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Messages - Scydia

Pages: [1] 2 3
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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: jeudi 23 juin 2016, 03:09:04 »
- Je ne mens jamais, dit-elle d'une voix douce. C'est une perte de temps et le meilleur moyen de perdre les amis qu'on a.

Scydia savait qu'Elena lui avait assuré sa foi en elle pour la rassurer, la réconforter et lui faire comprendre qu'elle avait une considération certaine pour la relation qu'elles tissaient patiemment. De cela, la bretteuse ne doutait étrangement pas : la souveraine de Nexus était particulièrement honnête dans sa démarche envers elle. Il ne s'agissait pas d'une méthode insidieuse pour s'approprier sa force (à vrai dire, personne à part Ronald ne s'était intéressé à ses capacités martiales jusque là) ni d'une façon perverse de lui faire avouer le vrai en prêchant le faux. La petite reine était une personne en qui Scydia croyait, mais avait du mal à le lui signifier correctement. Elle craignait d'être perçue comme une arriviste voulant se rapprocher du pouvoir, comme elle redoutait que les proches d'Elena ne perçoivent sa proximité avec cette dernière comme une menace. Ainsi l'Anachronique oeuvrait-elle à observer depuis le début -et à contre-coeur- un léger détachement envers la dirigeante de Nexus. Et parfois, comme maintenant, ce vernis qu'elle s'imposait craquelait sous l'affection et l'envie -même si la blonde assumait mal cette notion, relativement nouvelle pour elle qui était si prude.

Elle sentit qu'Elena avait besoin d'une démonstration un peu plus personnelle d'attention et que sa réponse, toujours un peu évasive, pourrait blesser son interlocutrice. La bretteuse s'accorda un instant pour chercher ses mots, espérant qu'elle arriverait à trouver un équilibre.

- Je ne cherche pas ma place dans ce monde, Elena, puisque je l'ai déjà trouvée.

Levant une main délicate en caressant le dos de celle de la souveraine qui tenait toujours la sienne, Scydia sourit et apposa doucement un doigt au niveau du vallon qui séparait les deux monts de la poitrine d'Elena, désignant son coeur. Le geste remonta comme une caresse légère, frôlant la royale mâchoire puis la joue, avant de se poser en douceur contre sa tempe.

- Ne suis-je pas ici, et là ? Ce sont deux beaux écrins pour y passer une vie, je trouve. Elle hésita, puis déposa un baiser sur son front. Je suis venue jusque ici pour toi, pour rassurer les tiens à mon sujet et en apprendre plus quant aux intentions du Fléau à qui je dois cette résurrection. Ma place, celle que tu m'a offert dès le premier jour, n'est pour moi plus un sujet de doute.

D'un pas, Scydia se recula. Elle embrassa le dos de la main d'Elena et la lui rendit avant de lui ouvrir le chemin d'un mouvement de bras. Mieux valait que la souveraine ne reste pas trop en retrait du reste du navire ; il ne fallait pas laisser jaser quiconque alors que la position de la reine était déjà pour certains très discutable. Pour ce qui était de la sécurité, Scydia estimait que ce n'était pas un problème puisqu'elle était à ses côtés et que ce bon vieux Scar avait sûrement truffé le navire de différents dispositifs de sécurité.

- Retournons nous montrer sur le pont, ô ma reine. Sinon Ronald risque de faire une syncope. Et nous allons rater le repas, alors que Jarald m'a promis une salade de fruits noyée de jus !

Jarald le cuisinier était conquis par Scydia, dont la gourmandise la poussait à réclamer de nouveaux plats chaque jour, ce qui faisait le plus grand bonheur du marmiton qui trouvait là un prétexte parfait pour aller piocher dans les belles réserves que comptaient le navire. Ces deux là s'entendaient comme des larrons en foire et Scydia ne ratait aucun repas : on ne plaisantait pas avec la gastronomie, chez les ressuscitées plusieurs fois millénaires !

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: vendredi 17 juin 2016, 04:22:22 »
La syrra'elhein fut bien incapable de dire, lorsqu'elle capta la présence d'Elena, si cela la surprenait ou pas. Il lui sembla que l'indécision la troublait, avant qu'elle n'accepte de comprendre que c'était le simple fait que la reine soit venue à elle spontanément qui la laissait dans cet état. Peut-être qu'Elena n'avait à cœur que de protéger ses intérêts à travers la potentielle Immortelle qu'elle était et ne prêtait attention à Scydia qu'afin d'éviter qu'elle ne lui glisse entre les doigts mais la guerrière croyait connaître maintenant assez bien la jeune souveraine pour pouvoir dire qu'elle était bien moins calculatrice que cela. Justement, on lui reprochait son âge et son innocence qui la rendaient facilement manipulable... Et spontané lorsqu'elle était en confiance, semblait-il au Sabre Véloce.
La bretteuse prit soin de ne rien montrer de son léger émoi à Elena quand celle-çi chercha à ouvrir le dialogue et se contenta, au fil des mots de la dernière des Ivory, de contempler le miroir des eaux claires agitées par les tranquilles remous laissés dans le sillage du navire.

- Ils seraient vite dépassés, ces marins, dit-elle d'un ton plus léger qu'elle ne le pensait. Les dryades sont particulièrement endurantes. Les hommes de mon groupe en avaient fréquenté lors de notre voyage et ont passé presque trois jours à retrouver leur souffle.

Un souvenir qui l'amusait beaucoup. A son époque, les dryades étaient bien moins mythologiques et sa petite expédition avait déjà à son actif quelques succès guerrières. Les esprits des bois avaient proposé leur hospitalité dans une forêt, le camp ayant tourné rapidement à l'orgie. Scydia avait connu là ses tous premiers émois sans oser sauter encore le pas, ce qui ne devrait être fait que bien plus tard, à l'aube de la bataille finale contre le Fléau. Mais elle avait vu les corps entremêlés et les mâles malmenés par les habiles amantes des sous-bois, et se souvenait encore de la chaleur qui avait irradié son bas-ventre avant qu'elle n'y glisse les doigts, délicieusement entraînée par une compagne d'arme à la main légère et habile.

Elle secoua la tête pour en chasser les images polissonnes qui se mettaient à y fleurir, d'autant qu'Elena lui parlait à nouveau. Les joues un peu plus rouges, Scydia fit de l'ordre dans ses idées avant de répondre.... Et se retrouva prise de cours par l'étonnante conclusion de la souveraine.
Quelque part dans le creuset de sa féminité, la guerrière sentit que les papillons du désir battaient des ailes. Mais envers une souveraine et bienfaitrice, c'était particulièrement indécent. Les préceptes d'une autre époque, peut-être. Ou simplement une méconnaissance des choses de l'amour ; on apprenait ni à séduire ni à satisfaire en une seule nuit. Comme elle put, Scydia tenta d'éluder la remarque friponne pour se concentrer sur autre chose. Si son comportement général aurait pu donner le change, ses doigts qui s'agitaient nerveusement sur le bois du garde-fou de la coursive trahissaient son agitation.

- Tu as des amis que tu connais et sur qui tu peux compter les yeux fermés, Elena. Moi, je ne suis pour toi qu'une étrangère qui pourrait bien s'inventer le plus rocambolesque des passés. Elle soupira. Mais j'apprécie tes mots, ô ma reine. Je les sais sincères sur ta langue et sois sûre qu'ils trouvent écho dans mon cœur.

Se tournant enfin face à la souveraine, Scydia lui adressa un sourire tout en lui caressant la joue avec tendresse, son pouce flattant la peau douce de sa pomette. Son esprit était un peu embrumé, encore. Les pensées qui l'avaient littéralement accélérée lors de son combat contre Ronald, la prévenance d'Elena, le souvenir de son corps nu ruisselant d'eau... Tout cela la fit se mordre la lèvre inférieure sans qu'elle ne le réalise. Il fallait qu'elle dise quelque chose, qu'elle ne laisse pas la petite reine croire qu'elle n'était ni réceptive ni expérimentée. Oui, mais quoi ? Elle se souvint des quelques conseils dispensés sur l'oreiller par la belle et redoutable Tekha quelques millénaires avant le moment présent et tenta de les appliquer.

A son tour, elle se pencha à l'oreille d'Elena tout en retenant son souffle. Elle ne pouvait croire qu'elle se permettait une telle familiarité !

- Lorsque nous serons au Bosquet, je te reverrai nue de nouveau. De gré ou de force. La chaleur de sa respiration glissa comme une caresse sur l'oreille d'Elena, que ses lèvres frôlaient. Et je défie quiconque d'être assez rapide pour m'arrêter, une fois que je serai décidée...

Elle lui mordilla le lobe. Comme ça, sans même y penser. Scydia était une femme d'ordinaire très réservée et chaste, mais n'en était pas moins une femme qui avait découvert le plaisir sapphique et qui savait apprécier les beautés qu'elle avait sous les yeux. Incapable de le signifier finement, la guerrière avait prit pour habitude d'adopter une attitude distante face à ses envies. Là, d'un coup de sang qui la fit rougir violemment de sa propre audace, elle avait laissé parler ses désirs. La syrra'elheïn s'en voulu presqu'aussitôt et se retira délicatement, affectant de garder un masque souligné d'assurance tandis qu'elle dévorait la souveraine des yeux.

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: samedi 11 juin 2016, 01:32:56 »
- Si je remporte cet échange, seigneur Langley, vous laisserez la main pour six victoires contre quatre. Devrai-je vous laisser gagner pour vous éviter définitivement d'être surclassé ?

Portant une main au fourreau de sa rapière et la seconde à la poignée de l'élégante arme, Scydia fit entendre le chant de l'acier qui se glissait hors de sa gaine. Sa provocation était des plus amicales ; elle estimait grandement son partenaire d'entraînement et savait que Ronald n'en doutait point. Et puis, le fidèle d'Elena avait été le premier à tenir les comptes de victoires !
L'épée glissée hors de sa gaine, Scydia salua en portant la garde ouvragée au niveau de son visage avant que la pointe ne se dresse envers Langley. Le Sabre Véloce avança le pied pour compléter sa position et, comme à chaque fois, les badauds s'agglutinèrent alentours alors que les guerriers amorçaient leur duel.

Le tintement des lames, l'analyse des passes, les esquives promptes et les contre-attaques... Tout cela lui paraissait bien plus concret que les leçons d'Elena, même si Scydia s'était montrée patiente et intéressée. La petite reine s'était appliquée malgré ses devoirs à remettre sur les rails de l'époque l'anachronique bretteuse et la (plus si) jeune femme en avait tiré les meilleurs profits possibles. Bien sûr, ses capacités de lecture étaient encore maigres et sa connaissance des autres états très limitées (elle avait du mal à croire tout ce qu'on lui avait dit de Tekhos et se demandait encore si on ne forçait pas le trait de cette "cité aux merveilles" comme dans une propagande publicitaire) mais elle s'en sortait globalement bien.
Pourtant, ces leçons la mettaient mal à l'aise. Scydia ne disposait pas du savoir minimal, avait apprit que l'Histoire avait transformé en fables quasiment oubliées ce qui avait été son quotidien à elle. Quant à sa quête.. Ah ! Même certains érudits doutaient de ses assertions, comme elle l'avait découvert au détour d'un couloir du palais. Triste réalité.

Ronald Langley passa sa garde d'un pas de côté imprévu qui la déstabilisa une seconde. Fort heureusement, Scydia eut le réflexe de placer sa lame sur la trajectoire du métal adverse pour parvenir de peu à le dévier. Elle n'eut que le temps de bondir en arrière pour éviter la continuité de l'assaut que déjà Langley cassait la distance entre eux, la poussant à l'attaque alors qu'elle avait d'abord estimé plus sage de rester sur la défensive. Elle sourit et les lames s'entrechoquèrent brutalement, la danse habile reprenant entre les deux. Autour, quelques applaudissements saluèrent l'action menée par le vieux guerrier.

Elle pensait savoir que Ronald se méfiait encore d'elle. Cela n'en entamait pas la sympathie qu'elle éprouvait pour lui, mais rendait difficile ce qu'elle percevait déjà comme de l'isolement. Pas d'ami véritable (Elena ne se résumait pas à en simple connaissance aimable mais Scydia peinait à accepter de considérer une souveraine si influente comme une amie proche, eut égard à leurs rangs respectifs), pas d'attache ni de passé.
La lame de Langley et ses grognements d'efforts étaient le réconfort principal de ses longues journées et cela la peinait un peu. Scydia attendait beaucoup de l'épisode du Bosquet. Moins les réponses sur les Immortels que la folle idée de croiser un elfe qui lui fut contemporain, bien qu'elle se garda de le dévoiler. La guerrière se refusait à négliger les espérances de sa nouvelle reine, qui avait été si généreuse et patiente avec elle.

Ses réflexions la rendaient moins concentrée, moins répondante pour les talents aiguisés de Langley qui était bien assez exercé pour tirer un excellent parti de la moindre faille que Scydia laissait dans sa défense. Alors qu'elle réalisait que l'ascendant était de plus en plus net pour son adversaire, l'Anachronique se retrouva condamnée à suivre le rythme que Ronald lui imposait. Le combat lui échappait de plus en plus et cela l'agaça. Penser à autre chose ! En plein duel ! Un cri rauque lui échappa et, par réflexe, elle lâcha la bride de ses capacités de vitesse.
En un éclair, Scydia esquiva le coup de grâce que Ronald aurait porté sans plus de difficulté à n'importe qui d'autre. Pénétrée profondément dans l'espace de survie du chevalier nexusien sans que celui-çi n'ait pu le réaliser (ou peut-être l'avait-il fait, sans que son corps soit capable de répondre à la vitesse qu'on lui opposait), le Sabre Véloce se retrouva à pointer la glotte de Langley du bout de sa rapière. Un souffle de plus, un faux mouvement de la part de la jeune femme et elle lui perforerait la gorge.

Elle s'en rendit compte trop tard et s'en voulut. Doucement, elle se dégagea et libéra Ronald de sa menace. Révérencieusement, la guerrière le salua en s'inclinant avant de rengainer.

- Pardonnez moi, seigneur Langley. J'ai... hm. Perdu mon sang-froid, mais vous n'y êtes pour rien. Acceptez ma défaite pour cette passe.

D'un mouvement élégant, la rapière retrouva le confort de son fourreau dans un léger claquement quand la garde percuta la bordure ornementale métallique. N'oubliant pas les bonnes manières, Scydia se tourna pour saluer rapidement Elena avant de s'éclipser sans attendre que la reine ne pense à la retenir.
Elle avait besoin d'être un peu seule et le combat était perdu. Pour elle, hors de question de considérer équitable un duel dans lequel elle s'était servie de son don. Langley était un excellent adversaire qui méritait qu'on l'affronte avec une force équivalente, ce que sa vitesse surhumaine ne permettait pas. Et puis, les réflexions dans lesquelles elle s'était égarée devaient être chassées.

D'une prière silencieuse à sa Déesse, Scydia regretta amèrement de n'avoir personne à qui parler, et disparut quelque part au niveau de la poupe, pour profiter du vent frais et du paysage afin de se calmer.

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Le Tournoi / Re : Le retour du come back : LGJ TOURNAMENT #2 !! [NEW]
« le: mercredi 11 juin 2014, 19:28:54 »
Je me permets de laisser un mot ici pour prévenir l'organisation : je vais être absente durant quelques jours, sans accès aucun à internet. Et je ne peux pas donner une date de retour précise... J'ai MP ma partenaire à ce sujet.

Si d'aventure mon absence bloquait trop Akua et la bonne marche du tournoi, il va sans dire que j'accepterais par défaut le forfait afin de ne pas déranger les autres participants :)


5
Le Tournoi / Re : [TOURNOI] Le colosse éclaté - Scydia VS Akua Hotomi
« le: dimanche 08 juin 2014, 12:18:25 »
Le premier coup avait porté, frappant la jeune femme pokémorphique au niveau du flanc. Et, à dire vrai, cette seule passe aurait put mettre l'adversaire du Sabre Véloce dans une position des plus inconfortable. Non pas la tuer -Scydia n'imaginait pas qu'un tournoi amical puisse autoriser la mort- mais au moins la blesser sérieusement et couper court à la bataille. Seulement, la combattante avait tiré de trops hâtives conclusions et n'avait pas manqué de ressentir une résistance inattendue à l'endroit où s'était abattu le fil de sa lame. Cela l'avait étonnée plus qu'il ne fallait et elle laissa s'écarter Mia sans vraiment réagir, trop occupée à déterminer ce qui avait bien put ainsi désamorcer sa puissance de frappe.

<Une doublure en anneaux de mailles dans ses vêtements, peut-être... Ou alors, c'est autre chose.>

Scydia restait en garde pour ne pas se faire surprendre, tout en ne perdant pas de vue que son adversaire avait commencé le combat en se transformant. Qu'elle possède d'autres pouvoirs magiques ne serait pas étonnant et la blondinette comprit qu'elle allait devoir vraiment se méfier de tout... Désavantagée, elle l'était certainement. Le constater ne lui fit pas baisser les bras, au contraire : ça n'en serait qu'une meilleure occassion de se donner à fond, pour tenter de contrer des pouvoirs qu'elle n'avait pas et qu'on lui opposait. Néanmoins, la syrra'elheìn se félicita d'avoir pensé à s'équiper d'une seconde arme, contrairement à ses habitudes. Cela serait peut-être salutaire.
Quand elle vit la lame adverse rougir, elle fronça les sourcils. Les choses sérieuses commençaient à s'amorcer et sa vigilance ne devait plus jamais faillir.

Mia fonça vers Scydia, qui se mit en position pour la contrer. Un assaut aussi frontal ne pouvait être qu'un désavantage pour celle qui l'entamait et la guerrière comptait bien en profiter. Campée sur ses gardes, elle s'apprêta à arrêter Mia pour contre-attaquer mais la vit ranger son arme au fourreau étonnée, elle ne le fut pas moins quand l'opposante lui passa tout bonnement au travers ! Ouvrant de grands yeux, Scydia se retrouva dos à dos avec Mia et n'eut que le temps de faire une volte-face rapide mais mal calculée, qui la contraint à encaisser le premier des assauts multiples que menait la pokégirl. La lame taillada son buste à la base des seins et le cuir se déchira, révélant la plaie rougeâtre heureusement peu profonde et le bas de sa poitrine ronde.

Scydia serra les dents sous la douleur et entreprit comme elle put de parer les assauts de la Taillade, qui semblait capable de passer outre sa défense. Sa vitesse l'aida heureusement à diminuer l'impact des coups qui faisaient plutôt souffrir ses vêtements que son corps, qui se couvrait par endroit tout de même de plaies légéres. Elle devait réagir, et vite !

Ses réflexes, sa vitesse et son expérience se mêlèrent pour répondre à l'attaque de Mia. Percevant le mouvement qui venait juste après celui qui l'avait frappé à l'instant, Scydia en anticipa la trajectoire et plaça sur cette dernière l'une de ses épées, dont la lame glissa contre celle de la Monarpale pour en accompgner le mouvement... Avant que Scydia ne donne une puissante impulsion pour la dévier au dernier moment, la faisant passer sous son bras. S'enroulant sur elle-même dans le même temps, la guerrière se retrouva dos contre le buste de Mia et emprisonna le bras armé de la pokégirl sous le sien pour en annuler au moins temporairement la menace. De l'autre, elle donna un violent coup de coude vers le ventre de son adversaire, l'accompagnant d'un coup de l'arrière de la tête destiné à s'abattre sur son nez.

Profitant du choc et de la brutalité de l'enchainement, Scydia libéra le bras de Mia et s'écarta d'elle pour donner un violent coup de reins qui la fit se retourner pour un face-à-face. Ne lâchant pas l'assaut, l'humaine en profita pour donner un large coup d'épée circulaire en direction du ventre de Mia, espérant ainsi la blesser. Mal positionnée pour continuer d'attaquer, la syrra'elheìn joua la carte de la prudence et bondit en arrière pour reformer sa garde.

Elle était en nage, son corps constellé des plaies qu'avaient ouvertes les multiples attaques de la Taillade. La chaleur commençait à se faire de plus en plus durement sentir et sa respiration peinait à se calmer. Pire encore, elle ignorait si la défense de Mia avait annulé tous ses coups, ce qui aurait rendu ses dernières actions aussi contraignantes qu'obsolètes.

<Elle peut se rendre immatérielle, passer mes mouvements de garde, elle peut compter sur une défense dont je n'ai pas établi la nature... Ce sera difficile. Voyons ce que valent ses contre-attaques, à présent.>

L'assaut repassa dans son camp et Scydia fonça après avoir retrouvé un peu son souffle. Pas de sable, cette fois : elle arrivait sur Mia pour lui porter une multitude de coups grâce à ses deux épées. Les mouvements qu'elle allait faire pour cela seraient complémentaires et sembleraient anarchiques. Scydia allait attaquer un peu partout sur le corps de Mia pour tester son amplitude de mouvement et estimer sa vitesse de réaction, tout en veillant à se protéger d'une de ses lames -jamais la même et jamais sur le même rythme- quand le besoin s'en ferait sentir.

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Citer

- Contre de la taillade après en avoir subi quelques assauts l'ayant blessée.
- Ecartement de l'épée de Mia et coup de coude au ventre, coup de l'arrière de la tête au nez
- Bond de dégagement
- Taille au ventre
- Pause
- Assaut aux deux lames, une servant à la défense alternativement avec l'autre. Coups portés un peu partout, sur une large zone du corps de Mia

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Blabla / Re : Horloge parlante
« le: mercredi 04 juin 2014, 12:47:55 »
J'adresse un petit mot à Akua pour la remercier de son fair-play durant notre match. Alors qu'elle aurait put aisément se débarrasser de Scydia en jouant la carte de l'avantage terrain / pouvoir, elle a choisi de nous mettre sur un pied d'égalité et c'est extrêmement sportif et motivant de sa part !

12h51

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Le Tournoi / Re : [TOURNOI] Le colosse éclaté - Scydia VS Akua Hotomi
« le: mercredi 04 juin 2014, 12:45:35 »
Scydia était aussi classique que son adversaire était haute en couleur. La guerrière venait du passé de Terra, d'un univers qu'Akua aurait put qualifier de hautement heroic-fantasy. La blonde avait néanmoins l'habitude des personnalités les plus curieuses et les plus affirmées et si elle s'étonna de l'arrivée en scène assez exhubérante de la pokégirl, elle se contenta d'abord d'hausser un sourcil circonspect avant de laisser filer un sourire simple et honnête. La syrra'elheìn ne se moquait en aucun cas de son adversaire : il était clair qu'elle la trouvait amusante, dans le sens flatteur du terme. En d'autres circonstances sûrement aurait-elle rit un peu, mais ici la chaleur lui pesait trop pour qu'elle perde son temps à s'esclaffer. Elle ne remarqua la tresse que du coin de l'oeil, concentrée sur le reste de l'anatomie d'Akua. Pas qu'elle la dévisageait comme un morceau de viande, mais Scydia était prudente et se tenait prête à réagir au moindre mouvement suspect. Néanmoins, elle prit le temps d'incliner très légèrement la tête pour saluer et se présenter à son tour.

- Salutations, Akua. Je me nomme Scydia Cinq-Soleils et je suis honorée de croiser le fer contre vous.

Ébahie mais méfiante, le Sabre Véloce regarda alors Akua disparaître dans un cocon aussi vert que chevelu et en profita pour défaire quelques sangles de son armure pour se débarrasser de quelques plaques de métal trop encombrantes. Il ne resta plus sur son corps couvert d'une tenue de cuir que ses gantelets de métal et son plastron ainsi que ses jambières. Le reste reposait sur le sol et on pouvait dire que Scydia avait achevé sa propre transformation lorsqu'Akua se révéla sous un nouveau jour. Lentement, la guerrière blonde dégaina ses lames tandis que le vent de la tempête, imperceptiblement, commençait à tourner. Bientôt, le sable serait l'adversaire commun des deux jeunes femmes...

- Tirons l'épée dans l'honneur, souffla t'elle en réponse.

L'expression de son visage avait changé, se durcissant. Son regard était devenu froid et plus acéré encore qu'à l'acoutumée tandis que son corps avait adopté une posture misant sur l'attaque et la vitesse sans pour autant négliger la garde. Une de ses lames servirait davantage de protection que d'arme lors des passes. Sa vitesse était drastiquement réduite mais son talent et son expérience, eux, ne lui faisaient pas défaut. De plus, elle était encore capable de moduler un peu sa vélocité. Rien au-dessus des capacités purement humaines, certaines... Mais certains athlètes étaient capables d'accélération fulgurantes et c'était bien là un atout que la combattante gardait dans son jeu.

Sans ajouter un mot, la Syrra'elheìn se rua vers Akua en ligne droite, mais freina sèchement au tout dernier moment. Soulevant une gerbe de sable de ses mouvements de pieds, elle tenta d'aveugler la pokégirl pour lui porter un coup latéral sur la droite avec l'épée correspondante.

Si Akua parait, l'attaque continuerait par le côté gauche avec la seconde épée. Si d'aventure les deux assauts étaient stoppés, Scydia tenterait de jouer des jambes pour faire chuter ou au moins déstabiliser son adversaire.

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Citer
Récap' des actions de ce tour :

- Fonce vers Akua et fait se lever une gerbe de sable pour l'aveugler.
- Tente de porter un coup d'épée sur la droite, puis sur la gauche.
- Si les coups d'épées sont parés, tentera de jouer des pieds pour déséquilibrer Akua.

J'ai pris la liberté d'amorcer le début -tranquille- d'une tempête de sable. Par souci d'équité, il serait mieux que nous la fassions intervenir à tour de rôle sans avantager l'une de nous en particulier :)

(il est bien sûr entendu que ces actions peuvent trouver une parade / un contre)

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Le Tournoi / Re : [TOURNOI] Le colosse éclaté - Scydia VS Akua Hotomi
« le: mardi 03 juin 2014, 23:07:25 »
Face au magicien qui incantait la formule qui préparait son envoi vers la zone de combat où elle serait amenée à rencontrer son premier adversaire, Scydia était pensive mais somme toute assez confiante. Elena lui avait fourni une nouvelle armure d'excellente facture, aussi légère que résistante, et ses deux nouvelles épées étaient conçues pour être plus efficaces que jolies. C'était rare qu'elle double ses armes, mais la syrra'elheìn avait préféré jouer de prudence pour affronter ce premier tour... Et les suivants, si elle se montrait capable de surmonter la première épreuve. La combattante savait que sa vitesse lui procurerait un avantage stratégique non-négligeable, mais n'oubliait pas pour autant la base de ses acquis : son expérience et ses talents innés. Elle comptait utiliser tout les éléments à sa disposition pour remporter la victoire. A défaut, la jeune femme se promettait de tout donner pour ne pas avoir à regretter une éventuelle défaite. Quand on se donnait à fond dans un match qu'elle considérait comme amical, l'échec était plus relatif. Du moins était-ce ainsi qu'on lui avait apprit à appréhender l'absence de victoire.

L'achèvement du sort la sortit de ses pensées. Ses mains placées sur le pommeau de ses armes, Scydia se sentit alors être comme aspirée de l'intérieur, comme si quelque chose au niveau de son nombril attirait l'ensemble de tout son être. Serrant les dents, l'humaine ferma les yeux le temps que disparaisse la désagréable sensation et ne fit jouer ses paupières que lorsque le sort sembla se dissiper. Ce fut toutefois quelque chose de bien différent qui s'abattit sur elle, accablant et pesant. La chaleur.
Elle semblait capable de faire fondre la roche alentour et déformait l'horizon qui ceignait ce qui devait être l'arène dans laquelle elle livrerait bataille. Se passant le dos d'une main sur le front pour en chasser la sueur qui y perlait déjà, Scydia détailla l'endroit. Ce qu'elle avait de prime abord pensé être une colline s'avéra en fait être un gigantesque visage minéral ! La syrra'elheìn marqua son étonnement et son ébahissement d'un petit "Ouaaaah..." prononcé à voix basse, avant de souffler lourdement. La chaleur ne tarderait pas à la faire rôtir sur place. Abandonner son armure ? C'était risqué, surtout sans connaître son adversaire.

D'autant que quelque chose clochait. Scydia se sentit diablement lourde, ce qui était inhabituel et qui ne se produisait que lorsque son corps était dans un état d'épuisement avancé. Saisie d'un pressentiment détestable, elle tenta un mouvement à une vitesse extraordinaire... Sans parvenir à l'accomplir plus vite que n'importe quel être humain ! Effarée, elle constata qu'on l'avait privée de son atout majeur : elle n'avait plus la rapidité qui lui avait valu le surnom ô combien mérité de Sabre Véloce.

D'autres auraient renoncé, se seraient débiné et auraient crié au scandale. Pas Scydia Cinq-Soleils, fière combattante formée par les elfes à toutes les formes de combat armé qu'on pouvait prêter à ces êtres féeriques.
Décidée à faire face, la blonde se contenta d'ôter la petite cape d'apparat qui reposait sur ses épaules et attendit l'arrivée de son adversaire en détaillant le terrain, mémorisant chaque recoin, chaque prise et chaque possibilité qui lui était offerte. Privée de sa vélocité, Scydia ne pouvait plus compter que sur ses talents et un brin de stratégie.

En espérant que cette chaleur étouffante n'ai pas raison d'elle avant même que son rival ne se présente...

9
Le Tournoi / Re : Le retour du come back : LGJ TOURNAMENT #2 !! [NEW]
« le: mardi 03 juin 2014, 19:17:13 »
Je laisse un petit mot ici pour dire que j'ai MP mon adversaire (Akua Hotomi) pour les modalités du commencement du combat.

A moins que j'ai raté un épisode et que ce soit en fait les organisateurs qui le définissent ? é_è

10
Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: lundi 02 juin 2014, 17:59:18 »
Donc, la légende concernant les autres éventuelles composantes d'un ensemble magique surpuissant allant de paire avec la Main de Galaantyr continuait de courir près de 10 000 années après que Scydia en ait eu vent. C'était déjà un mythe à son époque, qui restait en vigueur dans l'ère actuelle. Cela prêtait à penser que plus qu'un fantasme de magicien, ces artefacts étaient possiblement une vérité aussi tangible que puissante qui pourrait se vérifier... A condition de mettre la main sur un nouvel élément, ce dont on était légitimement en droit de penser que cela serait tout aussi ardu que de rejoindre l'ïle des Al'huin sans les connaissances indispensables des secrets de la route maritime y menant. Que ces histoires eurent une part de vérité de plus en plus évidente avait de quoi rassurer un peu les jeunes femmes, mais ne faisait finalement que jeter un trouble plus grand. Du moins était-ce le cas du Sabre Véloce, qui ne savait pas si elle devait se réjouir de constater qu'il existait -peut-être !- un équivalent du bâton de sa quête ou plutôt maurigéner à l'idée qu'elles ne pouvaient que se baser sur un faiseau de présomptions.

- Les recherches dont vous parlez, Adamante, sont sûrement assez récentes comparées à moi, non ? Si d'aventure elles étaient encore en cours, je pourrais peut-être y apporter mes lumières. J'étais contemporaine de ce que vous nommez le passé, j'ai sûrement des informations que vos livres ne vous délivreront jamais. Qui sait si je ne pourrais pas apporter un jour nouveau ?

Scydia revint à Elena, qui semblait intéressée par ce qui s'était passé dans la citadelle du Fléau lorsque le petit groupe envoyé par le souverain elfique de la Vigne-d'Or avait affronté l'ennemi de tout ce qui était libre.

- Mes amis sont morts, Elena, je te l'ai déjà dis. Pour autant que je sache, le Fléau n'a pas parlé de les faire revenir eux aussi à la vie. Ils ont eu la chance de cheminer vers la Déesse et sont morts en guerriers. Elle haussa légèrement une épaule. C'est mieux ainsi. Ils baignent dans la lumière, à présent et à jamais.

Elle adressa un sourire de circonstance à Elena, comme pour lui dire que malgré tout, tout allait bien. Scydia était persuadée que ses quatre compagnons étaient bel et bien dans les bras maternels de la Déesse-Mère et n'était pas tellement triste, au fond. C'était davantage de la jalousie qui l'étreignait quand elle pensait à Tekha, Dale, Tywin et Thralgar. Goûter à un repos bien mérité était un présent de la Déesse qu'on ne lui avait pas proposé. Avait-elle péché si durement pour qu'on la condamne à une seconde vie, si éloignée de la première ?
Ses pensées revinrent à Adamante, qui abordait de nouveau le Bosquet et les raisons que les nexusiennes avaient de s'y rendre.

- Seriez vous entrain de me dire qu'Elena doit réunir une dizaine de personnes dont elle n'est pas certaines de pouvoir les identifier pour ce qu'elles devraient être, à savoir les Immortels ? Levant les yeux au ciel, elle s'écarta du bureau. Tout cela risque d'être long. Les élus ne seront pas au complet que les portes de la Tour Sombre seront déjà grandes ouvertes !

Accomplissant les cent pas, Scydia déambula dans le petit cabinet où discutaient les femmes, tapotant du bout des doigts le pommeau de la rapière qui pendait élégamment à son ceinturon de cuir. D'après ce qu'Adamante et la reine lui disait, les choses n'étaient pas bonnes. Et voilà qu'elle brûlait d'envie de participer, ne serait-ce que pour savoir si le Fléau avait bel et bien ressuscité en même temps qu'elle. La blonde se mordilla légèrement le bout du pouce en réfléchissant, avant de se tourner vers les deux acolytes qui constituaient son auditoire.

- Partons pour le Bosquet sans plus tarder. Si je suis bel et bien une Immortelle, nous pourrons sûrement examiner un lien quelconque entre Adamante et moi. Et ça te sera utile pour retrouver les autres si tu sais enfin quoi chercher, dit-elle en regardant Elena. Ensuite, nous pourrions en profiter pour nous renseigner sur les artefacts associés à la Main de Galaantyr. D'autant que je ne serais pas étonnée que les elfes aient récupéré les morceaux du bâton après mon combat. Si c'est le cas, il y aura peut-être quelque chose à en tirer. Qu'en dites vous ?

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: jeudi 29 mai 2014, 22:09:22 »
En y repensant, il n'était guère étonnant que l'emplacement de l'île des al'huïns soit connu d'Elena et d'Adamante. Scydia s'en étonna un court instant avant de réaliser que ce qui était mythique à son époque semblait certainement un peu désuet aux contemporains de cette ère, comme l'étaient la reine et sa conseillère. Les légendes se perdaient avec les âges qui passaient au gré du temps, quand on ne parvenait pas à établir la vérité sur elles. La localisation géographique de l'île en son temps n'était connue que d'une poignée de dignitaire, qui avaient eu bien du mal à y faire venir les troupes coalisées pour affronter l'Armée de la Nuit. Mais aujourd'hui, l'endroit ne devait plus avoir grand'chose de secret. La guerrière se résigna donc une fois encore à admettre que bien du temps avait passé entre sa mort et son retour parmi les vivants, chassant son amertume en s'intéressant de plus près à la carte qu'Elena lui commentait.

La souveraine lui parla des terres originales du Roi Cramoisi, avant d'évoquer l'Olympe et la route qui y menait directement depuis la cité d'ivoire, traversant des terres certainement tout aussi inhospitalières que leur nom le suggérait. Scydia n'en perdit pas une miette, attentive à tout l'exposé que la reine lui offrait. Elle utilisait ses propres connaissances cartographiques et géographiques pour se situer sur le plan, bien plus détaillé que ceux qu'elle avait eu la possibilité d'étudier de son temps. La topographie n'était heureusement pas très différente et le Sabre Véloce arriva de plus en plus à situer les régions et divers endroits désignés par Elena.
Scydia écouta parler les femmes avec patience. De la géographie à l'histoire, elle prêta oreille à tout ce qu'on daignait lui apprendre et hochait simplement la tête d'un air concentré quand on lui glissait une information supplémentaire. Élève studieuse, la syrra'leheìn laissa ses doigts courir sur la carte à partir de Nexus. Elle murmurait en vieil elfique au gré de ses calculs sommaires, désignant plusieurs points au fil de ses pensées.

- L’île est effectivement dans la région à laquelle tu penses, Elena, dit-elle en tapotant un point de la carte, derrière l'Olympe et les montagnes. Au moins, nous parlons du même endroit.

Au vu de la situation politique, il était effectivement impensable qu'une délégation nexusienne rejoigne l'île. Un voyage par la mer au départ de Nexus aurait été extrêmement long et dangereux : l'océan bordait davantage Ashnard à cet endroit. Très logiquement, l'empire en aurait le contrôle.
On en revint au Fléau et sa propre résurrection, Scydia hochant négligemment le menton pour signifier que la jeune reine avait probablement raison. Un lien avec le Fléau des Ages n'était pas une chose à laquelle le Sabre Véloce voulait penser. L'envisager manquait déjà de lui donner la nausée.
La question d'Adamante arriva alors, pleine de sens. Le bâton... Pour un peu, la jeune femme l'aurait oublié.

- L'artefact dont mes quatre compagnons et moi avons récupéré les morceaux était connu sous le nom de Main de Galaantyr. Le magicien de notre groupe disait de la Main que c'était l'un des plus puissants objets magiques de Terra, à tel point que ses créateurs avaient décidé de le séparer en trois parties distinctes pour éviter qu'on ne puisse en faire usage. L'emplacement des composants fut soigneusement effacé des registres et il fallut plusieurs siècles aux al'huïns pour en retrouver une trace approximative. Et une fois sur place, déterminer l'endroit exact fut presque aussi compliqué que de s'emparer de l'objet.

Scydia s'accapara la carte, remontant d'abord vers les terres qui faisaient face à Nexus par delà l'océan qui léchait les pieds de la cité tentaculaire. Elle désigna une ville restée assez importante aujoud'hui, grâce à son commerce avec le monde. Néanmoins, elle n'avait plus rien de la capitale elfique d'antan telle que la blonde l'avait connue l'avait connue. De la cité, elle remonta un peu vers le nord, vers un endroit qui n'avait lui nullement changé.

- Les marécages de Bry. Bien avant mon époque, les syrra'elheìn avaient érigé là une ville toute entière, ainsi qu'un ordre guerrier. Ils ont été trahis par un vendu à la solde du Fléau et c'est dans les ruines englouties par la boue que nous avons trouvé le sommet du bâton.

Son index glissa sur le parchemin, quittant les marais pour se diriger vers l'Est. Elle épargna le récit des détours et des assauts de brigands de grands chemins pour montrer l'emplacement des Bois des Murmures. Toujours considérés comme hantés et hautement dangereux aujourd'hui, une énorme partie de la forêt avait été emportée par un gigantesque incendie qui avait été déclenché suite à une bataille entre un avant-poste de mineurs de l'Empire de Vapeur et une légion ashnardienne qui rentrait d'un obscur conflit. Les vaporéens n'avaient pas hésité à brûler une portion des bois pour sortir victorieux.

- Nous avons récupéré la partie centrale ici, au plus profond des Bois des Murmures.

Elle ne s'attarda pas sur les nuées d'araignées géantes qu'il avait fallu affronter pour arracher la hampe au gardien, pas plus des créatures immondes qui avaient tenté de les empêcher de se rendre à leur but. Il n'y avait rien de particulièrement remarquable à cet endroit et la syrra'elheìn s'attarda plus à continuer le résumé de son périple géographique en revenant vers Nexus -bien qu'elle passa loin au large- pour traverser ce qui constituait à l'heure actuelle le plus gros des territoires de Mordret jusqu'à arriver près d'un désert qui séparait Ashnard et Tekhos. La guerrière désigna une petite chaïne montagneuse sur la carte, où apparaissait en outre la désignation d'un royaume qui n'existait nullement de son temps. Incapable de lire le nom de Sylvandell qui s'affichait sous ses yeux, elle expliqua simplement que les seules populations qui se trouvaient là étaient encore moins avancées que les sauvageons et qu'ils se confondaient énormément avec les terranides auxquels ils se mêlaient. Finalement, elle souligna le haut des montagnes.

- Le reste se trouvait là, sur un plateau rocheux et gardé par un immense dragon d'or. J'ai d'ailleurs un combat à terminer avec lui. Elle sourit pour elle-même, la saveur du défi promis titillant ses instincts guerriers. Enfin, peu importe. A ce moment là, nous avions l'artefact le plus puissant du monde en main mais aussi des problèmes de taille qu'il fallut se résoudre à contourner.

Elle leur expliqua comment Tywin le mage avait été contraint, pour les faire échapper des griffes du dragon, d'utiliser la magie de la Main de Galaantyr pour les téléporter vers l'île du Fléau après les voir protégés du feu magmatique derrière un puissant bouclier. Cela avait assuré leur survie en leur faisant gagner un temps fou mais avait eu le catastrophique effet de vider de plus de moitié la magie présente dans le bâton.
Scydia soupira, secouant la tête en se remémorant le moment où il avait fallut annoncer cela à Medhaar, qui attendait leur retour comme la venue d'un messie providentiel. Sa déception avait été grande mais sa volonté guerrière n'avait en rien été entamée. Un grand roi que Medhaar Vigne-d'Or, dont Scydia espérait qu'il ait put laisser son empreinte dans l'histoire de façon durable.

- Nous nous sommes faufilés dans la Citadelle pour livrer bataille et Tywin parvint à tirer assez d'énergie du bâton en y déversant sa propre mana, si bien qu'il en mourut. Néanmoins, l'attaque porta. Elle ne tua pas le Fléau mais l'affaiblit grandement. Nous fûmes quatre à l'affronter ensuite... Et quatre à en mourir. Soyons clairs : nous aurions été balayés sans la puissance du bâton et du sort lancé. Nos coups ne portaient que peu sur le Fléau, qui rivalisait en outre sans peine avec ma vitesse poussée à l'extrême. Et que vous puissiez y croire ou pas, je suis infiniment plus rapide que vous ne pouvez l'imaginer.

Scydia ne l'avait pas réalisé, mais le souvenir du combat lui avait fait serré si fort les poings que ses ongles s'étaient enfoncés dans sa paume, un mince filet de sang perlant d'entre ses phalanges. La force du Fléau des Ages était immense, sûrement au-delà de ce qu'on pouvait trouver sur Terra. La victoire du Sabre Véloce n'avait été possible que grâce à la chance et au sacrifice, non pas parce que les éléments en place leur avaient été stratégiquement favorables.

- Quant au bâton, il fut détruit après l'incantation. Tywin nous racontait parfois une histoire comme quoi la Main de Galaantyr s'associait à un autre objet magique tout aussi puissant, tout en précisant qu'il ne s'agissait probablement là que de fables. Elle releva les yeux vers Elena et Adamante. J'espère que les Treize seront, eux, quelque chose de plus concret.

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Blabla / Re : Horloge parlante
« le: jeudi 29 mai 2014, 12:40:22 »
C'est flatteur, Kaals. J'espère ne pas te décevoir, et à fortiori que nous parviendrons à nous rencontrer !

12h43

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: mercredi 28 mai 2014, 16:25:11 »
Adamante était soit un peu trop sûre d'elle soit trop peu réaliste. Les rois comme les reines pouvaient tout à fait mourir. N'était-ce pas stupide de dire cela devant Elena, qui était orpheline de ses deux parents ? Qu'aurait pensé pouvoir faire la magicienne si Scydia, lorsqu'elle avait attaqué en guise de démonstration, avait finalement transpercé de sa rapière le coeur de la dernière des Ivory ? Avoir la foi était une chose, la pousser jusqu'à la naïveté en était une autre. Scydia arqua un sourcil désabusé et interrogateur à l'attention de la protectrice royale et ne fut empêchée de lui répondre que par l'intervention d'Elena, qui poussa la syrra'elheìn à passer à autre chose. La réponse quant à l'empoisonnement de ses parents et non pas leur massacre pur et simple parut à la guerrière des plus convaincantes. Le Roi Cramoisi avait fait preuve d'une certaine sagesse dans son raisonnement mais avait ce faisant -et bien malgré lui, probablement- offert à sa Némésis les moyens financiers et militaires qu'on pouvait prêter à une reine comme celle de Nexus. Il avait, d'une certaine façon, donné des crocs à un petit chiot. Et Scydia se doutait qu'Elena devait miser sur la puissance conférée par sa couronne pour mettre un terme au règne du Malin. En réunissant ces fameux immortels ou une armée, par exemple.

Intéressée, elle écouta le récit concernant cet empire qu'était Ashnard, dressée après un rituel absurdes aux relents de soufre et de pacte avec le démon. Scydia, dès lors, ne douta pas que cet empire là faisait d'ors et déjà partie de ses ennemis. Adamante surenchérit alors après le petit exposé d'Elena pour évoquer le Premier Né, créature des plus mythologiques qui n'était pas inconnue à Scydia, fervente croyante de la Déesse-Mère et des légendes qui gravitaient autour d'elle. Ce que la souveraine pensa lui révéler n'était que le mythe tel qu'on le racontait déjà à son époque et dont elle connaissait par ailleurs une ramification.

- Je sais ce qu'est le Premier Né. La caste des Syrra'elheìn dont je suis issue est sensée descendre directement de l'apparition de l'enfant de la Déesse, car elle fut créée comme une sorte d'alternative à la première création. Nous sommes le lien entre la Déesse et les hommes, héritant en partie du statut particulier du Premier Né et destinés à empêcher ce dernier de nuire aux créations qui le suivirent. Ce sont les enseignements du Clergé, du moins.

Tout aussi pieuse qu'elle fut, Scydia refusait un peu cet aspect de sa nature. C'était très grandiloquent, très légendaire et finalement loin de ce qu'elle estimait être. Elle ne pouvait pas nier cet aspect non plus, considérant que le Clergé Solaire avait lui-même reconnu aux élus de la déesse ce statut des plus particuliers. Elle se voyait simplement comme une humaine chanceuse, qui se devait de mettre sa force au service de ceux qui ne pouvaient y prétendre. Bien qu'elle n'accordait au Premier Né qu'un aspect onirique, Scydia se voyait mal devoir combattre un jour une entité si puissante que la Déesse n'avait sut la retourner à la terre. Les syrra'elheìn était d'après elle une caste bien plus terre-à-terre, plus "réaliste". A la suite de son petit discours, elle afficha un air dubitatif exprimant clairement qu'elle ne prenait pas ce qu'elle venait de dire au sérieux.

La Tour Sombre fut alors évoquée, dûement expliquée par Adamante. Une chose pareille pouvait elle vraiment exister ? Elena et la magicienne en parlait avec le sérieux qui caractérisait les gens absolument sûrs de leur fait. Pourquoi pas. La situation était pourtant critique : le Roi Cramoisi devait ouvrir la Tour, ce qui lui donnerait un pouvoir incommensurable. Cette histoire était familière à Scydia, ce qui lui fit plisser les yeux. Quand Elena évoqua une possible connexion entre le Roi et le Fléau, la guerrière laissa passer un temps avant de prendre la parole.

- Le Fléau avait déclenché la Guerre des Ages pour avoir le temps de lever les très puissants sortilèges qui protégeaient une partie de l'île originale des Al'huïn. Tout n'avait été qu'une course de rapidité... Nous devions réunir un artefact assez puissant pour l'abattre avant qu'il ne parvienne lui-même à abattre les barrières qui le séparaient de son but ultime.

Elle se releva, laissant les deux femmes méditer sur ses paroles. Le fond de ce qu'elle voulait leur révéler venait ensuite et Scydia gageait d'avance que cela intéresserait grandement les deux nexusiennes.

- Ce que le Fléau cherchait à atteindre était connu, à mon époque, comme étant le Point de Convergence. Soit le pivot de toutes les énergies de ce monde, l'endroit exact où elles se retrouvaient pour se fondre. Les Al'huïn en avaient eu originellement la garde... Je suppose que cette histoire vous rappelle celle que vous venez juste de me raconter, non ?

Ces similitudes étaient des plus évidentes, mais l'histoire de Scydia pourrait très certainement être démontrée comme étant juste une fois qu'elles seraient au Bosquet. Si on pouvait légitimement penser que les anciens al'huïn s'étaient bien garder d'évoquer dans les documents qu'on avait put retrouver depuis l'époque de Scydia pour ne pas susciter de nouvelles convoitises maléfiques concernant le Point, leurs descendants devaient certainement avoir de quoi corroborer ces informations. Ce qui apporterait en outre une nouvelle preuve de l'identité de Scydia : si l'existence du Point de Convergence s'avérait être un secret aussi bien gardé, comment aurait-elle put en être informée sans être contemporaine de la dernière évocation du Point ?

- Je ne suis pas experte de ces questions de magie et j'ignore ce qui a put se passer depuis ma mort, mais je doute que ces histoires se ressemblent autant juste par un fait du hasard. Et si le Point de Convergence et la Tour Sombre se confondent, je peux vous en donner la localisation.

L'emplacement de la Tour Sombre était il déjà connu ? La Tour et le Point étaient-ils seulement la même chose, comme Scydia semblait le penser à mesure qu'elle exposait ses idées ? Rien n'était sûr. La guerrière n'aurait rien put affirmer sans connaissance du monde actuel ou des événements en rapport avec le Point qui avaient put se dérouler après sa mort, bien que l'ensemble lui paraissait plausible.
Une chose la chiffonait tout de même assez pour qu'elle la partage ouvertement avec Elena et sa conseillère.

- J'espère que si ma théorie se vérifie, le Roi et le Fléau se confondront aussi. Car si votre Roi est bien issu du Premier Né, il doit être doté d'une formidable puissance et le Fléau était déjà lui-même particulièrement redoutable. Vous pouvez me croire sur parole. Si ils ne sont en fait qu'une seule et même personne, cela augmentera nos chances de succès puisque je l'ai déjà vaincu une fois. Dans le cas contraire... Je n'ose pas imaginer ce que nous aurons à affronter.

Sa voix exprimait la gravité de la situation. Ce qu'elle dépeignait était le pire tableau possible, auquel il fallait bien songer. Tout ce que souhaitais Scydia à cet instant, c'était de faire erreur.

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: lundi 26 mai 2014, 13:45:52 »
- Ma résurrection était prévue depuis ma mort. Le Fléau m'avait avertie en me tuant et je ne suis pas assez stupide au point de penser qu'il n'est pour rien là-dedans. Je suis revenue à la vie sous l'impulsion d'une force profondément maléfique.

L'aveu -l'évidence, à son sens- avait manqué de lui écorcher les lèvres et l'intérieur de la bouche en se faisant jour. Devoir son retour au Fléau des Ages était un crève-coeur pour le Sabre Véloce, qui ne voulait plus rien avoir à faire avec cette entité de cauchemar. Elena, Adamante et Nyzaël n'avaient à aucun moment évoqué l'adversaire du monde libre que Scydia avait envoyé à la tombe. Le Fléau, que la guerrière savait être immortel mais pas inarrêtable, ne semblait pas exister à cette époque. Peut-être que quelqu'un après elle avait remporté une autre victoire sur lui, définitive celle-là ? Néanmoins, le retour de la syrra'elheìn avait éveillé bien légitimement la suspicion de ceux qui l'avaient constatée. Scydia, à son grand regret, n'avait certainement pas été tirée de la mort par la Déesse-Mère mais par son adversaire et pouvait ainsi légitimement être considérée comme une menace potentielle.
Ce qu'Elena exposa à la suite la surprit, néanmoins. Un lien entre elles ? Au-delà de la seule sympathie qu'elles semblaient mutuellement s'inspirer ? Scydia observa la reine, haussant un sourcil tout en gardant le silence, l'invitant ainsi à continuer sur sa lancée.

La souveraine lui raconta tout, ou du moins tout ce qu'elle avait poliment occulté auparavant. L'empoisonnement lent et minutieux de sa mère par un poison issu du sang d'un être nommé le Roi Cramoisi, l'étrange don d'Elena qui consistait à réunir une sorte de "garde spéciale" autour d'elle afin de parvenir à ce but ultime qu'était la mort de cet énigmatique personnage dont Elena dépeignait un portrait bien sinistre. Et d'après Adamante, le Sabre Véloce pourrait être un de ces Immortels, l'affection des deux femmes se justifiant par ce statut que Scydia ne comprenait pas réellement. En silence, elle passa son regard sur Adamante et Elena.

- Empêcher ta venue au monde aurait été plus simple en tuant directement tes parents, non ? Pourquoi ce long empoisonnement alors que l'ont peut tuer un souverain d'un simple mouvement ?

Ce qui se passa ne fut nullement perceptible pour Elena ou pour Adamante. Alors que Scydia n'avait semblé se mouvoir à absolument aucun moment et qu'elle avait gardé obstinément les bras croisés tout au long du petit exposé, la pointe de sa rapière s'était retrouvée posée à l'emplacement du coeur de la brune. Comme un film dont le montage aurait été particulièrement mauvais, les images qui auraient dut concerner son changement de position, son dégainage de lame et la mise en place de celle-çi avaient tout bonnement été absentes de la scène. La vitesse de Scydia avait parlé une nouvelle fois et rien n'aurait put la trahir alors qu'elle ponctuait son questionnement de cette action menaçante. Ce fut en revanche à une vitesse parfaitement ordinaire qu'elle baissa son arme avant de la remettre au fourreau.

- Je ne comprends pas les enjeux de tout ça, confia t'elle. Hormis ta survie, bien évidemment... Qui est ce Roi Cramoisi qui, d'après toi, ne peut être battu que par une poignée de personnes bien précises ? En quoi est-il si nécessaire de le battre ? Il menace directement votre époque ?

Faisant quelques pas dans la pièce, elle se décala d'Adamante et d'Elena pour aller faire reposer ses fesses sur le bureau, croisant les jambes et les bras en regardant les deux femmes qui lui faisaient face.

- Je pense que vous faites erreur. Que l'histoire s'en souvienne ou pas, il était pratiquement impossible que je puisse survivre à mon combat contre le Fléau et je n'ai gagné de justesse qu'en y perdant la vie. Je vous l'ai dis, je pense que c'est le Fléau qui m'a ressucité aujourd'hui. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Mais je doute qu'il ait fait cela pour aider à compléter une quête qui n'avait à notre époque aucun lieu d'être.

Elle passa une main dans ses cheveux courts, les ramenant en arrière dans un petit soupir. Scydia se sentait un peu lasse, un peu délaissée dans l'histoire. On l'avait poussée à combattre et combattre encore, faisant de sa vie une simple quête. Et alors qu'elle était revenue à l'existence des hommes et qu'elle avait un peu caressé l'idée d'en jouir le plus simplement possible, on lui prophétisait une nouvelle destinée. Pis encore, si cela se vérifiait, sa proximité avec Elena ne s'avérerait basée que sur un lien "artificiel". Cette vexation lui étreignit le coeur, bien qu'elle s'arrangea pour ne rien en laisser paraître.

- Enfin, je n'ai rien contre le fait d'aller au Bosquet, au contraire. Nous serons ainsi toutes fixées sur la raison de mon retour et, à fortiori, de mon utilité auprès de vous. Elle se concentra sur Elena. Quel que soit le verdict, ma lame sera toujours tienne. Et mon amitié, née de ta sympathie à mon égard, ne changera en rien, Immortelle ou pas.

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Le palais d'ivoire / Re : Anachronique | PV |
« le: dimanche 25 mai 2014, 18:12:04 »
- Je n'ai pas envie de porter d'armure. Pas pour le moment, du moins. Cette époque n'est pas en guerre, laisse moi en profiter !

Gardant la rapière en main sous l'autorisation tacite d'Elena de le faire, Scydia l'abandonna et retourna vers la galerie après un clin d'oeil affiché à la souveraine pour aller abandonner l'armure pour la reposer sur son portant pièce après pièce, ré-enfilant ses vêtements de tissu et de cuir avant de refermer la vitrine sur la peau de métal argenté, la regardant un moment avec une légère pointe de nostalgie. D'un côté, la guerrière était des plus heureuses de ne pas être une des pièces de ce petit musée, une arme qu'on serait venu briquer de temps à autre pour lui éviter la poussière tout en oubliant quelle avait put être sa vie passée. Personne -à part peut-être cette Nyzaël, et encore- ne semblait savoir qui elle était ou ce qu'elle avait fait, mais Scydia ne s'en sentait pas frustrée. Son traitement aurait été sûrement bien différent si la grande Histoire avait retenu chaque ligne de son existence alors que là, on la considérait d'une façon plus naturelle, d'une façon qui lui convenait diablement plus. Elle qui ne voyait en Elena que la jeune femme et non pas la souveraine était vue pour l'être humain qu'elle était et non pas comme la légende qu'elle aurait dût être. C'était parfait pour ce personnage simple, qui avait conscience que son nom ou ses actions ne comptaient plus pour le monde depuis de très nombreux éons.

Après être parvenue à mettre la main sur un ceinturon armé et un fourreau pour la rapière en fouillant un peu, la syrra'elheìn allat retrouver Elena qui avait elle aussi terminé de s'habiller et qui lui assura qu'elle prendrait sa revanche. Le Sabre Véloce s'en amusa d'un léger rire.

- Oh, vraiment ? Alors la prochaine fois, je n'oublierais pas de contre-attaquer, pour que tu ne remportes pas trop facilement la victoire ! Elle lui appuya sur la joue du bout du doigt. Tu me diras ce qu'il y a à savoir, je découvrirais le reste.

Leurs pas les menèrent au salon qu'elles avaient précédémment quitté et Adamante s'avéra présente. Scydia lui rendit son salut mais occulta toute réponse au sous-entendu quant au temps écoulé... Pour la bonne et simple raison qu'elle ne fut pas certaine d'en saisir le sens caché. La guerrière était toujours assez malhabile sur certaines questions et avait prit pour habitude de ne pas relever ce qui lui semblait un peu tendancieux. Tekha, seule autre femme de son groupe et accessoirement demoiselle assez libertine, avait bien entreprit de former Scydia à certains arts mais la blonde ne s'était montrée que peu réceptive. Elle n'avait cédé aux avances de Tekha qu'une seule et unique fois et n'en retirait pas vraiment une passion. Le sexe et son univers étaient obscurs pour la combattante et sa vivacité d'esprit ne couvrait pas les légèretés sensuelles et sexuelles. Qui sait si ça ne finirait pas par venir un jour ?

Elle n'intervint que lorsque Adamante s'adressa directement à elle à propos d'un Bosque déjà évoqué, que la magicienne désigna comme étant l'Arbre-Coeur. Scydia réfléchit un instant, avant de penser à traduire l'expression en al'huïn. Lorsque cela fut fait, elle hocha la tête.

- Oui, bien sûr. J'imagine que vous parlez de ce que nous appellions le Syl'himgaard ? Je n'y ai jamais été personnellement, cela devait se faire après notre hypothétique victoire durant la guerre des âges. C'était le point névralgique de la culture et la civilisation al'huïn, pour ce que j'en sais.

Lothor, quand il avait prit en main son apprentissage, lui avait souvent parlé du Bosquet. Il n'en était nullement natif mais l'avait visité quelque fois en compagnie de ses parents puis du prince auquel il était entré au service. Si le maître d'arme avait voulu y mener celle qu'il considérait comme sa fille, cela n'avait jamais été motivé que par l'envie très personnelle de lui faire découvrir un haut lieu de la culture de son peuple, que Scydia aimait tant. Mais la guerrière avait eu, à une époque, une visite un peu plus protocolaire de programmée, comme elle allait le révéler à Adamante.

- Je devais m'y rendre pour que le clergé solaire puisse statuer sur mon sort. Certains sages estimaient que je ne pouvais pas être une véritable syrra'elheìn, parce que purement humaine. Ils remettaient en cause le jugement de la prêtresse du soleil qui avait jugé que j'étais bel et bien une élue de la Déesse. Elle soupira. Mon départ pour la guerre a reporté ce voyage. De façon plus intime, l'un des rêves de mon mentor était de me faire découvrir ce qu'il considérait être le joyau elfique de Terra.

Le Clergé Solaire. Un mauvais souvenir pour Scydia, bien qu'elle n'ait jamais affaire à lui qu'indirectement. Cette assemblée religieuse était formée des personnages considérés comme étant les plus proches de l'astre du jour qui symbolisait la Déesse-mère au centre des cultes al'huïn. Très influent dans le monde d'alors, le Clergé avait décrété que la foi plus que la guerre du roi Medhaar sauverait Terra du Fléau. De ce que la guerrière avait apprit, les sages avaient fustigé Medhaar de l'avoir acceptée en tant que syrra'elheìn, tout aussi pétrie de culture elfique que Scydia pouvait l'être. Elle en vint à se demander ce qui avait été établi sur son compte après sa victoire sur le Fléau, mais se douta bien que ni Elena ni Adamante ne pourraient lui apporter un élément de réponse. Plutôt que de s’appesantir sur le sujet, la guerrière choisi un autre angle.

- Soit vous doutez encore de mon identité, soit vous avez une autre raison en rapport avec moi de vouloir partir pour Syl'himgaard. Puis-je savoir de quoi il retourne, je vous prie ?

Son ton n'avait été ni impératif ni menaçant. Elle était juste curieuse mais ne semblait pas perturbée par l'idée d'aller vers le Bosquet. Ca n'était jamais qu'un rêve d'enfant qui se réaliserait si on l'emmenait vers l'Arbre-Coeur, quand bien même cela aurait été pour la conspuer.

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