Kudelia était légèrement connu dans cette rue, pas mal fréquenté sur l’heure du midi et l’après-midi, du fait qu’il s’agissait d’un accès rapide entre deux monuments classés historique. Une rue parfaite pour la demoiselle qui était une artiste de rue. Après avoir passé plus d’une année à chercher du travail en vain, elle mit son expérience dans la guitare à son service. Elle était presque née avec une guitare entre les mains, permettant de jouer de nombreux morceau en écoutant simplement la version originale. Pour certaine connaissance de lycée, elle était un génie de l’instrument à corde, mais elle n’était pas pour autant parfaite, ayant conscience de ses faiblesses. Entrer dans un conservatoire ne l’intéressait pas, elle ne désirait pas jouer pour les plus grand, aimant se retrouver avec le peuple et faire profiter de son talent à tous. Elle aimait la sonorité particulière que les rues donnaient, rien à voir avec les salles insonorisée qui gâchait, selon elle, un bruit naturel.
Cela faisait bien deux mois qu’elle était dans cette rue, n’ayant pas eu de soucis, à ce jours, avec les forces de l’ordre, car ce genre d’activité n’était pas du tout légale, Kudelia en avait pleinement conscience, mais visiblement les habitants et les touristes n’avaient pas envie de la déloger. Pourquoi déloger une jolie blonde, avec de jolie forme, qui fait virevolter ses doigts fois sur un manche, de quoi faire fantasmer les esprits mal placé. Elle était assise sur un tabouret pliable, avec une petite boite devant elle. Elle s’était fait volée quelques fois son contenu, mais cela n’était que des mauvaises journées, rien de plus. Elle jouait toujours assez tardivement, si bien qu’elle finissait par côtoyer un autre spectacle de la rue, celui du sexe.
Kudelia ne montrait aucun signe d’irrespect, disant toujours et dire une « bonne soirée » et un « bon courage ». Elle ne désirait pas savoir si ses personnes travaillaient de leurs plein gré ou non, mais cela n’enlevait pas au fait qu’elles avaient le droit au respect comme quiconque. La blonde ne voyait pas la prostitution comme une mauvaise chose, après tout il s’agissait d’un très ancien métier et tout comme son activité était une juste rétribution de l’effort fournit. Kudelia put constater au bout de ses deux mois des têtes régulières, venant de temps à autres tenter de parler un peu, mais les prostituées n’étaient pas très bavarde.
On pouvait voir qu’elle n’était pas une personne méchante, sans doute un brin naïve de croire qu’en chaque personne il y avait un bon fond. Si on venait à enquêter sur Kudelia, on pouvait apprendre beaucoup de chose. Elle n’était pas une grande adoratrice des réseaux sociaux, payait des cartes de forfaits, habitait un petit immeuble. Elle achetait surtout des conserves et passait la matinée à faire du footing avant de prendre une bonne douche et se produire dans la rue. La blonde vivait de façon simple, elle n’avait pas d’histoire d’amour, même si elle avait eu un compagnon possessif par le passé. Question travail, elle n’avait aucun diplôme, son dernier bulletin de note faisant référence à une agressivité envers un professeur qui humiliait une camarade de classe.
Si on la suivait dans la rue, elle donnait toujours une petite pièce aux SDG ne tendant pas simplement la main. Kudelia savait gérer son argent et l’utiliser à bonne escient. Que cela soit dans la rue ou ses alentours, elle n’avait qu’une bonne réputation.
Kudelia était presque une sainte dans le monde actuel, sans égo surdimensionné, sans envie des biens d’autrui, sans réelle colère, une demoiselle assez vertueuse et qui pouvait, du coup, paraitre être une adolescente facile.
Comme les jours précédents, elle jouait de la guitare et vit des prostituées commencer à venir. Kudelia se mit simplement à remballer ses affaires.
- Bonne soirée mesdemoiselles.
Elle vint à tourner les talons pour rentrer chez elle, quand un bruit inhabituel vint à faire son apparition.