Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Sujets - Ankhesen

Pages: [1]
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Les alentours de la ville / Une douloureuse évasion (Randy Emmerson)
« le: dimanche 20 janvier 2013, 14:37:43 »
Trouver la sortie n’était pas si aisée qu’elle l’avait cru au premier abord. Les escaliers tortueux donnaient sur de nombreuses portes. Ankhesen ne savait plus par laquelle ils étaient venus. Au bout de deux étages, elle bifurqua dans un couloir faiblement éclairés. Des bruits de pas venant des étages inférieurs lui étaient parvenus. Elle entra dans la première pièce venue, et les bruits de pas s’intensifièrent lorsque les propriétaires des pieds qui frappaient le sol en cadence arrivaient à sa hauteur. Puis ils s’évanouirent à nouveau.

Le cœur battant à cent à l’heure, comme s’il allait sauter hors de sa cage thoracique, Ankhesen passa sa tête à travers l’entrebâillement de la porte. Plus aucun signe de vie. Elle décide alors de continuer à descendre, par là d’où venaient les bruits de pas. Elle descend en chancelant quelques marches, mais se tord la cheville en ratant la suivante. Elle dévale alors les marches de pierres de l’escalier tortueux. Son dos, ses côtes et sa tête se retrouvent à cogner le minéral douloureusement. Sa chute est longue. L’escalier est assez abrupte, et elle ne s’arrête finalement qu’en percutant une paroi de granit pleine de protubérance rocheuse. Elle resta ainsi, sur le dos, étendue sur le sol, inconsciente, un bon moment. Au moins dix bonnes minutes.

Lorsqu’elle ouvre les yeux, qu’elle reprend conscience, elle lâche un gémissement douloureux. Sa carcasse affaiblie est parcourue de frissons de souffrance. Levant une main tremblante, elle la passe à l’arrière de son crâne. Quand elle la retire, elle est couverte de traces de sang. Elle saigne, mais la blessure ne doit pas être trop importante étant donné le peu de sang qui macule sa main. Il y en aurait dix fois plus si c’était une blessure sérieuse. Elle essuie alors maladroitement sa main sur la robe déchirée et pleine de poussière. Elle avise alors l’anneau et le gros rubis à son majeur droit. Il semble intact. Comme si la magie qu’il contenait le protégeait instinctivement.

Quand elle essaie de se redresser, Ankhesen glapit de douleur. L’une de ses côtes est brisée. Peut-être même y en a-t-il plus qu’une. Elle passe une main sur son visage émacié, et serre les dents. Elle réussit à basculer sur le ventre. Mais elle n’arrive pas à empêcher sa gorge d’émettre une plainte quand la douleur explose dans son corps. Son poignet gauche est foulé. Elle ne peut pas s’appuyer dessus. Il faudra bien qu’elle se relève pourtant. Elle entend d’ici d’autre pas lointains se rapprocher. Il faut qu’elle se presse. Elle halète, comme un petit chien, et se redresse d’un coup en portant sa main droite à ses lèvres pour y mordre avec férocité, étouffant contre sa peau le cri qui montait de sa gorge.

Les pas devenaient de plus en plus proches. Boitant sévèrement, elle descend quelques marches encore. Un coup d’œil derrière elle lui apprend qu’elle a laissé des traces de sang bien visible. Elle continue donc à descendre, le visage tordu en une expression de souffrance silencieuse, les dents serrées à s’en briser les mâchoires et la main droite tenant fermement son bras gauche contre son torse. Il n’y a pas que le poignet qui est foulé. Le reste du bras aussi. Elle ne peut plus s’en servir tant la douleur qui fourmille dans sa chair est brûlante. Comme si son bras était plongé au cœur d’un brasier. Que dire de sa cage thoracique, alors, qui se soulève avec beaucoup de difficultés. Elle n’a pas qu’une côte cassée, c’est un fait. Il y en a au moins cinq.

Elle manque de trébucher, sa cheville droite étant assez faible car très douloureuse, et se rattrape de justesse au mur de granit rugueux qui lui faisait face. Une plainte lui échappe encore tandis que, dans son bras gauche, éclate une douleur sans nom, et que ses côtes brisées se rappellent à son souvenir grâce à des piques de souffrance aigüe.

-   ‘Chier…

Les pas se rapprochent. Mais ils ne semblent plus venir du dessus. Ils semblent venir d’en-dessous. Pourtant, elle aurait juré que ça venait d’en haut. Haletante, Ankhesen cherche à nouveau à se stabiliser. Il lui faut faire un choix. Remonter et risquer de rencontrer des gardes de son ancien amant, ou bien descendre et risquer d’en rencontrer d’autres ? Elle hésite. Et si elle restait là ? A attendre ceux qui n’allaient pas tarder à se présenter devant elle ? Oui, elle va attendre. Fière. Arrogante. Hautaine. Et ce, malgré son corps qui n’est plus qu’un amas de chair douloureuse et d’os brisés. Malgré sa tête qui tourne, et le sang qui s’écoule avec lenteur d’une entaille longue comme trois pouces, et large de deux, sur son mollet. Malgré la situation peu avantageuse dans laquelle elle se trouve. Elle va attendre, et leur tenir tête comme elle a l’habitude de le faire.

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Le coin du chalant / Petit, petit, petit... (0 / 2 de libre)
« le: dimanche 13 janvier 2013, 23:58:02 »
Bon, alors Ma fiche.

Pour ce premier rp, je vise la continuité de la présentation. C't'à dire qu'elle se barre de là où elle est retenue prisonnière. Là où vous intervenez, c'est dans la rue. Elle tombera face à vous, et sans doute l'aiderez-vous. Ou bien chercherez-vous à profiter d'elle.

MAIS, dans tout les cas, ce rp aura une incidence sur les autres que je ferais. Et, si possible, j'aimerais que ce rp soit étalé dans le temps. C't'à dire, facilement trois mois, voire plus. On peut, évidemment, faire des ellipses.

L'idéal serait que votre perso aide et recueille le mien. Qu'elle reprenne des forces, pour ressembler à l'avatar à la fin du rp.

Je ne prendrais donc qu'un seul rp pour l'instant, et je serais plutôt exigeante du coup sur le partenaire. Il faudrait qu'il m'inspire, que ce soit un homme (si possible, mais une femme n'est pas exclue tant qu'il y aura une bonne affinité entre les deux persos), que les réponses soient un minimum actives (c'est-à-dire ne pas répéter bêtement ce qui se passe dans le post' précédent et introduire un fait nouveau), et que l'exigence du joueur niveau temps de réponse ne soit pas trop haute, parce qu'il y aura des moments où je ne pourrais pas rp, d'autres où le rythme sera ralenti, etc...

Ensuite, il peut y avoir du hentai dans le rp (si c'est un homme qui joue en face), mais ce n'est pas le but premier. Ce serait plutôt une dimension sociale. Se nourrir correctement, réapprendre à être autonome, se familiariser avec le langage, la ville, etc...


Pour un second rp, bien que je ne garantisse pas une réponse immédiate étant donné que les cours ont repris, et ben je n'ai pas trop d'idée. Disons déjà que ça se déroule quelques mois après (je ne sais pas encore combien) le premier rp qui est toujours en cours. Il y aura souvent des références à ce qui se passe dans ce rp, parce tous mes rp's ont des incidences les uns sur les autres. Donc, Ankhy est remise et ressemble à présent à l'avatar. Ce ne sera pas forcément un rp hentai, parce que même si c'est un forum qui parle de ça, dans la vie il n'y a pas que du cul et que j'aime que mes personnages
soient réalistes.


Et donc, si vous avez des idées à me soumettre, n'hésitez pas. Mais je ne prendrais qu'un seul rp en plus de celui que j'ai déjà. Celui ou celle qui m'intéressera le plus sera choisi(e).

Enfin, je préférerais que les propositions soient par mp.

Voilà, merci de votre lecture très chers amis, et ne soyez pas vexé par mon niveau d'exigence pour ce second rp ^^'.

3
Prélude / Captive, mais plus pour longtemps. [Valimercenarisée <3 ]
« le: dimanche 13 janvier 2013, 23:18:35 »

-   Je déteste les betteraves…

La voix morne et lassée retentit avec force dans la petite pièce. Celle-ci ne contenait qu’une seule et unique fenêtre, barrée de fer, et une porte fermée à double-tour. C’était un petit cagibi de 12m², ne contenant qu’une petite table pour une seule personne, une chaise, une bassine vide et un lit. Sur les murs, une tapisserie pleine de moisissure était collée. Quelques photos d’une jeune fille de dix ans en pleine forme étaient collées maladroitement au-dessus du lit défoncé. Sur la couverture, un ours en peluche déchiqueté. Sur le lit, une jeune femme affaiblie observait le portrait de la fillette de dix ans (âgée de douze sur l’image) qui était gravement malade. Mortellement.

Elle se lève, déposant soigneusement l’image sous l’oreiller, et va chercher le plateau près de la trappe de la porte pour le poser sur la table. Il contenait une assiette de faïence ébréchée emplie de betteraves râpées. Une touche de mayonnaise décore le haut de l’assiette. Les couverts une fourchette en bois avec une dent manquante et un couteau à bout rond avec la lame émoussée, étaient posés sans le moindre soin près de l’assiette. Un gobelet de ferraille bosselé et rayé est rempli à moitié d’une eau pas très nette. Un croûton de pain sec traîne à l’autre bout de la petite table ronde. Et le plateau de plastique n’est pas très propre.

La chaise branlante couine quand l’occupante de la pièce s’y assoit. De dos, elle paraît très fragile. Ses vêtements amples flottent autour de sa carcasse frêle. Sa peau sombre semble être pâlie par le manque de soleil. On aperçoit le moindre de ses os. Sa chevelure, pourtant fournie et d’une teinte sombre comme la nuit, est rêche, cassante et emmêlée. Sur son visage, ses yeux semblent enfoncés dans leurs orbites à cause des cernes qui les creusent. Ses joues sont émaciées, et ses lèvres desséchées, gercées. Même sa poitrine, autrefois haute et ferme autant que généreuse, a pratiquement fondue. On remarque les os de sa cage thoracique au travers des loques puantes qu’elle porte. Sa taille est des plus fines, et ses hanches ne sont pas bien vaillantes non plus. Les os de son bassin semblent vouloir transpercer sa peau. Quant à ses jambes… Autrefois ses cuisses et ses fesses étaient fermes, athlétiques, suivies par des jambes fuselées et galbées. Mais là. On ne voit que la peau sur les os. Elle est pathétiquement faible.

Elle se force à manger quelques bouchées, grimaçant à chaque fois. Elle a trop de volonté pour se laisser mourir de faim. Mais elle abhorre les betteraves, et bon nombre de plats qu’on lui sert ici. Elle est captive, mais elle n’a rien perdu de son caractère affirmé et farouche ; Elle reste d’ailleurs cloîtrée dans cette chambre pour ça. Les seules visites qu’elle a, c’est ces messieurs en blanc ou en costume qui viennent, respectivement, lui faire une prise de sang et abuser d’elle. En général, les messieurs en blancs sont suivis des messieurs en costards, parce qu’ils peuvent ainsi lui injecter un calmant et laisser les derniers abuser d’elle. La seule raison pour laquelle elle accepte les prises de sang (et donc l’injection calmante qu’elle n’arrive jamais à déceler), c’est parce qu’elle a une fille qui en a besoin. Elle l’avait vue, il y a de cela trois ans, et elle était encore mal en point. Peut-être était-elle morte à présent. Si jamais ses ravisseurs lui avaient fait le moindre mal, elle se jurait de les exterminer.

Repoussant son assiette après trois bouchées, elle loucha sur le gobelet. Elle n’y toucha pas. Elle n’était pas assez idiote pour s’empoisonner elle-même. Elle était calme d’apparence, mais elle enrageait intérieurement. Elle brûlait d’envie d’en découdre avec ses ravisseurs, avec ceux qui l’avaient trahie, avec ceux qui touchaient à sa fille. Mais elle s’était affaiblie au fil du temps. D’abord dans l’espoir que son apparence répugnerait les messieurs en costards. Puis parce qu’elle n’aimait pas grand-chose de ce qu’ils lui apportaient. Mais elle était intelligente et maligne. Vive d’esprit comme jamais. Elle préparait un plan d’évasion pour le jour où l’un de ses ravisseurs passerait cette porte. Elle brûlait de se venger, mais elle savait prendre son temps pour mûrir ce plan qui n’avait déjà que peu de chance de réussite.

Elle se leva en chancelant et porta le plateau à la trappe de la porte. Elle frappa, et une main se saisit du plateau en plastique sale.

-   Je désirerais un verre d’eau saine.

Elle n’avait aucune intonation dans la voix, semblant résignée.

-   Et dites au Grand Patron que je désire voir ma fille. Si je ne la vois pas dans la journée, je refuserais toute nouvelle prise de sang parce que ça voudra dire qu’ils n’ont pas tenu leurs engagement et qu’elle est morte.

Elle prenait le risque. Dans le pire des cas, sa fille mourrait, mais serait enfin délivrée de ce monde injuste. Et elle, elle aurait du chagrin, mais ce serait un chagrin nettement préférable à l’angoisse de l’ignorance.

Elle retourna s’allonger sur le lit, le dos sur un matelas aux ressorts proéminents et durs. Elle observait le plafond de béton nu sans le voir. Elle possédait quelques capacités qu’elle pourrait utiliser quand elle mettrait son plan en action. Mais rien de transcendant. L’immortalité n’était pas une capacité offensive. Elle pourrait se servir de son don de repérage des formes de vies pour éviter de croiser quelqu’un en s’enfuyant. Quant à sa capacité à se régénérer très vite, peu importait la gravité de la blessure, ce n’était qu’un bonus au cas où elle se fasse tirer dessus. Mais peut-être que son don lié à la chaleur lui permettrait de se protéger en brûlant ses agresseurs. Et elle pourrait faire fondre la porte aussi, ou les menottes qu’ils lui mettraient s’ils la faisaient sortir d’ici.

C’était quand même un comble qu’elle, antique reine nubienne mariée à un grand pharaon égyptien, soit devenue une sorte d’esclave/prostituée. Elle avait pourtant survécu au travers des siècles, grâce à un mage amoureux d’elle (même s’il lui avait lancé ce sort pour qu’elle souffre en voyant tout ceux qu’elle aimait mourir parce qu’elle l’avait rejeté), et s’était bêtement faite attraper parce qu’elle avait commis l’erreur de faire un enfant avec un humain mortel, et de lui avouer ses pouvoirs divers. Il avait profité d’elle. Et il avait mortellement blessé sa fille alors qu’elle venait de fêter ses dix ans. Il y a cinq ans de cela. Elle devait avoir quinze ans aujourd’hui, si elle était encore vivante. Mais quelle vie aurait-elle ? Mortellement blessée, elle était maintenue en vie uniquement grâce au sang de sa mère. Parce qu’elle possédait une capacité régénératrice, mais qu’elle savait guérir les blessures des autres également. En apposant sa peau contre celle du blessé, ou bien lorsque le malade buvait (ou se faisait injecter) son sang.

Un cliquetis retentit. Malgré son état de faiblesse évidente, la femme au teint sombre se redresse vivement. Un léger tournis la prend. Elle observe la porte s’ouvrir, laissant place à deux gardes armés qui vinrent lui passer les menottes, et à celui qu’elle avait autrefois assez aimé pour coucher avec lui et pour être enceinte de lui. Il était vêtu d’un costard-cravate impeccable, et ses cheveux devenaient légèrement grisonnants sur ses tempes. Il avait quelques rides de plus que la dernière fois où elle l’avait vue, trois ans plus tôt, alors qu’il l’avait emmenée pour une visite exceptionnelle à sa fille sous perfusion, dans une sorte de coma.

-   Tu n’as pas changée chérie. Enfin, tu n’as pas vieilli. Mais je constate que tu es affaiblie.
-   Tu n’as qu’à dire à tes cuisiniers de me donner quelque chose que j’aime et qui soit mangeable.
-   Tu ne sens pas très bon non plus.
-   Quand on n’a pas de douche…
-   Alors tu vas passer sous le jet avant ta visite.


Elle ne répondit rien. Il lui disait cela comme une faveur, mais elle n’avait pas l’intention d’en tenir compte. Elle marcha d’un pas chancelant, volontairement plus accusé que la réalité, et se laissa guider jusqu’à une douche presque insalubre. L’eau coula. Elle resta loin du jet le temps que le liquide passe de marronnasse à clair.

-   Qu’attends-tu Ankhesen ?
-   De l’eau pure.


Elle ne lui dédia pas un regard en avançant sous l’eau. Elle gardait ses loques sur elle. Il fallait les laver également. Mais quand elle s’écarta du jet, toujours menottée, un des gardes les lui arracha. Son ancien amant lui en donna la raison en même temps.

-   Tu en auras d’autres, Ankhy.

Elle hocha sobrement la tête, son regard vert et animé de sombres sentiments restant fixé sur le carrelage ébréché. Un savon lui fit donner et, maladroitement, elle se lava avec les mains menottées. Sa chevelure imbibée d’eau n’échappa pas non plus à un savonnage en règle. Quand elle eut finit, une serviette rêche lui fut donnée, et elle se sécha rapidement avant de l’enrouler autour de ses cheveux. Elle suivit un des gardes dans la pièce à côté, et enfila la robe noire, de tissu ordinaire. En temps normal, elle aurait été parfaitement ajustée, cintrée à la taille, avec un beau décolleté carré et une jupe s’arrêtant juste au-dessus du genou. C’était l’une de ses anciennes robes. Elle noua la ceinture autour de sa taille, et rejoignit son ravisseur-en-chef. Elle flottait dans la robe. Et elle paraissait encore plus fragile qu’elle ne l’était. Mais son regard brillait d’une lueur farouche et haineuse.

-   Allez, allons voir Norma.

Norma. Elle détestait ce nom. C’était lui qui l’avait choisi. Elle n’avait pas eu le choix dessus. Elle aurait pourtant préféré l’appeler Tiy, ou bien Nefer-râ. Mais elle n’avait pas eu le choix. Même Julie aurait été plus sympathique.

Ils avancèrent un long moment dans des couloirs sombres, montant des escaliers tortueux… Enfin, ils pénétrèrent dans une chambre où des appareils médicaux bipaient à intervalles réguliers. Ankhesen s’approcha timidement et se saisit de la main froide de sa fille. Elle avait l’apparence d’une jeune fille de douze ans, pas de quinze. Mais en même temps, dans un lit d’hôpital, elle ne pouvait pas se développer comme il le fallait.

Quelque chose n’allait pas cependant. Comme si les appareils étaient truqués. Et la peau de sa fille était trop froide. La femme utilisa alors sa perception des personnes présentes dans la pièce. Elle ressentit clairement la présence des deux gardes et de son ancien amant. Mais de sa fille, rien. Même pas une faible présence. La rage qui grondait en elle enfla alors. Sa fille était morte. Son corps était alimenté par des machines, mais son esprit avait quitté son corps. Elle ne se réveillerait jamais.

Les menottes fondirent autour de ses poignets, formant une traînée d’acier sur le sol, et Ankhesen se retourna vivement. Elle récupéra discrètement l’immense rubis monté sur une bague qu’elle avait cachée il y a cinq ans sous l’oreiller de sa fille, et le mit à son doigt. Elle pouvait s’enfuir. Cet anneau, chargé de magie, lui donnait la capacité de lancer de l’acide avec ses yeux. Elle brûla d’abord son ancien amant, d’un jet d’acide directement dirigé sur son visage. Le liquide abrasif déchira sa peau, creusa l’os, et atteignit le cerveau. Pendant ce temps, les deux autres gardes avaient eu leur compte eux-aussi. Mais ils criaient tous. Elle se dépêcha alors de sortir de la pièce, plus vaillamment que lorsqu’elle y était entré.

Elle avait bien plusieurs millénaires, mais n’en paraissait qu’à peine trente années. Malgré ce que lui avaient fait subir les hommes en costard et son ancien amant, elle n’était pas dégoûtée des hommes. Juste des violeurs et des esclavagistes. La gent féminine ne l’intéressait pas, de toute façon. Elle abhorrait avoir des attributs féminins en plus des siens dans les ébats.

Elle commença à dévaler les escaliers, cherchant la sortie. Elle ignorait où elle était, mais elle ne resterait pas dans ce complexe une seconde de plus.

  • (Le rp démarrera là-dessus. Donc je serais très exigeante sur le partenaire, parce que de ce rp découlera beaucoup de choses. Ah, et l’avatar la représente en pleine possession de ses moyens… En bonne santé, etc. Donc telle qu’elle le sera à la fin du premier rp, quand elle aura repris des forces ^^’

    Et puis, il faut prononce Anrresen, le kh se prononçant « rr ». Voilà :D
    )

  • Douloureuse évasion (Randy Emmerson)
  • Titre (Avec)
  • Titre (Avec)

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