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[UNIVERS] L'Enfer

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[UNIVERS] L'Enfer

mardi 04 juin 2019, 20:00:09

L'enfer

« Toi qui entres ici abandonne toute espérance »
- Dante Alighieri

  • Introduction

L’Enfer est l’autre plan astral qui abrite les morts. Il est maintenant construit par opposition avec le Paradis, et est principalement connu pour abriter les Démons. Mais, au-delà de ça, l’Enfer est surtout le Royaume des morts, et ne se résume donc pas qu’aux Démons. C’est un endroit extrêmement hostile, que certains Portails dérobés peuvent parfois vous amener malheureusement à emprunter.

  • Histoire

I – LA CRÉATION DU ROYAUME DES MORTS

Au commencement, il n’y avait rien. Puis la Vie vint, sous la forme d’une intense explosion cosmique. Les premières formes de vie connues qui émergèrent de l’énergie originelle furent les Dieux, entités cosmiques et célestes qui ensemencèrent la vie sous bien des formes. Les Dieux eux-mêmes connurent des évolutions et des ramifications, passant de formes primitives et ancestrales à des formes plus développées, au fur et à mesure, en réalité, que la vie elle-même se développa et crut.

Et, un jour, les simples animaux finirent par muter, et par devenir dotés d’une conscience. La conscience, qui était l’apanage exclusif des Dieux, se retrouva partagée avec des êtres qui leur étaient inférieurs, et qui commencèrent à se préoccuper de choses et de notions autres que purement matérielles. Ils ne cherchaient plus uniquement qu’à manger ou à se battre, mais commencèrent à comprendre qu’il était plus facile de tuer un cerf en utilisant une lance ou un arc. Et, de la même manière, ils commencèrent à s’interroger sur les conséquences de leurs actions. Et les Dieux, qui n’étaient alors que des formes purement animalières, ressemblant en réalité davantage à des esprits qu’aux formes qu’on leur connaît actuellement, évoluèrent également.

Les hommes, au sens général du terme (incluant autant les humains que d’autres espèces) prirent conscience qu’il y avait en eux une force qui les dépassait, qui les transcendait : leur âme. Les Dieux constatèrent d’étranges phénomènes liées aux âmes. Quand un simple animal vient à mourir, cette mort est sans incidence, et s’inscrit dans le grand cycle de la nature, fondée sur la mort et la renaissance. Mais, quand un homme mourait, il subsistait quelque chose en lui... Son âme. Une âme qui errait, et, peu à peu, devenait mauvaise, jalouse, cherchant à revenir dans le monde des vivants, ou à précipiter les autres vivants avec elle.

C’est ainsi que les hommes, en devenant plus intelligents, découvrirent des émotions et des sentiments beaucoup plus larges que ce que les animaux étaient capables de ressentir. Les Dieux, eux, se retrouvèrent surtout préoccupés par l’émergence de phénomènes surnaturels contre lesquels les hommes ne pouvaient rien faire. Et, parallèlement, ils comprirent aussi que leur destinée était liée à celle de ces hommes. Ils en prirent conscience en cherchant à exterminer certaines tribus, en voyant les hommes comme des menaces potentielles à leur souveraineté. Las, quand les Dieux commencèrent à s’en prendre aux hommes, ils constatèrent qu’ils s’affaiblissaient également, et même disparaissaient. Au contraire, d’autres Dieux, moins prompts à réagir par la violence, comprirent rapidement que l’Homme était inextricablement lié au Divin. Ainsi, quand les Dieux s’en prenaient aux hommes, ils s’affaiblissaient, redevenant les esprits embryonnaires et primitifs qu’ils étaient jadis, et, quand ils les hommes venaient les prier, ils gagnaient en puissance.

Les premiers Dieux commencèrent à se disputer. Ceux qui continuaient à agir en pensant ne pas avoir besoin des hommes furent avalés par les autres, et, peu à peu, les Dieux ancestraux commencèrent à se regrouper entre eux, et par unir leurs forces. Les esprits des morts étaient de plus en plus préoccupants, ravageant le monde des vivants, et ils érigèrent une barrière, empêchant les morts d’interférer avec les vivants, en envoyant leurs âmes sur un autre plan astral. Ils chargèrent ensuite certains humains, triés sur le volet, de protéger leurs clans et leurs tribus des menaces surnaturelles, en accomplissant des rituels qui permettaient de sceller les esprits, et de s’assurer qu’ils soient directement envoyés dans l’Au-Delà, les Dieux ne pouvant pas s’occuper eux-mêmes de tous les morts et esprits errants en place.

C’est ainsi que des sépultures furent érigées. Bien entendu, ces phénomènes spirituels étaient plus ou moins importants en fonction des lieux ou des planètes. Quoi qu’il en soit, le Royaume des Morts fut créé à une époque très lointaine. Retenons que, historiquement parlant, les premiers signes de civilisation humaine sont datés du moment où des sépultures ont pu être retrouvées. Ainsi, et pour donner un exemple, sur Terre, les premières sépultures retrouvées datent d’il y a environ 100 000 ans, alors que les premiers signes d’activité agricole remontent à environ 20 000 ans. Cet exemple pour montrer que ces premiers Dieux sont apparus à des époques très lointaines, que ce soit sur Terre, sur Terra, ou sur d’autres mondes.

II – DU ROYAUME DES MORTS À L'ENFER

Le Royaume des morts, à l’origine, n’était ni bon ni mauvais. Les Dieux y envoyaient les âmes qui étaient mortes, tout simplement. Mais, peu à peu, les hommes continuèrent à évoluer. Au cours des millénaires et des millénaires, les tribus de quelques paysans et chasseurs-cueilleurs priant devant une brindille devinrent des villages, des clans sauvages, des tribus. Et, peu à peu, les hommes commencèrent à se questionner sur la violence, et à avoir des interrogations morales. Surtout, au-delà de questions purement morales, au fur et à mesure que les tribus évoluaient, il apparut nécessaire d’instaurer de l’ordre et de la stabilité. Tout évolua progressivement. Il fallait construire des barrières, ériger des murs pour se protéger des loups, des monstres, ou des autres tribus. Mais il fallait aussi instaurer de la justice et de la morale. Petit à petit, les hommes prirent conscience que la violence devait être tempérée. Beaucoup de sociétés s’écroulèrent en effet sous l’effet de luttes intestinales, ayant parfois pour origine des questions ridicules. Ainsi, des hommes s’entretuèrent en période de disette pour récupérer telles ou telles réserves agricoles, ou bien un homme tuait un autre homme qui désirait telle ou telle femelle...

Les Dieux ne pouvaient guère aider les hommes sur ces questions, car eux-mêmes étaient terriblement querelleurs entre eux, et encourageaient les hommes à asservir les autres tribus. Les Dieux avaient en effet réalisé que, quand l’un des leurs mourait, son énergie pouvait être aspirée par eux. Et une divinité en moins faisait un concurrent de moins, permettant aux croyants de telle ou telle divinité d’augmenter son influence, son territoire, et, partant de là, les pouvoirs de son Dieu. Dès lors, les Dieux n’étaient pas fondamentalement hostiles à la violence de l’Homme, d’autant plus qu’ils n’étaient pas dupes, et savaient que la Nature était violente.

Les hommes prirent donc d’eux-mêmes conscience de leur propre moralité, et, comme à chaque fois, cette prise de conscience finit également par impacter les Dieux eux-mêmes. Pour une multitude de facteurs, impliquant le besoin de protection et de stabilité, les sociétés humaines embryonnaires finirent par interdire l’usage de la violence, et par la réserver à la caste dirigeante. Autrement dit, les hommes développèrent, peu à peu, le concept fondateur de Bien et de Mal. Et, de la même manière, les Dieux évoluèrent, certains se montrant agressifs et vindicatifs, axant l’éducation des hommes sur le combat et sur la violence, tandis que d’autres, plus sages, leur encouragèrent à se développer, et à prospérer.

Les considérations morales finirent par impacter les Dieux de manière plus importante, car, à travers les éons, des Dieux plus puissants que d’autres émergèrent. Et ces Dieux commencèrent à se regrouper entre eux, formant des panthéons. Ils prirent conscience que les hommes avaient besoin de morale, de justice, et que, sans ce système, les sociétés s’effondraient sur elles-mêmes. Or, chaque fois qu’une société s’effondrait, les Dieux liés à cette société perdaient de l’influence. C’est ainsi que les premiers systèmes juridiques virent le jour, pour lutter contre la vengeance privée, comme le Code de Hammurabi. De plus, au Royaume des morts, les Dieux avaient pu constater qu’il existait des esprits différents des autres. Si certains étaient très hargneux, d’autres, au contraire, n’avaient aucune envie de s’en prendre aux vivants.

C’est ainsi que les Dieux commencèrent à développer de véritables cultes, et des mythes, destinés à éduquer les hommes, à leur enseigner la morale, et à faire ce qui était juste, en instaurant et en développant l’idée d’un Jugement divin. Le panthéon égyptien, par exemple, développa le jugement après la mort, passant par le système dit de la « pesée du cœur », où les Dieux organisaient un tribunal divin, présidé par Osiris, où ils faisaient peser le cœur du défunt sur une balance, permettant de voir si ses péchés faisaient pencher la balance. Si non, le défunt devenait alors un Akh, un esprit bienheureux, et, plutôt que de le faire séjourner au Royaume des morts, en compagnie d’esprits malfaisants, les Dieux choisissaient de réincarner son âme sous une autre forme. Le panthéon aztèque, également l’un des plus âgés, connaissait un mécanisme similaire, mais différent. Ici, le défunt, un guerrier, devait accomplir, dans le Mictlan, une série d’épreuves et de défis destinés à lui permettre de rejoindre le royaume de Mictlantecuhtli.

La moralité devint le nouveau facteur qui structura les sociétés.

Toutefois, les Dieux se heurtèrent ensuite à d’autres problèmes, qui durent les amener à modifier à nouveau le fonctionnement de l’Au-Delà. Ils se heurtèrent aux terribles Grands Anciens, menaces cosmiques surpuissantes qui survinrent des profondeurs du Cosmos. Cette guerre ancestrale fut à l’origine de la dichotomie entre le Paradis et l’Enfer. Les Dieux, qui avaient toujours pu se faire obéir des hommes, constatèrent que les Grands Anciens étaient bien plus craints qu’eux, et qu’ils expliquèrent aux hommes que rien ne les attendait dans l’Au-Delà. Il n’y avait aucune terre sacrée. Les justes côtoyaient les mauvais. Leur foi était mal placée.

Les Dieux affrontaient, non seulement des êtres dont la puissance était sans commune mesure avec tout ce qu’ils avaient pu imaginer, mais qui, en plus, rendaient fous de désespoir les hommes. Car les Grands Anciens ne promettaient rien, ils n’offraient aucun espoir, aucune terre promise. Ils annonçaient juste venir exterminer toute forme de vie. Les Dieux prirent conscience que les hommes avaient besoin d’espoir, et eux-mêmes avaient besoin de cohésion. C’est ainsi qu’ils conclurent une alliance avec le Royaume des Anges, qui étaient les principaux adversaires des Grands Anciens, et qui présentaient l’avantage d’être, à l’égard des différents panthéons, neutres.

Bien des Dieux ne supportaient guère les Anges, mais tous reconnurent qu’il fallait que la situation évolue, car même les Dieux « mauvais » perdaient leur influence sur leurs ouailles. Les Dieux promirent ainsi aux hommes leur restant fidèles qu’ils rejoindraient, non pas le Royaume des morts, mais une autre terre. Le concept du Paradis se développa ainsi dans les différentes mythologies, prenant bien des formes différentes, mais avec cette idée centrale que ceux qui se battaient pour les Dieux, et respectaient leurs concepts moraux, n’iraient pas dans le même endroit que les indignes, mais dans des terres justes.

Le Royaume des morts fut ainsi diabolisé dans les panthéons, et devint l’Enfer.

En outre, ce phénomène coïncidait avec l’émergence de créatures qui, au Royaume des morts, n’obéissaient pas aux Dieux : les démons.

III – LES DÉMONS

Que sont les démons ? À cette question, il n’y a aucune réponse, mais un ensemble de théories, regroupées sous plusieurs catégories, dont voici les principales :

La théorie évolutionniste considère que les démons sont tout simplement une évolution des esprits malveillants qui furent envoyés, en des temps immémoriaux, par les premiers Dieux. Ces esprits malveillants auraient peu à peu pris forme, au contact des autres morts, influençant progressivement ces derniers, jusqu’à leur permettre d’évoluer, et de devenir les êtres infernaux que nous connaissons tous ;

La théorie dualiste, ou moraliste, ou déterministe, considère que les Démons sont l’exact opposé des Anges, et qu’ils existent pour garantir un minimum d’équilibre. Si les Anges sont des parangons de vertu, de courage, et d’altruisme, alors les Démons se doivent d’en être l’exact opposé. Dès lors, les démons sont apparus en même temps que les anges. Certaines théories poussent le mimétisme plus loin encore en considérant que, à l’origine même, il n’y avait qu’une seule espèce, qui s’est petit à petit scindée en deux camps opposés, les Anges et les Démons ;

La théorie cthulhuïste considère que les Démons sont les héritiers des Grands Anciens. Ici aussi, plusieurs sous-interprétations. Pour certains, ils sont tout simplement leurs enfants, créés par eux-mêmes. Pour d’autres, ils sont des héritiers indirects, des esprits malfaisants qui ont été corrompus par l’esprit malfaisant et destructeur des Grands Anciens, à tel point qu’ils en sont devenus des démons ;

La théorie divine est une autre explication, qui considère que les Démons sont, à l’origine, des esprits malfaisants investis par les Très Anciens Dieux de garantir l’intégrité du Royaume des morts, en empêchant les esprits malfaisants y habitant de s’en enfuir. Ces gardiens auraient donc été modifiés et améliorés par les Dieux.

Bien entendu, aucune de ces théories n’est incompatible les unes des autres. Quoi qu’il en soit, toujours est-il que les Démons apparurent, sans se réclamer d’aucune autorité quelconque en particulier. Baal ? Anubis ? Seth ? Mictlantecuhtli ? Shinagami ? Autant de mots dénués de sens pour les Démons, qui contestent leur autorité, et ne répondent à personne d’autre qu’à eux-mêmes.

Les Démons s’avérèrent vite être une race violente, rejetant la nécessité d’un ordre fondé sur des considérations morales. Certains se considéraient mauvais, mais, dans l’ensemble, ils ne se posent même pas cette question. Un démon croit avant tout en deux choses : la liberté de faire ce qu’il veut, et sa fierté. Les Démons sont avant tout des individus très fiers, ce qui a pour corollaire que leur société repose sur la loi du plus fort, et sur une hiérarchie complexe.

Ils se structurèrent petit à petit en sept grands domaines, aussi appelés « Cercles » :

Le Cercle de l’Avarice ;
Le Cercle de la Colère ;
Le Cercle de l’Envie ;
Le Cercle de l’Orgueil ;
Le Cercle de la Gourmandise ;
Le Cercle de la Luxure ;
Le Cercle de la Paresse.

Sept Cercles, chacun ayant à son sommet un Prince Infernal. L’Enfer se structura ainsi.

IV – LE GRAND CONFLIT

Les Démons étaient en totale opposition avec les Anges, mais avaient conservé des envies similaires aux esprits malveillants : leur volonté d’aller dans le monde des vivants. Ils formèrent ensemble une horde immense, une armée illimitée, éternelle, invincible. En effet, outre leurs rangs infinis, les Princes et les autres démons les plus puissants (incluant même des Dieux) étaient chacun dotés de pouvoirs colossaux. Mais c’est surtout ces Légions immenses qui constituaient la principale menace des Démons, d’autant plus qu’un démon tué revenait toujours à la vie (sous une forme plus faible, certes, mais qui pouvait quand même rejoindre à nouveau les Légions).

À cette époque, les Sept Grands-Princes étaient tous unifiés, et attaquèrent ensemble les mondes des vivants. Une horde sans fin, qui se heurta à une autre armée, elle aussi, invulnérable et immortelle : les Anges. Le Grand Conflit éclata donc, celui qui devrait marquer encore plus les esprits que la guerre contre les Grands Anciens. Le Grand Conflit opposait deux ennemis héréditaires, dont l’opposition était de celle qui dure et qui détruit le plus : idéologique. En effet, une guerre fondée sur des raisons territoriales ou matérielles peut toujours se terminer raisonnablement par un traité de paix. Mais, quand la guerre est au niveau des principes, des idées, de visions diamétralement opposées de la société, elle ne peut se résoudre par un accord.

Le Grand Conflit dura donc. Et, plus il durait, et plus les tensions éclatèrent dans les deux camps. Les Anges durent faire face à une rébellion, et, chez les Démons, ce fut tout simplement le chaos qui vint. Les Grands-Princes se rejetaient mutuellement leurs fautes, chacun accusant l’autre d’être responsable de leur échec patent à vaincre les Anges. Et, comme si ça ne suffisait pas, les propres subordonnés contestaient l’autorité de leurs chefs. Fiers, les démons n’acceptaient pas l’échec. La belle unité infernale qui avait permis aux Légions infernales de déferler sur les mondes se brisa avec le temps, avec la désunion et la colère.

Cette situation créa un contexte favorable à la fin des hostilités. Autant les Anges que les Démons furent favorables à un accord. Bien entendu, il ne s’agissait sûrement pas d’un traité de paix. Les deux espèces se mirent en accord sur un pacte de non-agression mutuel reposant sur un concept fondamental, applicable aux vivants : le libre-arbitre. En vertu de ce sacro-saint principe (mais que les deux camps interprétaient différemment), c’était à l’Homme de choisir vers qui il préférait se tourner. Interprétation différente, donc, car les Démons n’étaient pas, en soi, contre l’idée de « chuchoter » dans l’oreille des vivants pour les influencer, alors que les Anges avaient une vision bien plus stricte du libre-arbitre, ne répondant pas aux prières des croyants.

La conséquence de ce principe était qu’un démon avait le droit de répondre aux invocations d’un mortel, car c’était bien l’Homme qui, en définitive, avait choisi de l’invoquer.

En tout cas, le Grand Conflit fut terminé. Mais le Royaume des Démons resta toujours aussi désorganisé, la rivalité entre les Princes ne s’éteignant jamais... Y compris maintenant.

  • Géographie

L’Enfer est un monde difficile à saisir. Pour le dire simplement, il est à l’exact opposé du Paradis. Au Paradis, on monte sans jamais atteindre les sommets. Inversement, en Enfer, on ne fait que descendre, encore et encore, sans jamais atteindre le fond.

Il existe pourtant une surface en Enfer. Elle se compose essentiellement de vastes plaines rouges, recouvertes d’un ciel oscillant entre des nuages rouges ou noirs, avec des tempêtes redoutables. Il y pleut du sang et des cadavres. Les morts dont les âmes ont été jugées descendent en effet, et tombent dans d’énormes fleuves qui délimitent le Royaume des Démons. Ces fleuves puisent toutes leurs sources dans un vaste marais, situé dans l’une des zones les plus profondes de l’Enfer.

Outre la surface, l’Enfer est composé d’immenses grottes, formant un monde souterrain sans fini. Les grottes sont tellement grandes qu’elles abritent les immenses forteresses et palais démoniaques. Même la Nature est dangereuse en Enfer. La faune et la flore sont sauvages. Les monstres qui vivent dans ce plan astral chassent les démons les plus faibles, et les arbres et les fleurs peuvent vous empoisonner, ou vous déchiqueter dans leurs branches.

  • Lieux notables

Voici une liste, non-exhaustive, des différents lieux importants en Enfer, ceux où le péon est susceptible de faire un tour, ou qui, à tout le moins, méritent une attention particulière.

LES FLEUVES INFERNAUX
On a pour coutume de dire que l’Enfer est délimité par cinq fleuves :

Le Styx, affluent de la haine, qui transporte les âmes des morts. Il est fortement déconseillé de nager dedans, car les âmes prisonnières dedans chercheraient alors à vous attraper, et vous ne pourriez plus jamais en sortir. De même, il ne vaut mieux pas errer le long du Styx trop longtemps, car les vapeurs qui s’en échappent peuvent vous faire perdre la raison en faisant ressortir vos pensées les plus négatives ;

L’Achéron, fleuve du chagrin, constitue, avec le Styx, le deuxième plus grand fleuve de l’Enfer. L’Achéron est de fait le plus grand fleuve de l’Enfer, et remplit les mêmes fonctions que le Styx ;

Le Phlégéthon, rivière de flammes, est un fleuve qui, comme son nom l’indique, s’enflamme fréquemment. Ce n’est pas un fleuve volcanique, car sa source est la même que celle du Styx, mais il abrite la colère de multiples individus, de sorte que, très souvent, des flammes en jaillissent ;

Le Cocyte, torrent des lamentations, est un fleuve abritant la tristesse et la souffrance qui existent. La légende dit ainsi que le fleuve véhicule toutes les larmes des vivants. Que ce soit vrai ou non, ceux qui s’en approchent perdent confiance en eux, en revoyant leurs souvenirs les plus douloureux. Tous les suicidés et les désespérés ont une place au Cocyte ;

Le Léthé, fleuve de l’oubli, est très différent des autres fleuves. C’est le fleuve le plus isolé, car c’est celui que prennent les morts ayant eu le droit de bénéficier de la rédemption, ou qui sont réincarnés. Ceux qui se baignent dans ce fleuve sont purifiés, et les vagues successives emportent avec elles leurs souvenirs, et leur permettent de revenir à la vie sous d’autres formes. C’est un fleuve connu pour être très paisible, et pour apaiser ceux qui s’en approchent... Mais rester trop près du Léthé risque de vous poser des problèmes de mémoire.

Ces cinq fleuves ont un chemin très tortueux, et qui défie la logique. Il est possible de les remonter, et, si on le fait, on arrive à leur source commune, un immense marais situé très profondément en Enfer. Rares sont cependant ceux qui s’y rendent, tant ce marais est dangereux.

Enfin, s’il est possible de les traverser à la nage, ces fleuves sont terriblement dangereux. Rares sont les passeurs pouvant circuler librement sur ces fleuves. Charon est l’un des passeurs les plus connus.

LES LIMBES
Longeant les Fleuves Infernaux, les Limbes désignent des régions particulières. Ce sont des zones frontalières où errent les âmes des défunts rejetés en Enfer, et qui n’ont pas encore été rattachés à un Cercle. Dans ces zones embrumées, il est dangereux de se promener, et, régulièrement, les démons y viennent pour chasser les âmes mortes qui en sortent.

LE PALAIS INFERNAL
Le Palais Infernal est un ensemble de structures institutionnelles neutres, ne relevant, par définition, de l’autorité d’aucun des Sept Cercles. On y trouve notamment, comme pour le Paradis, les différents palais des Dieux liés à l’Enfer, mais aussi les tribunaux et les salles de jugement.

LE TARTARE
Le Tartare est une section spéciale de l’Enfer, une région créée par les Olympiens pour y enfermer les redoutables Titans, ennemis ancestraux des Olympiens. Les Portes du Tartare se situent sous le palais d’Hadès, et constituent le seul moyen de rejoindre le Tartare. Elles sont gardées par le terrible Cerbère. À l’intérieur du Tartare, on n’y trouve aucun démon, mais les Titans, et leurs nouvelles créations, qui aspirent à sortir de leur prison éternelle.

LE ROYAUME DES DÉMONS
Très vaste partie de l’Enfer, à tel point qu’on les confond parfois l’une et l’autre, le Royaume des Démons est, comme indiqué précédemment, divisé globalement en sept Cercles, chacun correspondant aux Sept Péchés Capitaux. Au-delà de ça, on peut trouver quantité d’autres divisions : baronnies, duchés, principautés, etc... Les Démons ne sont jamais à court d’imaginations, tant leur hiérarchie est savante et complexe.

  • Les démons

INFORMATIONS GÉNÉRALES

L’imagerie populaire résume le Démon à un être rouge et cornu doté de pattes de boucs. Si on retrouve bien des démons ressemblant à ça, il en existe aussi bien d’autres qui ont des apparences différentes.

Il existe, globalement, deux grandes catégories de démons : les plus faibles, qui font partie des Légions, et ne sont pas très intelligents (ils se contentent d’obéir, et ne savent, pour la plupart, pas parler beaucoup), et les plus forts. Plus intelligents, plus retors, ils peuvent parler, communiquer avec les humains, disposent de pouvoirs variables. Contrairement à un Ange, un Démon évolue beaucoup plus, puisque les démons primaires (ceux qui se contentent de suivre) peuvent évoluer.

Pour évoluer dans la hiérarchie démoniaque, il n’y a qu’une seule manière qui soit véritablement efficace : tuer votre supérieur. Le Démon qui fait ça obtient le titre de son supérieur. La loi du plus fort gouverne la hiérarchie démoniaque depuis toujours.

Un Démon tué ne meurt pas définitivement. Il renaît en Enfer, mais sous une forme plus affaiblie.

Au sommet de la hiérarchie, on trouve sept Grands-Princes infernaux, qui constituent les Démons les plus puissants qui soient. Mais, parallèlement à ces Sept Princes, il existe aussi de multiples Démons très puissants, qui peuvent choisir d’être sous l’autorité des Sept Cercles ou non.

RELATIONS AVEC LES ANGES : LE PACTE DE NON-INTERVENTION

Pour mettre fin au Grand Conflit, Anges et Démons se sont mis d’accord sur un pacte de non-intervention (qui peut porter un autre nom, et qu’on appelle généralement, par commodités, « le Pacte »), reposant sur un principe fondamental : le libre-arbitre. Au nom de ce concept, Anges et Démons se refusent à toute intervention directe auprès des humains (qu’on appelle parfois « Le Plan Intermédiaire »). Suivant les conditions du Pacte, les Démons ne peuvent plus envahir le monde des hommes, sous peine de voir les Anges intervenir à leur tour.

Tant qu’il ne fait pas un usage excessif ou trop remarqué de ses pouvoirs ou facultés, un Démon ou un Ange, seul, peut se rendre dans le monde des vivants ;

Un Démon a le droit de répondre à une invocation faite par un humain (cf. infra). Inversement, un Ange peut aussi aider un mortel qui le prie pour obtenir son aide (les Anges étant beaucoup moins réceptifs que les Démons) ;

Les Anges peuvent, dès qu’ils ont repéré un Ange Noir, se rendre immédiatement dans le monde des hommes pour le capturer.

C’est en vertu de ces règles que certains Démons ont pu se rendre sur Terra afin d’y construire l’Empire d’Ashnard. Invoqués par les humains, ils se sont rendus sur place, et, bien que la situation aurait pu être tendue, leur choix a été de s’implanter sur Terra, de construire quelque chose en partenariat avec les humains, et non d’envahir Terra. Dès lors, les Anges ont estimé que le Pacte était respecté.

De manière générale, il faut surtout retenir que le Pacte est davantage une ligne de conduite que des règles stricts. Le problème est que la seule sanction réellement attachée à la violation du Pacte est la reprise des conflits entre les deux factions, ce qu’aucun des deux ne veut. Concrètement, quand un Démon se montre trop dangereux, il est fréquent que ce soient les Démons eux-mêmes qui le remettent à sa place. Les Anges ont pour principe de n’intervenir que très rarement, beaucoup considérant les humains comme des pécheurs indignes de leur aide... Mais ce n’est pas forcément le cas pour tous les Anges.

  • L'invocation

L’invocation est le nec plus ultra qui permet à un Démon de venir dans les Plans Intermédiaires. L’invocation présente l’avantage de permettre au Démon d’utiliser sans souci l’entièreté de ses pouvoirs, mais présente l’inconvénient d’être lié à l’invocateur. L’invocation s’analyse, derrière le rituel magique, comme un contrat de prestation de services. Et, sur ce point, les Démons sont retors et malins. L’invocateur qui invoque un démon doit donc avoir d’importantes compétences magiques et juridiques. Magiques, car il lui fait faire un sceau qui retiendra le Démon (et, plus le Démon invoqué est puissant, plus le sceau doit être abouti), et juridiques, car il faudra bien préciser les termes de l’invocation. Le Démon aime jouer sur les mots, et, si l’invocateur donne une mission floue, le Démon utilise les propres mots de l’invocateur pour les retourner contre lui.

Un Démon ne revient jamais sur une promesse. S’il s’engage à servir un humain selon les termes du contrat, il le fera. Mentir est pire que la mort pour les Démons, mais, comme dit précédemment, un Démon a aussi une grande liberté d’appréciation. L’invocation est donc un rituel dangereux, mais tous les Démons ne sont pas forcément retors. Ce que l’invocateur a à redouter de pire, c’est que le Démon prenne le pas sur lui, et dévore son âme. Pour le reste, le Démon peut faire tout ce que l’invocateur souhaite, dans la limite de ses pouvoirs.

Certaines légendes disent que, si l’invocateur connaît le véritable nom du Démon (son nom en langue démoniaque), et le prononce, ce Démon sera forcé de lui obéir. Cette légende est régulièrement mise à l’épreuve des faits. Elle fonctionne sur certains Démons, mais, dans la plupart des cas, si un invocateur tente de soumettre un démon qui est beaucoup plus fort que lui, il s’en mordra les doigts.

Les motivations des Démons quant aux invocations sont très variables. Certains détestent être commandés par de vulgaires humains, et n’hésitent pas à les massacrer dès qu’ils le peuvent. D’autres y voient en revanche l’occasion d’obtenir des cultistes qui, régulièrement, les invoqueront sur les Plans Intermédiaires. Et d’aucuns s’amusent tout simplement de la mesquinerie des hommes entre eux.

  • Pour en savoir plus

Envie d'en savoir davantage sur l’Enfer ? N’hésitez pas à consulter le(s) lien(s) ci-dessous :

Le Grand Conflit, retour sur la guerre entre les Anges et les Démons ;
Le Clan Magoa, présentation d'un clan infernal.



Spoiler (cliquer pour montrer/cacher)
« Modifié: mercredi 18 décembre 2019, 23:46:44 par Keira Metz »


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