Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre > La zone industrielle

Collaboration entre une idol et une démone [Keleth]

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Keleth:
 -  Non, juste de l'eau s'il vous plaît.

Quelle déception. Tant pis, elle n'allait pas non plus la forcée à choisir un de ses nombreux alcool, et préféra se dresser tranquillement de sa place une fois qu'elle lui avait annoncée son choix pour aller chercher de quoi se désaltérer, se dirigeant à pas lent vers l'un des meubles en coin de salle pour l'ouvrir, afin d'y trouver la collection faramineuse d'alcool divers qui s'y trouvaient. Bien sur, elle avait aussi de l'eau, certaines personnes osant couper leurs boissons avec un peu de celle-ci, même si cela représentant un grand manque de goût aux yeux de la démone, et elle vint à sortir non seulement une bouteille de verre remplie du simple contenu aquatique limpide, mais aussi une bouteille rondelette contenant un liquide ambrée, un cognac, que Keleth avait choisie pour collation du jour. Elle expliquait au passage son avis sur la question, offrant à la jeune femme le détail de sa pensée, si bien qu'elle eut le don de ressentir un léger flottement de la part de son invité, même si il ne sembla pas pour autant se laisser troubler par les propos de la directrice, apparemment fier et sur de lui sur ce point. Il avait sûrement eut le temps de préparer un peu cette entrevue, et avait donc les réponses nécessaire pour la convaincre d'accéder à sa requête, mais la démone n'en était que plus intransigeante et curieuse : Allait-il tout simplement lui offrir quelques phrases pré-réchauffées et décevantes, ou avait-il eut le don de trouver de quoi la surprendre ? Revenant vers la table basse et les fauteuils avec les contenant en mains, elle ne manqua pas de faire bien attention au moindre de ses mots, afin d'y déceler quoique ce soit qui saurait combler sa curiosité :

 -  Nous n'avons pas besoin d'aide financière concernant nos déplacements, mais nous avons besoin d'une aide extérieure pour aider au financement des campagnes de publicités et à l'organisation d’événements hors du Japon. Bien sûr, nous savons que votre entreprise prône une approche plus ancienne de la culture et ne présente que rarement de l'intérêt pour des icônes de culture plus moderne, mais le groupe que je représente possède déjà des fanbases en dehors du pays, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Ces fanbases assurent une certaine qualité et promettent une réponse positive à notre "expansion". Bien sur, nous avons aussi dans l'idée d'attirer d'autres types de public et pour cela nous avons besoin de l'image de votre entreprise. Nous savons aussi que cela représente un risque, mais les récompenses qu'une réussite entraîneraient seraient si grandes que le risque n'est qu'une variable minime.
 -  Hum, je vois que vous avez de l'idée, mais vous vous avancez un peu sur certains points...

Elle ne donna pas plus d'informations, alors qu'elle retrouva tranquillement l'assise de son siège, et qu'elle s'employa à les servir tout les deux avec précaution, offrant son verre d'eau au jeune homme, tandis qu'elle eut le don de particulièrement remplir son propre verre, présentant une quantité de cognac qui saurait faire pâlir quelques puristes, considérant qu'une telle consommation reviendrait bien plus à un ivrogne qu'à un honnête et digne directeur d'entreprise. Keleth... n'en avait rien à faire, les démons avaient une certaines résistances aux liqueurs, et autre liquides alcoolisés, mais sans parler de ce simple détail de constitution, il était surtout vrai que la démone avait une appréciation certaine pour les alcools de qualités, quel qu'il soit, et n'hésitait pas à s'offrir le minimum pour ressentir les fins effets de ceux ci, en profitant généralement avec grand plaisir une fois son gosier réchauffé. Levant d'ailleurs son verre légèrement au jeune homme dans sa tenue d'apparat, elle en vint à vider immédiatement celui-ci de plus de la moitié de son contenu, avant de le reposer sans le moindre bruit sur la table, et de laisser un fin sourire éclairer son visge tandis qu'elle faisait rapidement le constat dans son esprit : le damoiseau travesti en face d'elle était délicat, mignon, ravissant même, mais il n'avait pas la capacité d'échanger sur le domaine des finances, et elle ne comptait donc pas l'embarquer sur ce sujet pour l'humilier, juste lui faire remarquer  plus important, qui saurait lui permettre de se décider sur la valeur de cette proposition de financement.

 -  Pour tout te dire, tu es bien loin de la vérité sur le plan financier. Un potentiel succès n'ôte en rien les dangers d'un échec : répercussion sur la valeur d'une entreprise, sur sa fiabilité, sur ses pertes à longs termes, sont autant de choses qui peuvent risquer de rendre ce genre d'engagement catastrophique... Mais pour être tout à fait honnête, il faut savoir parfois faire des paris pour trouver les meilleurs résultats.

Cette dernière phrase n'était là que pour une simple raison, signifier à ce charmant compagnon de la journée que même si il s'était trompé d'une quelconque manière, ce qui n'était pas étonnant vu que son champ d'aptitude devait se limiter au chant, à la musique, et au charme générale qu'il pouvait dégager auprès d'une foule de spectateur, ce n'était pas pour autant qu'elle rejettait sa demande immédiatement, bien au contraire. Même maladroit, il avait tenté de faire preuve de sérieux pour pouvoir convaincre la femme, même sur un sujet qu'il ne maîtrisait pas, et cela était en soit largement suffisant pour qu'elle se permette de faire des efforts supplémentaires, peut-être pas pour pouvoir lui offrir finalement le soutien qu'il attendait, mais au moins pour se laisser la liberté de faire un choix éclairé sans pour autant se perdre le moins du monde dans quelques préjugés qui auraient tôt fait de la conduire vers la mauvaise décision. C'est donc avec calme qu'elle porta à nouveau le verre à ses lèvres, en consommant une nouvelle lampée relativement conséquente, puis qu'elle fit le choix de s'engager sur un sujet qu'elle maîtrisait moins, bien moins même, reposant son verre pour continuer à observer son invité, et notamment toute cette accumulation de vêtements, de costume qui restait toujours aussi surprenant à voir. Le domaine de la J-pop, et des idols était en soi un véritable mystère pour la femme, qui ne comprenait pas bien ce qui pouvait tant exalter un troupeau d'humains puant la sueur pour sautiller dans tout les sens en gigotant furieusement des bâtons luminescents... et pour le coup, c'est Lady Camille qui allait lui expliquer :

 -  Tu sais quoi ? Nous n'allons pas nous avancer sur le domaine budgétaire en ta compagnie. J'aimerais plutôt en apprendre sur ton métier, sur le fonctionnement de celui-ci. Je veux savoir ce que j'apporterais à la culture des autres pays en acceptant un tel marché. Je t'offre là la capacité de me convaincre, alors n'hésites pas, parles moi sans détour.

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