Le Grand Jeu

Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre => Centre-ville de Seikusu => Le quartier de la Toussaint => Discussion démarrée par: Elianora Valeris le lundi 15 décembre 2025, 15:43:56

Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le lundi 15 décembre 2025, 15:43:56
Katarina revient de l’herboristerie de Lyadril, un sachet de papier serré contre sa paume. À l’intérieur repose une fiole qu’elle n’a encore jamais testée sur une proie contenant : du venin de scorpion de la mort, un soupçon de Calix Inferni un poison venu tout droit de l’Enfer, et de la digitale pourpre écrasée. Deux antidotes accompagnent le mélange, à administrer dans la minute suivant l’empoisonnement. Elle en connaît les effets théoriques et n'en a pas assez pour tester sur elle-même avant : la brûlure dans les veines, les spasmes incontrôlables, l’agonie étirée ; mais pas encore la réalité charnelle. Ce poison-là n’est pas destiné à n’importe qui. Elle le réserve à la pire raclure des bas-fonds.

Une pensée froide traverse son esprit.

Le pédophile.

Noxaria n’a encore jamais eu à faire disparaître ce genre d’individu. Pourtant, elle sait déjà comment elle s’y prendrait. Sans hésitation. Sans pitié. Mais ce n’est pas pour aujourd’hui.

Avant de rentrer chez elle pour s’entraîner, elle passe par la maison familiale.

Dans le salon, un homme se tient dos à elle. La carrure droite, la prestance tranquille. Inutile de se tromper. Hector. Le propriétaire du petit bar dont son grand-père Rodin parle depuis toujours. La jeune femme fait mine de repartir, mais la voix grave de Rodin la retient. Les trois hommes forment un cercle implicite autour d’elle.

Une affaire sérieuse. Inquiétante.

Hector parle de disparitions. Plusieurs. Des innocents. Tous dans le quartier opposé au leur : La Toussaint. Il connaît bien le secteur, ses ruelles étroites, ses cours abandonnées, ses lieux oubliés. Pourtant, un endroit revient sans cesse dans les murmures : la petite église désaffectée. Depuis quelque temps, elle semble anormalement fréquentée.

Katarina fronce les sourcils. Quel rapport avec son code d’honneur ?

Aucun, admettent-ils. Pas de preuves. Pas de certitudes. Mais une évidence : trois hommes vieillissants attireraient l’attention. Elle, en revanche, peut disparaître dans la foule.

Elle accepte.
Juste pour voir. Et tuer que si ce sont des faits avérés.

Ils la laissent partir.

Le crépuscule étire ses premières ombres lorsqu’elle quitte son logement. Aucun maquillage. Sa cicatrice barre son œil gauche sans artifice. Ses aiguilles de combat sont dissimulées dans sa chevelure flamboyante, attachée en queue de cheval. Les kukris sont plaqués entre ses hanches et son pantalon en cuir souple et noir, invisibles sous un manteau long taché de boue, d’encre et de crasse. Les couteaux de lancer reposent le long de sa manche gauche, retenus par un simple fil. Un geste suffira en cas de besoin.

La Toussaint l’accueille avec son odeur de pierre humide, d’encens éventé et de pourriture ancienne. Les rues se vident. Les regards glissent. Les murs semblent écouter ses pas.

L’église apparaît. Petite. Trapue. Oubliée.

La pierre est noircie par le temps. Le lierre s’insinue dans les fissures comme des veines mortes. Les vitraux brisés laissent pendre des éclats de verre coloré qui tintent doucement sous le vent. Le clocher, vidé de sa cloche, se dresse comme une gorge béante tournée vers le ciel.

Katarina fait lentement le tour du bâtiment.

Aucune lumière. Mais trop de signes. Des empreintes dans la boue séchée. Récentes. Nombreuses. Une porte latérale forcée puis maladroitement refermée. Une odeur métallique, presque effacée. Le sang a coulé ici.

Elle pose la main contre la pierre froide. Ferme un instant les yeux. Écoute.

Rien.

Et pourtant, quelque chose veille.

La tueuse se place face aux grandes portes de bois. Les symboles religieux sont érodés, presque méconnaissables. Elle inspire profondément, chasse toute émotion inutile, puis pousse.

Les portes s’ouvrent dans un long râle.

L’intérieur se dévoile.

Et Katarina s’immobilise.

Ce qu’elle voit n’a rien à voir avec la petite église abandonnée qu’elle vient de franchir.

La nef ne se limite pas à quelques mètres de pierre sombre et de bancs brisés. Elle s’étend. Loin. Bien trop loin. L’espace s’ouvre comme une gorge immense, déployant une cathédrale entière là où l’extérieur ne pouvait en contenir qu’une coquille.

Les murs sont de pierre claire, soigneusement taillée, traversés de grandes arches qui s’élèvent de part et d’autre, régulières, majestueuses. Des colonnes massives soutiennent une voûte haute, perdue dans une pénombre pourpre. La lumière ne vient pas de torches grossières, mais de braseros dorés et de vitraux intacts, filtrant une lueur chaude aux teintes violettes et or.

Pourpre et or. Les couleurs dominent tout.

Des statues jalonnent la nef. Élancées. Solennelles. Toutes représentent la même figure féminine : Nannaka. Son visage est serein, presque bienveillant. Aucune corne. Aucune queue. Rien qui trahisse sa nature démoniaque. Elle est présentée comme une divinité classique, pure, digne de vénération. L’illusion est parfaite.

La jeune femme sent un léger déséquilibre la traverser.

Ce lieu est trop grand. Les proportions défient la logique. L’église qu’elle a contournée à l’extérieur n’aurait jamais pu contenir une telle cathédrale. L’espace semble s’être replié, distordu, comme si elle avait franchi un seuil invisible menant ailleurs.

Elle avance d’un pas, puis d’un second. Le bruit de ses bottes résonne, amplifié, comme si la pierre elle-même écoutait. L’air est plus chaud ici, chargé d’encens sucré et d’une ferveur presque palpable.

Aucun banc n’est renversé. Rien n’est profané. Tout est ordonné. Trop ordonné.

Son regard glisse sur les statues, les arches, les recoins baignés d’ombre. Chaque pilier projette des zones obscures profondes, des angles morts où la lumière pourpre n’ose pas s’aventurer.

Elle ne voit personne.

Mais elle n’est pas seule.

Quelque part, dans un repli d’ombre entre deux colonnes, une présence demeure immobile. Silencieuse. Patiente. Comme une fidèle attendant que l’intruse avance encore.

Katarina resserre imperceptiblement les doigts.

Quelque chose, ici, observe.

Et le seuil qu’elle a franchi ne mène plus au monde qu’elle connaît.

Pas encore.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le lundi 15 décembre 2025, 17:04:24
Seikusu était un lieu fascinant même pour un être comme Nannaka, une ville de débauche comme la démone en avait vue dans d’autre monde à la différence qu’ici elle n’avait quasiment pas besoin d’utiliser ses pouvoirs pour attiser le péché. Et s’il y avait un endroit précis où Nannaka pouvait faire le plein d’énergie négative c’était bien le quartier de la Toussaint, le quartier pauvre là où le crime sévit et s’organise, chaque ruelle était un coupe-gorge et il n’était pas très conseiller aux femmes de se balader trop tard le soir sous risque de se faire agresser et abuser. C’était donc tout naturellement qu’elle avait créer une branche de son culte ici, une vieille église abandonné était la couverture parfaite même si la question pouvait se poser de pourquoi une église catholique avait été construite dans ce quartier en premier lieu. Mais puisque l’alter ego humain de Nannaka était une religieuse portant des vêtement qui sans ce monde pouvait s’apparenter à cette religion, c’était une couverture encore plus parfaite.

Il n’avait pas fallu longtemps pour que Soeur Maery fasse tourner la tête de tous les hommes du quartier, chacune de ses sorties finissait inévitablement dans le vice. Seul ou à plusieurs, aux yeux de tous ou dans une ruelle sombre, dans le confort d’un bar ou la pestilence des poubelles, Maery était devenu une proie facile qui se laissait toujours faire. Cela était évidemment pour le plus grand bonheur de Nannaka mais certains voulant plus commencèrent à suivre la bonne sœur jusqu’à l’église, attirant beaucoup trop l’attention sur elle et elle n’avait eut d’autres choix que de s’en débarrasser de manière définitive, pendant un temps elle élimina tous ceux qui rodaient un peu trop près de l’édifice jusqu’à redevenir tranquille.

Il était rare qu’elle doivent en arriver à ces extrémités mais elle ne pouvait recevoir tout le monde dans son culte et les cloportes qui suivaient Maery jusqu’à chez elle n’étaient bon qu’à la nourrir pas à recevoir sa bénédiction. Cependant, il semblerait que faire disparaître autant de monde ait attiré l’attention d’autres personnes, Nannaka n’était pas omnisciente mais elle sentait les choses arriver.

Une femme rôdait dehors et avait fait l’erreur de franchir la porte de l’Église du péché, la projetant ainsi dans le monde personnel de Nannaka. Il était aisé d’y entrer, Nannaka avait semé des portes partout dans tous les mondes, souvent là où on l’adorait mais aussi à des endroits aléatoires pour le plaisir mais on ne pouvait en sortir qu’avec l’autorisation de la maîtresse des lieux. Une gigantesque cathédrale immaculé accueillait l’inconnu dans un décor lisse, beaucoup trop bien rangé pour être réel même pour un lieu de culte.

Nannaka voulait savoir ce qui lui valait cette intrusion qu’elle savait hostile avant de se dévoiler alors c’est en tant que Soeur Maery qu’elle sortie de l’ombre, se redressant de devant un petit autel en tenant un cierge afin d’accueillir l’inconnue :

« Je vous souhaite la bienvenue dans la maison de la Déesse, mon enfant. »

Elle se dirigea vers l’autel principal pour déposer son cierge :

« Avez vous besoin de vous confier ? Voulez vous adresser une prière à la Dame de la fertilité ? »

Au cours des siècles, elle avait changé de dénomination à de nombreuses reprise, actuellement elle utilisait le sobriquet de « Dame de la fertilité », cela donnait une idée à quelle sphère ses pouvoirs étaient liés. La jeune femme en robe de nonne s’inclina plusieurs fois devant l’autel avant de se tourner vers l’inconnue pour lui sourire, attendant de savoir comment elle pouvait l’aider.
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le lundi 15 décembre 2025, 18:03:28
Katarina ne recule pas. Elle ne s’incline pas non plus.

La tueuse reste immobile, légèrement décentrée par rapport à l’axe de la nef, comme si sa position n’était que le fruit du hasard. Pourtant, chacun de ses sens est en éveil. Son regard glisse lentement sur les arches, les statues, les zones d’ombre que la lumière pourpre n’atteint pas. Elle mémorise les distances, les angles morts, la résonance du sol sous ses bottes.

Lorsque la nonne sort de l’ombre, Katarina la détaille sans la fixer ouvertement. La robe. Le port de tête. La voix. Trop posée. Trop assurée.

La maison de la Déesse… répète-t-elle calmement.

Sa voix est basse, neutre, dénuée de toute ferveur comme de toute hostilité. La jeune femme reporte son attention sur l’autel principal, sur les symboles dorés, sur les statues de pierre aux visages sereins.
Curieux endroit pour un lieu de confession.

L'étrangère à ce lieu fait quelques pas, mesurés, sans jamais tourner le dos à Sœur Maery. Ses pas résonnent dans l’immensité de la cathédrale, accentuant encore la démesure du lieu.
De l’extérieur, votre église est… modeste. Ici, elle est immense. Soigneusement entretenue. Aimée.

Un constat. Pas une accusation.

Son regard revient vers la nonne, s’attardant un instant sur le sourire offert, trop doux pour être entièrement honnête.
La Dame de la fertilité. murmure Katarina. Voilà un titre qui attire forcément beaucoup de fidèles… et de curiosités.

Elle s’arrête à bonne distance, laissant volontairement un espace vide entre elles. Ni menace, ni soumission.
Je ne suis pas venue prier. Ni me confesser.

Elle incline légèrement la tête sans quitter son interlocutrice du regard, juste assez pour rester polie.
Je suis venue comprendre.

Ses yeux glissent de nouveau sur les statues, notant l’absence troublante de toute iconographie démoniaque, la pureté presque excessive de l’ensemble.
Comprendre pourquoi tant de gens entrent ici… et pourquoi si peu en ressortent.

Le silence retombe un instant. Katarina ne le rompt pas immédiatement. Elle observe la réaction de Maery, la moindre inflexion de posture, la respiration, les micro-gestes.
Dites-moi, ma sœur… reprend-elle enfin.

Sa voix reste égale, mais une pointe d’acier affleure sous la surface.
Est-ce la Déesse qui choisit ceux qui méritent sa bénédiction…

Elle marque une pause.
… ou est-ce vous ?
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le lundi 15 décembre 2025, 21:32:50
La démone arpentait déjà les mondes alors que les humains d’ici n’étaient encore que des singes, elle n’avait donc pas vraiment de soucis à ce faire concernant cet interrogatoire, tout pouvait s’expliquer et elle ne manquait pas de beaux discours totalement véridique pour se justifier :

« Dans la foi, les apparences ne sont pas importantes, l’important c’est le cœur que l’on met dans notre dévotion. Ce lieu était abandonné alors nous avons décider de lui redonner l’amour qu’il méritait même si nous avons du faire quelques changements pour  respecter les lieux malgré la différence entre notre culte et celui d’origine. Tous le monde à droit au réconfort de la foi, il y a de nombreux temple d’autre divinité dans la ville pourquoi les habitants d’ici n’aurait pas le droit d’en avoir un.»

Seikusu avait beau être une ville assez cosmopolite, elle était également une ville Japonaise, il y avait donc des lieux de cultes consacrés à plusieurs religions ainsi que des temples dédiés à divers dieu du panthéon Shinto. C’était bien là l’avantage des peuples polythéistes, Nannaka n’avait aucun mal à rejoindre leur panthéon comme une déesse supplémentaire.

Sœur Maery écoutait tranquillement ce que l’autre femme disait, elle était là pour répondre à toutes ses interrogations comme tout bon religieux s’occupant de son lieu de culte. Après tout, c’était un véritable lieu de culte et elle était une véritable religieuse, la plus proche de la Déesse possible même s’il y avait une autre réalité derrière :

« En effet, comme son nom le laisse entendre, la Déesse est l’une des divinités que l’on vient consulter pour des questions d’ordre intime, et cela touche beaucoup de monde. Prier pour enfin avoir un enfant après de nombreux mois sans réussite, pour se protéger des maladies, pour que la mise au monde se passe bien ou bien au contraire prier pour pouvoir pratiquer l’acte sans risque. Des disparitions ? Il est vrai que parfois nous perdons une mère ou un enfant en couche mais c’est extrêmement rare, cela ne m’est arrivé que deux fois, que la paix soit sur leurs âmes. »

Il était en effet assez fréquent que Soeur Maery serve de sage-femme, rarement lorsqu’elle était sur Terre mais certains mondes possédaient des peuples encore primitifs ou ayant difficilement accès à un endroit où donner la vie de manière saine. C’était bien là le secret pour ne pas paraître louche, répondre honnêtement par la vérité, sa vie avait été si longue qu’elle avait de nombreuses expériences :

« La Déesse parle et nous écoutons, je ne suis qu’une humble servante. J’aide les fidèles comme les profanes voulant des conseils sur des questions relevant de la sphère d’influence de la Dame, sans jugement.»

En tant que Maery, elle pourrait être sanctifié tant sa dévotion est totale, la vierge éternelle vouant sa vie à une déesse lié au sexe, un exemple de dédication. Elle sourit une nouvelle fois à l’autre femme, en la regardant de ses yeux émeraudes au travers de ses lunettes avant de se retourner afin de prendre un récipient sur l’autel et lui proposer des hosties :

« Tenez, des biscuits consacrés, si vous avez un mari ou une femme cela vous fera gagner en performance. Vous en remercierez la Déesse. »

Infusé par la magie de Nannaka, cela donnerait effectivement un boost de libido mais elle n’était pas une simple déesse du sexe, elle l’était de celui qui se voulait primaire et bestial et que l’on assouvissait par pulsion, cela rendait donc également plus brutal. Cela était en quelque sorte un cadeau empoisonné même si les effets étaient stupéfiants, parfait pour les orgies.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le mardi 16 décembre 2025, 21:07:37
Katarina écoute sans interrompre.

Elle laisse les mots couler, les explications s’empiler, les justifications se déployer avec une aisance trop parfaite pour être improvisée. Son visage demeure impassible, mais son esprit dissèque chaque phrase. Rien n’est faux. Rien n’est entièrement vrai non plus.

Elle observe la manière dont Sœur Maery se déplace dans l’espace, la fluidité presque ritualisée de ses gestes, l’assurance tranquille de quelqu’un qui n’a jamais eu à craindre les conséquences de ses paroles. Les yeux émeraude derrière les lunettes. Le sourire constant. Une façade soigneusement entretenue.

Vous parlez d’amour et de réconfort. reprend Katarina d’une voix égale lorsque la nonne a terminé.

Elle fait lentement quelques pas sur le côté, modifiant à peine l’angle entre elles, comme si elle cherchait simplement à mieux voir les statues. En réalité, elle teste encore la résonance, les distances, les lignes de fuite.

De protection. De fertilité. De pulsions encadrées par la foi.

Son regard s’attarde sur l’une des effigies de Nannaka, sur la sérénité figée du visage de pierre.
Ce sont des choses puissantes. Intimes. Faciles à exploiter… quand on sait comment parler aux gens.

Elle se tourne de nouveau vers Maery, sans agressivité.
Vous dites écouter la Déesse. Mais ce que je vois ici, ce sont surtout des fidèles qui écoutent beaucoup.

Lorsque la nonne se détourne pour prendre le récipient, Katarina ne bouge pas. Elle observe le geste, la présentation des hosties, l’invitation.

Elle ne tend pas la main.
Je vous remercie, ma sœur. dit-elle calmement. Mais je n’ai ni mari ni épouse.

Un battement.
Et ce genre de bénédiction ne fait pas partie de mon chemin.

Il n’y a ni gêne, ni justification excessive. Simple constat. Son éducation ne lui a laissé ni place pour le désir, ni temps pour l’illusion de la tendresse. Ce monde-là lui est étranger et elle n’en éprouve ni manque ni curiosité.

Ses yeux quittent brièvement les hosties pour revenir à Maery.
Vous semblez très sûre de la bienveillance de votre Déesse. Pourtant, même les divinités les plus clémentes exigent quelque chose en retour.

Elle marque une pause, laissant le silence reprendre sa place.
Dites-moi… qu’attend-elle réellement de ceux qui franchissent ce seuil ?

Katarina reste immobile, droite, parfaitement ancrée dans le sol de pierre.
Parce que, de là où je me tiens... murmure-t-elle.

Son regard glisse vers les zones d’ombre entre les colonnes.
Ce lieu ressemble moins à un sanctuaire qu’à une épreuve.

Elle soutient le regard de la nonne sans défi apparent, mais sans ciller.
Et je doute que tous ceux qui entrent ici sachent ce qu’ils sont en train d’offrir.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le mardi 16 décembre 2025, 23:16:32
Maery était bien plus petite que son interlocutrice mais pourtant sa prestance la rendrait plus grande, son assurance dans la voix digne de la dévote qu’elle était lui donnait l’aplomb de ceux qui ne peuvent être déstabilisé par rien au monde. Tout ce qu’elle racontait était vrai, il n’y avait rien qui pouvait la trahir et quand bien même elle mentirait ce n’était pas une humaine qui le comprendrait. Son culte pouvait paraître étrange mais il n’était clairement pas celui qui l’était le plus parmi les dieux existant même les plus officiels et présumés bon.

Devant son autel, la religieuse restait détendu, elle était rompu à l’exercice qui consistait à parler de sa foi, il n’y avait rien de secret dans l’essence de la déesse. « Dame de la fertilité », « Reine des plaisirs », « La porteuse d’amour », et tant d’autres noms qu’elle utilisait au fil du temps et selon là où elle était, les statues de Nannaka nue dans des positions parfois lascive ne faisait pas illusion non plus.

L’autre femme refusa de prendre l’hostie consacrée, c’était dommage même si elle la consommait pas maintenant, elle aurait été curieuse de voir le résultat, quand elle ne participait pas au réjouissance Nannaka aimait jouer la voyeuse pour contempler les effets de sa magie. Ni mari, ni femme et un complément d’information énigmatique mais que la démone expérimentée savait interpréter, elle avait à faire à une petite vierge. Évidemment, cela faisait partie des proies favorite de la démone, c’était donc décider, elle ne la laisserait pas sortir avant de l’avoir goûter.   

« Je serais une bien mauvaise prêtresse si je doutais de la bienveillance de la déesse que j’ai décidé de servir. Sacrifier mes propres passions pour accueillir celles des fidèles et de ceux cherchant des réponses est la voie que j’ai décidé de suivre. La seule épreuve en ces lieux et de surpasser la honte lorsque l’on vient pour absoudre une passion parfois interdite, parfois refoulé, parfois immorale. Je suis l’oreille à travers laquelle la Déesse écoute, elle seule à le droit de juger. »

Dit comme ça, on pourrait croire que la déesse donnait son jugement comme une sentence mais il n’en était rien. La petite religieuse d’un mètre cinquante avança pour descendre les marches devant l’autel, des pas légers et doux qui ne manquèrent pas de faire rebondir l’opulente poitrine cachée par sa robe :

« La passion doit être partagé pour ne pas qu’elle mène à la souffrance. Tout comme la refuser peut faire souffrir. Voilà ce que les fidèles viennent offrir : leurs doutes, leurs souffrances, leurs désirs. La Déesse leur donnent des réponses, un réconfort, un cadre. »

Elle s’avança un peu plus de l’autre femme, ses pas à elle ne faisaient aucuns bruits :

« N’avez vous vraiment aucuns désirs ? Aucunes passions cachées ? Dans la sphère d’influence de la Déesse évidemment, je peux également écouter les autres au besoin mais mes conseils risque d’être moins justes. »

Elle se montrait amicale, prête à écouter l’inconnue quoi qu’elle puisse dire. Elle la regarda et s’inclina légèrement :

« Je suis Soeur Maery et j’espère vous avoir aider à comprendre la Foi qui m’anime. »
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le jeudi 18 décembre 2025, 16:27:43
Katarina écoute. Jusqu’au bout.

Le timbre de la voix de Maery, sa douceur maîtrisée, la façon dont chaque mot semble déjà avoir été prononcé mille fois avant celui-ci. Tout s’inscrit dans la pierre de la cathédrale comme une litanie ancienne. La jeune femme ne se crispe pas lorsque la distance se réduit. Elle se contente d’ajuster son ancrage, sentant sous ses bottes la froideur du sol, la manière dont le silence avale le moindre son.

Une oreille divine… répète-t-elle lentement.

Son regard glisse vers les statues nues, vers les corps idéalisés figés dans l’offrande éternelle. Elle n’y lit ni honte ni tentation. Seulement une intention claire : exposer, inviter, absorber.

Vous parlez beaucoup de partage. De cadre. De réconfort.

Elle inspire calmement.
Pourtant, tout ici est silencieux. Trop silencieux pour un lieu dédié aux passions humaines. Mais votre Déesse, comment considère-t-elle les non-humains ?

Lorsque Maery lui présente de nouveau l’hostie, Katarina ne recule pas. Après un court instant, mesuré, volontaire, elle tend la main.

Ses doigts se referment sur le biscuit consacré sans trembler. Le contact est sec, presque anodin. Elle ne le porte pas à ses lèvres. Ne le cache pas non plus. Elle le garde là, visible, posé dans le creux de sa paume comme on tiendrait une pièce à conviction… ou un symbole.

Par respect. dit-elle simplement.

Ses yeux reviennent à ceux de Maery.
Mais je préfère rester lucide.

La tueuse baisse un instant le regard vers l’hostie, comme pour en peser le sens plus que la substance.
Offrir quelque chose implique toujours un risque. Celui de perdre ce que l’on donne… ou de ne jamais le récupérer.

À la question sur les désirs, Katarina marque une pause plus longue. Le silence s’étire, chargé par l’immensité du lieu.

J’ai appris très tôt à les considérer comme des faiblesses. finit-elle par répondre. Des distractions. Des portes ouvertes.

Son ton n’est ni fier ni amer. Factuel.
Ce n’est ni une vertu, ni un sacrifice. C’est une nécessité.

Elle relève les yeux.
Ce qui m’intéresse, ma sœur… ce n’est pas ce que les fidèles offrent volontairement.

Sa voix se fait plus basse, presque feutrée.
Mais ce que votre Déesse prend lorsque quelqu’un n’est pas assez fort pour repartir intact.

La jeune femme referme lentement les doigts sur l’hostie, sans la briser.
Vous êtes très convaincante ma Sœur.

Un léger hochement de tête, poli.
Et c’est précisément pour cela que je reste prudente.

Le silence retombe. L’hostie n’a pas été consommée. Le rituel n’est ni accepté, ni rejeté.

Juste suspendu.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le jeudi 18 décembre 2025, 18:40:59
La conversation tournait un peu en rond comme une athée essayant de piégé un religieux sur les zones d’ombres de sa Foi, ce petit jeu ne déplaisait pas à Nannaka car cela était un exercice assez courant mais il ne faudrait qu’elle perdre patience non plus. Le culte dont faisait l’objet Nannaka était aussi multiple que les peuples ayant décidé de la vénérer au fil du temps et des lieux, quelle soit perçu comme une divinité bonne ou mauvaise le socle commun était son appétence pour les passions de la chair. La question sur les non-humains ressemblait à un piège, il y en avait un certains nombre à Seikusu mais ils vivaient souvent en marge en essayant de ne pas attirer l’attention :

« Malheureusement, nous n’organisons pas d’orgie aujourd’hui c’est pourquoi le lieu est silencieux, si vous voulez participer vous aurez besoin du petit boost que je vous ai précédemment proposé. Quand aux non-humains, la Déesse est une divinité d’amour alors s’ils existent les accueilleraient sans mal. »

Elle avait énoncer la partie sur l’orgie d’un tout à moitié blagueur, de quoi laisser planer le doute sur si ce genre de pratique pouvait effectivement avoir lieu ici, elle lui avait également retendu une hostie pour l’occasion. Même si l’autre femme était une humaine, elle ne savait pas d’où elle venait même si son comportement à se méfier de tout en lançant de vifs coup d’oeil à chaque recoin de la cathédrale donnait des indices.

« Au contraire de vous, nous considérons les passions comme des forces. Les refouler est source de souffrance invraisemblablement elles finissent par arriver sans prévenir. Apprendre à les dompter, là réside la vrai force. Que ferez vous demain vous rencontrez votre âme sœur ? Le genre de personne si compatible qu’elle peut briser toute vos barrières mentales, à ce moment là vous serez prise au dépourvu et là vous serez effectivement en position de faiblesse. »

Les princes charmants qui se transformaient en véritable tyran manipulateur, elles en avaient vu beaucoup, elle en avait aussi créer beaucoup et elle savait que même la plus forte des femmes pouvaient tomber dans ce piège, c’était d’ailleurs un de ses plaisirs.

« Je ne fais que répondre à vos questions en vous exposant ma Foi. Si je vous convainc c’est que votre cœur sait que notre cause n’est pas malfaisante. Comme tous les cultes, nous avons des interdits et des recommandations, très peu d’obligation. »

Elle ouvre les bras pour désigner les différentes statues, chacune plus explicites que les autres :

« Ne pas avoir honte de ce que l’on ressent. Quelqu’un vous attire, allez le lui dire et acceptez sa réponse. Même si la déesse pardonne les passions les plus immorales, elles sont tout de même soumis à l’obligation de les restreindre et de les purger lorsqu’elles sont illégales dans le monde des Hommes. »

Elle se retourne pour remonter le chemin vers l’autel central, chacun de ses pas gracieux faisaient rebondir son fessier sous sa robe, comme l’avait fait la descente des marches avec sa poitrine un peu plus tôt, ce n’était évidemment pas des coïncidences. Malgré son habits dissimulant ses formes, elle avait tout de même de quoi aider à susciter le désir :

« En somme nous avons une ligne de conduite assez simple. Accepter et comprendre ses désirs est plutôt sain pour se connaître et vivre en harmonie avec le monde. Nous ne condamnons ni infidélité, ni aucunes pratiques spécifiques tant que cela va dans le sens des différents protagonistes impliqués, il en va de soi. »

Un culte des plus vertueux en somme que tout le monde peut suivre sans soucis, c’était bien pour cela qu’à chaque fois qu’elle retournait sur un des lieux la vénérant elle était surpris d’avoir toujours plus de fidèle sans n’avoir rien à faire. Nannaka ajoutait simplement le piquant qui manquait pour son propre plaisir, même si cela pouvait également l’amuser de jouer la déesse réellement bienveillante de temps en temps mais ça ne durait pas longtemps.
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le jeudi 18 décembre 2025, 21:30:02
La jeune femme écoute jusqu’au bout. Même lorsque les mots se parent de légèreté, même lorsque l’humour affleure, même lorsque le discours glisse doucement vers l’intime.

Elle ne sourit pas.

Son regard suit Sœur Maery lorsqu’elle s’éloigne, non pas attiré par les mouvements calculés de son corps, mais attentif à ce qu’ils cherchent à provoquer. La démarche. Le rythme. L’exposition partielle, jamais vulgaire. Une liturgie du geste aussi maîtrisée que les prières.

Vous parlez de dompter les passions. reprend-elle enfin.

Sa voix est calme. Trop calme pour être affectée.
Comme si elles étaient des montures sauvages. Indociles par nature. Mais utiles, si l’on sait tenir les rênes.

Katarina baisse brièvement les yeux vers l’hostie toujours intacte dans sa main close.
C’est une vision… confortable.

Un pas. Lent. Mesuré. Elle ne réduit pas réellement la distance, mais modifie l’angle. Toujours ce léger décalage. Jamais dans l’axe.

Vous me prêtez une vulnérabilité que je ne possède pas, ma sœur. Je ne crains pas de rencontrer une “âme sœur”.

La tueuse relève les yeux vers les statues, vers les corps idéalisés figés dans la pierre.
J’ai appris que les concepts trop parfaits servent surtout à désarmer ceux qui y croient.

Un silence. Pas accusateur. Observateur.
Vous dites accueillir sans juger. Offrir un cadre. Poser des limites.

Elle tourne enfin la tête vers la nonne.
Pourtant, tout ici est conçu pour tester ces limites. Pour les effleurer. Les repousser. Les redéfinir.

Sa main se desserre légèrement. L’hostie repose toujours là, intacte.
Ce n’est pas un reproche. C’est un constat.

Katarina incline très légèrement la tête.
Là où je viens, les passions ne sont ni bénies ni condamnées. Elles sont… observées. Et lorsqu’elles deviennent destructrices, on les arrête.

Un battement.
Vous parlez de désirs illégaux qu’il faudrait “purger”. Le mot est intéressant.

Son regard se fait plus aigu, sans dureté.
Dites-moi, ma sœur… lorsque quelqu’un échoue à se contenir ici… lorsque le cadre ne suffit plus…

Elle marque une pause, laissant l’écho de la cathédrale porter la question.
Qui intervient ?

L'intruse à ces lieux ne serre pas l’hostie. Ne la consomme pas. Ne la rend pas non plus.
La Déesse ?

Un léger souffle.
Ou ses serviteurs ?

Le silence retombe, dense, presque respectueux.

Katarina ne bouge pas. Elle attend.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le jeudi 18 décembre 2025, 23:54:21
Nannaka ne se pressait pas car elle savait que d’une manière ou d’une autre, elle finirait par avoir ce qu’elle voulait et le fait que l’inconnue dont elle ne connaissait pas encore le nom avait pris l’hostie jouait en sa faveur. Sa magie n’avait pas forcément besoin d’être ingérée pour fonctionner, cela fonctionnait mieux car la quantité était limité mais le simple contact prolongé permettait aussi de la faire pénétrer.

Elle restait dos à l’autre femme pour pratiquer ses gestes cérémoniels en l’écoutant, se priver des passions n’était clairement pas un chemin à suivre pour espérer s’opposer à elle au contraire. Comme elle lui avait dit, que ferait elle si un jour elle vit quelque chose de si fort que son détachement ne suffit plus, en bonne joueuse Nannaka pourrait lui en faire la démonstration immédiatement, le petit biscuit de messe n’est qu’un outil et elle pouvait s’en passer. Elle pourrait facilement la submerger de désirs du plus doux au plus malsain, cela l’amuserait beaucoup comme expérience :

« Croyez vous que les dieux existent vraiment ou que ce sont juste de belles histoires que l’on raconte pour le besoin d’un culte ? Si l’on considère les passions interdites comme des maladies alors il faut soigner la personne qui en souffre. En tant que prêtresse, il m’a été confier le savoir permettant de le faire, par ma main c’est la Déesse qui retire cette passion impure aux yeux des hommes. »

Tout comme elle pouvait créer les passions, elle pouvait les faire disparaître totalement et pour de vrai, bien plus définitivement que tout ce que l’inconnue avait pu apprendre comme moyen de le faire. Mais il était clair dans ses propos que c’était le culte qui s’adaptait à la loi des hommes et que même les plus obscures des pratiques ne le dérangeait pas dans le fond et c’était bien le cas. Nannaka se fichait bien de la soit-disant morale des insectes que constituait la race humaine, ses victimes n’ont pour la plupart ni de genre, ni de nom ni d’âge, ce ne sont que des jouets ou de la nourriture. 

Toujours dos à l’inconnu elle prend un bol de craie et dessine des symboles sur la statue reposant sur l’autel, au niveau du bas-ventre, cela ressemblait beaucoup aux « tatouage d’uterus » qui pullulait dans les hentai ces derniers temps lorsqu’il y avait de la magie dans le concept :

« Sans le savoir, beaucoup de gens connaissent nos symboles. Celui là permets de retirer aux hommes leurs passions incestueuses par exemple. »

Elle se retourne, bol à la main :

« Si vous voulez vraiment être immunisée à toutes passions, je peux vous les exorciser. »

Elle était sérieuse même si ce n’était clairement pas un exorcisme qu’elle pratiquerait si son interlocutrice acceptait.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le vendredi 19 décembre 2025, 22:19:04
Katarina ne détourne pas le regard.

La craie crisse doucement contre la pierre. Le symbole apparaît lentement, tracé avec soin, presque avec tendresse. La jeune femme enregistre l’emplacement, la forme, l’intention. Le bas-ventre de la statue. Toujours le même point d’ancrage.

L’air semble plus chaud ici. Plus dense. Chargé d’un encens trop sucré.
Voilà donc votre remède… murmure-t-elle.

Sa voix ne tremble pas. La jeune femme ne juge pas. Elle constate.

Ses doigts s’ouvrent lentement. L’hostie repose toujours dans sa paume. Le biscuit est intact, mais elle sent désormais une légère chaleur contre sa peau. Subtile. Insistante.
Vous ne domptez pas les passions. reprend-elle. Vous les déplacez. Vous les retirez du regard des hommes.

Un pas. À peine un ajustement. Toujours hors de l’axe.
Vous parlez de maladie. D’impureté. De guérison.

La tueuse relève les yeux vers Maery. Son regard est clair, attentif, terriblement lucide.
Là d’où je viens, quand quelqu’un n’est plus capable de se contenir… on ne lui arrache pas ce qu’il est.

Le silence s’étire, presque respectueux.

On lui retire la possibilité de nuire.

La main de Katarina se referme doucement sur l’hostie, sans la briser. Elle ne la rejette pas. Elle ne l’accepte pas non plus.
Vous appelez cela une immunité. Pour moi, c’est une dépossession.

Sa voix reste basse. Maîtrisée.
Je n’ai pas besoin d’être vide pour être incorruptible, ma sœur.

Un souffle. À peine perceptible.

Et je n’accorde à personne le droit de décider ce qui doit être arraché de moi, même au nom d’un bien supérieur.

L'importune incline la tête. Le geste est poli. Définitif.
Votre Déesse peut garder ses remèdes.

Puis, sans élever la voix :
Mais je reste.

Ses yeux glissent vers les arches, les ombres, les statues silencieuses.
Parce que ce lieu prétend protéger les innocents.

Elle revient sur Maery.
Et je veux voir comment il le fait réellement.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le vendredi 19 décembre 2025, 23:49:16
Sœur Maery restait calme et paisible tout en reprenant son office alors que la fouineuse continuait de l’assaillir de question sans que ça ne la déstabilise jamais, elle connaissait son sujet et elle aurait pu se servir de l’autre femme comme cobaye comment cela fonctionnait :

« Si l’on peut retirer ou rajouter les passions impures, est-ce qu’au final elles lui appartiennent vraiment ? Tout comme le médecin soigne le corps, la Déesse soigne les âmes. Punir quelqu’un parce qu’il n’a pu contrôler ce qui ne lui appartient pas pleinement, ne fait-il pas de vous également un coupable ? »

Elle s’en va en direction de la partie gauche de la nef, elle avait donné assez d’importance à l’autre femme, elle avait maintenant des cérémonies à préparer alors se permettait de le faire en même temps qu’elle répondait :

« Nous somme ici dans la maison d’une Déesse d’amour quand bien même la plus ardente des passions peut se révéler violente et brutale, notre Dame nous apprend à les transformer en bontés et plaisir. Mes mains sont propres, pouvez-vous en dire autant ? »

Lorsqu’elle revient vers l’autel central c’est avec un lourd livre dans les bras qu’elle y dépose avant de l’ouvrir au pied de l’idole posée sur l’autel comme si de rien était :

« Vous scrutez chaque recoin des lieux depuis votre entrée ici mais il n’y a que moi, personne ne viendra vous surprendre depuis les ombres. A moins que vous comptiez m’attaquer pour savoir comment nous protégeons les innocents ? »

Après tout il n’y avait personne d’autre qu’elles dans la cathédrale, Nannaka avait scellée l’espace dès l’entrée de l’inconnue, tous les autres visiteurs étaient rediriger vers un autre miroir du monde personnelle de la divinité démoniaque. La seule innocente était donc Sœur Maery qui était entrain de tourner les pages de son livre de messe, offrant sans soucis son dos à la tueuse dont elle ne faisait plus semblant de ne pas comprendre l’essence.

« Veuillez excuser mon impolitesse, je me permets de préparer mes cérémonies mais je pense vous avoir tout dit à propos de notre Foi. Que vous le compreniez ou non, que vous y adhériez ou non, cela ne dépend que de vous. Je ne force personne à rejoindre ma Foi. »

Elle attisa le feu dans les deux encensoirs se trouvant chacun d’un coté de l’autel en brûlant des muscs blanc.
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le samedi 20 décembre 2025, 00:55:06
Katarina ne suit pas immédiatement Maery lorsqu’elle s’éloigne.

Elle reste immobile un instant, respirant l’air saturé d’encens, laissant la chaleur lui effleurer la peau comme une présence étrangère.

Une Déesse d’amour.

Le mot s’impose à elle malgré elle. La jeune femme essaie, sincèrement, d’en tracer les contours. Pas comme une faiblesse. Pas comme une excuse. Comme un concept.

Des images floues lui viennent. Une main tendue. Une voix qui apaise. Une promesse de protection.

Puis, presque aussitôt, tout se referme.
L’amour… murmure-t-elle, plus pour elle-même que pour Maery.

Elle relève lentement les yeux.
On m’a appris qu’il brouille le jugement. Qu’il crée des angles morts.

Un pas. Lent. Calculé. Toujours hors de l’axe.
Ma famille m’interdit de m’y abandonner. Pas par cruauté. Par nécessité.

Sa voix reste stable, mais quelque chose de plus ancien, de plus dur, affleure.
Aimer demande du temps. De l’indulgence. Des secondes d’hésitation.

Noxaria secoue imperceptiblement la tête.
Je n’ai droit à aucun de ces luxes.

Son regard glisse vers le livre posé sur l’autel, vers les symboles, vers l’idole idéalisée.
Vous dites soigner les âmes. Transformer les passions.

Katarina marque une pause, puis pose enfin la question qu’elle retenait depuis son entrée dans la nef.
Dites-moi alors.

La tueuse fixe Maery sans agressivité, mais sans échappatoire.
Que fait votre Déesse lorsqu’un homme qui a fait du mal à des enfants se présente à elle ?

Le silence devient plus dense encore.
Lorsqu’il pleure. Lorsqu’il dit regretter. Lorsqu’il implore l’amour, le pardon, la transformation.

Sa main se referme doucement sur l’hostie, toujours intacte.
Est-il accueilli ?

Un souffle.
Est-il purifié ?

Un pas de plus. Toujours mesuré.
Ou est-il renvoyé… avant qu’il ne puisse recommencer ?

L'Epine Noire ne brandit aucune menace. Elle cherche une réponse.
Voilà pourquoi je ne peux aimer, ma sœur.

Elle incline légèrement la tête, geste presque respectueux.
Parce que là où je viens, les enfants n’ont pas le temps d’attendre qu’un adulte apprenne à devenir meilleur.

Elle se redresse, droite, ancrée.
Et je veux savoir si, ici, quelqu’un leur dit non… ou si l’amour suffit à tout absoudre.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le samedi 20 décembre 2025, 01:57:16
La religieuse ne se retourne pas, continuant sa préparation pendant que l’autre femme décide de s’ouvrir enfin à elle même si elle semblait se méprendre sur la notion d’amour que Maery employait, cela ne se limitait pas au sentiment amoureux. Cependant les problématiques de l’humaine étaient bien loin de Nannaka, plus la perversion était malsaine plus elle trouvait on compte dans l’énergie que cela lui procurait et cela fluctuait beaucoup selon les cultures des peuples qu’elle avait croisé au fil du temps.

« Je vois, c’est cela donc la source de vos tourments. Venez donc communier avec moi, vous comprendrez mieux ce dont la Déesse est capable. »

Elle prépara un cierge et des bâtons d’encens à coté d’elle et invita l’humaine à la rejoindre, l’air commençait à se charger en substances planantes, les aphrodisiaques couplés aux vapeurs hallucinogènes avait de puissants effets psychotropes :

« Comme je l’ai dit, la déesse nous apprend à purger les passions les plus immorales de manières définitives. Au regard du jugement divin, cela peut sembler être une hérésie mais la foi doit également permettre de vivre dans le monde des hommes en suivant ses règles. »

Elle tourne les pages du livre devant elle, les écritures ne ressemblent à aucunes langues terriennes mais Maery semble les comprendre parfaitement tandis que les symboles et croquis mystiques prennent la moitié des pages.

« Dans votre exemple, l’homme sortira d’ici bien vivant mais plus aucune envie de ce genre ne lui viendra plus jamais. De plus, s’il est identifié avant d’être passé à l’acte suite à une confession de sa part ou part les yeux de la Déesse, cela peut éviter des drames. Pour celui qui a déjà fauté, la purgation des passions n’exempte pas de la justice des hommes mais cela n’est pas de notre ressort, nous somme une église pas un tribunal. »

Prenant son cierge en main, elle ferma les yeux en s’inclinant devant la statue :

« Puisse la Déesse vous apporter du réconfort en vous convainquant qu’à sa manière, elle partage vos combats. Agir sur le spirituel est tout aussi efficace qu’agir sur le physique. »
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le samedi 20 décembre 2025, 19:32:36
Katarina ne fait pas un pas de plus vers l’autel. Mais elle ne recule pas non plus.

L’air a changé. La tueuse en elle le sent immédiatement. Ce n’est pas une intuition mystique, ni une peur diffuse : c’est une réaction apprise, presque réflexe. La densité. La chaleur. Cette façon qu’a l’encens de ne plus seulement flotter, mais de s’accrocher.

Muscs blancs. Notes sucrées. Une pointe plus sombre, presque lactée.

Aphrodisiaques. Altérants légers. Ouverture sensorielle.

Elle inspire malgré elle. Une fraction de seconde de trop. Sa poitrine se soulève lentement, plus profondément qu’elle ne l’aurait voulu. La chaleur glisse sous sa peau, insidieuse, comme une caresse qui ne demande pas la permission.

Ses doigts se crispent imperceptiblement dans le tissu de ses gants.
Je reconnais ces fumées… dit-elle enfin.

Sa voix reste posée, mais plus basse. Un demi-ton en dessous de la normale.
Elles ne servent pas à apaiser. Elles servent à ouvrir.

Son regard se fixe sur la flamme du cierge. La jeune femme ne cligne pas des yeux. Se concentre. Inspire par le nez, expire lentement par la bouche. Une technique ancienne. Efficace… mais pas infaillible.

Quelque chose glisse dans ses pensées.

Des images, fugaces. Pas des désirs. Pas encore. Mais des distorsions. Les contours deviennent plus doux. Les symboles sur les pages du livre semblent presque… beaux. Harmonieux. Un instant trop long, Katarina se surprend à suivre leurs lignes comme si elles avaient un sens pour elle.

Elle serre les dents.
Vous proposez toujours la même chose… murmure-t-elle. Une altération. Une transformation imposée.

Son regard quitte la flamme pour Sœur Maery, toujours de dos.
Vous dites soigner. Mais vous commencez par affaiblir.

La chaleur continue de monter. Sous sa peau. Derrière ses tempes. Son cœur bat un peu plus vite. Pas de panique. Pas encore. Juste une lutte silencieuse, intérieure, que rien ne trahit vraiment.

Sauf peut-être cette infime pause avant qu’elle ne reprenne.
Vous affirmez partager mes combats.

Un pas. Lent. Calculé. L'importune reste hors de l’axe, mais la distance se réduit légèrement. Comme si l’air lui-même l’y poussait.
Pourtant, dans votre réponse… l’homme repart.

Sa main se referme doucement sur l’hostie. Katarina sent maintenant une chaleur plus nette. Pas une brûlure. Une présence.
Vivant. Corrigé. Apaisé.

Un souffle lui échappe. Presque un soupir, qu’elle réprime aussitôt.
Et l’enfant, ma sœur ?

Le silence s’épaissit encore. Les encensoirs crépitent doucement.
Qui le soigne, lui ? Qui lui rend le sommeil, la confiance, le corps qui ne tressaille plus au moindre contact ?

Elle cligne enfin des yeux. Une fois. Lentement.
Vous dites que ce n’est pas de votre ressort. Que vous n’êtes pas un tribunal.

Son regard se fait plus dur, comme une lame qu’on sort à peine de son fourreau.
C’est là que nos chemins se séparent.

La chaleur est désormais partout. Dans l’air. Dans ses veines. Katarina le sait : rester trop longtemps ici n’est pas anodin. Elle lutte. Encore. Mais l’effort est réel, et pour la première fois, visible dans la tension de sa mâchoire.

Agir sur le spirituel est peut-être efficace… dit-elle. Mais le spirituel ne saigne pas. Ne crie pas. Ne supplie pas qu’on arrête.

L'assassine relève légèrement le menton.
Vous m’invitez à communier pour comprendre.

Un battement. Trop long.
Mais je comprends déjà assez pour rester debout.

Elle ne s’approche pas du cierge. Ne tend pas la main. Ne rompt pas le rituel.
Si votre Déesse partage réellement mes combats…

Ses yeux glissent vers les statues idéalisées, vers leurs visages sereins.
Alors elle saura que certains maux ne se transforment pas.

Un dernier souffle. Plus court. Plus maîtrisé.
Ils se stoppent.

Katarina reste là. Toujours présente. Toujours lucide.

Mais désormais, la cathédrale la travaille.
Et Nannaka peut le sentir.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le samedi 20 décembre 2025, 20:52:26
Nannaka avait décider qu’il était temps qu’elle passe enfin à l’acte et c’est par la main de son avatar humain qu’elle avait commencer l’un des nombreux rituel qui lui était destiné. L’autre humaine ne le savait pas elle pouvait être reconnaissante que la démone ait pris tant de temps pour s’entretenir avec elle ainsi que pour le fait qu’elle s’y prenait doucement pour la faire flancher. Les questions de celle qui n’avait toujours pas donné son nom avait toujours les mêmes réponses, tout comme avec l’agresseur, l’agressé pouvait être purger de ses maux pat la magie de Nannaka quand bien même elle ne voyait pas pourquoi elle ferait ce genre de chose. Les tourments résiduels des victimes était une part significative du plaisir qu’éprouvait la démone.

Les substances qui brûlaient dans les encensoirs couplés à la magie que Nannaka dégageait dans les lieux semblaient avoir leurs effets sur l’humain et ce ne fut donc pas la voix de Maery qui lui répondit mais une voix plus douce, plus chaleureuse mais avec un ton bien plus solennelle qui ne résonna pas dans la cathédrale mais seulement dans la tête de la tueuse :

« Transformer un vivant en mort n’est-ce pas également une transformation ? Prendre une vie pour en venger une autre, là n’est pas le chemin que je montre à mes adeptes. Tout comme je peux soigner les agresseurs de  leurs passions malsaines, je peux soigner les âmes et les corps meurtris des victimes de la même manière. Ainsi deux vies sont sauvées, ceci est un chemin d’Amour. »

Maery de son coté continuait son office, de nouvelles herbes venaient rejoindre le mélange déjà bien planant quelle concoctait tout en se mettant à psalmodier des paroles inintelligibles. Le rythme et le ton des paroles les rendaient hypnotisantes afin d’encore alourdir l’envoûtement qui ciblait l’humaine.

La démone se demandait comment elle s’amuserait avec sa victime, peut être pourrait-elle lui insuffler la passion malsaine qui semble animer ses combats, cela serait sûrement très amusant à suivre, c’était d’ailleurs son type de jeu favori.
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le samedi 20 décembre 2025, 23:02:10
La voix ne vient pas de l’autel. Elle ne vient pas de sœur Maery. Elle naît directement dans sa tête.

Katarina ne sursaute pas, mais tout son corps se fige une fraction de seconde trop longue. Comme si son système entier venait de reconnaître une menace d’un autre ordre. La chaleur, déjà présente, se resserre autour de son crâne. Les mots ne résonnent pas : ils s’installent.

Un chemin d’Amour.

Son souffle se bloque brièvement. La jeune femme inspire à nouveau, plus court, plus sec. Les psalmodies de Maery forment désormais une nappe sonore continue, presque liquide. Les encens brûlent plus fort. Trop fort. Ses tempes pulsent.

Non… murmure-t-elle.

Ce n’est pas une réponse. C’est un refus instinctif.

Transformer un vivant en mort…

Les images affluent malgré la tueuse. Pas celles que la Déesse voudrait lui montrer, mais les siennes. Des corps trop petits. Des regards qui ne comprennent pas encore. Des silences imposés à coups de menaces ou de mains.

Sa mâchoire se crispe. Un goût métallique envahit sa bouche.
Ne comparez pas… souffle-t-elle, la voix plus rauque qu’elle ne l’aurait voulu.

L'intruse porte brièvement une main à sa poitrine, comme pour vérifier que son cœur bat encore à son rythme, pas à celui du lieu.
Ne comparez jamais ce que je fais… à ce que vous laissez vivre.

La voix tente de s’insinuer à nouveau, plus douce, plus enveloppante. Elle promet l’équilibre. Le double salut. La réparation.

Katarina ferme les yeux une seconde.

Mauvaise idée.

La cathédrale s’impose aussitôt. Les parfums deviennent presque tangibles. La chaleur descend plus bas, dans le ventre, dans les cuisses. Pas un désir. Pas encore. Mais une désorganisation. Une perte de netteté.

Noxaria rouvre brutalement les yeux et recule d’un demi-pas. Enfin.
Vous parlez de sauver deux vies… dit-elle plus fort, comme pour reprendre possession de l’espace.

Sa voix tremble. À peine. Mais cette fois, c’est réel.
Mais vous ne sauvez que ceux qui peuvent encore supplier.

Elle fixe l’autel, les symboles, la statue marquée.
Vous laissez les autres apprendre à survivre seuls à ce qui a été fait à leur place.

La voix dans sa tête se tait un instant.

Katarina en profite. Elle s’ancre. Talons contre la pierre froide. Respiration hachée mais volontaire. Elle sent la magie peser contre ses pensées, essayer de les plier, de les arrondir.

Vous appelez cela de l’Amour… reprend-elle.

Ses yeux brillent d’une colère contenue, pas hystérique. Funèbre.
Moi j’appelle cela une indulgence accordée à ceux qui ont déjà pris trop.

La jeune femme serre le poing autour de l’hostie. La chaleur y est presque brûlante maintenant. Elle le sait : si elle reste, quelque chose cédera. Pas aujourd’hui peut-être. Mais bientôt.
Écoutez-moi bien, Déesse.

Elle ne s’agenouille pas. Elle ne défie pas non plus. Elle énonce.
Si un être qui fait du mal à des enfants se tient encore debout… alors aucun amour ne l’a arrêté.

Un souffle tremblé lui échappe. Elle le transforme en mots.
Et tant que je respirerai, moi, je le ferai.

Les psalmodies continuent. Les encens brûlent. La présence est là, lourde, presque curieuse.

Katarina redresse le menton, malgré la moiteur de sa peau, malgré le brouillard qui menace.
Vous pouvez m’ouvrir autant de portes que vous voulez.

Ses yeux se lèvent vers l’idole.
Mais celle-là… vous n’y entrerez pas.

Elle ne bouge plus.

Mais désormais, ce n’est plus seulement la cathédrale qui la travaille.

C’est un affrontement de doctrines. Et Nannaka vient de comprendre que cette humaine ne flanchera pas sans payer le prix fort.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le dimanche 21 décembre 2025, 00:05:27
Bien qu’elle soit maîtresse en la matière, faire passer son culte pour une religion bienveillante est toujours quelque chose que Nannaka trouve ennuyant, une perte de temps facilement évitable en agissant en suivant ses envies directement mais jouer la gentille Soeur Maery faisait aussi partie de son personnage. L’humaine avait beau lutter et exprimer son désaccord, il était désormais trop tard. Le rituel initié par la religieuse avait porter ses fruits aussi vite qu’avec n’importe quel humain, ses beaux discours sur le détachements et la résistance aux passions n’étaient donc que de la poudre aux yeux comme elle l’avait fait comprendre.

« Pourquoi résister, ne sens tu pas à quel point lâcher prise te serais plus plaisant ? »

La voix dans la tête de l’humaine se faisait plus mielleuse alors que paradoxalement elle se montrait plus imposante. Plus la cathédrale se chargeait en magie et fumée sortant des encensoirs, plus l’atmosphère s’alourdissait littéralement. La pression des lieux augmentait comme si une main extérieure compressait l’espace rendant la position debout difficile à tenir.

« En la présence d’un dieu, il est de bon ton de s’agenouiller ! »

Un ordre sec qui lui résonne dans la tête alors qu’une main invisible vient écraser l’humaine pour l’obliger à mettre au moins un genoux à terre. De son coté, Maery ne semblait pas affecté le moins du monde par ce qu’il se passait, continuant son rituel de manière toujours plus dévoués.

« Regarde, ma belle servante. Pure, innocente, vierge et dévouée, si j’instaure en toi l’envie irrépressible de t’en prendre à elle et que tu le fais, qui considère tu comme coupable, toi ou moi ? »

La déesse démoniaque s’immisçait dans l’esprit de l’humaine pour jouer avec elle, elle voulait savoir jusqu’où elle pouvait la pousser pour la faire craquer. En augmentant encore la pression de la main invisible, elle se montra encore plus odieuse :

« Et si plutôt que de l’envie de t’en prendre à ma servante, je t’offre cette passion malsaine que tu exècre tant et que tu t’en prend, toi, à un enfant ? Te suiciderais-tu au nom de ta si chère justice ? »

Nannaka attendrissait la chair avant de se délecter de son repas, c’était bien loin de l’image de la déesse bienveillante quel avait mis tant de temps à dépeindre mais après tout, elle avait aussi averti sur son pouvoir à contrôler les passions et envies.
Titre: Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le dimanche 21 décembre 2025, 00:58:59
La pression se referme.

Ce n’est pas une main. C’est une injonction. Une certitude étrangère qui s’abat sur elle, plie l’air, alourdit la pierre, comprime jusqu’à la respiration.

Ses muscles cèdent avant sa volonté. Un genou heurte le sol.

La cathédrale semble expirer en même temps qu’elle. Les encens brûlent plus fort, plus épais. La chaleur devient pesante, presque intime. La voix s’impose, mielleuse, impérative, sûre de son droit.

Katarina baisse la tête.

Pas par soumission. Pour se recentrer.

Son monde se réduit à quelques points précis : la froideur de la pierre sous son genou, le battement irrégulier de son cœur, le poids familier de ses armes.

Sa main glisse sous son manteau. Le geste est discret. Économe. Appris depuis longtemps.

Quand la lame de son couteau de lancer s’enfonce dans sa chair, la douleur jaillit nette, franche. Pas envahissante, mais suffisante. Une brûlure vive qui tranche à travers le brouillard, qui ancre, qui rappelle.

Ici. Maintenant. Elle.

Son souffle se brise une seconde, puis revient, plus court, plus maîtrisé. La pression est toujours là. La voix aussi. Mais quelque chose s’est réorganisé en elle. Un point fixe. Inébranlable.
Non… souffle d’abord la tueuse.

Puis elle relève lentement la tête.

À genou. Blessée. Mais présente.

Tu peux forcer mon corps… dit-elle, la voix vibrante, mais pleine. Tu peux troubler mes pensées. Les salir. Les provoquer.

Sa main libre se crispe, et sous le tissu de son manteau, une autre arme attend. Plus lourde. Plus définitive.
Mais écoute-moi bien.

La jeune femme inspire, malgré la brûlure, malgré la chaleur qui cherche encore à la détourner.
Je préférerai toujours m’arrêter moi-même… plutôt que de lever la main sur un enfant.

Les mots tombent avec un poids terrible, sans emphase, sans appel.
Si tu m’imposes une passion que je ne peux contenir… Alors je me détruirai avant qu’elle ne s’exprime.

Un silence tendu s’installe, chargé de magie et de défi muet.
Et si quelqu’un doit tomber pour empêcher ça… ce ne sera jamais un innocent.

Son regard se fixe, dur, lucide, droit dans la présence qu’elle sent plus qu’elle ne voit.
Ce sera un adulte. Un responsable. Un coupable.

Sa voix tremble encore légèrement. Non de peur, mais d’effort.
Voilà la différence entre nous.

Elle redresse un peu le menton, malgré la sueur, malgré la pression invisible qui persiste.
Toi, tu joues avec les passions. Moi, Noxaria, je décide où elles s’arrêtent.

Katarina reste à genou. La douleur pulse sourdement. Le rituel continue autour d’elle.

Mais son esprit est verrouillé.
Tu voulais savoir jusqu’où tu pouvais me pousser… conclut-elle dans un souffle rauque. Maintenant, tu le sais.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le dimanche 21 décembre 2025, 02:14:47
Nannaka exultait, regarder la petite humaine se débattre l’amusait et jouer avec son esprit était drôle, elle se pensait capable de résister à son pouvoir en se supprimant avant qu’il ne fasse effet c’était se surestimer :

« Comprends tu vraiment mon pouvoir ? D’un mot je peux te rendre amoureuse, d’un geste je peux te faire entrer dans la plus profonde des dépressions, d’une caresse je peux te faire sentir l’intensité de mille jouissances. D’un ordre, je peux faire de toi une bête sauvage prête à te jeter sur le premier passant pour assouvir tes pulsions. Je peux te faire vivres mille délices comme milles supplices. »

Pour accompagner ses mots d’acte, elle déclenche en elle une vague de chaleur, une ardente envie de plaisir charnelle. Elle ne dirigeait pas cette envie vers un objet en particulier, elle voulait juste lui faire comprendre à quel point elle était vulnérable :

« Je peux te noyer sous le plaisir au point où ton cœur lâchera. Je peux te faire ressentir de la douleurs si insupportable que je peux détruire ton esprit et te rendre amorphe pour le reste de ta vie. Voilà ce que permet de faire le contrôle des passions et tu crois pouvoir me résister ? Et puis, je peux aussi contrôler quelqu’un d’autre pour te torturer, ma servante par exemple, oserais-tu lui faire du mal ? A elle, qui t’as si gentiment accueilli en ma demeure.»

Les yeux révulsés, la religieuse continuait de chanter tout en se retournant vers celle qui s’était enfin présenter comme Noxaria. Comme une marionnette, elle s’avança lourdement vers la victime de Nannaka et d’un geste brusque elle lui agrippa les cheveux pour lui relever la tête afin de plonger ses yeux vides dans les siens :

« Que ressens tu pour ce zombie soumis à ma volonté ? N’aimerais-tu pas toi aussi être ma marionnette? »

La religieuse vient fougueusement poser ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser sans aucune délicatesse. Nannaka relâcha un peu la pression pour permettre à Noxaria de bouger un minimum, c’était bien plus amusant quand la mouche se débattait.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le lundi 22 décembre 2025, 00:13:32
La vague la traverse. Brûlante. Désordonnée. Invasive.

Ce n’est pas du désir. C’est une surcharge.

Le monde se dilate un instant, comme si son corps recevait trop d’informations à la fois. Sa respiration se coupe, non par envie, mais par saturation. Son estomac se noue. Sa vision se brouille sur les bords.

Katarina ferme les yeux. Pas pour fuir. Pour ne pas offrir de prise.

La chaleur s’écrase contre elle, cherche une direction, un exutoire. Elle n’en trouve pas. Rien ne s’ouvre. Rien ne répond. Il n’y a ni image, ni projection, ni fantasme. Seulement une pression absurde, sans cible, qui se heurte à un mur.

Tu confonds… murmure-t-elle, la voix rauque mais étonnamment stable. Intensité… et consentement.

La main qui la tire par les cheveux arrache un souffle sec de sa poitrine, mais son regard, lorsqu’il se relève, n’est pas perdu. Il est dur. Ancré. Présent.

Vide de peur.

Quand les lèvres de soeur Maery s’écrasent sur les siennes, Katarina ne répond pas. Pas de recul théâtral. Pas de lutte désespérée.

Elle se fige.

Son esprit se retire d’un pas, comme on le fait face à une lame trop proche. La chaleur est toujours là, oui, mais elle est tenue à distance, compartimentée, contenue par la douleur sourde qui pulse dans sa chair blessée.

Le baiser glisse sur elle sans entrer.

Quand la pression se relâche juste assez pour lui permettre de bouger, elle tourne lentement la tête, brisant le contact. Un filet de salive s’étire, puis se rompt. La jeune femme inspire, profondément, malgré tout.

Ce que je ressens ? demande-t-elle enfin.

Un rire bref, sans joie, lui échappe.
Rien.

Ses doigts se referment plus fermement sur un de ses kukris dissimulés sous son manteau. La tueuse ne la brandit pas. Elle ne menace personne d’autre qu’elle-même, et c’est précisément ce qui rend le geste irrévocable.

Tu peux forcer des sensations. Tu peux écraser un corps. Tu peux violer des réactions.

Son regard se plante dans les yeux vides de la nonne.
Mais tu n’obtiendras jamais ce que tu cherches. J'ai même de la peine pour elle.

La chaleur reflue légèrement, remplacée par une lucidité glaciale.
Je ne te désirerai pas. Je ne t’aimerai pas. Je ne deviendrai pas ton jouet.

Sa voix tremble à peine, mais chaque mot est posé comme une pierre.
Et si ton jeu consiste à me pousser jusqu’à me détruire… alors sache-le.

Elle incline très légèrement la lame vers elle.
Tu perdras ton amusement avant que je perde mon âme.

Perdre son âme. Sans jamais n'avoir livré un bon duel contre un autre assassin, un homme bien entendu, du même niveau qu'elle, sans lui avoir offert son corps en guise de récompense si elle venait à perdre. Voilà peut-être son seul regret.

Un silence lourd s’installe, tendu comme une corde trop serrée.
Voilà ma réponse, Déesse des passions. conclut-elle.
Tu peux tout contrôler… sauf ce que je choisis de ne pas être.

Katarina reste à genou.
Blessée.
Oppressée.

Mais intacte.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le lundi 22 décembre 2025, 02:05:18
Il allait enfin être temps de vraiment commencer à jouer, l’humaine tentait de résister à son pouvoir mais se débattre était vain, Nannaka tirait les fils de ses marionnette et il était temps de faire disparaître Soeur Maery. La religieuse était pure et la démone n’aimait pas l’utiliser de manière active, elle devait rester la victime et non pas la tortionnaire :

« Vous les humains avez toujours cette fâcheuse habitude de vous croire plus malin que vous l’êtes. Tu m’a donné les pleins pouvoir sur ta vie au moment où tu as mis un pied dans mon Église. Essaye donc d’utiliser tes propres armes contre toi, tu constateras que tu ne peux te blesser que superficiellement, ta vie m’appartient. »

L’air s’alourdit encore un peu plus augmentant la pression au point où Maery tomba également au sol à son tour :

« Avant que l’on fasse connaissance, permet moi de renvoyer ma chère servante, ce bel enfant doit garder son coeur pur pour me servir. »

Le corps de la religieuse fut soulever et projeter de l’autre coté de la cathédrale hors de vue de l’humaine afin de préserver le stratagème. L’atmosphère du lieu changea encore une fois, devenant presque irrespirable alors qu’une nouvelle présence se faisait sentir. Nannaka libérait sa magie sans plus aucun filtre :

« Bienvenue dans l’Église du péché, là où le vice est glorifié. Je me demande duquel je vais faire de toi la porteuse, ce serait bête de ne pas faire de toi un de mes agneaux. Amusons-nous. »

Noxaria pouvait désormais entendre la voix de Nannaka à travers ses oreilles et non pas directement dans sa tête. De petits clapotements pouvait se faire entendre, c’était les pas nus de la démone qui indiquait sa présence, la voila qui se dévoilait aussi nue qu’en statue mais avec des particularités supplémentaires : ses cornes et sa queue.

Elle était petite mais pourtant l’aura qu’elle dégageait était immense, sa simple présence inspirait la terreur tandis que de son corps émanait l’odeur de tout un mélange d’essence aphrodisiaques accompagnant sa magie :

« Tout d’abord, mets-toi à l’aise, tu as trop de vêtements à mon goût. »

Un coup du revers de la main dans le vent suffit à faire craquer les vêtements de l’humaine. Nannaka s’avança jusqu’à poser son front contre le sien alors qu’elle faisait disparaître tout entrave l’empêchant de bouger :

« Maintenant montre moi comment tu résiste ou soumet toi en t’offrant à moi. »

Elle la regardait de ses yeux rouges rubis, un sourire malin sur les lèvres.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le mercredi 24 décembre 2025, 01:31:06
Donner les pleins pouvoirs sur ma vie sans en être consciente ? Si je priais les dieux ou les déesses, oui. A la rigueur. Sans vouloir vous offenser, Déesse, je suis athée.

L’air se fait encore plus pesant. Toutefois, depuis quand une véritable divinité, selon ses dires, demande la permission de renvoyer quelqu’un ? Katarina a pourtant appris lors de son éducation par une sirène que les véritables dieux ne demandent pas la permission à part les plus cléments.

La tueuse a de la peine lorsqu’elle voit la nonne soulevée dans les airs et projetée plus loin qu’elle ne peut la voir. Elle tente de se lever et tendre la main. En vain.

- NON ! Soeur Maery ?!

L’atmosphère change encore. Plus dangereuse. Chargée de magie. Et voici qu’apparaît ladite déesse. L’Epine Noire ne peut s’empêcher de pencher la tête à gauche et à droite pour l’observer. Non pas par curiosité, mais pour observer la moindre faille, le meilleur angle d’attaque. Mais l’effluve d’ylang-ylang, de néroli, de géranium rosat et d’argan qui émane la démone commence à perturber la tueuse encore plus que les préparations de la nonne.

Noxaria se retrouvant quasiment nue a des petits frissons dûs au craquage de ses vêtements voit quatre de ses armes à terre. Etant toujours à genoux, la jeune femme se retrouve front contre front avec son interlocutrice. Cette dernière veut encore de la résistance ? Celle dont le chant est son métier de façade lui fera encore cet honneur. Récupérant l’usage de ses mouvements, elle lève lentement ses bras vers ses cheveux puis retire ses aiguilles enduites du poison le plus fort possible pour un démon. Celui à base de venin d’araignée à toile-entonnoir, de digitale pourpre et de venin du taïpan du désert. En un geste sec, vif, rapide, précis et méticuleux, Katarina les abat, une dans le creux de l’épaule droite et la dernière dans le flanc gauche avant de reculer vivement.

Ses yeux malachites répondent au regard rubis sans peur, ou presque. Un demi-sourire illumine son visage.
- Avouez que vous n’aimez pas lorsque toutes vos brebis sont des plus dociles !  finit-elle par dire. Cela répond-il assez à votre attente ?
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le mercredi 24 décembre 2025, 02:47:26
La réaction de l’humaine à sa façon de se débarrasser de Soeur Maery donne raison à Nannaka de l’avoir fait de cette manière, son entrée en scène est toujours un moment qu’elle apprécie particulièrement. Rien ne l’amuse plus que les cris de surprise et d’horreur quand elle commence à faire pousser sa queue pendant que ses victimes se pensent tout puissant à chevaucher l’innocente religieuse. Pourquoi faire croire à l’humaine qui se trouvait dans sa demeure que Maery était une servante lambda non consciente de la véritable essence de sa déesse ? Elle même ne le savait pas mais elle avait misé sur la soit-disant justice de l’intruse pour que ce traitement injuste la mette en rogne.

A l’échelle humaine les mouvements de Noxaria furent extrêmement rapides mais pour la démone cela n’aurait été qu’une formalité de la contrer si elle en avait eu envie mais puisqu’elle l’avait inviter à résister, elle se laissa transpercer par les aiguilles empoisonnées sans la moindre réaction :

« Voilà une préparation intéressante et inhabituelle pour une humaine, que sais-tu des démons ? Malheureusement, petit agneau, cela fait bien longtemps que je suis bien au-delà du rang de ceux que ce poison peut terrasser. »

Nannaka avait bien envie de jouer avec l’humaine, la laisser se battre jusqu’à l’épuisement en la laissant espérer qu’elle puisse la vaincre, ce devrait être une sacrée torture pour elle qui est une tueuse professionnelle :

« En effet, j’aime voir les insectes se débattre pour repousser l’inévitable, à toi de voir si tu préfère te faire arracher les ailes puis les pattes une à une ou abandonner devant la réalité froide. »

D’un pas rapide et gracieux, elle revient à portée de l’humaine et lui donne une simple pichenette sur le front qui l’envoie en arrière sur plusieurs mètres :

« Que dirais-tu que je te fasse devenir une veuve noire ? Une femme fatale séductrice et nymphomane mais ne pouvant s’empêcher d’éliminer ses partenaires après l’acte. Ça t’irais bien, tu ne trouve pas ? »

Elle rit en regardant l’humaine nue devant elle en retirant l’aiguille plantée dans son flanc gauche, elle s’amuse à la faire tourner entre ses doigts avant de la bloquer entre le pouce et l’index puis de lever le bras pour viser l’omoplate de la tueuse et l’y propulser dans le plus grand des calmes.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le jeudi 25 décembre 2025, 17:55:36
La pichenette l’a projetée au sol, mais elle ne reste pas étendue.

Katarina roule sur le côté, le souffle arraché de ses poumons, la tête bourdonnante. Le monde tangue une fraction de seconde. Elle secoue violemment la tête, comme pour chasser une eau noire qui chercherait à s’y installer. La chaleur est toujours là. L’envie imposée aussi. Lourde. Poisseuse.

La jeune femme refuse. Pas avec des mots. Avec son corps.

La tueuse se redresse d’un mouvement sec, presque brutal, ignorant la douleur qui pulse encore dans sa cuisse. Ses yeux accrochent le sol. Les kukris. À portée. À peine.

Elle s’élance. Ce n’est pas élégant. C’est déterminé.

Sa main se referme sur l’un des kukris tandis qu’elle fonce droit sur la déesse-démone, sans détour, sans hésitation. La lame remonte dans un geste net, une attaque franche vers la gorge. Une feinte. Calculée. Professionnelle.

Au dernier instant, Katarina change d’angle.

Son centre de gravité s’abaisse, sa jambe balaie, violente, précise. Le choc est réel. Assez pour déséquilibrer. Assez pour faire basculer son interlocutrice en arrière.

La pierre résonne.

L'Epine Noire ne laisse pas le temps. Jamais.

Elle se jette dans l’espace créé, se plaque contre l’adversaire, bloque le bassin, verrouille l’appui. Un genou ancré, l’autre au sol. Pas de domination. Pas de mise en scène. Du contrôle. Brut. Fonctionnel. Bien qu'elle avait hésité l'espace d'une seconde à s'asseoir à califourchon sur la propriétaire des lieux.

La lame du kukri s’immobilise à quelques centimètres de la gorge de Nannaka.

La main de Katarina tremble. Pas de peur. D’effort. Son souffle est court, irrégulier, mais ses mains ne tremblent pas.

La lame s’est arrêtée. Pas par hésitation. Par décision.

Katarina plonge son regard dans celui de la déesse, non pour la défier, mais pour lui faire comprendre.

Comme on explique une règle à quelqu’un qui ne l’a jamais apprise.
Tu crois que je lutte contre toi… dit-elle d’une voix basse, râpeuse.

Noxaria secoue légèrement la tête.
Ce n’est pas le cas.

La pression est toujours là. La chaleur aussi. Elle la sent. Elle ne la nie pas.
Je lutte contre ce que tu cherches à faire de moi.

Un silence. Pas sacré. Opérationnel.

Il y a des choses que je ne contrôle pas. La douleur. La peur. Le désir même, si tu insistes assez.

Elle inspire, lentement.
Mais il y a une limite que je contrôle toujours.

Elle désigne brièvement la lame. Puis sa poitrine.
Celle où je m’arrête.

Sa voix ne monte pas. Elle se fait plus stable.
Tu peux m’atteindre. Me salir. Me forcer à ressentir.

Un battement.
Tu ne me feras jamais franchir ce seuil.

Ses yeux ne quittent pas ceux de Nannaka.
Parce qu’avant, je m’éteins.

Pas de pathos. Pas de promesse héroïque.
Et ça, aucun dieu ne peut me l’enlever.

Elle se redresse légèrement, toujours prête à frapper.
Voilà la seule chose qui m’appartient encore ici.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le vendredi 26 décembre 2025, 01:37:30
Se battre contre les humains n’était clairement pas aussi amusant que cela puisse paraître, elle était bien plus forte qu’eux et lorsque cela faisait partie de son rituel de domination elle devait faire exprès de perdre l’ascendant pour donner de l’espoir à son adversaire.  Seuls les combats contre des êtres de son rang étaient excitant mais les autres démons à son niveau avaient évidemment bien mieux à faire que de ce battre entre eux.

L’humaine avait décidé de la charger et de l’amener au sol, elle était toujours bien trop lente pour la surprendre, après avoir été projeté aussi loin avec un coup aussi simple cela aurait du lui faire comprendre le fossé qui les séparait. Nannaka se laissa maîtriser, se retrouvant donc au sol, prétendument bloquée par la technique de la tueuse. Ce qu’elle lui racontait ne faisait aucun sens pour la démone, elle se ferait un malin plaisir d’outrepasser ses limites.

Nannaka releva la tête pour presser sa gorge contre la lame qui la menaçait en rigolant :

« Penses-tu que tes petits jouets peuvent me blesser ? Je vais te montrer à quelle point ces limites que tu dis toujours contrôler ne sont que de la poudre aux yeux. »

La Déesses des péchés avait décidé de passer aux choses sérieuses et dans la position dans laquelle elles se trouvaient c’était parfait. Elle allait la briser et lui faire ressentir au plus profond de son être la chaude empreinte de son emprise. Comme elle ne s’était pas transformer devant elle ni frapper avec son membre additionnel, l’humaine ne semblait pas faire attention à sa queue pourtant très particulière.

L’extrémité de sa queue était une sorte de gueule pouvant s’ouvrir sur la promesse de miles plaisirs, légèrement plus grosse que le reste de l’appendice, la pénétration était donc un moment de passage en force. Puisque l’humaine se trouvait sur elle, elle avait le choix de comment procéder mais elle avait précédemment émit l’hypothèse qu’elle soit encore vierge de part les paroles qu’elle avait mentionné à Maery. Elle voulait donc vérifier la chose et y remédier si cela était effectivement le cas :

« Vérifions si quelque chose t’appartiens encore vraiment car dans mon domaine, c’est toi qui m’appartiens. »

Elle sourit alors que sa queue se détend d’un coup et vient se glisser entre ses lèvres intimes sans aucunes préparations préalable, elle se déploie pour s’ancrer bien profondément et l’empêcher de la retirer :

« En tout cas ce seuil là a été plutôt facile à franchir. »

Elle rigole comme une petite folle en la regardant avec malice, les flammes de la passion brûlant dans ses yeux. Elle allait faire de l’humaine sa chose malgré toutes les histoires qu’elle pouvaient se raconter sur ses facultés à résister.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le vendredi 26 décembre 2025, 18:25:21
Katarina ne retire pas son arme lorsque la démone presse sa gorge sur le fil de son kukri. Un infime filet de sang coule du cou de sa cible. La tueuse ne la quitte pas du regard. Là est son erreur. Elle aurait dû garder une vue d’ensemble. Elle aurait dû se relever lorsque ladite déesse la prévint  de vouloir vérifier une chose.

La jeune femme ne voit pas le coup venir. Lorsque l’appendice de la propriétaire des lieux prend possession de l’intimité de l’importune, cette dernière serre les dents sous la douleur et se retient de ne pas se pencher en avant. Noxaria serre ses deux kukris au point d’en blanchir les jointures de ses mains puis assène un coup en croix sur la queue de Nannaka. Apparemment rien y fait. Pourtant, une effluve de sang lui prend le nez. Katarina ne comprend pas au début. Ce n’est que lorsqu’elle ressent quelque chose de chaud couler entre ses cuisses qu’elle comprend. En bonne professionnelle, elle respire le plus calmement possible afin de ne rien laisser paraître. La jeune femme ne cherche pas à s’échapper. Pas au début, car elle sait pertinemment que cela est impossible pour le moment.

Il faut penser stratégiquement et le seul instant logique est quand sa proie devenue le chasseur se décidera de bouger. Là, elle pourra tenter une éventuelle diversion pour se libérer. L’Epine Noire remarque seulement que le poison qu’elle avait instillé un peu plus tôt n’est efficace contre sa cible. Par contre, sur elle, bien qu’elle soit immunisée aux poisons, la jeune femme sent petit à petit ses muscles ralentir, tout comme son coeur.

Du coin de l'œil, Katarina voit quelque chose briller derrière la démone. Son antidote qui a dû glisser au sol lorsque ses vêtements ont éclaté. A moins qu’il ne s’agisse des préparations que Soeur Maery préparait dans le plus grand calme avant de se faire renvoyer qui commencent à agir à son plus grand dam. Alors elle secoue la tête comme pour chasser un brouillard s’emparant de son esprit tel des griffes possessives sur quelque chose de ardemment désiré.

« En tout cas ce seuil là a été plutôt facile à franchir. »

Parce que la démone a l’intention de passer un autre seuil ? Comment ça ? Où ? Non, non, non ! Elle ne doit pas y penser, cela ferait plaisir à son interlocutrice.

- Je t’ai… dit que… tu ne… m’auras pas !  termine-t-elle par dire en tentant de se planter un kukri dans le ventre.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le vendredi 26 décembre 2025, 21:42:27
Nannaka avait vu juste concernant la virginité, désormais perdue, de l’humaine et cela l’amusait beaucoup, il ni avait pas grand-chose de plus délectable que de déflorer soit même sa victime qui plus ait lorsque celle-ci n’avait initialement aucune intention de le faire. De plus, il était impossible de se défaire de la queue de la démone lorsque celle-ci décidait de déployer son extrémité pour prendre toute la place pendant que les milliers d’excroissances venaient se faufiler dans les ports des muqueuses des parois vaginales de l’humaine afin d’agir comme des ventouses.

L’humaine aurait tout le loisir d’apprendre les multiples facultés du magnifique appendice de la déesse démoniaque. Nannaka se remit à rire lorsque la tueuse toujours positionnée au dessus d’elle tenta de s’éventrer avec ses lames sans succès, elle se retrouva dans l’impossibilité physique d’aller au bout de son geste :

« Que n’as tu pas compris quand je te disais que ta vie m’appartenait dès lors que tu as posé un pied dans mon domaine ? Les lois régissant cet espace sont sous mon contrôle total et toi, tu es mon nouveau jouet. »

Elle lui sourit en se redressa enfin sans mal pour faire basculer la position et se retrouver à son tour au dessus de l’humaine pendant que sa queue faisait de rapide va et vient dans son intimité :

« Ressens-tu le plaisir t’envahir pendant que je n’immisce dans ton corps ? J’ai toujours aimé les petites vierges. »

Elle se penche sur elle pour venir pressée son opulente poitrine lourdement disproportionné contre celle plus harmonieuse de Noxaria. Le corps de la démone est brûlant, irradiant de magie toujours plus prenante, tôt ou tard elle aurait raison de l’humaine :

« Laisse toi aller au plaisir de la chair, cela ne sert à rien de me résister à part te faire souffrir inutilement. »

Sa queue va et vient toujours plus puisement alors qu’un liquide s’en écoule pour venir la remplir petit à petit, une substance acide, extrêmement odorante à la texture épaisse. Contrairement à quoi cela pouvait faire penser, ce n’était pas un ersatz de sperme, Nannaka n’était pas un être hermaphrodite et n’avait donc pas ce pouvoir, c’était simplement une autre de ses méthode pour asservir ses victime : injecter sa magie directement là où elle agit.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le samedi 27 décembre 2025, 15:39:08
Mon… mon… coeur… m’appartient !”  articule-t-elle difficilement à cause de la douleur.

Bien sûr que Katarina a compris ce dans quoi elle est tombée et si elle ne ressort pas dans les prochaines secondes, l’espion de la famille filera prévenir Rodin et son père. Ils comprendront quoi faire. Père et grand-père attendront à la sortie de l’église en ruines avec antidote, calmant, bandages, désinfectant, toute une trousse de secours digne des assassins. La tueuse tente de reprendre lentement le contrôle de sa respiration et de son rythme cardiaque.

Le meilleur moyen de s’apaiser ou de garder encore un minimum de contrôle est de laisser son côté “Voix de Velours” s’exprimer. Ce n’est pas pour Nannaka qu’elle se met à chanter, mais pour elle-même, pour faire abstraction de ce qui arrive. Et si la déesse-démone en a marre de l’entendre chanter, elle n’a qu’à l’embrasser pour la faire taire, car l’intruse continuera de fredonner, psalmodier.

"Tu es consumée par ta soif de vengeance,
Tu te laisses dominer par la colère,
Tu vas devoir apprendre une nouvelle danse
Ou tu finiras par perdre la tête.
Tu es déterminée Kat’
Tu connais la douleur
Ce qu’il faut maintenant
C’est de battre la chaleur.
Laisse-toi envahir par la terreur
De perdre ta plus belle raison de vivre
Tu sauras comment survivre…
"

Mais alors qu’elle chante, la jeune femme se retrouve à la place de sa cible. Au sol. Sur le dos. Les rapides allers-retours de l’appendice en elle, l’empêchent de faire la différence entre la douleur et ce qu’elle pourrait ressentir d’autre. La poitrine exagérément opulente de la démone sur celle de la tueuse la comprime, l’empêche un peu de respirer calmement. Etrangement, la chaleur que son adversaire ne la brûle pas mais a tendance à diminuer la douleur.

Difficile pour Katarina de dire si elle commence à y prendre du plaisir. Seul Nannaka pourrait le dire ou le deviner. En tout cas, c’est loin de ce qu’elle avait imaginé.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le samedi 27 décembre 2025, 16:42:37
Il y avait plusieurs moyens de briser quelqu’un et Nannaka était une experte de ce domaine, elle pouvait tantôt se montrer violente et brutale et faire craquer psychologiquement ses victimes par sa cruauté, tantôt sur-stimuler ses victimes en les assaillants de toute part et les écraser sous le poid de leur propre plaisir. Il n’y avait de meilleure manière de faire, tout dépendait du résultat que l’on voulait avoir, la méthode brutale était par exemple parfaite pour obtenir des coquilles vides parfaite pour servir d’esclaves.

Pour le moment, elle avait décider de jouer avec l’humaine en la stimulant à l’extrême, l’air était saturé de substance aphrodisiaques dû aux préparation de Maery ainsi que de la magie de la démone. Sa queue s’agitait comme un corps indépendant pour s’occuper de l’intimité de l’humaine, la douleur de l’entrée en force et de sa taille laissant peu à peu place au plaisir de l’acte, pendant que la substance qu’elle sécrétait visait à augmenter sa sensibilité. Et enfin le corps tout entier de Nannaka irradiait de sa magie en émettant une chaleur apaisante et envoûtante. 

On pourrait presque croire que la déesse se montrait tout à coup attentionnée après avoir tant défier l’humaine en montrant son vrai visage de démone. Elle venait glisser sa bouche au niveau de l’oreille de sa victime pour y murmurer :

« N’est ce pas plus appréciable lorsque l’on se laisse aller ? Vois comme je ne te veux aucun mal, bien au contraire. »

Son souffle chaud venait effleurer la peau de la tueuse, qui se retrouvait beaucoup moins dangereuse dans cette position, glissant dans son cou pour l’embrasser de ses lèvres douces légèrement entrouverte pour que sa langue puisse également y déposer de délicates léchouilles.

« Voilà le plaisir que je te propose d’embrasser et de rejoindre, comme ma belle servante te l’a dit je suis une déesse d’amour. »

Sa voix se faisait toujours plus douce, venant se calquer sur le rythme des battements de cœurs de l’humaine pour en augmenter la partie hypnotique. Ses mains vinrent se glisser sur celles de Noxaria pour les guider jusqu’à son divin fessier et accompagner un mouvement de palpation afin de la faire participer activement à la chose. Aucun geste, aucun mouvement ni aucune parole n’était laissé au hasard pour convertir sa petite victime.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le mardi 30 décembre 2025, 12:58:34
Si Katarina continue à se contrôler, l’air saturé de substances aphrodisiaques et la magie de la déesse-démone vont l'étouffer. La voix de son grand-père lui revient en tête. Une voix plus chaleureuse que d’habitude, plus insidieuse lui rappelant “Pour mieux avoir un ennemi plus fort que soi il faut apprendre à le connaître, à être plus proche”. Le plus récent souvenir de la tueuse à ce sujet remonte à l'enfance, lors de ses premiers pas dans l’Art de tuer les coupables. Pourquoi maintenant ? Serait-ce la magie de sa cible ? Les encens et autres manipulations de la nonne ?

Le fait d’entendre un murmure près de l’oreille ne lui fait rien. Non. Il s'agit plutôt de la voix doucereuse de son adversaire qui lui fait abattre une barrière. S’en rendant compte, la jeune femme décide d’embrasser pleinement son Art et donc d’en apprendre un peu plus sur Nannaka. Et ce, simultanément avec le souffle chaud, les lèvres et la langue parcourant son cou. Le premier signe visible de son début de laisser-aller est peut-être son serrage de poing sur le sol.

La chasseuse devenue proie sursaute lorsque ses mains se retrouvent avec celles de Nannaka dessus, s’attendant à plus de… force. Ainsi donc, la déesse d'amour est capable de douceur ? Ou est-ce encore quelque chose de feint pour obtenir ce qu’elle désire ? Pourquoi pas plus de froid dans ses mains ? Quoique depuis son intrusion dans le bâtiment les seules fraîcheur qu’il y avait était la sienne et celle de la bâtisse. Très certainement celle de Soeur Maery aussi.

Tandis que l’appendice démoniaque se meut en elle comme une entité propre, les mains de Nannaka guide celles de Noxaria sur le divin fessier tout en accompagnant la tueuse pour lui imprimer un mouvement de palpation. L’humaine s’y exécute au début mais se rebelle un peu en terminant par serrer d’un coup les terminaisons des jambes de la déesse. L’Epine Noire se cambre légèrement. Est-ce sous le plaisir débutant ? Ou est-ce pour tenter de chasser la queue ? Allez savoir…
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le mardi 30 décembre 2025, 18:41:47
Croire que Nannaka se soucie du plaisir de ses victimes serait se méprendre sur sa véritable nature, le plaisir réel ou créé par sa magie n’est qu’un outil pour arriver à ses fins, le seul plaisir qui l’intéresse c’est le sien. Quand bien même cela fait très longtemps qu’elle a dépassé son statut initial de succube, ses pouvoirs sont toujours étroitement lié au sexe et au plaisir de la chair, chacune de ses victimes directes ou indirectes n’est là que pour la nourrir et la renforcer. Plus l’acte est intense, plus le mets est délicieux, son statut de déesse quand à lui permet à la démone de récolter une partie des festins de ses adeptes ainsi que des porteurs de sa marques.

Après avoir glisser sur le corps de l’humaine pour la couvrir de douceur, Nannaka se redressa pour la regarder dans les yeux, en se léchant les lèvres alors que son entrejambe venait se plaquer contre le bas ventre de sa victime pour commencer de délicat mouvement de bassin pour se frotter à elle, elle pouvait sentir sa queue au travers qui cognait de plus en plus fort au plus profond de l’intimité de l’humaine :

« Laisse toi faire et laisse moi t’apprendre les secrets du sexe, peu d’élu peuvent se targuer d’avoir été initier par une Déesse de l’amour. »

Que l’humaine se laisse faire en restant pour le moins amorphe ne la dérangeait pas car à part le petit pincement lorsqu’elle l’avait inviter lui palper les fesses, la soit-disant tueuse était plutôt du genre étoile de mer comme si elle avait perdu tout son aplomb. Peut-être aurait-elle dû utiliser la méthode brutale pour avoir une réaction, ou alors l’humaine essayait encore de lutter contre l’entité supérieure.

Mais puisque le corps de l’humaine lui était offert, il ne restait plus qu’à Nannaka de lui imposer sa marque afin de faire d’elle une de ses brebis. La démone leva le bras droit pour aller se piquer l’index sur une de ses cornes afin de faire goûter son sang :

« Reçois donc ce cadeau, preuve de mon amour. »

Elle sourit à l’humaine alors qu’elle venait poser son doigt entre les seins de Noxaria, faisant ainsi pénétrer son sang et toute la magie qu’il contenait dans sa peau, elle commença ensuite un tracé sur son corps. De quel vice allait-elle bien pouvoir la marqué pour en faire sa porteuse, elle pourrait être cruelle et lui donner celui dont elle lui avait déjà parler et la faire devenir une de ces personnes qu’elle déteste tant, elle avait également proposer la veuve noire, ou encore un autre, il y avait tant de possibilité et Nannaka était une déesse joueuse.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Elianora Valeris le mercredi 31 décembre 2025, 01:14:56
Initiée par une déesse de l’amour ? Elle, la simple redresseuse de torts en tuant les coupables des pires méfaits. Oui, Katarina devrait se sentir honorée après tout. Instinctivement, sans savoir le pourquoi du comment, la jeune femme commence à calquer le rythme du bassin sur celui de l’entité supérieure. Alors que le plaisir vient insidieusement en elle tel le serpent ayant tenté les premiers Hommes à croquer le fruit défendu, une dernière étincelle de rébellion s’anime.

Noxaria profite que Nannaka lève le bras afin de se piquer le doigt sur une de ses cornes, pour renverser la situation et reprendre ainsi le dessus. L'espace d’un instant. D’un mouvement de bassin et de jambes, l’humaine déséquilibre la démone pour inverser les positions. L’assassine n’empêche pas la cornue de se piquer le doigt et ne se rebelle pas non plus lorsque l’entité pose son doigt entre ses seins. Curieusement des frissons s’emparent d’elle, encore. Ils ne sont pas désagréables. Même lorsque le sang démoniaque s'immisce par les pores de sa peau. Il y a quelque chose de particulier dans ce sang et l'Épine Noire le ressent sans avoir envie de se battre contre, de le rejeter.  Kat’ continue même les ondulations, ne voulant pas être une simple marionnette, une coquille vide. Elle se permet même de plonger son regard dans les yeux de la déesse-démone.

- Je suppose… que je dois… dire merci… lorsque tu… auras terminé !  essaie-t-elle d’articuler malgré ce qu’elle ressent.
Titre: Re : Le Seuil des Faux Saints [PV Soeur Maery/Nannaka]
Posté par: Nannaka / Soeur Maery le mercredi 31 décembre 2025, 11:31:22
Le changement de position initier par l’humaine ne changea pas les plan de Nannaka car l’humaine ne semblait pas intéressée par retirer le doigt sanglant de la démone de son corps, la déesse des péchés ne voyait donc pas de raison d’arrêter son œuvre. Laisser pénétrer du sang de démon dans son corps n’était sûrement pas une chose que quelqu’un saine d’esprit acceptait de faire de son plein gré sans en connaître les conséquences mais c’était bien pour cela que Nannaka usait tant de sa magie pour arriver à ce moment, faire signer un pacte de sang à ses victimes inconscientes de ce que ce soit-disant cadeau que leur offrait la déesse démoniaque. Car c’était bien de cela dont il était question, un pacte de sang entre Nannaka et l’humaine, et comme tous les pactes démoniaques il n’y avait que peu d’avantage pour l’humain. La démone ancestrale offrait un vice et le plaisir absolu et en retour elle recevait le contrôle total sur le plaisir de sa victime ainsi que de pouvoir se nourrir de ses prochains ébats.

Une fois qu’elle eut fini de dessiner avec son sang sur le corps de l’humaine, elle lui sourit, cela avait si bien pénétrer qu’il ne restait à peine que des traces du passage du doigt :

« Oui, tu peux me dire merci. Je fais de toi une véritable femme, n’est-ce pas mieux que de se fermer aux moindres plaisir ? N’aimes-tu pas ce que tu ressens en t’offrant à moi ? »

Dans cette position sa queue faisait de puissant va et vient de bas en haut, la taille qu’avait pris son extrémité faisait apparaître le mouvement à travers la peau de l’humaine. Son appendice n’était absolument pas comparable à un membre masculin, elle était infatigable et Nannaka ne la retirait que lorsqu’elle voulait la faire pénétrer autre part :

« Puisque ton corps m’appartient, laisse moi donc en prendre possession, ne crois qu’être au-dessus te donne l’ascendant. »

Elle rit doucement en levant les bras pour poser ses mains sur la poitrine de l’humaine et commencer à la peloter avec force, ses doigts  pétrissant sa peau avec ardeur. Nannaka pouvait faire cela pendant des heures, des jours, des semaines sans s’épuiser, il était d’ailleurs difficile de voir le temps s’écouler dans son domaine.

« Je ne suis pas un homme mais laisse moi te remplir avant que ma queue n’aille visiter un autre endroit. »

Les multiples appendices se trouvant dans l’extrémité de la queue se gonflèrent avant de toutes cracher une importante quantité de la substance qu’elle secrétait déjà depuis le début. Le flot ne pouvant ressortir par la voie bouchée par la queue de la démone, cela fit gonfler le ventre de l’humaine en faisant rire Nannaka qui lacha un de ses seins pour appuyer sur sa peau gonflée :

« Qu’elle sensation ça fait ? C’est plutôt amusant. »

Elle s’amusa ainsi quelques instant avant d’enfin retirer sa queue de l’entrejambe de l’humaine et d’aller la faire s’agiter devant son visage.