Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Lucie Moreau

Pages: [1] 2 3 ... 15
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Rafraîchissant et...charmant. C'était très courant, pour ne pas dire la norme, de s'excuser dans un pays tel que le Japon. On demandait pardon pour tout et n'importe quoi, donnant presque moins de sens à ce mot finalement. C'est un pays où tout est affaire d'apparence. Des individus tels que Mademoiselle Moreau et Monsieur Livingston devaient faire tache dans cette population de faux semblants. La franchise française manquait parfois à la rondouillette, qui se faisait souvent mal voir par les habitants comme étant la gaijin étrange des abords de Seikusu. Alors quand le gérant vint lui dire qu'elle devait arrêter de s'excuser, cela lui réchauffa le cœur.

Lorsque la caucasienne lui expliqua ses questionnements, celui-ci l'invita à prendre place pour en discuter davantage. Bien sûr, Lucie allait refuser poliment, de peur de l'ennuyer alors qu'il était possiblement occupé à autre chose avant son arrivée dans la boutique, mais il lui coupa clairement l'herbe sous le pied. La rondouillette émit un bref ricanement, et lui répondit avec plaisir, tout en s'installant confortablement dans le fauteuil qui lui avait présenté.

- Je vous remercie. Un jus de fruits, s'il-vous-plaît.

La jeune femme déposa son sac à côté d'elle sur le fauteuil, malgré la place qu'elle pouvait y prendre, une main filant sous son jupon pour bien s'installer. Elle joignit les genoux et bascula ses jambes un peu sur le côté, un peu comme si elle avait été une femme de grande importance. Non pas que Lucie se montrait prétentieuse, loin de là, mais elle souhaitait éviter toute déconvenue avec sa robe ou son jupon. D'ailleurs, elle y passa la main dessus pour aplatir ne serait-ce qu'un peu le volume de ce magnifique tissu.

Quand Monsieur Livingston prit place en face d'elle, proposant également des biscuits, elle ne put décemment pas refuser. C'était amené avec une si belle attention. La rouquine l'observa sans se cacher. Il dégageait une douce aura, malgré le fait qu'il soit très peu souriant, qu'il travaille dans des pompes funèbres et qu'il s'habille de noir quasi entièrement. Les pointes de nuance dorée que donner ses bijoux donnaient l'impression à Lucie que cela représentait cette fameuse lumière que certains disent voir au moment de quitter ce monde...

Mais revenons à nos moutons. Lucie, prise par la curiosité, était rentrée dans l'établissement sans réel but profond, mais finalement, avait bien des interrogations. Si le gérant pouvait y répondre, ce ne serait pas perdu. Alors elle l'écouta attentivement, prenant doucement le verre de jus de fruits à deux mains, comme le font les femmes japonaises, emplies de délicatesse. La rondouillette l'approcha de ses lèvres, goûtant une, puis deux gorgées, autant qu'elle buvait les paroles de l'éphèbe. Elle comprenait que le choix de ses mots était restreint et ne lui en tenait pas rigueur. Ce monsieur ne faisait que son travail après tout. Une nouvelle lampée de jus de fruits dégringola dans sa gorge, puis elle reposa le verre sur la petite table en face d'elle.

Pour le rassurer ainsi que le remercier, la Française voulut lui répondre mais une nouvelle fois, il prit les devants et sa question fut des plus déconcertantes. Les sourcils haussés de surprise, Lucie semblait égarée un instant dans un dédale inattendu. Un véritable choc la laissant muette, sans pourtant quitter des yeux la personne assise devant elle. La Française fut frappée de stupeur, comme figée par la tombée d'un éclair. Ce n'est que le cliquetis de la porcelaine, causée par la maladresse du gérant, qui ramena la rouquine à la réalité. Ses adorables yeux noisette fixèrent les longs doigts de M.Livingston. Celle-ci émit une sorte de grognement, comme si elle retenait quelque chose, avant de finalement se laisser aller aux éclats. Une hilarité étincelante, sans retenue aucune. Elle se lisait également sur son visage dodu qui rougissait et dans ses prunelles qui riaient.

- P...Pardon...Haha !

De fines gouttelettes perlèrent le coin de ses yeux, alors qu'elle pressa ses mains sur son ventre rempli, cherchant à se calmer. La caucasienne inspira comme elle le pouvait, expirant avec tout autant de mal, sa respiration décousue par quelques réminiscences de son rire sincère. Se pinçant les lèvres pour ne pas dans cette voie, Lucie se tourna un peu pour se permettre d'atteindre son sac à main et d'y chercher un mouchoir, venant cueillir les perles de pluie au coin de ses yeux. Elle se reprit alors rapidement, un grand sourire ourlant ses lèvres.

- Veuillez m'excuser, Monsieur. Le choc fut tel qu'il me laissa muette pendant un moment et...Je ne me moquais pas de vous, je vous rassure ! Et aussi, vous n'êtes pas un imbécile. Un peu maladroit, peut-être, mais pas un idiot. Sûrement curieux et terriblement mignon, pour le coup. Vous ne vous êtes pas fait mal au moins ?

Ce sont les maladresses d'Amos qui avaient fini par briser la tension qui flottait dans l'air. Lucie se pencha légèrement pour venir essuyer la main du jeune homme, son parfum se mêlant un peu à celui du thé fumant. Ah et...Autant être transparente jusqu'au bout, vu comme cet homme avait réussi à comprendre les intentions de la demoiselle.

- Vous avez lu en moi comme dans un livre ouvert, à moins que ce ne soit lisible sur mon visage...Et j'avoue que cela m'a fait perdre pied. Mais d'un côté...Merci, j'ai pu rire d'un sujet délicat. Ce n'est pas plus mal. Autant parler de la mort avec un peu plus de légèreté.

Lucie laissa échapper un léger sourire en coin, presque espiègle, avant de reprendre plus sérieusement.

- Je suis malade, oui, mais ce n'est pas une condamnation. Il est vrai que cette maladie augmente mes chances de quitter ce monde plus tôt mais...Je pourrais partir autrement, comme me faire renverser par une automobile, ou que sais-je encore...On ne sait de quoi est fait demain. Je crois juste que je voulais simplement être au courant. Me rassurer que, quand ce sera mon tour, tout soit fait avec respect. Savoir tout ça me console un peu par rapport aux proches qui resteront après et devront vivre avec mon absence.

Lucie baissa doucement ses yeux noisette, agrippant un pan de sa robe, jouant nerveusement avec. Était-ce trop...glauque de parler de sa mort à un si jeune âge ? L'était-ce encore plus lorsque l'on cherche à savoir les tenants et les aboutissants dans ce genre de cas ?

- La mort est omniprésente et pourtant, on cherche toujours à la fuir. Malgré tout, elle nous offre un si précieux cadeau : la vie. Si la mort n'existait pas, elle donnerait sûrement moins de sens à ce que nous faisons de nos années sur cette terre. Elle reste un voyage auquel on peut se préparer. Elle est comme une amie qu'on ne verra pas pendant très longtemps mais on peut décider de l'accueillir agréablement à bras ouverts, plutôt que de nier son existence et de souffrir de ses maux.

C'est avec cette mentalité, déjà depuis très jeune, lorsque sa maladie s'est éveillée, que Lucie a mené sa vie jusqu'ici. Carpe Diem, que l'on disait. Ce qui est passé est passé, on en apprend. Demain, on ne peut le prévoir. Aujourd'hui est à apprécier. Hier est derrière, demain est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau...C'est pourquoi on l'appelle « le présent ».

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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: jeudi 29 août 2024, 19:48:00 »
Et diche !

Qui veut d'un p'tit rôti roux ? :3

3
Blabla / Re : J'épouse, j'esclavagise, je tue
« le: mardi 30 juillet 2024, 12:04:54 »
J'épouse...Shun. Parce que. :3 (T'as pas le choix, de toute façon !)
Mon esclave sera...Mmh...Syric ! Allez hop, la petite laisse au cou là !
Et désolée Red King... *PAN !*

Pour les prochains, ce sera... :

Aline Stark, Myumi Hatamoto et Sherny !

4
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: samedi 29 juin 2024, 12:33:20 »
Ok ! Je t'embauche pour travailler dans mon jardin !

5
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: samedi 29 juin 2024, 12:24:11 »
J'suis propre comme un sou neuf !  :D

6
Pourquoi était-elle ici, déjà ? C'était une nouvelle fois, assez incongru...Une jeune femme, toute en beauté, si l'on peut le dire ainsi vu que la beauté est subjective, était plantée là, devant des urnes mortuaires, placées sur des étagères en guise d'exposition. Elle, boule de couleurs dans ce monde de ténèbres. Elle, une simple intruse bariolée attirant tout son contraire. Ne dit-on pas qu'il n'existe pas d'ombre sans lumière ? On pourrait presque croire que la rondouillette était rentrée dans la boutique pour un pari ou une mauvaise blague, tellement elle faisait tache dans cet environnement lugubre...Il n'en était rien. Lucie n'était que bonnes intentions, encore plus dans ce genre d'endroit où l'on devait le respect au maître des lieux, ainsi qu'à ses occupants éphémères.

D'ailleurs, en parlant du propriétaire, le voici qui arrive derrière la française tel un ninja, sans un bruit précédant ses paroles. Sortie brutalement de ses pensées, elle en sursauta de surprise, rabattant instinctivement ses mains vers sa poitrine, comme une enfant prise sur le fait en train de toucher des choses qu'elle ne devrait pas, ou comme un voleur pris la main dans le sac. La rouquine n'était pas une voleuse, ça, c'était certain ! Elle se retourna, faisant attention à ce que sa robe ne fasse pas de dégâts lors de ce demi-tour, s'inclinant à la japonaise pour saluer cet homme et s'excuser en même temps.

- Ah...B-bonjour ! Veuillez m'excuser, vous m'avez surprise. Je n'aurais pas dû t...

En relevant le haut de son corps pour lui faire face, son regard noisette rencontra celui du propriétaire, d'une couleur hypnotisante que la française ne saurait décrire correctement pour lui rendre honneur. Magnifique. Lucie se sentait fortement attirée, presque comme un papillon de nuit fasciner comme un aimant par les lumières des lampadaires. Le feu lui prit aux joues, honteuse d'avoir touché à l'urne et de l'avoir fixé aussi longuement sans un mot. Ce n'était pas très respectueux.

- Enchantée, Monsieur Livingston. Je m'appelle Lucie Moreau. Un plaisir de vous rencontrer.

La rouquine s'arrêta un instant pour mieux l'observer. Peut-être était-ce l'un de ses aspects de sa nature d'occidentale ? Il est vrai que les nippons n'étaient pas du genre à inspecter leurs interlocuteurs aussi...sérieusement et sans discrétion. M.Livingston était...très grand, semblait jeune, du même âge que la demoiselle toute en rondeurs, très distingué aussi, et bien qu'il était vêtu d'habits sombres, il rayonnait d'une certaine façon. Alors que celui-ci s'excusait pour une quelconque raison, Lucie lui répondit d'un naturel simple et d'une franchise déconcertante.

- Et bien..Pour quelqu'un qui travaille dans les pompes funèbres, vous n'êtes pas commun. C'est...rafraîchissant.

Une lueur sincère brillait dans les yeux de la rondouillette, qui se pinça les lèvres de honte, réalisant ce qu'elle venait de dire sans se contrôler, avant de grommeler en français contre elle-même, ses oreilles imitant la teinte rosie de ses joues.

- Mais qu'est-ce que je dis...

Un sourire gêné illumina son visage, et tandis qu'elle chercha à reprendre une certaine contenance, elle suivit du regard Monsieur Amos se dirigeant au bureau de l'entrée pour accrocher son tablier, attendant que la jeune femme réponde à ses questions. C'est légèrement mal à l'aise mais franche qu'elle répliqua au maître des lieux.

- En fait, pour tout vous avouer, je suis rentrée dans votre établissement par hasard, perdue dans mes pensées mais...J'ai bien des questions, si vous me le permettez. Voyez-vous, je ne suis pas japonaise, mon physique doit me trahir. Je suis française. Et je me demandais comment cela se passait lorsqu'un corps ou des cendres d'un défunt devaient être retournés à sa famille à l'étranger...

Peut-être comprendrait-il qu'elle faisait référence à sa propre personne. Et s'il lui posait la question directement, Lucie lui répondrait avec sincérité. Elle n'avait pas honte d'admettre qu'elle était malade, et puis même sans sa maladie, qui peut dire si demain, elle sera encore de ce monde ? Un accident est si vite arrivé, ou même au Japon, on pouvait tomber sur des psychopathes capables de la transformer en jambon...Elle ferait sûrement un beau gigot. Sa santé lui avait permis de mettre en application la célèbre phrase « Carpe Diem ». Elle vivait au jour le jour, et surtout, selon ses envies, chose qui l'avait d'ailleurs amenée à entrer dans cette boutique peu commune.

7
La jeune rousse n'était pas vraiment d'humeur pour une fois. Elle qui d'habitude était un véritable rayon de soleil, son teint s'était pourtant assombri en cette belle journée. La prise de sang de la veille s'était bien passée. La Française avait encore la marque sur son bras, là où l'infirmière avait piquée sa tendre chair. Ce n'était pas nouveau, la peau de Lucie a toujours marqué facilement, ne serait-ce que pour un coup de soleil où elle se transformait littéralement en écrevisse, ou un bleu qui apparaissait lorsqu'elle se cognait quelque part. Ce n'était pas la première ni la dernière fois qu'elle allait devoir faire analyser son sang. Rien à voir avec le fait qu'elle soit un vampire, puisque c'était faux...Le fait qu'elle soit si fortement blanche de peau n'indiquait en aucun cas qu'elle était d'une autre espèce, mis à part des blanches comme un cul !

Je disais donc...Ce n'était qu'un simple contrôle, comme elle a l'habitude de faire tous les trimestres, voire tous les semestres, selon les demandes de son médecin, pour le suivi de sa maladie. La rondouillette était suivie depuis très jeune pour son hypothyroïdie, même lorsqu'elle eut décidé de changer de pays. Elle était déjà traitée, prenant des médicaments quotidiennement. Pour ce qui était radiographie ou IRM, c'était une à deux fois par an, pour une simple visite de contrôle. C'est ce qui perturbait Lucie aujourd'hui...

Habillée d'une petite robe de style amérique des années 50 et de talons verts s'accordant avec cette même robe, la jeune femme toute en rondeurs avait la tête ailleurs, les yeux presque dans le vague alors même que ses pieds la menaient dans les ruelles de Seikusu. Les paroles de son médecin traitant résonnait dans son esprit. Celui-ci n'avait rien de transcendant à dire sur les résultats de ses récentes analyses de la veille, bien qu'il avait été noté une petite augmentation de son taux de TSH, malgré la prise de médicament. Ce qui l'inquiétait, c'est qu'à cause de son surpoids -notez qu'elle pourrait être considérée comme obèse au Japon-, le médecin ne pouvait palper correctement son cou et que la petite masse graisseuse lui formant un double-menton pouvait cacher un ganglion cervical ou même dissimuler la présence d'un nodule sur la thyroïde. En réalité, c'était quelque chose qui pouvait arriver assez souvent pour ce genre de maladie et Lucie s'y était préparée mais cela lui mettait un coup certain au moral.

Des pensées ? Disons plutôt que ça lui faisait comme un black out. Son esprit était dans le vide. Cela pouvait s'avérer être plus grave, peut-être qu'elle devra se faire opérer, plein de suppositions étaient possibles. Elles n'étaient guère purement positives. Un élément la ramena à la réalité, manquant de trébucher sur le trottoir. Son regard noisette se porta sur une vitrine des plus sinistres : des pompes funèbres. Bien qu'il s'agisse d'une échoppe de la mort, elle était des plus raffinés. Comme si elle était attirée par un aimant, Lucie se laissa happer par cet instinct, et franchit le pas de porte, faisant teinter la clochette de l'entrée.

La Française balaya du regard l'entrée du magasin, n'y trouvant personne. Peut-être que l'employé était-il affairé en arrière-boutique ? Il a sûrement entendu le tintement clair provenant de l'entrée, alors elle attendra patiemment le temps que quelqu'un vienne à elle. La rondouillette prit soin de plaquer un peu le bas de sa robe contre ses cuisses, de peur qu'un mauvais mouvement, qu'une maladresse fasse tomber une urne, alors qu'elle s'en approchait. Chacune, unique, était une superbe pièce, digne d'un travail d'orfèvre. La personne qui était derrière devait avoir à cœur d'accompagner les morts dans leur dernière demeure le plus correctement possible, et selon les vœux du défunt et de la famille.

D'une autre main, celle libre, elle se permit de toucher une urne de présentation, le froid du marbre venant la saisir en un frisson étrange dans l'échine. Un léger sourire vint éclairer son visage pensif. La jeune femme se demandait comment pouvait se passer les choses, vu qu'elle est très loin de sa famille, ce qu'elle souhaitait réellement pour quand sonnera son heure. Peut-être que l'employé pourra la renseigner. Finalement, ce n'est pas si mal de penser à ce qui pourrait arriver dans l'après.

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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: dimanche 12 mai 2024, 21:53:45 »
Deux nich...Deux belles choses :3

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Les alentours de la ville / Re : Luzki ѳѳѳ Cachette champêtre
« le: mardi 18 juillet 2023, 23:19:29 »
Il était vrai que les gens n'avaient pas besoin d'une raison particulière pour être étrange, pour ne pas dire plus précisément glauque. Il y avait bien des cas de stalkers dans le monde, ce genre de personnes qui en suivaient d'autres pour des raisons plus farfelues que les autres. Le Japon ne faisait pas exception à la règle, bien qu'il soit l'un des pays les plus sûrs au monde. Combien de fois il y avait eu, avant et encore aujourd'hui, des jeunes filles qui se faisaient suivre par des hommes louches dans le seul but de pouvoir les observer en douce ? Ou bien leur voler des sous-vêtements, pouvoir les approcher pour les enlacer, les sentir...Voire les violer. Lucie n'avait jamais eu ce genre de problème, aussi bien en France qu'au Japon. Il fallait être objectif : elle n'était pas d'une beauté extraordinaire, sans pour autant être laide. Elle n'était guère originale non plus. Ses formes avaient souvent été un aspect repoussant la gente masculine, encore plus au Japon. Non pas qu'elle était forcément attirée par les asiatiques mais bon...Au contraire, un homme comme John, avec un physique à faire corrompre une nonne, lui, devait attirer les femmes comme des mouches...Et sûrement des hommes aussi. Il avait dû en briser énormément, des cœurs...

De ce fait, le jeune réfugié n'avait pas besoin de se retenir de parler. La rondouillette connaissait la réalité de la vie. Elle n'était clairement pas toute rose ou toute noire. Des fois, il y avait des hauts et des bas. Il y avait des avantages et des inconvénients à toute sorte de situation, y compris l'actuelle. Pas besoin d'esquiver ou d'enjoliver le moment présent. Il était là, elle ne le connaissait pas plus que ça, si John était un tant soit peu son vrai prénom. Même si la Française lui avait dit qu'elle lui faisait confiance, ce n'était qu'à moitié la vérité. La rousse restait tout de même sur ses gardes. Après tout, derrière sa gueule d'ange, il pouvait très bien être l'un de ses psychopathes que son silence sous-entendait. Cependant, il lui faisait juste penser à un petit agneau perdu et surtout, inquiet. Et si vraiment il avait de mauvaises intentions, Lucie faisait confiance en l'instinct de ses deux bouviers bernois.

Le compliment de John la fit sourire sincèrement. Ses joues légèrement rougissantes, elle répondit.

- Je n'ai rien d'exceptionnel. Tout le monde ferait la même chose que moi.

Décrochant le combiné, elle était prête à appeler le commissariat du coin pour leur faire part de la situation. Mais l'Américain lui fit rapidement comprendre qu'il ne souhaitait pas ébruiter la chose, ne voulant déranger les autorités. La jeune femme grimaça, plongeant un instant dans ses songes.

- Il est vrai que la police japonaise n'est pas très efficace, dans tous les cas. Sauf lorsqu'on enfreint leurs règles. Et puis, il serait capable de dire que ce n'est rien, ou que c'est de votre faute, puisque vous êtes un «  gaijin ».

Elle reposa ensuite le téléphone. La police japonaise n'était pas vraiment laxiste mais...Comment expliquer ça ? Déjà qu'expliquer qu'un homme est poursuivi par d'autres, ils ne vont pas prendre ça au sérieux. John est un homme, de quoi a-t-il peur ? De plus, c'était un étranger. Ce sont les étrangers qui causent forcément des problèmes. Appeler les autorités revenait à se tirer une balle dans le pied, surtout dans ce cas-là, alors oublions...

Lucie s'excusa d'une fine moue sur le visage, hochant de la tête. Il souhaitait se décrasser et c'était la moindre des choses s'il voulait au moins oublier cette mésaventure. De la main, la trentenaire indiqua une pièce au fond du couloir. Il s'agissait là de sa salle de bain. Elle l'avait fait rénover et agrandir lorsqu'elle emménagea dans cette maison. Le souci du Japon, c'est que tout était petit pour elle. Non pas qu'elle était particulièrement grande, mais Lucie prenait plus de...surface. Alors il était impératif de refaire cette salle de bain pour y avoir plus d'espace et y installer ce dont elle avait envie. Elle était rafraîchissante, avec ses carrelages verts. La baignoire était pile poil à sa taille, et la douche à l'italienne était agréable. Tout était fait pour s'y sentir bien.

Allant dans cette direction, invitant son hôte à la rejoindre, elle sortit de la commode sous le lavabo une longue serviette verte, qu'elle offrit à John. Elle indiqua plusieurs flacons de la main, le sourire aux lèvres.

- Tu as de quoi te laver ici et là. Et voici une serviette. J'ai sûrement quelques habits de mon ex dans une armoire. Il était moins bien taillé que vous mais ça pourrait suffire pour que vous repartiez tranquille.

Lucie le laissa ensuite pour qu'il puisse profiter paisiblement de la salle de bain, et surtout, de l'eau chaude. Il pourra se défaire de cette boue et sueur qui le gêne. Elle alla dans sa chambre, fouillant son armoire et en sortit un caleçon, un jean noir de taille L, et un t-shirt de geek, sûrement trop large pour John, mais bon...Elle déposa le tout devant la porte de salle de bain, toquant à la porte deux secondes pour lui faire part de son « cadeau ».

La rondouillette fit ensuite le chemin jusqu'à sa cuisine, suivie de ses deux chiens, alertés par cette descente. Elle leur remplit les deux gamelles d'eau et de croquettes, puis se lava les mains. Elle en profita pour préparer une tortilla de pommes de terre pour son invité surprise. Peut-être que l'odeur lui titillera les narines...

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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« le: mardi 18 juillet 2023, 20:23:35 »
*Applique 10 petites noisettes de crème apaisante sur Mahès*


*Offre Lucia à qui le veut.* Le moelleux est garanti !

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Les alentours de la ville / Re : Luzki ѳѳѳ Cachette champêtre
« le: dimanche 23 avril 2023, 21:09:54 »
Lucie tira sur les pans de son gilet pour cacher son corps grassouillet, non pas qu'elle en ait honte, mais un peu de décence devant un homme, qui plus est, un inconnu. Un de ses fins sourcils roux se haussa. La Française était-elle en train de faire passer un interrogatoire à ce nouveau compagnon de soirée ? Peut-être. Un fin sourire étira ses lèvres rosées, un brin amusée et détendue juste sur l'instant.

- Comprenez-moi. Un intrus se cache dans ma grange et qui n'a rien de japonais, qui plus est. Non pas que j'ai quelque chose envers les étrangers mais vous pourriez être un pervers ou un homme malsain.

Et pour l'instant, la personne qui était le plus en danger, c'était la rouquine. La jeune femme haussa les épaules, perdant son sourire quelques secondes.

- Je ne suis pas un monstre, mais si je dois me défendre, je ferai ce qu'il faut. Que vous soyez un homme ne changera rien. Personne ne se laisserait faire dans une telle situation, même si je ne suis pas une combattante.

Mauvais move, ma chère Lucie. Pour le coup, c'était une information qu'elle aurait sûrement dû garder pour elle-même. Espérons qu'il n'en garde pas réellement souvenir de ce détail...

Finalement, John répondit aux interrogations de la caucasienne, se tenant la tête, comme s'il était mal à l'aise ou encore fort inquiet. La jeune femme se pinça les lèvres, indécise face à cette impuissance.

- C'est...étrange...Vous ne savez vraiment pas pourquoi ils étaient après vous ? Peut-être qu'il s'agissait là de fans ? Êtes-vous une célébrité par chez vous?

Lucie se creusait les méninges pour trouver toute sorte d'explications. Bien sûr, ce John pouvait être un fugitif poursuivi par le FBI ou même Interpol. Ou alors, comme elle le songeait, aux vues de sa belle gueule, son physique à en damner plus d'un, et de ses habits -bien qu'abîmés et salis par la paille et la boue- , il pouvait très bien être un acteur, un chanteur ou même un mannequin, poursuivi par des groupies ou ce genre de pervers qui peuplent le Japon. Vous savez, ces fans prêts à tout pour se rapprocher des célébrités...

Lucie se pencha un instant à la fenêtre, n'y voyant rien de suspect. Elle prit soin de fermer le rideau pour couvrir légèrement la vue sur le bureau. Pensive, elle fixa John.

- Monsieur John, permettez-moi d'appeler la police. Je sais qu'elle n'est pas aussi performante que par chez moi, enfin, comment dire...Elle est un peu spéciale mais vous devez être rassuré. Je le sens bien que vous êtes inquiet.

Fouillant dans la poche de son gilet, la jeune femme y attrapa son téléphone portable, composant le numéro de la police de quartier la plus proche. Ses fins doigts commencèrent à taper sur l'écran pour le débloquer et entamer le numéro adéquate...

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Les alentours de la ville / Re : Luzki ѳѳѳ Cachette champêtre
« le: dimanche 05 mars 2023, 01:02:29 »
La rondouillette ne faisait clairement pas la fière. Bien sûr, quand elle vivait en France, cela lui arrivait d'être suivie par des hommes. Soit ils voulaient la draguer et avoir son numéro, soit ils cherchaient davantage et ils étaient mal intentionnés. Et tout cela, même si elle ne correspondait pas aux idéaux physiques de la société...En venant au Japon, Lucie était devenue plus sereine. Les Japonais n'étaient pas trop fans de chubby, et en plus de ça, de manière générale, ils étaient du genre à ne pas se mêler des soucis des autres. Dans la rue, le soir, on pouvait trouver des hommes, comme des femmes, étalés sur le sol, dans le métro, saouls comme des ronds de serviette, et ils ne leur arrivaient rien. Tout comme on pouvait voir des personnes qui avaient oublié leurs sacs de courses quelque part et que personne n'y touchait. Bien sûr, il fallait tout de même rester sur ses gardes à un certain niveau, car il y a des loups partout, mais Lucie ne pensait pas que ce genre de choses lui arriverait, surtout dans un coin aussi reculé de la ville.

Agrippée à la bêche, la rouquine ordonna à l'inconnu de se montrer, tout en gardant ses chiens à ses côtés. Sa voix était tremblante mais la jeune femme restait bien ancrée sur ses deux pieds, histoire de parer toute attaque surprise. Le jeune homme descendit lentement de l'échelle, Lucie le pointant avec sa petite torche de téléphone portable. Déjà, il était bien habillé. Seules ses chaussures de ville étaient salies de terre d'avoir pataugé dans le terrain de la demoiselle. Un court instant, elle songea à son potager et pria pour qu'il n'ait rien écrasé...Lorsqu'il se retourna vers elle, Lucie le scruta davantage. Il avait un air de ses garçons faisant partie d'un boys band...Pas dégueu à regarder, sincèrement. Lucie se pinça les lèvres à cette pensée, coupable d'avoir songé à ça dans un moment pareil.

Gêné par la lumière, Lucie décida de la baisser un peu plus vers son torse pour ne pas l'aveugler non plus. Alors que les deux chiens de la demoiselle se tenaient à carreaux, tout en grognant légèrement, cet inconnu se présenta pour sous le nom de John. La rondouillette haussa un sourcil, et dans un réflexe, elle tira sur son vieux gilet vert pour se couvrir un peu mieux.

- John...Ce n'est pas très nippon, comme prénom. Je...Moi, c'est Lucie.

Son prénom, tout comme son physique, n'avait rien de japonais non plus, chez la jeune femme. Ce John avait vraiment l'air perdu, pour le coup. Lucie se pinça les lèvres une nouvelle fois, tiraillée entre son envie d'aider et son besoin de sécurité.

- Vous ne me ferez rien, n'est-ce pas ?

Sans vraiment attendre de réponse, elle l'invita d'un léger mouvement de bêche, avant de finalement la laisser poser contre le mur d'entrée de la grange.

- J'ai décidé de vous faire confiance. J'espère ne pas me tromper. A...Allons chez moi. Ce n'est pas le grand luxe, mais c'est toujours mieux que ma grange.

En son for intérieure, la Française espérait vraiment qu'il ne tenterait rien d'inconsidéré, même si elle était désarmée et qu'elle allait mener la marche jusqu'à chez elle. Quoique, la rondouillette eut un bref éclair de génie à l'esprit. Si cet étranger était poursuivi, les autres le traqueraient comme pour un animal et observeraient donc les empreintes qu'il a laissé...

- En fait, passez devant moi. Je vais piétiner vos pas avec les miens et ceux de mes chiens. Dès que vous passez ma porte, retirez vos chaussures et allez à l'étage.

Elle avait sûrement dû trop regarder des vidéos sur des affaires criminelles ou des romans policiers...D'un geste de la tête, elle pria le jeune homme de passer devant elle, ordonnant à ses chiens de rester près d'elle, le temps de refermer la porte de la grange correctement. Le suivant de peu, elle mit en marche son plan, gigotant derrière John pour défaire ses empreintes de pas dans la boue. Qu'elle avait l'air ridicule. Mais ses lèvres s'étirèrent en un sourire franc. Malgré la situation, elle s'amusait comme un enfant un jour de pluie. Starky et Lola suivirent le mouvement, plus détendus eux aussi, jouant avec leur maîtresse et piétinant sans savoir le reste des empreintes.

Arrivés sur la terrasse, elle claqua ses sabots en plastique sur le mur de sa maison et les laissa à l'extérieure, rentrant dans sa maison avec ses chiens. Lucie prit bien soin de fermer la porte à clé, la laissant dessus pour que personne n'entre. Elle alla vérifier les fenêtres de son rez-de-chaussée pour voir si elles étaient également bien fermées, tirant correctement les rideaux. Elle éteignit les lumières en bas, puis monta les escaliers. Sa maison n'était guère très grande en soi, mais tenait plus de l'ancienne petite ferme que d'une maison moderne japonaise. Les pièces étaient plus grandes, mais plus étroites que ce qu'on pouvait trouver en Europe ou sur le sol américain. Elle était somme toute modeste.

Starky et Lola restaient dans le couloir, non loin de leur maîtresse, mais s'installèrent dans leur coussin commun. Lucie passa la première, devant John, pour se rendre dans un petit bureau. Il n'y avait là qu'un canapé trois places, un simple bureau avec un ordinateur et un petit frigo. La rouquine prit soin d'allumer la petite lampe posée sur le bord du bureau, et invita John à s'asseoir sur le canapé.

- Et si vous me racontiez tout maintenant ? J'ai toujours une certaine méfiance. Après tout, il faut se méfier de l'eau qui dort, comme on dit...Mais j'aimerais vous aider, si je le peux.

Le sourire qu'offrit Lucie à son invité est sincère et doux. Est-ce que ça la sauverait si jamais cet homme avait réellement de mauvaises intentions ? Peut-être...

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Les alentours de la ville / Re : Luzki ѳѳѳ Cachette champêtre
« le: jeudi 16 février 2023, 11:03:10 »
D'un simple sifflement, Lucie appela ses deux beaucerons.

- Starky, Lola. Au pied.

Les deux chiens obéissèrent à leur maîtresse, se postant devant elle comme pour lui servir de rempart au cas où. La jeune femme se baissa légèrement pour leur caresser la tête, histoire de les calmer afin qu'ils ne se mettent plus à grogner.

- Voilà. Ils ne bougeront pas à condition que vous ne m'attaquiez pas. Sortez...

La Française ne faisait toujours pas la fière. Elle avait du mal à tenir en place, les jambes tremblantes. Pourtant, elle tenait fermement cette bêche, seule véritable arme qu'elle savait utiliser. Mais même si elle avait ses chiens, seul face à un homme, elle ne pouvait pas faire grand-chose.

- Sortez ou j'appelle la police !

Lucie balaya la grange avec sa torche, pour trouver d'où venait cette voix masculine. Pour l'instant, rien en vue. Il disait juste vouloir se cacher...

- Vous êtes un fugitif...Qui me dit que ce ne sont pas des policiers qui sont à vos trousses ?

Un puissant frisson d'horreur parcourut son échine. Et si cet homme n'était pas tout seul ? S'ils étaient plusieurs ? Elle devait s'attendre à une embuscade ? Et s'il était seul, était-ce un meurtrier ? La prendrait-il en otage pour échapper à ses poursuivants ? Et s'il s'occupait d'elle et qu'elle devenait son repas ? Beaucoup de trop de questions extrêmes et sans réponse...C'est la voix chancelante qu'elle répondit à l'inconnu.

- Êtes-vous venu me tuer et me découper ? Je...Je suis très mauvaise en goût !

Son corps fut parcouru de spasmes. La peur grondait dans son estomac, lui faisait brûler l’œsophage. Ses poumons se soulevaient grandement et avec difficulté. Il lui était compliqué de respirer correctement. Son cœur bâtait si fort dans sa poitrine qu'elle eût l'impression qu'il allait exploser ou sortir de son corps. La rondouillette était courageuse, mais pas infaillible. Soudainement, les yeux de la rouquine se mirent à briller. Des larmes roulèrent sur ses joues bien charnues.

- J'veux pas d'ennui non plus ! Maintenant...Vous allez vous rapprocher, sans être brusque...

Elle usa de la manche de vieux gilet vert pour essuyer les larmes sur son visage blanc parsemé de taches de rousseur. Ses deux mains potelées revinrent serrer le manche de la bêche si fort, que les jointures de ses doigts furent colorées d'un blanc laiteux.

- J'veux pas d'ennui...Mais je me défendrai si j'ai besoin !

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Les alentours de la ville / Re : Luzki ѳѳѳ Cachette champêtre
« le: vendredi 16 décembre 2022, 10:58:33 »
La journée fut rudement longue pour la belle Française. Elle passa sa journée de travail en crèche en plein cœur de Seikusu, à s'occuper des petites têtes brunes, à faire des coloriages et des découpages, mettant des petits bouts de papier et des paillettes partout. Mademoiselle Moreau avait beau aimé les enfants comme s'il s'agissait de sa propre chair, elle reconnaissait que cela restait fatiguant. Bien que les enfants japonais étaient sûrement moins agités, plus sages que les petits monstres français, ils n'en restaient pas moins des enfants. Il fallait savoir les tenir, les rappeler à l'ordre si jamais, mais aussi les débarbouiller, etc...Tout cela pouvait être usant d'une journée à l'autre.

Cependant, quand la rondouillette revenait en ses murs, sa journée était loin d'être finie. Déposant ses affaires dans sa chambre, la jeune femme à la chevelure de feu se défit de ses habits tâchés de chocolat et autres peintures, pour mettre des vêtements bien plus confortables et chauds. Ses débuts et fins de journée rimaient toujours avec soin de ses bêtes. La demoiselle avait réussi à avoir un terrain avec assez de place pour accueillir quelques animaux. Cela lui rappelait un peu sa Provence natale. Elle avait même gardé un petit lopin de terre pour en faire un potager, histoire d'avoir quelques légumes. Il faut dire que tout ce qui est fruits et légumes, c'était très cher au Japon. Il était loin le temps où elle se promenait au marché et que parfois, certains marchands lui offraient des légumes ou fruits touchés.

Hier, Lucie s'était occupée de son potager et avait bêché toute la journée pour refaire des rigoles et ainsi aérer la terre. Elle se disait qu'un jour, elle essayerait la culture de riz. C'était quelque chose que les Japonais mangeaient absolument tous les jours ! Cela lui ferait peut-être une réserve...Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, elle s'occuperait de ses animaux. Ouvrant les portes de la grange, elle salua ses amis à quatre pattes, visiblement ravis de la retrouver. S'armant de la fourche située non loin de l'entrée, la Française retira la paille salie, tout en la déposant dans la brouette, et la remplaça par de la chaude et toute propre. Lucie rajouta également du foin pour ses herbivores, quelques grosses poignées de grains pour ses volailles, ainsi que des croquettes pour ses chats. Elle remplit également les gamelles d'eau. Les chiens, eux, mangeraient dans la maison. Elle préférait les avoir avec elle, si jamais il y avait un souci, que ce soit aussi bien une intrusion qu'un simple malaise...

Après sa rude journée, Lucie appela ses deux chiens, Starky et Lola, deux bouviers bernois, et les emmena dans la maison. Bien sûr, pour les régaler, elle prit le temps de leur remplir les gamelles d'eau et de croquettes, mais aussi, dans deux petits bols à part, y mettre un peu de pâtée pour gros chiens. C'était une façon de leur faire plaisir, parce qu'ils avaient été sages toute la journée et avaient protégé la maison. Non pas qu'il y a beaucoup de problèmes au Japon, mais il existe tout de même, et il vaut mieux être prudent que trop laxiste. Elle les laissa ensuite tranquille, pouvant voguer calmement dans la maison. Lucie savait pertinemment qu'ils ne feraient pas de bêtises...

La jeune femme bien en formes se rendit ensuite dans sa salle de bain et prit quelques temps pour se débarbouiller. Une bonne douche ne faisait de mal à personne ! Une fois fait, elle se couvrit d'une simple nuisette noire, la demoiselle à la chevelure de feu se dirigea dans sa cuisine, vers son frigo plus précisément, ne se prenant que de quoi faire un petit sandwich. Elle avait la flemme, ou plutôt, n'avait plus de force pour faire quoique ce soit d'autre. Sa journée avait été longue et difficile. Elle méritait bien le repos du guerrier. À la base, la Française avait prévu de s'installer dans son lit et de se regarder quelques épisodes d'une série très en vogue sur une plateforme de streaming, mais trop épuisée de sa double journée, elle savait que ce ne serait pas le cas. Mettant un pied dans son lit, puis l'autre, se couvrant de sa délicieuse couverture, il ne fallut pas longtemps avant qu'elle ne sombre dans les bras de Morphée...

La nuit se passa calmement. Mais alors qu'elle était en train de rêver de son ex, non pas que ça lui plaisait sincèrement, un grognement la fit se réveiller. Un de ses chiens, Lola, venait de se dresser sur ses quatre pattes, les oreilles légèrement haussées, la truffe en direction de la grange. La chienne semblait sentir quelque chose, ou peut-être avait-elle entendu quelque chose que Lucie n'avait pas capté dans son profond sommeil...La Française devait s'assurer qu'il n'y avait personne dans sa propriété, aussi bien dans sa maison que sur son terrain. Il était même fort possible que quelqu'un lui vienne voler des légumes dans son potager pour lequel elle avait durement travaillé. Elle fit le tour de sa maison bien rapidement, mais Starky et Lola grognaient de plus en plus vers l'extérieur.

Se chaussant de ses sabots de plastique, de son gilet vert par dessus sa nuisette, ainsi que d'une lampe torche, ou plutôt de l'application lampe torche de son téléphone, la jeune femme prit son courage à deux mains et s'avança prudemment vers la grange, là où les chiens semblaient aller...Lucie entama une lente inspection extérieure de la bâtisse, mais comprit rapidement que quelque chose clochait à l'intérieur, vu l'agitation de ses chiens qui grattaient à la porte, mais aussi des animaux restés à l'intérieur.

Au cas où on l'attaquerait, la jeune femme décida de s'armer de la bêche restée à l'extérieur, et la tenant fermement à deux mains, ouvrit brusquement la porte rouge de la grange d'un coup de pied. Elle leva la bêche au dessus d'elle, prête à frapper. Elle n'avait pas vu qui était là, elle ne savait pas pourquoi la personne était là, mais il y avait bien quelqu'un. Levant la bêche au dessus de son épaule, elle s'annonça, en japonais bien sûr, les mains et jambes tremblantes, alors que ses chiens montraient les dents, prêts à attaquer.

- Qui...Qui est là ? Ne touchez pas à mes animaux ! Sortez de ma grange ! Je...Je suis armée et bien entourée!

Elle ne faisait clairement pas la fière, mais elle était prête à se battre s'il le fallait...

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Ville-Etat de Nexus / Re : Une pin-up en détresse...[Ulric Ulfbjorn]
« le: mercredi 21 septembre 2022, 23:44:41 »
La situation était des plus folles. Lucie se trouvait dans une ville qu'elle ne connaissait pas. Alors qu'elle se promenait en plein Seikusu, elle était apparue tout d'un coup dans cette ruelle sinistre, entourée d'hommes qui en voulaient à son corps. Heureusement pour elle, un bon samaritain passait par là et lui a prêté mains fortes pour se débarrasser des raclures qui cherchaient à la violer. Vous pouvez donc comprendre que la rondouillette était en état de choc, complètement perdue. Il était difficile pour elle de faire confiance à son sauveur, du moins, totalement. Il avait le visage abîmé, et aussi l'air d'un rustre, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'avait pas de charme. Il avait ce petit quelque chose d'intrigant, de joueur aussi, mais pas de dangereux. Pas envers Lucie en tout cas.

Lorsqu'il lui proposa un mouchoir, la Française le remercia du geste et en profita pour se débarbouiller le visage. C'était la moindre des choses, le reste de sa tenue ne pouvant rattraper l'aspect débraillé qu'elle avait désormais. Lucie tiqua, levant un sourcil mi-interrogateur, mi-amusé vers son sauveur qui, pour être remercié, réclama indirectement un baiser. Bien sûr, la jeune femme en rit un instant. Le jeune homme avait parfaitement conscience de son charme et cherchait à en jouer. Un bref rire dépassa la barrière de la bouche de la demoiselle.

- Mmh. Pour le baiser, je verrais bien plus tard...

Son beau-parleur de sauveur se présenta enfin. Ulric Ul..Euh, compliqué de retenir et surtout de prononcer. Alors pour ne pas écorcher son nom, elle ne le dira pas. Son nom sonnait scandinave. Était-il Norvégien ? Il est vrai que ce pirate, puisqu'il s'était présenté ainsi, faisait plus penser à un viking aux yeux de Lucie. Continuant les présentations, Ulric vint prendre une des mains de Lucie et y déposa un baiser tel un gentleman. Pour ne pas laisser la jeune femme seule dans cette ruelle morbide, le pirate lui demanda de le suivre. Sans une once d'hésitation, la Française lui tint la main pour se rassurer. Elle la lui serra un peu plus lorsqu'ils arrivèrent dans des rues plus animées de la ville, pour ne pas le perdre. Alors qu'elle observait tous les bâtiments, toutes ces choses autour d'elle, la rondouillette se demanda si elle n'était pas arrivée dans ce qu'on appelle un GN. Après tout, dans un Grandeur Nature, les participants faisaient en sorte que tout semble vrai, dans leurs comportements, leurs personnages...Lucie avait même l'impression de se promener dans les ruelles de la cité médiévale de Carcassonne.

- Nexus ?

Nexus, plus grande ville du continent ? La jeune femme ne comprenait pas, vraiment pas. C'était louche. Pour le peu qu'elle se souvenait de ses cours de géographie et d'économie, les pays scandinaves n'avaient pas vraiment d'énormes villes, et surtout pas de cette allure. Non pas qu'ils étaient des pays sous-développés, mais plus que les populations étaient dispersées de par la géographie et la météo des pays. Alors où était-elle ? Tout ce monde...C'était animé en tout cas.

Arrivés devant une grande bâtisse, les yeux azurs de la demoiselle se baladèrent sur cette architecture peu commune pour elle. Se laissant emmener à l'intérieur, alors qu'un brouhaha y régnait, la clientèle se tue à l'entrée de l'étrange duo. Lucie balaya la salle du regard, bien que mal à l'aise de ce silence. Il n'y avait là pas que des...humains. Que...Rêvait-elle ? La douleur et la peur qu'elle avait ressenti durant son agression lui faisaient dire que non. Mais comment expliquer ces cornes, ces physiques étranges que certains possédaient ? La rondouillette se pinça les lèvres. Elle rêve, c'est sûr...

Emmenée à une table un peu à l'écart des autres, Ulric invita Lucie à prendre place, alors qu'il appela une serveuse. Une belle blonde arriva avec deux pintes qu'elle déposa sur la table du couple. Le pirate demanda un ultime service, en plus d'une chambre à cette magnifique femme. La Française ne fit qu'hocher du chef, son regard filant sur Bess, cette serveuse lorsqu'elle retourna vers le comptoir. Toussant un instant, la rouquine observa sa pinte, la renifla et hésitant réellement une seconde, prit une première gorgée. L'esprit songeur, elle se lécha les lèvres, haussant ensuite les sourcils de surprise.

- Mmh ! Je ne connaissais pas et...C'est délicieux ! Merci Ulric, vraiment. Merci pour tout. Vous n'étiez pas obligé de m'aider, et pourtant, vous l'avez fait...

Son regard azur se posa sur son sauveur. Plusieurs fois, elle ouvrit la bouche pour entamer la conversation, mais se replongea un instant à l'assaut de sa boisson. Une gorgée, puis deux...Finalement, elle se reprit et répondit au pirate.

- J'aimerais...Je voudrais comprendre où je suis et comment je suis arrivée là. J'étais à Seikusu et maintenant, je serais à...Nexus ? Vous avez dit que nous étions dans la ville la plus peuplée du continent. Sommes-nous en Europe ? En Asie peut-être ? Votre nom de famille sonne scandinave...Je voudrais juste savoir où je suis pour savoir comment rentrer chez moi...

Mh. Cette lumière que la belle rousse émettait à l'habituel semblait un peu éteinte sur le moment. Non pas que Lucie est quelqu'un qui se laisse aller en temps normal, mais là, cela faisait beaucoup d'informations qu'elle n'avait pas. Comment faire ? Elle devait rentrer. Qui s'occuperait de ses animaux si elle n'était pas là ? Et si on les retrouvait en sale état et qu'on les lui retirait ? Elle ne pouvait y penser.

Un bruit de porte la retira de ce genre de pensées, et fit détourner son regard d'azur vers l'origine du bruit. À l'entrée de la taverne, un minotaure imposant, ainsi qu'un homme-lion, venaient de pénétrer l'enceinte et réclamer déjà à boire. La rouquine ouvrit grand la bouche de surprise, papillonnant des yeux. C'est une blague ? C'est impossible...

- Suis-je en plein rêve ? Ce doit être sûrement ça...

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