• YURI BOYKA (http://3.bp.blogspot.com/-xkYlNAEmnL0/T98H5yS67HI/AAAAAAAAKgo/lq_pjOd8Rm0/s1600/01.jpg) •
L'Ours slave avait été invité à la cérémonie religieuse mais ne s'y était pas présenté. Personne ne l'y attendait vraiment de toute façon et le marié, seul à imaginer qu'il pourrait venir, ne s'offusqua pas de l'absence du colossal russe. Il le connaissait bien -un peu trop à son goût, comme toutes les personnes qui fréquentaient Boyka- et se doutait pertinemment que l'homme jouerait la partition du fantôme pour cette partie de l'invitation. Déjà, que Yuri aie accepté de venir, quelle curée ! Il ne passait pas pour un franc camarade ni même quelqu'un de particulièrement sociable et Milton, qui épousait Christy Torres, le savait mieux que quiconque. Alors qu'il lui lâche un petit assentiment du chef après la demande qu'il lui avait faite d'assister au moins à une partie de la soirée, c'était un cadeau en soi.
Il le guetta à la sortie de l'église par pur réflexe, ne s'étonnant pas de l'absence et ne s'en inquiétant pas. Yuri avait nombre de défauts certes, mais dédaigner une parole donnée n'en faisait pas partie. Trop occupé à rayonner de bonheur auprès de sa charmante épouse et à poser pour les photos, Milton oublia finalement de se préoccuper de son vieux compagnon d'arme et préféra sourire à qui mieux-mieux tout en recevant les félicitations d'usage.
Boyka était arrivé à la demeure prévue pour le repas et la soirée un peu après que le flot familial s'y soit écoulé pour se répandre dans les jardins et s'agglutiner devant les buffets garni. Il se présenta à l'entrée muni de son petit carton d'invitation et se faufila entre les convives avec une agilité et une discrétion toutes félines malgré son imposant gabarit et ses 130kgde muscles montés sur son mètre quatre-vingt dix neuf. Vêtu simplement mais de façon élégante dans un costume anthracite et chemise accordée (http://ceblackbooks.weebly.com/uploads/1/9/8/1/19814555/7528261_orig.jpg?222), le tout sur-mesure, il avait sur le nez ses habituelles Aviator aux verres miroirs. Il en avait fait tourner, des têtes ! Un colosse pareil se repérait facilement entre toutes ces petites gens du commun, d'autant qu'il était superbement mis en valeur par les étoffes qui se tendaient très agréablement sur son corps guerrier. Yuri n'avait parlé à personne et soigneusement évité tout contact, ce en quoi il était aidé par sa belle gueule aux accents pourtant patibulaires. Son plan était simple : attendre que Milton ne l'aperçoive et vienne lui parler, lui adresser quelques compliments frustres et se barrer. Probablement pour aller trouver une call-girl et baiser tout son soûl. Quelques jeunettes ça et là dans le parterre d'invités lui avaient attiré l'oeil et la queue, mais Yuri estimait qu'elles étaient possiblement mineures. Et pas assez agiles ni dépravées pour le contenter. Deux ou trois prises ensemble, peut-être...
- Bonjour. Vous faites parti de la famille du marié ?
Rare qu'on lui adresse aussi spontanément la parole. L'Ours Slave se retourna coupe à la main, baissant les yeux vers l'aimable petite chose qui avait attiré son attention. Il lorgna allégrement sur le décolleté sans que ses verres n'en laissent rien paraître et se vit, l'espace d'un instant, la baiser à même le buffet, son très probable string à peine déroulé à mi-cuisses. La vision charmeuse l'enjoignit à répondre.
- Da.
Son accent, même dans ces deux lettres, était terriblement présent. Boyka ne parlait pas trop mal anglais et français mais n'avait jamais perdu les intonations de la Mère Patrie. Elles roulaient sur sa langue comme autant de blindés lors d'intimitandes parades et semblaient toujours vous menacer d'un sort funeste. D'autant plus sur la voix rauque et tonnante du colosse. La réponse en elle-même était un mensonge. Qu'importait ? Yuri préférait aller au plus simple. Il observa les yeux grenats en plissant légèrement les siens, laissant la femme se présenter. L'attirance qu'elle lui inspirait était sexuelle -chaque seconde un peu plus et bientôt la baiser deviendrait une putain d'idée fixe- mais plus profonde. L'Ours ne douta pas que les yeux si singuliers avaient à jouer dans ce sentiments, bien qu'il n'en parla pas.
- Je s'appelle Boyka. Yuri vous pouvoir dire.
Qu'elle soit enchantée ou pas, l'Ours n'en avait cure. Il ne répondait que pour la serrer et se serait sûrement moins fendu de sympathie si il n'avait été question du mariage d'un des rares camarades de combat qui approchait dans son esprit la définition d'"ami". Elle avait sûrement les reins plus solides que les gamines de 17 ans qui dévisageaient la poupée comme si elle faisait une erreur de chasser sur leur terrain privé.
Pour toute réponse à la formule de politesse, Yuri hocha la tête dans un sourire de facade. Presque gentleman, il se tourna pour trouver une coupe à destination de Christy et grogna un juron en constatant que toutes s'étaient envolées. Alors, comme dans un geste de camaraderie militaire digne du mess, il tendit la sienne à la jeune femme. Les gamines se pâmèrent vaguement.
- Vous venue seule ici ? Les invités regarde vous comme si vous pas être invitée.
Habitué à se méfier de tout surtout quand aucune menace ne semblait planer, Yuri n'avait eu de difficulté à voir l'attention un peu mal placée de l'assistance à Christy. Depuis que le colosse avait posé son dévolu sur elle, néanmoins, les têtes veillaient à s'occuper d'autre chose que d'elle. Ce qui n'était pas pour lui déplaire; autant la marquer comme étant sous sa coupe. Ils auraient la paix.
- Moi venu seul, continua t'il. Penser trouver femme pour passer la nuit, mais juste petites jônes. Le mot "jeune" passait difficilement la prononciation, dans sa bouche. Pas assez solides.
La boutade -qui serait inadmissible pour n'importe qui, les jônes en question s'avérant certes vers la fin de l'adolescence mais pas tout à fait aux 18 années révolues- sembla l'amuser. Yuri n'eut pas de rire, juste un rictus labial un peu plus prononcé qu'avant. Et il fallait être franchement con pour ne pas comprendre l'allusion sous-entendue de ses propos malhabiles, tant son regard pesait sur Christy malgré ses lunettes.
« Plus gros bientôt. Et couilles bien pleines. Vider, toi »
Le regard de la Faucheuse se portait sur le colosse, avide de constater les réactions qu'il avait afin de lui faire plaisir au mieux. Elle apprécia la poigne qui s'insinua dans sa crinière, et mit un peu plus d'ardeur à son oeuvre, Elle préparait sa gorge en essayant de faire pénétrer le monstre de chair de plus en plus loin. Son expérience lui avait appris que ça devenait plus facile avec la pratique.
Sans doute attisé par les tentatives de Christy pour faire pénétrer le sexe tendu de plus en plus loin dans sa gorge, Yuri força le passage, laissant ensuite l'engin stationner quelques instants au fond de la gorge de la jeune femme. Bien que prise au dépourvue, elle ne se démonta pas, et essaya de faciliter l'intrusion, ses mains à elle s'agrippant aux hanches de l'homme qui finit par retirer sa virilité impressionnante pour laisser l'agenouillée reprendre son souffle. Un fin sourire flottait sur ses lèvres, et elle inclina la tête en arrière pour le laisser jouer avec son membre contre son visage.
Ses lèvres happèrent les bourses qu'il lui présenta sans qu'il n'ait à forcer quoi que ce soit, et sa langue s'occupa de les dorloter, les pressant et les aspirant avec délice. Plusieurs fois, elle aspira la peau délicate tout en éloignant ça tête, faisant faire une sorte de Plop quand les bourses quittaient sa bouche, pour mieux les reprendre après. Ses mains ne restaient pas inactives, et étaient occupées à caresser et à enserrer le manche érigé pour ne pas le laisser mollir.
Être un peu malmenée ne dérangeait pas Christy. Ce n'était pas un plaisir sadique, c'était quelque chose de plus profond. La puissance qui se dégageait de Yuri achevait de la convaincre qu'elle pouvait se laisser dominer. Et se sentir un peu inférieure avait quelque chose d'excitant.
Tout en prenant soin d'amener le colosse slave à l'apogée de son excitation, la brune leva son regard écarlate vers lui, cherchant à évaluer ses réactions. Peut-être s'y prenait-elle mal, après tout. Elle s'efforçait de faire ce que son instinct lui dictait, mais elle pouvait tout à fait se tromper.
Relâchant une fois de plus les testicules, la langue de la jeune femme remonta le long de la verge, agaçant le gland avec la pointe, et elle demanda d'une voix lascive :
« Tu aimes ? »
Son regard coquin, et son sourire tout aussi évocateur n'avait pas besoin de traduction. Elle, en tout cas, elle aimait le sentir entre ses lèvres. Elle aimait le sentir mener le jeu. Elle flirtait avec le danger et s'en accommodait très bien.
Ses lèvres revinrent happer le gland, et elle bougea la tête jusqu'à ce qu'elle ait l'impression d'avoir le sexe tendu enfoncé jusqu'à la garde. Peut-être que son ascendance surnaturelle aidait, mais le fait était que ses lèvres touchaient presque la peau de l'aine de Yuri. Elle ne put le garder bien longtemps. Elle luttait férocement contre les réflexes de régurgitation qu'une telle gorge profonde entraînait. Pour ne pas se laisser dépasser, elle remonta lentement ses lèvres, toujours en aspirant, jusqu'à ce que la masse de chair quitte ses lèvres dans un petit bruit de succion. Elle revint alors s'occuper des joyeuses qui n'attendaient que son attention.
Tout en lui prodiguant ces soins buccaux, Christy sentait l'excitation embraser son être. Elle n'était plus moite, ni même humide. Elle était trempée. Elle était plus que prête à le recevoir en elle, mais elle tenait à ce qu'il décide de cet instant lui-même, ne voulant pas gâcher sa fellation par un arrêt trop prématuré.