.

Pourquoi… Dangereux ?

Son esprit d’analyse ne l’avait pas quitté. Il était détérioré oui, mais pas entièrement anéanti. Qu’était Gaby auparavant ? Sa mémoire refusait de répondre et ses sens également. Gaby recula sa tête, se redressant, à nouveau comme un piquet. L’ange s’assit en tailleur d’un geste, presque aussi aisément qu’un claquement de doigts. Ses jambes étaient souples, elles étaient l’une sur l’autre sans soucis. Ses doigts étaient à présent entrelacés les uns dans les autres, son menton sur ce pont digital improvisé. Gaby le fixe en quête de réponses, aussi voici sa question:

Qu’est-ce qu’ils ont fait ?

Gaby sait la réponse au fond, des horreurs. Trop d’horreurs. Lumière. Gaby a l’habitude de cette lumière mais sans doute pas Andy. Gaby s’accroupit face à l’homme, rester dans une position confortable lui est inconfortable, alors, les jambes serrées, Gaby reste ainsi, sur ses talons, face à lui, la tête penchée sur le côté, ses cheveux caressent son épaule droite. Finalement, une once de sourire s’affiche sur son visage. Gaby a finalement conclu qu’Andy n’est pas méchant. Aussi, l’ange s’avance un peu plus et observe les mains du colosse. Cette petite étoile observe les liens de l’homme et penche la tête, de l’autre côté alors que son regard analyse la fermeture des liens. Elle saisit les poignets de l’homme avec douceur, ils sont chauds, sans doute douloureux. Elle tire une moue contrite, et pourtant calme… Elle cherche la réponse à ce casse-tête. Ses doigts sont froids, à la limite du bleu en réalité. Gaby ne le sait pas, mais son corps est en hypothermie ici, trop habitué à cette température, Gaby ne fait plus la distinction entre froid ou chaud… Surtout froid en réalité. Gaby observe les poignets de l’homme et les rafraîchit de ses doigts légers, gracieux, fins et doux. Son cerveau fuse et, malgré les contestations s’il y en a, Gaby actionne un petit mécanisme sur le côté des liens, ceux-ci s’ouvrent alors, libérant les douloureux poignets de l’homme. Un éclair traverse le regard du bel être qui se relève, triomphant, avant de déposer les liens sur le sac de toile, entre les barreaux. Alors, Gaby se tourne en souriant sincèrement.

Enchantée... Andrew. Depuis combien de temps es… es… tu ici ? Entendit l’interlocuteur.
Journalisée

- Freedom -
Jack Taylor
Humain(e)
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 169

avatar


Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #3 le: Juin 09, 2019, 11:18:36 »

Un choc étouffé sur sa droite. Il fait volte-face. Une paire de main glisse sur sa nuque, retirant le morceau de tissu qui lui couvre le visage. La lumière est bien trop vive. Il détourne le visage en grognant, les yeux plissés. Devant lui, une silhouette menue s’éloigne de quelques pas pour mieux revenir. Les yeux rivés sur le sol – il est encore trop aveuglé pour lever le regard, il ne voit qu’une paire de pied et de mollets fins et glabres. Gabrielle. La voix était douce. Un peu étouffée, circonspecte. Andrew lève les bras, place ses deux mains en visière. Mince, athlétique, diaphane. La fille est jolie comme un cœur, mais son expression est singulière, saisissante. « Enchanté, Gabrielle », murmure-il, alors qu’elle s’assoit en face de lui, l’observant avec ce qui ressemblait à de la curiosité. Sa petite poitrine se soulève lentement, au rythme de sa respiration. Elle n’a pas l’air surprise de cette intrusion. Parce qu’il commence à s’habituer à la violence des néons, il observe son environnement. Cellule. Plus grand que la précédente, pourvue d’un lit superposé en métal, d’un bureau. De toilettes dans un coin. Il n’entend que la fin de sa question, esquisse un sourire triste.

« Je suis dangereux. Ils… m’ont… Changé ». Il passe rapidement sa langue sur ses lèvres gercées. Une brève lueur affolée traverse ses yeux marron. Il se décale d’un bon mètre, glissant sur le sol immaculé de la pièce. « Il ne faut pas… Que tu restes près de moi ». Il a peur de ce qu’il est devenu, ne se connaît plus. Elle lui sourit. Pourquoi ? S’avance un peu, sur les genoux, saisit ses mains entre ses doigts gelés, le faisant tressaillir de surprise. Elle a de jolies mains, remarque-il. Des doigts fins, fuselés, agiles. Clic. Il écarquille les yeux. Libre. Il soupire d’aise, contemplant ses poignets meurtris pendant de longues secondes, avant de relever les yeux, vers Gabrielle, reconnaissant. Il n’arrive pas à y croire. « Merci beaucoup. Je… Ca fait des mois qu’ils ne me laissent pas les utiliser. »Il ne lui dit pas pourquoi, évidemment. Il frissonne légèrement. La température de la pièce est anormalement basse et il se demande même si elle n’a pas chuté depuis son arrivée. Son regard accroche enfin une des caméras disposées dans les coins de la pièce. Putain de merde, c’est comme dans ma cellule. Derrière cet œil aveugle il le sait, l’homme au regard sombre les observe, les yeux rivés sur son petit carnet en cuir. La voix de Gaby le ramène à la réalité.

« Je… Je ne sais pas vraiment. Quelques semaines probablement. J’ai arrêté de compter. »
Pour lui aussi, parler est difficile. Il ne reconnait pas le son de sa propre voix qui lui semble lointaine, mal accordée. Les mots se bousculent contre ses lèvres entrouvertes. Mais au moins, le voile qui pesait sur son esprit commence à se dissiper. Mais est-ce vraiment une bonne chose ? Gabrielle et sa jolie petite bouille sont coincées avec lui, avec l’ordure qu’il est devenu.  « Je suis fatigué », murmure-il en se levant pesamment, pour se diriger vers la banquette du bas du lit superposé. Il l’a compris, Gabrielle occupe le grabat du haut. Il s’y allonge, s’étend de tout son long, sur le dos. Bien sûr, il n’est pas fatigué. Au contraire. Il sent ses forces lui revenir progressivement, de même que ses sens, aiguisés par des semaines d’enfermement et de privation. Non. Il veut simplement éviter de la voir. Parce qu’il sait qu’un simple geste de sa part peut le déclencher, et qu’ensuite il ne sait pas ce qu’il pourrait advenir. Le spectre de sa propre folie l’effraie. Mais ce qui lui fait presque plus peur, c’est qu’au fond de lui, il a envie, besoin d’y céder. D’arrêter de lutter et de devenir cette bête qui gronde en lui. Peut-être d’ailleurs que Gabrielle… Évidemment. Gabrielle est un appât.

« Gaby. » Son cœur bat la chamade. Il ne la regarde pas. Se contente de s’exprimer plus fort. « C’est la première fois qu’on enferme quelqu’un avec toi ? » Et à elle, que lui ont-ils fait ? Cette résignation acquise, ce comportement étrange… Elle aussi a été changée. « Ils t’ont fait des choses aussi, pas vrai ? » Ses mots ne sont plus qu’un souffle. Ses grosses mains meurtries se croisent sur sa poitrine, alors qu’il ne résiste pas à l’envie de la regarder à nouveau, les dents serrées. Pauvre enfant.
Journalisée
Lyra Scytha
E.S.P.er
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 29

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #4 le: Juin 09, 2019, 02:52:39 »

Enchanté. Il l’est. Gaby l’est également. Il a fui loin de Gaby. Son regard s’était soudain pétrifié en une expression sincère de crainte. Non pas de l’ombre en face de lui, non. L’ombre ne l’avait pas tout à fait saisi. D’où venait cette soudaine anxiété? Une anxiété ? Une anxiété ? Voilà que quelque chose résonne à nouveau aux oreilles de l’ombre. Dans les ténèbres de sa mémoire, elle s’échappe. Elle s’en extirpe aussitôt, sans avoir laissé cette voix lui murmurer horreurs et doucereuses menaces. Changé ? A-t-il donc peur de ce changement ou bien de ce qu’il est devenu ? Gaby ne peut s’empêcher de raisonner, mais à nouveau, sa peur l’intrigue. Il a peur de lui faire du mal. Il y a longtemps d’ailleurs que le scientifique n’est venu voir Gaby. Aussi, chaque prise de cette infâme drogue soumet un peu plus l’esprit gangrené de la belle silhouette féminine. Son tortionnaire n'a plus l'habitude de délester Gaby de cette chaleur qui tiraille et provoque supplications et tourments.
Tiens, pourquoi donc l’ont-ils obligé à avoir les mains liées ? Elle penche la tête légèrement, toujours sans un mot, mais son regard se veut à présent un peu plus accueillant, compatissant. Seulement, son regard a abandonné cette once de pitié il y a longtemps, donc compassion se change en glace. Ne sachant plus comment sourire, la forme reste silencieuse. Il la remercie. Elle lui sourit. Il a enfin retrouvé toute sa capacité oculaire. La question la plus importante est posée enfin, la réponse ne satisfait pas Gaby. Loin de là. Des semaines ? Gaby abaisse le regard, un peu déçue, son sourire s’efface et l’ange se morfond à nouveau.

Il est éreinté. Il s’allonge, Gaby reste à sa place, de profil par rapport à lui, la tête tournée vers lui, les pieds bien droits. Le dos creusé, cambré dans une galbe appréciable. Gaby ne bouge pas, pas besoin. Ce surnom ainsi prononcé aurait pu l’exaspérer venant du scientifique. Mais prononcé par cet homme, il ne lui semble pas que ce soit une insulte. Au contraire. Ce surnom, entre les lèvres sèches de l’homme, sonne comme une douce symphonie. Mais également comme une discorde interne feutrée par l’ardeur redoublée de l’homme. Gaby relève les yeux vers la caméra, son attention pourtant rivée sur Andrew, l’ombre s’avance près des lits, à reculons, observant la caméra. Sa première question ne trouve aucune réponse pour le moment. Gaby s’arrête et tourne son visage vers lui, suivi par le reste de son corps.

... C’est la première... fois qu’une autre expérience entre ici, oui.

Gaby déteste ce surnom mais ne lui avoue pas, pourquoi instaurer une mauvaise entente d’un coup. Il ne l’observe pas, alors, Gaby pose son pied nu contre le barreau et grimpe sur le matelas du dessus. Calme, peut-être cette ombre est-elle heureuse de parler à quelqu’un d’autre qu’à ses hallucinations ou qu’à cet enfoiré qui vient la voir parfois. Assise au-dessus, le dos posé contre le mur. Perpendiculairement à l’homme, ses paroles lui rappellent de malheureux moments. Une caméra se tourne. L’ombre la regarde. Puis répond de sa voix harmonieuse bien que peu habituée:

... C’est juste.

Les yeux clos, voilà que cette féminité pousse un soupir. Elle se souvient du sang. De la douleur, de la tétanie de ses muscles stimulés par des courants électriques de plus en plus intenses. Elle se souvient de cette goutte qui tombe inlassablement sur son front, de la vis qui rentre petit à petit dans son crâne, de ce sourire malsain qui s’éteint en un gémissement langoureux. Elle se souvient oui… De ce qu’elle a vu, des gens morts face à elle, de l’enfer dansant, des hommes la violant. L’ombre se recroqueville, au-dessus. Elle tressaille dans ses draps et, soudain, retrouve l’apaisement.

... Ils m’ont torturée et m’ont étudiée. Coupures, sang, destruction... soupirs, horreurs, meurtres... démembrements, monstruosités, éventrations… Cela ne s’arrêtait jamais. Jamais.. Jamais.Entendit-il.

Pour se faire taire, Gaby abattit violemment son crâne contre le mur derrière. Dès lors, ses yeux furent fermés. Le viol n’avait pas été évoqué, il lui semblait un moindre mal face au reste durant ces… quatre années. En réalité, Gaby ne savait pas le temps passé ici. Cette salle, tout était arrivé à l’intérieur. Un jour, pendue aux barreaux, l’ombre était détachée. L’autre, les bras ouverts par les couverts offerts, le suivant plaquée contre le mur, ondulant et suppliant pour souffrir d’afflictions de plus en plus douloureuses… Gaby recommença une seconde fois, frappant le mur de son crâne, l’arrière de son crâne se trouverait certainement bien vite amoché si un troisième coup était porté. Gaby s’en voulait d’avoir perdu ses capacités mentales d’antan, mais… Gaby n’arrangeait rien en faisant cela.

... Pourquoi… Es-tu ici ? As-tu perdu quelque chose qu’ils ont ? Quelque… chose… qu’ils t’ont volé? Une dette ? Ou bien… étais-tu… volontaire ? Trompé ? T’ont-ils menti ?

Gaby voulut se faire taire, avançant à nouveau le crâne, les yeux clos depuis un moment. Recroquevillée, l’ombre s’apprêtait à se faire à nouveau du mal, une habitude ici. Souvent, le scientifique lui en voulait de trop parler. Alors, maintenant, Gaby se faisait du mal en commençant à déblatérer des inepties. Tremblant, ce petit corps s’apprêtait à frapper de plein fouet le mur. Avant cela, Gaby murmura, audiblement:

Pardon... Je… Parle… Trop.
« Dernière édition: Juin 10, 2019, 10:33:04 par Lyra Scytha » Journalisée

- Freedom -
Jack Taylor
Humain(e)
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 169

avatar


Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #5 le: Juin 13, 2019, 05:05:02 »

La manière dont Gabrielle se déplace, son expression absente mais affectée sont effrayants. Ce qu’Andrew a enduré, Gaby semble l’avoir subi bien plus longtemps. Et avec davantage d’acharnement, de cruauté. Car il le comprend désormais, Gabrielle est brisée. Ce qu’elle ne tarde pas à lui confirmer, de sa petite voix flutée. Un discours haché, incohérent, révoltant. Cette pauvre gosse avait servi de rat de laboratoires. Qui sait d’ailleurs s’ils ne l’avaient pas violée. A cette idée, il constate avec répugnance que les battements de son cœur s’accélèrent. Ca… L’émoustille. Léger frisson. NON. C’est affreux, résolument affreux. Pauvre gosse. Prenant le temps d’inspirer profondément par le nez, d’expirer plus longuement encore, il recouvre un semblant d’empire sur lui-même. Du moins jusqu’à ce que Gaby ne débloque. Il comprend alors qu’il a perdu une belle occasion de se taire.

« Gaby ? Gaby qu’est-ce que tu fous ? » Folle. Elle est folle.

Avant même de s’en rendre compte, Andrew se lève, franchit en un instant la distance qui le sépare de la prisonnière, glisse l’une de ses grosses mains derrière sa tête. L’arrière du crâne s’écrase sur sa paume, qui percute le béton. « Ça suffit », souffle-il, en l’empoignant par l’épaule. L’éloigner du mur. Sa main glisse sur la peau nue et froide, s’empare de l’étroit poignet. L’autre glisse sur sa nuque. Il la sent se raidir brusquement. Frémir. Alors il la cajole un peu, relâche la pression de ses doigts. Si fragile.  «Tais-toi. Et viens. » Un ordre. Empreint d’une certaine douceur, pourtant. Andy a toujours été une force tranquille, un costaud au grand cœur sur lequel les femmes se reposaient les yeux fermés. Ce qu’il est aujourd’hui était différent. Plus brutal, plus…Primitif. Mais l’ancien Andrew n’a pas encore disparu. Du moins pour le moment. La calmer, il faut la calmer. Trouver un moyen de focaliser son attention sur autre chose. Il l'écarte du mur. 

« Regarde-moi.
» Sa grosse main glisse de sa nuque vers son cou, sous son menton qu’il relève délicatement, du bout des doigts. Sa peau est douce. Ses yeux marron plongés dans ceux de la jeune femme, il sent son souffle raccourcir, le sang refluer lentement vers ses muscles, la sensation d’engourdissement s’évaporer. Au fond de lui, il le sait, une bête somnole. Pas beaucoup de temps.

« Ecoute, on pourrait parler d’autre chose. Simplement, si tu voulais bien remonter sur ton lit ou… » Bien sûr, qu’il est bête. Les menottes. Il la lâche, traverse vivement la pièce, glisse sa grosse main entre le barreau, s’empare des entraves. En les retirant, il se coince les doigts, grogne de douleur, mais parvient à se libérer. C’est d’un pas plus chaloupé qu’il revient vers Gabrielle, lui tendant le dispositif à bout de bras. « Tu vas m’attacher au barreau du lit, Gabrielle. » Il a prononcé son nom en entier, cette fois, soucieux d’obtenir sa complète attention. « Et ne plus me libérer. Tant que nous sommes ensemble et que je n’ai reçu mon… Traitement, je ne dois jamais pouvoir t’atteindre. » Alors qu’il prononce ces mots, sa conviction s’affaiblit. Une chaleur traîtresse s’épanouit dans ses entrailles lorsque ses yeux glissent sur son corps diaphane et gracile. Sa peau… Il pourrait la réchauffer, avec ses grosses mains, marquer cette chair tendre de ses doigts, la… Non, cesse. Sa queue enfle, lentement, mais inexorablement sous le tissu qui la comprime. Il lui lance les menottes - Ne pas la toucher -, s’éloigne en chancelant pour s’asseoir sur le lit du dessous, plaque son poignet droit contre le métal.

« Allez », souffle-il, en détournant le regard. « vite. »

***

Les yeux rivés sur son écran, le Docteur fronce les sourcils. Selon ses calculs, le décontractant musculaire administré au sujet était supposé agir encore une bonne demi-heure. Un tic agite le côté droit de sa lèvre supérieure. Il déteste lorsqu’un planning expérimental n’est pas respecté. De toute évidence, quelqu’un a mal consigné la tolérance du sujet aux calmants. Ce dont il est certain en revanche, c’est que la présence de Gabrielle devrait lui faire perdre tout contrôle de lui-même dans quelques minutes… sauf si elle décidait d’accéder à sa requête ce qui serait absurde. Après tout Gaby est sa chose. En dépit de toute sa rationalité, il se languit de voir cette bête féroce empoigner Gabrielle et l'utiliser... Comme il l'a fait tant de fois lui-même.
Journalisée
Lyra Scytha
E.S.P.er
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 29

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #6 le: Juin 14, 2019, 12:39:26 »

Stop. Une main. L’ombre sent un contact chaud contre son crâne, heureusement, elle ouvre les yeux. Sinon, elle aurait pu céder à la panique, d’ailleurs, son corps se tend. Sa raison carbure, mais l’habitude a un trop grand empire, alors son corps se tend, ses muscles se contractent, au bord de la tétanie, quand elle croise le regard de l’homme, cette ombre se détend un peu. Malgré ce contact visuel, lorsque sa nuque est saisie, elle voit l’enfer se dérober sous ses pas. Au fond, au plus profond de ses yeux, tout chavire. Un rire, un mur brisé, des éclats, des rires, des hurlements. Il cajole. Elle ne le voit plus. Elle ne voit que cette ombre qui profite d’elle. Un ordre et tout s’arrête. Détente. Flash. Lumière, ombre. Gaby rouvre les yeux. Un peu plus détendus, ses muscles semblent aspirer à se blottir, à chercher un contact et pourtant, aucun mouvement, sa raison veut être cajolée, mais, bientôt, plus rien. Plus un soupir. Gaby le suit du regard, son corps obtempère sans problème. La silhouette cherche où poser son regard, ses lèvres ? Non, ses joues ? Elle se plonge dans les yeux du mâle, détaillant ses iris, jusqu’au moindre détail pour s’en souvenir comme de son prénom. Elle écoute. Attentivement. L’écoute lui est essentielle. Son regard est perdu, froid, toujours sans émotion. Il semble qu’elle est privée d’âme. L’ange déchante, un éclat brisé passe au fond de son regard. L’attacher ? Pour éviter de souffrir ? Son visage est contrit, sa raison hésite. Pourquoi entraver ? Pour se préserver. Pourquoi lui ? Pour l’expérience. Gaby s’avance vers lui, saisit les menottes de ses douces mains agiles. L’ombre observe le mécanisme, au coeur de ses yeux, rien ne passe plus. Seul… Cette horrible glaciation. Attacher, Gaby n’en a jamais eu l’occasion. Andrew à l’air de savoir ce qu’il fait, alors la forme s’exécute. Elle l’entrave. Son coeur n’est pas de cet avis, il pense même qu’ensemble ils pourraient s’en sortir, mais une fois encore, son raisonnement tait les contestations. Gaby ne veut plus souffrir. Plus jamais. L’accalmie, voilà à quoi sa raison aspirait.

~~~

Un rire.

Comme chaque fois, il ne l’a pas entendu entrer, est-ce que les ténèbres sont là depuis le départ? Les consignes sont claires, blouse obligatoire, pourtant, elle n’en porte pas. Après tout, ici, c’est elle qui dirige tout. Jusqu’aux plus vagues pensées, jusqu’aux plus insoupçonnés tourments. Il la connaît exclusivement sous cette apparence d’ailleurs. Il n’a jamais eu l’occasion de l’approcher cependant. C’est elle qui décide où et quand. C’est elle qui mène la danse, toujours. Une jeune femme sort des ténèbres, ses yeux sont méprisants, calculateurs, manipulateurs, son sourire est mauvais. Ses doigts effleurent avec douceur l’épaule du travailleur tendu, ses épaules sont raides. Son nom ? Ici, on l’appelle Patronne, ou Boss pour certains. Personne ne sait qui elle est ni comment elle est véritablement. Elle est une énigme que beaucoup ont tenté de percer à jour, mais que personne n’a pleinement compris. D’ailleurs, lui, il ne sait pas. La patronne sait tout, elle penche ses lèvres rouges vers l’oreille du scientifique et susurre de sa voix mielleuse, pourtant grave et sérieuse. “Ne soyez pas si tendu. Votre perfectionnisme finira par avoir raison de vous.” Les expériences se portent bien, pas un instant ses yeux se sont posés sur lui, le seul contact qui lui est permis sont ces doigts cruels qui remontent sur sa nuque puis dégringolent sur ses bras, deux d’entre eux viennent se poser à l’endroit exact où ses lèvres s’agitent. Pourtant, elle n’a pas regardé, elle sait, c’est tout.

Sa colère, elle la ressent. C’est ce qu’elle aime. La patronne recule lentement, pose son index sur ses propres lèvres, un sourire abominable règne sur son visage si … Désirable. De jolies mèches blondes adoucissent un peu ses traits, ses canines se dévoilent sous cette mimique de plus en plus diabolique… A quoi pense-t-elle ? Que fait-elle donc ?

~~~

Le visage toujours tourné vers l’homme, Gaby pose sa main sur la joue d’Andrew. Elle s’assoit un instant, juste à côté de lui, sur sa couche. Puis elle détourne les yeux, un pressentiment, elle observe les alentours, rien. Ses paupières s’abattent, elle saisit le barreau de fer et grimpe à nouveau, hors de la vue de l’homme. Alors, plus un mot. Presque plus un soupir, Gaby est à présent sur le matelas, l’ombre est allongée, observant la caméra qui la lorgne. Perdue dans l’immensité, sa raison se calme peu à peu, tout redevient comme auparavant. L’ombre se croit seule, à nouveau. Déchirant un silence, Gaby déclare de sa voix sans vie, sans conviction:

Désolée.. Entendit-il.

~~~

Les néons vacillent, au-dessus d’elle, retirant son index de ses lèvres, elle ordonne à l’homme qu’elle n’a toujours pas daigné regarder:
Doublez la dose de stimulant de l’expérience 106, ne donnez plus de décontractant à 5508, il finira bien par supplier 106 de s’occuper de lui. Lorsque la bête s’éveillera… L’ange tombera.” Toujours aucun regard, elle s’éloigne, son jean parfait ses courbes, surtout ses hanches. En passant, elle attrape dans le casier une blouse qu’elle enfile. Elle passe ses cheveux par-dessus le vêtement blanc. Enfin, un contact visuel, elle daigne s’intéresser à lui. L’acier de ses yeux est coulant, presque argenté, de malice il brille, puis bientôt s’éteint d’un battement de cil. “Et ne me sanctionnez pas, vous savez que j’n’en ai rien à foutre de la procédure.” Elle saisit au passage une seconde paire de menottes qu’elle fait tourner d’un mouvement du poignet, sur son index, puis son majeur. La porte se claque. L’impératrice descend les escaliers et se dirige vers l’aile de la torture blanche.

~~~

Ce n’est que trop tard que Gaby se rend compte du sifflement. Connu, beaucoup trop entendu, Gaby se recroqueville. Une mélodie qui tétanise. Les caméras grésillent et arrêtent soudain de fonctionner, les leds rouges s'éteignent. Gaby tremble. Elle le sait. Gaby a peur. Elle rit. Un verrou magnétique ouvert, puis deux jolies guibolles entrent, bien droites. L’ombre est, face aux ténèbres, assez petite, cette femme est grande, très grande. De par son expression, de par sa prestance et son pouvoir ici bas. La porte reste ouverte, après tout, ils ne peuvent pas s’enfuir, l’un est attaché et l’autre est bien trop… Faible.

Bien le bonjour, 5508. C’est pour toi que je viens. Ta petite stratégie est bien futile, amusante mais pathétique.

La patronne s’avance, saisit le poignet de l’homme, même s’il oppose une résistance, la force de la demoiselle est bien plus importante. Etrange d’ailleurs, elle ne semble pas l’utiliser pleinement, cette force. Elle l’attache donc au second barreau. En haut, le scientifique doit certainement pester. Après tout, il ne voit plus ce qu’il se passe depuis maintenant deux minutes. Gaby n’a toujours pas parlé, après tout, personne ne lui dit quoi que ce soit. Aucune raison de s’exprimer…  La commandante s’assoit à côté de l’homme. Andrew ne l’a jamais vue. Elle approche ses lèvres du visage de cette bête attachée, ses doigts effleurent avec douceur la pommette de l’homme, son pouce se pose sur sa bouche.

... Quand donc sortira cette bête, dis-moi, 5508.

Rhétorique, elle n’attend pas de réponse, un rire s’élève, la joue d’Andrew est alors souillée de trois petites claques, comme un marchand d’esclaves qui montrerait aux acheteurs une belle bête. Après tout, c’est ce qu’il est à présent.  “Ta tentative de résistance sera soldée par un arrêt de prise de décontractant, 5508. Aussi longtemps que tu résisteras, ce qui ne devrait pas durer bien longtemps.” Elle lui rit au nez, relevée, dos à lui. La cheftaine s’éloigne, l’acier de ses yeux rencontre la pureté des prunelles de Gaby. “... Ce n’est plus qu’une question de secondes, tu le sais, 5508. Pourquoi ne l’as-tu pas prévenue ?Entendit-il. Ooh… Mais tu es bien plus cruel que tu ne le laisses paraître, visiblement. Serait-ce donc ce que tu as trouvé pour masquer éphémèrement ta véritable nature ? L’omission ?

Gaby se redresse lentement, les sourcils froncés, l’ombre accroupie sur sa couche, fixant le monstre qui s’en va. La porte se referme. Les caméras reprennent leur bon fonctionnement. Elle n’attendait plus qu’une seule chose à présent, des soupirs, râles et supplications. Gaby redescend une fois hors de danger, allant au barreaux, Gaby se tourne vers Andrew…

Que… Voulait-elle dire?
« Dernière édition: Juin 14, 2019, 12:45:06 par Lyra Scytha » Journalisée

- Freedom -
Jack Taylor
Humain(e)
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 169

avatar


Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #7 le: Juin 15, 2019, 07:31:18 »

La petite semble hésiter un instant. Ce qu’il se passe derrière ces prunelles désincarnées, Andrew n’en a pas la moindre idée. Ce qu’il sait, c’est qu’il aimerait lui venir en aide, la sortir de cette geôle infâme. Mais il n’en est pas capable, bien sûr. Puisqu’Andrew n’est plus un sauveur. Il est en réalité, la menace la plus immédiate pour ce corps gracile et diaphane. Sa queue enfle un peu, comme pour le narguer. Lui rappeler sa condition. Celle d’un animal ignoble, libidineux, esclave de ses plus bas instincts. Enfin, la gosse s’exécute, entravant son poignet au montant métallique. Clic. Il soupire, soulagé. Ses muscles se relâchent. Puis, la fraîcheur de ses doigts fuselés sur la chair de ses joues.

« Gaby ? » Il l’interroge d’un regard sévère. Ne lui a-t-il pas demandé de s’éloigner de lui ? La petite inconsciente.

Mais l’infortunée se dérobe. Avec l’élégance d’une chatte, elle se hisse sur sa propre couche, pour ne plus bouger. Lorsqu’elle s’excuse, Andrew fronce les sourcils. Pourquoi ? Pour tout commentaire, il soupire, avant de s’étendre de tout son long, dans une position relativement confortable pour s’assoupir. Il est sur le point d’y parvenir lorsque les néons de la cellule s’affolent. Une mélodie sifflotée se rapproche. Bien trop juste, bien trop nette pour n’être pas suspect. Malgré lui, Andrew sent un frisson le long de sa colonne vertébrale. Il se redresse promptement, les muscles bandés, tous les sens en alerte. Le verrou glisse dans sa gaine et la porte s’ouvre vers l’extérieur sur l’une des plus belles et des plus effrayantes créatures qu’Andrew n’a jamais vu. Blonde, grande, accorte. Terriblement séduisante. Sa voix s’élève, implacable, sardonique. 5508. Elle aussi, n’utilise pas son prénom, pour s’adresser à lui. Il sent tout son mépris, toute sa morgue.

« Sortez-la d’ici. Vous savez très bien ce qui risque de se passer. »

Mais la patronne s’en moque. Bien sûr qu'elle le sait. Elle pénètre dans la cellule, referme ses longs doigts sur son poignet libre. Instinctivement, Andrew bande son biceps pour le ramener près de son torse… En vain. C’est son torse qu’il tire vers l’avant. Hein ? Les yeux des détenus s’agrandissent. Elle ? Impossible. Il ressaye, se heurte à la même résistance inimaginable. Comme s’il essayait de tirer un semi-remorque à un bras. Avec une certaine nonchalance, elle attache son second poignet, puis s’assied tranquillement, l’observe d’un air singulier. Lorsque son visage irréel s’approche du sien il recule, heurte le montant de sa nuque. Putain. Il fuit le contact de ses doigts. Répulsion. Mais également inévitable attirance.

« Jamais », rétorque-il, dégouté.

Entre ses cuisses, sa grosse verge est raide, à présent. Elle lui fait mal, mais bien sûr, il ne peut plus l’empoigner. Elle le frappe, puis se détourne, lui présentant un fessier ferme et rebondi. Les doigts d’Andrew se crispent dans ses menottes. Contrôle. Il S’abstient de répondre. Sale pute, sale pute. Bien sûr, ce cri de rage, il le garde pour lui. Mais dans ses sombres prunelles, brûle un feu intense. « Dites-lui, vous. Dites-lui ce que vous m’avez fait ! » Pourquoi la vouvoie-il ? Il n’en a pas la moindre idée. La salope ! Elle l’ignore bien sûr, cette cruelle catin, avant de s’éloigner sans même lui jeter un dernier regard. Et lui, il la regarde partir, les yeux écarquillés, rivés sur son cul qui ondule au rythme de son pas martial, sa queue dure comme du bois, la culpabilité lui tordant les entrailles. Le verrou, puis le silence. Pendant d’interminables secondes.

« Putain », lâche-il enfin, le cœur au bord des lèvres, les yeux mi-clos. Il se laisse retomber sur le matelas, constate qu’il est en nage. Lorsqu’il les rouvre, ce sont les jambes fuselées de Gaby qu’il voit, ses petits petons diaphane foulant silencieusement les barreaux de l’échelle. Elle s’approche de la porte avec précaution, comme pour vérifier que la Femme est belle est bien partie. Puis fait volte-face. Avant même qu’elle la prononce, il lit la question dans ses beaux yeux inquiets.

« Je… » Comment lui dire ? Lui expliquer l’impensable ? « Je ne me contrôle plus. Mes pulsions sont trop fortes. » Il se redresse, prend une longue inspiration. Il transpire encore. Le sang bat furieusement contre sa tempe. « Mes pulsions sexuelles », précise-il, incapable de détourner le regard de ce corps blême. Il déglutit, passe sa langue sur ses lèvres gercées. Il a faim. En dépit de l’application qu’il met à contrôler sa respiration, à calmer le tressaillement de ses muscles gonflés, il sent que la Bête prend le dessus.

« Je ne sais pas ce qui pourrait se passer si… Je suis dans la même pièce qu’une femme. Je crois que je ne pourrais pas m’empêcher de la… » De la violer. De tringler son corps laiteux avec son énorme vit, de la souiller, l’inonder de son foutre brûlant. « De la violenter. Lui faire du mal », parvient-il à articuler d’une voix rauque, transformée. Un afflux de salive dans sa bouche. Ses bras se raidissent, tendent le tissu de sa tunique de taulard. Il tire. Le lit grince, proteste. Oh il est si fort qu’il pourrait… Arracher le montant du lit. Il s’en rend compte à présent, l’entrave est dérisoire. Le feu qui coule dans ses veines irrigue ses muscles gonflés. Flash. Quatre-cent kilos au développé-couché, plus de cinq cent au soulevé de terre. Il n’a pas rêvé, ces records du monde, il les a battu, dans un état second, hébété, ivre de sa propre force. Pathétique. Futile. Il comprend mieux les mots de la démone blonde à présent. « GABY ! » De la panique, dans cette grosse voix. « Libère-moi ! » Il faut qu’il se soulage. L’envie est en est si forte qu’il sent sa raison vaciller. Son bassin s’agite dans le vide, grotesque. Si elle le libère, il pourra se vider. Ou… « NON. » L’animal en lui essaye de le berner. « Fais-le-toi, Gabrielle. VITE. » Il halète à présent. Désigne son phallus du menton, énorme barre de chair suintant de semence, frémissant d'envie. Ce n’est plus qu’une question de secondes, il le sait.

« Dépêche-toi, utilise tes mains. », achève-il, en renversant la tête en arrière, les dents serrées. Ses mains. Ses jolis doigts longs et pâles. Et pourquoi pas sa jolie petite bouche de chienneaussi, tant qu'à faire ? Par réflexe, ses bras tirent une nouvelle fois. Et une nouvelle fois, le lit vacille.

Journalisée
Lyra Scytha
E.S.P.er
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 29

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #8 le: Juin 16, 2019, 11:57:59 »

Une injure claquée, brisant le silence, fait sursauter Gaby. La sudation de l’homme semble s’être soudain grandement développée. Il doit certainement avoir chaud se dit Gaby avec une chasteté angélique. L'ombre se tourne vers lui lentement, restant à bonne distance, toujours proche des barreaux. Ses mains glissent sur l’acier, elle s’avance jusqu’à être à côté de lui, suffisamment loin cependant. Des pulsions ? Son coeur manqua un battement. Voilà donc ce qu’ils cherchaient depuis le début. Étudier l’esprit humain dans ses pires travers. Un regard vers la caméra, une haine. Un regard vers lui, une peur. Il est changé. Andrew… Où est-il passé ? Quand a-t-il laissé le diable entrer dans son esprit ? Quand a-t-il décidé d’être un monstre ? Il ne l’a pas choisi, Gaby le sait. La pureté recule. Elle a peur, elle craint. Ce n’est pas la première fois qu’elle voit un homme la désirer, mais c’est la première fois qu’elle voit quelqu’un la désirer autant. Violer, c’était le mot qu’il cherchait. Gaby le sait. L’ombre l’a entendu dans son esprit avant même que la voix métamorphosée de l’homme ne réponde… Il y a longtemps que les pulsions de Gaby ont été contrôlées de force. Conditionnées. Ses yeux d’ordinaire froids se posent sur le membre gonflé de l’homme… Quelque chose remue ses entrailles, puis s’apaise. Gaby contemple l’homme impuissant, il s’agite, il souffre. Gaby ne bouge pas mais ses yeux, eux, s’activent. Il supplie. Il implore. Ou ordonne. C’est un ordre. Gaby n’a pas foncièrement envie de le faire. A nouveau, son regard s’assombrit en pensant au scientifique et… surtout… à CETTE ombre qui la violente sous ses overdoses. Dans ses comas, dans… ses délires paranoïaques ou de junkie dégénéré.

Un craquement métallique dérobe son esprit. Les barreaux… Les lits… Vacillent ? En va-t-il sincèrement de … De sa… Sa fierté ou bien de sa survie actuellement ? Gaby s’avance vers la couche de l’homme… L’ombre pose ses mains graciles sur l’aine de l’homme comme pour le calmer. Depuis combien de temps ne s’est-il pas soulagé ? Depuis combien de temps supplie-t-il qu’on le libère de cette torture ? Ses belles jambes se ramènent contre son abdomen, ses fesses sont posées sur les cuisses de l’homme pour empêcher ses mouvements brusques. Même si au fond, Gaby est en sous alimentation depuis bien longtemps, donc tout cela est bien futile, bien incertain. S’il soulève les jambes, Gaby suivra forcément le mouvement. Gaby comprend. L’ombre est son ange, sa libératrice. En libérant la virilité de l’homme de ses vêtements déjà presque tachés d’envie, Gaby voit flou. Il suinte d’amour, gorgé de sang. Gaby ne veut pas, mais… Si ce n’est pas fait, ce sera douloureux pour l’un et pour l’autre. Son coeur s’emballe, cette situation agite ses sens. Gaby a longtemps été dans la contrainte également, mais pas autant… Plus personne ne voulait s’occuper de cette ombre, à contre coeur bien entendu, mais c’était pour le bien de l’expérience à venir. Ses entrailles se retournent, se mélangent, pas de dégoût. Non. C’est un instinct primaire qui l’agite à présent. La bête est soumise aux agissements de l’ange. Ses doigts froids glissent le long de la hampe de chair, dégringolent jusqu’à sa base avant de remonter avec une lenteur impitoyable jusqu’à l’endroit où déjà de l’amour liquide s’échappe.

Gaby sent son bas ventre s’agiter. Contrôle-toi. L’ange empoigne de sa main pâle le chibre du démon. Andrew, où es-tu donc passé? Cette demande n’est formulée qu’à demi, dans ses yeux. Un soupir lui échappe, alors que sa main glisse contre cette chair torturée depuis si longtemps. La pureté observe avec une fausse chasteté cette situation. Au fond de son regard se dessine une charogne lubrique. La bête ne sait probablement pas que c’est Asmodée au fond de son regard. La pureté se contient à nouveau. Les yeux se croisent, sa main se détache de ce mont ardent. Gaby se passe la main sur les lèvres, puis laisse un filet de salive humidifier sa paume. Son autre main sur la couche, elle quitte les cuisses de l’homme, posant un genou entre les jambes de l’homme, l’autre est à l’extérieur de l’étau. Sa salive brûlante déposée sur sa main froide vient se mélanger aux suintements malheureux de l’homme. Son coude se pose au-dessus de l’épaule d’Andrew, ses doigts agiles et habitués embrassent parfaitement la forme dressée. Gaby ondule sur le corps de l’homme, serpente un peu avant de placer son visage au-dessus du sien. Sa main libre, dont le coude est posé très proche de l’homme, se glisse dans les cheveux humides de l’homme. Sur sa tempe, sa nuque. Son autre main allonge ses mouvements, ils sont réguliers, Gaby ne souhaite pas torturer cet homme. Cette situation commence à tendre Gaby qui relève légèrement son bassin pour éviter d’être en contact direct avec Andrew.

L’ange caresse le démon, le masse et le soulage enfin. Gaby souhaite le calmer, car c’est son objectif, son but. Ses lèvres se posent chastement sur celles de l’homme, la prise dans ses cheveux se resserre très doucement. L’envie fait trembler Gaby. Mais c’est impossible pour une ombre de se laisser aller ainsi, son visage étire un sourire. Ce sourire épouse les lèvres sèches de l’homme, Gaby murmure d’une voix douce, compatissante:

Calme-toi.

Sa douce langue se glisse sur les lèvres de l’homme, dessinant leurs contours et leurs formes, puis Gaby lui arrache un baiser bien plus approfondi, bien plus franc, sauvage. L’envie monte malheureusement, quelque chose s’est brisé en Gaby, et quelque chose d’autre s’est dévoilé. L’ange libère l’homme d’un premier fardeau, un fardeau qui devrait avoir été retiré il y a de longues semaines… Les yeux clos, Gaby se redresse légèrement, observe sa main couverte de semence. De foutre. L’ange s’éloigne. Cette lueur lubrique n’a pas disparu. Bien au contraire. Mais Gaby semble avoir entendu quelque chose. Quelqu’un approche, les pas sont irréguliers, pas comme ceux de la femme. Entre les barreaux se tend une main qui tient une seringue. Gaby pose une dernière fois son regard sur celui de Andrew, lui intimant le silence de son seul regard. Gaby s’approche et avance sa main propre. Gaby a toujours été bélénophobe, ne regardant pas, sa dose est injectée. Pourquoi avoir été vers les barreaux ? Cela n’aurait rien changé si Gaby n’y avait pas été. Les pas s’éloignent, Gaby essuie sa main sur ses vêtements blancs et pose son index sur le sang qui coule doucement. Ce n’est qu’une question de secondes. En intraveineux, cela va très, trop, vite au cerveau. Maudites hormones. Maudite drogue. Maudit aphrodisiaque. Gaby s’avance vers l’homme attaché, penche la tête. Ses pupilles se dilatent. La première purge n’a pas été suffisante, Gaby le voit. Une protubérance commence sérieusement à apparaître sous le haut de la belle créature.

… Pensée stupide, action stupide. Gaby détache Andrew. Les deux mains. Sa raison ?

Je n’ai pas vraiment envie que tu arraches les lits.

Gabriel observe Andrew et recule jusqu’au mur blanc immaculé, son dos s’y pose volontairement, doucement, ses yeux se détournent. Non, il ne veut pas voir sa réaction, il ne veut pas voir cette surprise, ou ce dégoût. Ce n’est pas la bête qui lui fait peur, loin de là. Après tout, Gabriel l’a peut-être réprimée ? Prostrée dans un coin de l’esprit de l’homme… Ou au contraire l’a agitée… Cette pensée le fait rire, sa voix est un peu plus grave, toujours agréable, mais il cache ses yeux avec ses jolies mèches de cheveux. Non Gabriel ne veut pas voir sa réaction.
« Dernière édition: Juin 16, 2019, 12:05:26 par Lyra Scytha » Journalisée

- Freedom -
Jack Taylor
Humain(e)
-

Hors ligne Hors ligne

Messages: 169

avatar


Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #9 le: Juin 17, 2019, 07:45:49 »

Andrew n’est plus là. L’homme doux et attentionné a laissé place à un fauve, tremblant de rage et de lubricité. Une bête sauvage dont le vit énorme et boursouflé suinte de foutre brûlant. Sa honte, sa culpabilité restent intactes, mais elles nourrissent son insatiable désir. La petite femelle s’approche, hésitante, un petit pas après l’autre. Ses hanchent dansent sous son t-shirt blanc. Un sourire fugace, mais terrible s’étire sur ses lèvres lorsque le matelas s’enfonce sous le poids de ses jolies petites fesses. Ses mains pâles et frêles appuient sur son bassin alors qu’elle se hisse sur ses cuisses musculeuses. Oh, comme elle est légère, la brunette. Mais il la sent bien sur lui. Sa présence, son parfum l’enivre jusqu’à la démence. C’est un grognement de soulagement, presque de jouissance qu’il pousse, lorsqu’elle libère sa queue, avant de l’empoigner délicatement. Cette pauvre petite main épouse la courbure de son sexe, sans que ses doigts ne puissent se rejoindre. Son jus s’immisce entre ses doigts agiles, réchauffe un peu sa peau glacée. Il croise son regard interrogateur, affecté. Il la déçoit, bien sûr. Elle ne le pensait peut-être pas comme ça. Ça l’excite, de révéler cette partie de lui-même. Alors il lui sourit. Un étrange sourire d’excuse, empreint d’une jubilation malsaine.

« Oui Gaby, c’est bon. Continue. Serre fort ma queue »

Sa voix est transformée. Plus grave, rauque. Le ton impérieux. S’il n’était pas entravé, probablement l’aurait-il embrassé sauvagement. Il pourrait. Il pourrait arracher ses menottes, refermer ses mains sur son coup. NE. PAS. LA. TOUCHER., Hurle sa raison moribonde. La petite ne le quitte pas des yeux, astiquant cette grosse verge avec tendresse. Une ombre, dans ses beaux yeux marron, puis elle le lâche, l’espace d’un instant. Sa queue retombe lourdement sur son ventre avec un bruit mouillé, sale. Son corps proteste, il soulève son bassin, faisant tressauter la belle enfant. Mais Gaby, la gentille petite Gaby ne l’a pas oubliée. Elle crache dans sa petite main, se redresse, l’empoigne à nouveau. Elle le surplombe maintenant, pose son bras sur sa clavicule pour se maintenir en équilibre. Si proche, et pourtant si loin. Quelques centimètres à peine séparent leurs visages. Celui d’Andy crispé, transformé par l’excitation, et celui de Gaby, lunaire et soucieux. Pas une parole n’est prononcée. Seul le bruit de leur respiration et le frottement obscène de la petite main sur le gros chibre. Les doigts de son autre main se perdent dans ses cheveux hirsutes, glissent sur son cou en nage. L’animal grogne, rugit, mais la petite presse ses lèvres froides contre les siennes. Leurs dents s’entrechoquent légèrement lorsqu’elle frémit, et le fauve ouvre des yeux fous. Elle en a envie, constate-il alors que la prisonnière vacille, puis s’enhardit. Craque brusquement. Sa petite langue entre ses lèvres cherche sa lange, la trouve, son petit corps se tend vers le sien. Vains, les mots qu’elle lui murmure le précipitent vers l’orgasme.

« Oh Gaby », hoquète-il, avant exploser brutalement, son corps massif s’agitant de brutaux soubresaut pendant qu’il jute abondamment. Sur sa blouse, mais également sur le t-shirt de la pauvre Gaby, et même sur sa jolie petite gueule. Sa pauvre petite main bien sûr, est inondée, souillée. Le fauve soupire longuement, les yeux clos, le corps renversé sur les draps en désordre. La petite menotte lâche son sexe, qui choit. « Gabrielle ? », Honte. Enfin, il redevient humain. Du moins le croit-il. Il se redresse en tirant sur ses menottes. La brunette se tient immobile près de la porte, son bras pâle glissé entre les barreaux de la cellule. « Que… Qu’est-ce que tu fous ? » Tais-toi, lui intime-elle d’un regard courroucé. Il fronce les sourcils : c’est la première fois qu’elle manifeste autant de caractère, exception faite de sa crise de nerf précédente. Elle retire son bras, appuie sur sa peau. On lui a injecté quelque chose. Andy fronce les sourcils lorsqu’elle s’approche. Sa queue ne semble pas vouloir ramollir. Pourtant, il s’est vidé. Hébété, il la regarde sans comprendre alors qu’elle se penche, dévissant adroitement les menottes vissées à ses poignets.

« Non, ce… Ce n’est pas une bonne idée. »

La Bête est encore là. Son parfum lui monte à la tête, de nouveau. L’odeur de sa sueur aussi. Du coin de l’œil, il voit quelque chose d’impossible, sous les replis de ses vêtements, contre son corps gracile. Mais son esprit le refuse, l’ignore. Son corps lui, agit comme un automate. La bête se redresse, quitte sa couche, fait lentement craquer les articulations de ses bras, de ses épaules. La femelle recule vers le mur, jusqu’à s’y adosser. Elle fuit son regard, la catin. D’un geste brusque, il fait passer le haut de sa tunique par-dessus son crâne, exposant un torse puissant, tendu. D’un autre, il fait chuter son pantalon. Parfaitement nu à présent, il avance d’un pas décidée vers la brunette, son gros chibre luisant tendu vers elle. Encore. Il lui en faut plus. Il avance sur elle, referme ses gros doigts sur son menton, qu’il relève avec autorité.

« Regarde-moi », tonne-il. Il est plus grand qu’elle, aussi sa queue presse-elle contre son abdomen. Il se penche, force ses lèvres avec hargne, mêlant sa salive avec la sienne. Ses doigts se referment sur cette gorge délicate. Le désir dans ses yeux. Mais aussi quelque chose d’autre. De la honte ? Il se frotte contre elle en grognant. Ses tétons érigés dérapent sur son torse nu, quelque choses de dur presse contre sa cuisse. Hein ? Sa main, sûrement. Non. Ses paumes sont collées sur le mur. « Non », grogne-il à voix haute, en se reculant d’un pas, les yeux écarquillées. Colère. D’un revers de main, il la sonne, la force à retirer son t-shirt. Un corps glabre, gracile. Une petite poitrine laiteuse mais au-dessous…Un vit. Epais et bien dur, qui tend le tissu de son short. Il a une grimace de dégout, le monstre, lève les yeux au ciel. Un rire de gorge grave, ironique. Pourquoi lui faire subir ça ? « Tu m’as menti, petite conne ». Oh comme il la hait, de lui avoir caché ça ! De l’avoir branlé, embrassé, alors qu’il avait su la vérité, il en aurait gerbé. Elle le dégoûte, cette putain dégénérée. Cette chose. Nouvelle claque, moins assurée. La jolie petite gueule de Gaby valse dans l’autre sens, tristement. De sa lèvre fendue, perle un peu de sang. Mais sa queue à lui, est toujours aussi dure.

« ‘FAIT CHIER ! », braille-il, en direction de la camera échevelé, les yeux fous.

Il recule. Puis craque. « Sale pute, sale pute. Tu vas voir. » Il l’attrape par l’épaule. La force à se retourner, à se plaquer contre le mur, mais de face à présent. C’est de sa faute. Il tire ses beaux cheveux châtain, écrase sa bite contre ses fesses, soupirant de rage et d’impatience. De sa faute s’il est comme ça malgré… Malgré ce qu’elle a entre les jambes. Parce qu’elle est bonne. Parce qu’elle l’excite. Ses deux mains glissent sur ses hanches, repositionnent son bassin. Ses doigts s’insinuent sous la ceinture de son short, qu’il abaisse sur ses chevilles, découvrant son joli petit cul blême. Qu’il claque une fois, deux fois. Ce qu’il y a devant, il ne le voit pas. Le cache à son esprit tourmenté. Ces fesses, il les écarte, dévoile l’étroite corolle de l’anus avec délice. Ignore ce qu’il y a au-dessous, encore.  Une chatte, c’est une chatte. Il crache sur ses doigts gourds, le regard halluciné, badigeonne cette entrée brune de salive, y presse fiévreusement la pulpe de son majeur et de son annulaire. Petite résistance. Alors il force, jusqu’à entrer plusieurs phalanges en elle. Les tourne. La fouille sans plus de manières : il comprend bien vite qu’elle a déjà été visitée. Enculée. Ça l’enrage encore plus. Alors il s’acharne, avec une délectation cruelle, enfouissant ses deux doigts baveux toujours plus profond, jusqu’à ce que ses jointures s’écrasent sur ses fesses.

« Tu la veux, pas vrai ? Dis-le-moi, Gaby. »
Il s’interrompt. Garde ses doigts immobiles, fichés dans son cul. « Supplie-moi, chienne. » Son ton est froid, impérieux, mais Gaby n’est probablement pas dupe. Probablement sont-elles cette violente aversion qui démultiplie le désir d’Andrew, qui fait trembler jusqu’à son bras. Mais Andy attends, patiemment. Et lorsqu’enfin elle s’exécute, il retire lentement ses doigts, avant d’écraser son gland sur l’orifice béant et de pousser. Centimètre par centimètre, son corps cuivré en nage, il enfouit son chibre épais dans ses entrailles. Serrée. Il est si gros en elle qu’il en a mal. Elle aussi, peut-être. Du moins, pour l’instant.
Journalisée

Tags:
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Dream Away - Le Grand Jeu
ChatBox