Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Yaotl Xipil Tezcacoatl

Pages: [1]
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Les terres sauvages / Re : Tout n'est pas terminé. [Tezca]
« le: mardi 04 décembre 2018, 16:58:53 »
   La forêt s’était discrètement éveillée dès qu’elle était entrée dans l’espace baigné du sang des sacrifiés. Un intrus est arrivé, murmurait la jungle mortelle. L’intrus va saigner, la terre se rassasier. Depuis des siècles, cet endroit était soumis à l’influence du culte sanglant d’une divinité nahua et à celle de la magie du sang, deux forces élémentaires complémentaires et puissantes que Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc avait maîtrisé de longue date. Il était probablement le dernier à suivre les préceptes anciens de son peuple millénaire et à réaliser jour après jour les rituels traditionnels, donnant tantôt de sa propre chair, tantôt de celle des importuns venus tenter de nettoyer la forêt de son influence démoniaque. Il n’y avait aucune influence démoniaque ici, seulement le pouvoir magique d’un prêtre dévoué et l’autel d’une divinité digne d’hommages.

   Il était ironique que cette divinité ait été, justement, Quetzalcóatl. Il y a des millénaires, elle donnait santé et jeunesse éternelle à ses champions. Aujourd’hui, le dernier d’entre eux était peut-être la seule personne la protégeant de la disparition pure et simple, entretenant un peu de son pouvoir divin par un don de sang qui n’était qu’une fraction de ce qui lui était offert autrefois. C’était d’autant plus ironique que, sous sa forme de rousse délicieuse, elle fut méconnaissable même pour celui qui l’avait vue pour la dernière fois. Celui-ci l’avait suivie en silence dès qu’elle eut pénétré la clairière, son corps noueux se faufilant à travers la canopée sans un bruit, branches et lianes aidant sa progression comme si le bois et lui eussent été un seul et même être. Il glissa presque sur le tronc quand il atteignit le sol, se faufilant sans un bruit et telle une ombre sur ses pas.

   La lame d’obsidienne quitta son fourreau, prête à frapper, tandis que la jeune femme, la divinité méconnaissable, s’approchait des monolithes, comme sous l’effet d’un rêve éveillé. C’était d’autant plus facile pour le prêtre, qui admira un instant les rayons du Soleil que captait la lame sans les réfléchir. Il frappa sans crier gare quand elle atteignit la proximité du totem, glissant la lame tranchante comme un rasoir sous sa gorge en se saisissant d’elle, la tirant vers l’autel aux sacrifices.

   « Mon dieu n’a pas eu de vrai repas depuis longtemps, » proféra-t-il dans l’ancienne langue toltèque tandis qu’il s’exécutait, et cherchait à faire de sa déesse son propre sacrifice mortel.

2
   L’armure de Zara était un ouvrage impressionnant, il fallait bien le dire. Elle s’associait parfaitement aux pouvoirs de la sorcière, en faisant une guerrière exceptionnelle. Cela dit, rien dans sa démonstration de force n’intimidait le prêtre-guerrier, qui était resté passif tandis qu’elle infligeait le premier coup. Le Toltèque fila dans les airs jusqu’à un tronc d’arbre, mais il ne fut pas blessé. Gorgé du sang sacrificiel, l’arbre amortit son choc en brisant les lois de la nature et de la physique. Admettons-le : n’importe où ailleurs, Zara eut été un adversaire de choix pour un champion millénaire, le genre de défi qui aurait participé à ramener un peu d’excitation dans un cœur trop habitué à battre son rythme par pure nécessité. Ici, elle était sur son territoire, cependant, et, plus qu’aucun autre, Tezcacoatl était avantagé à domicile.

« Je suis prêt à oublier ça. Pour ton propre bien, fais demi-tour maintenant, » répliqua-t-il sans sourciller, restant figé contre le tronc.

   Il comprit bien que Zara n’avait aucune envie de s’en aller avant de lui avoir démontré la prétendue supériorité de sa divinité. Tezca avait arrêté ce genre de comédie il y a bien longtemps, n’y voyant rien de plus qu’une excuse pour l’arrogance de personnes peu sures d’elles-même. Quand elle fit mine de préparer ses éclairs à frapper, quand il sentit la vibration de l’électricité statique se chargeant autour de lui, il leva une main, et ferma son poing. Répondant tel un pantin grotesque, un amas de racines sortit du sol et ligota les mains et les poignets de Zara, la forçant à écarter les bras et étouffant la charge électrique dans ses membres. Tandis qu’il recouvrait son poing avec son autre main, d’autres racines se soulevèrent, l’enveloppant d’un entrelacs de bois souple suintant de sève ensanglantée.

« Je n’ai rien contre Sha ; mais tu insultes Quetzalcoatl en te battant sur le sol sacré. C’est ta dernière chance, prêtresse. »

   Le Toltèque s’était enfin écarté de l’arbre. Se sentant désormais plus en sécurité, mais toujours sur ses gardes, il s’approchait, tirant de sa tenue un coutelas ; un coutelas d’obsidienne. Bien que de très belle facture et sûrement de nature à éveiller l’émerveillement d’un archéologue ou d’un collectionneur, l’arme avait bien plus de consonances néfastes pour un adepte de magie. Quant à sa fonction, il était difficile de s'y tromper.

3
Les terres sauvages / Re : {Zerrikania} L'autel ensanglanté [Tezca & Sha/Zara]
« le: mercredi 19 septembre 2018, 05:27:40 »
   Yolyamantzin croisa les bras en écoutant les déclarations vindicatives de l'envoyée de Sha. Il ne fit pas preuve de plus qu'un peu d'ennui et d'agacement, un peu comme ce qu'on éprouve face à un témoin de Jéhovah ou un démarcheur par téléphone (quand on n'est pas déjà à cran). Zara aurait pu se sentir insultée par une telle attitude, mais son objectif, après tout, était de l'insulter, lui, de provoquer une réaction ; non ? Elle alla jusqu'au bout de sa présentation Powerpoint en trois points tandis que le gardien des lieux, las, laissait s'échapper un baillement. La puissante guerrière devait être douée pour utiliser son arme, mais elle l'était moins pour provoquer un individu millénaire. Elle ne savait probablement même pas à qui elle faisait face.

   D'une certaine façon, Zara rappelait à Tezcacoatl ce démon qu'il avait affronté ici pendant plusieurs décennies. L'entité aimait venir le provoquer et susciter sa colère, et le guerrier, plus fougueux en ce temps, s'empressait de s'exécuter. Il avait beaucoup appris aux côtés du démon, et s'en était fait un ami à force de cultiver un respect mutuel. Il avait appris à rester calme face aux provocateurs, à écouter, et à faire bien des choses qu'il n'aurait pas soupçonné à sa portée auparavant. Non, manifestement, Zara ne savait pas tout cela. Sha ne devait pas le savoir non plus. Sinon, la guerrière aurait plus des précautions supplémentaires. De sa voix pierreuse, Tezca répondit :

« Et pourtant, Sha t'a envoyé ici. »

   Et rien de plus. La remarque, toute simple, répondait tout aussi efficacement qu'un long discours aux paroles de Zara. Si elle l'avait envoyé ici, c'est que Zerrikania gardait une certaine importance. Cette forêt était dangereuse et mortelle, mais elle regorgeait de vie et de pouvoir. C'était la spécialité des prêtres de puiser dans les pouvoirs de la terre au nom de leurs divinités. Grands Anciens ou pas, le Toltèque immortel avait passé des siècles à transformer cet endroit en un pôle du pouvoir de Quetzalcoatl, et l'énergie alentour n'était ni corrompue, ni vouée à quelque entité vaincue. Elle nourrissait l'essence immortelle de Quetzalcoatl. Le sang lavait et nourrissait à la fois, et il imprégnait de son pouvoir tout ce qu'il touchait.

« Va donc dire à Sha de m'envoyer autre chose qu'une sotte à peine sortie des jupes de sa mère. »

4
   Le prêtre-guerrier fixait l’étrangère sans faire signe de vouloir s’approcher davantage ou agir contre elle. Il ne bougeait pratiquement pas, en fait, ce qui était paradoxalement aussi angoissant, sinon plus, qu’une agression ou des menaces caractérisées. Il ne semblait tout simplement pas prendre en considération l’humanité de la personne devant lui ; comme s’il évaluait une chose plutôt qu’un être. Ou peut-être évaluait-il justement l’être ? Au regard du sang séché sur l’autel et à la puissance magique alentour, la perspective était très inquiétante. Mais Zara avait ses pouvoirs, ses armes et la faille toute proche pour l’aider en cas de problème, et Tezcacoatl se doutait de sa confiance en elle en l’approchant. Elle ne fit pas mine de vouloir se soustraire à sa vue ou à son inspection. Elle devait être puissante. Sa venue, ainsi préparée et en solitaire, n’était pas un hasard, non. Et elle le confirma bientôt en déclinant son identité et son statut, et ceux de sa commanditaire.  Et elle le cherchait. Pour quelle raison ? Difficile à dire. La sorcière était protégée par des barrières technologiques et magiques qui empêchaient la jungle de l’examiner et de transmettre des signaux de tranquillité ou d’inquiétude. Le maître des lieux avançait en aveugle chez lui-même pour la première fois depuis longtemps.

   Il ne trahit pas de suspicion particulière ou de frustration, cela dit. Lui-même était plus compétent et dangereux que ses visiteurs avaient coutume de l’imaginer. Si cette Zara était aussi redoutable qu’elle en avait l’air, elle pourrait bien céder au vice d’orgueil ; mais aussi parvenir à respecter les capacités de son interlocuteur. Tezcacoatl respectait le potentiel de sa visiteuse. Il la considérait comme un sacrifice potentiellement extraordinaire, capable d’apporter un pouvoir important à son dieu, où qu’il soit encore exilé ; mais, tant qu’elle serait sous la protection d’une autre divinité, il ne ferait rien à son encontre. Elle était une messagère et portait la marque d’une protection à ne jamais sous-estimer. Même une divinité mineure pouvait poser de sérieux défis à ceux qui leur nuisaient. Ainsi, il se déplaça simplement vers l’autel, et vers Zara, son sceptre de grand prêtre à la main, afin de se porter à sa hauteur et de pouvoir lui parler sans avoir à crier. Il parlait peu, ne supportait pas le bruit des voix fortes. La sienne était rauque, presque pierreuse.

« Sha … Connais pas de Sha. Cette terre est consacrée à Quetzalcóatl. Que veut Sha à ce sol sacré ? »

   Il faisait preuve de calme et d’une tranquillité assez expressive, mais on pouvait sentir derrière les mots bouillonner une sorte d’impatience, de précipitation. Il semblait peu s’intéresser à l’envoyée et plutôt tourné vers un règlement rapide de son cas.

5
Il l'observait depuis qu'elle avait approché des frondaisons. En près de cinq siècles, le sang sacrificiel avait circulé dans cette partie de la jungle jusqu'à dépasser la zone interdite. Les locaux s'en doutaient peut-être, car aucun n'osait vraiment en approcher à distance d'yeux, tandis que les mages entraînés pouvaient le soupçonner en sentant les premières influences caractéristiques à l'orée du mur végétal. Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc n'était pas un mage du sang entraîné, il n'avait pas vraiment de connaissance intime et profonde de la magie noire et des choses que les sorciers apprenaient durant leurs longues années d'initiation. Reclus dans cette partie peu recherchée d'une jungle profondément hostile, il avait appris en se faisant enseigner certains rites par un démon qu'il avait affronté fut un temps. Pour lui, la pratique de la magie avait un aspect plus rituel qu'académique. Malgré ces limites, son usage du pouvoir enfermé dans le sol et les veines végétales de ces lieux était impressionnant ; surtout si on le sous-estimait.

Il avait reçu les vibrations de la jungle bien avant que Zara ne passe les barrières délimitant la zone interdite et ne s'enfonce en direction du dernier autel de Quetzalcoatl ; en tout cas, le dernier que Tezcacoatl connaisse, ce qui en faisant définitivement le dernier d'entre tous. L'ordre ancien qui vénérait et nourrissait l'entité divine du serpent à plumes ne survivait plus que par son biais. Les imposteurs terriens prétendant divertir les touristes avec leurs costumes bon marché étaient pires que les conquistadores qui avaient massacré et empoisonné leurs aïeux. Et le prêtre-guerrier prenait sa position et sa vie très au sérieux. Il s'était éclipsé dans le camouflage naturel zerrikanien comme il avait appris à le faire, se fondant dans les couleurs et les sons, disparaissant derrière les entrelacs végétaux, ignorant les créatures apaisées par sa volonté à travers la sève rouge. Depuis ses cachettes, il observait avec une attention inquisitrice et suspicieuse l'évolution intelligente et relativement aisée de la guerrière aux cheveux roses et à l'armure énergétique. Il avait déjà vu des individus dans son genre. Il pouvait parier que cette demoiselle venait de Tekhos. Car, s'il quittait rarement ces lieux, il lui arrivait de répondre à des visions mystiques et de s'absenter, découvrant Terra ou s'aventurant à nouveau sur Terre. Par ailleurs, le sang versé infusait parfois en lui des visions des vies des sacrifiés. Ainsi, il savait beaucoup de choses pour un ermite. Il vivait ici, coupé du monde ou presque, depuis cinq longs siècles ; mais il n'en était pas ignorant pour autant.

Quand Zara fut arrivée à l'autel, il la laissa enquêter un instant, observant avec curiosité ses instruments portables et ce qu'elle comptait accomplir ici. Etait-elle ici pour la faille, ou pour l'autel ? Savait-elle où elle se trouvait, ou cherchait-elle à percer les mystères de cet endroit ? Tezca finit par déduire qu'elle ne savait pas grand chose de concret, qu'elle en était à réunir des faits, des mesures, peut-être à établir des déductions. Il en avait vu passer, des enquêteurs, des détectives, des mages et des sorciers, des démons et des pseudo-divinités au cours de ces siècles ! Il avait appris à respecter leurs forces et à exploiter leurs faiblesses.

Le détecteur de Zara l'avertit d'un danger potentiel. Faisant volte-face et interrompant son inspection, elle vit sortir des bois un individu étrange. Assez grand, mince, portant quantité de tatouages et de scarifications rituelles, l'individu aux longs dreadlocks enrubannés approchait sans hâte, presque tranquille, avec les sourcils froncés et l'air affiché de quelqu'un étant chez lui. Ayant une certaine expérience du combat, l'envoyée de Sha pouvait deviner qu'il ne fallait pas se fier à l'apparence de ce type en harnais de cuir emplumé, que derrière son allure tranquille et sa finesse se cachait un redoutable adversaire. Il fallait avoir beaucoup de talent ou d'arrogance, en tout cas, pour s'approcher ainsi d'elle sans la connaître.

Elle attendit peut-être une salutation, une condamnation, voire une question ; mais l'ermite restait silencieux. Ses lèvres pincées et sèches semblaient rarement se séparer. Peut-être était-il muet ? Peut-être n'avait-il pas de langage ? N'étant pas magicien, son corps ne portait pas de trace résiduelle de magie, sa dernière utilisation des pouvoirs des lieux remontant à loin. Mis à part les indices laissés par son corps sans âge figé entre vingt et trente ans, difficile de pouvoir l'identifier ...

6
Les terres sauvages / {Zerrikania} L'autel ensanglanté [Tezca & Sha/Zara]
« le: vendredi 03 août 2018, 00:48:45 »
La Zerrikania était une terre hostile, même en la comparant à ses environs immédiats et aux mille dangers des terres dévastées. Cette jungle dense, mortelle, où vivaient des espèces de serpents et d'insectes parmi les plus venimeux au monde, des pièges naturels mortels et où chaque partie de la nature semblait conspirer pour tuer, était un repaire d'aventuriers extrêmes, mais aussi de fugitifs cherchant à échapper à la loi en s'entourant de cette intimidante protection tropicale. Autant dire que les populations terranides vivant ici vivaient à la rude, n'étaient pas facilement impressionnables et comptaient parmi les lignées les plus sauvages du genre. Autant dire que les villages alentour ne se laissaient pas facilement effrayer ni par la jungle, ni par ses occupants.

Pourtant, il existait un lieu, moins reculé qu'on pourrait le penser, en fait à quelques heures d'une marche assurée des limites de la jungle, qui suscitait des récits fantastiques. Les histoires de lieux maudits et de sorciers à éviter étaient légion ici, mais cette légende était différente à plus d'un titre. Et pour cause, chaque village installé à l'orée de ce lieu tabou affirmera que cet espace dont on ne sortait pas était là avant leurs ancêtres, et que ceux qui les avaient précédé avaient disparu sans laisser de traces. Les histoires parlaient d'une jungle vivante et d'une aura de mort, et d'un esprit silencieux et immortel veillant là juqu'à la fin des Temps.

Un mage se rendant sur les lieux pourrait confirmer que le site interdit, encerclé de nombreux symboles présages de destins funestes, était chargé d'une magie ancienne canalisée en son coeur ; une magie du sang semblant gorger la moindre cellule de la Création et qui pouvait être nourrie depuis des siècles. Une telle puissance était synonyme d'un long et patient travail de sacrifices, pas nécessairement le fruit d'un mage d'ailleurs, mais d'un individu entretenant avec le meurtre un rapport bien particulier. Difficile de dire si les Terranides pouvaient être cru sur parole, les lieux pouvaient être occupés depuis quelques décennies et être le repaire d'une sorte de malade mental extrêmement actif. Mais il aurait été difficile de verser tant de sang qu'une portion si vaste de cette jungle déjà si particulière soit chargée de force magique au point d'en piccoter la peau en s'en approchant.

Le mystère flottait sur ces lieux, et la déesse Sha avait exigé des réponses. C'était pour cela qu'elle avait envoyé Zara, un de ses meilleurs agents et combattants, pour démêler le vrai du mythe.

Ses pérégrinations tranquilles la mèneraient jusqu'au coeur de la forêt maudite, surveillé par mille regards, et surtout par celui d'un être étrange, un Terrien immortel et millénaire ayant fui son monde pour échapper à l'annihilation de son mode de vie ; un ancien champion toltèque ; un prêtre du serpent à plumes, Quetzalcoatl ; et un mage du sang à la formation brouillonne mais diablement efficace ; un combattant hors pair et un assassin rituel à la passion religieuse survivant aux siècles et à la solitude. Au coeur de la forêt, elle trouverait deux monolithes : l'un couché, gravé de symboles mystérieux et maculé du sang de centaines de victimes malgré un nettoyage consciencieux ; l'autre dressé et sculpté curieusement pour représenter un dieu animal, le puissant Quetzalcoatl. Près de ces lieux flottait la présence d'une faille stabilisée de longue date, une porte ouverte sur le Yucatan, au Mexique, sur Terre.

7
Le coin du chalant / Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc
« le: dimanche 22 juillet 2018, 10:24:55 »


Un nom à coucher dehors


Informations diverses
► Champion toltèque, il fut béni par Quetzalcoatl il y a un millier d'années et reçut vie et santé éternelles
► Après le jugement de Quetzalcoatl, il fut le gardien de ses temples et de son culte
► Il est le dernier survivant de sa société, et veille sur le dernier autel de Quetzalcoatl sur Terra, près d'une faille menant au Yucatan, sur Terre, là où un autel identique se dressait autrefois
► Il voyage rarement, préfère rester sous la protection des puissantes énergies de magie du sang contenues autour de l'autel, et n'hésite pas à sacrifier les malotrus s'y aventurant




Compte prédéfini proposé par Quetzalcoatl.




Aventures en cours

Tout n'est pas terminé avec Quetzalcóatl

Aventures passées



Aventures avortées

{Zerrikania} L'autel ensanglanté avec {Sha} Zara

8
Prélude / Re : Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc [Validey]
« le: dimanche 22 juillet 2018, 09:36:24 »
Citer
qui commande aux serpents

Personne ne me commande >:(

*Ksssssssssss*

Re-Bienvenue quand même, mais je t'ai à l’œil, Dieu emplumé !
Il ne commande pas vraiment aux serpents. Et c'est pas un dieu. Demande à Quetzalcoatl, elle confirmera. :P

Je trouve rien à redire, alors c'est bon pour moi !
Va jouer  :3
Merci Catachou. :*

9
Prélude / Re : Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc
« le: samedi 21 juillet 2018, 23:16:01 »
Merci Cassy ! ;D

10
Prélude / Ce Yaotl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc [Validey]
« le: samedi 21 juillet 2018, 22:50:17 »
Identité : Ce Yoatl Yolyamanitzin Xipil Tezcacoatl Eztlimoc signifie plus ou moins maître guerrier juste flamboyant qui commande aux serpents et écoule le sang ; c'est jouasse !
Âge : Presque mille ans
Sexe : M
Race : Avatar
Sexualité : Hétérosexuel

Physique :

Tezcacoatl est un homme de type mésoaméricain précolombien. Il a une peau sombre et de longs cheveux noirs et fins. Très grand pour son époque, autour de 180cm, c'est un homme svelte aux muscles puissants, un ancien champion toltèque devenu gardien des traditions.

Son visage carré porte un nez légèrement épaté, encadré par des yeux noirs d'encre sous des sourcils durs. Son regard porte toute la méfiance inquisitrice d'un être ayant vu la mort de civilisations entières. Son front est marqué par le chagrin tandis que ses lèvres, toujours scellées dans un rictus désintéressé, ne se libèrent que pour infliger des phrases courtes avec une langue dure et sèche comme un vent désertique. Ses dents, surprenamment, sont blanches et alignées, le résultat de la chance, d'une bonne alimentation et de la bénédictions de Quetzalcoatl.
Il porte couramment ses cheveux en longues dreadlocks parsemées de rubans lui arrivant au bas du dos.

Comme c'était la coutume au sein de son peuple, il est marqué par quantité de signes distinctifs. Son corps est recouvert de divers tatouages, les plus impressionnants étant les crocs de serpent sur ses joues et le motif serpentin stylisé grimpant de son aine à sa gorge. Son torse est marqué de cicatrices rituelles, certaines pour afficher sa position et d'autres pour recueillir son sang. Son visage est également ponctué de cicatrices esthétiques, ainsi que son dos, ses jambes et ses bras. Même sa verge porte la trace du couteau, l'effet d'une pratique exceptionnelle associée au mythe nahuatl de la Création.

A la fois prêtre et guerrier, gardien et champion, il porte d'abord une tenue légère en peau de serpent, de plumes et de fourrures, adaptée à un combat vif comme à l'hommage à sa divinité. Il porte un sceptre païen portant os et cheveux humains prélevés sur des colons imprudents il y a bien longtemps, ainsi qu'un coutelas d'obsidienne. Il garde aussi pour arme un trophée : un sabre espagnol du XIVe siècle.

Caractère :

Si l'on doit donner une rapide analyse du personnage, on peut dire que c'est quelqu'un d'autodiscipliné, de déterminé et de particulièrement dévoué. Malgré son âge et les peines qu'il a vécu, il continue de vivre selon les préceptes et les idées qu'il a toujours défendu. Là où d'autres auraient baissé les bras, il a persévéré et ne s'est jamais laissé abattre.
En contrepartie, on peut le dire froid et même très dur, incapable de cautionner le désespoir chez les gens normaux. Il considère que, s'il a pu traverser tout ce qu'il a traversé, on n'a pas à venir l'embêter pour des problèmes de coeur ou une mauvaise récolte. Il est intransigeant et parfois caractériel.

C'est que c'est d'abord un homme d'action et de principes. Il déteste l'inactivité ; il a la peur du vide, de l'absence de but, en fait. Toujours occupé à quelque chose, il se sent accompli par le simple fait de vivre pleinement selon les codes de sa civilisation éteinte. Malgré son côté abrupt, il accueille volontiers ceux qui viendraient à lui le coeur pur ; mais qu'il soupçonne une menace, et il peut faire siffler son sabre à travers la chair aussi vite que l'éclair. Après des siècles à combattre, il ne sent plus vraiment d'excitation à se battre. Il domine de très loin la plupart des guerriers dans ce monde comme dans l'autre et ne cherche plus l'affrontement comme autrefois.

Le but de son existence, celui qui continue de le faire avancer et dirige chacune de ses décisions, est de perpétuer sa culture et sa religion, dusse-t-il le faire seul pour toujours. Il entre occasionnellement en contact avec des étrangers s'intéressant à ses récits, mais il en rencontre moins que des croyants intolérants, et il en vient à garder pour lui ses croyances réelles pour mieux les conserver et les protéger. Il tient la garde en espérant le retour de Quetzalcoatl et continue de la prier chaque jour. D'ailleurs, s'il garde aussi souvent ses croyances pour lui, c'est qu'il est plus honorable de sacrifier une victime à son dieu que de donner un peu de son sang chaque jour ...

Histoire :

La légende de Tezcacoatl s'est perdue dans l'extinction des civilisations précolombiennes. C'était un Toltèque, un membre de la civilisation fondatrice des sociétés nahua d'Amérique centrale. Grand et meurtrier, c'était un guerrier aigle, une position d'honneur qui lui garantissait richesse et popularité. Le dieu Quetzalcoatl régnait sur Tula, et au lendemain d'une grande victoire suite à laquelle quantité de prisonniers furent sacrifiés en son honneur par Yaotl Xipil, le guerrier se vit offrir immortalité et santé éternelle. Malheureusement, Tezcatlipoca dupa le dieu Quetzalcoatl par la séduction, et le fit banir du monde, et Xipil devint Tezcacoatl, chargé de veiller sur les demeures de Quetzalcoatl jusqu'à son retour.

Il entretint la flamme du culte vivante pendant des siècles, après l'extinction des Toltèques même et à travers l'ascension et le déclin des Mayas ; jusqu'à l'arrivée des conquistadores et de Cortez. Forcé de fuir le temple originel sous le feu des canons, il rallia la puissante cité soeur de Tenochtitlan et les Aztèques de Cuauhtemoc. Mais le roi aztèque, déjà vaincu à son arrivée, ne put déloger les Espagnols de leur bastion, et, après la Noche triste, Tezcacoatl se résolut à se cacher, avec quelques prêtres de Quetzalcoatl et des protecteurs, dans les profondeurs de la jungle du Yucatan.
Face aux pestes frappant dans le sillage des Espagnols, cependant, il fut impuissant. Sa bénédiction fut comme une punition quand il fut condamné à voir souffrir et mourir tous ses amis et ses proches. C'est dans une errance malheureuse qu'il buta sur une faille le conduisant dans une autre jungle, sur Terra.

Tezcacoatl passa plusieurs siècles à aller et venir entre son autel du Yucatan, bâti tout près de la faille, et sa réplique terrane. Dans les jungles de Terra rôdaient des esprits et des créatures auxquels il aimait à se mesurer, et se manifestaient des plaisirs qui savaient lui faire oublier ses pires peines. C'était un monde magique là où toute magie avait quitté la Terre. Pendant 40 ans, il affronta un démon qui finit par lui apprendre la magie du sang, ses promesses et ses périls. Il se résolut à ne jamais l'utiliser par facilité, mais s'en servit plus d'une fois pour écraser ceux qui, sur Terre ou sur Terra, venaient à menacer ses autels.

Récemment, pourtant, les choses ont changé sur Terre. Les colons construisent des machines infernales crachant des fumées malades et couvrent la terre d'une croûte rocheuse qui sent la mort. Quand les Hommes finirent par trop s'approcher, il se résolut à abandonner l'autel terrien pour rester de l'autre côté. Parfois, des vagabonds ou des ouvriers se perdent dans la faille, et de leur nature dépend leur sort. Beaucoup ont nourri le sol de Terra et l'essence de Quetzalcoatl de leur sang.

Malgré presque mille ans passés, il continue de remplir sa mission, et d'attendre le retour de Quetzalcoatl. Quand il s'immerge dans la transe jusqu'au bord de la perdition, il peut encore sentir sa présence. Parfois, il entreprend de partir en voyage, répondant à un appel silencieux, mais il a toujours fait chou blanc. Il est pourtant sûr qu'il le reverra un jour, et poursuit sa vigie secrète, patient, avec tout le temps du monde devant lui.

Autre :

Xipil quitte rarement les régions tropicales de Terra, près de la faille stable trouvée dans le Yucatan et là où il a dressé l'autel à Quetzalcoatl. C'est ici, sur ce terrain imprégné du sang des sacrifices, que la magie du sang est la plus puissante, et qu'il se sent le plus en sécurité et chez lui.

La magie du sang, il l'a apprise sur Terra d'un démon ancien. Après avoir appris à respecter la force et le culte de l'immortel, le démon lui apprit comment tirer du sang la force créatrice pouvant soigner, mais aussi tuer et maudire. Le prêtre guerrier en fait un usage très limité, n'en ayant pas besoin pour rester en bonne santé ou se défendre contre les menaces communes, mais en cas de danger immédiat pour l'autel il est capable de donner vie à la jungle gorgée de sang et de balayer ses adversaires dans des tourbillons de sable et de brins secs.

Comment avez-vous connu le forum ? DC

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